Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Autour de soi, le podcast qui explore les liens du cœur. Je m'appelle Sabrina Marty et je vais vous accompagner à améliorer vos relations pour tisser des liens de qualité. Dans ce podcast, je m'adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent tisser, réparer ou simplement mieux comprendre les liens du cœur. Ces liens nous construisent et nous font grandir, mais ils peuvent aussi nous blesser, nous faire douter, même nous égarer. Et pourtant, il reste au cœur de nos vies. Que vous soyez parents, beaux-parents, en couple ou en solo, en famille recomposée ou non, ou simplement en quête de sens et de connexion dans les relations, cet espace est le vôtre. Rejoignez-moi pour ne pas vous perdre dans les tumultes du quotidien. Parce que derrière chaque lien, il y a une histoire et derrière chaque histoire, une possibilité de transformation. Donc, A vous de jouer ! J'ai le plaisir de vous retrouver pour continuer autour de ces podcasts en lien avec se relier à soi. Vous avez de la difficulté à dire non ? Vous sentez que vous êtes constamment la personne qui est là pour les autres, mais quand il s'agit de dire non à vos enfants, à votre compagnon, votre compagne, à un collègue, ben c'est là que ça se complique. Peut-être par peur de décevoir, de ne pas être aimé, de créer un conflit. Et si poser des limites n'était pas un acte d'égoïsme, mais au contraire un véritable acte d'amour ? C'est ce que nous allons explorer ensemble aujourd'hui à travers ce podcast. Donc on va commencer par pourquoi c'est si difficile de poser des limites, les coûts que cela implique, trois clés pour amorcer un changement, et finalement je vais vous proposer un petit défi pour justement amener concrètement un changement dans ces prochaines semaines. Partons déjà autour de pourquoi avons-nous tant de mal à dire non et à poser nos limites. J'aime bien prendre une image, comme si vous écoutez mes podcasts depuis un certain temps, je parle beaucoup en images parce que je trouve que c'est très représentatif. Donc pour moi, la difficulté à poser ses limites, c'est la pointe de l'iceberg. Et évidemment, dessous, il y a beaucoup plus de choses qui peuvent faire que ça devient difficile. Donc pour moi, ce qui est intéressant, c'est d'aller voir ce qu'il y a dessous. Pas tant ce qu'il y a dessus, parce que le dessus, c'est la conséquence finalement. Par exemple, derrière cette difficulté, il peut y avoir passablement de peur. Il peut y avoir la peur de décevoir. Si je dis non, l'autre va être triste ou va m'en vouloir et je ne vais pas être très confortable de lui avoir... pardon, de lui avoir fait ressentir des émotions désagréables. Il peut y avoir la peur du rejet. Si je refuse, je vais me sentir seule, il ne va plus m'aimer. Et du coup, suite à ça, on peut aussi se dire qu'on a peur de ne plus se sentir aimée. Ou finalement, on n'apprend qu'aider l'autre ou être gentil, ben on va forcément m'aimer. Donc si je refuse, ben on ne va potentiellement pas m'aimer. La peur du conflit, si je pose en fait une limite où je dis non, ben ça va créer une dispute. J'ai pas envie d'être... d'avoir un conflit, de me disputer et du coup je vais plutôt dire oui. Finalement ce que j'ai envie de vous dire ce n'est pas une faiblesse, c'est souvent une stratégie qu'on a développée plus jeune pour tenter en fait de rester en lien. Car je le rappelle le lien il est essentiel à l'être humain et on va constamment chercher le lien. Donc on développera des stratégies pour ne pas se sentir rejeté, ne pas décevoir l'autre, ne pas... avoir de conflits, etc. On va vouloir privilégier le lien et chacun va utiliser sa stratégie. Mais derrière tout ça, ce qui est important de mettre en lumière et qui n'est pas des moindres, c'est les coups qui sont invisibles, entre guillemets, quand on ne met pas de limite. Parce que quand on répond à finalement ces différentes peurs, il y a clairement un coup pour moi, mais aussi pour les autres. Par exemple, si moi, j'ai de la peine, en fait, à poser mes limites. Les coups que je peux avoir, c'est que je vais m'épuiser, car je vais donner peut-être plus que ce que je peux réellement offrir. Je peux devenir irritable, je peux accumuler de la frustration, du ressentiment et à un moment donné, je peux même finir par exploser ou me couper du lien. Bref, il y aura un coup au niveau