- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue sur Papoti Papoton. Aujourd'hui, je reçois Emeline Lécuyer, ancienne CEO de Tapote Freelance et entrepreneuse multicaskette, autour d'une nouvelle série, je suis trop contente, Businessland. Ça va être l'endroit où il n'existe pas une seule façon de réussir, mais une infinité. C'est une série où on va décrypter ensemble les business tels qu'ils sont vraiment. Il n'y a pas de modèle parfait. pas de parcours tout tracé, juste des choix, des tests, des ajustements et des façons très différentes de construire une activité qui fonctionne. Parce que sur les réseaux, on a tendance à avoir une version très lissée, très simplifiée du business, alors qu'en réalité, derrière chaque activité, il y a des choix, des tests, des renoncements, parfois même des trucs qu'on ne montre jamais. Avec cette série, mon objectif, il est simple, vous montrer les coulisses réelles des entreprises. Pas pour vous dire « faites pareil » , mais pour vous aider à comprendre qu'il n'existe pas une seule façon de réussir. Et du coup, j'ouvre cette série avec toi Emeline. Aujourd'hui, on va décortiquer ton modèle, tes choix, ce qui fonctionne vraiment et aussi ce qui est moins visible. Clairement, on va remonter au point de départ jusqu'à aujourd'hui. Je sais que d'habitude, on laisse la personne se présenter telle qu'elle, mais moi ce que je te propose, c'est qu'on te découvre un petit peu au fil de l'eau de cet épisode. Est-ce que c'est ok pour toi ?
- Speaker #1
C'est 100% ! ok pour moi, je suis déjà fan de ce concept.
- Speaker #0
Eh bien écoute, c'est parfait. Moi, ce que je te propose très rapidement pour les personnes qui ne te connaissent pas, c'est juste ton nom, ton prénom, ton âge et l'étiquette slash métier actuel dans lequel tu te ranges, entre guillemets.
- Speaker #1
Ouais, on en parlait vite fait en off juste avant. C'est pas évident de me mettre une étiquette parce que je fais pas mal de choses. Mais du coup, pour la base, je m'appelle Emeline Lécuyer, je suis originaire de Nantes, mais aujourd'hui, je vis à Bali, en Indonésie. Et en termes d'étiquette pro, C'est extrêmement compliqué d'en mettre une, mais je dirais que le fil rouge, c'est la partie communauté, lien humain. Donc, je m'étiqueterais community builder. Voilà. Community builder, ça me va bien.
- Speaker #0
OK. Concrètement, juste pour expliquer ce métier, parce que je ne sais pas si tout le monde connaît l'étiquette de community builder, ça consiste en quoi concrètement ?
- Speaker #1
Ça consiste au fait de créer, animer, parfois monétiser des communautés privées qui peuvent prendre plein de formes. Ça peut être du présentiel, ça peut être du online 100% ou de l'hybride. C'est ce que j'ai fait notamment avec Tapote Freelance par le passé pendant quatre ans. Mais en fait, je l'ai fait aussi sous plein d'autres formes. On va pouvoir en reparler. Et voilà, c'est vraiment cet enjeu d'animer et de fédérer des communautés plus ou moins grandes.
- Speaker #0
Ok, ok. Bah écoute, c'est très clair. Merci beaucoup. Alors là... Avant de parler vraiment de l'actuel, j'aimerais qu'on fasse un petit bond dans le passé. C'est important pour moi aussi de montrer à mes auditeurs les débuts et les démarrages. Et je voulais que tu ouvres un petit peu avec ton histoire et revenir un petit peu sur ces débuts, ce que tu faisais avant de te lancer, pourquoi tu t'es lancée, qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là. Ça fait beaucoup de questions, mais grosso modo, je te pose le tableau, quoi. Ton idée de départ, c'était quoi ? Est-ce que tu peux nous ramener un petit peu au bas de la naissance mère de ton entreprise finalement ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir. Moi, ça fait un peu plus de cinq ans maintenant que je suis à mon compte, on va dire. Mais du coup, il y a eu plein d'activités pendant tout ce temps. Et au démarrage, je me suis lancée dans l'entrepreneuriat via des missions freelance. Donc, j'ai commencé avec des missions de community management. Très vite, j'ai toujours adoré écrire. On y reviendra aussi parce que c'est assez central. J'ai toujours adoré écrire. Donc, j'ai fait aussi de la rédaction web. J'écrivais des articles de blog. Et très vite, du coup, je me suis spécialisée beaucoup plus sur la rédaction. J'ai un peu abandonné le community management. Et en fait, au bout de six mois de rédaction web seulement, je me sentais très seule. C'était la sortie de Covid, etc. Comme beaucoup d'Indés, je me sentais très seule. Et du coup, un soir, j'en parle avec une pote d'Insta, tu vois, qui se sentait tout aussi seule. Et on se disait, mais ce n'est pas possible. On est plein dans cette situation-là. Et en fait, on reste comme des... Je sais pas, comme des rats dans leur trou là. Et dans la nuit, je me suis dit, mais en fait, il faut qu'on se rassemble, c'est pas possible. Et du coup, j'ai eu l'idée de lancer, alors c'était un truc gratuit, c'était vraiment pour aider toutes ces personnes. Alors en l'occurrence, les meufs, parce que j'avais que des potes meufs d'Insta, donc voilà, j'ai pensé aux meufs. Freelance qui était solo chez elle, etc. Et donc j'ai eu l'idée dans la nuit, je me suis dit, en vrai, il me suffit d'avoir la localisation, la ville de ces nanas-là, leur contact, et puis je peux les mettre en relation entre elles. Et comme ça, ça va créer des bandes de potes freelance partout en France. J'ai l'idée la nuit, le lendemain matin je lance.
- Speaker #0
Action, réaction, on débat.
- Speaker #1
Et du coup, je lance et le post partait d'un compte Instagram à zéro abonné. Donc voilà, c'était assez lunaire. Le post explose et du coup, long story short, mais en l'espace de trois mois, j'avais 500 membres partout en France. Donc une communauté qui à l'époque prenait forme sur Discord, mais avait pour but vraiment de fédérer dans la vraie ville. Donc en fait, il y avait des rencontres partout en France, dans toutes les villes et tout. Et du coup, je me suis dit, il y a un vrai besoin. Moi, je commençais à y passer tout mon temps, toute mon énergie. Donc là, ça commençait à être problématique pour mes missions freelance à côté que je n'arrive plus à assurer. OK, bon, let's go, j'enlève les missions freelance. Je me consacre à TPF et j'essaye de monétiser ce truc-là vu qu'il y a un besoin et que j'adore ça, let's go. Donc ça a démarré comme ça et c'est effectivement un peu par ce biais-là que je me suis fait connaître dans le petit écosystème freelance, infoprenariat, etc. La pote freelance, du coup, ça a duré quatre ans, jusqu'à début 2025. Et donc ça fait quand même un petit bout de chemin, c'est le projet le plus long que j'ai porté. J'ai adoré cette expérience, ça a été hyper enrichissant. et on en reparlera aussi, il y avait plein de challenges que j'ai décidé de stopper, mais voilà par contre ça a été une réelle aventure qui a eu énormément d'impact sur plein de personnes et moi c'est ce qui me drive beaucoup et c'est là que je me suis découvert la passion du métier du community builder que je ne connaissais même pas avant, je ne savais même pas qu'il y avait un nom pour ça et en fait j'ai découvert ça sur le tas
- Speaker #0
Mais c'est fou déjà ça a été une expérience pour toi hyper formatrice je suppose, de te lancer un petit peu dans la gueule du loup en ne connaissant pas les choses Et je trouve que c'est une belle leçon de tirer de ce premier retour que tu nous fais parce que, en fait, tu as eu l'idée, tu n'as pas réfléchi à savoir si tu étais légitime, pas légitime, qu'est-ce qu'il fallait faire, qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire, la technique, pas la technique. En fait, tu t'es lancée, tu as testé, tu as vu qu'il y avait un besoin. Alors, on va expliquer un petit peu les premières actions et quel a été ton premier business model, entre guillemets. Mais en fait, tu l'as fait et c'est vrai que par moment, quand on rencontre des entrepreneurs, je ne sais pas ce que tu en penses ou qu'ils nous parlent un peu de ce qu'ils font. tu te dis, mais c'est quoi ces business what the fuck ? Comment on arrive à créer quelque chose en partant d'une idée loufoque ? Là, tu vois, c'était quand même audacieux de se dire, vas-y, je vais contacter d'autres entrepreneurs, je vais les mettre en connexion, on va faire des events, je peux vivre de ça. C'est assez fou, quoi. Et je trouve que, alors, c'est peut-être mon côté rêveur qui parle, mais tout est possible.
- Speaker #1
Moi, c'est ce que ça m'a prouvé en premier lieu, tu vois, c'est de me dire Bon alors l'intention n'était pas du tout ça à la base, donc peut-être que si j'avais eu l'intention d'eux j'aurais eu plus peur, je pense que là c'est que j'avais tellement pas d'attente, tellement j'ai pas eu le temps de germer le truc et tout comme j'ai lancé direct, mais j'ai pas eu le temps d'avoir des attentes, des peurs et tout qui se sont installées et du coup bah j'y suis allée franco. Et je pense que c'est ça qui a fait aussi que ça a pris aussi vite, c'est qu'on a senti que j'allais juste avec le cœur et l'envie d'aider juste à la base, je pense que ça a beaucoup joué, mais effectivement en 2021, oui c'était juin 2021. Clairement, ce n'était pas du tout démocratisé, les communautés en ligne, etc. Donc à l'époque, on me disait « waouh, idée de génie, aujourd'hui, il y en a plein ! » Mais en fait, c'était la première et du coup, effectivement, à l'époque, ça a été vu comme audacieux. Et donc, c'est pour ça aussi que ça a buzzé un peu le lancement, alors même que j'avais zéro compétence, zéro notion en la matière, etc. Et que j'ai juste mis tout mon cœur et ça partait d'une bonne intention. Et puis finalement, ça a donné quelque chose de... C'est plutôt cool.
- Speaker #0
Oui, mais tu sais, moi, c'est toi qui m'as fait découvrir ça. Je ne savais pas que ça existe. Et aujourd'hui, et je me souviens quand tu étais encore CEO de Tapote Freelance, je renvoyais des clientes qui se sentaient seules et tout. Je disais, ah ben, tu peux voir Tapote Freelance ? Alors maintenant, du coup, je renvoie vers Liliane. Oui, voilà. Et du coup, je me suis dit, c'est quand même fou. Et moi, la première, je pense que si j'avais connu l'expérience avant, je l'aurais rejoint parce qu'en fait, la belle leçon, c'est que... il y a plein de choses, c'est que tu t'es lancée sans attente, je trouve que c'est hyper puissant enfin moi je le vois de par les expériences que j'ai moi ou avec mes clientes quand les projets sont un peu lancés comme ça en mode on n'a pas d'attente, on le fait avec le coeur, je trouve que c'est les projets qui finalement in fine fonctionnent le mieux c'est fou, parce que t'as pas de stratégie et en fait tu lances en mode YOLO et c'est exactement ce qu'on discutait Lors de ma dernière interview avec Justine de Studio Payol, ma pote aussi, et en fait, genre, voilà, d'artiste à entrepreneur, elle part d'une passion et ça crée un truc et je trouve ça fou. Donc ça, c'est le premier point. Et le deuxième point, il y avait ce côté aussi complètement novateur aussi, tu vois, où tu es arrivé en fait dans un écosystème où les gens ne connaissaient pas et tu as répondu à un problème. C'est-à-dire que tu as identifié un problème qui est la solitude. Voilà, il est là mon point. Tu as identifié la problématique de ça. Donc, en fait, finalement, l'offre, elle a hyper bien marché parce que tu as répondu à la problématique du marché. Et ça, il faut être aussi hyper attentif à tout ça.
- Speaker #1
Oui, de fou. Et il y a une... Je ne me la suis pas posée sur le coup. Je ne l'ai pas conscientisé, en tout cas. Mais je me rends compte aujourd'hui, avec le recul, comme je fais du coaching business, on en reparlera, dans des programmes, qu'en fait, ce que j'ai fait à ce moment-là, en termes de stratégie, de manière inconsciente, c'est que j'ai vu l'offre quand même. Enfin, je voyais l'offre qu'il y avait au niveau des réseaux d'entrepreneurs, de manière générale. qui étaient que des réseaux très tradis. Et en fait, moi, je ne me retrouvais pas du tout dans ces réseaux-là parce que je suis quelqu'un qui déteste les codes, les règles, les... Et du coup, j'étais un peu en mode « Ouais, fuck les réseaux tradis ! » Et en fait, c'est ça qui a beaucoup résonné aussi. Il y avait le besoin de sortir de la solitude, mais il y avait aussi le côté... En fait, ça ne me parle pas du tout d'aller dans un réseau hyper tradi où il faut être un peu bien sapé, où il faut prouver je ne sais pas quoi. Venez, on le fait à la cool. Et en fait, ce truc-là aussi a énormément résonné et a énormément joué, je pense, sur la tournure que ça a pris. C'était aussi le fait de réussir à me caler en termes de positionnement à un endroit où ce n'était pas encore pris. Sur la map des réseaux, il n'y avait pas encore un réseau qui était aussi à la cool, en mode chill. On s'appelle meuf, on est potes avant tout, etc. Je pense que ça a beaucoup joué.
