Speaker #0Tu attends le bon moment, le bon contexte, que toutes les planètes soient alignées. Tu te dis que tu passeras à l'action quand tu seras prête, quand tu auras plus confiance en toi, quand tu sauras exactement comment faire. Et pendant ce temps-là, bah, y'a rien qui bouge. Je vais pas te mentir, j'ai longtemps fait exactement comme toi. Attendre, me préparer encore et encore, pendant des semaines, des mois. Voir des années. Paufiner encore un peu. Et au fond, je croyais que c'était de la sagesse. Que c'était être responsable. Que d'attendre d'être prête. Sauf qu'en fait, c'était plutôt de la peur. Dans cet épisode, on va démanteler ensemble ce mythe de « être prête avant d'agir » . Tu vas comprendre d'où vient cette injonction de la perfection. Pourquoi elle sabote ton estime de toi, sans même que tu t'en rendes compte ? Et tu repartiras avec une technique de sophrologie concrète pour te donner la permission d'avancer. Imparfaitement, mais vraiment. Hello, je m'appelle Elsa et je suis Master Coach Certifié. Avec ce podcast, Un chemin vers soi, ma mission est de t'aider à mieux te comprendre et à t'accepter tel que tu es. pour que tu puisses rayonner en toute authenticité. Je suis profondément convaincue qu'on a tous en nous une lumière qui ne demande qu'à briller. Et mon désir est que tu puisses prendre conscience de ta valeur, découvrir ce chemin qui est le tien et impacter le monde à ta face. Ensemble, partons à la découverte de notre vérité. Apprenons à nous révéler et osons marcher vers notre destinée. Hello, je suis ravie de te retrouver pour ce nouvel épisode du podcast Un Chemin Vers Soi. Aujourd'hui, j'ai envie qu'on s'attaque à ce truc qui nous pousse à attendre toujours d'être prête avant d'agir. Alors commençons par le début. D'où est-ce qu'elle vient, tu sais, cette conviction que tu dois être prête avant d'agir ? Parce qu'en fait, tu t'es pas réveillé un matin en te disant « Oh tiens, je vais attendre d'être prête pour avancer » . C'est plutôt quelque chose qu'on t'a appris, qu'on t'a mis dans la tête, progressivement. silencieusement. Peut-être qu'on t'a félicité quand tu réussissais, qu'on t'a regardé différemment quand tu échouais. Peut-être qu'à l'école, la bonne élève en toi a compris très tôt que c'était mieux de ne pas lever la main si t'es pas sûr de la réponse, que l'erreur c'était mal, qu'il fallait toujours être dans le droit chemin ou en tout cas avoir raison, avoir juste, avoir la bonne note. La bonne réponse. Peut-être qu'à la maison aussi, on t'a appris que les choses, elles se font bien ou alors elles ne se font pas. Et quelque part, ce message, tu l'as intégré au fond de toi. Tu dois mériter ta place avant d'y aller. Ça te parle ? Ce message, il est devenu comme une sorte de règle intérieure. Une règle que tu appliques sans finalement jamais la questionner. Et cette règle, elle a un nom. On l'appelle l'injonction à la perfection. C'est cette voix qui te dit que ce que tu fais, c'est jamais assez. Que tu pourrais toujours t'améliorer, toujours faire mieux, toujours faire plus. Et que finalement, t'es pas encore au niveau. Et les femmes hypersensibles, elles sont particulièrement touchées par ça. Parce que forcément, tu ressens les choses plus intensément. Donc le jugement, le regard des autres, tu le perçois de manière très intense, et tu l'anticipes avant même que tout ça soit posé sur toi finalement. La peur de décevoir, chez toi, elle est viscérale. Alors parfois, tu préfères ne même pas essayer, plutôt que de le faire et de ne pas être à la hauteur. Je sais, ce fonctionnement, je le connais trop bien. Alors concrètement, ça ressemble à quoi dans la vie de tous les jours ? Ça ressemble à Clara qui a une idée de projet depuis six mois. Elle y pense le matin, sous la douche, elle en rêve le soir, mais elle fait rien. Parce qu'elle attend d'avoir le bon outil, la bonne formation, que ce soit le bon moment. Parce qu'elle se dit qu'elle n'est pas encore prête. Et puis les mois passent. Son idée, elle est là, elle s'en est jamais allée. Elle grossit même dans sa tête. Et plus elle grossit, plus elle y fait peur. Et