de l'énergie par rapport à moi et du coup, là, il y aura potentiellement une conséquence sur les autres si j'explose, si je me coupe du lien, etc. Et aussi donc l'impact sur les autres. Lorsque je suis toujours disponible, enfin la plupart du temps disponible, en fait pour l'autre, je ne l'aide pas à apprendre à gérer sa frustration. Et parce qu'il peut finalement s'habituer à ce que je dis toujours oui, et c'est devenu normal. Donc l'apprentissage de la frustration ne se fera pas. Et par exemple avec les enfants. Si j'ose pas dire non, je leur montre sans le vouloir en fait qu'il faut toujours s'adapter même lorsque ça ne nous convient pas. Et à mon sens, c'est une base qui est hyper importante pour leur permettre de se respecter et se protéger face à l'extérieur. Donc si moi j'ose pas dire non par rapport à moi, en fait les enfants ils apprennent par ce qu'ils voient. Ils diront mais en fait ils osent pas dire non, donc moi je peux pas dire non non plus. Donc c'est une manière d'apprendre à pouvoir se respecter. D'ailleurs, j'ai souvent rencontré des parents qui étaient épuisés parce qu'ils voulaient répondre à tout leur demande ou leur besoin pour se mettre vraiment cette pression de parents tout bien, qu'on ne peut rien reprocher et du coup ils s'épuisent. Ou par exemple, j'ai eu des couples en difficulté parce qu'ils n'arrivaient pas à poser des limites aussi face à leur entourage, que ça soit la belle famille ou aussi dans des cas de familles recomposées où les tensions peuvent s'installer. parce que les limites avec les ex-partenaires ne sont pas suffisamment claires ou ne sont pas respectées. Mais aussi des employés qui se sont complètement perdus et qui ont perdu leur santé à vouloir trop être disponible, à trop être gentil et du coup de ne pas se respecter. Il y a plein de ces petits exemples. Finalement, on se rend compte que les coûts, ils peuvent devenir élevés à long terme. À court terme, il est parfois plus facile de dire oui, mais vraiment à long terme ça va être beaucoup plus compliqué. Et vous me voyez peut-être venir avec le cœur de mon podcast où moi j'affirme clairement que poser des limites, c'est un acte d'amour. Déjà, parce que poser des limites, c'est d'abord un acte d'amour vis-à-vis de soi. C'est reconnaître en fait que j'ai de l'importance, que mes besoins sont importants, que mon énergie, mon bien-être ont de la valeur. C'est entre guillemets, non pas entre guillemets, c'est dire... moi aussi je suis quelqu'un d'important. Et grâce à cela, je vais pouvoir réussir peut-être à dire stop, par exemple à une relation qui ne me convient pas, où j'ai l'impression d'être trop gentille, d'être la bonne poire, d'avoir été trop loin en fait, dans peut-être un moment donné de je ne me suis pas assez respectée. Je vais pouvoir dire stop en fait, quand dans le cadre du travail, j'ai l'impression que je me suis sentie un petit peu exploitée, je me suis sentie peut-être trop utilisée, j'étais la bonne personne poire de nouveau pour faire mille choses. C'est des choses que j'ai beaucoup vu dans le cadre de mon travail, de mon deuxième travail où je suis formatrice d'adulte en insertion professionnelle. Et le dernier point que j'ai envie de dire aussi, c'est qu'on peut dire stop aussi à certains comportements de mes enfants qui ne me respectent pas. Parce que je vois que depuis plusieurs années maintenant que j'accompagne des familles, parfois vraiment les enfants peuvent aller très loin dans le manque de respect. Donc c'est à nous de devoir vraiment poser des limites. pour qu'ils apprennent qu'il y a des choses qui se font et des choses qui ne se font pas. Car dans le fond, finalement, j'estime derrière ça que je mérite du respect ou je mérite mieux, par exemple, dans le cas d'une relation. Mais si au contraire, en fait, j'ai une estime de moi qui est très basse, je vais accepter des choses qui ne vont pas du tout me convenir parce que dans ma tête, je me dis que je ne mérite pas mieux. Et j'ai envie d'utiliser cette image du paillasson et du hérisson qui me parlent bien. c'est que pour moi, si... je deviens un paillasson, finalement, je laisse les autres s'essuyer sur moi et puis moi, à la longue, je vais m'oublier. Mais les autres, ils vont se sentir mieux, ce qui n'est pas très juste. Et à l'inverse, si je suis trop rigide dans mes limites, je vais devenir, je vais être un hérisson. Du