- Speaker #0
A mon sens, la vulgarisation s'est expliquée d'une manière très simplifiée et plutôt schématique pour essayer de rendre accessible l'information au grand public et aux gens qui ne sont pas scientifiques et spécialistes du sujet.
- Speaker #1
Chacun s'est occupé de sa partie, après tout le monde a lu la partie des autres. S'il y avait quelque chose à changer, on pouvait le dire sur le groupe WhatsApp, demander si on pouvait changer ou pourquoi quelque chose était comme ça. Et puis après, soit on changeait, soit on parlait ensemble pour voir comment améliorer les parties des autres.
- Speaker #2
Les deux personnes que vous venez d'entendre sont des étudiantes de CY Tech à Cergy, enseignement STI, une école d'ingénieurs formant des étudiantes et étudiants, notamment en biomatériaux, en chimie, en informatique et en vulgarisation audio, comme le témoignera le podcast que vous allez écouter. Quels sont leurs points de vue sur la vulgarisation ? En quoi cela peut les aider dans leurs apprentissages ? Mais aussi, quels sont les freins pour la réalisation d'un audio collectif ? Tous ces thèmes et questionnements ? seront abordés dans ce premier épisode en immersion autour des biomes. Salutations, je suis Aristide Boukaré vous écoutez Novagogy, le podcast des innovations pédagogiques de CY Alliance. Épisode 5, dire la biome aventure. Salut à toutes et à tous. Alors, je me retrouve dans une salle d'amphithéâtre où la majorité des étudiants se retrouvent tout en haut de la salle. La salle est à moitié vide et la moitié vide est vers le bas. C'est assez marrant de voir que les étudiantes et étudiants ont cette habitude, cette envie de protection, je pense, j'imagine, et qu'ils se mettent tous les uns agglutinés aux autres dans une partie très éloignée. C'est assez surprenant parce que c'est un amphilique qui doit faire, j'imagine, 200 places, et de voir qu'il y ait 60 à 80 étudiantes et étudiants tous mis en haut, on a l'impression... Quand on est tout en bas de l'amphithéâtre, d'être pas des pestiférés, mais des personnes qui sont à éviter et qui peuvent poser problème. Alors, je suis avec Clarissa. Est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît et nous expliquer un peu le déroulé de cette journée aujourd'hui ?
- Speaker #3
Oui, bonjour tout le monde. Je suis Clarissa Rodrigues, enseignante de biologie à CY Tech. Dans l'université, j'enseigne pour la licence en biologie et pour une formation qui s'appelle ingénierie en biotechnologie et chimie. Et là, aujourd'hui, on a les étudiants en première année de cette deuxième formation. Donc ils vont se former en biologie et en chimie. Et j'ai avec eux cette matière qui s'appelle unicité et diversité de vivants. C'est un peu les... Et à la fin de notre cours, j'organise avec eux le niveau le plus complexe en écologie qu'on appelle biome. Donc un ensemble d'écosystèmes qui forment une unité de vie qu'on appelle le biome. Et l'intérêt c'était de proposer un type de biome. Pour chaque petit groupe d'étudiants qui travaillent sur un script, ils vont faire une recherche bibliographique sur leur thématique, ils vont découvrir les aspects les plus importants de leur thématique, de leur biome, pour créer un script et proposer une espèce de vulgarisation scientifique sur la thématique biome.
- Speaker #2
Alors, comment est-ce que se déroule... La classe, alors on a d'abord fait un petit speech en début de cours avec la prof, avec Clarissa, et en gros on leur a expliqué comment la journée allait se dérouler, comment cet après-midi, une phase où Clarissa passera entre les groupes pour vérifier que tout ce qui était dit semblait cohérent, tout ce qui était dit avait l'air de fonctionner, était correct scientifiquement et était aussi compréhensible. Et ensuite, ils devaient se retrouver de l'autre côté de la scène de l'amphithéâtre avec Alice Mokriki qui est la monteuse du podcast de Nova Bougie, la monteuse en chef et qui était là pour enregistrer et savoir ce qui se passait sur le podcast. Je me retrouve avec quatre étudiants qui vont m'expliquer en quelle formation ils se trouvent. et ce sur quoi ils sont en train de travailler.
- Speaker #4
Bonjour, c'est Madiane, étudiant en biotechnologie et chimie à CY Tech, voie recherche biomatériaux pour la santé.
- Speaker #3
Bonjour, moi c'est Sirine Assia et je suis dans la même filière que mes camarades précédemment. Sauf que moi je suis en voie classique contrairement à eux. Il y a voie biomatériaux, voie chimie et voie classique. On a chacun une matière en plus qui diffère selon les voies.
