Speaker #1Je suis Laurence Gonsard, je travaille à la BGE Berry-Touraine et je suis mise à disposition du territoire de la communauté de communes de Chabris Pays de Bazel en tant que responsable développement économique. Moi je suis, on va dire, le lien étroit avec les entreprises. Sur les villages des entreprises, on accueille des exposants, des exposants divers, majoritairement des entreprises. ainsi que des organismes de formation, des partenaires de l'emploi. Et moi, mon rôle, ça va être d'aller chercher les organismes de formation et les entreprises exposantes sur cette journée. En fait, il y en a un par territoire, tous les deux ans. La particularité à Chabris Pays de Bazel, c'est qu'on en a un tous les ans, parce que c'est une volonté politique de renouveler annuellement cet événement économique, puisqu'il y a une forte demande de nos chefs d'entreprise. Alors l'objectif... Il est triple. Le premier, c'est de présenter les métiers locaux du territoire aux scolaires. Donc on va accueillir sur la journée les troisième et quatrième des collèges présents sur le territoire de la communauté de communes. On est vraiment dans un objectif de découvert des métiers et démonstratif, c'est-à-dire qu'on va demander à nos entreprises qui viennent, au-delà de leur secteur d'activité, Notamment pour les métiers de l'artisanat, de venir et de faire des démonstrations pour un maçon. Mais ce n'est pas que l'artisanat, pour une agence de communication, de ne pas hésiter à venir avec des ordinateurs, avec du matériel, pour que les scolaires puissent voir visuellement ce que ça représente. Et c'est la diversité des métiers, parce qu'au-delà de, par exemple, on peut être infographiste, je parle de cette agence de com, mais il y a aussi l'administratif. Il y a aussi du RH, il y a aussi toutes les fonctions support qu'on connaît à côté. Le deuxième objectif, c'est les demandeurs d'emploi. Dans les partenaires de l'événement, on a les missions locales et France Travail. Donc il y a également des demandeurs d'emploi qui viennent sur cet événement. Des demandeurs d'emploi relativement éloignés de l'emploi. Donc on prépare nos chefs d'entreprise, on les accompagne puisqu'on a des petits questionnaires. pour qu'il y ait une relation plutôt fluide avec les candidats qui ne sont pas toujours très à l'aise. Ce sont des personnes qui n'ont pas travaillé parfois depuis un an, deux ans, qui ont des freins à l'emploi, comme on dit, des problématiques de mobilité. Donc le but, c'est que ces candidats puissent trouver un projet professionnel, une idée, au contact des chefs d'entreprise, une vocation, un accompagnement à la formation. C'est aussi un des accompagnements des entreprises, des exposants. Et le troisième, c'est le réseautage. C'est-à-dire que c'est l'occasion pour les entreprises présentes sur cette journée aussi de réseauter, de se rencontrer. Parce que malgré tout, même si on est sur un même territoire, quand on est dans le guidon en tant que chef d'entreprise, on n'a pas toujours le temps de rencontrer des entreprises qui viennent peut-être de s'installer, de se diversifier, de nouer des partenariats, de la sous-traitance. Et ça, c'est super apprécié. Forcément, ça va être une représentation de nos tissus économiques, majoritairement de l'industrie, puisque Chabris aujourd'hui a une zone d'activité avec la présence d'industriels, dans l'aéronautique, dans la plasturgie, dans la mécanique de précision. Également une représentation du secteur artisanal, parce que c'est une des richesses de notre territoire et d'ailleurs de nos zones rurales, on a énormément d'artisans dans le BTP, dans les services. Et puis après, on va aller chercher aussi des entreprises recruteuses. On essaye d'avoir une représentation de tous les métiers présents sur le territoire. La filière agricole également est extrêmement présente. Les métiers du numérique, c'est aussi un secteur qu'on met en avant parce que ça pêlait beaucoup aux jeunes