coup, je vais piquer, repousser les autres et ça va être difficile pour moi en fait d'être en lien. Donc, autant l'un, le paillasson, il ne met pas de limites et du coup, il s'épuise, Et autant l'autre s'il en met trop, mais en fait il n'est pas en lien avec l'autre. Finalement ce qui est important c'est vraiment de sentir que c'est un acte d'amour vis-à-vis de soi, c'est aussi un acte d'amour vis-à-vis des autres. Car poser une limite c'est permettre de dire à l'autre qu'en fait on préfère par exemple offrir une vraie présence de qualité plutôt qu'une présence où je suis à moitié disponible. Parce que quand je dis oui, alors que dans le fond, je dis j'ai pas envie, ben moi, je suis frustrée parce qu'en fait, je m'écoute pas. Et l'autre personne, ben je vais peut-être pas forcément être hyper disponible. Donc l'autre, elle aura peut-être pas sa dose en fait de moments de qualité et elle va vouloir peut-être revenir. Je repense à des exemples que j'ai dans la tête de mes belles-filles où des fois, effectivement, je ne me suis pas forcément écoutée, je donnais du temps, mais je n'étais pas complètement présente. Et du coup, il fallait faire toujours plus. Tandis que des moments où j'essaye vraiment d'être complètement disponible et de leur offrir vraiment un temps de qualité, du coup, je vais être tout à fait OK en disant stop à un moment donné. Voilà, on a fait un moment de jeu pendant 15 minutes, maintenant, je passe à autre chose. Pour moi, dire non, c'est un acte d'amour. C'est quelque chose que je disais souvent. dans l'accompagnement des familles et je pense que c'est hyper important. Déjà avec les enfants, c'est parce que nous les aimons que nous ne les laissons pas tout faire. C'est aussi parce qu'on a envie de leur offrir le meilleur pour la suite, pour leur apprendre à devenir aussi adultes dans ce monde qui ne va pas forcément les ménager. Donc c'est aussi apprendre à vivre avec la frustration. Et la frustration, clairement ça fait partie de la vie. On doit apprendre à la traverser et pour moi, apprendre à traverser cette frustration. C'est un véritable cadeau et c'est hyper important parce que gérer une frustration d'un enfant de 2 ans, c'est gérable. Mais si c'est un adolescent de 15 ans ou un adulte de 25 ans qui n'arrive pas à gérer sa frustration, les conséquences peuvent être beaucoup plus dramatiques et dangereuses. Donc au fond, c'est pour ça que pour moi, dans ma vision, c'est autant dire non et poser ses limites, c'est autant un acte d'amour pour soi que pour l'autre. Donc au fond, ce que j'ai envie de vous dire, c'est une limite, elle n'est pas là pour éloigner l'autre. Une limite bien posée, elle protège la relation. La relation directement, mais elle protège aussi les futures relations que je peux avoir avec les autres personnes. Maintenant, j'ai envie de partir sur trois repères pour commencer à poser des limites. Le premier repère, c'est écouter les signaux du corps qu'on a. Parce que le corps, il nous parle tout le temps, avant même qu'on n'en ait conscience. Donc on a peut-être une fatigue, on a un épuisement, une fatigue, des tensions dans le corps, une irritabilité, une envie peut-être de fuir dans certaines situations, le sentiment d'être envahi. Enfin toutes ces émotions qui nous montrent qu'on n'en peut plus quoi. Dire mais finalement je commence à m'énerver sur tout le monde, ma compagne, mon compagnon ou les enfants, l'extérieur et c'est peut-être parce que je ne respecte pas mes limites. Et à un moment donné le corps il nous dira stop. d'une manière ou d'une autre. Donc autant l'écouter avant. Des phrases par exemple, j'en ai marre, j'y arrive plus, c'est trop, je me sens vidé. Pour moi, c'est tous des indicateurs qui montrent que je ne suis plus alignée entre mes besoins et mon énergie. Et lorsqu'on n'est pas aligné entre ce que je peux donner et ce que je donne, on finit à un moment donné par le payer. Le deuxième repère, c'est apprendre à exprimer ses besoins et prendre sa responsabilité. Tiens, les besoins, j'en ai déjà parlé dans l'épisode précédent parce que pour moi, c'est la clé, vraiment, parce que c'est là, en fait, qu'on va pouvoir savoir qu'est-ce qu'on a besoin de mettre en place. Parce que parfois, en fait, nous attendons que les autres devinent ce que nous avons besoin. Par exemple, si je dis, ah mais finalement, à ma famille, je suis toujours là pour les