Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Papauti Papoton. Bienvenue aussi à toutes les nouvelles personnes qui nous ont rejoints dernièrement. Merci d'être là. Très rapidement, si on ne se connaît pas, enchantée, moi c'est Cassandra Bettino. Je suis consultante et formatrice business. J'accompagne les entrepreneurs au quotidien à bâtir une entreprise de service rentable, pérenne et alignée avec leurs ambitions. Clairement, moi, mon dada, ça va être la structuration, la stratégie, la vente et l'alignement pour durer. parce que oui, durer aujourd'hui, c'est un véritable défi, même si, je vous l'accorde, le défi numéro un pour l'entrepreneur, c'est de percer, c'est d'avoir des clients, mais c'est aussi de durer. Je trouve que c'est une vraie force qu'on ne met pas assez en avant. C'est d'ailleurs pour cela que je ne suis absolument pas fan ni partisane des décisions qui sont prises sur un coup de tête ou des fameux on verra bien qui, on ne va pas se mentir, la plupart du temps laissent place à beaucoup d'agitation pour peu de résultats. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, j'avais vraiment envie de vous... partager ce que j'observais chez les entrepreneurs qui tiennent dans la durée. Avant d'aller plus loin, si vous souhaitez donner du love à Papoti Papoton, n'hésitez pas à lui laisser une petite note, une petite évaluation, à activer la cloche, ça donne beaucoup de force déjà à moi, mais aussi au podcast. Et c'est aussi un rappel rapide pour vous dire que si aujourd'hui vous kiffez des créateurs, des entrepreneurs, des prestataires, peu importe, n'hésitez pas à le verbaliser, parce que ça donne énormément de force à la personne, ça l'encourage. à continuer son travail et ça l'incite du coup à durer. Mais avant de rentrer vraiment dans le vif, j'aimerais remettre un peu de calme dans tout ce qu'on vous vend aujourd'hui sur la réussite parce que j'ai remarqué que pour durer, ça ne demande pas forcément à être parfait et loin de là même. Ça demande surtout à être lucide, structuré et un peu moins dans la panique permanente. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve... qu'on est dans un environnement où tout va extrêmement vite. J'ai même envie de dire trop vite. On voit beaucoup de résultats, mais très peu de processus finalement. Je vous en ai parlé dans l'épisode dernier où je vous disais que les gens ont tendance à partager leurs propres résultats, à partager les résultats de leurs clients, mais finalement, les coulisses, personne ne les partage. Et on arrive même à se dire que pour durer, c'est être constamment en train de s'adapter, de réagir. d'optimiser alors qu'en réalité celles qui durent sont souvent celles qui bougent le moins. Pas parce qu'elles stagnent mais parce qu'elles choisissent mieux au bouger. Et c'est clairement là toute la subtilité de cet épisode. Ce que je vais vous dire ne va pas forcément vous faire rêver mais c'est ce qui fait que certaines tiennent quand les autres abandonnent. Donc dans cet épisode je vais vous partager 10 choses très concrètes que j'observe chez mes clientes, chez mes pairs. et chez celles qui tiennent sur la durée. Le premier point, c'est que ces nanas font la différence entre urgent et important. Alors attention, je dis nanas, mais ça peut être mecs, peu importe. Je suis très en mode girl power, etc. Mais il y a aussi des hommes. Mais clairement, le premier point, c'est que ces entrepreneurs font la différence entre urgent et important. Ceux qui durent ne sont pas les plus rapides. C'est ceux qui ne paniquent pas. pas tout simplement. Et ça, c'est quand même assez dingo et ça demande une force mentale de fou parce que tout ce qui bouge dans notre entreprise n'a pas besoin d'une réaction. Et quand je parle de réaction, c'est réaliser qu'un contenu ne performe pas et du coup changer toute sa stratégie comme ça sur un coup de tête. Réaliser qu'un lancement n'a pas fait assez de preuves et du coup changer toute l'offre. C'est conscientiser qu'on a un moins calme et se dire, oh mon dieu on va tout refaire parce que là ça va pas du tout. furtive. un milliard de process parce qu'on pense qu'on n'est pas assez structuré alors qu'en fait, il n'y a pas besoin de plus. Ça aussi, je le vois souvent des entrepreneurs qui se compliquent la vie alors qu'en fait, ils ont déjà tout sur un