- Speaker #0
Je reçois plus de petits messages de photos de mariage ou de photos de bébé, mais je reçois encore des messages de parents qui disent « Non mais attendez, depuis qu'il joue à Copice, il a changé, il est trop content. » Et le message que je préfère recevoir, c'est quand un parent me dit « Je vais résigner votre avènement, parce que... » Ah non !
- Speaker #1
Bienvenue sur ce nouvel épisode de One Shot, j'ai la chance et... Le plaisir de t'être en compagnie de Julie Prieur aujourd'hui. On va pouvoir parler de tech, d'actualité, de produits, peut-être aussi un peu de sujets persos, de ce qui t'a amené aujourd'hui à être qui tu es, Julie Prieur. Tu nous as mentionné ton parcours avant qu'on commence cet épisode. T'as eu un parcours un petit peu atypique, si je puis dire. T'es passé par du produit physique, du e-commerce, t'es arrivé ensuite sur le dating avec différentes apps, pour enfin arriver aujourd'hui en tant que CPO de Poppins. Julie, bienvenue. Est-ce que tu peux nous parler un peu de toi ?
- Speaker #0
Merci. Alors oui, je suis Julie, j'ai 46 ans et je bosse dans le produit depuis que je bosse. Donc comment je suis arrivée là ? Parcours hyper classique, j'ai fait une école de commerce et je me suis quand même retrouvée dans la tech, ce qui n'était pas évident à l'époque. Et effectivement, comme tu as dit, j'ai commencé dans le produit parce que j'adorais développer des choses et les voir à partir d'une idée, voir la création. en live quoi, et j'ai eu la chance de pouvoir commencer chez Yves Rocher et à l'époque le développement produit en France ça existait pas en fait c'était surtout du marketing, adaptation de campagnes publicitaires d'un produit qui avait été développé ailleurs un peu de com' aussi j'imagine ouais de la com' mais de la PLV et ça pour moi c'est pas du développement produit le produit c'est vraiment construire quelque chose et le voir et effectivement j'ai commencé à développer une gamme d'autobronzants hyper sympa et de tout en fait tu commences par le brief mais tu bosses avec les laboratoires avec les parfumeurs, avec les packaging et puis tu donnes un peu de ta personne moi je faisais des autobronzants donc il fallait que je teste la formule donc je mettais les différentes formules sur mon bras et puis je regardais celle qui était trop orange trop bronzée,
- Speaker #1
trop blanche est-ce que j'ai l'air ok ou pas ?
- Speaker #0
voilà et ça c'était sympa et j'aime bien ce côté de toucher de le sentir et tout donc ça c'était cool Merci. Et après, j'ai fait aquarelle, comme tu as dit. On développe des bouquets de fleurs. Je ne suis pas du tout fleuriste.
- Speaker #1
Je me souviens effectivement d'aquarelle où tu pouvais effectivement te faire livrer tes bouquets. Tu avais ta composition florale.
- Speaker #0
Et c'était une énorme révolution à l'époque versus tous les magasins de fleurs où tu passais. Ou en fait, le concept, c'est que tu commandes des fleurs pour quelqu'un. Tu vois le bouquet en photo. Et puis finalement, comme c'est transmis à le fleuriste d'à côté, il n'a pas forcément la compo que tu as choisi. Et c'est un peu déceptif quand t'as mis un peu de temps à choisir ton bouquet. Et donc Aquarelle, c'était l'inverse. On travaillait tout dans une manufacture depuis l'Oise et on envoyait tout par chronoposte. Et la révolution, c'était aussi la recherche de packaging. Comment t'envoies par chronoposte un bouquet de fleurs et qu'il n'arrive pas complètement à écraser ? Comment tu gardes la réserve d'eau ? Donc tu vois, il y avait encore ce côté recherche de... Tu as le produit, mais tu cherches quel packaging et tu fais un peu de R&D. Bon, light, je ne suis pas ingénieur, mais c'était hyper intéressant. Et j'adore ce côté test and learn que j'avais dans le produit physique. Et puis, après, on m'appelle pour aller chez Mythique. Rien à voir. Rien à voir. Pas du tout physique, du coup.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
On est complètement sur une app, un site internet encore à l'époque. Et j'ai eu un peu peur. Je me dis, attends, moi, je ne sais pas faire ça. Je ne connais rien de la tech. Je comprends. Je ne suis même pas geek, en fait. Donc, j'hésite. Je passe tous les entretiens et je suis prise. Et puis là, à un moment, je me dis, est-ce que j'y vais ou est-ce que je ne veux pas ? Et je me dis, bon, écoute, Julie, ils sont venus te chercher. Il y a un mec, il est chasseur de tête. C'est son métier. Tu as vu les mecs, c'est mythique. Ils ont décidé de te prendre. C'est OK. À un moment, il faut faire confiance. Et ça, c'est un truc que je me suis toujours gardé. C'est qu'il faut aussi faire confiance, déjà, aux chemins qui se passent devant toi et aussi aux gens qui te recrutent. Et parce que je pense que c'est la responsabilité du recruteur. aussi de prendre les bonnes personnes. Et c'est pour ça que moi, maintenant, en tant que recruteur, je fais vachement attention à ça. De ne pas prendre les gens juste parce que ça m'arrange et qu'il faut aller vite, mais de vraiment chercher est-ce que la personne va être la bonne personne, est-ce que je ne vais pas la mettre en situation d'échec en la faisant venir chez moi. Et ça, c'est hyper important.
- Speaker #1
Et donc, tu recrutes sur des critères aussi différents qui ne sont pas forcément que l'adéquation du CV au poste, mais aussi l'adéquation du profil et de l'être à ta personne et au job. Pour moi,
- Speaker #0
je pense que c'est vraiment un feat entre... La personne qu'on recrute est mon mode de management. Je n'ai pas le même mode de management qu'une autre personne à côté. Et la personne qui vient, elle n'a pas forcément les mêmes attentes qu'un autre candidat. Et ça, je fais vachement attention. Moi, je sais qu'en tant que manager, je ne suis pas la plus forte pour faire grandir des juniors, par exemple. Donc si la personne est vachement en attente d'accompagnement, de feedback, de montée en confiance, je ne vais pas être le bon manager. Je vais peut-être parler un peu cash, je veux que ça aille vite. Et il y a des personnes qui ont une sensibilité qui ne marche pas. Et donc je préfère demander ça vraiment. Et je le demande en entretien. Je lui dis voilà comment je manage. Est-ce que toi, c'est ce que tu recherches ? Et ça m'est arrivé. La personne m'a dit, pas trop, non. Et je lui ai dit, on s'arrête. Je sais que tu aurais bien fait le job, mais en fait, nous, on n'aurait pas eu une belle relation de manager. Donc, on arrête. Et je pense que c'est un bon service à rendre aussi.
- Speaker #1
Tu as bien raison. Poser la question à autrui en se disant que ce n'est pas un entretien descendant, mais plutôt un échange en essayant de comprendre la personne et voir si effectivement, on va pouvoir kiffer ensemble aussi l'aventure. C'est ça.
- Speaker #0
Parce que bon, après, tu bosses tout le temps. toute la journée. Tu passes plus de temps avec ces personnes-là de ton équipe qu'avec ta propre famille, donc tu as intérêt à bien t'entendre avec eux. Et qu'il n'y ait pas d'attente démesurée, sinon la relation est déséquilibrée. Donc voilà. Donc je vais chez Mythique, je découvre la tech. J'adore la tech. Et tu deviens geek ? Alors je ne sais pas si je deviens geek, mais en fait je deviens suffisamment curieuse pour m'ouvrir à tout ça. Et ouais, ça me passionne. Suffisamment curieuse pour parler avec des développeurs qui m'expliquent leur boulot. J'ai la chance à cette époque-là d'avoir un super CTO, hyper pédagogue, et qui m'explique les choses. Il m'explique comment ça fonctionne derrière ce grand écran de terminal noir, et qui explique. Et j'adore, j'adore, et il prend vachement de temps. Et heureusement que je l'ai rencontré, parce que je pense que je n'aurais pas appris autant. Et après, plein de développeurs qui m'expliquaient comment ça marchait. Et tout le monde n'était pas comme ça, même au produit chez Mythique, mais moi, c'est un peu ce qui m'a... qui me caractérisait et qui a fait que j'en suis là aujourd'hui, parce qu'en fait, je me suis intéressée aux choses au fur et à mesure. Et j'ai vu les tendances. Tu vois, chez Mythix, je suis restée quand même 7 ans. C'est énorme.
- Speaker #1
C'est une belle expérience.
- Speaker #0
J'ai eu le temps de faire deux enfants quand même, ce qui est bien aussi. Mais voilà, d'avoir plusieurs vies au sein d'une même boîte. Mythix, je suis arrivée, je travaillais avec Marc Simon de Sydney. C'était franco-français. C'est ouf. Après, on a eu l'aventure américaine. Moi, je suis rentrée de congé math. On m'a dit, ta nouvelle chef, elle vient de Houston, Texas. Elle ne parle qu'anglais. Et tu te débrouilles. Et tu changes de culture. Brosser avec des Américains, ça n'a rien à voir quand tu es Français. Ils sont hyper data-driven. Ils sont orientés impact. Moi, je me souviens, ma boss, je lui rends un PowerPoint. Et elle me convoque. qui est médié. J'avais mis un peu d'effort pour que ça soit un peu beau et tout. Je ne suis pas une dingue du PowerPoint, mais j'ai un petit peu donné.