- Speaker #0
Ah mais concrètement, en fait tu amorces très bien la suite, tes premières missions, donc en fait elles ressemblaient à quoi ? Toi t'es arrivé en mode, allez, yolo, y'a un besoin, sans le conscientiser vraiment, mais je me sens seule, j'ai des potes qui se sentent seules, j'ai envie de connecter, pas forcément en mode hyper carré, hyper structuré, très chill, faire limite comme une famille. Comment tu as pensé le truc ? Quelles ont été tes premières actions ? Est-ce que directement t'as pensé au membership ? Comment tu as structuré un petit peu tes pensées ? Est-ce que ça a été simple ou, in fine, est-ce que ça a été un peu le chaos ?
- Speaker #1
Je ne dirais pas que ça a été le chaos en termes de structuration d'idées.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Parce que c'est venu assez au fil de l'eau, mais du coup, assez naturellement, à chaque fois, je trouvais mes réponses. Comme j'étais tout le temps dans l'action, l'action m'amenait les réponses et surtout, mes membres m'amenaient les réponses. Et du coup, j'ai fait comme ça, beaucoup en co-construction, en fait, grâce au feedback permanent des membres. Hop, j'ajustais un truc, je prenais une décision, etc. Donc, ça a été beaucoup. co-construit comme ça. Ça a été assez fluide. Par contre, c'était le chaos en termes de charge de travail. Moi, j'avais zéro compétence. Je ne savais même pas utiliser n'importe quel outil. Je ne connaissais rien. Au début, j'étais là à la main. C'était n'importe quoi. Forcément, en termes de charge de travail, moi, intérieurement, émotionnellement, je l'ai vécu comme un tsunami. Pendant six mois, ça a été nuit et jour. Je mangeais, dormais, ce que tu veux, TPF. À ce niveau-là, ça a été un peu un tsunami. Par contre, au niveau des réflexions, ça a été ça. Sur le coup, En fait, ma réflexion, c'était, je m'en souviens très bien, je me suis dit, il faut que ce soit le plus simple possible. Au moment où c'était encore gratuit. Comment je fais le truc le plus simple possible pour démarrer, juste pour voir. Et en fait, du coup, j'ai juste créé un Google Form. T'écrivais ton prénom, ton adresse mail, ta ville. Point. Et rien d'autre. Peut-être l'activité, tu vois. Mais voilà, 4 champs dans un Google Form à la con. Et c'était tout, je l'avais mis en bio d'un compte Insta où il y avait zéro abonné, et j'ai fait un post où il y avait juste écrit « ta pote freelance » dans lequel, en description, il y avait genre 20 lignes où j'expliquais le concept, et basta ! Et j'ai juste dit « partagez, parce que s'il n'y a personne sur la communauté, ça ne va servir à rien, donc ça va être cool que si on est plein. Donc partagez le truc. » Et du coup, tout le monde a partagé le post, et c'est comme ça qu'il a pété. Donc vraiment, la première réflexion, ça a été de me dire « fais le plus simple possible, parce que c'est comme ça que les gens vont y aller. C'est gratuit, c'est simple, j'y vais, j'ai rien à perdre. Même pas de temps, presque. » donc c'était ça l'idée de départ et après toutes les décisions ont été prises vraiment avec la commune rien que pour la première, parce que moi quand j'ai lancé le formulaire je savais même pas via quel outil j'allais les mettre en relation donc du coup mais c'était payant quand t'as lancé ?
- Speaker #0
non c'était free au départ, c'était gratuit c'est ça,
- Speaker #1
c'était gratuit pendant les premiers mois au moment où j'ai lancé donc là j'ai fait, ouais c'était gratuit, j'ai lancé juste le formulaire, je savais pas encore comment j'allais les mettre en relation du coup j'ai fait voter en story vous préférez Discord, Slack, Whatsapp et tout Au début, tout le monde a voté WhatsApp. Du coup, j'ai essayé sur WhatsApp avec deux teams locales. Et j'ai dit, les meufs, c'est trop le bordel sur WhatsApp. On ne va pas faire ça. Du coup, je choisissais entre Discord et Slack. OK, c'est Discord qui gagne. On va aller sur Discord. On est resté un an sur Discord quasi gratuit. Parce qu'après, je suis passée à 35 euros l'année, histoire de dire. Et en fait, c'est devenu vraiment payant et en mode membership un an plus tard. Donc là, à ce moment-là, on a bougé de plateforme. On est allé sur une plateforme beaucoup plus adaptée justement aux communautés, mais où on veut aussi mettre du contenu, etc. Et là, du coup, c'est devenu un membership où il y avait un paiement soit mensuel, soit annuel. Et après, le prix a évolué au fil du temps. Et les contenus qu'il y avait dedans aussi.
- Speaker #0
Ouais. Non, mais pareil. Alors, je ne sais pas si tu as fait les choses en conscience, mais mine de rien, tu as co-construit ton offre avec tes clients. Mais c'est la chose que je recommande le plus, moi. C'est vraiment co-construire, ne pas attendre que ça soit parfait, ajuster, sublimer, supprimer, évoluer. Et je trouve que c'est hyper puissant. Bon, au final, tu ne l'as pas monétisé, mais ma question est... Comment tu as vécu pendant toute cette période-là ? Parce que du coup, tu as bossé un an gratos, mais derrière, comment tu faisais ? Concrètement, tu vivais de quoi ?
- Speaker #1
J'ai mangé des cailloux. J'ai mangé des cailloux, clairement. Non, mais c'est certain. En fait, le truc, c'est que tout à l'heure, je te parlais du tsunami émotionnel. Dans le lot, il y a aussi eu rupture amoureuse. Je me suis, au passage, séparée de mon ex. Et du coup, je me suis barrée de l'appart. Et donc, en fait, clairement, je ne pouvais pas reprendre un appart. Donc, je suis retournée chez mes parents à cette période-là. Et du coup, je n'avais pas de loyer à payer. mes parents me payaient à peu près la bouffe et puis avec le peu de thunes que j'avais mais meuf je mangeais des cailloux je faisais rien, de toute façon je faisais que travailler donc en soi j'avais pas l'occasion de dépenser mais même je me souviens de personnes qui m'ont dit viens au resto, viens machin je disais non quoi, je pouvais plus rien faire d'autre mais du coup je faisais que travailler ou dormir un petit peu parfois je conseillais pas parce que j'ai frôlé le burnout au bout de 6 mois et après je me suis un peu calmée j'ai remis les choses en place mais c'est vrai qu'au début je n'ai pas contrôlé ce qui se passait moi je me suis mise à avoir des... des centaines de sollicitations par mois du jour au lendemain, j'ai suivi le truc, tu vois, c'était hyper galvanisant et juste je kiffais trop, donc je ne me posais pas de questions. Mais c'est vrai que financièrement, ça a été une galère monstrueuse et même après, en vrai, globalement, ça a été le gros point noir de l'aventure, c'est que ça a été une galère, mais parce que ça a été mal géré dès le début, parce que j'avais zéro notion. Là, bien sûr, je referais les choses très différemment et je pense que justement, ça m'a énormément appris sur ce sujet-là aussi.
- Speaker #0
Sur ce sujet, mais t'imagines, t'aurais monté cette structure, enfin, avec des siens, on peut refaire le monde, tu vois. Mais t'aurais monté ce concept, cette structure dans un moment où le marché, en fait, il n'y avait pas de place. Maintenant, avec le bagage, t'aurais... Mais ça serait incroyable. Mais en fait, ça a été finalement incroyable. Peu importe si financièrement ou pas, ça a été rentable. Je pense que c'est ce qui t'a construit en tant qu'indépendante. C'est ce qui a fait tes bases aujourd'hui. C'est ce qui fait de toi, toi, tu vois. Mais justement, il s'est passé ces un an où, en fait, t'as cravaché. Tu vivais pour ta communauté parce qu'en fait, t'as été dévouée corps et âme pour ces 500 personnes qui étaient là. à trouver les outils, à optimiser le process, à aussi leur faire vivre une transformation, parce qu'au-delà, enfin tu vois, c'est bien beau de faire entrer les gens dans une communauté, moi c'est toujours ce qui m'a créé un peu de l'urticaire, le côté, tu sais, avoir des groupes et tout, de me dire, waouh, il faut que je les anime, il faut que je sollicite, enfin ça on va en parler, mais je pense que c'est aussi un truc, mais qui te pompe ton énergie de fou. Est-ce que c'est un peu au bout de ces un an, où tu commences un peu à tomber dans un burn-out ? épuisement chronique et tout, que tu as un déclic et que tu te dis bon là c'est cool mais faut faire autrement, faut abandonner des choses, faut tester de nouvelles choses, est-ce qu'il y a eu un moment un peu charnière où en fait TPF a pris un... un nouvel envol entre guillemets.
- Speaker #1
Ouais, ça s'est fait un peu en deux temps. En fait, le déclic, il a eu lieu même avant les un an, tu vois, au bout de six mois. Là, j'étais déjà au bord du burn-out, je me suis fait un d'une semaine où j'ai tout coupé, je n'arrivais plus à rien faire et je me suis mise sur ma Switch pendant une semaine. J'étais là à jouer des jeux du farming et tout, tu vois, je n'arrivais plus à rien faire. Donc le déclic, il a été à ce moment-là où je me suis dit, ce n'est pas possible de continuer comme ça, je ne veux pas tenir. Mais après, le temps que ça se mette en place, ça a été long, tu vois. Et en fait, ce que j'avais fait, c'est que j'avais rejoint un incubateur entre-temps parce que je sentais que solo, de toute façon, je n'allais pas y arriver. Mais à la fois, je ne pouvais pas recruter des gens ou quoi. Donc, je me suis dit, il faut que je me fasse accompagner. Je suis allée dans un incubateur qui, du coup, est même devenu investisseur de la société et tout. Et donc, en fait, il m'accompagnait pendant un an. J'avais les bureaux pendant un an grâce à eux. Et du coup, je n'étais plus solo à ce moment-là. Et donc, en fait, j'ai accepté aussi le fait que ça prenne un peu de temps parce que je comprenais les étapes qu'il fallait pour arriver à la monétisation de manière... En plus, je suis passée par une phase où je voulais créer une app carrément. Donc, il y a eu toute une phase de... Allez,
- Speaker #0
c'est déjà compliqué, on va s'ajouter de la complexité ! Pourquoi à la base ça partait d'une intention simple ? Parce qu'on part d'un formulaire en quatre champs quand même.
- Speaker #1
Exactement, mais j'avais pas connaissance en fait des plateformes. En fait moi si tu veux, je suis pas un profil qui digue l'internet à mort, qui connaît tous les petits outils, au contraire. Je fais jamais de veille, je regarde jamais la concurrence. En fait je m'en fous, je me lance, je fais les trucs, quand je trouve pas un truc, je le crée plutôt que d'aller le chercher. Alors que des fois ça existe. Et là en l'occurrence c'était vraiment ça, j'étais en phase de... vas-y je vais créer l'app et tout comme ça, ce sera beaucoup plus simple si on fait Et en fait je me suis rendu compte qu'il y avait des outils comme Circle, Mighty Networks et compagnie, mais à l'époque ils n'étaient pas connus tu vois. Et je les ai découverts, je me suis dit c'est peut-être plus simple comme ça. Donc j'ai apporté le projet app et puis après du coup on a le temps de formaliser un peu ce qu'on voulait mettre sur Mighty etc. D'annoncer que ça allait être payant, enfin tu vois il y a eu toute une phase de communication aussi pour amener à du payant etc. Donc, en fait, j'ai pris le temps quand même de faire les choses petit à petit pour le coup, pour structurer. Et même par la suite, en fait, ça ne s'est jamais arrêté de se structurer. Presque quasiment tous les mois, il y avait un nouveau truc, soit une nouvelle valeur ajoutée dans la communauté, un nouveau truc qu'on avait un peu modifié. Soit nous, de notre côté, en interne, un truc de structuration qui avait bougé et tout. Et ça n'a jamais arrêté. Jusqu'à la fin, on a fait des nouveautés, des changements et tout, tous les mois, des ajustements.
- Speaker #0
Mais ça, c'est hyper puissant ce que tu dis. Et je pense que c'est quelque chose de très important à implémenter dans son entreprise. Quand on lance des choses, on a tendance à se reposer un peu sur nos lauriers en mode c'est bon, ça fonctionne, on a des leads, on a des clients, on en a un, c'est trop chouette. Mais en fait, ce qui fait vraiment la puissance d'une offre, c'est cette perpétuelle évolution, c'est comment tu peux amener la transformation encore plus puissante chez ton client. Comment en fait, en plus toi, tu as tout un challenge de rester parce qu'en fait ton écosystème, il est basé, enfin on n'en a pas encore parlé, mais pour le coup sur un membership. Moi, avant qu'on me trace sur ça, combien de temps a pris la transition entre le moment où... Tu as eu le déclic, tu t'es dit je ne peux pas faire ça, tu as été accompagnée par un incubateur. La mise en place de ce nouvel écosystème payant, ça a pris combien de temps ?
