Speaker #1Bonjour, moi je suis Cécile Frébault, le nom de mon entreprise c'est Murmure du bois. Je suis dans la revalorisation et la rénovation de meubles en bois et boiseries en tout genre, donc des portes, des portails, tout ce qui est en bois et qui peut se refaire, je suis là. Ça fait très longtemps, moi j'ai toujours aimé bricoler, j'ai toujours aimé faire des choses par moi-même. Et il y a deux ans, j'ai acheté une maison, toute seule, entièrement à rénover, puisque étant seule, une maison avec pas beaucoup de moyens, donc il y avait beaucoup beaucoup de choses à faire. Et du coup, en faisant tous les jours, avec l'aide de mon père et de mon compagnon, de mes amis, je me suis rendu compte en fait que ça me plaisait beaucoup, que j'étais... pas trop mauvaise du coup. Et je me suis dit, après toutes ces années en tant qu'assistante commerciale administrative, j'avais besoin de trouver quelque chose qui me parlait plus, qui était beaucoup plus alignée aussi avec mes valeurs, puisque là, je suis très dans le recyclage, l'achat de seconde main. J'essaye de faire attention à ma consommation, que ce soit alimentaire ou au quotidien. Et du coup, je... L'idée m'est venue comme ça, en disant que ça pouvait être totalement fait pour moi et puis permettre aussi à d'autres personnes qui n'osaient peut-être pas se lancer ou qui avaient besoin d'un coup de main de pouvoir faire appel à moi par la suite. Ça fait peur forcément quand on est en CDI, qu'on est en place depuis longtemps et qu'on ne fait que ça depuis très longtemps. Oui, j'ai hésité. Ça fait bien cinq ans que je me pose la question. Je me dis qu'il faut que je trouve quelque chose, mais quoi faire ? Dans quelles conditions ? Ça a mûri quand même un certain temps chez moi. Avant déjà d'acheter la maison, j'avais déjà cette idée de quitter mon entreprise en tant que salariée. Je ne voyais pas trop dans quoi me lancer. Et puis après, un dialogue avec mon directeur, avec ma responsable aussi, où on a beaucoup discuté et qui un jour m'a dit, écoute, on peut peut-être tenter la rupture conventionnelle. Donc ça m'a bien rassurée aussi, forcément, puisque je partais pas sans rien et je partais aussi avec le chômage, ce qui permettait derrière de pouvoir faire les choses correctement sans se précipiter. Quand on m'annonce, quand ma direction m'annonce qu'ils acceptent ma rupture, déjà, il y a beaucoup de joie, beaucoup d'excitation et en même temps, une grosse peur qui arrive en se disant, ça y est, ok, c'est concret, il va falloir y aller. Et puis après, une fois que je suis partie, c'était très étrange parce que cette peur, elle est toujours là, évidemment, parce qu'on a toujours peur de se tromper, toujours peur de prendre la mauvaise décision. Et en même temps... Il y a cette envie de se dire, allez, ça y est, c'est parti, il faut que j'enchaîne. Après, tout se fait un petit peu logiquement, l'inscription chez France Travail. Et puis après, c'est eux directement qui m'ont mis en relation avec la BGE pour lancer ce qu'ils appellent l'Activ'Créa. C'est justement des formations, des ateliers pour préparer la création de l'entreprise. Et puis, une fois que j'ai été mise en contact avec la BGE, tout s'est déclenché. Le contact avec Zoé pour le spot, l'annonce du spot, le passage en jury. Et puis en plus de ça, j'ai eu la chance et la super opportunité de pouvoir être suivie et prise sous contrat avec Solène Angel, la couveuse d'entreprise. Les deux se sont vraiment mis ensemble au même moment et ça, c'est un soutien énorme. La BGE, je trouve que l'équipe de la BGE est juste d'une bienveillance exceptionnelle. C'est des gens, ils sont tous hyper sympas. C'est une équipe en plus qui est assez jeune, plutôt jeune au niveau des âges, mais ils sont hyper sympas. Hyper bienveillant, très accueillant, très réconfortant aussi. Notamment Zoé, qui nous suit sur le spot. Quand on lui met des petites oppositions, des petites négations, elle a toujours les mots qui vont bien pour rassurer, pour dire « Mais non, tu vas voir, tu peux faire ci, tu peux faire ça. » Et au final, ça coule tout seul. Vraiment, On n'est jamais sûr à 100% qu'une entreprise va perdurer, mais comme on est très bien accompagné et qu'on prend le temps de faire les choses, on nous explique plein de choses, on nous met en garde aussi sur certaines décisions, sur certains choix à faire. Après, le doute que l'entreprise ne fonctionne pas, évidemment, je pense que je l'aurai toujours. Et c'est ce qui permet aussi, je pense, de toujours faire plus, de