Speaker #0Aujourd'hui, je vois encore trop de personnes qui galèrent avec l'anxiété. Et ce que je trouve difficile, c'est qu'on propose souvent des solutions pour faire baisser les symptômes, mais on ne montre pas encore assez comment sortir réellement de l'anxiété. Je sais ce que c'est parce que j'ai moi-même vécu avec pendant des années. Le jour où j'ai pris la décision que l'anxiété ne ferait plus jamais, jamais, jamais partie de ma vie, je suis partie à la recherche. J'ai exploré différents univers, différentes approches, et surtout, cette décision m'a amenée à découvrir des choses différentes. expérimenter pour moi-même des choses différentes et à réunir quatre outils qui, à mon sens en tout cas, aujourd'hui sont fondamentaux pour bien sûr diminuer les symptômes mais surtout créer une vie dans laquelle l'anxiété n'a plus du tout sa place. Et c'est exactement ce que je vais te partager dans l'épisode d'aujourd'hui. Hello, bienvenue dans Osébrier. Je suis Karine Popo, fondatrice d'Anaya et experte en ingénierie intérieure. Je travaille avec les personnes qui veulent entreprendre. leur vie ou leur business avec plus de sens, de passion et d'ambition. Dans chaque épisode, je te partage des clés et des expériences pour que tu développes le système intérieur qui te permettra d'exprimer pleinement qui tu es et la vision que tu portes. J'aime bien comparer l'anxiété avec de la fumée, parce que c'est vrai que quand on est entouré de fumée, on n'a qu'une seule envie, c'est de s'en débarrasser le plus vite possible, voire s'enfuir. Mais il n'y a pas de fumée sans feu. Et aujourd'hui je trouve qu'on cherche plus à faire disparaître la fumée et qu'on ne prend pas tout le temps le temps de s'occuper, d'aller chercher où est le feu pour pouvoir agir sur lui même si ce n'est pas toujours très agréable d'aller chercher le feu. Quand on parle d'anxiété, on s'arrête souvent à ce mot-là, j'ai de l'anxiété ou je suis anxieux ou anxieuse, on parle rarement de ce qu'il y a derrière. La fumée là, elle est remplie de sensations physiques très désagréables voire déstabilisantes. de ce que moi j'aime bien appeler des sensations émotionnelles. Peut-être que les émotions ne sont pas complètement posées avec des mots, mais on a des sensations qui viennent du cœur et qui sont envoyées par le système nerveux, notamment des sensations issues de la peur et des sensations mentales. Et un niveau mental rempli de rumination et avec un niveau de pensée qui voit toujours le pire scénario. Donc l'anxiété ça a un impact. énorme sur la vie, et plus l'intensité va être là, et plus l'impact va être fort. Alors c'est sûr, elle crée des limites dans la vie, parce qu'on vit dans un état intérieur très limité. Moi je vois comme des murs qu'elle fait monter autour de notre vie, comme des portes qu'elle referme. Elle nous empêche de vivre la vie qu'on est en droit de vouloir vivre en fait. La vie qu'on est venu ici vivre même, j'ai envie de dire, qu'on est légitime de vivre. Ma conviction la plus forte aujourd'hui, c'est qu'on n'est pas fait pour vivre avec de l'anxiété. D'ailleurs, on n'a pas à vivre avec de l'anxiété. Et que même pour moi, l'anxiété, elle est antinomique avec la puissance et les capacités de l'être humain. On est conçu pour réussir et on est conçu pour être puissant, puissant intérieurement. Et on est éduqué à se sentir impuissant et à obéir à je ne sais quelle force. Pour moi, le feu qui génère la fumée de l'anxiété, il est nourri par notre éducation. On est éduqué à se voir petit, on ne nous a pas appris à être puissant intérieurement et à agir sur nous en fait. On a appris à se dévaloriser pour de multiples raisons, à ne pas se sentir légitime de nos grandes envies et à se sentir incomplet ou incomplète. D'ailleurs, tout notre environnement nous fait croire du marketing à la publicité. qu'il nous manque toujours quelque chose. Mais nous sommes des êtres absolument complets, il nous manque rien. Si ce n'est l'habitude de rentrer à l'intérieur pour venir influencer le système. Et pour moi aujourd'hui, il est temps de passer à autre chose. Il est temps de s'offrir une vraie solution pour sortir définitivement de l'anxiété. Et de mon expérience aujourd'hui, il n'y