Speaker #0de soi, le podcast qui explore les liens du cœur. Je m'appelle Sabrina Marty et je vais vous accompagner à améliorer vos relations pour tisser des liens de qualité. Dans ce podcast, je m'adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent tisser, réparer ou simplement mieux comprendre les liens du cœur. Ces liens nous construisent et nous font grandir, mais ils peuvent aussi nous blesser, nous faire douter, même nous égarer. Et pourtant, ils restent au cœur de nos vies. Que vous soyez parents vos parents, en couple ou en solo, en famille recomposée ou non, ou simplement en quête de sens et de connexion dans les relations, cet espace est le vôtre. Rejoignez-moi pour ne pas vous perdre dans les tumultes du quotidien. Parce que derrière chaque lien, il y a une histoire, et derrière chaque histoire, une possibilité de transformation. Donc, à vous de jouer ! Je suis ravie aujourd'hui de vous retrouver. pour continuer autour de ces podcasts. On arrive déjà au 21e podcast et j'ai envie de vous remercier vraiment du fond du cœur pour vos écoutes, pour vos encouragements, pour votre fidélité dans mes écoutes depuis le début de mon aventure. Je suis vraiment très touchée et je suis vraiment très heureuse et je prends beaucoup de plaisir à faire ces podcasts chaque deux semaines maintenant depuis le mois de septembre. Aujourd'hui, Et j'ai envie de commencer par une phrase qui dit que si mon conjoint ou ma partenaire était plus à l'écoute, plus disponible, si mon enfant ou ma belle-fille ou mon beau-fils m'écoutait davantage, si mes collègues étaient moins compliqués, plus ouverts, plus sympas, si mes parents me comprenaient enfin, qui n'a jamais été surpris d'avoir ce genre de pensée ? Moi la première. Et vous savez quoi ? C'est profondément humain. Lorsque nous souffrons dans une relation, nous avons naturellement tendance à penser que ce serait plus simple, bien évidemment, si l'autre changeait. Le problème, c'est qu'à partir du moment où mon bien-être dépend uniquement du changement de l'autre, je lui mets les clés finalement et le pouvoir de mon apaisement. Et c'est là que petit à petit, je peux avoir l'impression de subir mes relations. Donc aujourd'hui, c'est à travers ce podcast que j'ai envie de vous amener un autre regard. Parce que dans les premiers épisodes, les premiers pardon, les derniers épisodes, nous avons parlé de poser des limites, de rester en lien sans se perdre. Et aujourd'hui, j'aimerais aller un petit peu plus loin parce qu'on peut avoir appris à poser des limites, on peut avoir commencé à mieux s'écouter. Mais malgré tout, quand même, continuez à ressentir une forme d'impuissance dans certaines relations. Avant d'aller plus loin, j'aimerais apporter une petite précision importante. Ce podcast ne dit pas que tout dépend de vous. Certaines personnes sont blessantes, certaines personnes n'ont pas forcément des intentions qui sont bienveillantes, certaines situations sont injustes, certaines relations peuvent aussi même devenir inacceptables, voire même dangereuses. Ici, c'est pas de se rendre responsable de tout, mais plutôt de se demander qu'est-ce qui dépend encore de moi ? Et j'arrive avec cette question parce que dans ma pratique et dans ma manière de voir les familles, les couples, les situations, j'aime beaucoup regarder les relations avec une approche qui est systémique. Ça veut dire que derrière ce grand mot se cache une idée. Finalement, assez simple. Une relation fonctionne comme un système. En fait, nous nous influençons mutuellement. Prenons un exemple. J'arrive à la maison. Je suis fatiguée par ma journée et je dis à mon conjoint « J'aurais apprécié que tu prépares le repas » . Lui se ferme car il entend une reproche. Je le trouve froid, distant. J'essaie de m'expliquer mais c'est trop tard. Il est dans sa bulle, il est fermé. Et très vite ! Ensuite chacun pense que c'est l'autre en fait qui a commencé ce entre guillemets conflit. Et pourtant nous sommes déjà en train de nous influencer mutuellement. Donc ma manière de réagir l'a fait réagir et inversement sa manière de réagir m'a fait aussi réagir. Donc cela ne signifie pas que tout est de ma faute. Cela signifie simplement que j'ai une marge en fait de progression dans ma manière d'être en relation. Et c'est une excellente nouvelle, ça veut dire que je vais pouvoir récupérer aussi mon pouvoir intérieur dans ma manière d'être en relation. Ce qui est important en fait que j'ai envie de relever, un piège dans lequel on peut facilement glisser, c'est que quand on a l'impression de subir nos relations, on peut facilement se mettre dans une position de victime. Nous attendons