Speaker #0Hello, je m'appelle Elsa et je suis Master Coach Certifié. Avec ce podcast, Un Chemin Vers Soi, ma mission est de t'aider à mieux te comprendre et à t'accepter tel que tu es, que tu puisses rayonner en toute authentité. Je suis profondément convaincue qu'on a tous en nous une lumière qui ne demande qu'à briller. Et mon désir est que tu puisses prendre conscience de ta valeur, découvrir ce chemin qui est le tien, et impacter le monde à ta face. Ensemble, partons à la découverte de notre vérité, apprenons à nous révéler et osons marcher vers notre destinée. Hello, bienvenue sur le nouvel épisode du podcast Un Chemin Vers Soi. C'est la première fois que tu m'écoutes, j'espère que l'épisode te plaira. Et si tu es fidèle à mon podcast, je voulais te dire un grand merci. D'ailleurs, avant de commencer le sujet, je voulais te rappeler que tu as la possibilité de me soutenir en mettant 5 étoiles sur ta plateforme préférée et tu peux aussi laisser un petit commentaire si bien sûr tu en as la possibilité. Ceci étant dit, rentrons dans le vif du sujet. Aujourd'hui on va parler des besoins. Est-ce que tu sais vraiment de quoi tu as besoin ? Ou est-ce que finalement tu fais juste au mieux pour le deviner, pour tenir, pour t'adapter, pour ne pas déranger ? Ou j'ai envie de dire pire, pour répondre aux besoins des autres. Si t'es honnête avec toi-même et que tu te poses la question, là, maintenant, tout de suite, de quoi j'ai besoin ? Dis-moi, est-ce que tu sais répondre ? Parce que très souvent, et je l'observe chez les femmes que j'accompagne, et c'est vrai que si je suis honnête, je l'ai aussi longtemps vécu moi-même, c'est qu'en fait on sait pas répondre, on sait pas vraiment. C'est pas forcément qu'on manque de volonté, de motivation, mais on a parfois du mal à mettre le doigt sur ce dont on a réellement besoin. Quand j'échange avec différentes femmes, très vite dans la discussion, des choses autour de ce qu'elles doivent faire, des choses qui sont attendues par leur entourage, remontent à la surface. Toute cette pression, tu sais, plus ou moins visible. Au fond, elles passent leur temps à ignorer leurs besoins. Elles ont appris à les minimiser, à les mettre sous le tapis, depuis si longtemps, qu'elles trouvent presque que finalement, c'est pas grave, c'est pas si important. Et pourtant, un besoin non respecté finit toujours par se rappeler à nous. Par le corps, par les émotions, par de la fatigue aussi ou de l'irritabilité. Par un sentiment diffus que quelque chose ne va pas, sans toujours savoir vraiment quoi. Dans cet épisode, j'ai envie qu'on parle des besoins, bien sûr. Je vous en parle souvent, mais je n'avais pas encore pris le temps de faire un épisode dédié à ce sujet. Pourtant, c'est un sujet clé, un sujet vraiment fondamental. Ça fait partie, comme j'aime bien dire, des fondations de ta maison. Et je me suis rendu compte également récemment que, contrairement à ce que je pensais, il y a assez peu d'épisodes de podcast sur ce sujet. Et parfois, finalement, la thématique n'est que partiellement traitée. Ou en tout cas, pas de la manière dont j'aurais aimé le traiter. Alors allons-y. Je ne veux pas te faire un cours pour te présenter les choses de manière trop théorique. Ça n'a pas forcément d'intérêt. T'as pas besoin d'une liste de plus à cocher et d'accumuler des connaissances. Mais j'ai envie de quelque chose de plus vivant, quelque chose de profond, qui est lié à ton équilibre émotionnel, à tes émotions, à ton estime de toi. Et surtout, c'est le plus important, à ta capacité à te respecter. Parce que c'est ça au fond finalement. Respecter tes besoins, c'est te respecter. Si tu écoutes cet épisode, il est possible que t'aies appris très tôt à faire passer les besoins des autres avant les tiens, à t'ajuster, t'adapter, à faire avec, à t'oublier, à t'effacer. Et je sais, oui, on est nombreuses dans ces cas-là. Alors aujourd'hui, j'ai envie de te dire une chose, de manière très claire. Je vais prendre le temps, je vais ralentir un peu, prendre le