Speaker #0Bonjour à tous, chers élèves et chers amis du site aufonddelaclasse.com. Dans cet épisode, on va se demander si le spectacle et le rire ne sont pas pour Molière une solution philosophique face aux difficultés de la vie humaine. Alors vous l'avez compris, dans cet épisode, on va essayer de relier les deux éléments du parcours du programme, spectacle et comédie, en se demandant s'il n'y a pas derrière tout ça quelque chose de sérieux. Et si la comédie du malaise imaginaire, finalement ne donne pas une espèce de leçon philosophique, une leçon pour le spectateur qui lui donnerait des clés pour vivre mieux, des clés pour supporter plus facilement les incertitudes de la vie humaine, la peur de la mort, la peur de l'avenir, tout ce qui peut être un petit peu sérieux et déranger tout simplement la recherche que chacun peut faire du bonheur. Alors pour essayer de réfléchir un petit peu à cette question, ce que je vous propose de faire c'est euh de développer trois réflexions. D'abord, essayer de relier un petit peu la comédie du mal imaginaire à la tradition du carnaval, premièrement. Ensuite, essayer de voir en quoi Molière fait l'éloge de la comédie à l'intérieur de sa comédie. Et puis ensuite, d'aller dans le vif du sujet en se demandant si Argan, finalement, ne serait pas seulement un personnage comique, mais s'il ne faudrait pas voir derrière lui une espèce d'emblème de n'importe quel être humain. qui vit de manière difficile, qui se pose des questions et qui a des angoisses pour vivre, tout simplement. Le lien que le malade imaginaire entretient avec le carnaval est un lien qui est très fort. D'abord parce que c'est la date à laquelle est créé le malade imaginaire, qui est celle du carnaval. Et d'ailleurs, une revue de l'époque était très lue dans les milieux de la haute aristocratie et de la bourgeoisie. parisienne qui s'appelle le Mercure Galant disait dans son numéro du mois de juillet août 1672 donc quelques mois avant la création du Malade Imaginaire que cette pièce était préparée pour le carnaval et elle dit je cite l'article et dans le carnaval on représentera une pièce de spectacle nouvelle et toute comique et comme cette pièce sera du fameux Molière et que les balais en seront faits par monsieur de Beauchamp on n'en doit rien attendre que de beau Vous voyez donc que cette revue annonçait, un petit peu de manière publicitaire probablement, cette nouvelle pièce en lien direct avec le carnaval. Et le carnaval, c'est une fête qui existe encore aujourd'hui, les enfants se déguisent dans certaines régions en France, dans le Nord notamment, on fête le carnaval, on fête le carnaval, on fête le carnaval, on fête le carnaval, on fête le carnaval, on fête le carnaval, on fête le carnaval, fait des carnavals beaucoup plus forts que dans d'autres régions de France. Mais à l'époque, c'est évidemment quelque chose de beaucoup plus important, parce que ça a un rôle clé dans le calendrier chrétien, et donc dans le calendrier tel qu'il est vécu par tout le monde en France au XVIIe siècle. C'est la fête qui précède le carême, donc cette période de 40 jours, où les chrétiens vont être plus proches de Dieu, éviter les excès, et donc juste avant, en quelque sorte pour se donner un peu de courage, eh bien... On fait n'importe quoi, on fait la fête, et précisément, c'est un moment d'excès, et dans lequel on peut manger, boire, etc., mais surtout, ignorer les règles, les normes en vigueur, notamment les règles sociales, les valeurs sociales, et en particulier se déguiser, jouer des rôles. Et on peut penser que le lien que le malade imaginaire a avec cette fête est important, Parce que... on peut présenter le spectacle du malade imaginaire comme une super fête, un super carnaval dans lequel on va célébrer la joie de s'amuser. Tout simplement, après tout, c'est ça qu'on appelle souvent une fête. Et on peut faire remarquer qu'à la fin du malade imaginaire, dans la dernière