- Speaker #5
Aujourd'hui on fait un podcast sur les fimbos qui fait partie du biome méditerranéen. C'est un biome particulier qu'on retrouve en Afrique du Sud et qui possède des plantes qu'on ne retrouve nulle part ailleurs par exemple. et qui aujourd'hui est menacé par le réchauffement climatique.
- Speaker #6
Alors du coup nous c'est les biomes menacés par la pollution, donc on a choisi le biome méditerranéen qui est menacé par les pollutions plastiques notamment.
- Speaker #7
Pour cela on a dû écrire un script tous ensemble.
- Speaker #8
Ça fait longtemps qu'on est en train d'ensemble, on a déjà fait plusieurs projets ensemble, et du coup on sait très bien qui a plus le poste de leader, qui va décider un petit peu, les villes en l'occurrence ici, les cas qui décident un peu plus. du coup et qui est un peu plus rigoureux que tout le monde ici. Et du coup, il a vraiment mis en oeuvre la chose. Et puis après, il nous a envoyé ce qu'on devait apprendre, ce qu'on devait connaître, en rajoutant évidemment nos petits touches à nous pour savoir comment on allait le dire, comment on allait parler, parce que chacun parle différemment évidemment.
- Speaker #1
Chacun s'est occupé de sa partie. Après, tout le monde a lu la partie des autres. S'il y avait quelque chose à changer, on pouvait le dire sur le groupe WhatsApp, demander si on pouvait changer ou pourquoi quelque chose était comme ça. Et puis après, soit on changeait, soit on parlait ensemble pour voir comment améliorer les parties des autres.
- Speaker #5
C'est vrai que pour faire cette équipe, on a l'habitude de travailler ensemble. Et déjà parce qu'on est un groupe qui fonctionne bien, mais aussi parce qu'on a des affinités, on est amis, on se voit en dehors des cours, etc. Et donc du coup, ça facilite le travail en groupe et c'est plus efficace. Et puis même pendant les moments de travail. Ça permet d'avoir une ambiance un peu plus détendue et ça permet de s'amuser aussi un peu en travaillant parce que c'est vrai que le rythme de la prépa est assez soutenu et c'est vrai qu'avoir des moments comme ça qui sont un peu plus détendus mais pendant lesquels on travaille quand même, ça permet de rendre ça plus agréable. Ça nous permet de rendre quelque chose dont on a été content de travailler dessus mais tout en restant vraiment dans la consigne donnée et le côté sérieux.
- Speaker #8
Avec mon groupe de projet, je sais que pour être en lien avec le professeur, on a un groupe Teams, mais ce n'est pas que ce groupe-là. Entre amis, on est sur Snap ou par message. Et avec mon groupe de projet, un autre groupe de projet de mon école, on est sur WhatsApp.
- Speaker #7
Pour ce qui est de travailler avec les autres groupes, on a des affinités avec plusieurs personnes. On n'est pas forcément dans les mêmes groupes, puisqu'on est dans des groupes qui sont de trois. Et donc, il nous arrive quand on n'est pas sûr de nous ou quand on veut vérifier si ce qu'on a fait, c'est bien. On écrit un petit message à un ami, oui bonjour et qu'est-ce que vous avez fait, etc. Et donc là ça nous permet de comparer et puis après chacun pose des questions à l'autre groupe, se demande, enfin remet un peu en question le travail mais pas dans un but de dénigrer le travail ou quoi que ce soit, c'est vraiment dans un but de savoir est-ce que tu as bien pensé à ce point-là, pourquoi tu as fait ça, et du coup ça nous permet finalement de corriger chacun de notre côté ce qui ne va pas dans nos projets pour rendre finalement le travail le plus qualitatif possible.
- Speaker #2
Alors, est-ce que tu pourrais m'expliquer c'est quoi la vulgarisation, s'il te plaît ?
- Speaker #0
À mon sens, la vulgarisation, c'est expliquer d'une manière très simplifiée et plutôt schématique pour essayer de rendre accessible l'information au grand public et aux gens qui ne sont pas scientifiques et spécialistes du sujet.
- Speaker #4
Du coup, ça nous permet juste que notre travail soit... Soit compris par tous et aimé ou pas aimé par tous. Du coup, on pourra avoir un vrai avis et pouvoir continuer ou justement corriger des choses sur notre travail.
- Speaker #9
Ça intéresse un plus grand public, on a un plus gros impact. Et des personnes qui ne sont pas du tout au courant pourront venir pour s'intéresser et peut-être faire plus de recherches par la suite pour s'intéresser au sujet.
