Speaker #0Hello, je m'appelle Elsa et je suis Master Coach Certifié. Avec ce podcast, Un Chemin Vers Soi, ma mission est de t'aider à mieux te comprendre et à t'accepter tel que tu es, pour que tu puisses rayonner en toute authenticité. Je suis profondément convaincue qu'on a tous en nous une lumière qui ne demande qu'à briller. Et mon désir est que tu puisses prendre conscience de ta valeur, découvrir ce chemin qui est le tien, et impacter le monde à ta face. Ensemble, partons à la découverte de notre vérité, apprenons à nous révéler et osons marcher vers notre destinée. Hello, hello, je suis ravie de t'accueillir une nouvelle fois sur cet épisode du podcast Un Chemin Vers Soi. Si tu me découvres aujourd'hui, je suis Elsa, coach et sophrologue certifiée, et dans chaque épisode, on chemine ensemble vers une relation plus douce avec toi-même, pour apprivoiser... ton hypersensibilité, te sentir plus alignée et vivre heureuse tout simplement. Aujourd'hui, j'avais envie de te parler de quelque chose que tu vis peut-être, sans vraiment lui donner un nom. Cette tension intérieure que tu as, tu sais, quand tu sens que tu voudrais dire quelque chose mais t'arrives pas, t'es comme bloqué et tu te retiens. T'as peur de blesser, peur peut-être de prendre trop de place, peur que les choses dérapent, que ça ne se passe pas comme tu l'aurais souhaité. Et pourtant, si tu pouvais t'exprimer, je veux dire vraiment t'exprimer, sans te retenir, sans culpabiliser, sans t'oublier non plus, ou sans avoir peur que tes relations elles s'effondrent, ou des conséquences négatives, en quelque sorte, bah tu te sentirais beaucoup mieux. Et c'est exactement ce qu'on va explorer aujourd'hui avec la communication non-violente. J'ai pas envie de faire un épisode qui soit technique et froid, avec des choses... à appliquer mais qui ne te parlent pas finalement, qui ne résonnent pas avec ce que tu vis. Mais j'ai envie de te présenter les choses d'une manière peut-être un peu différente, comme un chemin, un chemin qui mène à toi. Laisse-moi te poser une question pour commencer. Est-ce que ça t'est déjà arrivé de te dire « c'est pas grave » ? Alors qu'en fait, si t'es honnête avec toi-même, en réalité, c'était grave. Ou peut-être d'ajouter un « désolé de déranger » avant même de demander ce que tu avais à demander. Ou encore de continuer à ruminer pendant des heures et des heures après avoir terminé une conversation, te disant « mais est-ce que j'ai dit ce qu'il fallait dire ? Est-ce que j'ai blessé la personne ? Est-ce qu'elle a bien compris mon message ? Est-ce que j'ai bien compris ses réactions ? Qu'est-ce qui se jouait dans cet échange ? » Tu rejoues tout justement, chaque phrase. chaque silence, chaque virgule, j'ai envie de dire. Tu te demandes si t'en as pas fait trop, si t'en as pas dit trop, ou au contraire, pas assez. Si tu Ausha tête, si ça te parle en ce moment, c'est que cet épisode, il est pleinement pour toi. Parce que ce que tu vis là, c'est pas en fait quelque chose qui est lié à vraiment ton caractère ou une maladresse que tu pourrais avoir. C'est souvent le résultat de quelque chose que on t'a appris, que t'as intégré. que t'as intériorisées. Et ce que t'as intériorisées, généralement, c'est que tes besoins, ils sont pas si importants que ça. Tes besoins, ils dérangent. Que prendre de la place, c'était mal vu, c'était risqué, c'était égoïste, et que l'harmonie, elle était là quand, finalement, tu disais pas vraiment ce que tu ressentais, quand tu n'allais pas en étant confrontante avec l'autre. La communication non-violente, ou son petit nom la CNV, c'est l'outil qui peut t'aider à défaire tout ça. Alors c'est quoi exactement cette CNV ? Déjà, commençons par ce que ce n'est pas. C'est pas un moyen d'être encore plus gentil que tu ne l'es déjà. Ça ne te permet pas d'éviter les conflits à tout prix. Ce n'est pas non plus quelque chose qui va te permettre de