- Speaker #1
Un an plus tard, ce fameux jour où j'ai balancé le poste comme ça à l'arrache, je lançais sur Mighty Networks. Donc là, avec l'abonnement, le premier membership, le premier prix du membership, etc. À ce moment-là, on est passé de Discord à Mighty, donc il y a eu la transition et de plateforme et de gratuit à payant. Je crois qu'on était rendu à 600 personnes sur le Discord à ce moment-là. Et il y en a 250 ou 300 qui ont suivi sur Mighty en payant. Donc, c'était pas mal quand même en taux de conversion. Et à partir de là...
- Speaker #0
50%, c'est énorme.
- Speaker #1
Ouais, en vrai, oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et votre taux de conversion, c'est d'un coup quand même.
- Speaker #1
Ouais, ouais. Surtout que sur Discord, je faisais comme je pouvais pour les garder activés et tout. Et c'était le cas, du coup, parce que sinon, ça n'aurait pas suivi. Mais il fallait sortir l'érable. Parce qu'un Discord, pour les personnes qui connaissent, c'est pas sexy, sexy, quoi. Il n'y avait pas encore de ressources sur le Discord, c'était juste de la communauté. Je ne mettais pas de ressources, donc j'ai réussi à les garder pendant un an sur le Discord, actives et tout. Mais du coup, c'était cool de pouvoir vraiment garder ce noyau-là, qui d'ailleurs, le noyau est resté quasiment jusqu'à la fin. Le noyau n'a jamais bougé quasiment. Et du coup, ça a mis un an à lancer vraiment le membership. Et après, à partir de cette période-là, j'ai une alternante qui m'a rejoint, j'ai une associée qui m'a rejoint deux, trois mois plus tard, après le lancement de ce membership-là. Et du coup, de là, on a mis un an avant de pouvoir se payer.
- Speaker #0
Donc, en fait, il y a eu un an de gratuité. Au bout d'un an et deux mois, passage aux payants. Et un an de continuer la truc avant de se payer. Donc, quasiment deux ans.
- Speaker #1
Exactement. Deux ans avant de pouvoir me payer un SMIC. Ok. Mais en fait,
- Speaker #0
oui. Il faut le dire. C'est la réalité, tu vois. Une résilience. Moi, tu m'impressionnes. Tu as fait preuve de persévérance sur ce projet. Non, mais c'est pour montrer à quel point... Tu as été passionnée. Et moi, c'est ce que je dis souvent à mes clientes quand je les sens un peu dubitatifs vis-à-vis de leur projet. Je dis, est-ce que c'est quelque chose que tu ferais si tu ne gagnais pas d'argent avec ? Et très rapidement, ça scinde automatiquement en mode oui et en mode non, pas du tout, en fait. Parce que du coup, pendant deux ans, mine de rien, tu n'étais pas rémunéré et ça a été compliqué, quoi.
- Speaker #1
Ah mais clairement, j'étais tellement nourrie par l'impact, les messages que je recevais tous les jours. Et là, tu vois, maintenant, c'est plus rare, mais j'en ai encore. Et à chaque fois que je reçois, ça me rappelle cette période-là où je recevais tous les jours. Et en fait, ça te drive tellement, en tout cas quand c'est ce qui compte pour toi, que... Franchement, l'argent à côté de ça, bien sûr, il y a des moments où je n'en pouvais plus, de ne pas avoir d'argent, de ne pas pouvoir rien faire et tout. Mais globalement, ce n'est pas du tout ça que je retiens in fine de toute cette expérience-là. Donc, c'est vraiment le côté alignement, passion et tout qui surpasse tout. Tu peux te nourrir de ça pendant très longtemps. Après, je n'invite personne à ne pas se payer pendant des années.
- Speaker #0
Oui, on sait que l'argent ne fait pas le bonheur. Oui,
- Speaker #1
c'est mieux quand même.
- Speaker #0
Il fait du moins. La question, quand vous avez fait la transition, tu m'as dit qu'il y avait un noyau à peu près de 50% qui était passé sur du payant. Les autres, est-ce que tu sais un petit peu ce qu'ils sont devenus ? Est-ce que tu avais un plan B ? Ces personnes qui n'allaient pas se convertir ? Parce que du coup, c'est une perdition de lead, finalement.
- Speaker #1
C'est des leads qui sont restés, du coup, j'avais quand même leur adresse mail, donc qui sont restés dans la base mail et qui, en fait, je n'ai pas la data là-dessus. Mais honnêtement, je pense que sur les 600... Tout le monde est repassé à un moment ou à un autre sur la plateforme en payant, juste à des moments différents, etc. Mais en fait, j'en voyais plein. Moi, si tu veux, comme le Discord, au tout début, j'ai fait tout à la main. C'est lunaire, ce que je voulais dire. J'ai vraiment l'impression d'une fois à chaque fois que je dis ça, mais je me souvenais des 500 noms prénoms. Et donc, en fait, j'aurais pas pu te les révéler. J'aurais pas pu te les révéler.
- Speaker #0
T'arrivais à mettre un visage sur qui était qui ? Non,
- Speaker #1
pas le visage. Mais par contre, si je voyais ce nom prénom quelque part écrit, ça me faisait tilt direct. J'étais là, ah, ça, c'était dans la liste des 500. Je pouvais pas te les réciter mais ça me faisait timbrer que je les voyais. Et du coup, quand il y avait une nouvelle membre qui nous rejoignait sur le membership payant, elle était sur le Discord avant, je le voyais direct, je disais à mon associé « Ah, elle c'est une ancienne, elle c'est une ancienne, elle c'est une ancienne ! » Et du coup je leur réécrivais en mode « T'es rela et tout ! » tu vois. Et bah je pense que ça a joué aussi dans le fait que, tu vois, genre, je me souvenais de toutes les nanas, donc forcément ils se disaient « Putain, tu te souviens de moi ? » sur le Discord où il y avait 600 personnes genre. Et ouais, en fait je me souvenais de tous les prénoms, noms. Et du coup... J'en voyais énormément revenir et même des, pareil sur le payant, en fait, des nanas qui venaient pendant une période, qui repartaient et puis en fait qui finissaient par revenir. Donc globalement, je crois que sur les 600, il y en a beaucoup, beaucoup qui ont fini par venir à un moment ou à un autre sur TPF ou alors elles n'avaient plus d'activité.
- Speaker #0
Et en termes de stratégie de vente, parce que du coup, on a un écosystème. Enfin, en fait, toi, t'as fait monter la mayonnaise. Tu sais, je te vois vraiment en cuisine, genre tu fais monter les oeufs là, tu fais monter la mayo. La mayo est succulente, elle se déguste. Ça y est, on l'a fait payer. Mais après, en fait, je pense que pour pouvoir, toi, te rémunérer et puis augmenter ton équipe et puis déléguer plus parce qu'à un bout d'un moment, ça devient limite de l'artisanat, donc tu pourras plus le gérer seul. Est-ce que tu avais mis en place une stratégie d'acquisition slash vente qui te permette d'avoir de nouveaux membres ?
- Speaker #1
Ça a été le gros sujet parce que c'était forcément lié à l'argent. On n'était pas assez sur ce sujet-là parce que j'étais tout le temps... En gros, j'ai fait un énorme focus depuis le début sur la satisfaction client, sur la valeur ajoutée, sur la qualité du service, sur la proximité avec nos membres et tout. Ce qui a fait que le bouche à oreille était phénoménal. La satisfaction était 5 sur 5. quasiment tous les jours, il y avait au moins une personne qui publiait soit une story, soit un post Insta, soit un post LinkedIn en citant ta pote freelance. Donc en fait, ça faisait de la communication en permanence. Donc c'était juste le bouche à oreille, notre seule source permanente de leads et de nouveaux membres, enfin de nouvelles membres, qui n'étaient pas suffisants clairement. Je pense qu'il ne faut pas tout baser là-dessus, mais in fine, c'est quand même fou parce qu'on a quand même réussi à avoir en tourne à plus de 1000 nanas qui se sont passées sur TPF, quasiment uniquement grâce au bouche à oreille, donc c'est quand même très cool, mais ça ne suffisait pas parce que justement, il aurait fallu avoir une... Une strat pour ne pas s'épuiser, une strat qui soit vraiment permanente d'entrée. Ce qu'on faisait là, c'est qu'en gros, on faisait des grosses opérations 2, 3, 4 fois dans l'année.
- Speaker #0
où du coup on avait d'un coup un pic d'inscription. Mais ce n'était pas des pics suffisants pour non plus couvrir toute l'année. Et en fait, entre les périodes, les pics, on se retrouvait à chaque fois un peu dans la panade au niveau de réseau. Et donc c'était ça le problème en termes de finances. C'est bien de faire des actions de toute façon coûts forts à certaines périodes dans tous les cas, mais il faut quand même avoir un tunnel de vente permanent qui soutient en fait la boîte. Voilà. pour les humains qu'il y a derrière, pour pouvoir aussi souffler à des moments. Parce que là, c'était une pression constante.
- Speaker #1
Eh oui. Mais par contre, ce que je trouve ça beau et ce qui fait du bien aussi à entendre, c'est ce côté bouche à oreille. Tu vois, on est dans une éra où, non, ton entreprise ne peut pas fonctionner si tu n'es pas sur les réseaux. Et si tu ne fais pas de la pub ? Et si tu ne fais pas de trucs ? Mais en fait, les gars, avant, la pub, c'était des flyers dans les boîtes aux lettres. C'était des panneaux de bus, tu vois. Et en fait, les entreprises fonctionnaient. et je trouve que la... plus belle façon de faire prospérer une structure, c'est les recommandations, c'est le bouche-à-oreille. Bon, in fine, comme tu l'as précisé, c'est pas suffisant pour pouvoir vivre de son activité. Toi, avec le recul, est-ce que tu penses qu'il y avait des choses que t'aurais pu... Bah, en fait, je me permets de faire cette parenthèse, mais on se parlait déjà un petit peu, mais t'étais sur tous les fronts. Donc, en fait, c'est compliqué à un moment donné de, à la fois, driver la structure, développer, améliorer le customer care, faire la communication. Faire le commercial. Mais avec du recul, en fait, il ne t'aurait fallu une chime, en grosso modo, pour pouvoir développer tout ça.
- Speaker #0
Avec Lisa, mon associée, en fait, heureusement, déjà, elle était là, tu vois, parce que, bon, déjà, le soutien émotionnel de fou malade d'avoir une associée, ça change tout. Et surtout, elle, elle était sur la partie, vraiment, intégration technique, admin aussi, admin, compta, enfin, tous les trucs un peu chiants. Elle, elle adorait. Elle adore toujours, d'ailleurs. Et donc, du coup, ça m'a énormément soulagée quand même sur cette partie-là. Maintenant, effectivement, j'avais quand même encore beaucoup trop de missions. parce que j'avais tout le reste. Et donc, il y avait l'animation de la communauté. C'est moi-même qui animais les lives, créais la valeur, en fait, dans la communauté. La communication sur les réseaux sociaux, il aurait fallu que je fasse le marketing, que je n'ai pas fait, du coup, que je n'ai jamais fait. C'est quand même moi qui driveais, tu vois, les opérations ponctuelles et tout. C'était moi qui driveais aussi. La strat, enfin bref, tout, un peu tout le reste. Donc, ça faisait beaucoup trop de choses, en fait. Et j'avais tendance à aller forcément naturellement sur ce que j'adorais faire, ce que je faisais bien naturellement, enfin, ma zone de génie, ce qui était, du coup, l'animation communautaire. les masterclass, créer du contenu à forte valeur, les aider dans leur transformation, leur apporter plein de valeurs et tout. Mais en fait, la partie market pure, moi, même si je suis formée au market, je savais exactement ce qu'il fallait faire, mais ça m'a jamais réussi à dépasser le truc de la procrastination de ce putain de tunnel de vente parce que c'est un truc, ça m'en fout, fondamentalement, et du coup, c'est ça qui manquait. Et donc, en fait, on en avait parlé avec Lisa et on s'était clairement dit, en fait, ce qu'il aurait fallu, c'est avoir un... troisième associé qui soit vraiment sur la partie market à fond, tu vois, grosse market et là ça aurait pu cartonner parce qu'en vrai on avait une mine d'or avec la satisfaction de client qu'on avait, enfin la base qu'on avait mais bon c'était pas forcément, enfin rendu là tu vois, intégrer un nouvel associé et tout au moment où on s'est dit ça on en était déjà plus je crois à la projection et déjà plutôt on savait je pense dans le fond que ça allait pas durer mais on se le disait pas encore trop et après ça se fait petit à petit tu vois, donc on a jamais intégré ce profil là mais ouais Merci.