toujours faire mieux et de toujours essayer de trouver le moyen, justement, pour que ça fonctionne. Des notions qui me manquaient cruellement, par exemple tout ce qui est juridique pour les statuts, tout ça c'est encore un peu flou, mais je sais que je vais pouvoir bénéficier d'une aide avec la couveuse. Après il y avait tout le côté, parce qu'on est dans la boutique aujourd'hui du spot, tout le côté merchandising, c'est vrai que c'est des choses que je n'ai pas forcément fait pendant ma carrière salariale. Je me suis rendue compte qu'il y avait des choses auxquelles il fallait bien penser, même les prix, tout ça. Ça oui, ça c'est des choses que je n'ai pas pensées. Il faut savoir que quand on est couvé, on passe par le numéro d'immatriculation de la couveuse. Donc là aujourd'hui, je ne suis pas encore immatriculée à mon nom propre. J'ai le numéro d'immatriculation de la couveuse et du coup, il y a nos deux noms sur les documents administratifs. C'est un moment hyper agréable quand même, parce que quand on est pris par le comité de la couveuse, qu'on nous annonce que c'est ok et qu'on va signer le contrat, c'est un moment super intense. Et en même temps, on se dit ça y est, on est lancé quoi. Murmure du bois. J'ai peiné à trouver, j'avoue que j'ai cherché un petit moment. Et pourquoi murmure du bois ? J'aime travailler le bois, c'est un fait. Je travaille avec de l'outillage, mais je travaille beaucoup à la main. C'est-à-dire que je fais beaucoup de ponçage à la main parce que j'aime sentir la texture du bois, j'aime le contact avec le bois. Je trouvais que le fait de dire murmure, ça me rappelait peut-être le fait que le bois me parle au final. Je trouvais ça assez poétique et du coup, ça me ressemble aussi. Toutes ces choses un peu abstraites, toutes ces choses un peu spirituelles, peut-être aussi un peu. Ça me parle beaucoup. Parce qu'il faut savoir que j'ai quitté mon entreprise le 28 février. Et on m'a parlé du spot. Ça devait être fin mai, il me semble. Alors, je ne connaissais pas du tout, pour le coup. C'est vrai que quand on en a parlé, je ne connaissais pas. Je n'avais pas la notion des anciennes sessions. Première réaction. c'est non je suis pas capable ou j'ai pas ce qu'il faut je suis pas prête on m'a proposé en tout cas le spot fin mai et comme je venais tout juste de me lancer je me suis dit il y a une boutique il va falloir vendre des articles mais moi j'ai rien comment je vais faire j'ai dans un premier temps paniqué je dois dire et encore une fois l'équipe de la BGE a su me rassurer et me dire mais non non ça va bien se passer et... Tu vas pouvoir prendre le temps de faire les choses et puis le fait est que j'ai réussi à mettre deux trois petites pièces là en boutique pour présenter mon travail. J'étais en vide grenier du coup et mon voisin d'exposant avait un meuble en fait et ce petit meuble je l'avais repéré, il m'a tapé dans l'œil. En regardant, j'ai vu tout de suite qu'il y avait du potentiel. Donc, je l'ai pris comme ça. Et puis, il avait également un porte-manteau qui, lui, pour le coup, ne m'a pas vraiment parlé au départ. Et puis, finalement, quand je vois le résultat, je suis plutôt très contente, ce qui est plutôt sympa. Pendant 15 jours, en fait, avant l'ouverture. On a une formation intensive pendant 15 jours à la BGE avec des intervenants, des personnes de la BGE qui nous ont formés sur tout un tas de choses. Donc les réseaux sociaux, par exemple, comment mettre en avant ce qu'il faut dire, pas dire, quand est-ce qu'il faut publier, ce genre de choses. Le merchandising, justement, qu'on a vu beaucoup avec Zoé. Toute la partie comptabilité, enfin, pas de manière générale, mais quand je dis comptabilité, ça va être pour créer nos prix, pour savoir comment calculer nos prix de vente. J'avoue, sur 15 jours, on a eu beaucoup de choses, mais c'est très intense, très fatigant. On sortait le soir, on était chargés d'informations, mais c'est hyper intéressant et heureusement qu'elle était là. Heureusement que cette formation est là. Alors dans mon ancien travail en tant qu'assistante commerciale administrative, moi j'ai beaucoup fait de services clients mais par téléphone. À la fin de ma carrière, j'avais quand même du contact client puisque les clients venaient récupérer des commandes des fois sur place. Donc j'avais quand même déjà ce lien. Après en boutique, c'est complètement différent. Ce qui est intéressant, c'est qu'on peut avoir un vrai échange avec les gens, du conseil. Ça permet quand même d'approfondir et de prendre plus