aujourd'hui. Et puis il y a beaucoup de métiers aussi dans ces domaines-là. Les métiers aussi dans tout ce qui est transition écologique, énergie. Donc là, on va travailler avec nos délégataires. Puis les opérateurs, Enedis, sur lequel c'est un vivier aussi de métiers à venir, les métiers verts comme on dit. Donc le but c'est vraiment d'avoir... Une représentation, je ne vais pas dire fidèle, puisqu'il n'y a aucune obligation, qu'au travers des secteurs d'activité qui sont représentés, ça permet à ces jeunes d'avoir connaissance des métiers présents. De renouer avec des métiers comme l'industrie, parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas forcément les métiers qui ont le vent en poupe. Et pour autant, c'est un secteur qui recrute énormément l'aéronautique, l'armement, pour ne pas les citer, malheureusement, vu le contexte géopolitique aujourd'hui. On a, nous, on n'est pas loin du 18, on a MBDA qui est présent, donc on a beaucoup de sous-traitants sur le territoire, à proximité, qui recrutent, avec des formations, des accompagnements possibles aussi en interne, en intra-entreprise, donc voilà. C'est aussi l'occasion de valoriser ces métiers. Des entrepreneurs qui sont des chefs d'entreprise, des responsables RH qui sont vraiment maintenant à l'écoute, parce qu'ils peinent à recruter, on est sur des métiers en tension. Plus recrutés sur la base de savoir-être, motivation que de compétences et technicité. Après, qu'ils forment un interne. Donc c'est des vraies opportunités aussi pour les demandeurs d'emploi. C'est Village Entreprise, c'est une co-organisation avec la région, Sainte-Val-de-Loire, qui est à l'origine de cet événement, donc représentée par l'agence de développement économique régionale DEVOP, les acteurs France Travail, les services de l'État et BGE Berry-Touraine. C'est quatre co-organisateurs qui sont à l'initiative de cet événement. Et après, c'est la collectivité volontaire qui accueille l'événement. Donc nous, on l'accueille comme depuis maintenant. Le premier, je ne veux pas me tromper, je n'étais pas arrivée, c'est avant le Covid, 2019 je crois. On en est à la cinquième édition. C'est une volonté politique, donc c'est soutenu par les élus. On met à disposition des moyens techniques, moyens logistiques, une salle qu'on équipe. qu'on aménage pour accueillir cette journée. Et puis, on a un moment de réseautage autour aussi d'un cocktail le midi qui est pris en charge par la collectivité. Donc, comme on tourne depuis deux, trois ans autour de près d'une centaine d'exposants, ça fait un petit peu de monde maintenant à accueillir. Ça demande un peu d'organisation. Déjà, moi, quand je suis arrivée, j'avais pris le train en marche parce que je suis arrivée, j'étais un mois de l'événement. On était sur deux salles. ingérable, trop compliqué. Donc on a optimisé en réorganisant l'effetement sur une salle. On a pris le temps de travailler avec les chefs d'entreprise, les responsables RH, sur l'accueil des demandeurs d'emploi, pour justement être à l'écoute et trouver des solutions quand il y avait des freins à l'emploi. On a amélioré la communication autour de l'événement aussi. Donc il y a une communication maintenant plus importante auprès du grand public, puisque c'est un événement qui est ouvert. Donc on accueille les scolaires, c'est un travail qu'on fait avec les établissements scolaires, mais on est ouvert aussi également au grand public, en reconversion professionnelle, à la recherche de nouvelles opportunités. Donc on a travaillé aussi sur la communication auprès du grand public. On prépare donc l'événement, on fait des réunions préparatoires avec les entreprises qu'il n'y avait pas quand j'étais arrivée. On a des ateliers maintenant avec France Travail, un atelier marque employeur aussi. Donc il y a une préparation beaucoup plus forte. On a amélioré les outils de communication, on a un plan d'agencement maintenant. Les personnes quand elles viennent, elles voient tout de suite