- Speaker #1
Mais justement, je pense que c'est à quel moment tu as senti qu'en fait, le business model, il n'était pas viable. Est-ce que c'est à ce moment-là où vous avez commencé à vous poser des questions, à vous dire finalement, on est assis sur une mine d'or, mais en fait, soit on injecte beaucoup d'argent et c'est un investisseur qui participe et qui prend des parts finalement dans l'entreprise, soit en fait, il faut arrêter. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu les phases par lesquelles tu es passé ? Parce qu'en fait, ce n'est pas rien de lâcher. J'imagine à quel point ça a dû être. Dur pour toi de lâcher un bébé comme ça qui t'a nourri, qui t'a driveé pendant deux ans, t'avais dealé pour limite pas gagner d'argent avec et en fait là tu te sors un salaire, un SMIC. J'ai rien contre le SMIC, mais on va pas se mentir aujourd'hui, tu ne vis pas avec un SMIC. Est-ce que tu peux nous expliquer par quoi tu es passée, comment tu as processé un peu la chose pour, in fine, sortir de la structure et abandonner ton premier bébé, quoi ?
- Speaker #0
En fait, je pense que la raison, justement, n'a pas été que financière, et c'est ça qui a fait qu'on a sauté le pas. En fait, tant qu'il n'y avait que l'aspect financier, justement, au début, on voyait bien les challenges financiers, mais on était toujours aussi drivés par le produit, le positionnement, le... Tout le reste, en fait, nous nourrissait énormément et tout. Et je pense que ça a commencé à être insupportable, entre guillemets, de ne pas gagner suffisamment d'argent, d'avoir cette pression-là et tout, à partir du moment où, en fait, il y avait d'autres choses en plus qui étaient désalignées et où là, du coup, c'était un peu en mode, attends, je fais un truc qui me saoule sur certains points, enfin, qui n'est plus aligné sur certains points, et en plus, je ne peux pas me payer ou je suis mal payée. What's the point ? Tu vois, il y a au bout d'un moment, c'était en fait vraiment ce cumul de plusieurs éléments qui n'allaient... enfin, qui n'étaient plus alignés. qui a fait qu'on a pris la décision d'eux. Je pense que l'argent, ça a été un peu le déclencheur. Parce que le moment où on a vraiment décidé d'arrêter, c'était vraiment juste avant l'annonce. Dès qu'on a décidé, on l'a annoncé quasiment direct. Et en fait, c'était le mois où on pouvait de nouveau plus payer. Alors que ça faisait un an et demi qu'on se payait toutes les deux. Et là, peu de trésor, on ne pouvait plus se payer. Et là, on a brillé. On a dit non, mais ce n'est pas possible. On ne va pas continuer. Comment ça ? Au bout de quasiment quatre ans, on ne peut pas se payer. Non, no way. Donc ça a été le déclencheur vraiment final. Mais en vrai, c'est parce qu'il y avait déjà des choses qui n'étaient plus alignées. Parce que si c'était que l'argent, on aurait trouvé des solutions. En fait, justement, on aurait intégré un nouveau profil dans la partie market commerce, parce qu'on savait que c'était ça qui manquait. On avait encore plein de solutions, si tu veux, possibles. Mais le positionnement ne nous allait plus trop. On se rendait compte que c'était une communauté qui était, d'un point de vue humain, mais d'une richesse incroyable et pour nous et pour les membres et pour tout le monde. trop bien, trop kiffé, mais on se rendait bien compte qu'en fait, les membres étaient quand même, pour la plupart, pour celles qui étaient les plus actives, celles aussi qui avaient le plus de difficultés, finalement, à développer leur activité. Et en fait, on avait une frustration d'impuissance de fou de les voir. Nous, on les kiffait, on voulait qu'elles réussissent, et en fait, on voyait bien que c'était pas notre solution qui allait faire, qu'elles allaient vraiment exploser et tout. En fait, ça les aidait vraiment à se sentir moins seules, ça les aidait à monter en compétence, mais on n'avait pas la main sur vraiment le côté action et tout, parce qu'il n'y avait pas d'individuels, il n'y avait pas de... Et du coup, le fait d'être toujours dans ce truc de, en fait, on les voit galérer et tout, alors que nous-mêmes, déjà, en plus, on était en galère. Il fallait quand même les porter, les porter, les porter parce qu'on était là pour ça, alors que nous-mêmes, on se payait. Enfin, tu vois, c'était épuisant. Et moi, j'avais envie aussi d'aller voir une cible plus avancée parce que moi-même, j'avais évolué. À la base, j'ai créé la solution pour répondre à mon propre besoin. Et en fait, au bout de quatre ans d'entrepreneuriat, en réalité, je n'étais plus une entrepreneuse baby-entrepreneur. preneuse et donc j'avais aussi envie d'aller voir un peu d'autres sphères de l'entrepreneuriat etc. Mon associée elle avait carrément envie de stopper l'entrepreneuriat momentanément donc elle avait plus besoin de se sécuriser financièrement. Bon moi, yolo, j'étais toujours aussi, voilà. Mais j'avais envie de voir autre chose aussi et donc on était hyper alignés sur le fait que plutôt que de chercher encore des solutions, bah non là c'est la fin. On a vraiment tiré tout ce qu'on avait à tirer de cette expérience nous de façon personnelle. On a donné tout ce qu'on pouvait donner et on sentait que c'était comme ça, que c'était le plus aligné pour tout le monde. et en plus on a trouvé la meilleure fin possible en au final trouvant un deal avec Elba Killian de l'ABC et de la Maison des Créateurs qui a du coup finalement repris la suite de notre communauté des membres qui avaient envie d'avoir une continuité ils ont pu être transférés dans sa commune et donc nous on était hyper contents parce que moi c'était ma crainte depuis le début puisque j'avais déjà pensé bien sûr 10 000 fois à arrêter comme n'importe quel autre et à chaque fois je me disais mais le jour où je vais arrêter c'est pas possible Merci. parce que j'ai plein d'abonnements en cours. C'est des humaines qui utilisent ça au quotidien. Moi, je ne veux pas les laisser solo. Comment je fais, etc. Et donc, en fait, j'avais cette crainte de fou, tu vois, qui me rebutait quand même pas mal à arrêter, tu vois, rien que pour ne pas les laisser solo sans solution. Et du coup, de savoir qu'elles avaient cette suite possible là, ça nous a aussi beaucoup soulagé dans la fermeture de TPF. Donc, c'était au final trop bien la façon dont elle était terminée.
- Speaker #1
Oui, mais c'est vrai que... Avec du recul, tu avais beaucoup de responsabilités. Parce qu'en fait, là, on ne parle pas de gérer une cliente. On parle d'en gérer quasiment 600 au quotidien, pour que tout se passe bien. Et encore une fois, belle leçon d'entrepreneuriat. L'argent, c'est important, mais ça ne fait pas tout. Et tu vois, quand il y a un désalignement sur le positionnement, sur la promesse, sur tout, en fait, in fine, il faut que ça s'arrête. Et moi, je le dis tout le temps, ne montez pas des projets pour la thune. Faites-le d'abord par la passion. La thune arrivera. Si ça arrive parce que des fois tu as beau mettre tout ce que tu peux, il manque des choses, des leviers, des points et peut-être des choses avec lesquelles, avec le recul, on t'aurait dit voilà, ta pote freelance, ça comporte Peut-être qu'on t'aurait dit ah ben non, jamais je veux prendre autant de responsabilités et en fait, tu as été un peu face à tes responsabilités pendant le projet parce que mine de rien, pour une bébé entrepreneuse, je trouve que tu as bien mené ta barque. Et rapidement, tu t'es retrouvée face à un milliard de responsabilités. Enfin, tu t'es mouillée, vraiment.
- Speaker #0
Là-dessus, clairement, je me suis vraiment plongée au milieu, même en termes d'images et de... Par rapport au marché du freelancing et tout. Très vite, en fait, ça a été une référence sur le marché du freelancing. Et moi, j'étais là en mode... Mais qui je suis ? Mais qui je suis ? Pourquoi tout le monde vient me parler ? Pourquoi tout le monde... Enfin, tu vois. Et en fait, tous les acteurs de l'écosystème étaient intéressés forcément. Je réunissais plein de gens qui étaient dans des clients potentiels de plein d'autres gens. Donc voilà. Et donc très vite, effectivement, il y a eu un truc de... C'est une communauté de référence. Ça y est, c'est un réseau ancré. Et je me retrouvais citée dans des articles, des posts à côté de réseaux qui existaient depuis des années. Et j'étais là, mais what the f*** ? C'était lunaire pour moi de vivre ça, mais c'était trop bien. Mais il y a eu plein de moments aussi où je me disais... je suis une impostrice, c'est pas possible, qu'est-ce que je fous là ? Enfin, tu vois, mais bon.
- Speaker #1
Ouais, tout légitime, quoi. Enfin, qu'est-ce que je fais là ? Est-ce que je suis légitime ? D'un coup, tu te sens, t'es la queen de l'autre côté, après, tu te sens, t'es au fond en mode, qu'est-ce que je fais ? Enfin, voilà, toute la dualité de l'entreprenariat, un coup, t'as envie de dire, allez, c'est pas grave, je continue malgré les efforts, fouettez-moi encore, je continue, y'a quoi ? Et d'un autre côté, t'es là en mode, oh punaise, je vais arrêter, j'ai envie de tout claquer et ça me saoule. Enfin, c'est l'entreprenariat même. On arrive du coup un petit peu à ta situation de maintenant. Donc en fait, ça y est, vous annoncez que ta poste freelance est terminée. Il y a eu... Bon, actuellement, là, t'es en place, mais il y a aussi une phase encore de réflexion, de création d'agence. Est-ce que tu peux du coup nous amener sur ces chemins et nous dire un petit peu... Voilà, il y a eu un temps 2 du coup de ta vie entrepreneuriale. Le temps 1, ça a été ta poste freelance. Là, t'es au temps 3, je dirais, si je dis pas de bêtises. Un peu. Est-ce que tu peux nous parler du coup de ce temps 2 ? En fait, voilà, toi, consciente de j'arrête ta pod freelance, est-ce que tu as eu la question de est-ce que je continue l'entrepreneuriat ou est-ce que je... Non, dans ta tête, parce que vous ne la voyez pas, mais elle me fait non de la tête comme ça. Dans ta tête, c'était je reste entrepreneuse. Donc maintenant, en fait, voilà, tu es solo. Comment tu as fait ?
- Speaker #0
Alors déjà, la fin de TPF, ça a été progressif parce que... Comme je disais tout à l'heure, on avait des centaines d'abonnements à gérer, des vrais humains derrière et tout. Donc, en fait, on a annoncé en janvier, mais ça s'est vraiment terminé en avril. Donc, en fait, ça a été progressif, la fin de TPF. Et en parallèle de ça, du coup, j'ai progressivement aussi lancé effectivement une agence. Pareil, en partant d'un besoin que j'avais capté via une story Insta. Enfin, toujours à la rache, les débuts de projet avec moi. Et du coup, j'avais posté une story Insta en me disant, mais c'est fou, il y a plein d'entrepreneuses, d'entrepreneurs qui, en fait... galèrent juste à trouver des opportunités, etc. Alors que moi, vu que j'avais développé comme un gros réseau, je voyais qu'il y avait des opportunités partout et tout, et que tout était juste une question d'aller taper aux portes. Et à la fois, je voyais plein de gens qui ne le faisaient pas et qui n'avaient pas de mission, de taf. Alors que je voyais plein de gens qui recherchaient et je me disais, mais il manque un pont entre les deux. Et donc, j'ai posté une story en me disant, mais est-ce que finalement, pourquoi les sportifs, les artistes, ils ont des agents et pas les entrepreneurs ? Et donc, je me suis dit, moi, je veux être agent d'entrepreneur. Et donc, pareil, je me suis fait mal braquer de réponses. Et puis, il y a eu genre 50, 60 candidatures. Beaucoup trop. Ça a été un peu difficile à gérer parce que j'avais la fin de TPF en parallèle. Bref, in fine, le truc s'est affiné. Et en fait, pendant trois mois, j'ai un peu tâtonné sur ce truc-là. Ce n'était pas clair ce que je voulais et tout. Au bout de trois mois, ça s'est clarifié. Finalement, je me suis positionnée en tant qu'agence d'influence, mais dédiée aux entrepreneurs. pour le coup de nouveau uniquement féminin, qui avait développé en gros des belles audiences, on va dire, sur au moins un réseau social et qui, du coup, avait une personne à la brène forte et qui voulait diversifier leur source de revenus, notamment par aussi de l'influence, des placements de produits et tout. Et donc, du coup, en fait, c'était vraiment le modèle agence d'influence classique qu'on peut voir ailleurs, mais sur des profils entrepreneurs et tout. Honnêtement, opportunité de ouf. S'il y a des gens qui veulent reprendre l'idée, faites-le. Il y a un besoin énorme et il n'y a personne encore qui l'a. Qui la refait vraiment. Ouais, ouais, non mais...
- Speaker #1
Mais tu te souviens que moi, je t'avais dit, il faut qu'on se fasse un chitchat. On s'était fait une visio et je t'avais saucé. J'avais dit, mais ton idée, elle est incroyable. Il faut que tu y ailles à fond. Enfin, moi, j'y croyais de ouf à ce business.