scène en fait, Bérald nous parle du carnaval et nous dit que justement le carnaval permet le divertissement qu'on va avoir à la fin, c'est-à-dire le troisième intermède dans lequel on a une fête complètement folle, puisque Argan est fait médecin dans une espèce de folie absolue où tout le monde chante, danse et dit n'importe quoi en latin, dans un latin qui est d'ailleurs un petit peu... N'importe quoi aussi, puisque ce n'est pas du vrai latin, mais on y reviendra un petit peu après. On peut penser donc qu'à ce moment-là, la pièce, en tout cas son intrigue, passe un peu au second plan et que ce qui devient la chose la plus importante, c'est tout simplement le jeu. C'est-à-dire qu'on fait la fête pour faire la fête, pour s'amuser, pour se divertir et rien d'autre. Et après tout, c'est un petit peu ça le carnaval. Et dans le carnaval, on joue des rôles. Et on peut dire que dans le malade imaginaire, les personnages jouent des rôles, portent un masque. à peu près tout le temps, comme on le fait quand on se déguise à l'occasion du carnaval. On peut citer quelques exemples, évidemment. Béline se fait passer pour une épouse aimante. Cléante, à un autre moment, se fait passer pour un maître de musique. Toinette, dans la grande scène finale, se fait passer pour un médecin. Vous voyez bien que tout le monde joue un rôle, comme si le carnaval qui est en train de se passer à cette époque était... le régime de l'intérieur de la maison d'Argan. Alors il y en a certains qui le font pour des mauvaises intentions, comme Béline, mais il y en a d'autres qui le jouent pour précisément dévoiler l'imposture, la manipulation, l'hypocrisie, pour faire apparaître les vrais sentiments. On peut donner beaucoup d'exemples encore. La fausse blessure de Toinette dès le début, quand elle fait semblant de se cogner à un volet. Le faux maître de musique cléante, comme je viens de vous le dire, qui fait toute cette fausse leçon de musique. Le faux amour de Béline pour son mari. La fausse déclaration de Louison à son père. La fausse mort de Louison. La fausse déclaration du petit doigt d'Argan. la toinette en médecin, je vous en parlais à l'instant ce qui a été un vrai spectacle dans le spectacle Argan qui lui-même joue sa fausse mort et puis bien sûr la fin, la fausse cérémonie de la faculté dans le troisième intermètre de la pièce on voit bien que tout ça se fait dans la tradition du carnaval, tout le monde joue un spectacle Tout le monde joue un rôle et tout ça c'est évidemment dans la tradition de cette fête du carnaval où tout le monde est là pour s'amuser, à s'amuser, à jouer d'autres personnages. Une autre remarque qu'on peut faire consiste à dire qu'à l'intérieur de la pièce du Malade imaginaire, Molière fait lui-même l'éloge de la comédie. C'est dans l'acte III, dans la très longue scène, une scène assez surprenante d'ailleurs, on en a déjà parlé dans d'autres épisodes, qui est un dialogue très sérieux entre Argan et Bérald au sujet de la médecine. L'un défendant la médecine en disant que c'est très important, c'est évidemment Argan, et l'autre disant que c'est une illusion que les hommes se donnent pour pouvoir... supporter la vie, en croyant pouvoir guérir, pouvoir la faire durer le plus possible. Mais ce qui nous intéresse ici, c'est autre chose, c'est qu'à l'intérieur de cette scène, Bérald parle de Molière. Évidemment, c'est une manière de casser complètement le jeu théâtral, parce qu'on parle de la pièce qui est en train de se jouer. Donc évidemment, pour tous les spectateurs, c'est une sorte de jeu de clin d'œil à ce qui est en train de se passer. Je vous en fais seulement une citation. invite Argan, en fait, à aller voir les comédies de Molière en lui disant ceci. J'aurais souhaité de pouvoir un peu vous tirer de l'erreur où vous êtes, et pour vous divertir, vous mener voir sur ce chapitre quelqu'une des comédies de Molière. Bérald ! En brisant l'illusion théâtrale, puisqu'il parle