parler avec des pincettes, de ne jamais froisser l'autre. La CNV, c'est apprendre à s'exprimer en fait avec authenticité, en restant pleinement connecté à toi, à tes ressentis, à ce que tu as envie de partager, à ce que tu ressens à un instant T, mais sans attaquer l'autre. C'est une façon de parler qui honore ce que tu vis, sans le renier, sans le rejeter, et ce que vit l'autre aussi en même temps. L'autre n'est pas plus important que toi. Les besoins de l'autre ne sont pas plus importants que tes besoins. Et cette CNV, elle va vraiment, finalement, harmoniser tout ça. Et te rendre ta place. La place que, bien souvent, tu fuis ou... En tout cas, tu fais passer les autres en priorité, en t'oubliant. Cette CNV, elle repose sur quatre piliers. Quatre piliers qui sont extrêmement importants. Je te les cite et après, on va rentrer un petit peu dans ce que veulent dire chaque pilier. On a l'observation. Le sentiment, le besoin et le quatrième pilier, c'est la demande. L'observation, le premier point, c'est de se dire L'idée, c'est que tu puisses décrire, en fait, ce qui se passe. Que tu puisses décrire, je veux dire, vraiment factuellement, la situation, le contexte dans lequel tu évolues, sans interpréter, sans y mettre de jugement. C'est vraiment cette première phase, en fait, on essaye d'être complètement neutre, presque détaché, j'ai envie de dire. On ne met pas d'affect, on ne met pas d'émotion, on ne met pas de sentiment à ce moment-là. C'est vraiment cette première phrase d'observation où tu vas aller dire ce qui se passe factuellement. on pourrait dire quelque chose qui pourrait se défendre devant une cour de justice, où on ne peut pas argumenter en fait, quelque chose qui est vraiment vrai, qui est factuel, et qui est dénué finalement un peu d'affect. Par exemple, l'idée ce n'est pas de dire « tu m'ignores toujours » , mais plutôt quelque chose du type « j'ai remarqué que depuis hier soir, on n'a pas échangé » . Je ne sais pas si là déjà tu perçois une différence entre ces deux phrases. Tu m'ignores toujours. Alors déjà le toujours qui est, waouh, ok, est-ce que c'est vraiment toujours, ça pourrait être remis en question. Il y a ce toujours qui pèse lourd déjà dans la phrase, même si cette phrase elle est très très courte. Et tu m'ignores, qui est aussi lourd de sens. Alors que dans l'autre proposition, on remarque, on constate que depuis une date précise qui est donnée, donc depuis hier soir, il n'y a pas eu d'échange. Et c'est vrai, c'est factuel. On ne dit pas si ça nous arrange ou si ça nous énerve, on ne sait pas trop à ce moment-là dans quel état on est. Bien sûr, on imagine que si on annonce cette phrase, c'est que la situation ne nous convient pas forcément, mais on n'est pas dans l'accusation. On n'entre pas en confrontation. On ne vient pas aller chercher l'autre en lui disant « Tu m'ignores, arrête de faire ça en fait » . On ne le met pas en posture d'être tout de suite dans la réaction et dans la surenchère. Le deuxième pilier, C'est le sentiment. Parce que bien sûr, oui, on est neutre au départ, on donne la situation telle qu'elle est factuellement pour amorcer notamment la conversation, mais l'idée c'est de dire aussi ce que tu ressens. Ça te fait quoi ? Qui est paye d'échange, par exemple, depuis hier ? L'idée c'est de nommer ce que tu ressens, les émotions que tu as, les sentiments que tu peux avoir, et surtout sans t'excuser, sans dire je suis désolée mais je me sens pas bien, etc. Non. T'as pas à t'excuser. Ce que tu ressens est légitime. Toutes tes émotions, et ça c'est un message que je répète souvent, mais toutes tes émotions, elles sont légitimes. Donc t'as le droit d'en parler en fait. J'ai envie de dire même, c'est un devoir d'en parler. Parce que souvent ça aide, dans plein de situations, et pour toi et pour les autres. Donc retiens bien ça. Tes émotions, elles sont légitimes. Et tu peux en parler. Donc tu