Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue sur Papoti Papoton. Aujourd'hui, ça part en notes vocales. Donc, pour ceux qui connaissent, vous savez à quel point ça va être dit pas mort. Et pour ceux qui ne connaissent pas, c'est des sujets qui sont enregistrés dans le flow. Donc vraiment, en notes vocales avec le micro de mon iPhone, il n'y a pas de montage. Donc, il va y avoir des tics de langage, il va y avoir des accrochages, il va y avoir des bugs. Puisqu'en fait, cet épisode n'est pas vraiment préparé. J'ai juste écrit les grandes lignes. que je voulais vous transmettre. De toute façon, pour l'épisode du jour, je ne voyais pas comment je pouvais travailler un épisode autour de cette thématique, puisque je vais vous parler d'un sujet un peu particulier. Je n'en ai absolument jamais parlé sur Papoti Papoton, mais c'est un sujet plutôt qui est très honnête, puisqu'il y a quelques temps, j'ai décidé d'arrêter l'accompagnement avec deux de mes clientes. Un accompagnement qui était en cours depuis septembre 2025. Alors, pas parce qu'il y a eu des conflits ou parce que ça s'est mal passé, mais simplement parce que... à un moment donné, j'ai senti que la dynamique, elle n'était plus la bonne. Et du coup, ça m'a amenée à réfléchir à plusieurs choses sur l'entreprenariat, sur l'implication, sur le timing et aussi sur notre rôle quand on accompagne des personnes. Donc, quand je dis notre rôle, je pense à tout ce qui est coach, formateur, thérapeute, consultant. Parce que parfois, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais la décision la plus juste dans un accompagnement, c'est justement d'y mettre un terme. Et je trouve ça hyper intéressant. hyper important d'en parler aujourd'hui parce que dans les accompagnements qu'on peut voir passer sur les réseaux et qui fonctionnent, on voit les clients qui signent, des résultats obtenus. Vous le voyez, moi, une fois par semaine et je m'y tiens depuis janvier. J'espère que vous l'avez remarqué, mais je balance les résultats de mes clientes et encore en toute modestie, je pourrais en partager beaucoup plus. Mais on voit beaucoup moins. de ces moments où le client est en galère, où le client, il stagne, où le client, il est en blocage. J'ai envie de mettre le doigt sur le sujet aujourd'hui, de parler de pourquoi j'ai arrêté deux de ces collaborations. Alors, dans ma carrière, j'ai dû en arrêter peut-être, je ne sais pas, moins d'une dizaine. Il y a toujours eu plusieurs sujets divers et variés concernant l'arrêt de ces accompagnements. Mais là, pour le coup, je vais vraiment faire focus sur ce que je vais vous partager aujourd'hui. Et c'est surtout que ça fait partie de la réalité du métier. fond. Du moins, ça fait partie de ma réalité, ça fait partie de mon terrain. Alors, je vais garder l'anonymat, bien évidemment, de mes clientes. Mais pour que vous contextualisez un petit peu, ces deux clientes avec qui l'accompagnement s'est arrêté, elles avaient des profils totalement différents. Il y en avait une, elle était dans un salariat diversifié, c'est-à-dire qu'elle avait une activité de salariat à côté, plus son activité d'entrepreneuse. Et il y en avait une autre qui était 100% entrepreneuse et qui avait vraiment décidé de remettre de l'énergie dans son business depuis à peu près septembre 2025. Les deux ont commencé avec une très belle dynamique, beaucoup de motivation, beaucoup d'envie, des actions mises en place. Ça a démarré assez fort. Et dernièrement, j'ai senti que l'énergie, elle était en redescente, on va dire. Alors, c'est assez fréquent, surtout sur des accompagnements longs, parce que là, je parle de l'accompagnement du parcours 10, typiquement. Donc, on est sur un accompagnement de 10 mois. Où c'est long et en fait... Je le vois parce que c'est quand même la deuxième édition que je mène. Il y a des fluctuations d'énergie chez mes clientes. C'est-à-dire qu'en fait, j'ai des clientes, elles commencent en septembre, elles ont une énergie hyper basse. Elles vont tout cartonner en janvier. Il y a des clientes, elles cartonnent tout en septembre et l'énergie redescend en janvier et courant avril, ça remonte. Donc