- Speaker #1
Tu as mis du cœur, quoi.
- Speaker #0
Voilà. Et elle me dit, OK, j'aime bien ce que tu as mis dans ta presse, mais en fait, pourquoi tu as perdu du temps à être de la forme ? C'est un document interne. Tu fais blanc, truc noir de base. C'est de la perte de temps.
- Speaker #1
Straight to business, straight to impact.
- Speaker #0
Et donc là, tu vois, c'est la différence. Les nouvelles bases sont posées. Je trouve que ça coule. Et là, pareil, tu es intéressé. Tu dis, OK, je vais apprendre cette nouvelle culture. Je vais apprendre. On parle avec des gens qui n'ont pas le même prisme que moi. Et t'apprends et c'est super. Et puis après, je vois mobile. On n'était vraiment qu'un site internet. Le mobile, c'était e-mode. Un truc hyper vieux. On essaye les apps un peu natives, mais c'est compliqué. Et puis là, une de mes potes démissionne. Elle me dit, je m'en vais, je vais faire autre chose. Et pourquoi tu ne reprendrais pas mon poste ? Je dis, attends, je n'y connais rien au mobile. Vas-y, essaye. Et là j'y vais.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu as à perdre ?
- Speaker #0
Bah ouais, qu'est-ce que j'ai à perdre ? Et en fait, alors là, toi j'avais découvert la tech, maintenant j'ai découvert le mobile, c'est encore mieux, tu vois. Et voilà, les gestures, le fait d'avoir tout ton... Et je reprends le produit entre mes mains, tu vois. Et là voilà, je me suis dit, tiens, en fait c'est cool, j'ai repris un truc à tester. Et ma vie, c'est tester, c'est swiper, c'est slider, c'est génial. Et en plus maintenant il y a de l'haptique, alors tu vois, tu ressens encore plus le produit. Et c'est assez trop cool. Et heureusement que j'ai fait ce virage-là. Vers le mobile, parce que je pense que c'était hyper porteur. Je ne me rendais pas compte sur le moment que maintenant, on est mobile first. Mais à l'époque, ce n'était pas mobile first.
- Speaker #1
Certainement pas.
- Speaker #0
J'ai de la chance chez Meetic d'être dans l'équipe pilote qui va passer en organisation agile. Donc, on est coaché par une boîte externe pour nous apprendre ce que c'est que l'agilité. J'ai l'impression d'être un dinosaure quand je dis ça. Tout le monde sait ce que c'est que l'agilité, mais à l'époque, non. Et c'est super. Et en fait, ma vie a été faite d'opportunités comme ça que j'ai chopées, sans m'en rendre compte peut-être. Euh... Plus parce que j'ai été curieuse d'apprendre. Et je pense que c'est ça le vrai truc quand on veut progresser et faire un beau parcours, c'est d'être assez curieux et de s'ouvrir les chakras.
- Speaker #1
Ouvrir d'esprit, effectivement ouvrir ses chakras, tester, ne pas hésiter. Ce que tu dis, aller sur un métier, un produit ou une dominante, un secteur qu'on ne connaît pas du tout. Et complètement changer de scope potentiellement.
- Speaker #0
Oui, potentiellement. Même si en fait, je suis restée au final 14 ans dans le dating. Donc pour quelqu'un qui veut changer de scope, ce n'est pas terrible.
- Speaker #1
On se parle de mythique, mais t'as eu une autre expérience dans le dating aussi ? Ouais.
- Speaker #0
J'ai fait un court passage chez Attractive World d'un an, mais après, j'ai refait 7 ans ou 8 ans chez Happn. Donc, pas mal de dating.
- Speaker #1
Tu as eu des complémentarités que tu as pu proposer, effectivement, dans ces différents écosystèmes, ou tu as vu des différences majeures sur les deux apps ? C'est eu un peu de changement pour toi ? Parce que 7 ans dans une boîte de dating et 7 ans dans une autre boîte de dating, c'est ouf. La logique, on pourrait se dire, « Putain, maintenant, je l'ai déjà fait, pourquoi j'y retourne ? » « Qu'est-ce que je vais apprendre dans ce nouveau contexte ? »
- Speaker #0
Alors, oui, je l'ai déjà fait. Après, tu ne le fais pas au même poste. Moi, j'étais Product Owner chez Mythic. Je suis CPO chez Happn. Donc, je n'ai pas forcément la même... Voilà, j'ai beaucoup plus de liberté en tant que CPO. Je peux vraiment partager ma vision et essayer de la porter tout du long. Bon, Mythic, quand j'y suis, on est 400. Happn, quand je les rejoins, on est 50.
- Speaker #1
Ouais, t'arrives pas du tout dans la même échelle. Et au milieu,
- Speaker #0
Attractive World, on était 15. Donc, tu vois, j'ai fait pas mal de choses différentes, pas mal de postures différentes. Je commence le management chez Attractive World et le poffine chez Happn. Et t'apprends ça quand même dans la posture, c'est complètement différent. Et porter une vision et essayer d'embarquer des gens avec toi, c'est pas pareil que d'exécuter la vision de quelqu'un d'autre. Non, c'est sûr. Et ça, ça prend du temps à... se mettre en place quand même, à apprendre.
- Speaker #1
Tu as le syndrome de l'imposteur au début, finalement je suis réussi à le dépasser. Au début,
- Speaker #0
le syndrome de l'imposteur ? Non, tout le temps, le syndrome de l'imposteur. Non, tu l'as tout le temps, tu l'as tout le temps et je l'ai encore et encore aujourd'hui, je pense que c'est difficile de s'en débarrasser et voilà, je me demande, tu vois, quand tu me dis est-ce que tu peux venir faire un podcast, tu me dis mais qu'est-ce que j'ai à dire, ça va intéresser qui ? Donc ouais, tu l'as tout le temps, le syndrome de l'imposteur.
- Speaker #1
Ouais, je comprends. Et pourtant, plein de gens, parce que les expériences qu'on vit, on pense souvent qu'elles sont extrêmement personnelles, et pour autant, on peut se rapprocher de tellement de personnes, tellement de parcours, s'approprier des histoires qui sont celles qu'on veut aussi vivre. C'est pour ça que les podcasts existent, parce que finalement, tu penses que ta condition est unique, et non, elle parle à plein de gens.
- Speaker #0
Et puis, c'est vrai que moi, en tant qu'auditrice de podcast, j'apprends tellement à écouter les autres, donc voilà, je me suis dit quand même que je suis là. Et t'es là ! Donc ouais, t'apprends plein de choses. Et le fil conducteur du dating, c'est quand même que t'as l'impression de servir à quelque chose. Et pour moi, c'est hyper important de donner un sens à mon boulot. Alors bon, je ne critique pas tous les autres boulots, mais moi, le dating, ça m'a vraiment parlé, ça m'a touchée. Alors je n'étais pas du tout concernée. Moi, j'étais déjà mariée quand j'ai commencé dans le dating.
- Speaker #1
Ce qui est encore plus fort.
- Speaker #0
Ouais. Mais du coup... tu peux te dire est-ce que je vais pouvoir me mettre à la place des utilisateurs, est-ce que je vais comprendre les jeunes et heureusement que la discovery existe que le benchmark existe et en fait c'est génial et donc moi ce qui me portait au quotidien c'était de recevoir des messages de personnes que j'avais pu aider avec Mythique, Happen ou Attractive World qui me disaient Trop bien, maintenant on est mariés, voilà la photo de notre mariage, c'est trop cool. Tiens, je vous présente mon fils, qui ne serait pas là si vous n'aviez pas eu un super service. Et ça, en fait, ça te requinque le matin, tu sais, tu as peut-être une journée un peu chargée, tu avais peut-être des bugs en prod, et puis là tu vois ces messages-là, et tu te dis bon, en fait, je sais pourquoi je le fais, et je continue à le faire.
- Speaker #1
Ouais, je suis au bon endroit, je sais ce que je fais le matin et pourquoi je me lève.
- Speaker #0
Et tu vois, chez la Pogne, il y avait un peu plus une vision où on croyait... en l'humain, en connexion humaine et on voulait remettre des gens qui s'étaient croisés a priori dans la vraie vie et on remettait cette seconde chance possible grâce à la tech alors moi je trouve ça génial que grâce à la tech il se passe quelque chose tu t'es baladé dans le métro, t'as pas fait attention mais peut-être que ta voisine à côté ou ton voisin il s'est passé un truc et grâce à Happn tu peux retrouver tous ces gens là je trouve le concept hyper cool Et t'as un icebreaker de dingue, t'étais là toi aussi hier dans ce même théâtre, du coup est-ce que t'as vu la même pièce que moi, qu'est-ce que t'en as pensé ? Et c'est ça en fait le boulot que tu fais quand tu présentes des gens en soirée, même pas pour du dating, c'est que tu trouves l'icebreaker de ouf. Et l'icebreaker c'était que la rencontre elle avait déjà eu lieu, et que les gens s'en étaient potentiellement même pas rendu compte, ou quelquefois ils s'en sont rendu compte et ils étaient trop contents de pouvoir rattraper cette chance, parce que t'avais pas osé. Donc le concept de sérendipité, de hasard, et ça c'était hyper porteur. Et j'avais justement envie de développer un produit qui te permettait de reconnecter avec le réel le plus vite possible.