- Speaker #6
Pour moi, une vulgarisation réussite, c'est qu'il faut que ce soit assez simple pour que quelqu'un qui n'est pas spécialiste dans le domaine comprenne facilement. Peut-être pas en détail avec les noms un peu compliqués, mais au moins une idée générale et qu'on prenne un peu le chemin, donc les causes, conséquences, etc. Je trouve que c'est quelque chose d'important parce que les domaines scientifiques sont généralement assez compliqués mais c'est souvent des choses qui sont utiles à tout le monde. Parce que par exemple la pollution ça nous concerne tous, ça nous impacte tous, pas seulement ceux qui sont experts dans le domaine. Et donc la vulgarisation c'est important pour ne serait-ce que faire prendre conscience aux gens de ce qui se passe autour de nous et de ce qui les impacte eux aussi, qu'ils aient une meilleure compréhension là-dessus.
- Speaker #10
Donc je pense que l'essentiel c'est vraiment de prendre des mots qui sont utilisés vers le lycée et pas forcément des mots qu'on utilise nous aujourd'hui pour pouvoir vulgariser les thèmes et par exemple j'essaye de faire moi quand j'ai lu le podcast j'ai essayé de voir si mon frère pourrait comprendre ce que j'explique à travers le podcast
- Speaker #4
Honnêtement, je pense que ça touche un peu tout le monde. Chat GPT, c'est un peu notre référence. Donc quand on va se poser une petite question ou quelque chose comme ça, on va peut-être tout de suite aller sur Chat GPT ou les réseaux sociaux. Moi, si je vais me poser une question, je vais soit la poser à Chat GPT ou sinon je vais aller sur Insta pour trouver une vidéo explicative ou sur YouTube, personnellement en tout cas. Et sinon, pour les... Pour la culture générale en général, par exemple, si je veux apprendre tout seul de mon côté, en dehors de l'école, ça va être sur Insta, j'enregistre des vidéos, je crée des dossiers. Sur Insta, il y a des trucs où tu peux faire des dossiers et tu mets des vidéos à l'intérieur. J'ai plein de dossiers où j'écris par exemple films, où j'écris séries et je les mets dedans. et à chaque fois je regarde pour avoir des infos donc voilà donc ouais je suis surtout de l'information d'informations du coup parce que Igo Décrypte c'est un peu notre surtout pour nous les jeunes c'est un peu notre référence sur les médias sur de la vulgarisation donc du coup lui il vulgarise très très bien et quand du coup il nous donne des informations on comprend tout de suite ou même ça nous tient au jus sur des informations qui sont maintenant ça se passe maintenant quoi et donc c'est super après moi j'aime bien Avoir de la culture. Je sais que ce n'est pas une compétition, ce n'est pas quelque chose où il faut vraiment se forcer dessus, mais j'aime bien apprendre et du coup je me force un petit peu, je sais que je me force un peu pour essayer d'apprendre des trucs et je trouve ça intéressant que les gens soient avertis, que les gens essayent. Parce qu'en vrai se forcer ce n'est pas grave en fait, il faut des fois se forcer pour essayer d'apprendre quelque chose qui nous plaît. ou juste qui nous intéresse.
- Speaker #11
Je sais que par exemple l'année dernière on a passé le bac pour réviser. Je sais que j'ai écouté des podcasts dans certaines matières, que ce soit dans les sciences ou en histoire notamment, parce que les podcasts sont très bien faits. Et l'avantage du podcast c'est qu'il est très court et très concis. Il y a un maximum d'éléments importants dits dedans. Ça permet de mieux comprendre le cours après l'avoir appris pour pouvoir récapituler toutes nos connaissances.
- Speaker #0
Les podcasts, j'en écoutais beaucoup l'année dernière en section européenne pour améliorer mon niveau en anglais. Je les écoutais en anglais et ce que j'écoutais, c'était beaucoup de l'actualité.
- Speaker #11
Et après, j'écoute des podcasts, mais c'est plus du divertissement. On interroge des gens connus sur différents domaines.
- Speaker #4
J'écoute des podcasts d'histoire. Alors la réponse va être très simple, je n'écoute pas de podcast.
- Speaker #9
Je n'écoute pas vraiment, je sais que des fois je tombe dessus quand je suis sur les réseaux, par exemple TikTok. Ouais, j'écoute régulièrement des podcasts. Dès que, par exemple, je suis dans les transports, dès que je vais à l'entraînement, j'écoute vraiment des podcasts sportifs, du coup, pour le coup. Et des témoignages, etc. Je n'écoute pas vraiment de choses qui instruisent ou de cours vers son podcast, mais plutôt des témoignages, des gens qui discutent autour de termes. Par exemple, CKO sur YouTube. Et donc voilà, c'est plus ou moins ce que j'écoute. Mais justement, d'une certaine manière, c'est vulgarisé. Parce que du coup, ils nous apprennent sans vouloir. C'est juste une discussion à la base. Et c'est ça que j'aime bien. Le fait d'écouter un podcast juste pour apprendre quelque chose, ça ne m'attire pas vraiment.