en fait, moi, je ne suis pas très alertée de cette fluctuation d'énergie, d'implication, de motivation parce que c'est OK et ça fait limite partie du processus. et de toute façon, l'entrepreneur n'est pas fait pour être 100%... de ses capacités tout le long de l'année. Je n'en ai pas vu. Si vous en connaissez, n'hésitez pas à me les partager. Ou du moins, ceux qu'ils sont, ils ont une équipe de fous derrière et qui permettent de les soulager sur plein de choses. Mais je n'en vois pas. Je vois beaucoup plus d'énergie saisonnalité. Je ne sais pas si vous voyez. Et d'ailleurs, c'est hyper important d'être conscient de son énergie saisonnalité. J'appelle ça, je ne sais pas si c'est français, mais vous voyez. Moi, je sais que sur juillet-août... Il ne faut rien retirer de moi. J'adore travailler pour mon business, mais je suis incapable de travailler pour les autres, d'accompagner, etc. Parce que c'est l'été, parce que je ne suis pas dans ce mood. Je suis dans un mood vraiment très slow. Tandis que septembre, c'est la reprise. Il ne faut pas trop m'en demander, mais je suis là. Octobre, novembre, décembre, janvier, février, je suis en mode hyper à fond. Mars, avril, je suis en mode développement de projet. Enfin, voilà. Et en fait, j'ai réalisé que j'avais ce rythme depuis des années. C'était le même. Et je suis sûre. peut-être en grandissant, ce rythme va rechanger. Bon bref, pour revenir à mes moutons, voici le problème de ces épisodes aussi enregistrés sans structure, c'est que je peux partir dans des sujets très deep mais qui sont quand même très intéressants. Et donc du coup, j'ai senti que cette énergie était basse et en fait était assez constante. Et pour le coup, cette baisse d'énergie chez ces deux clients, elle était complètement différente. L'énergie, elle était redescendue pour l'une parce qu'elle ne voyait pas de résultat assez rapidement. Et quand je parle de assez rapidement, c'est important de vous Vous posez le contexte parce qu'on parle de deux mois de mise en application. Donc, il y a pour des personnes, ça peut être court et pour des personnes, ça peut être très long. Moi, je parle du principe qu'en fait, c'est très court. Selon ce qu'on veut mettre en place dans le business, deux mois, c'est rien du tout. Ça peut prendre énormément de temps. Je sors d'un accompagnement ce matin où je disais à ma cliente que moi, le réseau local que je suis en train de créer, je vous en ai déjà parlé, le fait de passer formatrice en entreprise, mes premières opportunités ont commencé à arriver début d'année. Là, c'est en train de s'accélérer, mais c'est des graines que je plante depuis. L'année dernière, donc, ça a pris quasiment un an, le temps d'être sûre du projet, de développer ce que j'avais vraiment envie de mettre en place, d'être sûre de pouvoir accompagner les personnes qu'on allait me renvoyer. Ça a été vraiment tout un process, ça a pris un an. Et du coup, l'autre cliente, elle, pour le coup, en fait, elle appliquait les conseils, elle avançait, elle faisait les actions, mais un peu comme si elle suivait une checklist. Et en fait, elle était dans l'attente des résultats. Elle n'était pas déçue que les résultats n'arrivent pas, mais elle était dans une attente. Et donc, du coup, baisse d'énergie aussi. Et forcément, cette situation, ça m'a fait beaucoup réfléchir. Du coup, j'en ai tiré plusieurs leçons. Attendez, je lis une, deux, trois, quatre, cinq. J'en ai tiré cinq leçons. La première, c'est que l'entrepreneuriat, ça demande une vraie persévérance. Je sais que, punaise, ça peut faire genre bullshit quand je dis ça, mais c'est loin d'être une discipline facile, l'entrepreneuriat. Genre, quand on met des choses en place et que ça ne fonctionne pas immédiatement, Ça demande... une vraie force de persévérance parce que très souvent, on doit continuer. Et on continue et on continue encore avant de voir les résultats. Et ça, malheureusement, il n'y a personne qui peut l'apprendre. On peut l'expliquer, on peut le dire, comme je suis en train de vous le faire là. Mais au final, en fait, ça se vit. Et ce non résultat, c'est hyper inconfortable, c'est hyper frustrant, c'est