plateau. Pourquoi vouloir continuer à se compliquer pour faire comme les grands si en fait, ce process-là, il te suffit largement ? Donc, ce qui est important à prendre en compte, c'est que tout ce qui bouge ne mérite pas votre énergie. Le deuxième point, c'est que ces entrepreneurs ont une relation saine avec leurs résultats. Un lancement qui floppe, un mois creux. Un CA qui en baisse, ça arrive. Mais ces entrepreneurs ne remettent pas toutes leurs valeurs en question. C'est pas parce que tu ne signes pas de nouveaux contrats pendant trois semaines que tu es nul. Il faut juste se dire, ok, à ce moment-là... Qu'est-ce que j'observe ? Qu'est-ce qui se passe dans mon activité ? Pas plus tard qu'hier, j'ai une cliente qui m'a dit « Waouh, comparé à l'année dernière, je fais beaucoup moins de chiffre d'affaires. » Là, l'idée, ce n'est pas de prendre des décisions hâtives et de fonctionner à la va-vite. C'est de observer. Qu'est-ce qu'entre l'année dernière et cette année, tu as changé dans ton process ? Est-ce que ton positionnement est toujours lisible ? Est-ce que toi, tu es toujours visible pour tes clients ? Est-ce que ton écosystème a changé ou non ? Est-ce que ton système d'acquisition est toujours aussi solide ? Est-ce que ta stratégie de vente est aussi performante que l'année dernière ? Vous voyez, il n'y a pas besoin de tout défaire. C'est juste d'observer ce qui se passe. Et ces entrepreneurs-là observent leurs résultats sans s'identifier à eux. C'est hyper important. Votre société n'est pas vous. Je le dis tout le temps, vous n'êtes pas votre société. Si votre société n'apporte pas des résultats, ce n'est pas parce que vous êtes nul. C'est juste la société qui n'est pas aussi performante que vous le souhaiterez. C'est tout. Le troisième point, c'est des entrepreneurs qui construisent et ne testent pas en boucle. Et ça, mais ça, je crois que c'est le plus dur parce que ça demande une patience, mais de folie. Et on ne va pas se mentir, moi, la première, je ne suis pas toujours patiente. Pour vous dire, ce matin, j'ai fait une proposition à une entrepreneuse, un nouveau projet que j'ai envie de développer, qui me tient à cœur depuis un petit moment, qui, si elle accepte, verra le jour certainement en août ou en septembre. Vous voyez le délire ? Et je suis là, et mon Dieu, j'ai envie encore de tester plein de choses, mais je me dis non, reste sur ta ligne conductrice. Et ça, le fait de tester beaucoup, ça amène, je trouve, beaucoup d'abandon. Alors que quand on construit, on choisit une direction, on la travaille. L'idée, c'est de se dire, ok, cette offre-là, elle commence à m'apporter les premiers clients, ben, c'est pas de la changer dans trois mois, c'est de venir l'améliorer. Là, ce qu'il faut prendre en compte, c'est ne pas chercher la bonne idée, mais rendre une idée. bonne. Vous voyez la différence ? C'est partir de votre existant et sublimer. D'ailleurs, moi, c'est ce que j'adore faire avec mes clients, à part si vraiment il y a des choses, ça va pas du tout. Je suis plus vraiment dans le profil de dire, on vient sublimer ton existant et on voit qu'est-ce qui demande à être ajouté pour justement que ton écosystème actuel performe. Le quatrième point, c'est des entrepreneurs qui savent dire non. Et quand je dis non, je dis vraiment non. Pas juste aux clients compliqués, mais aux opportunités sympas. Parce qu'en fait, ils savent où mettre leur énergie. Et ça, c'est sous-côté quand on entreprend, parce qu'on a peur de se fermer des portes, parce qu'on a envie d'être partout, parce que on a peur de passer à côté de projets cools, mais en fait, refuser une collab parce qu'elle ne correspond pas à sa vision, j'ai envie de dire, mais un grand oui. Dire non à une stratégie un peu à la mode qui ne vous parle pas, je dis grand oui. C'est pour ça que je suis anti-case. Vous avez le droit de vouloir réseauter À tout va, VS, vous avez le droit d'absolument pas réseauter, juste prendre les bonnes décisions pour votre structure. Et ça, sa demande est toujours ancrée par rapport à ses convictions, ses valeurs, ses ambitions et ses objectifs. Donc, dire non, c'est protéger ce que vous construisez. Le cinquième point, c'est que ces entrepreneurs n'attendent pas de tout comprendre. Elles avancent même dans le fond. Et je sais à quel point ça peut être frustrant quand on n'a pas de clarté. Mais c'est, par exemple, sortir une offre imparfaite C'est ne pas forcément attendre le bon moment. Faites les choses. Moi, ce que je vois chez mes clientes qui performent le mieux, c'est des clientes qui prennent des risques. Et quand je parle de risque, je ne parle pas de risque inconscient, mais c'est bon, ce n'est pas parfait, je le fais et je verrai bien. Surtout qu'au moment où vous faites les choses, oui, ça peut faire un flop, mais des fois, on peut avoir de très, très belles surprises. Et c'est souvent quand on se détache des résultats qu'on commence à avoir des résultats. Ces entrepreneurs-là, ce n'est pas des dieux. C'est juste qu'ils deviennent prêts en avançant et qu'ils osent faire les choses. Le sixième point, c'est que ces entrepreneurs structurent leur énergie. Et quand je parle d'énergie, je ne parle pas forcément de business, je parle de rythme. Je pars du principe qu'une entreprise est portée par vous, c'est vous le moteur de votre entreprise. Et du coup, c'est important de vous écouter et de savoir dans l'année, quels sont les mois où vous performez le mieux, quels sont les mois où vous performez le mien. Quand je dis performer, ce n'est pas forcément faire des résultats de ouf et des chiffres. Quand je dis performer, c'est vraiment juste d'être dans un mouvement qui est sain pour votre structure et qui fait avancer les choses. Comme je le disais dans l'épisode dernier, moi je sais que juillet-août, j'ai une énergie qui est très basse. Donc je ne vais pas me mettre des énormes projets. Donc n'hésitez pas à structurer votre entreprise par rapport à votre énergie. Par exemple, si vous savez que vous n'arrivez pas à avoir plus de deux appels visuaux par jour, ne vous en mettez pas quatre. Parce qu'en fait, ce qui va se passer, c'est que vous allez les tenir les quatre, mais sur la durée, vous n'allez pas réussir. Donc en fait, on arrive toujours à cette même conclusion que oui, les choses peuvent être faites, mais sur la durée, c'est compliqué. à tenir. L'entreprise tient grâce à notre énergie et pas l'inverse. Le septième point, c'est que ces entrepreneurs acceptent les phases invisibles. C'est un peu les moments où ça travaille mais ça ne se voit pas. Genre ça, je sais pas vous, mais moi je crois que c'est le point avec lequel je suis le moins à l'aise. C'est-à-dire que action égale signe. Or, il y a des actions qu'on mène qui ne verront jour que dans plusieurs mois. Là, comme je vous disais, je suis en train de travailler sur un projet qui va bientôt sortir là prochainement, mais ça faisait des semaines que j'étais dessus. Et c'est pour ça qu'on a tendance à dire que ce qui ne se voit pas aujourd'hui, construit demain. Ça fait très coach de développement personnel et tout. Attention, je n'ai rien contre les coachs de développement personnel, mais c'est clairement la vérité. Vous pouvez construire une offre qui, pendant deux mois, ne va pas se vendre et qu'en fait, elle cartonne au moment de sa sortie, mais ça veut dire que pendant deux mois, vous n'étiez absolument pas rentable sur ça. Le huitième point, c'est que ces entrepreneurs ont une vision plus longue que leur motivation. La motivation est fluctuée. Là, je suis en plein SPM, je peux vous assurer qu'à part manger du parmesan, me faire des tartines de beurre et cacahuètes et manger du chocolat noir, je ne suis pas très motivée, on ne va pas se mentir. Je suis quand même en train de vous tourner un épisode de podcast, mais ce que je veux dire plus sérieusement, c'est qu'en fait, notre motivation est fluctuée et elle fluctue avec notre énergie. On en revient sur ce que je vous disais juste avant. Mais... Peu importe la motivation que vous avez, c'est important de garder la vision, de garder ce cap, de continuer même quand vous doutez, de continuer même quand vous ne savez pas où vous allez. Parce que vous suivez une direction, pas une émotion. D'où l'important de savoir où on va assez rapidement. Et ça c'est très fréquent quand on se lance dans l'entrepreneuriat et qu'on commence à voir nos premiers clients. Déjà, bravo ! parce que c'est pas mince à faire, mais on a tendance un peu à empiler les clients et on empile, on empile, on empile, jusqu'à un moment donné, on se dit mais ah, où on va ? Dans quelle direction on se dirige ? Et c'est un peu du faire pour