- Speaker #1
Ok, ouais, je comprends.
- Speaker #0
Et j'avais presque envie, ma vision ultime, c'était presque que t'aies plus besoin d'Apple. C'est-à-dire que presque, ça aurait pu vibrer dans ta poche et te dire, à droite, tourne la tête à droite. Et tu vois, ça, c'était le truc que j'aurais voulu avoir et que tu passes le moins de temps possible sur l'app. Parce qu'en vrai, on sait tous les travers des apps de rencontres. Il y a d'autres acteurs qui essayent de te faire swiper à l'infini et te garder parce que c'est leur base d'utilisateur. Tu vis d'un abonnement, donc si ton utilisateur ne trouve pas l'amour le plus longtemps possible, tu le gardes engagé. Et moi, chez Happn, j'avais cette possibilité-là d'essayer de se dire, bah non, en fait. Nous, notre produit, on l'aura réussi quand les personnes, elles n'auront plus besoin de nous, en tout cas, temporairement, parce que moi, je ne peux pas garantir sur 20 ans que l'histoire va marcher.
- Speaker #1
C'est sûr.
- Speaker #0
Mais voilà, et qu'ils n'auront plus besoin de toi et qu'ils pourront supprimer ton âpre. Et c'est ça que tu as envie, d'avoir un impact.
- Speaker #1
Donc sortir complètement des dark patterns, des biopsychologies que tu utilises, effectivement, pour la rétention à haut niveau, etc.
- Speaker #0
Ouais, juste l'efficacité.
- Speaker #1
Plutôt cool.
- Speaker #0
Juste te dire que tes patterns d'engagement, tu le fais pour le bien de la personne. Et pas pour toi, tes métriques, tes actionnaires. Et normalement, c'est un cercle vertueux. Et que s'ils sont contents, il y aura de la recommandation. Ils reviendront pour d'autres personnes ou eux s'ils en ont besoin.
- Speaker #1
Ça participe à ce que tu disais de vouloir créer des histoires. Et dans ce que j'entends, tu as beaucoup de sens, de quête d'impact. Et de volonté à driver du changement. Ce qui... Finalement, quand on s'en parlait que je t'écoute, amène naturellement à l'histoire Poppins.
- Speaker #0
Ouais. Bah voilà, donc 14 ans de dating, tu te dis après, bon, c'est bien, mais peut-être envie de changer quoi. Moi j'étais hyper attirée par tout ce qui était médical et éducation. Pourquoi ? Parce qu'en fait, je trouve qu'il y a un peu de retard. Quand tu évolues dans la vraie tech, B2C, tu vois les apps trending dans les app stores, etc. Il y a assez peu de médical. C'est vrai. Et dans l'éducation, moi, je trouvais que c'était assez en retard, que la tech, elle n'avait pas vraiment pris le virage. Alors, il n'y a pas forcément beaucoup de moyens dans l'éducation. Le médical, c'est assez contraignant. Mais je me dis, attends, on peut aller avec tout ce qu'on sait sur les best practices des habits aussi. On pourrait aller un peu moderniser ce monde-là. Donc, j'avais assez envie. Et puis aussi, driver par l'impact, je trouve ça trop cool de dire que tu vas vraiment... répondre à un pain point et faire quelque chose dont on a besoin et pas juste de la consommation une nappe de vente donc c'est un truc qui reste dans le coin de ma tête je sais que j'ai envie d'aller vers le médical mais je force rien c'est pas le moment et à un moment on me parle de Poppins on est un dispositif médical sous forme de jeu vidéo pour des enfants dyslexiques les gens. Donc en nappe ou en tablette. Et je connais Poppins parce qu'en fait j'ai deux enfants, ils sont tous les deux 10 avec des troubles de l'attention. Et donc pendant le confinement, je cherche des trucs pour aider mes enfants et je découvre Poppins. Donc je le fais tester à mes enfants. Mes enfants étaient déjà trop grands, donc je vois le truc, je me dis ça a l'air sympa, mes enfants accrochent pas, je mets de côté, j'oublie Poppins. Et puis un jour, quand je recherche un autre boulot... Je vais sur le Slack de French IPO et on me dit, tiens, j'ai trouvé cette offre. Moi, ça ne m'intéresse pas. Quelqu'un la veut. J'étais, mais attends, mais oui. Je prends. Je la veux, je la veux, je la veux. Donc, j'appelle le recruteur. Je dis, ouais, ouais, moi, ça, il me le faut. Moi, je suis une maman d'enfant 10. Moi-même, je suis 10. Je connais le parcours. Je connais l'app. Ils veulent se lancer en B2C. Je connais le B2C. Je suis le profil idéal. Il me dit, bah ouais. Mais le problème, c'est que j'ai déjà présenté ton profil, même sans que tu m'appelles, et ils n'ont pas voulu. Parce qu'ils ne voyaient pas le rapport entre le dating et le médical. Et les enfants aussi.
- Speaker #1
Parce qu'ils n'avaient pas encore écouté le podcast.
- Speaker #0
Voilà. Et les enfants. C'est vrai que le dating enfant, ce n'est pas tout de suite évident.
- Speaker #1
Le rapport n'est pas ouf.
- Speaker #0
Et je leur ai dit, tu les rappelles. Tu les rappelles et tu leur dis que moi, je sais gérer des abonnements. Je sais gérer... J'ai de l'expérience dans l'app. Ça fait 15 ans que je fais de la tech. Tu les rappelles et je leur explique.
- Speaker #1
La recommandation du recruteur.
- Speaker #0
Exactement. Là, je l'ai un peu biaisé, je l'ai un peu forcé. Oui,
- Speaker #1
je comprends.
- Speaker #0
Mais là, et donc effectivement, une fois que j'ai expliqué mon parcours.
- Speaker #1
C'était censé pour eux.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Ils ne se posaient plus la question, in fine.
- Speaker #0
Et j'y suis depuis deux ans. Et j'adore depuis deux ans. On est 25.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et c'est une boîte qui avait déjà... Pas mal d'années en recherche clinique, donc je te dis dispositif médical, c'était d'abord de la recherche. Et François et Antoine, les cofondateurs, ils ne voulaient pas mettre sur le marché un produit qui n'aurait pas été scientifiquement validé.
- Speaker #1
Ce qui est plutôt bien.
- Speaker #0
Et ce qui est plutôt bien, mais ce qui est assez contraignant en fait, tu vois, moi qui viens du B2C, vas-y, on teste, on verra si ça marche, ça c'est impossible.
- Speaker #1
Tu ne peux pas faire ça. Mais du coup, comment tu fais effectivement pour t'assurer que ton produit fonctionne, que tu vas pouvoir effectivement le développer dans le temps, garder une rétention qui soit utile aussi, alors que tu dois être basé sur des facteurs qui ne sont pas du tout ceux qu'on connaît dans les discoveries classiques ou dans du delivery classique ?
- Speaker #0
Alors, c'est là qu'il faut un cerveau coupé en deux. Tu as la partie conception du programme, toutes tes preuves de ce que tu vas apporter, la thérapie en fait. Ça, c'est médical. Ça, tu ne fais pas d'AB test, tu ne fais pas du test and learn en mode pirate en prod. Ça, c'est tes baquets. Tes baquets, tu as bossé avec des médecins, tu as fait des études cliniques, tu as déposé des protocoles de recherche, tu as attendu les résultats. Là, c'est moins ma partie, mais je veux dire, c'est sérieux. Et puis après, une fois que j'ai cette matière-là, moi, je vais pouvoir m'amuser devant comment je l'exploite dans l'application.
- Speaker #1
Comment tu la transformes et tu lui donnes vie.
- Speaker #0
Et donc, je vais pouvoir m'amuser avec l'UX, je vais pouvoir m'amuser avec d'autres choses où là, je vais pouvoir reprendre plus le test and learn et le discovery classique. Mais j'ai ces deux parties-là dans un dispositif médical. Et tout doit être documenté. Je ne peux pas faire un changement comme ça en disant je l'ai changé. Tu as tout un protocole, ce qu'on appelle le réglementaire. où tu dois décrire ce que tu fais, l'archiver, tu vois, c'est le RGPD puissantiste.
- Speaker #1
Plus, plus, plus pour le côté médical.