- Speaker #0
Mais en fait, il y a vraiment un... En fait, je n'ai pas arrêté parce qu'il n'y avait pas de business. Au contraire, je voyais bien que justement, ça pouvait encore une fois devenir un tsunami parce que je recevais des sollicitations. Et puis voilà. Mais en fait, le modèle agence ne me convenait pas du tout. Je me retrouvais être... purement commercial pour le coup cette fois, ou devoir démarcher en permanence. Alors j'avais recruté une freelance qui au final faisait la partie de démarchage, on va dire à froid pour moi, donc je faisais que les calls et puis après moi je faisais la partie réseautage et tout, mais in fine quand même c'était vraiment un rôle de commercial pur, et surtout je voyais avec le modèle agence, vu que c'est donc je me rémunérais quasiment uniquement à la commission, qu'il allait falloir avoir beaucoup... beaucoup de contrats pour pouvoir avoir un chiffre d'affaires correct, etc. Que ça allait mettre très longtemps, parce que les commissions, en plus, dans ce milieu-là, entre le moment où tu signes le deal et le moment où ta com, tu la reçois dans ta trésor, il allait falloir attendre encore 1000 ans. J'avais déjà donné sur les périodes pas payées. Donc bref, il y avait un ensemble de choses où je me suis dit, vraiment, le modèle agence n'est juste pas fait pour moi. Le métier de commercial n'est pas fait pour moi. Il y a une vraie opportunité de marché, clairement. Encore une fois, s'il y en a qui veulent aller sur ce terrain-là, allez-y, parce que je vois encore des postes passer de gens qui cherchent des agents. quand même, vous savez. Il y a une mine d'or aussi de ce côté-là, mais ce n'était pas pour moi finalement. Et j'ai préféré arrêter quand j'ai senti que ça pouvait s'emballer. J'ai préféré arrêter parce que je me suis dit non, je vais me retrouver encore le bec dans l'eau, encore faire un truc qui n'est pas 100% aligné et tout. Donc j'ai arrêté en bout de six mois, c'était en août. À ce moment-là, j'avais six talents dans l'agence, qui étaient aussi des empruneuses que je connaissais par ailleurs d'avant. Donc je leur ai expliqué, elles ont complètement compris. Et voilà, ça s'est très bien goupillé aussi pour la fin. Mais finalement, ça a été une expérience. courte, mais qui m'a énormément appris sur laquelle j'ai bien charbonné quand même. J'ai bien capté un peu les enjeux du milieu de l'influence, des partenariats, des sponsoring et tout. Ça a été hyper enrichissant quand même. Mais voilà, ce n'était pas pour moi, ce modèle-là.
- Speaker #1
Mais ça ne m'étonne tellement pas parce qu'en fait, toi, ta zone de génie, c'est le réseau connecté, échangé, faire vivre les gens. Et du coup, c'est vrai que là, pour le coup, on est vraiment sur la partie commerciale à fond, des marchés, des marques. mettre en collaboration les marques avec les entrepreneurs, choisir les contrats, les projets. Enfin, c'est un tout autre monde. Mais effectivement, je suis sûre qu'il y a une place de ouf à se faire là-dessus et de faire un truc vraiment très cool, tu vois, quitte à vraiment créer une structure hyper nichée sur des créatifs, se détacher un petit peu de l'influence et des agents d'aujourd'hui, quoi. Il y a vraiment un truc sympa à faire. OK, donc ça, ça a duré six mois. Comment tu as vécu pendant ces six mois ? Parce qu'en fait, c'est toujours la question qui revient, genre en mode... Non mais en fait, je me mets dans la place des auditeurs en mode, ouais, vie sa best life, 6 mois, ouais, t'as ton machin et tout. Mais mine de rien, le nerf de la guerre, enfin je me permets à chaque fois de rebondir sur ça. Parce qu'en fait, pour les gens qui se lancent et qui développent, c'est un peu ça, tu vois. C'est trop cool de pouvoir changer de projet, mais... Qu'est-ce qui s'est passé ? Comment tu...
- Speaker #0
Il faut savoir que je suis extrêmement forte pour vivre au-dessus de mes moyens et pour réussir à vivre des trucs de fous, même sans thunes. Je n'ai pas toujours toutes les réponses. Des fois, moi-même, je suis en mode comment je faisais à ce moment-là. Mais il me semble qu'à cette période-là, alors déjà, j'étais déjà nomade. Je n'avais plus de logement fixe. Et donc, je voyageais pas mal. Mais à la fois, j'avais plein de moments aussi où je revenais en France. Et donc, ces moments-là, je revenais chez mes parents momentanément à chaque fois. Ce qui faisait que j'avais tout le temps le temps de retrouver des solutions pour réencaisser un peu de thunes. Et après, je repartais. Donc, c'était un peu en vrai grâce à ça, je pense, qu'à ce moment-là, j'ai tenu. Et surtout aussi, en fait, en parallèle de cette agence, dès que TPF s'est vraiment terminé, en fait, j'ai reçu des demandes de formateurs en ligne, d'infopreneurs qui voulaient que j'intervienne dans leur programme, dans leur challenge, dans leur formation, etc. Et donc, j'ai commencé à faire ça à partir du mois d'avril avec la flamme de Kylian, où j'étais mentor. Et du coup, ça a donné lieu à un rôle aussi de mentor dans son programme pendant trois mois après. Donc ça, ça a été le premier truc que j'ai réencaissé. Avec l'agence, j'encaissais déjà un petit peu aussi de com. Et après, de fil en aiguille, pareil, il y a Ulysse qui m'a recrutée pour son challenge, le challenge de l'explorateur en juin. De là, il y a Alice Delvar qui m'a recrutée pour être coach dans son programme aussi. J'intervenais une fois par semaine dans son programme. Et donc, de fil en aiguille, j'avais l'agence, mais en parallèle, j'avais aussi ces interventions-là, soit ponctuelles, soit récurrentes, qui faisaient quand même rentrer aussi un peu de trésor. Et en fait, très vite, ça a fait pas mal de trésor. Ça a aussi pris pas mal d'énergie et de temps très vite.
- Speaker #1
Ah ben là, c'est différent. Là, tu as une posture de consultante, accompagnatrice. Mais moi, je me souviens, on avait collaboré aussi ensemble parce que moi, j'avais adoré ton profil en mode non mais la meuf, elle connaît plein de business. Elle a vu plein de choses. Moi, j'étais dans un moment où j'avais besoin d'un regard extérieur, mais pas forcément hyper... Tu as quand même cette capacité hyper technique, hyper market et tout et tout, mais genre en mode... ok j'ai ça ça ça qu'est-ce qu'on peut faire et tout et j'avais adoré aussi collab avec toi mais c'est vrai qu'à ce moment là t'étais un peu plus dans la posture consultante slash accompagnante slash un peu formatrice enfin multicasquette quoi on fait un peu on marche aux opportunités il y a des opportunités on les prend exactement c'est là vraiment la période où je prenais tout ce qui passait où je lançais des perches partout tu vois la fois où du coup on a fini par bosser ensemble
- Speaker #0
Ça devait être au printemps aussi où j'ai fait une story en disant j'aimerais bien que Pania ait un ou deux profils vraiment plus avancés parce que c'était dans cette démarche de vouloir justement être avec des entrepreneurs plus avancés, plus installés. Et voilà, j'avais fait une story et au final, ça a été fait parce qu'on se connaissait. Et donc, c'était vraiment ce truc-là. On m'appelait, j'acceptais et moi, je lançais des perches. Si ça prenait, j'y allais. Si ça ne prenait pas, je laissais passer le truc. Et donc voilà, ça a été vraiment la période comme ça, ouverture, tu vois, pour justement voir un peu, enfin tester plein de choses aussi, et me dire qu'est-ce que j'ai envie de faire en fait pour la suite, parce que j'avais pas, en arrêtant TPF, j'avais pas de plan. défini pour la suite. Donc voilà, ça a été ça. Et du coup, en prenant la décision d'arrêter l'agence, je me suis dit, vu que j'ai de la demande pour du coaching, des masterclass, des interventions et tout, je vais me mettre à fond là-dessus, même si ce n'est pas forcément ce que je veux faire dans la durée, ce n'est pas ma vision long terme et tout. Mais ça fait rentrer du cash, j'aime bien ça quand même. Et puis surtout, ça me permet aussi, quand c'est dans des programmes comme ça, de ne pas avoir la partie vente à faire, pas l'ESAV, etc. Moi, j'ai juste à être là pour accompagner les gens, mais je n'ai pas tout là-côté. Donc je me suis dit, en vrai, j'ai besoin de reposer mon cerveau, savoir que j'ai de l'argent qui va rentrer tous les mois, pas avoir la partie gestion, vente, machin, truc. Juste, voilà, j'accompagne des gens, ça fait sens pour moi, ça me rémunère, et comme ça, et tout en gardant du temps en parallèle pour développer mes projets, réfléchir à ce que je veux pour la suite et tout. Et donc ça a été ça pendant toute la fin d'année, même début 2026, de, en fait, je suis prestataire, entre guillemets, pour des formateurs, des infopreneurs et tout. Et en parallèle, j'ai du temps pour tester des choses de mon côté, explorer des pistes, créer un peu de contenu, etc. Et pour trouver un peu ce que je voulais faire pour la suite. Et là, ça commence à se dessiner. Depuis le début d'année, je commence à avoir quelques petites idées, mais on est encore quand même dans le test. Dans le test,
- Speaker #1
mais clairement. Mais tu avais aussi fait le programme de Sandra, les locomotives aussi.
- Speaker #0
Oui, Sandra Verger, je l'y suis toujours. Là, pour le coup, je l'y suis toujours.
- Speaker #1
Mais tu sais... Ce que tu nous dis, je trouve encore une fois très intéressant parce qu'en fait, on a tendance à croire qu'on doit développer notre business. J'entends par là à, c'est ce qu'on a un peu discuté en off, genre vendre ses services, en mode, en fait, on vend notre savoir-faire, on vend notre compétence, mais c'est nos services, tu vois. Et tu me disais, ben non, moi, je suis prestataire. Mais c'est aussi une façon de travailler. Il y a des clients, des fois, ils me disent, ouais, j'arrive pas à attirer à moi des clients et tout. j'ai dit mais en fait, démarche d'entrepreneur qui travaillent déjà avec des équipes, qui ont des besoins. J'ai dit c'est aussi une solution d'avoir de l'argent. Et en fait, c'est un bonheur. Moi, j'ai testé le concept l'année dernière dans le programme de Coralie, l'entreprise de Citron Rose dans Content Booster, où en fait, elle m'a dit ça te dit d'être coach et tout et tout. Et en fait, moi, à chaque fois, je refusais parce que j'avais besoin un petit peu d'avoir la main sur les nanas que j'accompagnais. Moi, je choisis toujours les gens que j'accompagne. Et là, en fait, je n'avais pas le choix. On me donne des clientes et je dois les accompagner. J'ai adoré. J'ai adoré parce qu'en fait c'est challengeant, parce que du coup c'est pas toi qui choisis les profils donc ça te demande à t'adapter, t'as pas tous les à côté, c'est-à-dire qu'une fois que je rendais les comptes rendus, les trucs, y'avait pas de suivi et en fait bah mine de rien, à la fin t'es payé et c'est fini, tu vois, et ça te laisse cette liberté d'esprit, je l'avais fait au mois de juillet, ça te laisse aussi cette liberté d'esprit de dire bah en fait qu'est-ce que j'ai envie de faire, c'est le moment pour ça, c'est le moment pour ça et c'est aussi une façon d'entreprendre et ça on l'oublie trop vite. Les gens ont trop... envie de développer une entreprise, une image. Et c'est OK, chacun fait comme il entend, c'est bien. Mais il y a aussi cette façon-là d'entreprendre qui est sous-exploitée, moi, je trouve.
- Speaker #0
Oui, clairement. Et puis ça peut être, comme moi, c'est un peu mon cas, je savais dès le début que ça allait être temporaire. Ce n'est pas encore fini, ça va être progressif. Mais en fait, j'utilise ça comme tremplin. Comme TPF a été un tremplin, alors il s'avère que c'était ma propre boîte. Mais de la même manière, en fait, toutes les expériences sont des... Moi, je vois que ça comme des tremplins. Et il n'y a pas une ligne d'arrivée à la fin ou quoi. Non, chaque expérience est un tremplin pour la suivante. Et du coup, là, c'est vraiment ça, tu vois. C'est comment, en fait, avec tout ce que j'ai pu faire là et ce que maintenant je fais aussi depuis le début de 2026, en fait, en cumulant tout ça, je commence à avoir forcément plein de compétences et tout. Et les trucs se relient dans ma tête. Et en fait, je fais totalement confiance à mon cerveau pour un moment... une nuit qui me disent en fait c'est ça qu'il faut que tu fasses et à ce moment là je le ferai mais je suis pas genre il faut que je le fasse maintenant demain et tout non ce qui compte c'est surtout que justement je me lance pas dans un truc qui est désaligné et tout et donc du coup plutôt de tester plein de trucs et tout pour que ça me donne les réponses dont j'ai besoin pour vraiment assembler les morceaux on va dire et que le moment où je lance un truc ce soit 100% aligné et on verra ce qui se passe tu vois mais du coup je le vois vraiment comme ça et donc en fait même si c'est de la prestation de service Merci. Pour moi, c'est ce qui me sert déjà à développer ma propre boîte parce que ça m'apprend et les compétences et que j'aime ce que je n'aime pas, en fait, et du coup, ce que je veux faire pour ma nouvelle boîte. Donc, pour ça, c'est trop puissant.