- Speaker #2
Il y a des moments que j'adore particulièrement quand je vais dans des enregistrements de Novagogie dans des salles, c'est des moments que je n'osais imaginer ou auxquels je n'ai pas pensé. Et là il y a un truc qui arrive souvent dans ce défilé d'étudiantes et d'étudiants qui viennent de finir d'enregistrer, c'est qu'ils sortent avec les poings levés, avec le sourire aux lèvres, avec de la joie, de l'allégorie. Et vraiment, c'est assez marrant. Alors j'ai essayé de discuter avec eux pour savoir qu'est-ce qui s'est passé, pourquoi ils étaient si heureux. Et en fait, il y avait toujours ce truc de, moi j'étais stressé avant, et là je sens une libération, tout est fini, enfin, tout est arrivé à un but final, et voilà, moi je suis heureux. Alors je me retrouve avec le groupe numéro 1 que j'avais enregistré, donc la première question, ils viennent de sortir à peine de leur enregistrement. Comment est-ce que vous vous sentez après cet enregistrement ?
- Speaker #4
Comment ça s'est passé ? Ça s'est extrêmement bien passé. J'ai passé le meilleur moment de ma vie. Franchement, on a mieux réussi que ce qu'on le pensait déjà, par rapport à... Par rapport à nos essais juste avant et par rapport à comment on se sentait avant, on ne pensait pas qu'on allait être aussi bien coordonnés, aussi à l'aise sur ce travail. Du coup, on est plutôt contents.
- Speaker #9
Moi, je viens de finir l'interview, enfin le podcast. Moi, j'ai bien aimé le podcast, je me suis vraiment pris au jeu dès le début. Même si au début des enregistrements, on prend un peu de temps à s'y mettre, on est un peu timide au début, mais au final, j'ai vraiment apprécié le côté podcast, le fait de pouvoir parler. D'être auteur vraiment et de dire ce que soit qu'on pense, ce qu'on aime, etc.
- Speaker #8
Puis aussi on s'était assuré avant de passer que c'était pas une note qui allait beaucoup compter. Du coup forcément c'était moins stressant. Et il y avait aussi le fait qu'on puisse recommencer à chaque fois. Si jamais on se trompait on pouvait refaire la phrase, donc forcément ça se passait beaucoup mieux comme ça.
- Speaker #2
Mais il y a eu ce truc quand même de... Non, moi j'ai fini de parler derrière un micro, j'ai fini de discuter, et c'était un exercice extrêmement pénible, et j'ai plus envie d'avoir à le faire, donc je suis vraiment désolé monsieur, mais ça sera sans moi.
- Speaker #7
Alors c'était une expérience assez marrante, assez fun, puisque c'est quand même quelque chose qui est original, on ne nous demande pas souvent de réaliser des podcasts.
- Speaker #9
Ça change parce que nous, on est souvent habitués à travailler à l'écrit, ça nous aide pour être plus à l'oral. Pour revenir sur ça, je pense qu'on a tous essayé de pouvoir mettre notre idée, notre imagination aussi dans le podcast, de sorte à ce que même si on a tous compris la même chose et on a tous vu les mêmes choses, on a essayé d'apporter un petit peu notre vision des choses chacun. Moi je trouve aussi que c'est un entraînement pour nous, puisque si on arrive à faire comprendre des choses et des notions difficiles. aux personnes qui ne sont vraiment pas dans le domaine, c'est déjà une base pour après rentrer dans le plus compliqué et aborder des notions plus difficiles et l'expliquer justement à ceux qui sont dans le domaine. Et donc c'est vraiment un entraînement pour nous aussi et c'est utile de faire ça.
- Speaker #3
Les étudiants sont dans une formation scientifique très très Boukaré, mais ce qui est plus intéressant c'est que... Ils ont la possibilité de travailler la créativité, explorer une thématique, créer un texte, une façon de parler d'une certaine thématique, de sortir un peu de ce qu'on trouve plutôt traditionnel dans l'enseignement.
- Speaker #2
Cet épisode de Novagogie est terminé. S'il vous a plu et que vous avez appris des choses, n'hésitez pas à nous laisser 5 étoiles sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et tous les autres agrégateurs de podcasts. Si vous avez des questions, des remarques ou même des désaccords, sans insultes bien sûr, la section commentaires est faite pour ça. Nous, on se retrouve demain pour la partie analyse, avec le retour de Clarissa Rodriguez qui nous expliquera comment est-ce qu'elle a mis en place ce module, et l'arrivée de Sophie Guichard, directrice nationale d'appui à la pédagogie et à l'innovation au CNAM. Elle nous parlera de l'usage du podcast comme outil d'apprentissage actif. Merci de l'écoute et ciao les pédagos !