des comédies de Molière à l'intérieur d'une comédie de Molière, eh bien, faire un lien direct entre l'erreur où est Argan, je reprends les termes de la citation, et... Le fait d'aller à la comédie et lui dit finalement plutôt que de voir un médecin, de croire que la médecine va vous guérir, va régler vos problèmes, eh bien allez vous amuser à la comédie, allez vous divertir. éloignez-vous de cette erreur de la médecine, de cette erreur que constituent les illusions de croire que la médecine va régler les problèmes et rapprochez-vous d'une autre solution, celle du divertissement. Allez vous amuser. Ça veut dire que Bérald ne nie pas. qu'il y a des problèmes, ne nie pas que la vie est quelque chose de difficile, que dans la vie on souffre, que dans la vie on a peur de la mort, qu'on a peur de la maladie. Il ne dit pas que ça n'existe pas. Il dit pour régler ce problème-là, eh bien, ne croyez pas en la médecine, amusez-vous, faites la fête, célébrez. Et donc, on peut y voir un lien avec ce que je vous disais à l'instant sur le carnaval. Plutôt que de prendre au sérieux les problèmes réels de la vie, vie humaine et bien mieux vaut s'en détourner parce que c'est ça que ce que signifie le verbe divertir et le mot divertissement regarder à côté ne restez pas la tête dans vos problèmes au contraire ignorez les détourner le regard et Amusez-vous ! Et une des possibilités pour s'amuser, c'est d'aller au théâtre. Et donc le théâtre est ici présenté comme une espèce de concurrence de la médecine. Plutôt que d'aller vous soigner avec un médecin qui ne saura pas vous soigner, réglez vos problèmes d'une autre façon, en allant rire, en allant profiter d'un spectacle. Et puis, on peut même faire une parenthèse en évoquant un philosophe de l'époque qui est, à cette époque-là, extrêmement connu et représente toute une doctrine. C'est un Français qui s'appelle Blaise Pascal. Et Blaise Pascal, dans ses pensées qui sont déjà parues à l'époque de Molière et qui ont eu un grand succès, présentait le divertissement précisément avec un sens identique, mais pour dire l'inverse de ce que fait Molière. Pascal disait que l'homme passait sa vie à se divertir, c'est-à-dire à refuser de regarder les problèmes en face. Et les problèmes, c'est la peur de la mort, c'est l'incertitude de la vie humaine, c'est-à-dire l'idée selon laquelle on ne sait pas pourquoi on est là. On ne sait pas si Dieu existe, en tout cas on n'en est pas sûr. On ne sait pas si après la mort on va aller au paradis. On ne sait pas finalement pourquoi l'univers est là et pourquoi on est ici. Quel est le sens de notre existence ? Et donc, l'homme remplit sa vie d'activité pour s'en divertir, pour ne pas regarder les problèmes en face. Et bien, ce que fait Molière, c'est ne pas présenter le divertissement comme quelque chose qui est un problème, qui est une marque de la lâcheté, du manque de courage de l'être humain, mais au contraire comme une solution, comme LA solution. Qu'est-ce qu'il faut faire ? On ne réglera pas la peur que les hommes peuvent avoir de la mort, la peur que les hommes peuvent avoir de l'incertitude de la vie. de l'absence de réponse aux grandes questions qu'on peut avoir. Pourquoi on est ici ? Pourquoi on est né ? Qu'est-ce qu'on va faire de notre vie pour qu'elle ait un sens ? On ne réglera pas ces questions-là. Eh bien, qu'est-ce qu'on fait à la place ? Eh bien, on s'amuse. On prend le parti de la fête. Et à ce titre-là, la comédie est une solution. Le spectacle, le rire... représente une solution face aux incertitudes et aux difficultés de la vie humaine. Et c'est vraiment ce sens-là qu'on peut donner à l'intrusion de la comédie de Molière à l'intérieur de cette scène très sérieuse, dans le fond, de dialogue entre Argan et Bérald dans l'acte III de la pièce. Et pour vous convaincre de tout ça, un mot sur le troisième intermède, et puis ensuite on en viendra au personnage d'Argan comme un personnage sérieux. Le