Speaker #179% des dirigeants de TPE et PME pensent que le numérique apporte des bénéfices réels et ce chiffre est en hausse de 3 points par rapport à 2023. C'est ce que nous révèle le baromètre du numérique publié chaque année par France NUM. En parallèle de ça, selon une étude récente de McKinsey, 70% des projets de transformation digitale n'atteignent pas leurs objectifs. Donc, on a une volonté d'aller vers le numérique, et pourtant, on a quand même beaucoup de projets qui n'atteignent pas les objectifs initiaux. Et là, je ne mentionne que les projets qui arrivent à terme, même sans remplir les objectifs, puisqu'on est à peu près entre 20 et 30% de projets qui n'aboutissent jamais et qui sont de total échec. Dans la série de cette semaine, on va mettre en avant les 5 grandes erreurs qui font que les PME, et en particulier les PMI, c'est quand même très appliqué à l'industrie dans notre cas, comment on arrive à ne pas aller au bout de son projet, ou en tout cas à ne pas atteindre les objectifs que l'on s'était fixés initialement. L'objectif de cette série d'épisodes, c'est pas de pointer du doigt les erreurs à ne pas faire et de stigmatiser, c'est plutôt de trouver des solutions concrètes pour éviter les échecs et pour aller de l'avant, et se mettre en situation de ne pas commettre ces erreurs lorsqu'on lance son projet de transformation numérique. La première erreur qu'on va mettre en avant dans cet épisode, c'est le manque d'informations. Selon la neuvième étude Pulse of the Profession 2017 du Project Management Institute, 37% des échecs de projets numériques sont dus à un manque d'objectifs clairs et d'étapes réalisables pour mesurer les progrès. La difficulté très régulièrement rencontrée en PMI, c'est qu'on a une excellente connaissance de son métier, de ses processus, de ce qui fonctionne dans l'entreprise, mais beaucoup moins sur toutes les possibilités que peuvent offrir les nouvelles technologies et le numérique pour aller réparer, améliorer les processus existants qui souvent sont des processus anciens et hérités et qui peuvent être remis au goût du jour. Ce manque d'informations, il est tout à fait normal, puisque forcément, quand on est responsable de production, quand on est dirigeant d'entreprise, on a la tête dans le guidon toute la journée, on n'a pas forcément le temps d'aller voir ce qui se passe ailleurs, et d'aller voir ce qui existe comme nouvelles technologies. Et parfois, on entend parler d'une nouveauté, d'un nouveau logiciel, de quelque chose qui pourrait nous aider, et on se met en tête que c'est ça la solution qu'il faut absolument qu'on mette en place. mais sans savoir finalement à quoi la comparer et savoir si c'est la meilleure pour nous à ce moment-là. En plus de ça, on a souvent mis en avant des projets numériques qui sont très centrés sur des grands groupes ou des entreprises qui ont déjà une certaine taille. Et on a souvent un manque d'informations adaptées aux petites et moyennes entreprises qui font qu'elles peuvent se sentir un peu délaissées par la transformation numérique et aussi se dire que ces solutions-là sont trop complexes. ou réservées à des grands groupes justement, puisque ce sont les grands groupes qui communiquent le plus sur leur transformation, qu'ils ont une équipe énorme pour mener à bien le projet. Ça peut être globalement inquiétant. Donc d'un côté, manque d'informations sur ce qui existe en soi et qui peut être mis en place comme nouvelles technologies, comme logiciels pour aider la petite ou moyenne entreprise à se digitaliser. Et aussi, manque d'informations sur des modèles d'entreprise. de taille comparable à justement notre PMI, qui pourrait l'aider à franchir le pas. Alors comme solution dans ces cas-là, en fonction du temps que vous avez, et en fonction de l'investissement que vous pouvez ou voulez y mettre, il y a plusieurs strates. La première, ça peut être déjà dans un premier temps de s'inscrire à des newsletters spécialisés sur l'innovation