Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Papoti Papoton. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet que je n'ai pas encore abordé sur ce podcast, c'est l'échec commercial. Comment rebondir après un échec et du coup, comment relancer une entreprise après un passage à vide ? Parce que ce genre de choses, ce n'est pas prévu. Et justement, moi, je vais vous aider justement à vous préparer à l'échec. Bien évidemment, je ne vous souhaite pas d'échec, mais si ça arrive, grâce à cet épisode, vous allez pouvoir justement... prendre une nouvelle direction. Et avant de commencer dans le dur, j'aimerais vous dire qu'une entreprise, ce n'est pas un TGV qui file toujours à pleine vitesse et qui ne s'arrête à aucune gare et qui n'encaisse aucun retard. Parfois, ça ressemble, et plus souvent malheureusement, à un vieux TER. On ne sait pas trop pourquoi, il s'arrête en plein milieu d'un champ d'âge et nous, on est là, dans le wagon. On regarde l'horloge, on stresse, on se demande si on va repartir d'ici. On se demande si on va arriver à l'heure à notre rendez-vous. Donc si votre business est dans ce genre de pause un peu forcée, cet épisode est fait pour vous. Et si vous êtes tout nouveau, parce que j'ai vu qu'il y avait pas mal de nouveaux là sur le mois d'août qui m'écoutent aujourd'hui, je fais des métaphores complètement hasardeuses. Voilà, j'ai toujours des comparaisons cheloues, etc. Donc bienvenue, j'espère que vous allez me suivre. Et donc dans cet épisode, on va voir comment transformer ce passage à vide en vrai tremplin. Et pour chaque point... que j'ai identifié et que j'ai moi-même vécu et que mes clientes ont vécu aussi. J'ai découpé la chose telle quelle pour que ça soit le plus clair pour vous. On va d'abord matérialiser ce contexte, on va ensuite poser le diagnostic, on va voir le pivot, c'est-à-dire le plan d'action à réaliser et ensuite des cas concrets que vous pouvez appliquer directement au sein de votre entreprise. Alors, le premier point que j'ai... identifié pour rebondir face à un échec commercial, c'est d'accuser le coup et de faire le bilan sans se flageller. Merci, bonsoir. Non, c'est très important. Le premier point, c'est accuser le coup et faire le bilan. Parce que souvent, quand ça ne marche plus, notre premier réflexe, c'est de se dire « c'est fini, je suis nulle, mon business est mort, je vais repartir dans le salariat, je ne suis qu'une merde, etc. » Pas du tout, grosse erreur. Un passage à vide, ce n'est pas une condamnation, c'est une photo du moment, donc ça veut dire que ce n'est pas la fin du film. Et ça c'est hyper important que vous le contextualisez et que vraiment vous l'intégrez, parce que c'est un peu comme une rupture amoureuse, on a l'impression qu'en fait c'est la fin de notre vie, qu'on ne retrouvera personne, et que c'est la fin, et qu'en fait on est hyper nul, et qu'on est voué à ça, et que c'était notre destin, etc. Pas du tout en fait, c'est juste une photo du moment. tête dans le guidon, le plus dur en fait c'est de prendre de la hauteur. Et c'est un peu comme si vous ouvrez votre frigo un dimanche soir, il est vide, à part un vieux pot de moutarde là et un yaourt qui fait la tronche. Vous pourrez vous dire en fait c'est foutu, je mangerai plus jamais ou je vais commander sur Uber Eats, c'est la facilité. Ou tout simplement prendre les deux oeufs qui restent dans le fin fond du frigo, couper une patate qui traîne et bam vous avez une omelette. En fait dans le business c'est pareil. Votre agenda peut sembler vide, mais si vous regardez bien, vous avez peut-être trois anciens clients jamais relancés, ou un prospect qui n'a jamais répondu, ou un site qui n'a pas été mis à jour depuis des mois, ou des offres qui demandent peut-être à être sublimées. Donc en fait, le premier réflexe en cas d'échec commercial, c'est de faire l'inventaire. Ce n'est pas de culpabiliser, mais l'objectif de cet inventaire, c'est pour voir clair. Et d'ailleurs, exemple concret, j'ai une de mes clientes qui n'avait pas trop de clients sur la période estivale, donc juillet-août. Et du coup, c'était un petit peu la panique pour elle. Après avoir discuté, échangé et travaillé avec un petit peu plus de stratégie, je lui ai dit, en fait, recontacte tes anciens clients, essaye de les relancer, crée des offres spécialement adaptées pour eux. Et ça a fonctionné, puisqu'elle a décroché des contrats grâce à ses anciens clients. Donc, moralité, votre frigo, il n'est jamais totalement vide. Il faut juste ouvrir les yeux et surtout capitaliser sur ce que vous avez déjà créé, plutôt que toujours aller chercher de la nouveauté. Le deuxième point en cas d'échec commercial, c'est de transformer l'échec en tremplin. C'est hyper important. Un échec, c'est comme tomber d'un trampoline. Je vous l'ai dit en début d'épisode, je suis à fond métaphore. Et j'espère que ça va vous aider vraiment à visualiser ce vers quoi j'ai envie de vous amener aujourd'hui dans cet épisode. Donc tomber d'un trampoline, on est d'accord, ça fait mal. Mais plus tu tombes bas, plus tu rebondis haut. Et le problème, c'est qu'on croit que l'échec est une fin. Alors qu'en vrai, c'est juste un pot de cash qui va nous dire face à face, là franchement, c'est pas terrible, tu fais de la merde. Ça pique, mais au moins c'est sérieux. C'est net, c'est transparent. Moi je rêverais d'avoir quelqu'un qui me dit « là Cassandre, t'es en train de faire de la merde » . Je ne sais pas si vous avez quelqu'un dans votre entourage qui a ce franc-parler et qui n'est pas là pour vous brosser dans le sens du poil, mais n'hésitez pas à confronter vos idées avec lui. Moi je sais que mon frère a vraiment cet esprit entrepreneurial, il n'est pas encore, mais il le sera bientôt, je le sais. C'est dans son chemin de vie, je ne sais pas pourquoi je le ressens. Mais quand je veux monter des gros projets ou quand je suis un peu dans le flou, etc. je vais avoir tendance à lui en parler parce que je sais qu'il va me dire « Non, là, en fait, tu vis dans ta tête, là, tu vis tes rêves. » Mon mec aussi est un peu comme ça, il s'y connaît moins en business, mais il a un franc-parler où il va tout de suite rationaliser la chose. Et en fait, avoir ce podcast, ça vous permet de rebondir. Ce n'est pas ce qu'on veut entendre, ce n'est pas ce qu'on souhaiterait. mais ça vous permet peut-être de tomber peut-être moins bas et de repondir plus haut. Et d'ailleurs, transformer l'échec en tremplin, je reprends la rupture amoureuse, parce que pareil, je ne sais pas si vous l'avez déjà vécu, et je serais assez curieuse de savoir, n'hésitez pas à me le laisser en commentaire dans ce podcast. Mais moi, je sais que mes relations amoureuses, plus mes échecs étaient forts, plus la période après était catastrophique, genre down total, et plus je ressortais de là grandie. Et en fait, je le vois aussi dans mes échecs business, plus les échecs ont été importants et puissants et plus ça m'a permis vraiment d'avoir un cap clair, précis et vraiment d'aller vers quelque chose d'encore plus aligné et encore plus optimisé à ma vie aussi bien personnelle et professionnelle. Pour rentrer vraiment dans le vif, c'est comme si vous lancez une offre à 600 euros. Il n'y a personne qui n'achète, c'est un flop monumental. Vous restez là-dessus, vous baissez les bras. Mais en fait, si vous creusez, si vous voyez que les gens étaient intéressés par le sujet... En fait, c'est que le problème, ce n'était pas votre idée, c'était le prix ou le format. Et d'ailleurs, j'en parle ça dans mon épisode 22, où je parle vraiment de problèmes de perception stratégique. C'est-à-dire qu'en fait, vous, vous êtes persuadé de parler français alors que votre cible en face, elle comprend de l'anglais. C'est pareil. Du coup, à ce moment-là, c'est vraiment de tester peut-être une version plus light ou un autre format pour aboutir à des ventes. Et souvent, et c'est ce que je peux entendre de temps en temps en accompagnement individuel, C'est vraiment, ah ouais, mais Cassandre, moi, je n'ai pas envie de faire une offre light. Moi, je n'ai pas envie de faire du groupe. Moi, je veux rester sur du premium. Moi, ou sinon, à contrario, je vais faire que des petits produits, etc. Mais n'oubliez pas qu'en fonction de votre cible, en fonction de votre marché, vous pouvez être précurseur dans ce que vous créez. Mais si votre cible n'est pas sensible ou adaptée à ce que vous faites, il va falloir les sensibiliser à fond et les éduquer à fond sur ce nouveau format. D'ailleurs, là, je suis en train de bosser avec une cliente qui est en train de créer un membership pour sa cible. Sa cible n'est pas du tout habituée à ce genre de format dans ce secteur d'activité là. Donc c'est un gros, gros, gros challenge. Et en fait, ça va faire quasiment bien, la sortie c'est pour début octobre, entre 4 à 8 semaines, qu'elle sensibilise vraiment son audience sur le nouveau format. On a même inclus ça dans le teasing. Donc en fait, l'objectif c'est vraiment, si vous avez vécu un flop ou un échec commercial, de le transformer en un tremplin. Parce qu'en fait, moi ce que je dis, c'est que ça vous a donné la clé de ce qui ne marchait pas. Donc la prochaine fois que vous ratez quelque chose, demandez-vous qu'est-ce que ce pote cache est en train d'essayer de me dire là, à cet instant précis. Et c'est pour ça que je dis souvent, faites bêta tester vos produits en amont. N'attendez pas de sortir un produit là actuellement. J'en ai très rapidement parlé en story avant mes congés, parce que je crois que ça fait deux semaines que je n'ai rien posté. Oh là là, je suis si irrégulière sur Instagram, c'est catastrophique. J'ai dit que j'étais en train de travailler sur un lot ticket, donc vraiment un petit produit que je vais commercialiser grâce à Meta. Et du coup, je l'ai donné à une cliente et en fait, son retour a été hyper précieux. Donc ça a été très favorable, mais en fait, ces pistes d'amélioration m'ont permis vraiment de penser le produit encore mieux pour éviter en fait toute friction au niveau de l'achat. Le troisième point que j'ai identifié après un échec commercial, c'est de revenir au cœur de ses clients et de son modèle, c'est-à-dire revenir à la base des clients, ton modèle commercial. Parce qu'en fait, tu peux bosser comme un dingue, mais si ton GPS s'est planté d'adresse, tu n'arriveras jamais à atteindre ta direction. C'est-à-dire qu'en fait, tu roules, tu dépenses de l'essence, tu t'énerves, mais en fait, tu n'es pas sur la bonne route, en fait. Tu n'es pas en train de choisir la bonne direction. Donc, dans le business, comment ça se traduit ? C'est-à-dire que par exemple, tu peux créer du contenu, tu fais des offres, ton audience ne réagit jamais. C'est-à-dire que tu bosses, mais tu bosses à côté. Et c'est là où je dis très, très, très souvent, c'est de mettre son énergie au bon endroit. D'identifier vraiment le pourquoi de ton cœur, en fait, d'activité. Et vraiment d'identifier... On parle souvent du 20-80. Je vais quand même faire une petite parenthèse sur la règle 20-80 pour les personnes qui ne la connaissent pas. C'est la loi de Pareto qui est en fait un phénomène qui affirme qu'environ 80% des résultats proviennent de 20% des causes. donc c'est à dire qu'en fait vous votre taf c'est vraiment de travailler travailler sur ces 20% pour vous apporter les 80% de résultats. Et c'est ce que j'adore travailler en fait avec mes clientes et c'est ce que je vais travailler avec les nouvelles clientes là du parcours 10 de cette deuxième édition. J'ai trop hâte, c'est vraiment de leur montrer à quel point l'objectif pour elles c'est de travailler sur vraiment ces 20% là. Et d'ailleurs, pour vous parler vraiment de la réalité du quotidien et de ce qui peut se passer dans mon activité, Mais j'ai déjà vu une cliente proposer uniquement du premium à 2000 euros. Et alors qu'elle, son audience, elle cherchait surtout une version de groupe plus accessible. Donc forcément, zéro résultat en vente premium, mais une vraie demande en collectif. Donc l'idée là, c'est de recalculer votre GPS, de travailler en fait un écosystème qui répond au plus juste à la demande du marché. Donc moralité, au lieu de vous acharner. arrêtez-vous et demandez la route à vos clients et ajustez votre GPS. Quatrième et dernier point en cas d'échec commercial, c'est de passer à l'action avec un plan simple et résilient. Très important, mais attention, ne pas le faire n'importe comment. Parce que souvent, après un passage à vide, on veut tout refaire. Repartir de zéro, changer son site, refaire son branding, inventer une nouvelle offre, limite changer de secteur d'activité, etc. Encore une fois, résultat, on s'épuise, on n'avance pas. Le secret, c'est la simplicité. Quand on est dans un tunnel, on n'a pas besoin de voir la sortie, on a juste besoin d'allumer les phares. Donc l'objectif, quand vous êtes face à un échec commercial, c'est, moi ce que je conseille souvent, c'est de réduire en fait votre plan à trois actions claires. Relancer cinq anciens clients, publier des contenus bien ciblés dans la semaine, voire un ou deux, et bloquer... une demi-journée pour clarifier ce qui coince vis-à-vis de votre écosystème et là, je parle beaucoup plus de l'offre parce que si vous avez un échec commercial, c'est lors d'une promotion d'un service. Et c'est tout. Vous n'avez pas besoin de plus. Alors, j'ai envie de dire même le point 2 de publier du contenu, ce n'est pas obligatoire, mais c'est juste de ne pas vous mettre en arrêt total. Parce que ce que je vois souvent, c'est que les entrepreneurs veulent tout défaire pour tout refaire alors que de temps en temps, c'est juste en fait capitaliser sur l'existant ... de continuer à communiquer et en fait de prendre le temps vraiment pour voir ce qui a bloqué dans le service ou dans l'offre. Moi, je le sais, je l'ai vu. Ceux qui ont écouté l'épisode 2 de Papoti, Papoton le savent. L'année dernière, j'ai fait une grosse dépression. J'aurais pu repenser tout mon business. Alors, j'ai repensé mon business sur ma promesse centrale qui n'était plus pour faire du chiffre, enfin genre développer votre chiffre d'affaires, etc. mais qui était plus en mode développé Une entreprise ambitieuse et alignée avec vos objectifs, pérennisée, durabilité. Voilà, j'étais plus sur ces axes-là, mais en fait, je n'ai pas repensé tout mon écosystème. Les offres d'accompagnement individuel, bien évidemment, je les ai revues. Et je suis certaine que l'année prochaine, ou peut-être d'ici quelques mois, elles changeront encore. Parce que j'évolue, parce que mon marché évolue. C'est-à-dire que le format de 10 mois, là, est né l'année dernière. Peut-être que l'année prochaine, ou peut-être que dans 3 ans, il n'existera plus. Et il sera découpé sur un autre format. Je suis en train de me dire si je ne remettrais pas un format peut-être plus court que le format, le suivi express actuellement, c'est sur un format de 8 semaines, voire peut-être sur l'adapté sur 4. Vous voyez, en fait, ça évolue. Je ne dis pas que vous êtes obligé de tout le temps faire évoluer votre écosystème. Ça dépend vraiment de votre secteur d'activité, votre marché. Moi, je sais que dans mon marché, c'est en constance évolution. C'est un peu comme un effet de mode où il y a une année, en fait, ça va être le pas d'elfe. qui va être à la mode, une autre année ça va être le jean slim, une autre année ça va être le baggy, une autre année en fait ça va être le pantacourt, et en fait ça revient et c'est des modes. Donc c'est juste à vous de vous adapter à votre marché. L'objectif dans cette partie là c'est que vous retrouverez la confiance, parce qu'en fait les petites victoires c'est votre carburant. N'oubliez pas en fait votre business c'est vous, et en fait si vous n'avez pas le bon carburant, votre activité elle ne va pas avancer dans le bon sens. Donc pour résumer, pour conclure cet épisode de podcast, un passage à vide ce n'est pas une fin, c'est une respiration. Vous observez, vous faites le bilan, vous transformez votre flop en trampoline, vous recalculez votre GPS en revenant à vos clients et vous passez à l'action simple, claire, efficace et résilient. Et rappelez-vous que les plus beaux business ne sont pas ceux qui n'ont jamais eu de creux. mais ceux qui ont appris à rebondir. Et je crois qu'en fait, c'est ça la force d'un entrepreneur, c'est apprendre à rebondir. Alors, mon challenge pour vous aujourd'hui, c'est prenez un papier, notez les trois premières actions que vous pouvez faire de relance au sein de votre activité et engagez-vous à les faire cette semaine ou la semaine prochaine. Je ne vais pas être trop dure avec vous aujourd'hui parce qu'on est la dernière semaine d'août, vous êtes encore un peu peut-être en slow life, ou du moins... à la rentrée. Si vous voulez me partager votre première réaction, n'hésitez pas à me l'envoyer en DM, Insta ou sinon à le noter en commentaire de cet épisode pour vraiment venir motiver les trousses, les trousses, n'importe quoi, les troupes, pardon. Voilà, rentrée, trousses, stylos, classeurs, ça y est, mon cerveau il est parti là. Donc, moi je suis juste là pour vous dire que si aujourd'hui vous avez vécu un échec commercial, ou que vous êtes dans un passage à creux, respirer, ajuster, repartez, pour reprendre la métaphore du train, votre train il est pas annulé, c'est juste qu'en fait il est actuellement en correspondance. Et la suite du voyage, n'oubliez pas, c'est vous qui l'écrivez. Comme d'habitude, si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à lui laisser du love, une petite note, des petites étoiles. J'ai hâte de vous retrouver à la rentrée. Il y a pas mal de petites choses qui sont en coulisses, que je suis en train de continuer à travailler. J'ai pris plus de temps que prévu, mais c'est ok. J'ai eu un été assez challengeant, puisque je suis en train de rénover la maison que j'ai acheté avec... Mon mec ! C'est du gros, gros taf. On devrait terminer la rénovation fin d'année. Je ne sais pas pourquoi je vous raconte ma life là. Bref, il est temps pour moi de poser mon micro. Merci de m'avoir écoutée. Je vous dis à l'épisode prochain. C'était Cassandre sur Papoti Papoton. Bisous, bisous !