hyper décourageant. Mais c'est une étape, j'ai envie de dire, presque inévitable du parcours entrepreneurial. Et moi-même, je le dis, ce n'est pas parce que l'entreprise rapporte du chiffre qu'il n'y a pas d'échec, il n'y a pas de moment frustrant, il n'y a pas de moment décourageant. Et je sais que le nerf de la guerre, c'est d'avoir des clients, c'est de stabiliser son chiffre d'affaires, c'est après d'avoir stabilisé le chiffre d'affaires, c'est de faire plus de chiffres. Après, c'est d'asseoir l'hypercroissance. Après, c'est de scaler. En fait, il y a tout un protocole à suivre. Et ça fait partie du process. Moi, je sais qu'il y a une phrase qui revient souvent, que ma mère, elle me dit. Ah, Sandre, si tu veux... pas de complications, si tu veux pas de risques, n'en prends pas. Et en fait, l'entrepreneuriat, c'est une prise de risques continuelle. Et c'est ce que j'aime bien dire, l'entrepreneuriat, ce n'est pas faire des actions jusqu'à ce que ça marche, c'est continuer même quand ça ne marche pas encore. Genre, c'est un délire. Et en fait, après, on a le droit de pas être d'accord avec ce que je dis, l'idée, c'est pas de s'acharner pendant dix ans et en fait, se mettre en inconfort pendant dix ans. C'est pour ça que je dis toujours à mes clientes, quand tu veux développer un projet, d'abord, mets tes besoins primaires en priorité, valide-les. Une fois qu'ils sont validés, on peut commencer ton projet pour qu'en fait, tu puisses vraiment exploiter ce projet sans pression, que tu aies tout l'espace libre. Mais de toute façon, ça fait partie d'une des leçons, donc je ne vais pas m'attarder sur ça. Mais voilà, c'est quand même important d'en prendre conscience. La deuxième leçon, c'est que l'implication ne se résume pas à faire des actions. Être impliqué dans une entreprise, ce n'est pas juste cocher des cases, c'est qu'il y a une vraie différence. entre deux choses pour moi. Vous allez me dire ce que vous pensez. Enfin, vous n'allez pas pouvoir me dire, mais n'hésitez pas à commenter. C'est que faire des actions et porter un projet, c'est complètement deux choses différentes. On peut suivre des conseils, c'est-à-dire, oui, on m'a dit qu'il fallait poster du contenu, je poste des contenus. On m'a dit qu'il fallait envoyer des messages, j'envoie des messages. On m'a dit qu'il fallait créer des offres, je crée des offres. Mais si derrière, il n'y a pas une vraie implication dans le projet, ça reste juste des actions exécutées. Vous voyez ce que je veux dire ? Alors oui, il y a tout le truc de porter une voix, défendre des messages, porter ses convictions. Mais en fait, l'entrepreneuriat, ça ne fonctionne pas comme une checklist. Être entrepreneur, c'est vraiment porter quelque chose. C'est une énergie, une envie de construire, une implication quotidienne. Et cette énergie, ça fait toute la différence. Et on en revient souvent à ce fameux truc qu'on vous dit, genre tout le monde peut essayer l'entrepreneuriat, mais ce n'est pas forcément fait pour tout le monde. Mais je suis complètement d'accord avec ça. Et il n'y a aucun mal ou honte à avoir. Moi, je déteste les cases. Je déteste le fait qu'on dise l'entrepreneuriat, c'est meilleur que le salariat. Le salariat, c'est meilleur que l'entrepreneuriat. Faire de l'accompagnement individuel, c'est mieux que la formation. Faire de la formation, c'est mieux que de l'accompagnement individuel. Genre non, je ne suis pas du tout OK avec ça. Vous avez le droit de faire ce que vous voulez. Et ça, il faut bien le prendre en compte. Encore hier, j'ai une cliente qui me disait, mais en fait, le fait de découvrir plein d'autres entrepreneurs, je me rends compte qu'il y a des gens, ils ont monté des business models sur des idées. mais complètement loufoque, mais oui, vous avez le droit d'être salarié et en même temps entrepreneur et de kiffer ce statut-là. Vous avez le droit de faire du one-to-one et de la formation parce qu'en fait, vous kiffez diversifier vos offres. Vous avez le droit d'être qu'avec une mono-offre. En fait, vous avez le droit de faire ce que vous voulez, mais il faut être impliqué. Il faut en fait avoir cette