a pas toujours de vraie solution offerte. Alors, je vais te parler des outils, et je vais te parler de mon point de vue, et ce n'est que mon point de vue. dex anxieuse, de tout le chemin que j'ai parcouru, des conclusions que j'en ai tirées. Soit t'es d'accord avec moi et c'est génial et tu seras peut-être pas d'accord avec moi et c'est ok en fait. Les outils que je vais présenter dans cet épisode, ce sont les quatre principaux que j'ai utilisés et que j'utilise pour vivre complètement en dehors du spectre de l'anxiété. Elle ne fait plus partie de ma vie, j'ai décidé que ça ne ferait plus partie de ma vie. Et je ne peux pas parler de l'anxiété sans parler des médicaments. ce que tu veux contre l'anxiété. Je sais que c'est un sujet un peu tabou et un peu dangereux, mais je vais y aller quand même. Pour moi, les médicaments, là, ce ne sont pas des médicaments qui soignent. Ce sont des médicaments symptomatiques. Et on a trop souvent tendance à dire, tiens, prends ça, ça ira mieux. Non, ça n'ira pas mieux. Tu ne sentiras pas que ça va mal. C'est à peu près tout. Ils font disparaître la fumée. Alors, c'est sûr que quand on fait disparaître la fumée, ça peut faire baisser un peu le feu. Mais à aucun moment, ça ne vient régler le problème. À aucun moment, ça vient éteindre le feu. Ce ne sont que des palliatifs. Alors je ne dis pas qu'il ne faut pas en prendre, parce qu'il y a des situations dans lesquelles on n'a pas d'autre choix. Et quand on passe des crises d'angoisse aux attaques de panique, là, un peu d'aide de l'extérieur, à ce moment-là, ça peut être quand même pas mal. Donc je ne critique pas les médicaments, mais je dis qu'ils sont à double tranchant. Ils ne sont pas inutiles, mais ils sont palliatifs. Parce que comme tout ce type de médicaments, déjà plus on en prend, plus on a besoin d'en prendre, parce que le système s'y habitue. Et moi j'ai vu pour moi, c'est chouette, je prends un anxiolytique, je me sens mieux, je continue à vivre la vie que je vis sans me poser aucune question et sans rien changer, et pouf, ça me retombe dessus, j'en reprends un et c'est reparti. Et donc c'est toujours cette vie-là, j'ai de l'anxiété, voire même moi c'était mon identité, je suis anxieux, je peux rien faire là-dessus, je prends des médocs, des fois ça va, des fois ça va pas. Et bien, je ne fais plus ci, je ne fais plus ça. Et puis, je voyais les murs se rapprocher et ma vie se restreindre. Et donc, il ne faut pas confondre l'anxiété pour réduire le symptôme avec la résolution de l'anxiété. À aucun moment, ils ne vont éteindre le feu. C'est exactement comme un antidouleur. On a pu la douleur, mais ça ne veut pas dire que le problème physique est réglé. Simplement, ça a coupé la montée d'informations au cerveau. Mais rien n'est réglé. Et bien, c'est pareil avec les médicaments. Et je trouve que c'est important à dire parce qu'on ne le dit pas assez et que c'est trop la réponse immédiate des personnes qui accompagnent. Et je ne dis pas qu'il n'en faut pas, mais il ne faut pas que ce soit la seule réponse. Et comme l'anxiété c'est dans le corps, ce n'est pas du tout une maladie mentale, ce n'est pas une maladie d'ailleurs, comme l'anxiété c'est dans le corps, c'est ressenti par le système nerveux, c'est son thermostat, c'est sa manière de réagir à la vie, c'est ce qu'il a intégré pour de multiples raisons, il faut repasser dans le corps en fait. nous sommes conçus pour agir à l'intérieur. Nous ne sommes pas des êtres extérieurs, on se projette à l'extérieur, mais nous sommes des êtres intérieurs. Et l'anxiété, c'est à l'intérieur. C'est un programme. Moi, j'aime bien voir ça comme un thermostat. Le thermostat, il ne dit pas que 30 ou 40, c'est bien ou c'est mal. Il dit, je suis réglé à 30, moi, quoi qu'il se passe, je suis à 30. Donc, s'il fait 25, je chauffe, s'il fait 40, je refroidis. Pouf, moi, je suis à 30. Le système nerveux fait exactement la même chose et l'anxiété, c'est ça. C'est une température dans le système nerveux. Une température de j'ai peur, je suis en vigilance, il y a de l'insécurité et je t'envoie tous les signaux pour te dire que là, il y a le feu. Et donc sortir de l'anxiété, c'est d'abord un choix. Un choix individuel, personnel. Une