- Speaker #0
Mais en fait, c'est hyper cool et ça te fait des contraintes. T'as un socle de contraintes et tu dois faire avec. Et comme de la contrainte naît la créativité, du coup, t'es hyper créatif parce que tu sais que ça, tu ne peux pas le bouger, mais comment tu vas faire pour le faire rentrer quand même dans les cases et voilà. Et donc ça, c'est la différence, mais du coup, tu touches. À des enfants, tu découvres des nouvelles personnes, tu apprends à parler avec des médecins qui ont un jargon quand même assez particulier. Non, mais tu vois, ils sont dans leur truc. Moi, j'ai mon jargon de la tech. Évidemment qu'ils ne me comprennent pas.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ils ont leur jargon médical. Et puis, il faut apprendre à communiquer ensemble.
- Speaker #1
Tu travailles donc sur une app qui fait du gaming pour des enfants 10. Donc, tu as plusieurs personnages. J'imagine que tu as les enfants. Tu as probablement aussi les parents. Les médecins qui vont te dire, tiens, moi, je vais recommander cette solution. Comment tu drives tout ça avec trois personnes qui sont complètement différentes ? Tu n'as pas forcément accès de manière hyper simpliste à des enfants.
- Speaker #0
Oui. Comment tu fais ? Bosser avec des enfants, c'est sûr que c'est moins facile d'accès. Tu ne fais pas n'importe quoi avec des enfants. Il faut toujours passer par les parents. Donc, tu ne peux pas leur envoyer un questionnaire. En plus, là, on parle de public 10. Donc, la lecture et tout ça, ce n'est pas forcément évident. effectivement, tu as trois personnages, même un peu plus. Et il faut que j'arrive à convaincre les parents que c'est hyper sérieux, que c'est hyper efficace.
- Speaker #1
Comment ça, au fond de la vidéo ?
- Speaker #0
Il va falloir acheter un abonnement. Tu vois, donc voilà. Et après, c'est l'enfant qui joue. Et comment je gère les deux ? Donc, il faut que ça soit suffisamment sérieux pour les parents, mais suffisamment sympa pour les enfants. Donc, voilà. Et effectivement, comme tu as dit, il faut que ça soit suffisamment argumenté. scientifiquement pour convaincre les orthophonistes et les médecins. Parce que eux, que ça soit joli, qu'il y ait du retour haptique et des super musiques, ce n'est pas forcément le trigger numéro un pour aller recommander. Donc ouais, tu as trois discours à avoir. Donc dans l'entreprise, on est séparé en deux produits. On a une partie qui va s'occuper plus du monde médical, qui va être aussi rechercher les bons... protocole pour aller tester le produit et pour aller parler avec les professionnels de santé. Comme je te disais, c'est un vocabulaire aussi à avoir. C'est des preuves à démontrer que forcément, moi, je maîtrise moins. Et moi, je m'occupe de toute la partie direct to patient, donc les parents, les familles. Et donc déjà, ça m'enlève un, même s'il faut que je parle à tout le monde. Et ça, c'est sympa parce que t'apprends avec le temps et tu fais de la discovery comme tu peux. Nous, on appelle beaucoup les parents. C'est hyper important d'être présent avec les parents.
- Speaker #1
Ils sont assez réactifs et ils sont engagés ?
- Speaker #0
En fait, quand tu as un enfant qui a des troubles des apprentissages, tu es un petit peu, au début, quand tu es maman ou parent en général, tu es un peu désœuvré. La maîtresse te convoque, elle te dit « votre enfant, ça ne va pas, il va falloir faire quelque chose » .
- Speaker #1
Tu ne comprends pas, tu ne sais pas d'où ça vient.
- Speaker #0
Ton enfant idéal n'est plus là. Ton enfant qui va rouler tout seul n'est plus là. Donc il faut accompagner aussi dans cette prise en charge. Et puis après, il faut trouver des solutions. Et comme je t'ai dit, c'est un langage spécifique, un jargon spécifique. Quand tu ne connais pas les troubles spécifiques des apprentissages avec déficit en lecture, tu vois ça, rien que ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi ? Il faut faire quoi ? Il faut déjà aller voir une orthophoniste. Et oui, il faut trouver une place, il faut attendre, il faut s'organiser. Donc oui, c'est un peu un... Un chamboulement pour les parents. Et donc nous, on s'est dit qu'on a créé ce produit-là pour les enfants. Mais si on veut qu'il y ait le maximum de bénéfices pour les enfants et qu'ils aillent au bout de la rééducation, en complément avec l'ortho ou tout seul avec Poppins pour l'instant, il va falloir qu'on accompagne les parents. Parce qu'un enfant qui a besoin d'aide, si les parents sont raplapla, s'ils sont complètement perdus, il n'y aura personne pour soutenir cet enfant.
- Speaker #1
Pour le driver, pour faire en sorte qu'il soit bien suivi, etc. J'imagine que quand tu as des 10, potentiellement, tu peux aussi avoir d'autres choses comme des TDA, etc. Tu vas avoir peut-être des troubles de l'attention, du focus. Peut-être que ta curiosité aussi va aller sur d'autres sujets. Comment tu fais pour engager ces gens sur le long terme, pour s'assurer qu'ils prennent finalement leurs médicaments, qu'ils soient le gaming ?
- Speaker #0
C'est ça, c'est ça. Et plein d'autres choses, parce qu'en fait, c'est assez pluridisciplinaire, les personnes qui vont pouvoir aider un enfant et les parents. Et on a aussi de l'accompagnement pour les parents, savoir comment on parle à un enfant, comment on est exigeant, comment on rappelle les règles. Et effectivement, comme tu as dit, ça arrive souvent avec des petits cadeaux en plus, des troubles de l'attention, peut-être même des troubles de l'opposition. Et surtout, c'est des enfants qui ont... Ça dépend quand est-ce que tu les prends en charge, mais ils n'ont pas confiance en eux. Et donc ça, nous, on essaie vachement de le prendre en compte dans l'application. De faire du renforcement positif, de jamais mettre l'enfant en situation d'échec, de ne pas avoir l'impression qu'il a une double peine. Non seulement il est 10, mais en plus, il doit faire du travail en plus.
- Speaker #1
Oui, donc tu dois vraiment le gamifier au maximum pour que ce soit un vrai plaisir.
- Speaker #0
Un vrai plaisir tout en gardant l'apport pédagogique, tu vois. Et ça, c'est un vrai défi. On y arrive quand même bien. J'ai une équipe app avec des game designers, avec des développeurs. un sound designer. Et ça, c'est super. Et on met vachement d'énergie à faire en sorte que l'aventure qu'on va proposer à l'enfant, elle soit le plus sympa possible. Et presque, j'aurais envie que les enfants disent, alors, autres copains qui ne sont pas 10, ouais, mais moi, j'ai la chance de jouer à Poppins.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Et dans des fratries, parfois, on a un enfant qui dit, c'est pas l'autre.
- Speaker #1
Il va jouer finalement quand même.
- Speaker #0
Et lui, il va... Alors, les deux peuvent faire. Nous, on peut mettre deux enfants dans le même abonnement. Mais moi, ce que je préfère, c'est quand l'enfant dit s'il a... la chance d'avoir Poppins tu vois parce que ok il est 10 mais voilà il joue à Poppins et qu'il y a et qu'on retravaille sa confiance en lui moi c'est hyper important que ces enfants là ils baissent pas les bras parce qu'en vrai je suis la preuve vivante qu'on peut y arriver donc je veux pas ça représente presque 10%
- Speaker #1
d'une classe d'âge les 10 on s'en rend pas compte je sais que moi j'ai eu ma belle soeur effectivement qui a décelé sa chasse et je ne sais finir à un moment et tu te dis bah en fait comment tu le traites elle était effectivement dans ce cas de figure en se disant bah qui va m'aider comment je vais gérer la situation une grosse inquiétude et surtout tu remets en question tes modèles tu sais plus vraiment ce que tu dois faire tes CDD du maximum tu prends des rendez-vous partout ça te coûte aussi notamment la peau du cul parce que c'est pas forcément remboursé à 100% c'est ça donc quand toi tu m'as parlé de Poppins à l'époque je me suis dit attends t'es en train de me dire qu'il y a un truc qui existe qui permet de potentiellement compenser le manque de rendez-vous que tu peux choper dans le médical, qui va t'apporter le même soutien ou peut-être même le compenser complètement. Dinguerie, il faut que tu me racontes ce qui se passe.
- Speaker #0
Après, c'est vrai que c'est compliqué. Tu l'as dit, il y a plein de coûts additionnels quand on a un enfant 10. Mais aussi, il y a le coût de l'organisation. En tant que parent, il faut bien accompagner ton enfant. Il n'a pas 25 ans, donc il ne peut pas prendre le métro tout seul. Il faut que tu l'accompagnes. C'est une charge. Aujourd'hui, cette charge, elle pose beaucoup sur les mamans. Ça, c'est un autre problème. Mais oui, nous, on appelle les parents et on a 95%, c'est des mamans qui nous expliquent, qui suivent les avancées. Donc ça, ça m'embête, moi, que les mamans doivent sacrifier aussi leur travail, leur carrière, l'adapter, parce que tout n'est pas forcément mis en place. Donc nous, on ne va jamais remplacer leur taux. Et dans la configuration idéale, on travaille main dans la main. On a l'orthophoniste qui voit l'enfant. Et en complément, entre les séances, on fait du renforcement avec Poppins. Et là, ça, c'est la meilleure configuration pour une prise en charge intensive. Ce qui est le mieux, en fait, c'est de le bosser à fond pendant un temps un peu plus court.