les secteurs d'activité, les entreprises. Il y a une visibilité beaucoup plus forte avec de l'animation aussi qu'il n'y avait pas au départ. Qualité forcément relationnelle. Un peu de conviction, parce qu'il y a eu notamment les premières éditions, il y avait parfois un retour des chefs d'entreprise. Oh là là, j'en étais un petit peu longue, parce que demandeur d'emploi, pas facile, ils ne venaient pas nous voir. Donc, convaincre aussi, enfin expliquer plutôt aux chefs d'entreprise. Comment aujourd'hui le recrutement a évolué, comment travailler avec ces demandeurs d'emploi un peu plus éloignés. Donc ça bien sûr je ne le fais pas toute seule, c'est une co-organisation comme je le dis, je m'appuie sur France Travail, sur les services de l'État et c'est aussi de pouvoir leur apporter des outils, le conseil départemental est là, puisqu'il y a également, j'ai oublié de dire, les bénéficiaires du RSA qui y sont présents. Donc c'est aussi d'apporter auprès des chefs d'entreprise tous les dispositifs d'Etat à l'embauche de France Travail. Ce qu'on appelle aujourd'hui les dispositifs de simulation de compétences, les aides à la mobilité que porte le département, les aides à la formation que porte la région, ça, une fois que les entreprises ont identifié ces dispositifs-là, c'est beaucoup plus facilitant aussi de se dire « voilà, je ne suis pas tout seul » sur le savoir-être aussi de ces personnes. Les accompagnements possibles. On a vraiment des entreprises qui connaissent l'événement, qui sont elles-mêmes ambassadrices. C'est l'événement qui en parle, donc c'est beaucoup plus facilitateur aussi. Les entreprises étaient réparties sur deux salles, et une des salles regrouperait tout le pôle numérique, et l'autre c'était plutôt la partie industrielle, artisanale. La deuxième salle s'est sentie très seule sur la journée, et qu'il y avait un engouement des scolaires et des demandeurs d'emploi, parce qu'en fait ce que je n'ai pas dit, c'est qu'il y a également des animations de découverte des métiers. avec des escape games, des lunettes virtuelles, pour découvrir ces métiers-là. La partie-là virtuelle était regroupée aussi dans le pôle numérique, donc on ne pouvait pas rentrer dans une des salles. Et l'autre salle était beaucoup plus vide, donc c'est de dire non, notre rôle aussi, c'est d'équilibrer et d'offrir la possibilité aux scolaires qui viennent, c'est de découvrir tous ces métiers. Et d'avoir des animations aussi qui parlent de tous les métiers. C'est aussi les... comment dire, les améliorations qui ont été faites d'une édition sur l'autre. D'avoir aussi un cheminement pour découvrir le village qui amène les demandeurs d'emploi, les scolaires, à aller à la rencontre de tous ces métiers. Et on a travaillé, et là c'est la région qui a travaillé avec les directeurs d'établissements et des petits cautionnaires de préparation aussi des scolaires, pour les amener aussi à rencontrer toutes les entreprises présentes. Parce que les premières éditions, ça se faisait un petit peu comme ils voulaient. Donc c'est en fonction forcément de leur appétence pour certaines activités. Dans les employeurs présents, il y a la collectivité qui est aussi recruteuse, forcément. Les acteurs aujourd'hui, il y a le département et les recruteurs, les services de l'État aussi recrutent. Donc les acteurs publics ont les mêmes difficultés aujourd'hui que les acteurs privés dans le recrutement. Et puis c'est de montrer aussi, c'est de valoriser le territoire au travers de sa volonté justement d'animer économiquement, de valoriser ces entreprises présentes. Ce que je n'ai pas dit aussi dans les améliorations, c'est que rapidement les chefs d'entreprise nous ont dit, les scolaires, donc les collégiens 3e, 4e, c'est très bien, mais c'est jeune encore. Et nous on a des besoins d'alternants, on a des lycées à côté, et depuis deux ans on travaille également, la région a mobilisé les lycées qui viennent. Alors on a des lycées qui sont, bien sûr