- Speaker #1
Mais complet. Et c'est ce que je dis tout le temps. J'ai dit avant d'avoir une entreprise, vous êtes prestataire, vous avez des compétences, vous avez un savoir-faire. Allez chercher, diversifiez, challengez-vous. Et c'est ce que tu as fait. Donc, c'est trop cool. Donc, maintenant, tu as cette période-là. Où tu en es aujourd'hui, actuellement ? Là, un petit peu, est-ce que tu pourrais nous dresser la photo actuelle de ta structure ? À quoi ça ressemble ? Enfin, quand je dis structure, entre guillemets, ce qui se passe. À quoi ça ressemble ? Déjà, t'es pas en France. Donc voilà, un peu nous expliquer. Là, il y a eu ce T2, un petit peu. Et comment t'en es arrivé au T3 ? Et qu'est-ce qui se passe dans ce troisième chapitre, entre guillemets ? On va les appeler comme ça, les chapitres.
- Speaker #0
Je pense que je suis vraiment dans la phase justement entre le 2 et le 3, tu vois. Là je suis pile dans la transition parce que c'est pas encore, justement j'ai pas encore une structure toute belle, toute claire et tout. Je vois encore pas mal de trucs à côté les uns des autres. En gros pour te dresser le tableau, pour que tout le monde comprenne bien. Donc là effectivement je suis toujours, comme je te disais, je suis toujours coach dans le programme de Sandra. Pour le coup ça c'est vraiment le truc que je fais depuis le plus longtemps, qui est constant et justement ça m'apporte. cette sérénité financière, tout en me laissant du temps. Je peux choisir le nombre d'heures à chaque fois par promo, le nombre d'élèves par promo. Et donc, en fait, j'ajuste en fonction de moi mon planning. Et je trouve ça trop cool, ça se passe trop bien. Et donc ça, je le garde, c'est ma sécurité. Donc j'ai ce truc-là. Et après, ce qui s'est passé, c'est que, comme je le disais, je suis à Bali, en Indonésie. Mais je me suis installée vraiment définitivement que depuis janvier à Bali. Et en fait, j'étais déjà venue deux fois l'année dernière. Et la deuxième fois que je suis venue, j'ai vécu une expérience qui s'appelle Ouma, où c'était un mois en colocation, en gros, avec d'autres entrepreneurs. C'est vraiment en mode immersion et on se challenge mutuellement, etc. pour le develop en business et tout. Bon, moi, je suis une grande adepte de ces expériences-là parce que je ne l'ai pas dit, mais au-delà d'animer des communautés, je vis moi-même en communauté depuis que je suis nomade. J'ai toujours vécu soit en coloc, soit plein d'expériences différentes de ce type-là. Donc, je connaissais déjà le concept, mais je trouve que ça apporte toujours énormément. Et donc, je le fais en tant que participante en novembre. Et en fait, à cette occasion-là, je rencontre les fondateurs. Et puis, ça matche bien. Et ils me disent qu'en fait, eux, ils ne vivent pas tout le temps à l'année à Bali et qu'ils ont besoin de quelqu'un pour animer les immersions sur place, qu'il y ait vraiment quelqu'un qui épose le cadre, coordonne, etc. Et à la fois, gère aussi cette partie animation, level up business aussi et tout. Bah j'ai pas pu m'en empêcher tu vois.
- Speaker #1
Mais bien sûr, non mais attends, mais moi quand on a vite fait discuter, même quand tu l'as annoncé sur les réseaux, pour moi ça me paraissait évident. C'est un pêle-mêle de tout ce que t'as vécu en une seule proposition. Comment refuser ?
- Speaker #0
Exactement, c'était fou et surtout qu'à ce moment-là, du coup j'avais pas encore vraiment pris la décision de m'expatrier définitivement et tout. Et bah c'était le déclencheur en fait. Et donc rien que pour ça, je suis trop contente que ce soit venu. Et en plus, du coup, ça a démarré en janvier. Depuis janvier, je fais l'animation et la coordination des immersions. Et on a quasiment eu tous les mois, en fait. Juste là, il n'y en a pas pendant 15 jours, mais ça reprend des débuts à Bride. Et du coup, je kiffe, en fait. Pour moi, comme tu dis, c'est un pêle-mêle de tout ce que j'ai fait par le passé. Donc déjà, c'est des choses sur lesquelles je me sens très à l'aise. Et en plus, c'est ce que j'adore. C'est ce que j'adore, c'est ce qui me drive. Il y a l'humain, les rencontres, les gens qui... C'est du réseau aussi, et puis des opportunités dans tous les sens. Et puis je vois des gens level up, mais même pas qui sont en business. J'ai vu des gens vraiment changer, évoluer du début du mois à la fin du mois. Et je trouve que ça, il n'y a rien qui me drive plus que ça. Donc voilà, ça, c'est que du kiff. Du coup, c'est en présentiel sur Bali. C'est ce qui a fait que je me suis expatriée vraiment. Et voilà, ça, c'est pareil. C'est à peu près tous les mois avec des petits moments de pause. Là, c'est en tant que prestataire aussi, tu vois, parce que je ne suis pas, en tout cas pour l'instant. Je ne fais pas partie de la team des fondateurs et des associés. Mais du coup, c'est trois gars, les associés, avec qui ça a matché aussi énormément sur le plan humain et avec qui, en fait, moi, aujourd'hui, je ne veux plus travailler en mode formel, jouer un rôle et tout. Et en fait, c'est des potes avant tout. Et du coup, j'aime trop aussi cette liberté-là de pouvoir faire à ma façon. Ils me font 100% confiance. Enfin, voilà, ça se passe trop bien. Donc j'ai ça en présentiel et ça, pour le coup, c'est plus pour le kiff que pour les thunes parce que pareil, c'est un projet humain. Eux, ils ont leur boîte à côté. C'est clairement pas avec Ouma qui se paye et c'est le genre de projet qui met très longtemps à être rentable. Il y a des vrais challenges à ce niveau-là aussi. Donc forcément, il ne faut pas le faire pour l'argent. Donc bien sûr, je suis payée. Je suis payée, mais ce n'est pas la ruée vers l'ordre grâce à Ouma pour ma part. Mais c'est ce qui m'apporte beaucoup de kiff. et puis même là ici sur place en étant quand même nouvellement expatrié ici, ça me permet d'entrer plein de monde. Il y a plein d'autres... Et ce mot ? Bah oui.
- Speaker #1
Incroyable ! Rien que pour ça en fait, la richesse. Non mais en fait, t'as bien structuré, même si tout paraît freestyle total et en mode wouh, genre complètement déconnecté, décorrélé, tu t'es dit moi il faut que je me mette en sécurité financière. Donc ça, c'est calé et c'est, je le dis de base, pour moi, développer, même être épanoui en tant qu'entrepreneur. Il faut prendre la pyramide de Maslow, les besoins primaires, c'est lesquels ? Il y en a, ce n'est pas forcément l'argent, il y en a, c'est la passion. Si c'est l'argent, le premier levier, c'est de te sécuriser. Une fois que tu es sécurisé, après, tu peux faire ce que tu veux. Et c'est ce qui se passe. C'est qu'en fait, tu es sécurisé et d'un côté, ça te permet de développer d'autres choses, de réseauter à mort, de t'enrichir des expériences. Parce que là aussi, on parlait de découvertes de business, mais j'imagine que tous les jours que tu rencontres des entrepreneurs, Tous les jours tu dois avoir une idée qui vient pop up ou des trucs complètement loufoques et c'est un peu un joyeux bordel tu vois les gens quand tu rentres tu dois avoir le bouuuu
- Speaker #0
Ah oui bah à tel point que là j'ai eu tu vois besoin de 15 jours d'isolement carrément à ne voir plus personne parce que bah oui le cerveau étant surchauffe déjà que de base je suis une overthinker bonjour donc oui oui ça stimule énormément et donc il faut vraiment bah pour moi-même vivre en communauté depuis longtemps comme je disais J'ai toujours des phases entre mes périodes en communauté, des phases d'intégration aussi de tout ce qui s'est passé, tout ce qui s'est dit et tout, où je m'isole beaucoup plus. Pas parce que j'aime vraiment être isolée, mais parce que c'est un besoin, en fait. Il y a un moment où tu ne peux pas être 100% tout le temps surstimulée comme ça. Donc ça fait partie du jeu aussi d'alterner les phases avec énormément de monde, énormément de sollicitations, et pouf, des moments où je me referme et je trouve mon équilibre là-dedans, tu vois. C'est très cool et comme tu le dis, ça donne plein d'idées, plus sécurisé, ça ne me prend pas non plus encore tout mon temps, il me reste quand même encore du temps malgré tout. Et du coup, ça me permet en fait, c'est pour ça que je suis en transition aussi vers la phase 3, c'est-à-dire de commencer à relancer des choses qui vont commencer à constituer la base de ma nouvelle boîte.
- Speaker #1
Et justement, est-ce que tu te sens prête de nous en parler un petit peu ou pas ?
- Speaker #0
Je peux dire quelques éléments sans tout dire parce que déjà tout n'est pas encore clair et tout et je voudrais pas que ça se trouve ce sera plus à jour dans une semaine donc ça n'a pas de sens. Mais je peux en parler dans les grandes lignes. En fait en réalité il y a deux choses en parallèle. Il y a une partie où je suis en train de développer une app. Alors c'est pas moi qui dev, je suis associée à un dev du coup, qui est une social app en fait donc une app de rencontre. Donc encore une fois le fil rouge est là tu vois ça fait 100% sens. App de rencontre pas amoureuse. de manière rencontre de manière générale pour en gros recréer la rencontre fortuite dans des lieux publics enfin des lieux publics oui des cafés des co-workers des trucs comme ça où les gens viennent un peu en solo notamment il ya beaucoup ça à bali mais il y a ça dans plein d'endroits pour recréer ces rencontres irl en fait directement sur les lieux physiques donc du coup j'ai ça qui est en cours de développement et on va bêta test ça au printemps et donc on verra ce que ça donne tu vois c'est pas un truc je suis pas encore à fond dedans parce qu'en fait on n'a pas validé l'attraction donc là pour l'instant on est juste en mode MVP on développe le strict minimum on fait simple et on bêta test avec avec 10 lieux et on voit ce que ça donne et donc à ce moment là si l'attraction est validée je m'y mettrais plus plus à fond bien évidemment mais voilà donc là c'est un peu en side ce truc là mais ça me drive quand même beaucoup parce que la mission le pourquoi est là aussi tu vois il y a toujours ce fil rouge des relations des rencontres et donc voilà j'espère que ça pourra donner quelque chose et puis en parallèle de ça pour le coup ma boîte, moi, en solo, là, du coup, c'est moins concret, on va dire. Je pourrais pas te dire à quoi ça va ressembler concrètement. Par contre, là, ce que je suis en train de commencer à faire aujourd'hui, c'est de travailler sur la partie content. Je veux que cette boîte-là, elle parte de ma personal brand et de mon contenu. Donc, vraiment, là, ma prio, c'est de me mettre à développer une chaîne YouTube à fond sur les prochains mois. Tu en as une. Emeline en a une. J'en ai une, mais elle n'est pas encore développée.
- Speaker #1
Suivez-la sur YouTube. On te retrouve sur YouTube, Emeline Lécuyer.
- Speaker #0
Maintenant, c'est emeline.sowhat.
- Speaker #1
Ah, j'ai vu passer ! Eh oui, mais bien sûr, t'as tellement de choses à dire, et en plus, t'écris tellement bien.
- Speaker #0
Oh, merci. Tu sais que c'est un des compliments qui me touche le plus, parce que l'écriture, forcément, c'est mon dada. Mon gros focus, là, du coup, c'est de créer plus de contenu, parce que j'ai toujours adoré ça, mais j'ai jamais passé ça en prio. Donc là, de le passer un peu plus en prio, pour vraiment développer une audience sur YouTube et Insta au passage, on va dire. en commun pour par la suite pouvoir monétiser cette audience-là via différents biais, sur des sujets connexes à ce que j'aborde dans mes contenus.
- Speaker #1
Ok, trop cool. Je trouve que ton parcours est quand même atypique, c'est pour ça aussi que tu es là aujourd'hui. Je pense qu'il faut aussi sortir, je ne sais pas ce que tu en penses de ça, mais de cette vision d'avoir absolument une boîte. Parce qu'in fine... T'aurais pu ne pas forcément avoir un truc, développer un truc et continuer comme ça, et continuer à marcher aux opportunités sans te mettre la pression. Et juste, en fait, c'est OK. Tu vois, je pense que c'est aussi un message qu'il faut faire passer.
