Speaker #0Bonjour à tous, très contente de vous retrouver aujourd'hui et franchement autant être catch, je ne sais pas ce qui m'a pris d'attendre aussi longtemps pour monter ce podcast. Depuis le temps qu'on me dit que j'ai un cerveau un peu trop analytique, bon je vais être très honnête avec vous, juste mon mec qui me dit toujours « Ouais toi t'es une petite comptoir » , la vérité c'est que j'adore décortiquer les choses, les situations, les décisions, les émotions, généralement tout y passe. Et les discussions entre nanas, je peux vous dire que ça dure des plombes avec moi. Et ce podcast, il est né exactement de ça. J'avais vraiment envie de mettre des mots sur ce qu'on vit tous quand on entreprend. Et aujourd'hui, je vais vous lever le voile sur... Si vous l'avez pas compris, ça c'est un roulement de tambour. Sur le moment où on rétrograde. Le déclic de ce podcast, il m'est venu en écoutant le podcast d'Anna VR. L'épisode, c'était le changement. D'ailleurs, c'est le seul podcast que j'écoute. Oui, oui, la meuf qui fait un podcast, mais qui écoute que celui-là, c'est moi. Non, franchement, le fait d'écouter qu'un seul podcast, c'est la meilleure chose que j'ai faite, en fait. Je fais pas de veille, je fais pas de comparaison, je dis pas, oh tiens, elle a parlé de ça, faut que je fasse mieux ou différent. Avec Papoti Papoton, c'est juste moi, mes idées, mes réflexions, 100% brutes de cerveau. Et pour le coup, c'est un vrai kiff, car je suis, je trouve, oh là là, mon Dieu, mes chevilles vont tellement gonfler. Je suis plutôt créative, ouais ouais. Bref, donc pour revenir à Anna dans son épisode, elle parlait d'avancer, d'aller vers le changement. Et en fait, moi je me suis dit, justement, et si on parlait de l'inverse ? Quand on a besoin de revenir en arrière, de ralentir, de rétrograder. Donc le thème du jour, c'est donc rétrograder quand l'ambition ne fait plus de poids. Est-ce que vous vous êtes déjà surpris à vouloir moins ? Moins de clients, moins de visibilité, moins de pression. Et pourtant, Vous bossez comme une dingue pour tout avoir. Alors pourquoi vous avez envie de ralentir, de faire marche arrière ? Est-ce que vous êtes en train de tout foutre en l'air ? Ou est-ce que finalement vous êtes en train de vous réveiller ? Et bien on va creuser ça ensemble tout de suite. Imaginez une voiture qui grimpe une côte. Vous êtes en cinquième, le moteur est ronronne, le paysage est beau, mais d'un coup ça cale. Pas assez de puissance pour continuer à cette vitesse, alors vous ré-étrogradez. Vous passez en quatrième, puis en troisième. Et est-ce que finalement, vous échouez ? Bah non, vous avez juste adapté la vitesse à votre pente. Parce que si vous ne le faisiez pas, PLS à votre moteur, PLS à votre compte en banque et PLS à votre trésorerie. En fait, en business, c'est pareil. On vous vend souvent que la réussite, c'est une courbe ascendante, non-stop, plus de clients, plus de visibilité, plus de CA. Mais si réussir, c'était parfois ralentir pour mieux respirer. Je vous assure. C'est pas une métaphore, mais je vous dis, moi, j'aime bien les trucs un peu mindset comme ça, là, qui bousculent. Moi, vous le savez, je l'ai vécu, je vous ai tout raconté dans l'épisode 2. L'année 2023, ça a été une année de ouf en termes de business. J'ai explosé mes objectifs, j'ai rentré du gros chiffre, tout tourné, et pourtant, un vide, un vide intergalactique en moi, un désalignement total. Et derrière ça, une grosse phase de recul, de remise en question. J'avais plus du tout envie de continuer dans cette dynamique-là, ce n'était plus fluide, plus kiffant, et je sais que je ne suis pas la seule. Donc le découpage de cet épisode, ça va être de voir quelles sont les différentes facettes de ce rétrogradage. La première facette, c'est le coup de mou post-succès. Est-ce que vous avez déjà connu ce moment où, par exemple, vous lancez un programme, ça cartonne du feu de Dieu, vous remplissez votre planning, vous faites un CR record, et ensuite vous êtes fatigué, vous n'avez plus envie, vous doutez culpabiliser et vous vous dites je sais pas, je comprends pas, je devrais être heureuse j'ai tout pour être bien mais en fait pourquoi j'ai envie de tout plaquer là ? Et à un moment donné vous vous sentez seul et vous vous dites c'est pas logique parce que j'ai réussi j'ai réussi et pourtant je me sens profondément seule et là c'est le pire parce qu'on arrive à un sentiment de culpabilité parce que vous avez réussi mais vous avez pas le droit d'aller mal Alors vous souriez, vous continuez, vous continuez d'alimenter la machine, vous postez, vous lancez, vous répondez aux messages, mais dedans ça vibre plus, ça vibre carrément plus. Et si je peux me permettre de vous dire aujourd'hui, bah oui je vais le faire puisque c'est moi qui le tiens le micro et je fais ce que je veux dans Pas possible à Poton. J'ai compris un truc essentiel quand on ressentait toutes ces émotions parce que je les ai vécues, mes clientes l'ont vécu, le fait de parler avec d'autres copines entrepreneuses l'ont vécu aussi, c'est que... Le succès n'a de sens que si il vous ressemble encore. Je répète, le succès n'a de sens que s'il vous ressemble encore. Sinon, c'est juste une jolie cage dorée. Et je le dis parce que je le vois trop souvent. Ce n'est pas un cas isolé, c'est même hyper fréquent. Et on va faire un petit détour par la science, parce que vous savez que j'adore apporter vraiment ce petit côté en plus dans mes contenus. Selon une étude publiée par Harvard Business Review, désolé pour mon anglais, vous savez que je parle anglais comme une vache espagnole, les entrepreneurs sont... deux fois plus susceptibles de souffrir de troubles de l'humeur, d'anxiété ou de burn-out. Pourquoi ? Parce que la réussite, en fait, ça n'éteint pas les doutes, elle les déplace. Je répète, parce que cette phrase est hyper puissante. La réussite n'éteint pas les doutes, elle les déplace. Parce qu'on est tout le temps aussi dans la projection, la pression, l'hyper-réactivité, et ça peut créer bien souvent cette humeur un peu de mal-être, d'anxiété, de burn-out. Et parfois, quand le succès arrive, on s'effondre parce qu'on n'a plus rien à prouver et que le corps, l'émotionnel, eux, réclament leur dû. Et c'est ça qui est terrible. Et c'est pour ça que, je ne sais pas si vous avez déjà vu passer sur les réseaux, mais des contenus qui disent « Attention, gérez votre croissance » . Parce que souvent, on veut de la croissance, on veut de la croissance, on veut de la croissance. Mais quand la croissance, elle est là, on est là en mode « Waouh, je n'étais pas prêt à gérer autant de croissance. Est-ce que finalement, c'est ce que je voulais ? Est-ce que ça répond à mes besoins ? Est-ce que ça répond à mes envies ? » Bref, donc... Si vous ressentez ce genre de coup de mou post-succès, c'est pas un bug, c'est un signal. C'est un signal que vous avez un besoin, peut-être même un appel à rétrograder. C'est aussi pour ça que quand je bosse avec mes clientes sur leurs objectifs commerciaux et leurs stratégies de vente, je leur demande toujours si elles sont vraiment alignées à 100% avec ce qu'elles veulent. Par exemple, là, en ce moment, à l'heure où je vous parle, j'accompagne une cliente en accompagnement individuel qui veut exploser son chiffre d'affaires. clairement, ces besoins ont été bien verbalisés. Je veux dépasser mon plafond de verre, je veux faire plus de chiffres, je veux rentrer plus d'argent. Donc c'est cool, c'est très bien. Mais il faut savoir que derrière cette ambition, il y a un plan d'action qui est dense. C'est un projet qui va lui demander 6 à 8 mois d'implication quasi non-stop. Et quand je dis quasi non-stop, c'est quasi non-stop. Parce que quand on arrive à un certain seuil de CA et qu'on veut le doubler ou le tripler, forcément les actions qu'on a mises en place il va falloir les doubler ou les tripler. Alors, je prends des pincettes quand je vous dis ça, parce que ça dépend à fond le business que vous avez, sur quel secteur d'activité vous êtes. Il y a plein de choses qu'on peut déployer pour justement vous apporter beaucoup plus de chiffres. Son nom plus, c'est sa vie. Mais je sais que quand vous souhaitez passer un tournant, il y a toujours quelques mois, quelques semaines de grosses mises en application. Donc pour cette cliente, on a vraiment pris le temps en amont de discuter de ce que ça a impliquer concrètement. Est-ce qu'elle était prête à ce niveau d'engagement ? Est-ce que ça lui ressemble ? Est-ce qu'elle est alignée avec tout ça ? Parce que vouloir plus, c'est cool, mais il faut aussi être en paix avec ce que ça va exiger de vous au quotidien. Si c'est aligné, ok, on fonce. Si ça l'est pas, on rétrograde. Autre exemple, moi actuellement, depuis, on va dire, un mois et demi, je sène énormément de graines. Parce que j'ai envie d'avoir un potager qui donne beaucoup de légumes, qui donne beaucoup de fruits et c'est hyper cool. Mais je sais qu'à un moment donné, il y a une grande partie de ces graines qui vont germer et que du coup, je vais être face à certainement devoir faire des choix, certainement devoir dire non. Et je vais me retrouver avec beaucoup trop de choses. Mais je suis prête face à ce qui va se passer et je suis alignée avec tout ça. Et d'ailleurs, cette phase de sommage est aussi intense. Donc ça rallonge un petit peu mes journées. mais je suis alignée parce que je sais que c'est pour du plus derrière et ça m'amène progressivement à toucher du doigt l'âge où je veux amener mon business. Ce que je veux vous dire, c'est que ce rétrogradage, qu'il soit choisi ou subi, ça peut être un moment de pivot dans votre activité si vous savez comment le gérer. Maintenant qu'on a parlé du fameux coup de mou post-succès, j'ai envie de vous parler d'un autre visage de ce rétrogradage qui est le soulagement. Oh là là, mais qu'est-ce qu'on l'aime ce mot, le soulagement. Rien qu'en le disant, on se sent déjà soulagé. Parce que oui, rétrograder, c'est aussi un vrai soupir de liberté. C'est pas un craquage, c'est pas une faiblesse, c'est un choix conscient, celui de faire moins mais mieux. Moi, c'est mon mantra de cette année, c'est faire moins mais mieux, clairement mieux. Il faudrait que je prenne le temps de vous faire un épisode sur toutes les actions que j'ai mises en place, tout ce que ça a engendré. et vous montrer qu'en fait, à un détail près, votre CA ne change pas, mais vos actions peuvent être divisées par deux. Et ça peut être incroyable. Si jamais ça vous intéresse, n'hésitez pas à me le dire sur Instagram, sur mon compte. point Cassie. Amenez ça un petit DM et j'essaierai de prendre le temps de vous décortiquer un petit épisode comme ça. Je sais que je l'avais fait dans ma newsletter, La Boussole. C'est une info qui avait beaucoup plu. D'ailleurs, si vous voulez rejoindre La Boussole, vous avez le lien en description de cet épisode pour rejoindre ma newsletter hebdomadaire. Petit rappel, j'envoie tous les mercredis à 8h un mini cours business décortiqué, simplifié. Je vais le redire, moi j'aime les choses simples. Je n'aime pas le marketing qui fait 1000 pages. qui est relou. Donc, tous les mercredis, vous avez un petit cours de 3 minutes top chrono pour justement apporter beaucoup plus de matière, de compétences à ce que vous faites. Donc, pour revenir à nos moutons, ce que je vous disais, c'est que le fait de rétrograder ne le voyez pas comme un coup dans votre égros, mais vraiment comme un choix conscient de faire moins, mais de faire mieux. Vous avez le droit de dire non à un projet qui en jette. Vous avez le droit de refuser un client rêvé. Vous avez le droit de décliner une opportunité qui brille fort sur le papier, mais qui en vrai, en fait, ça vous coûte trop. Ça vous coûte beaucoup trop. Trop d'énergie, trop de temps, trop de compromis, trop de pas de toi. Et c'est ce que j'ai vécu fin 2023. J'étais en plein momentum, des lancements qui tournaient, beaucoup de sollicitations, une belle énergie. Pourtant, j'ai senti que je tirais sur la corde et que mon corps me disait clairement, ma sœur, tu vas caler là. Là, vous voyez la métaphore de la voiture. Je me refusais de rétrograder, j'étais là, il fallait tirer sur le moteur, il fallait que j'avance, il fallait que je tire sur le moteur. J'ai levé le pied, j'ai réduit la voilure, j'ai simplifié beaucoup de choses dans mon écosystème, j'ai ralenti et je me suis transformée. Je suis sortie de ma coquille pour devenir un petit papillon, papillon ! Oh putain, c'est craint ! Et ma créativité est revenue, j'ai retrouvé le plaisir d'écrire, de coacher, de penser à mon business autrement. Ma charge mentale s'est allégée tout d'un coup, comme si j'avais déposé un sac à dos rempli de cailloux. Mais la métaphore est légère. J'avais pas un sac, j'en avais un devant, un derrière, j'avais des poids à mes chevilles. C'était l'enfer. Et j'ai repris les commandes. Et pareil, petite anecdote, en 2020, du coup j'ai eu une transition professionnelle, parce que ceux qui ne savent pas, je me suis lancée dans l'aventure entrepreneuriale en 2010, complètement par hasard. Là aussi, ça pourrait être un épisode 2. que je pourrais vous faire à ce sujet parce que c'est assez sympa comme anecdote. Et je me suis lancée totalement par hasard dans le milieu entrepreneurial en tant que CM. Et en fait, pendant trois ans, mon business a hyper bien roulé, j'avais des clients, ça marchait hyper bien, etc. Sauf qu'en 2020, j'étais absolument pas alignée, mais pas du tout. J'avais envie de plus, j'avais plus forcément envie d'accompagner les entreprises à déployer leur visibilité, mais plus d'accompagner l'entrepreneur qui, comme moi, n'avait pas eu l'aide à ses débuts. J'étais passionnée de stratégie, je sentais que mes clients voulaient juste des résultats et moi j'aime bien, avant d'apporter des résultats, de comprendre ce qui ne va pas à la base en fait. Donc du coup j'ai quitté toutes mes missions de CM, ça a été la plus grosse décision de ma carrière car j'ai vraiment switché. Et pour vous dire, à l'époque j'avais une dizaine de contrats par mois, j'avais un CA qui se portait hyper bien, j'étais pas à ma place en fait. Même si je faisais du bon taf, je n'avais pas vraiment de voix. Genre... Alors en fait, je faisais tout ce qu'on me demandait, j'appliquais, mais moi ce que je voulais, c'était poser des vraies questions. Pourquoi tu veux être visible ? Pour atteindre quoi ? C'est quoi ton objectif ? C'est cool, vous voulez du monde dans la salle, mais vous n'avez pas réfléchi à la pièce que vous allez jouer. Enfin voilà, j'avais déjà cette facette très très analytique, et c'est là en fait que j'ai compris que j'avais besoin d'autre chose. Plus de fonds, plus de stratégie, plus de vision dans mon business. Et c'est à ce moment-là que je suis repartie à la case départ. Donc j'ai accepté de gagner moins d'argent, de me reformer, de passer mon premier niveau de coach professionnel pour me lancer à fond dans l'accompagnement individuel, dans les formations en ligne. Parce qu'à ce moment-là, j'avais envie de travailler plus sur les fondations que sur la façade. Et franchement, ce jour-là, j'ai rétrogradé en apparence. Pendant six mois, ça a été la galère. Je suis vraiment repartie de zéro, une main devant, une main derrière. Parce que dites-vous que quand j'étais CM, tous mes clients venaient de mon bouche à oreille. j'avais perdu pas de réseaux sociaux à ce moment-là. Quand je suis passée coach et que je souhaitais accompagner les entrepreneurs, là, en fait, je suis arrivée sur Instagram en mode, hey, c'est moi ! Et je me suis dit, waouh, c'est beaucoup plus compliqué que le bouche à oreille. En vrai, j'ai pas rétrogradé. J'ai changé de direction et ça a été un soulagement. La troisième facette, après le coup de mou et le soulagement, c'est l'égo. Je vous en ai très rapidement parlé, vous l'avez entendu, ce mot, mais ce que je ne vous ai pas dit... dans l'épisode numéro 2, c'est qu'en fait, je savais qu'il fallait que je prenne des décisions, il fallait que je fasse des choix, et je pensais que ça allait aussi bien se passer que quand j'ai eu ma réorientation professionnelle en 2020, mais pas ! Pas du tout ! Pas du tout ! Ça m'a fait un gros coup à l'ego. C'est quelque chose que j'ai beaucoup travaillé en séance avec ma psy. Parce que même si inconsciemment, ma santé, mon corps, tout, savaient que c'était la meilleure des décisions pour moi et que j'allais revenir beaucoup plus forte, beaucoup plus enrichie, beaucoup plus créative comme je suis depuis septembre 2024, en fait, la réalité c'est que... inconsciemment on fait chier quoi j'avais pas envie de rétrograder ça faisait mal à mon ego ça m'a gratté sévère je vais pas vous mentir ça m'a gratté sévère pourtant tout était fait en conscience j'étais alignée j'avais pesé le pour et le contre mais mon cerveau n'arrivait pas à conscientiser il était câblé pour performer et donc expliquer à votre énergie qu'elle va devoir passer de 100 à 40 expliquez à vos journées ultra remplies qu'elles vont devoir faire de la place pour vous Pour vous, parce que le vous existe, parce qu'en fait j'existe, en fait en dehors de mon business j'existe. Et ça en fait, ça a fait un espèce de conflit intérieur, c'était très dur parce que pour moi et chez moi, le toujours plus, toujours plus vite, c'était ancré à 100%. C'est dans mes schémas, c'est dans mes apprentissages, c'est dans mes références. Alors dire stop à tout ça pour avancer plus lentement, mais mieux, en fait... C'était dingo pour moi, j'étais là en mode mais jamais je pourrais. En fait c'est faire plus et faire plus et toujours plus vite, mais pas faire moins mais mieux. Alors ça peut paraître simple mais à l'intérieur c'était vraiment un bras de fer constant. C'était un bras de fer constant. Et à ce moment là c'est moi qui l'avais choisi de rétrograder. Donc j'imagine les personnes qui n'ont pas fait le choix de rétrograder, qui se prennent des baffes, et en fait c'est les baffes qui les font rétrograder. Alors là mais ça doit être encore