le temps avec les gens, de discuter avec eux et d'échanger avec eux sur nos métiers, sur ce qu'ils recherchent. Je trouve que le rapport est intéressant et agréable. Alors, on ne parle pas prix, en vrai, non ? on présente la boutique on leur demande s'ils connaissent déjà le concept de la boutique éphémère s'ils connaissent le spot, s'ils ont déjà vu éventuellement les anciennes sessions après on présente nos univers et on leur explique un petit peu ce qu'on fait mais il n'y a pas de notion de prix tout de suite après les gens font le tour de la boutique ils regardent ce qui les intéresse quand on vient moi du coup me poser des questions sur ma partie à moi Mouah ! On parle plus de technique, où les gens me disent « j'ai ce meuble-là, oui, effectivement, ça fait longtemps » . Et puis voilà, après le dialogue. Mais on ne parle pas de prix tout de suite. Mais je sais que je n'étais pas forcément très à l'aise. Forcément, toujours cette appréhension de ne pas vouloir aussi gêner les gens. J'ai cette tendance à ne pas vouloir gêner les gens. Et après, une fois qu'on est lancé, on est lancé, ça se passe bien. L'idée de base, c'est de faire de la prestation de service. Pour des particuliers ou des professionnels aussi, j'aimerais énormément pouvoir travailler pour une chambre d'hôte ou un château, ou refaire restaurer des meubles pour ce genre de lieu, ce serait juste la consécration pour moi. Après, pour les particuliers, bien évidemment que c'est intéressant aussi, parce qu'il y a toujours ce meuble qu'on a laissé au fond. d'un garage ou d'une pièce qui est à l'abandon, mais qui a une valeur sentimentale aussi souvent, et de pouvoir leur permettre de les remettre en avant et de profiter de nouveau de ce meuble, c'est quelque chose qui me tient à cœur. Alors prestations de service, pourquoi ? Parce que la rénovation, la revalorisation, c'est quand même quelque chose qui a un coût, il faut dire ce qu'il y a. Et du coup, je ne voulais pas intégrer l'achat d'un meuble en plus dans le tarif. L'idée de base, c'est vraiment que ce soit les gens qui ont déjà des meubles à la maison. Après, bien évidemment, si quelqu'un vient me voir en me disant « Par contre, je cherche tel type de meuble ou j'aimerais faire telle chose, mais on peut chiner ensemble, on peut regarder ensemble et partir sur l'achat d'un meuble. » Je ne suis pas complètement fermée sur l'idée. J'aimerais avoir un atelier, c'est l'idée. Aujourd'hui, je travaille chez moi dans mon garage et j'ai une grande cuisine d'été et mon garage qui me permettent de travailler. Mais c'est vrai qu'effectivement, l'idée, ce serait d'avoir un atelier dans lequel je pourrais recevoir les gens et faire aussi des ateliers. Parce que j'aimerais aussi pouvoir faire cette passation de savoir, de connaissances aux gens. J'aimerais bien. C'est toujours intéressant. et puis je sais que Moi-même, si je n'avais pas eu mon papa, si je n'avais pas eu des gens autour de moi pour m'aider, c'est vrai que souvent, on n'ose pas toujours se lancer. Le fait de pouvoir participer à des ateliers, ça permet d'avoir plus de connaissances et de se lancer plus facilement. J'avoue que le spot aujourd'hui m'a permis d'avoir une visibilité énorme. parce que du coup je me rendais c'est ça oui je ne me rendais pas compte avant de le faire je m'étais dit bon les réseaux sociaux le blue shower ce genre de choses mais avoir quand même pignon sur rue dans le centre commercial d'Avaricom ça a été Ça aide aussi quand même beaucoup à se faire connaître. J'ai beaucoup aimé justement le merchandising, le fait de trouver des idées d'installation dans la boutique, c'était hyper intéressant. Il y a plein de petites techniques comme ça de présentation que je ne connaissais pas, où je n'avais jamais fait attention, mais j'étais finalement sensible en tant que cliente, mais sans m'en rendre compte réellement. J'ai trouvé ça hyper intéressant. C'était très ludique, très sympa. Plus compliqué, peut-être les réseaux sociaux. Peut-être les réseaux sociaux, parce qu'il y a quand même beaucoup de choses à savoir sur les réseaux. Tous les réseaux des techniques, tous les réseaux sociaux ne fonctionnent pas de la même façon. Il y en a où on va publier à telle date, telle date, enfin tel jour de la semaine plutôt, à telle heure, pour avoir plus de visibilité. plutôt qu'un autre. C'est une grosse réflexion. Ça demande beaucoup de temps, mine de rien. On n'a pas l'impression comme ça quand on va sur les réseaux. On a l'impression que c'est facile. Ce n'est pas si simple.