les lycées sont présents en tant qu'offres de formation, ils sont exposants, c'est des formations possibles dans les filières généralistes, mais également... professionnels, techniques. NaturaPolis vient également, c'est l'agricole de Châteauroux. Et également, on fait appel au lycée pour faire venir des lycéens qui sont en recherche d'alternance ou pour commencer à rencontrer les entreprises dès lors qu'ils vont vouloir travailler. Donc ça, c'est une des nouveautés également. Les entreprises, les exposants remplissent un questionnaire de satisfaction, on peut l'appeler comme ça, je n'ai plus le nom exact, sur comment ils ont vécu le salon, s'il y a des points d'amélioration à venir. C'est aussi ça qui nous a permis d'évoluer d'année en année. Et puis parce que nous aussi on prend le temps, les co-organisateurs, de faire un bilan à l'issue de chaque village, un bilan emploi. Donc France Travail va... accompagner les entreprises qui ont eu des candidats. Les six mois qui suivent l'événement pour voir si ça match, si le candidat va rentrer en formation, va rentrer sur un dispositif quelconque de France Travail, va être accompagné, va être en simulation ou va recruter via un CDI ou un CDD. Alors donc, on a un bilan, ça nous permet d'avoir un bilan quantitatif et qualitatif à chaque édition, de nombre de visiteurs, de nombre de contrats, de nombre d'embauches. On questionne également les collégiens sur comment ils ont vécu ce village. Donc oui, on a des verbatims, on a des retours très précis des exposants, des visiteurs, du grand public sur comment ils ont vécu cet événement. L'année dernière, on avait 400 collégiens, un peu plus de 400 collégiens qui devaient venir. Donc on a eu la moitié des lycéens. Sur le grand public, on est autour de 200-300 personnes. La nouveauté, c'est qu'il y a un site internet qui est mis en place par les co-organisateurs du village des entreprises à partir de cette année. Je suis entrepreneur, j'aimerais participer à un des villages entreprises de l'Indre ou du Cher, qui correspond à mon bassin de recrutement. Je peux aller maintenant sur le site Village Entreprise et voir les villages entreprises qui vont être organisés et masquerés. Un mot, pas deux. Le premier, ça va être proximité. Proximité, parce qu'on est sur le terrain. On est sur le terrain, les métiers de BGE font que c'est une des forces de... De BGE, c'est de pouvoir, déjà de par ses métiers, avoir une présence territoriale forte, d'être aux côtés des, en ce qui me concerne, le développement territorial, au très présent, avoir une proximité, une présence territoriale forte. Nous, c'est une relation qu'on a, les développeurs avec les chefs d'entreprise, de connaître leurs besoins, leurs difficultés, ça permet aussi de leur montrer l'intérêt pour eux, les avantages de venir sur un événement tel que celui-ci. même s'ils ne sont pas recruteurs on a aussi un phénomène fort pour nos TPE et c'est l'isolement on a beaucoup d'entreprises de chefs d'entreprise qui sont seuls qu'on est dans le guidon et dans des moments difficiles, le réseautage est important donc c'est aussi un événement qui permet pour certains de se retrouver, de discuter d'échanger, de nouer des partenariats de trouver des réponses de trouver auprès des partenaires locaux Hum... des réponses à des besoins ou des situations particulières qu'ils ont. Expertise, ce qu'il en faut. Même si nous, développeurs, on se qualifie de généralistes, c'est-à-dire qu'on n'est pas experts sur tous les sujets, mais la force qu'on a, c'est qu'on a un réseau qui nous permet, en fonction des difficultés, des besoins, des demandes d'un chef d'entreprise, de les orienter vers notre réseau de prescripteurs ou de partenaires ou d'experts. On ne peut pas répondre à tout, mais par contre, on a aujourd'hui un réseau qui permet d'orienter. On est dans la recommandation et l'orientation pour que le chef d'entreprise puisse se développer et pérenniser son entreprise. De rien, merci.