notes ce que tu ressens verbalement, tu l'exprimes finalement. Sans t'excuser. Donc pas de je suis désolée d'être comme ça, mais plutôt je me sens triste, je me sens seule. On n'a pas échangé depuis hier et je me sens seule. Et là encore une fois, ce qu'il y a, ce qui est intéressant dans cette méthode, c'est qu'on va mettre le focus à ce moment-là sur toi, sur ce que tu ressens. Et pas sur l'autre. Auquel autre a eu un comportement qui du coup a entraîné une conséquence pour toi ? C'est que toi tu te sens seule. Il n'y a pas eu d'échange, mais j'ai envie de dire presque. En un sens, ça te regarde. Alors ça te regarde dans une certaine mesure, parce que l'idée, c'est de créer ce dialogue pour pouvoir éventuellement changer des choses dans la situation. Mais ce que je veux dire par là, c'est que ça t'appartient. Et dans la manière de l'exprimer, on va vraiment accentuer ça en disant ça t'appartient, ça m'appartient, je me sens seule et ce n'est pas ta faute. Donc on va éviter les tu. T-U, accusateur, on dit souvent en communication non-violente que le tu, du coup, tue, du verbe tuer. Donc on va recentrer l'attention sur ce que la personne ressent, comment elle se sent. Sans dire c'est ta faute, c'est à cause de toi, c'est parce que tu ne m'as pas parlé, etc. Des choses qu'on peut parfois amener à dire dans des conversations où les choses s'enveniment un peu, où on ne fait pas attention forcément au langage qu'on emploie et qu'on utilise. Donc l'idée c'est ça, de se dire ok, il y a eu cette situation neutre. Et ça a provoqué ça chez moi, je me sens comme ça. Sans dire c'est ta faute, mais je me sens comme ça. Le troisième pilier, c'est le besoin. Parce que, ok, tu te sens seul, très bien, et maintenant on en fait quoi ? C'est bien de l'avoir exprimé, c'est déjà une première étape, mais pour aller plus loin, l'idée c'est d'identifier ce qui est important pour toi. Et ce pilier, c'est parfois le plus difficile, parce que pour pouvoir identifier et nommer ce qui est important pour nous, il faut être capable de mettre un nom dessus, tout simplement. de savoir de quoi on a besoin. Et là, je te renvoie à un épisode que j'ai fait récemment justement sur les besoins, qui va peut-être t'aider sur ce pilier-là. Donc, essaye de nommer ton besoin, de dire ce qu'il te faut, ce qui te fera te sentir mieux, ce qui fera que peut-être, si on prend toujours cet exemple-là, que tu te sentiras moins seule. Donc, exprime-le. Peut-être j'ai besoin de plus de connexion, j'ai besoin de plus d'échange, j'ai besoin de plus de sécurité, j'ai besoin d'être reconnu, d'être vu. Exprime ce dont tu as besoin. Et la dernière étape, la dernière phase, c'est la demande. Et là tu es vraiment dans la continuité de ton besoin. Donc tu formules clairement une demande, ce que tu aimerais dans le meilleur des mondes. Et l'idée c'est pas de forcer l'autre, c'est de lui proposer. quelque chose, une situation, un changement, une action, et de voir où vous allez vous rencontrer, et de voir si en fait vous pouvez justement trouver un terrain d'entente, et s'il est ok pour faire le pas que, il ou elle, faire le pas que tu lui proposes, en tout cas à cette personne. Et peut-être, cette personne pourra aussi faire, on va dire, une contre-proposition, une contre-demande, parce que ce que tu vas lui dire, ça va aussi résonner chez cette personne, et peut-être qu'elle aura aussi, elle aussi, une observation, un sentiment, un besoin à exprimer, une demande également. Et il faudra être à l'écoute de ça, parce que bien sûr, ça va dans les deux sens. Donc l'idée, c'est de formuler ta vraie demande. Une demande à laquelle, j'ai envie de dire presque, l'autre ne peut pas forcément dire non, en tout cas, il est plus à l'écoute de ce que tu allais proposer si tu utilises cette méthode et si tu fais les choses en ce sens. Du type, est-ce que tu serais d'accord pour qu'on prenne 10 minutes ce soir pour