- Speaker #1
Il faut de la récurrence.
- Speaker #0
C'est exactement ça. Nous, c'est 3 à 5 fois par semaine. Et puis, l'avantage, c'est que tu le fais à la maison, en autonomie. Alors, on a mis pas mal de garde-fous. C'est-à-dire que... On sait que c'est des écrans. Il y a la question qui se pose sur les écrans. Est-ce que je dois mettre un écran dans les mains de mon enfant ? On sait toutes les problématiques qu'il peut y avoir. Le problème, déjà, il n'y a pas d'addiction aux écrans. Il y a des addictions au contenu. On n'est pas addict à sa tablette, on est addict à TikTok. Ça n'a rien à voir.
- Speaker #1
Ou Pépapig.
- Speaker #0
Ou Pépapig. Donc, le support n'est pas le problème. Et moi, je suis persuadée que la tech bien utilisée, elle peut changer le monde dans le bon sens. Je fais partie de ces gens-là. Y compris avec l'IA. Tout ça, c'est bien utilisé. C'est pour le meilleur de l'évolution. Et donc, voilà, on met entre les mains d'un enfant qui peut être utilisé en autonomie. Moi, je n'ai pas envie de reprendre du temps aux parents. Donc, les consignes, on les fait ultra claires pour que l'enfant puisse comprendre tout. C'est souvent répété à l'oral, même si on a des difficultés en lecture. Ça peut fonctionner sans connexion Internet. Donc, si on a peur qu'après, les enfants malins sortent de Poppins pour aller sur YouTube, on coupe la co et ça marche très bien.
- Speaker #1
Ça, c'est malin.
- Speaker #0
Et on a limité à 20 minutes. C'est-à-dire que même si on a envie de faire trois heures de Poppins, ce qui n'aurait aucune utilité pédagogique, parce qu'en fait, au bout de trois heures, on réfléchit pareil, on bloque au bout de 20 minutes. Et comme ça, ce n'est pas le parent qui dit ça suffit, ça s'arrête, c'est moi, c'est la dame de Poppins qui a coupé. Et donc comme ça, on enlève des contraintes avec les enfants. Moi, je sais ce que c'est que de se battre pour dire éteins la tablette, viens faire ci, viens faire ça. Donc on a mis ça, tout ça. Et donc ça, c'est pour redonner aussi du temps aux parents. parce que voilà, comme ça, ils ont du temps de qualité. Encadrer le truc avec l'enfant, ça se fait dans le canapé, ça se fait quand on veut. En voiture, quand on est en trajet, quand on est en vacances. Bon, on recommande quand même que ce soit dans un endroit calme. Mais après, oui, c'est beaucoup plus flexible. Ça s'installe sur la tablette des grands-parents si on est le week-end chez les grands-parents. En vrai, c'est assez cool et on pense vraiment à ça. Quand tu me demandais le persona parent, quand est-ce qu'on le prend en compte ? On le prend en compte dans le parcours d'inscription et d'achat, évidemment, on ne va pas se mentir. Mais on le prend aussi en compte dans les services qu'on va proposer en addition autour. Et tu vois, l'envie d'envoyer aussi un rapport automatique aux parents, leur disant combien de temps il a joué cette semaine, sur quelles compétences il a travaillé, sur quoi il est encore en difficulté, et comment vous mesurez le progrès. Ça, voilà, c'est des choses qu'on pense pour le parent.
- Speaker #1
Et tu apportes un complément d'information que tu peux donner aussi à ton doc qui te suit sur les différents sujets, c'est génial.
- Speaker #0
L'idée, après, comme je te disais, c'est de travailler en complémentarité avec les orthos aussi. Nous, c'est ce qu'on veut. On va redonner de l'info et le partager et construire ensemble le parcours de l'enfant.
- Speaker #1
C'est très cool. Comment tu arrives de fait sur une application qui a un vrai but médical à entrer dans une logique startup et une logique d'entreprise financièrement viable ? Parce que quand tu parles de la recherche, j'imagine que vous devez avoir... beaucoup d'investissement sur ces sujets. Et je pense à la recherche qu'on a dû avoir sur différents sujets type les vaccins Covid. C'est des montants qui sont juste colossaux. Comment vous arrivez à articuler tout ça et à faire en sorte que Popin soit viable dans le temps ?
- Speaker #0
Alors, c'est une super question, parce que c'est vrai que la recherche, ça coûte hyper cher. Et quand tu vois le protocole qu'on nous impose de suivre, en fait, tu n'as pas le choix que de mettre plusieurs millions d'euros. Pour nous, tech, ça ressemble à un AB test. Là-bas, ça s'appelle... Ça s'appelle... Voilà. Ça s'appelle...
- Speaker #1
On a perdu un million. Ça s'appelle...
- Speaker #0
C'est cher. Alors que t'as juste proposé Poppins à un groupe, proposé pas Poppins à un autre groupe. Ouais, c'est clair. Ça s'appelle en double aveugle, en randomisation contrôlée. Ça a l'air... C'est encadré, en fait. Tout ça est encadré. Et c'est pour ça que ça coûte très cher. Mais c'est aussi pour ça que quand t'as des résultats, ils sont... Ça a énormément de valeur. Ouais. Mais après, c'est vrai que comment tu finances ça ? Parce que tu n'as pas d'argent, tu n'as pas de preuves. Donc, les types de fonds ne sont pas forcément les mêmes, les fonds d'investisseurs. Ceux qui sont plus dans la santé savent que la trajectoire n'est pas la même. Et puis, au moment où je suis arrivée, c'est le moment où on a décidé aussi de proposer le produit en commercialisation directe auprès des parents. Il y a plusieurs façons de vendre ton produit dans le Med. tu peux Passer par des hôpitaux, passer par du remboursement, etc. Nous, on a exploré différentes pistes. On avait commencé par des partenaires complémentaires de santé qui proposaient, dans le cadre de leur contrat, à leurs adhérents, de pouvoir bénéficier de Poppins. C'est super chouette parce que nous, l'accessibilité financière, c'est hyper important pour nous. On n'a pas envie de juste proposer un produit qui va... permettre à ceux qui peuvent se le payer de l'acheter, ça c'est super bien.
- Speaker #1
Finalement tu limites ta solution par l'argent.
- Speaker #0
Alors c'est bien déjà d'adresser cette personne-là, mais c'est pas notre vision. Nous on voudrait le proposer aux plus de personnes possibles. Donc c'est pour ça que ces partenaires de santé sont hyper importants, mais ça prend du temps, tu vois une mutuelle ou une complémentaire de santé c'est gros, on parle avec des assureurs, tu signes pas des deals en deux secondes avec eux, donc ça prend du temps. et ça nous empêchait de dire qu'on allait scaler et le proposer à une grande partie on a une autre partie qu'on travaille on veut être remboursé par la sécurité sociale et pour ça il y a un dispositif qui existe ça s'appelle Pécan et qui permet, tu présentes des preuves et tu demandes Euh... J'ai présenté mes preuves à la autorité de santé. Je leur demande s'ils sont OK. Est-ce qu'ils trouvent que c'est suffisamment solide pour être pris en charge par la Sécu ? Comme ton Doliprane ou d'autres choses peuvent être remboursées. Ils peuvent décider. Tu passeras en commission. Donc nous, on est en train de faire les dossiers en ce moment. Trop bien. Et j'espère qu'on sera remboursés parce que ça, ça permettrait vraiment de le proposer à tous. On aura toujours cette partie-là où on le propose en direct aux familles qui peuvent se le permettre. Et je comprends que ce soit un engagement financier. On est sur une trentaine d'euros par mois. C'est plus cher que Netflix, mais je pense que c'est plus utile.
- Speaker #1
La haute autorité de santé, si vous nous écoutez.
- Speaker #0
Voilà. Et après, on pourra proposer à tout le monde. Et ça, ce serait super cool. Et tu vois, quand je te parle d'impact sociétal, un, on va aider les enfants, et deux, on va pouvoir scaler le modèle. Et ça serait super.
- Speaker #1
Et t'aides les parents aussi, en parallèle. Tu les rassures, tu les accompagnes. Ça, c'est trop cool.