industrielle, ou d'écouter des ressources qui peuvent être mises là-dessus. Ça peut être assez chronophage parce qu'il faut les trouver. Ce n'est pas forcément le sujet sur lequel les gens parlent le plus, mais on a quand même la possibilité d'avoir certaines ressources qui, en tout cas, ne prennent pas énormément de temps une fois qu'on les a trouvées à consommer. Ça peut être un mail par semaine, toutes les deux semaines, et ça permet d'éduquer effectivement sa connaissance sur ce sujet qu'on ne maîtrise pas. Ensuite, la deuxième possibilité, et là, je sais que... Ce n'est pas forcément une grosse habitude dans l'industrie, mais ça se fait de plus en plus quand même dans beaucoup de domaines et on commence à le voir se révéler dans l'industrie, c'est d'avoir des retours d'expérience de ses pairs. Je sais, encore une fois, que dans l'industrie, on aime bien se cacher et on aime bien garder pour soi ce qu'on fait parce que surtout, on ne veut pas perdre sa clientèle, on ne veut pas perdre sa spécificité et on ne veut pas être copié. Néanmoins, il y a de plus en plus d'entreprises qui aujourd'hui ouvrent leurs portes, communiquent sur ce qu'elles ont fait. Soit au travers de communiqués qui sont accessibles à tous, soit au travers de réseaux spécialisés sur le sujet de communautés d'industriels là-dessus. D'ailleurs, je serais hyper intéressée que tu me dises ton avis là-dessus. Est-ce que tu crois qu'il y en a assez des communautés d'industriels ? Est-ce que tu as trouvé la tienne ? Est-ce que tu serais à la recherche d'une communauté qui justement permettrait aux industriels de se retrouver et de discuter ensemble de sujets qui les chagrinent au quotidien et de pouvoir avancer ensemble ? Je serais vraiment curieuse de t'avoir ton retour là-dessus, donc n'hésite pas à me laisser un commentaire, ici ou sur LinkedIn, pour qu'on puisse en discuter. Ton avis me ferait vraiment plaisir. La dernière possibilité, alors là, il faut surveiller un petit peu son calendrier, c'est d'aller fréquenter des salons ou événements adaptés. Personnellement, au moment où j'enregistre, je reviens tout juste de Global Industrie. Pour moi, c'était la semaine dernière, même si d'ici à ce que cet épisode sorte, ça fera à peu près un mois. Global Industrie, c'est l'endroit idéal pour n'importe quelle industrie. d'aller rencontrer ses partenaires, d'aller rencontrer ses clients, d'aller rencontrer ses fournisseurs, mais aussi d'aller rencontrer la crème de l'innovation technologique et de tous les logiciels qui peuvent offrir des services à l'industrie. Il y a des espaces à peu près pour tout, il y a des démonstrations, que ce soit sur de l'intelligence artificielle, de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée. On a aussi eu cette année un magnifique entrepôt connecté avec toute la logistique orchestrée par... de la robotisation. Franchement, ça valait le coup de le voir. Je pense que c'est quelque chose qui s'inscrit totalement dans une démarche professionnelle et d'aller consacrer un jour à ça, pour moi, c'est vraiment hyper utile sur le long terme, d'aller se confronter à ce genre de salon. Et si vraiment tu ne peux pas y consacrer une journée en semaine, je te conseille largement de prendre sur ton temps de week-end et d'y emmener tes enfants. Parce que si tu les emmènes de temps en temps au salon de l'agriculture pour aller voir les animaux, ça vaut tout autant le coup de les faire rêver devant des robots. Parce que franchement, il y a des métiers qui sont ultra porteurs et leur ouvrir les yeux sur l'industrie dès aujourd'hui, ça peut être vraiment une très belle opportunité. Parce que l'industrie, dans toute sa pluralité, elle est vraiment représentée dans ce genre de salon. Donc voilà, c'était mes trois conseils, effectivement, pour s'ouvrir un petit peu sur ces sujets-là. Et dans l'épisode suivant, on verra une deuxième erreur qui est peut-être celle que j'entends le plus souvent, c'est le manque de temps.