ElsaJe suis profondément convaincue qu'on a tous en nous une lumière qui ne demande qu'à briller, et mon désir est que tu puisses prendre conscience de ta valeur, découvrir ce chemin qui est le tien, et impacter le monde à ta façon. Ensemble, partons à la découverte de notre vérité, apprenons à nous révéler, et osons marcher vers notre destinée. Bienvenue dans l'épisode 3 du podcast. Aujourd'hui, j'avais envie de te parler des émotions. On n'y fait pas toujours attention et il y a pas mal d'idées reçues à leur sujet, alors qu'en fait, les émotions, c'est hyper important. D'ailleurs, en un sens, c'est grâce à ma peur que j'ai lancé ce podcast. Quand je dis que les émotions, c'est important, c'est parce que c'est un des piliers de la connaissance de soi. Mais surtout parce que ce sont elles qui te donnent une direction, qui te poussent vers ta quête. Tu le comprendras au fil de ce podcast, mais les émotions c'est un peu comme un GPS pour nous, comme un guide. Bon, je sais qu'on n'est pas à l'école, mais rien de tel qu'une petite définition pour amorcer le sujet. Dans le dictionnaire de l'Académie française, on retrouve la définition suivante. Une émotion est une réaction affective, brusque et momentanée, agréable ou pénible, souvent accompagnée de manifestations physiques. L'émotion est donc un état de conscience qui peut être agréable ou désagréable et qui entraîne des modifications physiques, qui bien souvent échappent à notre contrôle. Par exemple, quand tu es traversé par une émotion de joie intense, tu vas avoir tendance à rigoler ou à rire en réaction presque malgré toi à un environnement extérieur. D'ailleurs, chose importante à retenir, l'émotion est éphémère, elle ne dure que quelques secondes. C'est ce qui la différencie d'un sentiment qui va durer davantage dans le temps. On voit déjà ici que le fait de gérer ses émotions est un peu utopique. Certes, certains avec beaucoup d'entraînement y arrivent peut-être, des grands joueurs de poker par exemple, mais bon, pour le commun des mortels, ce n'est pas chose aisée. Alors, ok, c'est pas très glamour, mais l'émotion, elle répond à un stimuli. Autrement dit, c'est un peu comme si on appuyait sur un bouton, et paf, d'un coup, l'émotion se déclenche. Suite à cette réaction quasi-automatique, tu vas réagir à trois niveaux. Sur le plan physiologique, comportemental et subjectif. Concrètement, imaginons que l'un de tes collègues vienne te voir en plein open space et commence à te crier dessus. Pas hyper agréable, non ? Il est probable que, face à sa colère, ta propre émotion de colère se manifeste. Tu vas physiologiquement ressentir une augmentation de ton rythme cardiaque par exemple, tes muscles vont se tendre, peut-être que tu vas serrer les poings. Au niveau comportemental, tu vas répondre en élevant la voix. Et enfin, sur le troisième plan, cela va inscrire une expérience. Cet épisode va rester ancrée dans ton cerveau, et à chaque fois que tu verras ce collègue, tu auras probablement un sentiment de colère associé à ce qui s'est passé. Et ce sentiment, lui, pourra perdurer si aucune discussion ou prise de recul n'a lieu. Mais alors, si nos émotions nous arrivent par réflexe, pourquoi parle-t-on de gérer ces émotions ? Et finalement, qu'est-ce que ça veut vraiment dire ? Alors déjà, je dois te le dire, malgré le titre de ce podcast, je déteste le terme gérer ses émotions. Car il y a derrière ce mot, selon moi en tout cas, l'idée qu'on peut les contrôler. Pire, que c'est une bonne idée de le faire. Comme si finalement on pouvait un peu se sentir supérieur si on arrivait à "gérer ses émotions". Bon, pour le joueur de poker, c'est probablement vrai, mais c'est un cas hyper particulier. En fait, il n'y a rien à gérer, rien à contrôler. Mais plutôt à écouter, à apprivoiser. Depuis notre plus tendre enfance, notre relation aux émotions est faussée. Et cela a des répercussions sur notre vie d'adulte. Il faut savoir qu'il existe quatre émotions de base, qui sont de l'ordre de l'inné. On n'apprend pas ces émotions. On les vit tout simplement. Et des recherches