que c'est l'autre qui change, que quelqu'un nous comprenne, qu'on nous entend, qu'on nous dit ah mais quand même c'est pas de ta faute, t'as fait tout bien, t'as fait tout juste, ou même que quelqu'un nous sauve. Nous passons donc beaucoup de... Pardon, nous passons beaucoup d'énergie à chercher un coupable. C'est l'autre, c'est mon voisin, c'est mon collègue, c'est mon conjoint, c'est ma femme, c'est mes enfants, mes beaux-enfants, etc. Tant que je crois que mon bien-être dépend uniquement du changement de l'autre, je reste prisonnier, prisonnière de cette attente. J'aime beaucoup cette phrase. Être responsable ne signifie pas être coupable. Je vais la redire. Être responsable ne signifie pas être coupable. C'est hyper important parce que être responsable, ça veut dire que j'ai une capacité d'agir. Et on n'est pas coupable en fait. On fait du mieux qu'on peut dans nos relations et c'est pas forcément évident. L'exemple que je vous ai donné, ça peut être dans plein de situations différentes. Et je fais du mieux que je peux en fait. Et c'est ça qui est important, de prendre conscience que chacun en a une part de responsabilité dans la relation, étant donné qu'on est dans un système. Alors, concrètement, comment reprendre ce pouvoir intérieur ? Pour cela, je vais arriver avec trois pistes autour de trois questions. Pour moi, c'est important en fait, et c'est ce que j'invite aussi quand j'ai des suivis ou même... pour moi aussi de m'y remettre dedans parce que très vite on peut glisser dans oui mais c'est la faute de l'autre, s'il avait réagi comme ci, s'il avait réagi comme ça. Pour moi, une première question qui est essentielle, c'est qu'est-ce qui dépend réellement de moi ? Imaginez, vous avez deux colonnes. La première, c'est ce qui dépend de moi et la deuxième, c'est ce qui dépend pas de moi. Donc dans la situation que je vous ai expliquée avant, Ça peut être ce qui dépend de moi, c'est ma manière de parler quand je suis rentrée, mon non-verbal aussi, ma manière de... est-ce que je parlais de manière agressive ou pas ? Ce qui va aussi dépendre de moi, c'est la réaction, de comment l'autre en fait il va réagir. Moi, j'ai du pouvoir sur la manière de réagir face à sa réaction. Et ce qui ne dépend pas de moi, par exemple, c'est justement sa manière de réagir. S'il se vecte, s'il se ferme, s'il devient agressif, s'il part. Ça, je n'ai aucun pouvoir là-dessus. Donc, de vraiment se poser la question « qu'est-ce qui dépend de moi ? » ça nous enlève aussi une certaine forme de... enfin, un poids, je trouve, à vouloir absolument faire bouger des choses qui ne dépendent pas que de moi. Et c'est là que j'arrive vers la deuxième question qui est, à mon sens, essentielle. Pour l'expliquer, je vais prendre un exemple. Imaginons Vous êtes à la maison et vous avez votre enfant, votre belle-fille, belle-fille, beau-fils, pardon, qui vous sollicite constamment, qui vous appelle toutes les deux minutes pour demander de l'aide, pour ci, pour ça. Vous, vous finissez par exploser. Et là, j'ai envie de vous poser justement cette deuxième question, c'est comment est-ce que je contribue sans le vouloir à maintenir cette dynamique ? C'est pas une question qui est confortable à se poser parce que ça veut dire que moi je maintiens aussi cette dynamique. Dans cet exemple, peut-être que l'enfant en fait qui nous sollicite tout le temps, en fait il apprend pas encore à savoir que je suis pas disponible constamment. Donc moi en fait ma part de responsabilité là-dedans, peut-être, c'est que je ne donne pas en fait de limites en lui disant par exemple écoute là pour l'instant je suis pas disponible, je viens après. te voir quand j'ai fini ce que je suis en train de faire. Et du coup, si je suis constamment en train de répondre à ses sollicitations, ben, il va continuer à fonctionner de cette manière-là. Donc, c'est là où j'ai ma part de responsabilité, un bout dans cette dynamique, c'est que du coup, je réponds à sa sollicitation, à ses sollicitations constantes. Et parfois, en fait, on fonctionne de cette manière. parce qu'on est régi par nos peurs, par nos attentes, par des fois les projections, on s'imagine de comment on doit réagir, nos attentes, nos réactions automatiques. Parce que si je prends l'exemple de l'enfant, si enfant effectivement a aux sollicitations quand l'enfant est plus petit, je répondais peut-être beaucoup plus vite. C'est un fonctionnement qui s'est mis en place sans forcément le vouloir, sans forcément que ça soit conscient, mais qui nécessite maintenant un réajustement parce que c'est juste... plus possible de fonctionner de cette manière-là. Donc là, je vous donne un