troisième intermède du Malade imaginaire fait dériver la comédie. Un petit peu comme dans le bourgeois gentilhomme quelque chose comme ça. années précédentes, à la fin de la comédie, vers une fête on peut dire carnavalesque et complètement bouffonne. La fin du malade imaginaire, c'est vraiment du grand n'importe quoi. Évidemment, il ne faut pas écrire ça dans une dissertation, mais on a le droit de le penser. Cette intermède, c'est une cérémonie, c'est la cérémonie qui concrétise la réception d'Argan comme docteur en médecine. Elle en suit toutes les étapes, l'assemblée solennelle de la profession, l'interrogation de celui qui s'appelle le bachelier rousse, l'exhortation à la déontologie professionnelle par le président, le praessès, tel qu'il est nommé dans la pièce, la remise du bonnet de médecin, le discours de remerciement du nouveau docteur en médecine et l'éloge du candidat à ses nouveaux pairs, c'est-à-dire aux autres médecins. Tout ça... à une base sérieuse donc, puisque c'est vraiment comme ça qu'une cérémonie de réception d'un docteur en médecine se passe à cette époque-là, mais ça se fait d'une manière qui est totalement burlesque et bouffonne. Le formalisme qu'on attendrait de cette cérémonie est évidemment un décalage complet avec son invraisemblance et avec le ridicule des paroles prononcées. Et on pourrait même dire avec sa transformation en un ballet, puisque c'est un intermède qui est dansé et chanté. et les médecins ne cessent de danser, de frapper des mains, de tourner. Le décalage se fait avec le latin, comme je vous le disais avant, qui est un latin macaronique, comme on disait, un latin de cuisine, comme on pourrait dire, un latin qui est complètement inventé et dérivé du français, seulement avec des terminaisons latines. Ça montre évidemment... On a là une satire de l'incompétence des médecins, et puis aussi une espèce de plaisir de la folie créative, de l'invention des mots. On peut prendre un exemple de type « tota compagnia » aussi, et « toute la compagnie » aussi. Ou des formules complètement triviales comme bonum appetitum, pour dire bon appétit, mais transformées en latin seulement avec des terminaisons. Des répétitions aussi qui apparaissent ici comme des espèces d'obsessions de la folie des médecins. On peut penser à ce triptyque clisterium donare postea segnare ensuita purgare, avec des termes qui pour certains sont vraiment latins, et d'autres pas du tout, comme ensuita, qui évidemment est une invention. On a là la satire habituelle de la médecine, du corporatisme, de la conscience qu'ils ont eu même d'être décharlatants, leur vocabulaire technique... Complètement ridicule. Mais ce qu'il faut retenir surtout, c'est que cette scène est totalement festive. Puisqu'elle repose sur l'acceptation de la folie d'Argan dans une espèce de fête des fous. Qui est menée par Bérald, mais à laquelle tous les autres personnages participent aussi. On accepte l'invraisemblance et on fait n'importe quoi. Et après tout, la fête c'est ça. C'est sans but. On est là sans autre but en tout cas que de s'amuser. Alors, ça pourrait n'avoir aucun sens, mais on peut penser que ça en a un. Tout simplement parce qu'on est invité à... à mettre la fête comme un concurrent de la médecine, et à considérer Argan comme un personnage qui n'est pas seulement un personnage comique. Puisque Argan, je crois qu'on peut le dire, est un personnage qui est à la fois simple et profond. Un personnage comique typique, et en même temps, une sorte de modèle de l'homme, et modèle des difficultés de la condition humaine. En effet, vous pouvez penser facilement que ces exigences tyranniques le font penser à un roi. Un roi, notamment parce qu'il trône sur sa chaise pendant presque toute la pièce, que son bonnet apparaît un peu comme une couronne, que le bâton qui lui sert pour marcher, pour d'autres choses d'ailleurs, ressemble un peu à un sceptre. Donc, on a là une espèce d'analogie