ont d'ailleurs montré que peu importe la culture, on réagit tous à ces fameuses émotions de base de la même façon. Ces quatre émotions sont la joie, la tristesse, la peur et la colère. À travers notre éducation, on va découvrir d'autres émotions de socialisation, pour reprendre le terme de Christelle Petit-Colin. On va aussi apprendre en fonction de notre culture, de notre sexe, de notre famille, qu'il y a des émotions qui sont autorisées et d'autres émotions qui sont considérées comme interdites. Alors on va s'adapter, refouler certaines émotions, les remplacer par d'autres. Tout cela bien entendu va fausser notre GPS naturel qu'il va falloir régler. À la base, nos émotions naturelles ont un rôle bien précis. La joie nous informe que nous sommes entiers, que nous sommes là où nous devons être, et que nous faisons ce que nous devons faire. Elle nous montre donc ce qui est important pour nous. L'idéal à poursuivre, en quelque sorte. La tristesse est une émotion qui, elle, est associée à un événement indésirable, à une perte. Elle va provoquer un comportement de repli sur soi. Lorsque nous ressentons de la tristesse, il faut alors se demander quelle partie de nous est en train de se transformer. Car il est nécessaire de quitter cette partie de soi pour laisser place à une nouvelle partie. La colère se déclenche lorsqu'une personne a transgressé une norme qui est importante pour nous. Lorsqu'il y a une atteinte à nos valeurs, la colère s'accompagne souvent d'un sentiment d'injustice. Elle révèle un conflit ou alors une insatisfaction. La colère nous invite donc à rechercher quelles sont les limites, quelles sont les valeurs qui ont été transgressées. Et enfin, la peur. La peur, elle est là pour alerter qu'il y a un danger. Elle nous permet d'anticiper. C'est une émotion qui est nécessaire à notre survie. Toutefois, la peur peut être irrationnelle. On l'a vu dans le podcast précédent. Parfois, nous ressentons de la peur alors qu'en fait, il n'y a pas danger. Il n'y a pas mort d'homme. Ces peurs irrationnelles sont à l'origine de véritables blocages. Dans notre éducation, nous avons appris des peurs irrationnelles, qui ne sont pas liées avec un danger réel. On peut citer la peur du jugement, la peur du regard des autres, la peur de l'échec, bien entendu, la peur de la réussite aussi, et puis la peur des responsabilités. Quand bien même ces peurs sont irrationnelles, elles sont quand même là. Et elles nous freinent dans l'atteinte de nos objectifs, surtout si ces peurs sont inconscientes. Le message derrière la peur peut être que nous ne sommes pas suffisamment préparés pour une situation, ou alors que nous devons nous protéger davantage. Chacune de ces émotions de base, lorsqu'elles se manifestent, viennent mettre en lumière un besoin. La joie va révéler un besoin de partage, la tristesse, un besoin de réconfort, la colère quant à elle révèle un besoin de justice ou de défendre son territoire, et enfin la peur, le besoin de se protéger et d'être en sécurité. Toutes ces émotions forment une palette de couleurs qui nous est utile. Il n'y a pas une couleur que l'on devrait utiliser tout le temps et une autre qu'on n'utiliserait jamais, ça n'aurait aucun sens. Pourtant, souvent on considère qu'il y a des émotions positives et des émotions négatives. Sans vous mentir, je suis passée par là. Mais quand on comprend le rôle des émotions, on se rend compte alors que tout ça, c'est du bullshit. Certes, il y a des émotions qu'on peut considérer comme agréables et d'autres comme désagréables. Si je te demande si tu préfères ressentir de la joie ou de la tristesse, a priori, tu me répondras que tu préfères la joie, ce qui est tout à fait normal. Mais en fait, toutes les émotions, et je dis bien toutes les émotions, elles nous sont utiles. car elles ont un message à nous transmettre en fait. Et ce message, il est bon pour nous, même si parfois on n'a pas vraiment envie de l'écouter. Notre éducation et puis la société actuelle nous amènent à ne pas utiliser notre GPS de la bonne façon, car on nous fait croire que