temps pour que tu puisses bien l'intégrer. Tu as le droit. de respecter tes besoins. Je le répète parce que c'est hyper important. Tu as le droit de respecter tes besoins. Et je dirais même, c'est pas seulement un droit, en fait c'est un devoir envers toi-même. Dans cet épisode, je vais t'aider à appréhender ce que sont vraiment les besoins, que tu puisses comprendre le lien entre finalement tes besoins et les émotions, parce que oui, il y en a un, voir pourquoi tu as appris à les mettre de côté, Et puis je te proposerai un exercice simple pour commencer à les identifier. Alors c'est quoi un besoin ? On confond souvent les besoins avec les envies, ou pire, avec les dépendances. Remettons un peu de clarté là-dedans. Un besoin, c'est pas une exigence excessive, ce n'est pas un luxe, quelque chose que tu devrais mériter, et c'est pas non plus quelque chose de passager. Un besoin, il est nécessaire à ton équilibre. Ton équilibre, qu'il soit émotionnel, mental, physique, par exemple, le besoin de te reposer. Le besoin de sécurité, le besoin de reconnaissance, de solitude, de lien, de respect. Ces besoins, ils sont ni bons ni mauvais. Ils sont là, point barre. Il n'y a aucun jugement de valeur à avoir par rapport à tes besoins, ni ceux des autres d'ailleurs. Quand un besoin est nourri, tu te sens plus stable, plus apaisé, plus aligné. Et s'il ne l'est pas, s'il n'est pas comblé... Il ne va pas disparaître tout seul avec le temps. Une envie, quant à elle, c'est quelque chose qui attire, quelque chose qui t'attire, quelque chose d'agréable, mais d'un peu futile, ou du moins, pas vraiment vital. Tu peux avoir envie d'un gâteau au chocolat, d'aller au cinéma, ou d'un nouveau téléphone. Une envie, elle peut enrichir ta vie, elle peut te faire plaisir. Rendre ta vie plus agréable, plus douce. Mais son absence, elle ne te détruit pas intérieurement. Et si elle n'est pas assouvie, ton envie, bien souvent, elle finit par disparaître d'elle-même. Et c'est important de le dire. Avoir des envies, c'est sain. Je ne reviens pas là-dessus. Mon propos n'est pas de te couper de tes envies, de dire qu'il faudrait uniquement combler tes besoins et mettre à la poubelle tes envies. Le problème, finalement, ce n'est pas l'envie en soi. C'est quand tu le confonds avec un besoin. Et puis, il y a la dépendance. La dépendance, c'est quand tu crois que ton bien-être, il dépend exclusivement de quelqu'un ou de quelque chose. Quand tu te dis de manière consciente ou pas, sans ça, je ne vais pas bien. Sans ça, je ne peux pas vivre. Elle n'est pas saine pour toi, cette dépendance. En plus, elle est sournoise. Car contrairement à l'envie qui... va disparaître, la dépendance, elle, elle ne s'évanouit pas. Et souvent, en fait, si on analyse les choses, c'est un besoin légitime qui est caché derrière, qui cherche à être nourri de la mauvaise façon. Un besoin, tu peux le nourrir de différentes façons, justement. Il ne dépend pas d'une seule personne, ni d'une seule situation, d'une seule action. Tu as besoin de manger, mais tu n'as pas besoin d'un dessert. Tu peux combler ton besoin par une multitude d'aliments, certains qui te font envie, d'autres moins, mais t'as le choix. Souvent on confond un peu tous ces termes, et on cherche pas à combler le véritable besoin sous-jacent. Quand tu comprends cette distinction, tu peux enfin te poser la vraie question, quel est le besoin profond derrière ce que je ressens ? Quand on est hypersensible, on parle souvent d'émotion, de vagues émotionnelles, de fatigue émotionnelle. On parle d'émotions très fortes, trop envahissantes, mais on parle beaucoup moins de ce qu'il y a derrière ces émotions. Et pourtant, si tu te sens souvent submergé, perdu, ou bien que tu luttes avec ce que tu as à l'intérieur de toi, ce que tu ressens, ce n'est bien souvent pas parce que tu es trop émotive, mais c'est très souvent parce que tu as perdu le lien avec tes besoins. Parce que oui, il y a un lien. comme je te disais, entre besoins et émotions. On nous a appris à faire taire