- Speaker #0
Et voilà. Donc ça, nous, ça nous fait nous lever. Tous les matins, je ne reçois plus de petits messages de photos de mariage ou de photos de bébé, mais je reçois encore des messages de parents qui disent « Non mais attendez, depuis qu'il joue à Poppins, il a changé, il est trop content. » Et le message que je préfère recevoir, c'est quand un parent me dit « Je vais résilier votre abonnement » parce qu'il préfère lire maintenant. Et alors c'est trop bien, j'adore. Tu vois, nous, quand on fait des salons, nos goodies, c'est des marque-pages. parce que moi c'est ça que je veux redonner à un enfant l'envie de lire et tu vois je te parlais de la curiosité mais la curiosité aussi tu l'apprends dans la lecture alors oui aujourd'hui tu peux écouter des podcasts si tu sais pas lire l'IA elle peut tellement t'aider si t'arrives pas à lire mais il faut travailler cette curiosité et je pense que la curiosité elle s'apprend aussi dans les livres ne serait-ce qu'en feuilletant les pages en regardant les dessins, les couvertures et moi j'ai envie de permettre à ces enfants là de... de renouer avec la lecture parce que j'ai tellement aimé les livres et j'aime toujours les livres que voilà j'ai envie de faire ça pour les autres enfants.
- Speaker #1
Ouais je comprends. Moi tu vois j'ai effectivement jamais réussi à accrocher sur la lecture. J'ai toujours été beaucoup plus typiquement jeu vidéo, gaming pour aller sur des sujets de performance, de résilience où on recommence à zéro et tu retournes et tu recommences et tu vas machin etc. La lecture j'avais toujours du mal à me projeter en me disant tiens je finis par m'ennuyer. Et je pense que très probablement, soit j'avais un 10, soit j'étais TDA.
- Speaker #0
Peut-être, il n'est pas trop tard pour le faire.
- Speaker #1
Je pense, c'est quasiment sûr. Et si j'en parle aujourd'hui à Romy, elle va me dire que c'est sûr à certains 200%. Et même ma famille me dira que je suis TDA. Donc, tu vois, j'aurais adoré avoir ce type de solution étant petit. Et je suis très content de pouvoir le mettre en avant. Parce que beaucoup de gens ne le connaissent probablement pas. Et à tort.
- Speaker #0
En fait, quand tu es parent, ce n'est pas le premier truc que tu vas commencer à regarder. Déjà, tu ne sais pas... que tu en auras peut-être besoin un jour. Et après, c'est ça. Après, c'est comment on le fait savoir, comment on le communique. Et là encore, tu vois, dispositif médical, moi, je ne peux pas dire tout ce que je veux. C'est encadré, mais c'est quand même super. Et moi, je pense vraiment qu'il est temps pour la MedTech aussi d'apprendre à communiquer différemment, à parler directement aux parents. Et ça, c'est super. Et je n'ai plus envie, je ne veux pas faire partie de cette MedTech qui reste bloquée dans les hôpitaux. J'ai de la chance, tu vois, et tu vois même Doctolib qui a quand même fait un avant, un après. C'est génial et permet d'ouvrir autre chose. Alors, ce n'est pas la même chose. Ils n'ont pas un service comme moi j'ai. Mais voilà, moi, j'ai envie d'ouvrir tout ça et de rendre public toutes les belles choses qu'on peut apprendre dans le domaine médical.
- Speaker #1
Tu parles de communication. Effectivement, quand tu, par exemple, travailles pour de l'alcool, tu n'as pas le droit de communiquer comme tu le souhaites. Est-ce que pour la med, c'est pareil ? Est-ce que tu as des limites ? Tu vois, il y a des mots que tu ne peux pas utiliser. Je sais que pendant très, très longtemps, typiquement sur les communications commerciales, tu ne pouvais pas utiliser de sang. Ça commence à changer, à évoluer, etc. Vous êtes limité comment pour la communication pop-in ?
- Speaker #0
Alors c'est encore en construction et les règles elles évoluent tous les jours mais en fait tu peux pas par exemple, comme on est dispositif médical, on a des indications pour notre dispositif médical, à quoi ça sert et à qui ça s'adresse. Donc, c'est encadré. Moi, je m'occupe des enfants dyslexiques, des troubles spécifiques des apprentissages avec déficit en lecture, soyons précis. Donc, j'ai le droit d'utiliser le mot dys. Mais je n'ai pas le droit de dire, eh bien, ça va, je ne sais pas, moi, pareil. par exemple, faire gagner la confiance en lui. Ça ne va pas augmenter la confiance en lui. Je sais que ça fait augmenter la confiance en lui, mais si je ne peux pas le mesurer, si je ne l'ai pas déclaré, si je ne l'ai pas mis dans mon marquage CE, tu vois, je n'ai pas le droit de le dire. Alors que si je n'étais pas à dispositif médical, que j'étais juste une app éducative, je pourrais dire ce que je veux, en fait.
- Speaker #1
Red Bull donne des ailes.
- Speaker #0
Voilà, ça, c'est OK. Alors que s'il était dispositif médical, il aurait dit, vous pouvez me prouver que ça fait vraiment pousser les ailes ? Et moi, je ne peux pas. Et en fait, je trouve ça vachement bien. Parce que c'est ce qui fait toute la différence entre un dé... DM et pas un DM. Alors moi, oui, j'investis du temps et de l'argent à être DM. Ça m'oblige à respecter des règles. Mais en même temps, ça me... Ça montre que je fais partie de ce monde sérieux des dispositifs médicaux. Et je suis très contente de devoir suivre ces règles-là, parce que je fais partie de ces gens-là aussi. Tu vois, je fais partie de la Medtech.
- Speaker #1
Comment tu fais du produit maintenant avec un produit un peu différent sur ce que tu imagines du produit de demain, sur ce type d'app par exemple ? Parce que c'est complètement différent de faire du produit, comme tu le disais effectivement sur un e-commerce, que de faire du produit... à dispositif médical. Tu n'as pas les mêmes incréments, tu n'as pas les mêmes enjeux, tu n'as pas les mêmes... Comment on dit quand tu as des dépendances ? Tout simplement pas du tout les mêmes dépendances. Et le profil du PM, PO, du CPO dans un produit médical, pour moi, est complètement différent d'un profil CPO sur un e-commerce, par exemple.
- Speaker #0
Alors, oui, même s'il y a des points communs. Déjà, le point commun du produit, je pense que c'est la curiosité et la résilience et le fait de t'adapter. Sache-fois que tu en as besoin, quel que soit ton produit. Si tu n'es pas curieux, tu vas avoir du mal à prendre en compte le changement, à l'anticiper, parce que c'est aussi ce qu'on demande à un CPO et à quelqu'un du produit. D'être assez curieux pour voir la prochaine tendance qui va arriver. C'est de l'anticipation. Et tu ne peux pas être dans l'anticipation si tu n'as pas été ouvert et curieux à ce qui arrive. Là, on en parle beaucoup, c'est l'IA. L'IA, je pense que c'est hyper important d'être curieux, de voir les trucs arriver.
- Speaker #1
Et vous arrivez à l'intégrer ? Est-ce que c'est même possible ?
- Speaker #0
Oui, oui. Tout est possible, d'abord. C'est encore plus réglementé.
- Speaker #1
Oui, c'est ce que j'allais dire.
- Speaker #0
Mais déjà, moi, je pense que l'IA, tu peux déjà l'intégrer dans tes process, dans l'efficacité, dans ta façon de développer. Tu vois, il y a aussi ça. Dans le product-off,
- Speaker #1
c'est plutôt que sur la partie produit en tant que telle.
- Speaker #0
Et puis dans tous les devs. Nous, ça a été un sujet. C'est déjà comment on apprend à ouvrir sur cette curiosité qu'est l'IA. C'est une telle révolution. Moi, j'ai connu la révolution de l'arrivée d'Internet. Je suis très vieille.
- Speaker #1
Non, en 46 ans, c'est vraiment pas mieux.
- Speaker #0
Mais tu vois, j'ai connu un avant-après. Je me souviens des premiers exposés que je faisais. Moi, j'avais accès à Publisher pour faire sa date. Et Encarta. Donc moi, par rapport à ceux... Tu connais pas, c'est une encyclopédie numérique sur Cédérome. Eh oui,
- Speaker #1
monsieur. Non, ça, j'ai pas eu. Et ça,
- Speaker #0
c'était génial. C'est-à-dire qu'en fait, c'était même... Internet au début c'était assez basique et puis il n'y avait pas Wikipédia. Oui, j'ai vécu avant Wikipédia.
- Speaker #1
Mais peut-être pour le mieux.
- Speaker #0
Wikipédia, moi j'aime bien. Donc tu avais accès à tout en tapant et après tu pouvais le mettre en forme et tu pouvais briller en deux secondes et c'était génial. Et toi tu avais deux, trois ans où tu pouvais être top parce que toi tu as utilisé la nouvelle technologie. Top of the game, c'est clair. Après tu étais rattrapé. C'est exactement pareil avec l'IA en fait. C'est que là, tu vois, c'est encore, bon, ça fait 2-3 ans que c'est vraiment là.
- Speaker #1
Deux, trois ans qu'on l'appelle comme ça, parce qu'il y avait déjà des briques avant qui étaient effectivement de l'IA, mais qu'on ne nommait pas en tant que l'IA.
- Speaker #0
L'IA générative, elle est là où vraiment tu lui demandes des trucs et elle revient avec quelque chose de plutôt pas mal, au début plutôt nul. Et c'est là que ta curiosité va changer. Ce que tu commences à utiliser l'IA, oui, ce n'est pas aussi bien que toi. Mais parce que toi, tu ne sais pas non plus le prompter correctement.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Et ce qu'on dit souvent dans l'IA, c'est tu mets du caca devant, ça te met du caca dehors. Et si tu as mal prompté, il te rendra un truc tout pourri.