de l'homme qui se croit maître, roi de son existence, alors qu'en réalité, il ne l'est pas. Et cette illusion de maîtrise est en fait l'origine. de ses passions et l'origine de sa souffrance. Comme pour l'homme en général, celui qui croit qu'il va être le maître de sa vie, qu'il va tout contrôler, eh bien il se trompe. Et ce sont ces passions-là qui sont à l'origine de ses souffrances, qui créent la colère qui est tout le temps celle qu'il a, ou qui est tout le temps l'émotion qu'il a sur la scène, ou la tristesse, la peur. On peut penser que la fable du malade imaginaire, si on la comparait à une fable de La Fontaine par exemple, c'est celle de l'homme victime de ses peurs, de l'homme qui est victime des peurs que crée en lui son imagination, son illusion de croire qu'il va maîtriser sa vie. Et donc délivrer les humains de la crainte de la mort qui conditionne. tout le comportement déviant d'Argan, eh bien, c'est la mission que se donne la comédie, de la même manière que c'était la mission que les philosophes de l'Antiquité, les épicuriens et les stoïciens en particulier, donnaient à la philosophie. Et on peut dire de cette façon-là que Molière dénonce avec la médecine une forme de superstition, mais qui est, d'une manière un peu plus large, révélatrice de la crédulité de l'homme. qui est confrontée à la compréhension de sa propre nature et à la crainte de la mort. En fait, c'est une science prétendue qui est faite de croyances, de respect, de textes sacrés et de soumission aux autorités. Et cette fausse science est aux mains d'individus qui exploitent la faiblesse humaine à leur profit. Le Malade imaginaire, la pièce du Malade imaginaire, propose une réflexion sur les effets de l'illusion, sur les effets de l'égarement humain. sur les effets de la peur de la mort et de la folie humaine finalement qui consiste à croire qu'on va vaincre toutes ces difficultés. Et face aux difficultés qui sont bien réelles de la condition humaine, ce que Molière met en avant c'est la comédie et plus généralement la force du rire. du spectacle, la force de l'amusement. Et donc, comme la catharsis existait pour la tragédie, eh bien, le rire dans l'idée de Molière est libérateur. Il libère l'homme de ses peurs, et il lui permet d'assumer, en tout cas, d'assumer le moins mal possible les incertitudes de l'existence. Et dans un sens, ça suit un petit peu le modèle de Don Quichotte, de Cervantes, et... La folie du sage qui, en confondant réel et fiction, finalement trouve le bonheur d'une manière qui est plus efficace que les autres. Et donc, c'est dans l'éloge de tout ce qui se rapporte au carnaval et à la fête que Molière trouve une réponse aux incertitudes et aux angoisses de la condition humaine. Par les jeux de rôle, par les déguisements, en particulier évidemment dans la grande scène virtuose de Toinette qui se déguise. déguise en médecin, se remet Antoinette, se redéguise en médecin comme le médecin volant de la tradition de la Comédia dell'Arte. Et finalement, à la fin, l'acceptation de la folie d'Arcan avec la cérémonie d'Arcan en médecin. Et donc, les problèmes de la vie humaine, ils ne sont pas tous réglés, évidemment. Ils ne sont pas même réglés du tout. Mais en acceptant qu'ils existent, en renonçant à les régler de manière complète, on trouve plus de bonheur dans le divertissement, dans le spectacle, dans le rire que dans quoi que ce soit d'autre. En tout cas, certainement pas dans l'illusion de pouvoir régler tous ces problèmes. Et donc, on peut trouver ainsi une mission philosophique au rire et au spectacle qui permet à l'homme, aux spectateurs de Molière comme à Argan, à la fin de la pièce, de mieux vivre sa vie. Voilà donc ce que je voulais partager avec vous sur la mission philosophique du rire dans le malade imaginaire. Vous pouvez retrouver certaines choses sur le site offondelaclasse.com. Je vous dis merci beaucoup de m'avoir écouté et à très bientôt. Ciao, ciao !