exemple. Prenez pas forcément au pied de la lettre, mais c'est pour vous donner des choses concrètes pour se rendre compte justement comment est-ce que je contribue, sans le vouloir, parce que pour moi, c'est pas forcément volontaire, à maintenir cette dynamique. Et ça nous positionne clairement en acteur, en disant que moi, dans ma manière de fonctionner, j'incite en fait que l'autre réagisse comme ça. Et je trouve que c'est là que c'est intéressant parce que ça nous permet de dire ok, donc il y a des solutions, il y a des choses qu'on peut faire différemment. Et je finirai par la troisième question. Quel petit changement puis-je mettre en place dès aujourd'hui pour justement redevenir acteur ou actrice dans ma relation ? Donc ça peut être reprendre son pouvoir. Ce n'est pas forcément une révolution de faire quelque chose, enfin de tout changer. Ça peut être... Attendre dix minutes avant d'aborder un sujet sensible, comme là quand je rentre de la maison, du travail et je suis fatiguée et je dis des choses peut-être de manière très douce, mais c'est peut-être pas le bon moment. Ça peut être de verbaliser justement un besoin plutôt qu'un reproche. Ça peut être de poser une limite. L'exemple que j'ai donné avant par rapport à l'enfant, c'est de pouvoir lui permettre d'apprendre en fait que je ne suis pas constamment disponible. La minute où il demande et du coup de poser une limite. Choisir comme là, est-ce que c'est le bon moment quand j'arrive du travail de balancer ça comme ça ? Est-ce qu'il n'y a pas d'autres moments pour le dire ? Et c'est aussi accepter que l'autre pense autrement. Et ce n'est pas toujours évident parce qu'on n'a pas la même manière de penser ou la même manière de réagir et de pouvoir jongler avec ça. Et je trouve intéressant de pouvoir parler dans des moments où il n'y a pas forcément de tension. de ce qui se passe en fait dans la relation. Parce que c'est ça aussi l'enjeu, c'est que des fois en fait on réagit et on surréagit et ce sont souvent en fait ces petits mouvements en fait qui changent progressivement une relation. Pour moi c'est pas des choses révolutionnaires. L'idée ici dans ce podcast c'est pas de vous donner un mode d'emploi. Moi j'ai pas de mode d'emploi. Je suis plus à réfléchir ensemble en fait, à voir comment en fait on peut améliorer nos relations créer des relations qui nous conviennent. Avant de conclure, je vous fais un petit récapitulatif des différentes questions que je vous ai amenées dans ce podcast afin d'amener un changement, un petit changement dans vos relations. La première, c'était qu'est-ce qui dépend réellement de moi ? Puis la deuxième était comment est-ce que je contribue sans le vouloir à maintenir cette dynamique ? Et la dernière, c'était quel petit changement puis-je mettre en place dès aujourd'hui justement pour redevenir acteur ? Ce qui fait que j'arrive au petit défi que je vous invite à faire dans ces prochaines semaines, c'est que je vous propose de choisir une relation, une seule, et de vous poser cette question. Quel est le petit changement qui dépend que de moi ? Je vous invite à essayer de tester parce qu'il n'y a rien de mieux que de tester. Il y a la théorie mais la pratique, elle est nécessaire. Et vous seriez peut-être surpris de voir ce que cela peut transformer. Si cet épisode a résonné en vous, j'espère qu'il vous aura permis de regarder vos relations avec un regard un peu plus différent. Peut-être ! En réalisant que reprendre son pouvoir intérieur ne consiste pas à changer les autres, mais à retrouver une part de liberté dans la manière d'être en lien avec eux. Ce chemin, il peut être semé d'embûches, il est parfois difficile, ça prend aussi du temps. Il demande aussi de prendre du recul, d'apprivoiser parfois certaines peurs, de remettre en question quelques habitudes, d'apprendre à se choisir. sans se couper des autres. Donc si vous avez envie d'aller plus loin, sachez que vous n'êtes pas seul à faire ce chemin. Je serai ravie de vous accompagner si vous en ressentez le besoin. Vous pouvez aussi me retrouver sur les réseaux sociaux sous Autour de Soi avec un O ainsi que sur mon site internet Si cet épisode pourrait peut-être parler à quelqu'un de votre famille, de vos amis ou autre, n'hésitez pas à le partager à une personne à qui ça pourrait peut-être lui faire du bien. Mettez-y des étoiles, cela m'aide à le faire connaître et à continuer à semer des graines. Moi, je vous dis à très bientôt. Je vous retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous, respectez vos limites. et rappelez-vous quel est le premier petit pas qui dépend de moi dans cette relation. Allez, à bientôt !