se retrouver ? Franchement, essaye d'imaginer la situation où peut-être tu as une idée de situation qui t'est arrivée qui est à peu près semblable à celle-là. Mais voilà, on va prendre dans un couple, vous vous échangez pas énormément, tu te sens seule. Et au lieu de peut-être péter un câble tout d'un coup en disant mais ça va pas, ça me convient pas cette situation, on parle jamais, je me sens complètement isolée, je me sens pas soutenue, je me sens seule, etc. Et de commencer à dire des choses qui pourraient être mal interprétées, qui pourraient sortir de la mauvaise façon, etc. Imagine. t'amènes cette méthode, cette observation, et t'arrives à la demande « Est-ce que tu serais d'accord pour qu'on prenne 10 minutes ce soir pour se retrouver ? » Mais qui a envie de dire non, en fait ? Bon, je pense que potentiellement ça peut arriver, mais vraiment, sincèrement, est-ce que tu penses que la plupart des gens qui sont bienveillants et dans une relation notamment de couple, etc., on va te dire non, en fait ? Au pire, ce sera peut-être « Bah ce soir, il y a telle ou telle contrainte qui fait que c'est pas possible. » Mais on planifie ça pour demain, par exemple. Et là, tu vois, on arrive, la personne arrive avec une autre proposition, une autre demande. Et vous vous rejoignez. Mais c'est beaucoup plus fluide, beaucoup plus sain pour tout le monde, pour chaque partie, de faire les choses de cette manière-là. Donc ça, c'est les quatre étapes. Elles sont simples sur le principe. Simple à expliquer, simple à citer, on va dire. Mais dans l'application, ce n'est pas toujours aussi simple, bien entendu. Le plus difficile, c'est d'incarner tout ça. Et je te présente ça. de manière aussi un peu détachée, un peu neutre du coup. Mais ça ne veut pas dire que moi je fais tout parfaitement, bien entendu. Moi aussi parfois, je peux aussi la fois voir, moi aussi je peux dire des choses sans forcément exprimer vraiment mon besoin, sans exprimer ma demande, et faire les choses de la « mauvaise façon » , même si bon voilà, j'aime pas trop parler de « mauvaise façon » . On fait ce qu'on peut avec les moyens qu'on a au moment où les choses arrivent, mais moi aussi parfois c'est difficile. Donc surtout, ne te sens pas coupable. L'idée de cette méthode, ce n'est pas de te dire, il faut faire ça, c'est la situation parfaite, et si tu ne le fais pas aujourd'hui, c'est condamnable. Pas du tout. Je ne suis vraiment pas du tout dans ce discours-là. L'idée, c'est que c'est un chemin. On essaye de s'améliorer. Il y a des fois où ça va marcher, des fois où ça va être plus difficile. Et pourquoi, justement, c'est difficile ? Et pourquoi c'est encore plus difficile pour nous, les personnes qui sont hypersensibles ? Si tu lis des choses, peut-être, sur la communication non-violente... À la suite aussi de mon explication, de ma présentation, tu te dis « Ok, c'est beau sur le papier, je comprends l'idée, mais moi j'en suis pas capable. Je comprends. Je comprends parce que c'est pas toujours simple. » Et j'ai envie qu'on prenne un moment pour justement un peu tirer ce fil et dire pourquoi finalement c'est difficile. Et pas pour se plaindre, parce qu'on n'est pas dans cette optique-là dans mon podcast, mais plutôt pour se libérer d'une culpabilité que tu... peut-être... pourrait avoir à trouver ça dur. En fait, quand t'es hypersensible, tu ressens tout très fort. Les émotions, elles arrivent rapidement, elles sont intenses, parfois elles te submergent complètement et tu peux avoir du mal à justement faire ce pas de recul, nommer tes émotions, définir tes besoins, parler au départ de manière neutre, c'est... voilà, faut quand même un peu de maîtrise, de pratique, c'est pas simple du tout. Formuler quelque chose de clair, poser toutes les choses, tout ça dans ta tête. En quelques secondes, j'ai envie de dire, dans ces moments-là... C'est un peu comme dessiner dans une tempête. Tu