faire et on oublie du coup pourquoi même on s'est lancé. D'où l'important par moment de faire un petit pas en arrière et juste de se poser les bonnes questions et... de poser une vision. Et quand je parle de poser une vision, je parle pas forcément de poser une vision à 5 ans. Moi, on me dit, Cassandre, t'es où dans 5 ans ? Je te dis, attends, laisse-moi finir ma semaine tranquille. Je vais voir déjà où je serai vendredi. Mais ce que je veux dire, c'est qu'on peut très bien se poser une vision à 6 mois, 9 mois, 1 an. Surtout que on le sait, on a tendance à beaucoup bouger, ça a beaucoup changé. Et c'est bien, ça fait vivre la structure, mais c'est aussi important de faire les choses pour servir une vision. Le 9e point, c'est que ces entrepreneurs y simplifient. Et quand je dis simplifier, je ne parle pas forcément d'ajouter quelque chose, mais plutôt d'enlever des choses. Je peux vous assurer que je connais des nanas qui font des centaines et des centaines de milliers d'euros de chiffre d'affaires et qui ont un écosystème hyper simple. Je dirais même que ce qui est banger aujourd'hui, c'est d'avoir une activité très simple et de générer beaucoup d'argent. Encore ce matin, j'ai une cliente, elle me disait, mais tu sais, moi, mon objectif, ce n'est pas de gagner un million de chiffre d'affaires parce que je n'ai pas envie de tous les tenants et les aboutissants de ce million. Vous voyez, si vous vous dites en fait, je vais faire un million de chiffre d'affaires avec un business hyper simple et le moins de choses possibles. J'ai envie de dire, banger, allez-y vraiment. Après, si vous avez les épaules pour vraiment avoir un protocole hyper chiadé, hyper poussé, avoir une équipe et tout et aussi de générer un million. Faites-le aussi, vous voyez, mais juste définissez dans quel team vous avez envie d'être. Je préfère gagner moins et garder mon petit confort. Voilà, et ça, en fait, ça fait partie. de ma vision. Il y a plein de choses que je peux faire aujourd'hui pour mon entreprise qui me feraient gagner peut-être fois deux, mais je le fais pas parce qu'en fait j'ai pas envie d'être des responsabilités que ça va m'engendrer à côté. Et je suis très consciente de ça, et ça c'est hyper important de cadrer pour justement simplifier. Le dixième et dernier point, et pas des moindres, c'est que ces entrepreneurs acceptent que durer, c'est parfois ennuyé. On va pas se mentir. Et je pense que c'est aussi un point qui est compliqué pour nous, entrepreneurs, parce qu'on aime quand ça bouge. on aime quand c'est nouveau, etc. Mais parfois, s'ennuyer, on ne va pas se mentir, répéter, améliorer, continuer, ce n'est pas toujours excitant. Mais ça fait partie du process. Et d'ailleurs, ce que je vois aussi, c'est que quand on est dans cette phase d'ennui, en fait, on change tout pour ne pas s'ennuyer, mais du coup, on n'a plus de résultat. Et souvent, moi, je dis à mes clientes, mais pourquoi tu as arrêté quelque chose qui fonctionnait ? Et ce n'est pas forcément un truc en mode, parce que je n'avais plus envie, c'est... Merci. Voilà quoi, maintenant je sais faire. Ah bon, d'accord, mais du coup, t'as tout changé et maintenant t'as moins de résultats. Donc si ce que tu sais faire, t'as plus envie de le faire toi, à ce moment-là, tu peux le déléguer à quelqu'un et du coup tu t'enlèves cette parcelle-là. Mais ne supprime pas quelque chose qui fonctionne parce que juste toi tu t'ennuies. Par moment, malheureusement, la constance, elle va battre l'excitation. Donc si vous devez retenir une chose de l'épisode du jour, c'est que pour durer, c'est... pas une question de faire plus, c'est une question de faire moins. mais mieux. Donc concrètement, c'est de arrêter de réagir à tout, choisir une direction et la tenir, observer vos résultats sans vous juger, simplifier ce que vous faites et enfin protéger votre énergie. Et pour finir, je dirais que durer, c'est pas être exceptionnel. Je trouve que c'est surtout être constant quand ce n'est pas genre waouh, quand c'est pas spectaculaire. Voilà, c'est tout pour l'épisode du jour. si cet épisode vous a plu n'hésitez pas à le partager dans vos stories ou à le partager à quelqu'un n'hésitez pas encore une fois à lui donner du love il est temps pour moi de poser mon micro, merci de m'avoir écouté c'était Cassandre sur Papoti Papoton bisous bisous