puis elle y fait peur. Moins elle ose, Clara. Tu vois le cercle ? Je te parle de Clara, mais j'aurais très bien pu te parler de moi, de ce podcast, que j'ai mis clairement un an avant de lancer, entre l'idée et la mise en application. Parce que oui, j'avais peur de ne pas faire les choses assez parfaitement pour moi, j'avais peur d'être jugée, peur de ne pas avoir des résultats, peur d'échouer. D'un point de vue extérieur, parfois on peut croire que c'est de la paresse ou alors un manque de motivation, qu'on ne le veut pas vraiment finalement. Alors qu'en réalité... C'est ton injonction qui se met en mouvement, sournoisement. T'as imprimé dans ton cerveau un programme qui te dit que quelque chose ne mérite pas d'être fait s'il n'est pas fait parfaitement. Sinon ça n'en vaut pas la peine. Et c'est cette croyance-là qui tourne en boucle dans ta tête, sans que tu lui demandes quoi que ce soit. Elle te dit, si t'es pas sûr que ce soit parfait, en fait, n'y va pas. Mais est-ce que c'est grave finalement tout ça ? Est-ce que finalement, attendre un peu, attendre ce fameux bon moment, est-ce que c'est bloquant ? Un jour tu te sentiras prête, un jour tu le feras. Il n'y a peut-être pas d'urgence. La vie, c'est plus un marathon. C'est pas une course de fond. Sauf qu'en fait, si. Il y a urgence. Parce que penser comme ça, le risque, c'est que tu ne passes jamais à l'action. Pas dans une semaine, dans deux semaines, dans trois mois, dans un an, mais jamais. Si t'attends d'être prête, bien souvent t'attends très longtemps. Et tu vois, pendant que tu te dis tout ça, il y a des choses qui se passent de manière assez subtile, discrète. Chaque fois que tu te dis « pas encore » , ton cerveau lui va enregistrer un message. Un message qui te dit « je ne suis pas capable, je ne suis pas encore assez » ou pire « j'y arriverai jamais, je ne vaux rien » . Tu me suis là. En fait, ton inaction, elle a un impact essentiel, fondamental, important et destructeur surtout, sur ton estime de toi. C'est pas anodin en fait. Tu sais, ton estime de toi, elle se construit pas avec de grands discours que tu tiens devant ton miroir, je suis la meilleure. Elle se construit dans les petites actions du quotidien. Dans toutes ces fois où tu vas faire ce que t'as dit que t'allais faire. Dans chaque passage à l'acte. Dans les moments où t'as peur, mais que t'avances quand même, où tu prends ton courage à deux mains et tu te dis « Ok, j'y vais. Ce sera pas parfait, je vais peut-être me planter, mais au moins je l'aurai fait. » Ton estime de toi, elle se construit dans ces moments-là, quand tu décides d'agir, de te choisir, et enfin, de croire en toi. Et quand t'attends, bah t'envoies tout le signal opposé en fait. Tu te dis, sans vraiment le formuler avec des mots, « Je ne me fais pas confiance, je ne suis pas capable. » C'est hyper violent. Et plus tout ça, ça s'accumule, ça va te peser et ancrer la croyance que finalement tu peux pas, t'en es pas capable. Et qu'au fond, t'as raison de penser ça. C'est un cercle vicieux. Tu ne fais rien, alors tu dis que tu n'en es pas capable. Et parce que tu dis que tu n'en es pas capable, bah tu ne fais rien. Je vais dire quelque chose qui m'a pris du temps à comprendre, et qui pourtant est d'une simplicité affligeante. Tu crois peut-être que ce perfectionnisme, il te protège. Il t'empêche d'être jugé, d'être critiqué. Tu crois aussi qu'il montre ta valeur, ton professionnalisme. C'est bien d'être parfaite, hein. Et au fond, c'est une qualité, non ? Mais, en réalité, ce perfectionnisme, il te paralyse. Tu crois qu'en attendant d'être prête, tu évites le risque, l'échec ou bien le regard des autres, la déception, qu'elle soit la tienne ou celle de tes proches, mais en fait tu t'exposes à quelque chose de bien plus douloureux et dangereux sur le long terme. Tu t'exposes à rester là où t'es, tout simplement, à regarder la vie se dérouler devant toi, passer, à te demander si dans six mois, dans un an, si t'auras bougé, pendant que toi... Tu regardes les autres avancer. Est-ce que ça te parle tout ça ? Tu sais, il y a autre chose que l'attente te coûte et