vas me dire pourquoi je te demande de faire ça si je sais que c'est hyper compliqué. Parce que hyper compliqué ne veut pas dire que tu ne peux pas y arriver. Il y a aussi ta peur du conflit. Tu peux avoir tendance parfois à dire un peu oui à tout, te fermer justement, pas mettre en avant tes besoins pour être aimé, pour être accepté par l'autre. Derrière, il y a vraiment ça qui se cache. Et en fait... T'as aussi l'hyperempathie, bien entendu. Tu comprends tellement bien ce que l'autre ressent que parfois t'as tendance à mettre tes besoins à toi, sous le tapis, de manière automatique, c'est presque un réflexe. Et avant même parfois qu'il t'ait demandé quoi que ce soit, parce que tu vas anticiper les besoins des autres. Je te le dis là tout de suite, parfois t'anticipes mal, qu'on se le dise. Même si t'as beaucoup d'intuition et tout ça, parfois t'es à côté de la plaque parce que t'es humaine, tout simplement. Bon, je m'égare un peu, mais... Tu t'es tellement entraîné à ne pas déranger que t'as oublié que toi aussi tu comptes. Alors je te le rappelle ici, au cas où tu l'auras oublié, tu comptes. Tes besoins comptent. Tu es importante. Et ton mécanisme automatique, c'est pas une faiblesse, c'est un apprentissage, c'est un truc que t'as intégré au plus profond de toi, comme un programme informatique. Mais comme tout programme informatique, ça peut se supprimer. Tu peux faire un reset. de ce que t'as appris, tu peux réapprendre, tu peux te défaire de tout ça. Alors concrètement, comment on commence ? Je te propose deux choses très simples pour t'aider, et un troisième point aussi qui me tient à cœur. La première chose, le premier outil, c'est la respiration. C'est basique, mais c'est redoutablement efficace. Avant de parler, surtout quand t'as une émotion forte, si t'es dans un pic émotionnel, essaye de faire une pause. Juste quelques secondes suffisent et respire. Essaye de respirer de la bonne manière, c'est-à-dire avec une respiration ventrale. Fais vraiment redescendre ta respiration au niveau du ventre. Et observe ce que tu ressens, là, tout de suite, maintenant. Essaye de nommer ton émotion. Est-ce que c'est de la colère qui est là ? Est-ce que c'est de la tristesse ou plutôt de la peur ? Ça peut sembler tout petit, mais en fait, cette micro-pause, elle peut tout changer. Elle te ramène à toi. L'idée, c'est de te reconnecter à toi. Qu'est-ce que tu ressens ? Pour stopper cette réaction qui peut être automatique et qui peut te faire exploser et te renfermer aussi complètement. Connecte-toi à ton corps et fais confiance en fait à ton corps, à ce qu'il te dit, à ce que tu ressens, à cette sensation de chaud, de froid, de picotement, de nœud dans la gorge, dans le ventre, etc. Sois à l'écoute de tout ça, en respirant. Tu peux respirer avec une technique particulière, typiquement la cohérence cardiaque. Tu vas inspirer en 5 secondes et expirer en 5 secondes. Mais juste le fait de redescendre ta respiration, même sans compter, et de respirer avec le ventre, je t'assure ça t'aide. Ça c'était le premier outil. Hyper simple et gratuit en plus. Le deuxième outil, c'est ce que j'appelle le script simple. Quand tu es prête à parler, tu peux utiliser une structure très simple qui va t'aider justement à t'orienter et à formuler les choses de la manière la plus saine j'ai envie de dire possible. La structure, c'est je me sens, j'ai besoin, et est-ce que tu serais d'accord pour ? Exemple concret, je me sens dépassé ce soir, j'ai besoin d'un peu de calme. Est-ce que tu serais d'accord pour qu'on ne regarde pas la télévision et qu'on soit là, juste ensemble ? C'est simple, c'est honnête, généralement ça ne blesse pas, c'est pas fait pour en tout cas, au contraire, et ça t'inclut toi dans la conversation. Ça remet ton besoin aussi, tes besoins, au centre de l'attention, chose que tu as tendance à mettre un peu de côté. Et la troisième clé, celle qui met