autres et puis il n'y a personne qui m'aide. Mais si je ne dis rien et je ne fais pas des demandes concrètes, qui va pouvoir savoir, en fait, qu'est-ce que je vais faire ? Ils vont juste entendre que je râle, mais ça s'arrêtera là. Donc au lieu de dire, ben personne ne m'aide, ben je peux dire, j'ai besoin de soutien, j'ai besoin d'un coup de main, j'ai besoin peut-être d'un moment pour moi. D'exprimer clairement un besoin, c'est aussi prendre la responsabilité de le faire exister. Et c'est ma responsabilité de faire exister et ça me permet de sortir de cette position des fois un peu de victime que je peux avoir en disant, oui mais c'est pas de ma faute, à la maison ils m'aident pas, ben à un moment donné, qu'est-ce que je fais pour faire respecter ça ? Et le troisième point, C'est est-ce que j'agis par peur ou par envie ? Quand je dis oui à quelque chose, est-ce que je le fais parce que j'ai réellement envie ou je le fais parce que j'ai peur de décevoir, de blesser, de ne pas être aimé, de créer un conflit ? C'est important de différencier les deux, ça permet d'y voir plus clair. Moi c'est un repère que j'utilise beaucoup pour savoir si mes choix sont vraiment guidés par la peur ou par quelque chose de beaucoup plus juste. pour moi qui sont mes valeurs, finalement mes tripes, mes envies, parce que je me suis rendu compte qu'en agissant par peur, j'emprunte la plupart du temps le mauvais choix. Parce que finalement, je fais ça par peur d'eux, donc j'aimerais éviter quelque chose. Et à mon sens, c'est pas forcément la solution. Et c'est quelque chose que j'y pense souvent. Donc, on arrive au terme de ce podcast. Avant ça, j'ai envie de terminer par un petit temps d'introspection pour vous. J'aimerais vous laisser avec une question. Durant la semaine qui vient de passer, Combien de fois avez-vous accepté quelque chose qui ne vous convenait pas vraiment ? Et surtout, pourquoi avez-vous dit oui ? Est-ce que c'est les choses que j'ai dit avant ? Donc la peur de décevoir, la peur du conflit, la peur de ne pas être aimé ou simplement parce que vous n'avez peut-être même pas senti ou pris le temps de vous écouter pour savoir de quoi vous avez besoin. Donc pour la semaine à venir et les prochaines, je vous propose un petit défi. Quelle est la limite que vous pourriez commencer à poser ? Peut-être ce n'est pas une grande décision. C'est peut-être de vous accorder un temps de repos. Peut-être de dire non à une demande supplémentaire. Peut-être demander de l'aide. Peut-être arrêter de porter quelque chose et que vous pouvez déléguer. Donc je vous invite autant à vous poser cette question sur dire mais finalement dans la semaine qui s'est écoulée, combien de fois je ne me suis pas forcément écoutée et puis j'ai dit oui ? Et l'autre chose c'est vraiment ce défi de dire qu'est-ce que je vais pouvoir mettre en place pour commencer à poser ma limite ? Rappelez-vous que poser une limite n'est pas fermer son cœur, c'est pas ne plus être en lien avec l'autre, c'est prendre soin de soi pour pouvoir continuer à aimer. Sans s'oublier. Et j'aimerais terminer par cette phrase en disant qu'une limite saine n'éloigne pas forcément. Elle clarifie, elle protège, elle rend le lien plus vrai. J'espère que cet épisode vous aura donné envie de regarder peut-être vos limites avec un autre regard. Peut-être de commencer un petit changement pour... Mieux vous écouter, mieux vous respecter. Changer sa manière de se positionner dans ses relations, ça demande du temps. Donc soyez vraiment doux envers vous-même et cela demande parfois de déconstruire certaines croyances, d'apprivoiser des peurs ou simplement d'apprendre à s'écouter davantage. Alors si vous avez envie d'aller plus loin dans ce cheminement, n'hésitez pas à me contacter si vous sentez que seul, c'est trop difficile. Vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux sous Autour de Soi avec un O ainsi que sur mon site internet autour-de-soi.ch Et si cet épisode vous a parlé, n'hésitez pas à le partager à une personne qui aurait peut-être besoin d'entendre ce message aujourd'hui et de mettre des étoiles. Cela m'aide à le faire connaître et à continuer de semer des graines. Je vous retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous. Apprenez petit à petit à déposer des demandes claires, à écouter vos limites, les faire respecter et moi je vous dis à très bientôt !