dont on parle assez peu. C'est l'élan. Tu sais, ce moment où tu as une idée qui t'emballe vraiment et où tu sens qu'il y a quelque chose qui brûle en toi, qui se réveille, qui bouge, qui te donne cette énergie, cet élan. Cet élan-là, il est fragile. Si tu ne lui fais pas de place, Il va s'essouffler, retomber et se rétrécir. Et puis un jour, tu vas regarder ton idée en ressentant plus rien. C'est pas que l'idée elle était mauvaise, c'est que ton attente, elle l'a étouffée. Alors je vais te dire ce que je pense vraiment, avec toute la bienveillance que je peux avoir. Ce message, d'ailleurs petite parenthèse, je te l'adresse à toi mais au fond je me l'adresse aussi à moi. Tu n'as pas besoin de plus de préparation. de plus de formation, de nouveaux outils. Tu n'as pas besoin d'attendre un signe, une opportunité. Ce dont tu as le plus besoin, ce dont on a tout besoin, c'est de se donner la permission. La permission d'avancer imparfaitement, la permission de se tromper aussi, la permission d'être en chemin et de ne pas encore être arrivé. Alors, qu'est-ce que tu attends pour te donner la permission ? Je sais très bien que ce n'est pas facile. Et tu sais, en même temps que j'enregistre cet épisode de podcast, j'ai plein d'émotions qui sont là, qui bouent à l'intérieur de moi. Et ce côté où je me dis, en fait tu parles de ça, mais il y a encore tellement de fois où cette perfection, elle vient t'empêcher d'agir, mais t'es qui en fait pour leur dire ce qu'il faut faire ? Et je voulais m'arrêter une seconde sur ça, pour te partager ce que je ressens tout simplement, et que tu puisses te dire que, en fait t'es pas toute seule. Parce que oui, j'ai beau être coach, sophrologue, travailler sur moi depuis des années, en fait, moi aussi, parfois, je galère. Moi aussi, parfois, j'ai cette perfection qui m'empêche de lancer mon podcast, de lancer mon programme de groupe ou de faire plein d'autres choses que j'ai envie de faire. Mais ce qui compte, c'est pas de se dire « Oh mon Dieu, j'ai pas réussi. J'y suis pas arrivée. J'ai toujours des problématiques avec la perfection. » Et j'avance pas, je procrastine, mais c'est de se dire, qu'est-ce que je fais pour changer les choses ? C'est quoi la plus petite action que je peux mettre en place, là maintenant, tout de suite, aujourd'hui, pour passer un peu à l'action, pour avancer un peu plus, vers cette permission ? Et c'est ça en fait, c'est un chemin, ça se fait pas en une fois, comme ça, en un claquement de doigts, ça peut mettre des mois, des années, mais ce qui compte c'est que tu le fasses. Ce qui compte c'est que mon podcast, même après un an, je l'ai lancé. Ce qui compte c'est que mon programme de groupe, il va finir par sortir. Alors crois en toi et agis un pas à la fois. Ceci étant dit, je t'invite à faire quelque chose avec moi. On va faire redescendre un peu les émotions, se calmer, respirer et puis visualiser. L'idéal, c'est d'être dans un endroit calme. Si tu ne peux pas le faire tout de suite, je t'invite à mettre pause et à reprendre l'épisode plus tard pour cette partie-là. Installe-toi dans un endroit confortable, dans la position que tu préfères. Assise, couché. Et si tu le peux, pose les deux pieds à plat sur le sol si tu es en position assise, sans le contact de tes pieds, sans le contact du sol, ce sol qui te porte là maintenant. Et si tu es couché, ressens peut-être cette couverture qui est posée sur toi. Perçois ces sensations de ton corps allongé sur ton lit, sur un canapé, qu'importe. Et commence à respirer. Tu peux fermer les yeux pour t'isoler davantage, te concentrer sur ma voix. Je vais t'inviter à inspirer par le nez et à gonfler ton ventre. Puis on va faire des rétentions d'air et de l'expiration lente. Inspire lentement par le nez et gonfle ton ventre comme un ballon. Retiens ton souffle une seconde et expire lentement par la bouche, comme si tu soufflais sur une bougie mais sans vouloir l'éteindre. On refait ça ensemble. Inspire profondément, gonfle ton ventre, bloque ton souffle et expire lentement. Une nouvelle fois, inspiration, retiens ton air et expire doucement. Tu sens peut-être