- Speaker #0
Ah, mais carrément, franchement, je pense qu'il y a des personnes pour qui ce serait adapté, aligné. Et tu peux rester comme ça pendant des années et kiffer, en fait. Parce qu'en vrai, ce que je fais aujourd'hui, j'adore, tu vois. Mais juste, moi, pour le coup, je suis une entrepreneur dans l'âme. Puis de cette manière, côté artiste aussi, genre, moi, je m'exprime à travers l'entrepreneuriat. Donc, j'ai trop besoin, en fait, de créer, de pouvoir créer mes propres règles aussi. Donc, c'est un vrai besoin d'avoir ma propre boîte. Je ne le fais pas pour le côté montrer que j'ai ma boîte, mais vraiment parce que c'est viscéral. Mais effectivement, en fait, tu peux complètement être prestataire et très bien gagner ta vie, tu vois, là, aujourd'hui. Et encore, du coup, je freine la prestat parce que je veux garder du temps pour mes projets, même si ça ne me rémunère pas. Je prends moins de prestat et je freine le nombre d'heures de coaching. Mais franchement, je pourrais être à 7-8 000 euros de chiffre d'affaires hors taxe juste avec la prestat aujourd'hui, avec le cumul des choses que je fais. En l'occurrence, je freine et je compte plus autour des 5 000. Si je voulais faire que de la prestat, je ferais que ça. J'aurais mes 7-8 000 euros tous les mois. C'est loin d'être dégueu. C'est très bien.
- Speaker #1
Et d'ailleurs,
- Speaker #0
bravo parce que...
- Speaker #1
On remonte un peu au T1, on était à 1000 euros le SMIC par mois. Je voulais en parler un petit peu de cette évolution financière, parce qu'en fait c'est aussi important. Du coup tu as répondu, on s'est pas payé, on est passé sur du SMIC. Je sais pas, le T2, est-ce que t'as senti que t'étais en milieu ?
- Speaker #0
Ouais, j'étais plus au début, ça tournait vers les 3000, toute l'année dernière, hors taxes, je suis en société. Et du coup, plutôt autour des 3000 et depuis là, janvier, plutôt autour des 5000.
- Speaker #1
Oui, mais c'est très bien. C'est déjà un très, très bon écosystème. Et l'avantage, en fait, c'est que tu sais que ce n'est pas limite. En fait, c'est sur 5000 pour respecter ton temps, ton énergie, tes autres projets à côté, etc. Mais qu'il y a vraiment d'autres leviers à mettre en place. Et ça aussi, c'est aussi important de le prendre en compte parce que souvent, les entrepreneurs poussent leur CA au max. Donc, parce que toi, tu vends ton temps. Clairement, aujourd'hui, tu as un écosystème où tu vends ton temps, tu vends ta tête. ton expertise, ton savoir-faire, c'est toi. Et en fait, ils se retrouvent genre à la fin, au bout de six mois, fracassés.
- Speaker #0
C'est sûr. Et j'ai failli me faire avoir. J'étais partie pleine balle. Tu nous parlais il y a trois mois de ça. J'étais partie pleine balle en mode je vais taper les 10 000 euros de CA. Coute que coûte, entre guillemets, je prends tout. Non, je ne prends pas tout parce que si je prenais vraiment tout, je ne pourrais pas. J'ai des opportunités en vrai tous les mois donc je ne peux absolument pas tout prendre. Mais en tout cas, je pouvais si, comme je te disais, Merci. Si je prenais plus de taf, je peux largement aller taper au moins les 8000. Et je me disais, vas-y, go, tu vois. Et en fait, je me suis freinée en me disant, non, tu vas retomber dans un truc où c'est pas aligné. Et au final, tu vas te faire chier, donc non, on va faire les choses mieux. On va y aller plus progressivement. Et comme ça, on aligne au fur et à mesure, plutôt que de monter très haut avec un truc pas aligné, de tout péter, de machin, de péter un câble. Et donc, du coup, j'ai essayé de faire les choses de manière un peu plus smooth. pour que, en fait, je garde ce côté sécurisant et que, à la fois, et puis même, tu sais, pour les gens qui me suivent, vu qu'il y a aussi la partie content, personal brand, réseau, en fait, pour que les gens arrivent à suivre aussi, tu sais, mine de rien, genre, si je veux pas perdre tout le temps.
- Speaker #1
C'est pour ça aussi que je me suis dit qu'il faut absolument qu'on discute de tout ça parce que ça allait vite parce qu'en fait, mine de rien, TPF s'est sorti, enfin, la rupture, tu m'as dit 2024 ?
- Speaker #0
Ouais, mais il y a un an. Il y a un an, je suis sur le TPF, j'étais en détail de 10 000 euros, tu vois.
- Speaker #1
Tu vois. Enfin, un an, je veux dire, c'est fou l'évolution autant de la posture, du mindset, de changement de pays. Enfin, c'est incroyable. Justement, qu'est-ce qui, selon toi, a fait que... Bon, là, ça va être très deep. Mais qu'est-ce qui, selon toi, a fait que ça fonctionne ? ça fonctionne. Parce que mine de rien, ça fonctionne. Tu vois ? Enfin, à l'extérieur, on dit « Ah ouais, elle part dans tous les sens et tout. » Mais non. Clairement, tu l'as dit à un moment donné, genre « J'écoute mon cerveau, je me fais confiance. » Donc, qu'est-ce qui, pour toi, fait que ça fonctionne ?
- Speaker #0
D'un point de vue purement business, je pense que, comme tu l'as dit, il y a une évolution en termes de posture, qu'aujourd'hui, je ne me place plus du tout en mode « Ah, s'il vous plaît, donnez-moi des missions. Ah, j'ai besoin d'argent. Non, non, non. » Plus du tout. Mais non, je suis en mode « En fait, c'est vous qui avez de la chance de m'avoir si vous m'avez. » Et j'ai pris conscience quand même de mes forces, de la valeur que j'apporte pour les gens avec qui je travaille. Et en fait, juste cette posture-là fait que les gens viennent plus me chercher. Et comme je te disais, tous les mois, on me demande un truc, on me propose un truc. Et du coup, j'ai juste à choisir. Donc, c'est un luxe énorme. Je ne dis pas que ça vient du jour au lendemain, juste avec un changement, petit déclic mindset et tout. Ça vient aussi du fait que j'ai quand même mon background TPF. J'avais développé mon réseau grâce à TPF, grâce à la Maison des Créateurs. et vous... C'est plein d'éléments cumulés, mon réseau joue énormément aussi, mais je pense que ce qui a le plus switché là sur la dernière année, c'est ma posture. Clairement, c'est ma posture d'arrêter de m'excuser, de savoir faire certaines choses, d'arrêter de me dévaloriser, de renégocier tous les prix. Maintenant, c'est un enfer de faire du business avec moi, je négocie tout le temps, mais parce que c'est du business et parce que j'ai conscience de ma valeur. Et du coup, je pense que c'est ça qui fait que ça marche bien, c'est le réseau. et le fait que je sois aussi hyper ouverte aux opportunités mais tout en les choisissant, tu vois, en disant pas oui à tout parce que sinon je me grillerais et puis que je vois là, j'entretiens mon réseau etc. Je pense que c'est vraiment ces points-là. Et après, si on décale le fonctionner d'un point de vue alignement plus, tu vois, ce qui fait que ça reste aligné même si c'est pas encore, tu vois, comme je te disais, ma boîte où je peux vraiment 100% m'exprimer et tout, ça reste des choses qui sont hyper alignées justement parce que j'arrive à avoir le choix finalement des projets. Et quand bien même là, je sais pas si je voulais arrêter un des trucs, je sais qu'en fait, franchement, en 24-48 heures, je peux retrouver un contrat, un truc qui me fait plusieurs milliers d'euros. Et en fait, j'ai aussi pris complètement confiance en ma capacité à signer des deals, à générer du cash et tout, si j'ai besoin. Et du coup, ça enlève un stress et ça change la posture. Les gens, ils voient que t'es pas en mode en déch et tout. Et que si tu décides de bosser avec eux, c'est pas juste pour l'argent. C'est parce que t'es vraiment drague par le truc, y en a un. Donc forcément, ils ont plus envie de bosser avec toi. Je pense que c'est vraiment ça qui a le plus switché.
- Speaker #1
Ah mais concrètement, moi je dis tout le temps, l'entrepreneuriat, c'est du développement personnel avant tout. Mais c'est fou. C'est fou. Alors, tu sais, ça fait très... Pas bullshit, mais... Attraction, genre, incarne-le, ça va venir à toi et tout. Enfin, oui. Genre oui. En même temps, c'est tellement compliqué de l'expliquer parce que c'est pas palpable. Et en fait, finalement, comme tu le dis, c'est la posture, c'est le fait que tu sais ce que tu vaux, tu sais ce que tu veux, tu sais ce que tu ne veux pas, tu sais comment tu es compétente, tu sais avec qui tu as envie de travailler. Et forcément, ça crée un mix où toutes les décisions que tu vas prendre, finalement, elles sont les bonnes pour toi.
- Speaker #0
Exactement. Et si je peux, parce qu'il y a peut-être des gens qui se demandent comment j'ai fait ce switch-là. Et il y a deux choses. De un, tu viens de le dire, c'est la connaissance de moi. Donc voilà, tout ce qui est de quelles sont mes forces, etc. Et comment je fonctionne, ce que je veux, ce que je ne veux pas, etc. C'est sûr, c'est un... Là, c'est un chemin qui a été progressif avec, effectivement, entreprenariat qu'est la meilleure école de dev perso possible. Ça, ça s'est fait petit à petit et du coup, ça continue encore. En fait, en réalité, c'est infini. Mais l'autre point qui a été un réel tournant et qui donne encore plus de sens à mon fil rouge, c'est le collectif. Pour moi, j'ai pris confiance en moi et j'ai pris conscience de mes forces pour de vrai, tu vois, en mode intégré vraiment, grâce aux autres. Il y a un espèce de bullshit autour de la confiance en soi, en mode, non, tu l'as créée à l'intérieur, fake it until you make it, je ne sais pas quoi et tout. Non. Pour moi, la confiance en soi, elle vient des autres. Et pas par la validation, mais par la valorisation. Et genre, moi, j'ai grandi, j'ai eu une enfance tout à fait correcte, pleine d'amour et tout, mais j'ai grandi dans une famille où je n'étais pas valorisée. Il n'y a pas de compliments, d'encouragement, de tout ça. Juste parce que mes parents n'avaient pas forcément l'habitude, eux-mêmes, de le recevoir. Et donc, en fait, c'est un truc que je n'ai pas du tout eu pendant des années. Et c'est pour la première fois de ma vie, j'ai été valorisée grâce à l'entrepreneuriat, quand j'ai commencé à être en collectif grâce à l'entrepreneuriat. Pas quand j'étais solo derrière mon ordi en tant que freelance, mais après, quand j'ai commencé à vivre des expériences communautaires, développer mon réseau et tout, et où là, en fait, c'est aux côtés, et en face parfois, et parfois à côté et tout, d'autres personnes que je prenais conscience de « Ah putain, mais en fait, quand j'ai dit ça, j'ai vu que la personne, elle a écarquillé les yeux, et en fait, elle a trouvé ça super pertinent, ou alors elle a trouvé ça impressionnant, ou machin. Ah ok, donc ça, c'est une force, en fait, tout le monde n'a pas ça. Ah d'accord. » Et puis à l'inverse, des trucs où les gens, ils me posaient des questions et je voyais que j'étais bancale sur ce sujet-là. Bon, ça, c'est pas une force, tu vois. Et ainsi de suite. Et en fait, vraiment, le collectif m'a donné une confiance en moi, mais de fou. Enfin, je dis pas que la confiance en soi, c'est un truc linéaire qui reste et tu l'as et elle bouge plus. Mais en tout cas, il n'y a rien qui m'a donné autant confiance en moi que les gens. Et c'est pas par la validation. Au contraire, je me suis encore plus extirpée du besoin de validation des gens grâce au fait de prendre confiance en moi. Mais... J'ai quand même pris confiance en moi grâce à la valorisation de toutes ces personnes bienveillantes qui m'ont entourée, qui m'ont souligné mes forces, etc., qui m'ont dit pourquoi ils voulaient bosser avec moi, qui m'ont remercié sur les sujets sur lesquels je les avais vraiment aidées, etc. Et il n'y a rien de plus puissant pour prendre confiance en soi, je pense. Et donc, vraiment, le collectif, c'est surpuissant. Et d'ailleurs, le début du switch de posture, je pense qu'il a été fait l'année dernière, quand j'avais vécu une expérience dans le désert avec 20 autres entrepreneurs. C'était 100% de dev perso, mais forcément, ça impacte sur le business. Et ça a été... un des gros switch en termes de posture et de prise de conscience de tout ça. Donc vraiment, les expériences collectives, c'est une puissance.
- Speaker #1
En fait, t'es confrontée à des regards différents, à des gens que tu connais pas. Quand j'ai fait mon premier niveau de coach, un des exercices qu'on avait, c'était on devait se dessiner. coller en fait son portrait et les gens devaient mettre des mots sur la perception qu'ils avaient de toi. Et en fait, c'était flippant à moi, j'étais là en mode ça va me détruire parce qu'en fait si les gens ils pensent des choses pas belles de moi, ils vont le dire et à l'inverse, s'ils pensent des choses belles, est-ce que je vais être alignée avec ça et tout ? Et c'était trop rigolo de finalement, j'en ai fait une montagne et l'exercice s'est très très bien passé, mais du coup tu dis ah ouais en fait je dégage ça, c'est hip. hyper fort. Et du coup, ça te fait gagner en posture. Donc oui, effectivement, c'est un bon exercice à faire pour ceux qui nous écoutent et qui ont du mal. C'est être confronté au collectif. Alors, il va y avoir toute la team de « mais moi, je suis introvertie, mais moi, je ne suis pas sociale » .