nos émotions, à essayer de les contrôler. Mais on ne nous a pas vraiment appris à les écouter. Et encore moins à identifier les besoins qu'elles essaient de nous signaler. Et quand on est hypersensible, cette déconnexion elle est d'autant plus douloureuse. Parce que tu ressens fort, mais si tu ne comprends pas ce que tu ressens, Alors t'as plus tendance à douter de toi, à te juger, à penser que c'est toi le problème. Spoiler alert, c'est rarement toi le problème. C'est juste un langage émotionnel qu'on t'a jamais appris à traduire en fait. Tu m'as peut-être déjà entendu dire ça, mais les émotions c'est pas tes ennemis. Et même les émotions désagréables, elles ont une visée positive pour toi. Déjà il faut avoir en tête que... Une émotion, elle n'arrive jamais par hasard. Chaque émotion, elle est porteuse d'un message. Et ce message, il cache un signal. Le signal d'un besoin. Un besoin qui est nourri, ou au contraire, qui ne l'est pas. Quand tu ressens de la joie, de la paix, c'est souvent parce que t'as un besoin qui est respecté. C'est souvent le besoin de lien, de sécurité, de reconnaissance, de liberté, de repos. A l'inverse, quand tu ressens de la colère, de la tristesse, de l'anxiété ou bien de la frustration, ce n'est pas un bug en fait, ce n'est pas un défaut, ce n'est pas quelque chose qu'il faudrait mettre de côté, donc qu'il faudrait se débarrasser et qu'il faudrait cacher. En fait, c'est un message et ce message, il te dit, il y a quelque chose d'important pour toi là qui n'est pas respecté. Prenons quelques exemples simples pour illustrer tout ça. Bien sûr, ça peut être plus complexe. que les exemples que je vais te partager, mais ça donne déjà une première clé de lecture. Si tu ressens de la colère, ce n'est bien souvent pas parce que tu es excessive. C'est très souvent parce qu'un besoin de respect ou de limite n'a pas été respecté justement. Si tu ressens de la tristesse, il y a souvent derrière un besoin de réconfort, de lien, de reconnaissance. Pour l'anxiété, bien souvent se cache un besoin de sécurité. de clarté ou de prévisibilité. Et si tu ressens plutôt une fatigue émotionnelle profonde, c'est pas un manque de motivation, c'est un besoin de repos, de lenteur, de respect de ton rythme. Malheureusement, il y a beaucoup de femmes hypersensibles qui se perdent et qui vont pas au bout du process. Elles ressentent l'émotion, mais elles vont pas écouter le besoin qu'il y a derrière. Alors elles essaient tant bien que mal de calmer l'émotion, de la faire disparaître, de se raisonner. Mais une émotion, elle ne se raisonne pas. Une émotion, on ne la calme pas sans écouter le besoin, parce que sinon elle revient toujours plus fort. J'aime bien utiliser cette image. Tes besoins, c'est comme un voyant sur un tableau de bord. Tu peux choisir de les regarder, de les ignorer. Tu peux continuer à rouler, mais le voyant, lui, il ne va pas disparaître. Il clignote, puis il insiste. Et si tu ne fais rien, à un moment, il te force à t'arrêter. Souvent, chez les femmes sensibles, ce voyant, il s'exprime par des émotions qui sont jugées trop fortes, par une fatigue chronique, par une perte d'élan, par une sensation de trop plein, une sensation de vide aussi. Mais un besoin ignoré, il disparaît jamais. Il s'exprime juste autrement. Les émotions, elles ne sont pas là pour te punir. Elles sont là pour t'aider à ajuster. Alors, pourquoi si les besoins, c'est si essentiel, pourquoi est-ce qu'on a tant de mal à les respecter ? Très souvent, ce n'est pas un choix qui est conscient. C'est une sorte d'apprentissage qui date depuis l'enfance. Peut-être que tu as appris à penser que... Bah, penser à toi, justement, c'était être égoïste. Que exprimer un besoin, bah ça pouvait déranger. Que dire non, c'était risquer de décevoir, d'être exclu. Que ralentir, c'était être faible. Quand on a une sensibilité élevée, on capte très tôt les attentes implicites. Tous ces non-dits, on capte aussi les émotions des autres. Alors... On a tendance à se suradapter, à anticiper, à