finalement on n'a pas le droit de ressentir certaines émotions, ou alors uniquement dans des cas particuliers. Alors on s'adapte, histoire de rentrer dans le moule, mais on se perd en chemin, et c'est dommage. Pendant longtemps, les émotions étaient considérées comme quelque chose de néfaste, comme une faiblesse. Il ne fallait pas en parler, il ne fallait pas les montrer. Et le côté réflexion était davantage valorisé, le côté intellectuel. Mais ça commence quand même à changer, et on démontre de plus en plus que finalement l'aspect émotionnel est bien plus important que ce qu'on pouvait penser, et bien plus présent que ça, et que cela impacte directement nos décisions, et même notre réussite. Mais rien que sur ce point-là, je pense que je pourrais faire un podcast dédié si ça vous intéresse. Bref, je m'égare un peu. Revenons à nos moutons. Avant de comprendre l'utilité des émotions, j'avais tendance à vouloir réprimer mes émotions négatives, celles que je n'aimais pas ressentir. Pour tout te dire, j'ai même arrêté d'écrire de la poésie parce que j'écrivais que des choses négatives, en tout cas tristes, et je me disais que ça allait m'empêcher d'être heureuse. Alors qu'en fait, c'est tout le contraire. Les émotions négatives que l'on vit, elles sont là pour nous aider à mieux nous comprendre et nous guider sur un chemin qui est plus aligné avec nous. C'est pourquoi, désormais, quand je ressens une émotion désagréable, je ne cherche plus à l'étouffer. Mais au contraire, je lui accorde toute sa place, toute la place qu'elle mérite. Et j'essaie de déchiffrer tant bien que mal le message qu'elle est venue me porter. J'avoue, parfois, c'est pas toujours simple. Mais c'est libérateur. Puisque déjà, dès lors qu'on refoule une émotion, il y a quelque chose de contre-nature qui va se passer. Du coup, cela va nous demander un effort. Ça va faire mal. Et pour éviter la douleur, nous, on a l'habitude de refouler l'émotion, alors qu'au final, en accueillant l'émotion, on aurait moins mal. En tout cas, la douleur, elle serait de plus courte durée. Mais tu vas me dire comment on fait pour écouter ces émotions. Je te propose un process que moi j'utilise pour moi-même et aussi pour les personnes que j'accompagne. Et je t'invite à le tester. Tout d'abord, choisis et décris une situation dans laquelle tu vis une expérience émotionnelle plutôt négative, que tu souhaiterais transformer. Donne le plus de détails possible. C'était où ? C'était quand ? Avec qui ? Qu'est-ce que tu as ressenti exactement ? Quels symptômes physiques ton corps t'a-t-il donné ? Revis complètement la situation. Ensuite, essaye de mettre des mots sur tout ça, sur ce que tu as ressenti justement pendant cette expérience. Et détermine les différentes émotions qui t'ont habité. De la joie, de la colère, de la peur, de la tristesse, du dégoût, de la surprise. Classe ces émotions en fonction de leur intensité. Une fois que c'est fait, pour chaque émotion, Demande-toi quel est le message de changement qui se cache derrière elle. Qu'est-ce que cette émotion est venue te transmettre, est venue t'apporter ? Qu'est-ce qu'elle cherche à t'enseigner ou à te faire faire ? Interroge-toi vraiment, fais une introspection complète. Et détermine une à deux actions par émotion qui découlent de chaque message. Et enfin, passe à l'action. Programme la réalisation de ces actions. Voilà, cet exercice conclut le troisième épisode de podcast. J'espère qu'il t'a plu et que de manière plus globale, le podcast t'intéresse. Pour me soutenir, je t'invite, si bien sûr ta plateforme d'écoute te le permet, à me laisser un petit commentaire gentil et puis à le noter avec 5 étoiles. S'il y a des sujets spécifiques aussi que tu aimerais que j'aborde, je t'invite à me communiquer via mon Instagram, elsakinguejohnson. Je te laisse maintenant avec une citation de Serge Desjardins qui résume bien cet épisode. Gérer ses émotions n'implique pas de les contrôler, ni de les combattre, mais de les accueillir en tenant compte du message qu'elles véhiculent. A bientôt pour un prochain épisode.