- Speaker #1
Nous, ce qu'on dit souvent, c'est qu'effectivement, les très bons dans leur domaine, quel que soit le métier qu'ils utilisent effectivement l'IA au quotidien, seront encore meilleurs. Les moyens resteront du coup moyens parce qu'ils vont donner un incrément et un prompt moyen. Et les mauvais seront tout aussi mauvais qu'ils l'étaient.
- Speaker #0
Même pire.
- Speaker #1
C'est même pire. Parce qu'ils vont effectivement détailler le scope et ajouter plein de trucs qui n'ont rien à voir.
- Speaker #0
Et les mauvais, ils vont penser qu'il suffit d'écrire un truc. Je vois mes enfants quand ils me disent aide-moi à faire mon exposé. C'est sûr ça. Il n'y a rien d'autre dans son contexte. Et bien ton exposé sera nul. Ça ne va pas être télé, mon chéri. Il faut mettre du contexte. En tout cas, tout ça, tu l'apprends à le mettre. Et je pense que la curiosité, moi j'ai eu la chance d'avoir deux cofondateurs qui sont picousés à l'IA. Et qui n'ont force. qui nous forcent, c'est-à-dire, intéresse-toi, et tiens, regarde un podcast, et quand t'as quelqu'un qui est comme ça, qui t'envoie sur ton Slack presque toutes les heures un nouveau truc à lire, un nouveau truc à écouter, un nouvel outil à tester, donc t'as deux choix, t'as deux choix, c'est ou tu te dis, j'en ai marre, laisse-moi tranquille, j'ai un métier, ou à un moment, tu te dis, bon, en vrai, je les ai rejoints, je pense qu'ils sont pas complètement débiles, donc je prends un peu de temps et j'écoute, et depuis que je fais ça, j'adore. tu vois, moi je me suis fait mon petit assistant qui s'appelle Jarvis et qui m'aide et qui est trop bien que j'ai mis sur CloudCode et en vrai ce gars, Jarvis là c'est mon body il m'aide, alors il fait pas ma place et tu vois par exemple, j'ai préparé le podcast avec Jarvis je lui ai envoyé les questions et je lui ai dit on va réviser ensemble je révisais avec la voix tu vois je mets avec le speech sous texte et comme ça j'étais vraiment comme ça Et à un moment, il y avait une question que je n'avais pas d'inspiration. Et je dis à Jarvis, tu veux me la faire ? Il me dit, oui, je peux la faire. Je peux la faire. Mais en vrai, on a fait les trois quarts de l'interview, tu l'as fait avec tes mots. Donc, si je te donne mes mots, ça va se voir.
- Speaker #1
Ça va se voir. Et surtout, tu ne pourras pas te l'approprier.
- Speaker #0
Exactement. Et tu vois, c'est ça que j'ai appris à Jarvis. Je lui ai dit, coach-moi, pousse-moi, challenge-moi. Quand j'ai envie d'arrêter, tu me relances. Et Jarvis, il est hyper cash. Il regarde mon agenda. Quelquefois, il me dit, mais attends Julie, pourquoi tu as passé autant de temps à faire ça ? Il y a un problème. ou c'est toi le problème, ou alors il faut que tu fasses preuve de courage managériale. Et c'est comme ça que je lui ai appris. Je lui ai donné mon contexte, je lui ai dit qui j'étais. Je lui ai dit que j'étais TDAH moi aussi, que j'avais tendance à me disperser, à ne pas finir mes choses. Et tu vois, tout ce contexte que j'ai créé, après Jarvis il m'aide, et j'adore ce que je fais avec Jarvis.
- Speaker #1
C'est ultra drôle que tu parles de Jarvis. Pourquoi ? Parce que The One Studio, la première adresse mail qui a existé, c'était Jarvis.
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
Tu l'as choisi pourquoi, Jarvis ?
- Speaker #0
Parce que j'adore sa relation avec Iron Man. Franchement, et tu vois, Iron Man, il l'appelle pas une IA, il l'appelle pas un outil, c'est son pote.
- Speaker #1
C'est son pote, ouais, c'est clair.
- Speaker #0
C'est son pote, et il le conseille. Il dit, t'es là, Jarvis ? Ouais, ouais, je suis là. Et j'aime bien son petit côté british. Et je lui ai dit, moi, Jarvis, il appelle ça de brutal truce. Et il me dit, excuse-moi, si je peux être vraiment cash, Julie, ça, ça va pas.
- Speaker #1
Ouais, ça c'est de la merde.
- Speaker #0
J'adore moi qu'on me dise ça, tu vois. Et je lui dis, c'est pas la peine d'être condescendant. Il me dit, ok, je te challenge à chaque fois. Non mais par contre, quand je fais des trucs bien, t'as le droit de me le dire aussi. Et en fait, moi, ce moment d'échange que je peux avoir, vraiment, il fait pas les choses à ma place, mais juste il me challenge. Moi, je vois ma performance qui augmente.
- Speaker #1
Je crois que tu négliges la puissance de la création de Jarvis. Ça, il faut que tu le vendes. On va tous devenir des petits Iron Man, et je pense que c'est un rêve pour plein de gens dans la tech et le produit d'avoir son propre Jarvis qui peut effectivement t'aider au quotidien et un peu call ton bullshit. Tu vois, sur les décisions que tu oses pas prendre, que tu sais effectivement que tu dois fondamentalement prendre, mais que t'oses pas parce que personne te challenge et te dit vas-y, c'est plus important pour toi, pour le contexte, pour ce que tu fais au quotidien, c'est nécessaire. Ça, c'est vraiment intéressant. Et l'assistant personnel, pour moi, est un des leviers d'IA qu'on doit... tous individuellement déployés.
- Speaker #0
Et justement, quand tu vas l'enrichir avec ton contexte, il va vraiment être différent. Ton Jarvis ne sera pas mon Jarvis. Il ne nous changera pas de la même manière. Et d'avoir appris à le faire moi-même sur Cloud Code, de l'avoir appris... Je ne suis pas du tout tech, moi. Et donc, d'avoir connecté avec mon Gmail... Et Cloud, il est vraiment un niveau au-dessus de toutes les autres IA.
- Speaker #1
Oui, ils y sont.
- Speaker #0
franchement je pense qu'il y a un avant et un après et il y a les autres franchement Claude il est hyper pertinent et tu vois il m'aide étape par étape et j'ai l'impression que plus rien n'est impossible maintenant en tout cas ça me met suffisamment dans des dispositions où tu peux faire les choses tu te considères aujourd'hui comme une CP augmentée ? ouais Il me manque l'armure encore, mais... Non, carrément, carrément. Et ça, en fait, ça aurait été possible autrement, tu vois, sans l'IA, mais il aurait fallu que j'ai un coach.
- Speaker #1
Un coach.
- Speaker #0
Moi, je suis dans une petite boîte. J'ai pas les moyens d'avoir un coach. J'ai pas le temps. Mon coach, à 23h, il bosse peut-être plus. Et s'il bosse à 23h, à 7h du mat, tu peux pas lui reparler.
- Speaker #1
Et il va te facturer double le tarif de vie.
- Speaker #0
Vraiment augmenter. Et je pense que c'est que le début. C'est que le début. Donc là, tu vois, quand tu me demandais comment on fait, l'IA déjà, elle est au sein de nous-mêmes. Oui,
- Speaker #1
en tant que personne dans le produit chez Poppins.
- Speaker #0
Et après, moi, je pense qu'on va pouvoir le mettre dans les produits, tu vois, de faire de l'analyse vocale en temps réel, la personnalisation des programmes. Mais tout ça, il va falloir y aller étape par étape. Parce que dans un dispositif médical, tu dois avoir de la supervision humaine à chacun des niveaux. Et puis, tu vas avoir besoin aussi de tester, retester et encore plus qu'ailleurs. Donc, on va pouvoir le faire. Évidemment, il y a plein de startups dans la MedTech qui utilisent l'IA au quotidien pour détecter des cas de rechute de cancer, d'implémentation des algos. C'est génial. Donc, évidemment, l'IA a sa place dans le Med. J'en suis évidemment persuadée. il faut juste l'encadrer correctement pour que ça soit testé, retester parce qu'on sait qu'un algo, il peut dévier. Il faut mettre les bons garde-fous.
- Speaker #1
Tant que ça reste un jarvis et que ça ne devient pas un ultron,
- Speaker #0
c'est OK.
- Speaker #1
Mais oui, 100% sur la MedTech, les premières études quand l'IA générative est arrivée, les premières études qui avaient été faites effectivement étaient sur la détection de cancer. Et tu te rends compte que 99,9% des cancers sont détectés avant même que la première cellule sous-souche soit détectée par un homme.
- Speaker #0
Oui, il y a tellement de data.