grosse décision qui est tellement puissante que l'énergie qu'elle va dégager va déjà chasser beaucoup de choses. C'est une décision et une intention. Et moi je vois l'intention... à la fois comme un point GPS, c'est-à-dire je sais exactement où je veux aller, voilà, c'est là que je vais. Et donc ça donne un focus au mental. Plutôt que le mental voit les pires scénarios pour une fois, il sait exactement où il va. C'est une direction, un cap, ça sert de boussole aussi. Mais surtout, on n'invente pas ce qu'on ne connaît pas. On ne peut pas créer ce qu'on ne connaît pas. Donc de mon point de vue, moi, je considère l'intention comme un retour à la maison, un souvenir de qui on est. Et d'ailleurs, la transformation pour moi, ce n'est pas s'inventer quelqu'un qu'on ne connaît pas. C'est simplement prendre le temps de se souvenir de qui on est. Et comme nous sommes des êtres extrêmement puissants, au-delà de tout ce qui est mesurable et de ce qu'on arrive encore à comprendre d'ailleurs, pour moi, cette intention, c'est notre personnalité préférée, la version la plus extraordinaire du soi. Qu'est-ce que tu as envie de réaliser ? Où est-ce que tu veux aller ? Et donc c'est à la fois comme une destination, mais un chemin aussi. Tu es déjà sur ce chemin. C'est quoi ce truc génial que tu as envie de vivre ? Et tu es tout à fait légitime à le vivre. Il faut simplement prendre la décision et le poser, et le répéter. C'est un choix, c'est une décision de à quoi ta vie va ressembler. Et te souvenir à chaque instant de qui tu es, encore et encore. Et t'offrir cet espace-temps pour toi. Parce que personne ne le fera pour toi et personne ne peut régler l'anxiété à ta place. Des gens peuvent te soutenir, des gens peuvent te donner des techniques. T'accompagner, faciliter, mais personne ne peut faire ça à ta place. Donc pour moi, l'intention, une intention puissante, une décision puissante, c'est le premier pas. Et rien que ça déjà, c'est un pas énorme. Et comme on parle de l'intérieur, évidemment, je vais te parler de la respiration. C'est le cadeau du ciel qu'on n'utilise jamais, ou très peu. Mais la respiration... C'est magique. La respiration, elle, elle va influencer tout notre système intérieur, notre système nerveux, notre cerveau, notre rythme intérieur, notre tension artérielle. Elle soutient nos émotions. Et elle est constamment influencée aussi par tout ce qu'on fait, par ce qu'on pense, par ce qu'on ressent, par nos interactions avec le monde. Elle est influencée par le fait de marcher quand on parle. Là, je sais que je ne respire pas. aussi bien que quand je travaille ma respiration, par exemple. Il y a même une étude qui a montré que quand on clique sur la souris ou sur le pad pour ouvrir des mails, on est en apnée, on ne respire plus. Et donc, notre respiration, elle est tout le temps, constamment influencée par l'extérieur. Mais l'inverse est vrai, c'est une route à deux voies. Elle influence notre état intérieur. La sensation de sécurité, le rythme intérieur, elle joue énormément sur... la tension artérielle, elle enlève de la pression intérieure. Et donc avec l'anxiété, reprendre la main sur sa respiration, c'est notre premier geste pour reprendre le pouvoir intérieur. Parce qu'une respiration qui est plus courte, qui est petite, qui est saccadée, elle crée cette sensation d'être en restriction, d'être oppressée. C'est pas je suis oppressée, je respire mal, c'est je respire mal, donc je me sens oppressée. Les sensations sont toujours des messages d'alerte. Des messages d'information. Donc c'est pas le fait d'oppresser qui nous fait mal respirer. C'est le fait de mal respirer qui nous donne cette sensation d'être oppressé. Et donc du coup on respire mal, donc du coup on se sent oppressé. Et c'est le petit vélo qui continue tout seul. Donc l'idée c'est d'apprendre à respirer. D'apprendre à avoir une respiration plus ample, plus complète et surtout plus plaisante. Pour ramener davantage de sécurité et d'harmonie dans le système nerveux. Elle a un effet pompier immédiat, elle va chasser la fumée, elle va diminuer les sensations et les symptômes. Et puis elle va maintenir, réguler, réguler le système quand on en a besoin. Et surtout elle va aider le système nerveux à retrouver une autre température. C'est un soutien sur tous les outils qui arrivent après. Moi la respiration que j'aime beaucoup utiliser, que j'ai beaucoup utilisé, c'est 3 temps. quand on inspire, mais ce n'est pas forcément 3 secondes, ça peut être un peu plus lent. Une belle inspiration sur 3 temps, une micro-pause, et une expiration par la bouche sur 5 temps. Tu gardes ce ratio, mais tu permets au corps d'accélérer ou de ralentir en fonction des besoins. Je l'utilisais même quand je faisais des attaques de panique, alors que c'était vraiment, ça porte très bien son nom, ce truc-là, c'était vraiment la panique. Au bout d'un moment, j'avais quand même pris L'habitude, même si le corps était en accélération totale, de réapprendre à respirer. Parce que notre rythme de respiration n'est pas relié à notre rythme cardiaque. Le corps peut aller très vite et nous on peut quand même, à l'intérieur de ça, arriver à respirer lentement et ça aide le système à comprendre autre chose. On réinforme le système. Donc la respiration pour moi c'est l'outil magique qu'on doit apprendre absolument à utiliser tous les jours. 2, 3, 15, 25. 30 fois, 50 fois par jour. Plus on utilise la respiration, plus on sait utiliser la respiration et plus elle nous aide. Donc ça, c'est vraiment génial. Quand on est anxieux, on a des ondes cérébrales qui sont très, très élevées et donc très chaotiques. L'idée, et c'est mon troisième outil, est d'utiliser la méditation ou plutôt l'état méditatif, c'est-à-dire aider le cerveau à baisser ses ondes cérébrales. Et moi j'utilise cet état méditatif avec de la cohérence entre le cœur et le cerveau. C'est un outil qui a été mis au point par l'institut EarthMath, qui est un institut américain qui fait de la recherche en neurocardiologie depuis plus de 20 ans. Et c'est eux qui ont découvert qu'au centre de l'espace de la poitrine, on a un amas de neurones, on a un mini cerveau qui a plus de 40 000 neurones, qui est très puissant et qui envoie beaucoup plus d'informations au cerveau de la tête qu'inversement. Et donc utiliser la méditation et la cohérence cœur-cerveau, pour moi, ça permet de reconstruire des fondations émotionnelles puissantes et solides, de recréer une nouvelle normalité. Pour le système nerveux. et pour le cœur. Parce que notre système intérieur il vit dans sa normalité. Lui, il ne sait pas que c'est de l'anxiété. C'est juste un état de fait. Et donc là, ça permet de reconstruire un nouveau normal. De renforcer aussi la branche parasympathique du système nerveux. C'est la branche qui permet la digestion notamment et la guérison. Et je vois tellement de gens qui ne digèrent pas, qui ont mal au ventre et qui prennent plein de médicaments pour ne plus avoir mal au ventre. Alors j'en ai pris aussi. Encore une fois, je ne critique pas le médicament. C'est un palliatif. Mais ça ne règle pas le problème de fond. Et reconstruire des fondations émotionnelles puissantes et solides, ça permet de sortir de tous ces symptômes. Ça permet aussi de ramener la tension artérielle à un état normal, à un niveau normal. Et donc on va venir travailler autour de la sécurité, du calme. Ça permet la régénération, la restauration et ça ramène de l'harmonie. Ça permet de réinformer tout le système. Et de travailler avec l'intelligence du cœur. avec le cerveau du cœur. Et en tant qu'être humain, on a la capacité de donner une instruction à nos neurones, par nos sensations et par nos émotions. Ça nous permet aussi de réapprendre à nous connecter à des émotions élevées. Parce que c'est très facile dans le monde actuel de vivre dans la colère, le ressentiment, la frustration. On est offusqué de ci ou ça, il y a de quoi. En fait, toutes ces émotions-là, elles ne font que nourrir l'anxiété. C'est du fuel sur le feu. Et donc, c'est bien de réapprendre. C'est essentiel de réapprendre. au cœur, à naviguer à travers des émotions élevées, voire très élevées, et ça permet au cerveau et à tout le système nerveux de revenir dans de la sécurité, de quitter progressivement la vigilance permanente. Et donc il y a moins de rumination. Ça fait gagner énormément en sensation de sérénité et de sécurité. Et donc moi je l'utilise de deux