la plus cher, c'est en fait ce que j'appelle la communication non-violente intérieure. C'est revenir à toi, encore une fois, te prioriser et apprendre à communiquer au mieux avec toi. Parce que communiquer avec les autres, c'est bien, c'est top, effectivement, et il faut le faire. Mais communiquer avec les autres, ça commence par communiquer bien avec toi-même. Parce que si ta voix intérieure, elle te dit, bah t'as pas le droit de déranger, ton besoin il est pas important, t'es trop sensible, t'es trop ceci ou pas assez cela, c'est exagéré ce que tu ressens, ce que tu penses, ce que tu vis, bah y'a rien qui va fonctionner en fait, aucun script. Si t'as cette voix qui te pourrit le cerveau, c'est le cas de le dire, et qui est là et qui t'embête et qui te rabaisse, et qui te fait croire que ce que tu vis et ce que tu ressens n'est pas important, ça va avoir du mal à marcher. Alors commence par toi-même, pas t'appliquer cette communication non-violente intérieure. Commence par te dire des choses du type « mon émotion, elle a le droit d'exister » . Mon émotion, elle est légitime. Ce que je ressens est légitime et mon besoin est légitime. Je n'ai pas à m'excuser d'avoir besoin de quelque chose. Je n'ai pas à m'excuser de ressentir ce que je ressens. Cette semaine, je t'invite à essayer ça au moins une fois. Plus c'est mieux, bien entendu. Si t'as une situation où tu te rends compte que tu déclenches automatiquement ces mécanismes avec ces phrases du type « c'est pas grave, c'est pas important » . Mon besoin, finalement, il pourra passer après. Demande-toi, et si c'était grave, qu'est-ce que je ressens en fait, et de quoi j'ai besoin, réellement. T'as pas besoin pour commencer de le dire à haute voix, de le dire à quelqu'un. Commence juste par te le dire à toi-même en fait, parce que c'est toi qui compte. Et changer ta relation avec toi-même t'aidera à changer la relation avec les autres. La communication non-violente, en fait, c'est pas une fin en soi, c'est un chemin. C'est pas une destination qu'on atteint comme ça un bon matin en se disant c'est bon, je maîtrise la CNV et tout est parfait. C'est quelque chose qui se pratique, quelque chose qui se façonne dans le temps et qui t'aide à revenir à toi-même, encore et encore. Et pour toi qui es hypersensible, qui ressens les choses vraiment profondément, t'as déjà quelque chose d'hyper important et de précieux, c'est que, bah généralement tu sais nommer les émotions. Tu captes ces nuances, tu perçois toutes ces choses, toutes ces subtilités que d'autres ne perçoivent pas. Alors en fonction d'où t'en es dans ton cheminement, peut-être que tu as bloqué tout ça, peut-être que t'es pas à l'écoute et connecté à ton corps, connecté à tes ressentis, mais t'as cette capacité en toi en fait. L'idée c'est que tu puisses te reconnecter à ça, pour t'aider. Ta voix elle compte, tes besoins ils comptent, et tu peux t'exprimer sans t'oublier. Si tu veux aller plus loin sur cette thématique et sur la thématique de la régulation émotionnelle, notamment, j'ai plusieurs épisodes de podcast qui peuvent t'aider. Et j'ai aussi un atelier que j'ai fait en ligne que tu peux retrouver en replay sur réguler ses émotions avec des pratiques de sophrologie et également des exercices de coaching qui peuvent t'aider sur cette phase-là. Donc je te mets tout ça en commentaire de l'épisode et je te laisse aller voir si ça t'intéresse. Et puis bien entendu, si l'épisode t'a plu, si t'as appris des choses, si tu t'es sentie comprise, je t'invite à laisser un commentaire, si ta plateforme d'écoute te le permet. Un petit commentaire gentil avec 5 étoiles, ça aide vraiment à faire connaître le podcast et à le faire découvrir à de plus en plus de personnes, de femmes hypersensibles qui ont besoin d'entendre ces messages et que ça peut aider. Je te remercie pour ton attention et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode.