Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Papoti Papoton. Aujourd'hui, je vais décortiquer un sujet, cette fois-ci pas business, mais plus personnel, qui est venu d'un déclic que j'ai eu dans la semaine. Et d'ailleurs, ce n'était pas la première fois que je me faisais la réflexion. Je me suis dit, il faut absolument que je parle de ça avec vous. C'est être professionnel, ça veut dire quoi ? Parce que c'est souvent quelque chose qui revient. Oui, là, je ne me sens pas légitime. Ah, mais je ne peux pas dire ça, mais je ne peux pas porter ça parce que ça ne fait pas professionnel. Et en fait, cette semaine, je me suis dit que j'avais touché un petit peu le graal avec mon entreprise. Parce qu'en fait, j'étais en train de coacher une chef d'entreprise avec ses deux collaboratrices en basket Lacoste, avec ma chaîne dans les parages, avec ma gourde plein de stickers, avec mon franc-parler. Et en fait, j'étais dans un état de flot, j'étais au max et à aucun moment, je me suis dit, ah ne te tiens pas comme ça, ah ne dis pas comme ça. Enfin, j'étais moi et je me suis dit, mais en fait, c'est ça. Et je veux dire... personne ne pourra dire l'inverse. Là aujourd'hui je suis en train de vous enregistrer ce podcast, je suis accroupie dans mon nouveau petit canapé parce que du coup si vous n'avez pas suivi les stories insta avec Justine, on a pris un bureau beaucoup plus grand pour vraiment avoir un espace dédié vraiment à nos bureaux plus boulot et un espace un petit peu plus cosy, canapé, détente parce qu'on avait besoin de se sentir un peu comme chez nous. Alors actuellement les bureaux sont comme ça de par l'énergie et tout ce que ça dégage mais on voulait une petite... bulles et surtout pour les chiens c'était beaucoup plus pratique et vous voyez là je suis avec mon micro cravate en tailleur sur ce fauteuil et en fait ça me va très bien et est ce que c'est parce que je suis comme ça que je vais vous dire de la merde aujourd'hui pas du tout donc je voulais parler de ce sujet là autre chose ah oui très important là j'ai une énergie je pense que vous l'entendez à ma voix mais autre chose qui m'a créé un énorme déclic est en fait qui m'a aussi donné envie de faire cet épisode là c'est que j'ai vu la dernière vidéo de hot ones avec adèle mon dieu son nom de famille. Exarcopoulos où elle disait, sur les tapis rouges je suis hyper apprêtée mais dans la vraie vie en fait je suis en TN, je souris à pleines dents et je m'en fous de à quoi je peux ressembler et en fait je me suis dit mais tellement mais tellement parce que si on regarde Adèle, elle peut être l'actrice ultra respectée et la meuf chill en survette et en fait il n'y a personne qui va douter de son talent et du coup ce que j'ai envie de porter comme message aujourd'hui c'est qu'on peut être en baguille le lundi et en mocassin le mardi ... Et en fait, on est professionnel et je n'ai pas envie qu'on prouve qu'on soit pro à travers l'attitude, à travers notre façon de parler, à travers notre image. Je trouve qu'on se bride beaucoup trop alors que l'objectif aujourd'hui, c'est de rester soi et c'est le fait de rester soi qui va attirer à nous les bonnes personnes. Donc justement, dans cet épisode, j'ai envie en fait de mettre le doigt où ça gratte et de parler de l'image qu'on renvoie au quotidien, celle qu'on contrôle ou pas forcément sur Instagram ou en visio. ou en présentiel ou dans un rendez-vous avec un client ou même quand on peut être avec des potes. J'espère que quand vous êtes avec des potes, vous ne contrôlez pas votre image parce que ça veut dire que sinon, ce n'est pas vraiment des potes. Mais parce qu'en fait, à vouloir être trop professionnel, finalement, on finit souvent par être moins soi-même et c'est là en fait que tout va se brouiller. On va perdre la direction, ça devient flou dans la com et votre client, en plus, il ne vous le reconnaît plus et du coup, il sent que c'est fake et du coup, il ne va pas se connecter à vous. Et du coup, moi j'appelle ça un petit peu le miroir piégé, à vouloir faire trop trop bonne figure et à trop vouloir réfléchir à l'image qu'on renvoie, et bien en fait ça va jouer en notre défaveur. Et personnellement, si je me permets de vous dire tout ça aujourd'hui, c'est que moi-même, pendant très longtemps, j'ai cru que pour être pro, c'était avoir une chemise blanche bien reparsée, parler avec des tournures de phrases ultra corporate, alors je vous explique moi en plus, je vous explique pas, voilà, typiquement là c'est le... La preuve même avec ce que je viens de dire, je vous explique pas avec ma dyslexie combien c'est compliqué pour moi d'être hyper clean. Là je vous dis pas, Chloé dans le montage, des fois elle s'arrache les cheveux parce que j'ai du mal à dire certains mots, ou je bug sur certains mots, ou des fois j'inverse des mots, enfin bon voilà quoi. Finalement, en vrai, de vrai, est-ce qu'avoir une chemise bien reparsée et parler des phrases hyper chiadées en mode Louis XV, est-ce que finalement c'est ça être pro ? Ou est-ce que c'est juste être crédible et cohérent ? Pour moi, vraiment, le professionnalisme va passer par le fait de faire ce qu'on dit, respecter ses clients, livrer ce qu'on promet. Et c'est ça la base de tout. Et du coup, moi, pendant des années, j'étais un peu cette première version à réfléchir à ce que je pouvais dire, à ce que je pouvais porter. En plus, j'étais dans un monde où c'était pas mal codé. Du coup, j'étais responsable marketing. Avant ça, j'ai fait de l'événementiel et donc du coup, les gens, quand ils te voyaient, jugeaient vachement... au premier regard, malheureusement. Et malheureusement dans tout ça, c'est qu'en plus moi, depuis toute petite, j'adore l'extravagance et ça passe le plus souvent par les fringues. Alors je ne vous explique pas les styles que j'ai pu avoir, le côté gothique, le côté techno, le côté skaters. Enfin franchement, c'était le musée des extrêmes. Heureusement que j'avais une maman hyper ouverte, hyper tolérante, qui adore la sape et qui savait que j'étais dans une éra de... de quête de moi-même et que mon père, en vrai, tant que j'étais pas hyper vulgaire ou too much, il s'en foutait. Et forcément, quand j'allais dans les sociétés pour lesquelles je bossais ou même quand j'étais stagiaire, ça se voyait et j'avais toujours une fucking remarque sur « Ah, t'as osé cette jupe ? Ah, mais t'es sûre de ta coiffure là ? Ah, mais ton maquillage ? » Et franchement, de base, j'aime pas être le centre du monde. Et du coup, à un moment donné, j'ai cédé, je me suis un peu moulée dans un moule en fait. Pas trop en faire, pas trop être présentable, pas trop de ci, pas trop de ça. Et un peu, je me suis lissée. Alors, je vous assure, ça n'a pas duré des années. Ça a duré à aller à tout péter, genre deux ans, deux ans et demi. Où j'ai un peu rangé mon exubérance dans un tiroir étiqueté. Vas-y, genre juste le week-end. Mais en fait, j'en faisais moins pour éviter de tout le temps me justifier. Parce que les gens me faisaient des réflexions. Et j'avais envie de dire, mais toi, tu t'es vue, sincèrement. Tu t'es vue avec ton gras du bide qui sort. Non, mais sincèrement, franchement. J'ai rien contre les gens grands, gros, blancs, noirs. Franchement, je m'en fous. Je ne critique jamais les gens. là je pars vraiment trop tôt tous les sens. Vous sentez que je suis quand même affectée par le sujet, mais parce qu'en fait, moi, ça me trigger les gens qui vont dire des choses comme ça sur ton physique ou sur un accessoire que tu peux avoir. Genre, si t'aimes pas, tais-toi. Et si t'aimes, ben justement, fais un compliment. Quand j'ai buzzé sur Instagram et que j'avais des grosses boucles d'oreilles, mais le nombre de réflexions que je me prenais, mais franchement, tu t'es vue dans un miroir. Mais malheureusement, ça, ça ne changera jamais. Mais du coup, je sais que... Excusez-moi, mais cet épisode, est-ce que c'est une thérapie ou c'est un épisode pour vous transmettre full valeur ? Parce que je ne sais pas, je... Non, je rigole, mais c'est pour vous contextualiser un petit peu. Et moi, je sais que l'entrepreneuriat, justement, du coup, après ces deux ans et demi directement après, j'étais entrepreneuse et genre, mais j'étais libre. Genre, bon, je vous avoue que la première année, j'étais plus en jogging, en pyjama, à faire mes visios depuis le canapé. Mais genre, mais quel bonheur, genre, à me dire, mais ça y est, je suis libérée. j'ai re-eu une petite chute en mode syndrome de l'imposteur, en mode ah ouais je fais du business mais si je poste ça on va penser que ça, si je m'habille comme ça pour un col client ils vont dire ça un peu comme la petite voix dans la tête qui veut toujours prévoir la réaction des autres en mode... et en fait c'est cette petite voix qui va venir tuer votre naturel et c'est là où j'ai envie de revenir, mais c'est cette petite voix en fait quand vous avez la petite voix qui vous fait questionner, c'est pas bon déjà pour moi c'est pas bon et je vois la même chose, je sais beaucoup d'entrepreneuses, ceux qui n'osent pas montrer leur vrai ton, leur vrai style, leur vrai rythme, pas parce qu'ils ne savent pas qui ils sont, mais parce qu'ils ont peur de paraître pas assez pro. Je suis sûre que vous voyez de quoi je veux dire et du coup, il y en a qui vont se forcer à parler d'une voix posée, bien articulée, alors qu'en fait, en vrai, elles ont une énergie solaire, elles rigolent fort, elles parlent vite, elles vivent ces phrases. Et après, attention, il faut de tout. Moi, j'ai toujours dit, je suis pas de la team des consultants business qui vont être rangés dans une dans un petit carré où rien ne dépasse où tout est parfait tout est lissé genre et pourtant je bade le travail de ces nanas je me dis wow et tout mais en fait moi ça me ressemble à une façon je le vois quand je fais appel à des mentors ou à des consultants quand j'ai une problématique dans mon business je vais toujours vers des personnes qui dégagent la même énergie la même hype que moi et peu importe qui qui sont, et je préfère, Mais je comprends que certains profils plaisent aussi à des personnes qui sont hyper rangées, hyper carrées et tout. Juste, j'ai envie de vous dire, soyez vous et n'ayez pas peur que ça fasse trop. Arrêtez de baisser le volume de votre voix, ne coupez pas vos blagues, ne perdez pas votre flamme parce que franchement, après, ça transcrit des stories qui peuvent devenir fades, des contenus qui perdent le rythme. Et en fait, au bout d'un moment, vous ne connectez plus. Et en fait, vous ne connectez plus parce que vous n'êtes pas. plus vous-même, vraiment, genre, et ça, je tiens vraiment à le dire. C'est pour ça qu'il y a des entrepreneurs qui ont cette aura très prononcée, cette personnalité très prononcée. C'est pas trop clean. Des fois, moi, quand je mets le lait dedans, je dis, ouais, mais comment cette nana peut driver des millions ? Mais en fait, ça marche parce qu'elles ont réussi à vraiment connecter, à rester elles, mais il y a des entrepreneurs que ça marche moins, mais parce que c'est trop lisse, quoi. Alors, je suis pas en train de vous dire qu'aujourd'hui, votre business, il stagne parce qu'en fait, vous êtes pas vous. Mais si vous utilisez une communication en ligne et du coup vous utilisez votre message, peut-être que c'est pour une de ces raisons aujourd'hui que peut-être votre entreprise ou votre activité stagne, que vous n'attirez peut-être pas les bons clients, que vous n'avez peut-être pas les bons talents qui viennent vers vous et parce qu'en fait vous êtes déconnecté de votre propre essence. Et que vous êtes juste en représentation. Et comme d'habitude, parce que je fais toujours un petit focus avec les neurosciences, mais en neurosciences, c'est ce qu'on appelle une incohérence émotionnelle. Le cerveau de vos clients, de vos prospects, de votre audience, le sent. Il sent en fait que vous portez un masque, il sent qu'il perçoit une dissonance entre qui vous êtes et de ce que vous dégagez. Et du coup, en fait, il va... clapé les micro-signaux d'authenticité. Lui, ce qu'il veut, c'est capter tout ça, le ton, les poses, la spontanéité et quand ça sonne forcé, forcément, il décroche. Pas consciemment, mais juste il ressent qu'il y a quelque chose qui ne colle pas et c'est là que du coup, vous allez perdre votre magnétisme. Et ce que j'ai envie de vous dire, c'est que le vrai pro, c'est pas celui qui fait parfaitement, c'est celui qui fait sincèrement. Celui dont vous sentez la conviction même à travers une story imparfaite. Ça peut être même celui dont la voix elle va être un peu tremblotante mais en fait son message il est vrai. Je vous invite vraiment à vous pencher sur les personnes que vous vous adorez suivre et réfléchir en fait comment elles arrivent à mettre en exerbe leur authenticité. Qu'est-ce qu'ils font de elles, ce qu'elles sont aujourd'hui et pourquoi aujourd'hui elles cartonnent. Pour moi aujourd'hui le vrai pro c'est pas celui qui fait semblant. Typiquement, moi, j'ai envie d'être tout à la fois. J'ai envie d'être la consultante business en chemise à carreaux fluos, celle qui donne une conférence en ligne devant 600 personnes depuis son bureau dans le sud et celle qui, 4 jours après, fait un coaching one-to-one dans la chambre d'ado de mon mec entre 2 valises et 3 slips, vous voyez ? Et franchement, ça n'enlève en rien mon professionnalisme parce que le pro, ce n'est pas celui qui se conforme, c'est celui qui tient ses engagements, sait de quoi il parle et incarne ce qu'il dit, point barre. Ça, c'est vraiment ma vision du... professionnalisme et d'ailleurs j'ai fait un poste dernièrement où je disais que moi j'étais fan d'entrepreneurs qui en montrait pas forcément trop ou justement qui restait eux mêmes et qui cartonnait et d'ailleurs quand je discute avec mes clients mes clientes ne recherche pas chez moi un costume bien repassé elle cherche chez moi la sincérité la spontanéité elle cherche quelqu'un de crédible d'humain et de constant et c'est vraiment là que j'ai compris à quel point depuis des années j'attire à moi une cible en fait qui me ressemble et c'est ok de pas pouvoir pouvoir. Attirer tout le monde et je ne veux surtout pas attirer tout le monde. Et vous savez que pour la petite anecdote, à la préhistoire, être différent c'était risquer la mort. Parce que vous avez genre, si vous étiez différent, vous étiez exclu. Pareil, regardez les animaux typiquement. Quand un chien fait une portée, je fais une généralité, mais qu'il y a un petit qui est plutôt faible ou quoi, il peut... potentiellement l'abandonner et ça se voit dans beaucoup de races d'animals alors qu'aujourd'hui être conforme c'est risquer l'oubli parce qu'en fait ce que les gens recherchent maintenant c'est plus du parfait c'est du vrai, il y a tellement de choses qui sont proposées aujourd'hui que eux ils vont venir se connecter à l'humain, ils vont se connecter au vrai et moi c'est ce que j'appelle le retour du relief, ce petit grain d'authenticité là vous savez qu'il va venir donner confiance venez aujourd'hui On fait un pacte entre vous et moi et on se dit que être professionnel, c'est avant tout être soi-même dans le respect des autres, c'est livrer, écouter et s'adapter. Du coup, pour finaliser le message que j'ai envie de vous communiquer aujourd'hui, je vous ai préparé trois micro-réflexions à vous poser après cet épisode. Première réflexion, quand vous pensez pro, vous pensez crédible ou conforme ? Deuxième question, est-ce que votre image reflète vraiment qui vous êtes ou juste ce que vous croyez qu'on attend de vous ? Et troisième micro-réflexion, est-ce que vous vous sentez libre dans la façon dont vous communiquez aujourd'hui ? Si vous avez répondu non à la troisième, c'est qu'il y a un petit truc peut-être. à réaligner. N'oubliez pas quand vous travaillez avec vos clients, ils se souviennent de comment ils se sont sentis en bossant avec vous, avant même de comment vous étiez habillé. Donc vraiment essayez de rester vous-même et c'est ce vous-même qui constituera votre vraiment carte du professionnalisme. Alors attention, je ne dis pas d'arriver en visio client, les cheveux en bataille, les crottes dans les yeux et pompes et l'op, c'est pas ça. Je ne vous invite pas à être dans un naturel, à rôter en pleine vision pendant un rendez-vous. Pas du tout, pas du tout. Mais je pense que vous avez compris le message que je voulais communiquer. J'ai adoré décortiquer ce petit sujet. J'ai vraiment hâte de savoir quelle est votre vision du professionnalisme. N'hésitez pas à me la laisser en commentaire de cet épisode Spotify ou directement DM Insta. Pour vous, être professionnel, ça veut dire quoi ? concrètement parce que je sais qu'on peut ne pas avoir tous la même vision et c'est grave ok. Il est temps pour moi de poser mon micro. Merci de m'avoir écoutée. Encore une fois, si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à lui donner du love. Je vous dis à l'épisode prochain. C'était Cassandre sur Papoti Papoton. Bisous bisous !