manières. en respiration cardio-centrée, c'est-à-dire qu'on vient respirer à travers ce cerveau du cœur, là au centre de l'espace de la poitrine, on ressent des émotions élevées. Et là, tu peux choisir deux, trois émotions élevées qui sont importantes pour toi et que tu as envie de générer et de nourrir au quotidien. Moi, pour l'anxiété, j'aime beaucoup la sécurité et la paix intérieure. Parce que quand on est en sécurité, quand on est en paix intérieure, ça vient désarmer, ça vient couper le feu. Ça permet de reconstruire progressivement le terrain. Et puis mon quatrième outil, il est venu m'aider à me laisser traverser par toutes les sensations, sans les fuir, sans chercher à les rejeter, juste faire un pas de recul intérieur en disant ok, tout ce qui se passe là, c'est pas moi. C'est un peu revenir dans l'œil du cyclone. Revenir au centre, dans l'œil du cyclone. On voit tout ce qui se passe autour, ça peut être le cyclone. Mais l'être, il n'est pas dans le cyclone et il ne se confond plus avec le cyclone. Et le yoga Nidra, ça permet ça. Ne plus se confondre avec l'anxiété. Ne plus s'identifier à l'anxiété et pouvoir voir le feu. Prendre conscience du feu et du terrain favorable. Prendre conscience de l'accumulation des blessures peut-être. Prendre conscience. de l'habitude qu'on a eu de vivre dans un monde déjà anxieux, et donc on a appris l'anxiété, prendre conscience que la situation qu'on vit en ce moment et qui déclenche l'anxiété, en fait déclenche l'anxiété parce que cette situation joue contre notre être profond, ne correspond pas à nos valeurs, et l'anxiété vient juste nous montrer ça. Et elle vient nous montrer qu'il y a encore un terrain favorable. Et donc le yoga nidra pour moi c'est vraiment d'abord l'art. d'accueillir ce qui est là. Observer, reprendre notre place d'observateur. Moi, grâce au yoga, au yoga nidra, à la méditation, j'ai vraiment intégré, compris ça, avec mon corps, qu'on est à la fois le peintre et la peinture. On est à la fois l'observateur et l'observé, aussi bizarre que ça puisse paraître quand on prend conscience de ça. On est l'influenceur et l'influencé, instantanément. Et donc le yoga nidra permet de reprendre notre place d'observateur, de ressentir ce qui est là, mais de plus s'identifier, et de laisser vivre ce truc-là. Parce qu'à partir du moment où on accueille, on ne repousse plus. Et donc tout ce qu'on accueille se désarme en fait. Et ça nous apprend aussi à ne pas juger ce qu'on ressent, à ne pas analyser, parce que le cerveau aime tellement donner du sens à tout, qui donne n'importe quoi. n'importe quel sens, n'importe quoi. Et donc c'est aussi apprendre à vivre, j'aime bien dire, avec des sensations qui n'ont aucun sens. Et c'est bien de vivre quand ça n'a aucun sens. Ça ne veut pas dire que c'est n'importe quoi, c'est dire que juste ça traverse et on prend conscience des sensations, on respire à travers ces sensations et on ne leur donne pas de sens. On prend conscience du feu, on prend conscience des terrains favorables, on prend conscience de ce qui se passe dans notre inconscient. Parce que le système nerveux c'est notre inconscient et c'est 95% de qui nous sommes. Et on ne cherche plus à lutter contre ce qui est là, juste on observe de manière... hyper neutre, ce qui est là. Et dans le yoga nidra, ce qui fait aussi sa force pour soutenir ça, c'est qu'on s'appuie sur l'intention dont je parlais au départ. Et on s'appuie sur nos ressources intérieures, que moi je travaille en état méditatif. Et donc, le corps, le cœur, le système nerveux, le mental, tout notre système intérieur en fait prend conscience qu'on n'est pas l'anxiété. prend conscience de ce qui génère l'anxiété, ce qui va nous permettre d'agir après, de régler nos actions, ça fait monter notre niveau de conscience. Parce qu'on ne peut jamais régler un problème dans le même niveau de conscience que celui qu'il a créé. Pour dépasser l'anxiété, il faut sortir du fonctionnement de l'anxiété. Et donc le yoga nidra, c'est une autre voie. un autre outil, un outil complémentaire pour envoyer un nouveau message au système nerveux et utiliser nos outils, le cœur et son intelligence, le mental et son intelligence, la respiration et son