envie, cette énergie, construire en fait un business qui nous ressemble et avec des leviers avec lesquels on se sent à l'aise. Là, je vois dernièrement des contenus et je suis aussi d'accord avec ça. En fait, être sur les réseaux ne te convient pas, mais que tu as envie plus que tout de développer ton business, sors-toi les doigts et va voir ailleurs comment tu peux développer ton business. Il n'y a pas que les réseaux sociaux pour développer une activité. Il y a le bouche à oreille, il y a la publicité, il y a la prospection, il y a le réseau local, il y a tellement de leviers différents. Et c'est là où je vous dis vraiment, n'hésitez pas à ouvrir vos chakras. Mais effectivement, ça demande une énergie folle. Du coup, j'arrive à la leçon numéro 3, c'est que Le timing et la maturité jouent énormément. Parfois, les personnes vont avoir la bonne idée, la bonne stratégie, le bon accompagnement, mais ce n'est pas simplement le bon moment dans leur vie. Ça ne matche pas parce qu'il y a de la charge mentale, parce qu'il y a des contraintes financières, parce qu'il y a un manque de temps ou d'autres priorités. Et il y a aussi différentes phases dans l'entrepreneuriat où il y a des personnes qui sont en mode « je teste l'entrepreneuriat » et des personnes qui sont en mode « je construis réellement une entreprise » . En fait, en fonction des statuts en mode... je teste l'entrepreneuriat, je construis réellement une entreprise ou est-ce que je suis dans le bon timing dans mon projet ? En fait, la posture, elle va être complètement différente. On va avoir une phase où on explore et tandis qu'on peut avoir une phase où on s'engage pleinement. Et ça, il faut le prendre en compte. Est-ce que tous les points sont au vert pour que je puisse me consacrer pleinement dans le projet ? Je sais que j'ai des clientes. Quand elles ont une pression financière sur les épaules, quand en fait, il y a trop de contraintes ou que ça ne rentre pas assez vite, etc. Ça va énormément jouer sur la qualité de leur travail et l'efficacité de ce qu'elles font au quotidien. Voilà, la quatrième leçon, c'est le rôle du prestataire. Attendez, dans une collaboration, il n'y a pas que les clients, on est deux. Donc là, pour le coup, je vais parler de mon rôle à moi. Quand on accompagne des personnes, on a une responsabilité. Et en fait, cette responsabilité... Ce n'est pas seulement de faire notre travail, mais c'est aussi d'être capable de regarder la situation avec lucidité. Et à un moment donné, se poser une question simple, est-ce que la personne en face de moi, elle profite réellement de ce que je suis en train de lui vendre ou ce que je suis en train de lui proposer ? Là, pour le coup, dans les deux cas de mes clientes, sur les quatre dernières semaines, parce que ça n'a pas été un coup de fil en mode on arrête, j'ai laissé le temps. Il y a eu des petits signaux. En fait, je suis tellement habituée, ce n'est pas pour me jeter des fleurs, mais ça fait quand même six ans que je fais ce métier. J'ai accompagné 130 personnes individuellement. Je comprends très bien l'humain. Donc, j'arrive à voir un peu les signaux. Je voyais les signaux de baisse d'énergie. Je voyais les signaux de dispersion, mais pas une dispersion en mode j'ai trop de choses à faire. Je me disperse en mode je ne suis plus sûre vraiment de mon projet. Et à ce moment-là, moi, je sais aussi me mettre en retrait, de me dire oui, là, ce n'est plus de ma responsabilité parce qu'en fait, je ne suis pas... un coach en développement personnel. Oui, je tiens une place hyper importante humaine dans mes accompagnements. Mais en fait, si tu es en train de me dire, je doute de mon idée de projet, je ne suis plus sûre de moi, je ne sais pas si c'est adapté à mon train de vie. Là, en fait, on sort de mon cadre et moi, à ce moment-là, je n'ai aucun intérêt. à dire à ma cliente, continuons, je te prends ton argent parce qu'en fait, on a dit que le contrat, c'était de telle date à telle date. Et en fait, je vais te faire le snake pour aller jusqu'au bout de notre accompagnement, alors que ça ne va rien t'apporter. Et qu'en fait, à ce moment-là, je pense que tu as juste besoin de faire une grosse pause, de bien réfléchir. Donc effectivement, sur les dernières semaines, je voyais que l'implication, ce n'était plus la même. Et en fait, je n'ai eu aucun mal à verbaliser ce que j'observais. à leur dire ce que je ressentais. Et ce qui est intéressant, c'est que toutes les deux, en fait, elles m'ont remercié d'avoir ouvert la conversation parce qu'en fait, moi, je sais que je suis hyper droite dans mes bottes. Donc, en aucun cas, ça vient me chercher sur moi, sur la qualité de mon travail, etc. Parce que je connais très bien mes limites. Je sais ce que j'apporte. Je sais ce que je ne peux pas apporter. Je sais quand je fais des erreurs, mais... Pour le coup, je suis vraiment allée franco et je pense qu'inconsciemment, c'est ce qu'elles attendaient aussi. Parce qu'à un moment donné, ça ne sert à plus rien. Vous voyez, elles, elles perdent leur argent, moi, je perds mon temps. Aucun intérêt. Donc, ce que je veux dire sur cette leçon, c'est qu'il faut prendre ses responsabilités en tant que prestataire. Et je pense que si vous êtes face à un client qui déborde, si vous êtes face à un client qui ne joue pas le jeu, si vous êtes face à un client qui met 100 ans à répondre, moi, je n'ai aucun mal à perdre de l'argent et à dire stop. Voilà. Et la dernière leçon, c'est qu'arrêter une collaboration, ce n'est pas un échec. Je pense que je n'aurais pas eu le même aplomb il y a six ans de vous parler de ce sujet. Je pense que je l'aurais vraiment pris personnellement en mode, je n'ai pas réussi à amener mes clientes là, etc. Mais en fait, je ne suis pas une sauveuse, je ne suis pas une dernière chance. Je dis tout le temps, moi, je suis un impulseur, je suis un trampoline, je suis un déclic, je suis un poussoir. C'est ce que je leur ai expliqué. J'ai dit, surtout, ne voyez pas ça comme un échec. Là, c'est inconfortable, c'est frustrant, ça fait mal. On dit qu'en fait, on n'a pas réussi. Et pourtant, ce n'est pas qu'elles n'ont pas investi, puisqu'elles ont investi. Mais la vie a fait que le virage a été différent. Et ça ne veut pas dire qu'elles ne peuvent pas revenir en arrière. En fait, on peut faire ce qu'on veut. Et ce que je vous dis là, c'est un cas parmi tant d'autres. Donc, mettre fin à une collaboration, ce n'est jamais une décision anodine. Mais parfois, pour moi, ça peut être la plus juste. Et en fait, une de mes clientes, quand on discutait de ça, elle m'a sorti une image que j'ai trouvée très parlante, où elle m'a dit, voilà, pour te résumer un peu la situation, en ce moment, j'ai l'impression d'être face à un rond-point, d'avoir plusieurs sorties, et je ne peux pas prendre toutes les sorties. Il faut que j'en prenne une seule. C'est exactement ça, c'est une vraie force de dire, en fait, là, arrêter quelque chose, ça permet simplement de reprendre la bonne direction. Je pense que c'est ça, vraiment, la leçon. Et aujourd'hui, même si là, à l'instant T, je suppose que ces clientes vivent ça comme un échec, Mais je suis pas... persuadée que dans quelques temps, elles vont en tirer quelque chose de précieux parce que dans chaque difficulté, on apprend des choses. Cette expérience, elle m'a rappelé quelque chose de très simple, c'est que en fait, dans un accompagnement, il y a deux énergies. Il y a l'énergie du prestataire et celle du client. Et quand les deux énergies sont plus alignées, la meilleure décision par moment, c'est pas toujours de continuer, c'est de prendre la décision la plus professionnelle et la plus respectueuse pour tout le monde. Et dans mon cadre là, c'était d'arrêter. Parce que je pars du principe que la réussite d'un accompagnement, elle ne se mesure pas forcément dans la durée, mais elle se mesure à ce que chacun en retire. Voilà, je crois être arrivée au bout de cet épisode. Si vous avez aimé, n'hésitez pas à me laisser un commentaire sur Spotify. N'hésitez pas, comme je vous le disais, à laisser une note, une évaluation, vous abonner. Ça donne beaucoup de force à la plateforme. Je pense qu'il est temps pour moi de poser mon micro. C'était Cassandre sur Papoti Papoton. Je vous dis à l'épisode prochain. Bisous, bisous.