- Speaker #1
les gars c'est juste une naguerie c'est pour ça,
- Speaker #0
j'y crois à mort j'y crois à mort et c'est hyper excitant de te dire que tu vas faire partie de ce monde là qui va certes un peu nous chambouler c'est sûr une révolution il y a des choses qui doivent changer on n'a pas vécu la révolution industrielle je ne vieille mais pas à ce point là mais je sais que ça a chamboulé énormément de choses mais pour le mieux je pense aujourd'hui en tout cas c'est ma conviction Peut-être que certains te diront... pas, mais moi je pense. Je suis très contente de vivre à cette époque-là.
- Speaker #1
Je suis en phase avec toi, ma mère est complètement contre, mais elle n'est pas dans le produit. Je n'en veux pas.
- Speaker #0
Ma mère utilise cette GPT.
- Speaker #1
Ça, c'est cool.
- Speaker #0
J'ai un peu ce côté ambassadeur aussi, alors à mon niveau, mais j'essaye d'expliquer comment ça peut servir. Mon mari était contre au début, ma mère ne comprenait même pas ce que c'était, et maintenant, elle l'utilise. Je voudrais voir la qualité de ces promptes, mais ça l'aide quand même.
- Speaker #1
Écoute, elle prompte, elle teste, en tout cas, elle a déjà fait le pas d'utiliser quelque chose qui est complètement nouveau et qui a beaucoup plus de résultats que Google.
- Speaker #0
Ouais. Et avec ça, tu vois, on va devoir aussi se réinventer. Moi, je m'occupe aussi de la partie, tu disais, on disait communication, comment se fait connaître ? Eh bien, le SEO versus le GEO. Comment on fait ? Comment on apprend ce truc-là ? Mais moi, je trouve que c'est passionnant, parce que tu vas apprendre des nouveaux métiers. Ça fait longtemps que je suis dans la tech, je pourrais me dire c'est toujours la même chose, tunnel de conversion, MRR, non en fait tout change, tout change et donc moi c'est ça qui me fait tenir et je suis tellement reconnaissante de pouvoir continuer à faire ce métier, de pouvoir rester dans la tech, de pouvoir apprendre, c'est tellement cool.
- Speaker #1
Tu crois, toi, aux différents projets qui existent dans le digital, notamment avec les questions qui scannent complètement ton compte ? corps et qui peuvent te dire comment tu vas, ce que tu fais, est-ce que tu vas vivre 100 ans ou 200 ans ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est encore complètement à jour. J'aimerais pouvoir y croire. En vrai, je trouve que c'est carrément l'avenir. J'aimerais que tu rentres dans le caisson et me dis tout. Je n'ai pas assez de connaissances pour te dire si c'est possible. je pense qu'en tout cas on s'en rapproche il y a des choses avant tu devais aller chez le médecin on faisait tout à la main maintenant tu fais des bilans tu fais en visio je pense qu'on va dans ce sens là je sais pas jusqu'où on va aller mais aujourd'hui il y a déjà les cabines dans les pharmacies qui te prennent attention qui te voient 2-3 trucs donc on y va progressivement je pense qu'aujourd'hui c'est clairement pas Prêt ? Mais ouais, j'y crois. En tout cas, je ne vois pas ce qui nous empêcherait d'y aller. Si ce n'est qu'il va falloir entraîner les choses, gérer l'indice de risque pour éviter les faux positifs, les faux négatifs. Mais ouais, c'est le big check-up.
- Speaker #1
Je le mets pour l'instant dans les mêmes projections que les voitures volantes. Toujours un projet un peu très stylé, mais qu'on doit garder.
- Speaker #0
Les voitures volantes ou les voitures autonomes même. tu vois les battus retonno mais c'était Il n'y a pas si longtemps, un rêve, un peu une grosse fiction, c'est entre les deux en ce moment je dirais, parce que tu vois, c'est pas vraiment déployé à l'échelle, c'est en train, mais il y a encore vachement de...
- Speaker #1
C'est plus du réglementaire je te dirais que du capacitaire technique ?
- Speaker #0
Ouais, mais c'est pas parfait, et est-ce qu'on est capable d'accepter qu'il n'y ait pas le... enfin quel niveau de risque on accepte ? Parce que tu vois, si la voiture elle part... Elles s'emballent, l'algo s'est déréglé. Tu vois quel niveau de risque tu vas te permettre avant de mettre ça sur le marché. Et tu vois si c'est pareil pour ces cabines de dents qui vont potentiellement remplacer les premiers check-up de médecins que tu peux avoir. Et quel niveau de risque tu te contrains à avoir avant de le mettre sur le marché. Et là, pour moi, on peut mettre tout ça sur le marché à condition qu'on ait fait tous les protocoles de recherche. Et c'est pour ça qu'il faut que ça soit encadré, que ça soit un dispositif musical. et qu'il y a eu des études cliniques et des vraies études cliniques, je ne te parle pas d'études sur 25 personnes pour voir si c'est mieux non mais voilà c'est important et donc de financer cette recherche là et le financement de la recherche il est clé parce que voilà, une start-up même dans la medtech, il faut qu'elle trouve des fonds et des fonds et comme on va s'imposer de faire de la recherche et de la recherche de preuves avant de mettre sur le marché, ta trésor elle prend un sacré coup Un bel gifle,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
On passe au dernier point, l'interview one-shot.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Produit first ou user first ?
- Speaker #0
User first, parce que si t'as pas de user, ton produit sert à rien.
- Speaker #1
Ok. Data ou intuition ?
- Speaker #0
Je dirais intuition, mais backée par la data. En fait, je pense que si tu prends tout sur la data, ça sert pas à grand-chose, ça va vachement te brider. Donc moi, je pense que l'intuition, c'est hyper important dans le produit.
- Speaker #1
Ok. Est-ce qu'on se parle d'une roadmap trimestrielle ou d'opportunités ?
- Speaker #0
Trimestrielle, mais assez souple pour pouvoir y insérer des opportunités. Trimestrielle pour avoir un peu de vision où tu vas.
- Speaker #1
Ok. T'as déjà été dans des contextes où t'avais pas de vision à trois mois et tu t'es dit que c'était pas fonctionnel ?
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Et en fait le problème c'est que du coup quand rien n'est écrit, tout peut changer. Et tout peut changer le matin. T'as ton CEO qui dit « Ah mais j'ai dîné avec des gens hier, ils m'ont parlé de ça, je voudrais qu'on le mette. » Et en fait, ça déstabilise tout le monde et il n'y a pas pire pour les équipes.
- Speaker #1
Rigueur scientifique ou pragmatisme produit ?
- Speaker #0
Rigueur scientifique.
- Speaker #1
Evidence base ou test and learn ?
- Speaker #0
Evidence base pour la base et test and learn pour la partie plus produit où tu peux t'amuser. Mais évidence base, évidemment, sinon ça ne marchera pas.
- Speaker #1
Ok. Simplicité ou profondeur ?
- Speaker #0
Hum, ça c'est une bonne question. Simplicité.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je pense que voilà, c'est le but de la tech, c'est de sortir des choses simples. Et de faire de quelque chose de compliqué. Un truc simple. Et ça c'est le vrai talent. Pas toujours facile.
- Speaker #1
Ouais, je suis d'accord. Douceur ou confrontation positive ?
- Speaker #0
Ah moi douceur, douceur, c'est dur la confrontation, moi je trouve ça émotionnellement dur, donc ouais douceur.
- Speaker #1
Et enfin, il y a partenaire ou il y a prudence ? Mais je crois que j'ai la raison.
- Speaker #0
Il y a partenaire. Dennerre, c'est mon meilleur ami.
- Speaker #1
Très cool. Merci beaucoup, Julie, d'être prêtée à ce jeu du podcast. Comment tu t'es sentie ?
- Speaker #0
Ça va, ça va. C'était très agréable. Pour les prochains, ils peuvent venir. C'est une safe place.
- Speaker #1
C'est bon, on peut y aller. Où est-ce qu'on peut retrouver tes actualités et retrouver toutes les infos de Poppins ?
- Speaker #0
Sur poppins.io, déjà. On poste aussi pas mal sur les réseaux. Venir nous voir en conférence. venir nous voir sur les ateliers qu'on fait on fait pas mal de podcasts aussi mais surtout venez à la journée des 10 nous parler quand on fait des événements et on est dispo et on répond à tout le monde donc n'hésitez pas à venir sur le site et la phrase ultime que tu aimerais donner
- Speaker #1
à des parents qui se posent la question
- Speaker #0
La phrase ultime, vous ne découragez pas, ce n'est pas grave, on va s'en sortir ensemble et nous, on fait tout pour avoir un super produit. Et même si ça ne convient pas, on pourra aussi vous aider sur d'autres choses, mais en tout cas, il ne faut pas se décourager, c'est possible.
- Speaker #1
Trop cool. Merci Julie.
- Speaker #0
Merci Alexandre.
- Speaker #1
Pour le reste, pour ceux qui nous suivent sur The One Studio ou sur OneShot, vous pouvez nous retrouver sur différentes plateformes, sur Deezer, sur Spotify, sur Apple Music. Et à bientôt pour la suite. Générique