se plier aux besoins des autres. Et bien souvent, c'est finalement une stratégie de survie. C'est une façon de préserver le lien, une façon de se sentir aimé, de se sentir accepté. Mais le problème, c'est que cette stratégie, elle a un coût. À force de t'oublier, tu t'éloignes de toi. À force de... Faire passer les autres en premier, forcément, tu te mets en dernier. Et vu que tu n'écoutes pas tes besoins, tu finis par ne plus savoir vraiment ce que tu ressens, à te sentir mal, à avoir ce mal-être qui va grandir à l'intérieur. Respecter tes besoins, ce n'est pas devenir plus dur, ce n'est pas devenir égoïste, c'est en fait reconnaître ta valeur. On peut faire un autre lien du coup entre besoin et estime de soi. Plus ton estime est fragile, plus il est difficile de faire de la place à tes besoins. Bon, maintenant qu'on a pris connaissance de ça, maintenant qu'on en a conscience, qu'est-ce qu'on fait ? Déjà on change de question. Et tu sais, juste ça, ça change déjà pas mal les choses. Au lieu de te demander comment faire pour que cette émotion disparaisse, Pour la faire taire, essaie plutôt de te demander de quel besoin cette émotion est-elle en train de me parler. Parfois le simple fait juste de nommer ton besoin. ça apaise déjà ton émotion. Parce que tu te sens entendu, parce que tu cesses de te violenter, parce que tu te reconnectes à toi, à ce qu'il y a vraiment à l'intérieur. Une émotion écoutée, elle devient une alliée. Une émotion ignorée, c'est plutôt un poids. Pour terminer, je te propose un petit exercice. Tu peux le faire tout de suite ou revenir plus tard si c'est pas le bon moment pour toi. Pense à une situation récente où tu t'es senti tendu, irrité ou triste. Pense à quelque chose plutôt du quotidien, ne prends pas quelque chose d'énorme, un événement hyper impactant, quelque chose lié à un traumatisme. Commence par faire simple. Puis demande-toi quelle émotion était la plus présente dans cette situation. Est-ce que c'était de la colère, de la tristesse, de l'agacement ? Qu'importe, essaye de nommer cette émotion. Mais surtout, nomme-la sans chercher à analyser quoi que ce soit. Puis, essaye de compléter cette phrase de manière intuitive. Si cette émotion avait un message pour moi, elle dirait que j'ai besoin de... Et puis là, tu laisses venir. Même si ça te paraît flou, même si tu te doutes. Même si ça te semble bizarre. Laisse émerger des choses, des mots. Puis demande-toi maintenant quel serait un petit geste, très simple, qui me permettrait d'honorer ce besoin maintenant. Pas un grand changement, pas une révolution. Juste un petit ajustement. Quelque chose de réaliste. Tu sais, respecter ses besoins, c'est pas forcément tout changer d'un coup. Tout révolutionner, c'est s'écouter un peu plus, un peu plus souvent. Si cet épisode t'a plu, s'il t'a aidé et que tu t'es reconnu dans ce que je te partage, prends deux minutes pour laisser 5 étoiles. Et si ta plateforme d'écoute te le permet, ajoute un commentaire. C'est un immense soutien pour ce podcast. Il permet à d'autres femmes sensibles comme toi de découvrir ces épisodes, de se sentir elles aussi comprises. un peu moins seul. Si t'as envie d'aller un peu plus loin, de mieux comprendre tes émotions, de réussir à mettre des mots sur tes besoins, de réussir à les faire respecter, apprendre à apprivoiser tout ça sans te renier, j'organise le 31 janvier un atelier en ligne de deux heures qui s'appelle Apprivoise tes émotions. C'est un espace doux, sécurisant, pour comprendre ce qui se passe en toi. Mettre du sens sur tes émotions, apprendre à répondre à tes besoins avec le plus de justesse possible. Tu trouveras toutes les informations et le lien d'inscription en description. Si tu devais retenir une seule chose de cet épisode, j'aimerais que ce soit celle-ci. Tu as le droit de respecter tes besoins, et c'est même un devoir envers toi-même. Tes besoins ne sont pas un problème à régler, ils sont un message à écouter. Plus tu les ignores, plus ils crient. Plus tu les écoutes, plus tu t'apaises.