ton corps là qui commence à se relâcher légèrement, tes épaules qui s'abaissent délicatement, ta mâchoire qui se relâche. Continue à respirer avec le ventre et ressens que tu es exactement là où tu dois être. Maintenant, je t'invite petit à petit à penser à cette chose que tu repousses, cette envie que tu as depuis trop longtemps déjà, ce projet, ce voyage que tu veux faire, ce changement d'entreprise, cette décision que tu dois prendre, ce pas vers toi-même que tu n'arrives pas à faire, ou du moins pas encore. Tu n'as pas besoin de le nommer à haute voix, juste de le sentir. Et maintenant, je t'invite à te projeter, mais pas dans cette version parfaite, pas dans une version bling bling, brillante, sans faille, lisse, mais je t'invite à visualiser cette version imparfaite de toi. Celle qui avance, qui va au bout de son projet, qui essaie, qui tombe probablement, mais qui essaie encore. Cette version qui ne sait pas tout, mais qui y va quand même. Cette version qui a peur, qui doute, qui se trompe, mais qui apprend. Cette version qui ose, prend le temps de la ressentir. de la visualiser, de la voir en mouvement, de la voir interagir avec ce projet qui te tient à cœur, qui est là, qui sommeille en toi. Comment tu te sens avec cette image ? Reste avec cette sensation quelques secondes. Et maintenant, j'ai une question. Une seule. Et je t'invite à y répondre le plus honnêtement possible. Qu'est-ce que tu attends ? Un niveau de compétence précis ? Un signe extérieur ? La disparition totale de ta peur ? Qu'est-ce que tu attends ? Parce que je vais te dire un secret. La peur... Elle ne disparaît pas avant d'agir. Elle s'atténue en agissant. À présent, tu peux ouvrir les yeux et je t'invite à prendre un carnet, si tu le souhaites, pour noter ce que tu as ressenti, ce qui est remonté, ce que tu as envie de faire, ce que tu attends, ce que te coûte cette attente. Et l'action, la petite action que tu vas poser là maintenant, tout de suite, sur laquelle tu vas t'engager, pour déjà agir. Si tu veux aller encore plus loin sur ce sujet du perfectionnisme, tu peux écouter ou réécouter l'épisode 28, Lâcher la perfection. Il se marie bien avec ce qu'on vient de faire ensemble et tout le thème de l'épisode. Alors ça y est, on arrive à la fin de l'épisode et... S'il y avait une seule chose que tu devais retenir, que j'ai envie que tu retiennes, c'est celle-ci. Tu n'as pas besoin d'être prête, tu as besoin d'oser. On a vu d'où vient cette injonction à la perfection, ce message qu'on t'a transmis très tôt et le fait que tu dois mériter ta place en tout cas selon cette croyance avant d'y aller. On a vu que l'attente te coûte vraiment. Pas juste en temps, mais aussi en estime de toi, en élan, en confiance. Et on a fait un premier pas ensemble concret pour t'aider à visualiser cette version de toi qui agit, cette version imparfaite, mais qui est dans le mouvement, pour t'aider à te donner cette permission. Et j'espère que tu vas l'imprimer dans ton cerveau ce truc-là. Chaque fois que tu te dis « pas encore » , ton estime de toi enregistre. Elle prend note, elle te rétrécit, elle se fragilise. Et tu mérites tellement mieux que ça. Tu mérites de te choisir. Pas dans un mois, deux mois, un an, quand tu seras prête, mais aujourd'hui, maintenant. Si tu sens que tu vis ça depuis longtemps et que tu sais pas trop comment faire, comment te dépatouiller de tout ça, que ça te freine profondément, Je t'invite à réserver un appel découverte avec moi. On pourra regarder ensemble, où tu en es, ce dont tu as besoin. et voir comment je peux t'accompagner. Je te mets le lien en description. Bien entendu, si cet épisode t'a plu, si tu t'es reconnu dans ce que je t'ai partagé, si tu penses que ça peut aider aussi d'autres femmes qui sont peut-être dans ta situation autour de toi, je t'invite à me laisser 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée et un commentaire gentil, bien sûr, si ta plateforme le permet. Ça m'aide vraiment à faire découvrir le podcast à d'autres personnes qui en ont besoin. Je te dis à très bientôt et surtout, passe à l'action imparfaitement, mais souvent.