influence sur le système. Et rien que ces quatre outils déjà, c'est pas les seuls, mais pour moi ce sont les principaux, nous permettent de vivre totalement en dehors du scope de l'anxiété. Parce qu'ils vont renforcer le niveau émotionnel. Et quand on vibre très haut, quand on... place la barre haut dans nos standards, on ne vit plus en bas. Ça permet de changer progressivement le thermostat. Ça permet de percevoir le monde différemment, de répondre au monde différemment. Ça permet de nous garantir de ne pas laisser de braise la tapis dans les terrains favorables. Ça permet même de guérir les terrains favorables à l'anxiété, qui ne seront plus des terrains favorables. Ça permet aussi de comprendre qu'on n'a absolument aucun pouvoir pour changer le monde extérieur. et qu'on a absolument le pouvoir absolu et total pour changer ce qui se passe dans notre monde intérieur et que ce qui se passe dans notre monde intérieur influence ce qui se passe dans le monde extérieur. Donc travailler avec ces quatre outils, l'intention, la respiration, l'état méditatif et la cohérence cœur-cerveau, le yoga nidra pour moi permet de transformer notre perception, permet de transformer notre état intérieur. de reprogrammer, de changer la température, en tout cas du système nerveux, de le réinformer d'une nouvelle normalité, et bien ça transforme automatiquement notre réponse au monde. Et le dernier point qui pour moi est, j'allais dire important, fondamental, c'est de plus s'autoriser à baisser la barre émotionnelle et mentale. Monter le niveau, mais pas monter le niveau d'exigence, monter le niveau de nos standards, se dire non mais moi je veux vivre là les gars, et là c'est... Quand t'as la main en haut et le bras tendu, et encore plus haut que ça. C'est moi, j'ai décidé que ma vie, elle est là. Vous me suivez, c'est bien, vous me suivez pas, c'est ok. Moi, ma vie, elle est là. Et prendre cette décision forte là. Et l'intérieur va suivre. Parce que l'intérieur est fait pour ça. Ne plus jamais s'autoriser à baisser la barre. Parce qu'on est là pour vivre des vies extraordinaires. Souviens-toi, t'es là pour créer tes plus grandes envies, de la manière la plus extraordinaire qui soit. Et il n'y a que toi qui peux donner une vraie définition et mettre des mots derrière ça. Mais se dire que nous on veut vivre là, à ce niveau-là, et que plus rien ne va nous empêcher, parce qu'on va prendre le temps, on va s'honorer, s'accorder du temps dans nos journées, dans notre quotidien, dans notre vie, pour aller vivre là-haut. Parce que n'oublie pas que nous sommes des êtres avec une puissance infinie, même pas mesurable, au-delà de tout ce qu'on peut imaginer. On peut transformer notre réponse au monde. On n'est pas victime du monde. Nous sommes des êtres hautement, grandement créateurs. Et donc on peut réapprendre à notre système nerveux et à notre cœur à vivre dans des émotions élevées. On peut agir sur notre système intérieur. Que l'anxiété c'est antinomique avec qui nous sommes, mais c'est logique avec le monde. Mais qu'aujourd'hui, tu peux, comme je l'ai fait, faire un autre choix. C'est exactement comme ça que moi j'accompagne mes clients et mes clientes. pour leur permettre de vivre complètement en dehors du scope de l'anxiété. de faciliter ce chemin pour eux. Je ne le fais pas à leur place, mais je suis la cheerleader, je facilite autant que je peux ce chemin en leur donnant des outils, en les accompagnant pour qu'ils puissent créer à partir de ce que je leur donne, leur propre boîte à outils, pour que plus jamais l'anxiété soit une question dans leur vie et qu'ils et elles puissent créer tout ce qui leur fait envie et de la manière la plus extraordinaire qui soit. J'espère que cet épisode t'aura offert une nouvelle manière de regarder les choses. Si tu penses qu'il peut être utile à une personne de ton entourage, n'hésite pas à le lui partager. Si une idée a particulièrement résonné en toi, je t'invite à l'observer, à l'expérimenter. Et si tu en as envie, viens me partager ce qu'elle a fait bouger chez toi. Je serai vraiment ravie d'échanger avec toi. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. En attendant, prends grand soin de toi et surtout, ose briller.