plus terrible pour les gouffres. Mais vraiment vraiment. Et souvent, ça arrive, vous savez, aux personnes qui vivent leur meilleur success life de toute leur vie. Et du jour au lendemain, ils redescendent de 10 étages. Moins d'engagement, moins de clients, moins de chiffres. Et des pensées en mode, mais j'ai fait quoi à travers ? Et là, ça pique, pas juste au portefeuille, mais à l'ego aussi. Et comme autre exemple, j'ai accompagné une cliente qui avait connu aussi un gros pic de croissance. Visibilité de ouf, des collabs à la pelle, des chiffres qui faisaient rêver. Et du jour au lendemain, plus rien. L'algorithme a changé, l'audience a décroché, les ventes ont chuté et elle s'est sentie effacée, comme si sa valeur dépendait de son buzz. Et c'est là que ça devient vraiment dur parce que ce qui s'écroule, ce n'est pas juste son business, mais c'est aussi son estime. Et si aujourd'hui, tu sens que tu dépends d'approbations, de likes, de commentaires, d'engagement, de visibilité, de CA, en fait, c'est ce genre de moment, aussi brutal soit-il, C'est clairement l'opportunité de déconnecter ta valeur de ta performance. Te rappeler que tu n'es pas la somme de tes likes, tu n'es pas la somme de tes ventes, tu n'es pas la somme de ta visibilité. Tu ne vaux pas parce que ça marche, tu vaux parce que tu construis, tu apprends, tu continues. Et rétrograder, ce n'est pas disparaître, c'est parfois se retrouver. Waouh, c'était intense là ! Non mais je l'ai vécu, je le vois très très très souvent chez mes clientes, dans mon entourage, même dans mon quotidien personnel. Pas forcément que chez les entrepreneurs, là tout ce que je vous dis ça peut s'appliquer pour tout, si vous êtes un sportif à haut niveau, si vous êtes un entrepreneur, si vous êtes une maman, à tout, à tout, à tout, à tout, vraiment. Rétrograder c'est une solution de se retrouver, c'est une solution de souffler. Donc pour terminer cet épisode, je vais vous donner 4 alternatives concrètes et actionnables qui vont vous permettre vraiment d'anticiper et de mieux vivre ce rétrogradage. Le premier, bien évidemment, c'est d'accepter le changement de saison et de vous dire que vous n'êtes pas en régression, vous êtes juste dans une phase différente. Demandez-vous de quoi j'ai vraiment besoin en ce moment, plus de cash ou plus de calme ? Le deuxième, ça va être de redéfinir vos KPU de réussite. Est-ce que votre réussite, c'est vraiment le chiffre d'affaires ou la liberté de temps ? Rhydrograder, c'est peut-être retrouver votre indicateur à vous. Le troisième, c'est alléger votre charge cognitive et opérationnelle. Stopper des projets, déléguer, simplifier votre offre, le cerveau ça aime la clarté. Moins de friction égale plus d'énergie. Et le quatrième c'est faire un arrêt au stand. Profitez de cette phase plus lente pour réajuster votre business model, revoir vos clients cibles ou même juste faire une pause. C'est pas un recul, c'est une prise d'élan, c'est une putain de prise d'élan. Désolé du terme et j'ai envie de le préciser, rétrograder c'est s'arrêter mais c'est... Mieux rebondir, vraiment. Je vais m'arrêter là. Je suis curieuse d'avoir votre avis à ce sujet. N'hésitez pas à me laisser un commentaire en fonction de la plateforme d'écoute sur laquelle vous êtes. Si l'épisode vous a plu, donnez-lui du love, mettez une petite évaluation. Si vous avez envie de me partager vos anecdotes sur Instagram, je répète, arrobase com.kassi, faites-le. Il est temps pour moi de poser mon micro. Merci de m'avoir écoutée. Je vous dis à l'épisode prochain. C'était Kassandre sur Papoti, Papoton. Bisous, bisous.