- Speaker #0
J'en ai marre d'entendre ça. C'est faux, c'est faux, c'est faux. C'est mon cheval de bataille. Même les introverties ont besoin de liens sociaux. Ça n'a rien à voir. C'est vital.
- Speaker #1
Mais je pense que c'est plus des peurs, peut-être, tu vois. Justement, peur... du monde, peur du regard, peur de la perception qu'on peut renvoyer. C'est hyper challengeant, mais oui, le collectif, c'est incroyable. Moi, je ne fais pas autant de collectifs que toi, mais les peu que j'ai faits, je sais que l'année dernière, quand je suis sortie de ma dépression, j'avais un objectif, c'était réseauter. Il faut savoir qu'Emeline, je lui avais dit « Ouais, j'aimerais trop faire une conférence et tout, machin, genre sortir de ma zone de confort, découvrir un autre monde et tout. » Elle m'a envoyée au... palais des congrès à Paris devant 200 personnes. Enfin bref. Et tu sais, en fait, j'ai plein d'événements comme ça dans l'année où je suis sortie de ma zone de confort. Et en fait, je m'étais fait un monde. Je dis que je suis maladroite socialement parce qu'en fait, j'ai pas tous les codes. Mais en fait, après, quand je suis en communauté, genre, quand j'ai fait la maison des créateurs, j'ai pris peut-être une bonne journée et demie pour réussir à me... Tu vois, voilà. Après, je me suis attrapée à toi comme une moule à son rocher en mode, c'est mon point de contact. Et après, ça m'a ouvert à tout le monde. Mais je crois que le plus dur, c'est finalement d'y aller. C'est finalement d'oser pousser les portes. Et c'est ça qui fait travailler. C'est ça qui te permet de te remettre en question, de grandir, de mûrir. C'est hyper fort. 100%.
- Speaker #0
Je pense que c'est un des mals de notre siècle. À partir du moment où on est adulte, ne plus rencontrer de nouvelles personnes, rester dans des écosystèmes qu'on connaît déjà par cœur, avec les mêmes gens, etc. Et en fait, on arrête de se développer quand on n'est plus au contact de nouvelles personnes. Et il n'y a rien de pire pour un humain que d'arrêter de se développer, de progresser, de se connaître.
- Speaker #1
Mais je trouve que tu as vraiment mis le doigt sur quelque chose, ce côté un peu routine où ça y est, tu as ton mec, tu as tes potes, tu as ta famille, tu as des trucs. Moi, je suis la première à dire que je n'ai pas besoin de nouveaux amis, tu vois. Genre vraiment, typiquement, lentis ce que tu conseilles. Et en fait, mine de rien, je dis ça, mais dès que je croise des gens qui ont des chiens sur la plage, peu importe l'art, je vais les checker.
- Speaker #0
enfin je suis hyper ouverte et tout et en fait c'est ce qui crée cette richesse justement et qui fait qu'en fait on se remet en question qu'on grandit non mais bien sûr tu l'as dit genre faut continuer à se développer ouais en fait le besoin il n'est pas c'est pas d'avoir des amis que dont tu as besoin effectivement par contre on a toujours besoin de mieux de connaître de mieux comprendre les dynamiques des relations enfin ça c'est des choses on a toujours besoin de mieux comprendre ça et pour mieux le comprendre tu es obligé de te confronter et encore le mot confronter il est peut-être mal choisi mais d'aller au contact d'autres humains. Et ça, c'est un réel besoin. Pareil, le besoin d'appartenance, par exemple, c'est un réel besoin. Même si on peut avoir des amis, mais avoir besoin d'appartenir à des groupes d'intérêt, de passion commune, de métier commun.
- Speaker #1
Et à l'inverse, tu vois, là, on parle un peu des coulisses, genre qu'est-ce qui s'est passé, les déblocages, la posture et tout. Est-ce que tu dirais qu'à l'inverse, il y a peut-être un prix à payer ? Dans tout ce process, est-ce que tu sens qu'il y a des limites ?
- Speaker #0
Tu veux dire dans le modèle actuel d'être prestat et tout, dans la situation ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
La limite, de toute façon, elle est claire. Déjà, il y a quand même une limite en termes de CA. Je ne pourrais pas, même si je peux augmenter mes prix, parce que voilà. Mais il y a un moment quand même où tu ne peux pas augmenter plus, plus. Je pense que, je ne sais pas, en vendant mon temps, je pourrais atteindre, comme je te disais, 10 000 euros de CA peut-être, mais pas plus. Ce qui est déjà très bien, attention, on s'entend. Mais j'avoue que j'ai des ambitions qui sont bien au-delà. Et du coup, il y a déjà ce problème-là. Et après, la limite, c'est... Moi, aujourd'hui, j'ai beau être passionnée par l'entrepreneuriat et adorer ce que je fais, je veux avoir beaucoup de moments aussi de vide, de pouvoir, voilà, le côté... improvisation, fun, etc. J'adore faire la fête, j'adore les activités, j'adore plein de trucs, plein d'autres trucs aussi dans la vie. Et je veux garder du temps pour ça. Et j'ai aussi besoin d'avoir... Je me suis rendue compte justement cette année, à des moments où j'avais trop de prestats, trop de missions, trop de trucs. Quand j'avais plus d'espace de vie justement dans mon planning et donc d'espace de vie dans ma tête, en fait, je pète un câble mentalement. Donc j'ai vraiment besoin d'avoir des moments où je peux juste penser. Puis ce genre de personne qui peut s'asseoir sur son lit et ne rien faire pendant une heure et juste regarder le mur. j'en ai besoin. En fait, j'en ai vraiment besoin. Et donc, du coup, là, ma plus grosse limite, en fait, même au-delà du site d'affaires, c'est surtout, ma recherche actuelle, tu vois, et mon challenge, c'est comment, en gros, je peux gagner beaucoup plus, mais en bossant pas plus qu'aujourd'hui et même presque moins, en tout cas, de manière plus structurée. Je pense que là, comme j'ai plein d'activités dans tous les sens, ça crée aussi parfois, moi, avec, en plus, le cerveau de TBA, tu connais, ça crée des fois de la surcharge, vraiment. Et donc, voilà, c'est un peu, genre, Là, apaiser mon système nerveux, il n'est pas activé à cause de la pression financière comme c'était le cas avant. Mais par contre, il est activé et un peu déséquilibré à cause de cette multitude de choses à penser, la charge mentale. Donc là, c'est plus ça mon enjeu, c'est de faire baisser ma charge mentale pour réguler un peu mon système nerveux et me libérer des temps pour soit vraiment rien faire, soit faire des choses qui n'ont rien à voir avec tout ça.
- Speaker #1
Ben oui, mais attends, il n'y a pas de honte à dire, on veut gagner un max et en fait kiffer notre vie, genre vivre, tu vois. vivre et travailler le moins possible. J'ai envie de dire, c'est quand même l'eldorado de tout le monde. Travailler permet... de se développer. Donc, tu vois, on reste en mouvement, mais bien évidemment. Et je crois que c'est quand même l'ERA. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi, je trouve que sur le marché, tu as quand même de gros entrepreneurs qui reviennent un petit peu à l'essentiel en mode l'objectif, c'est de faire le plus simple possible, de faire un max et de garder nos 4-5 heures, aller 25 heures par semaine et après, le reste du temps, on kiffe. Mais encore une fois, tu soulèves un point, c'est que tu te connais bien. C'est-à-dire que tu n'as pas dépassé ton seuil en termes de CA pour te laisser du temps pour ces moments. de vide et ça fait partie de ton équilibre entrepreneurial, ça fait partie de ta saisonnalité comme je pense en fait il y a des périodes dans l'année où tu vas être plus puissante et peut-être à l'inverse moins performante c'est une notion qui est quand même à prendre en compte tu vois et moi je le dis tout le temps et c'est trop sous-côté c'est trop sous-côté, les gens en fait ils parlent strates, ils parlent machin, ils parlent ci, ils parlent là mais en fait on est notre propre moteur si on met pas la bonne huile, si on l'entretient pas bien tu peux avoir toutes les bonnes idées du monde clairement,
- Speaker #0
clairement sans cette base là et Merci. Et c'est un travail continu, tu vois, parce qu'il y a toujours des moments, comme je te disais tout à l'heure, où j'ai failli me refaire embarquer dans le truc du CA et machin. Et puis, il y a toujours des tentations de se les relaisser embarquer. Mais c'est vrai que maintenant, il y a la partie connaissance de soi. Bon, ça, je commence à vraiment me connaître. Mais pendant un temps, je me connaissais, mais je n'acceptais pas certaines choses de moi. Et en fait, là, je suis dans la phase où en fait, maintenant, j'accepte absolument tout de mon fonctionnement, même les choses qui ne matchent pas avec les injonctions, entre guillemets, qu'il peut y avoir, et les fausses règles, parce qu'il n'y en a pas, des règles, mais voilà, dans l'entrepreneuriat et tout. Et en fait, maintenant, je suis en mode, non, non, non, je m'en fous, je ne ferai pas comme ça. Donc si j'ai besoin de rien foutre pendant un jour, je vais le faire. En fait, je n'en ai rien à faire de ce que vous en direz à ton, tu vois. Et donc, en fait, je crée vraiment mes propres règles dans ma façon de fonctionner au quotidien, moi. Mais moi, avec moi, je ne le partage pas forcément sur les réseaux, je ne sais pas quoi. Les gens ne savent pas forcément, en fait, au final, comment je fonctionne. Mais en fait, il y a beaucoup de moments où je ne fais rien, mais où je ne me laisse rien faire. Parce que je sais que c'est mon fonctionnement et que d'un coup, je vais avoir des pics où je fais plein de trucs d'un coup, etc. et où là du coup je suis plus productive que plein de gens, et bien en fait j'accepte d'avoir ces phases-là, ces pics-là et tout.
- Speaker #1
Ces pics, ça fait partie de toi, c'est ta personnalité finalement, et c'est comme ça que tu fonctionnes bien ?
- Speaker #0
Exactement, donc je compose avec l'existant quoi.
- Speaker #1
Ouais mais complètement. Justement, on va arriver tout doucement à la fin de cet épisode, c'est passé hyper vite j'ai l'impression, ça fait 10 minutes qu'on parle. Est-ce qu'avec le recul, il y a des choses que tu ferais différemment ?
- Speaker #0
Je pense que pour ce qui est de TPF... la seule chose que je changerais c'est juste au début de pas partir sur un prix aussi bas en fait parce que ça a été du coup tout un challenge après d'augmenter le prix petit à petit et tout donc je pense qu'il y a ce côté dévalorisation au démarrage qui a été une réelle erreur enfin on va dire un truc où je me suis un peu tiré une balle dans le pied parce que c'était moi à ce moment là et après je pense que dans les délégations que j'ai fait pendant le TPF j'ai mal choisi certaines délégations en fait j'ai mal priorisé les dépenses Merci. clairement, il y a eu des moments où j'ai investi de l'argent dans la structuration alors que la prio c'était la croissance, il y a eu des moments où j'ai voulu investir dans le contenu alors qu'en fait il aurait fallu investir dans un profil vraiment market pur, clairement c'était ça la dépense prioritaire et donc je pense qu'il y a eu des erreurs de priorisation au niveau des investissements quand c'était pour TPF voilà, globalement pour TPF je dirais que c'était ça les deux plus grosses erreurs et après là depuis la fin de TPF Est-ce que je ferais quelque chose différemment ?
- Speaker #1
Je ne crois pas. Je ne crois pas pour me regretter dans ce que tu vis et dans ce que tu fais, parce que tu les vis toujours pleinement et passionnément, donc je ne vois pas. Et du coup, pour des personnes qui nous écoutent, ils se retrouvent en tes dires, en ton parcours. Qu'est-ce que tu pourrais leur dire par rapport à leur réflexion sur leur modèle ? Tu dirais quoi à quelqu'un qui cherche encore un peu son modèle ?
- Speaker #0
Je dirais qu'avant même de chercher un modèle, il faut chercher une... en fait la première brique, en gros, et que les briques suivantes de ce qui va constituer un écosystème in fine, elles vont vraiment venir avec le temps et potentiellement par les retours du marché, par d'autres choses qu'on va, justement, des rencontres qu'on va faire, par un peu la vie, quoi, finalement, la vie de l'entrepreneur et la vie de l'entreprise en tant que telle. Et que du coup, pour moi, déjà, c'est pas forcément au début chercher tout un écosystème, mais plutôt chercher une première brique. Et comment trouver cette première brique-là ? Pour moi, c'est vraiment si on veut, justement, être sûre d'y aller, pas que pour l'argent, etc. C'est chercher ce qu'on a toujours fait naturellement. Même depuis l'enfance, typiquement pendant l'adolescence, des choses qu'on faisait naturellement. Pour moi, c'est là qu'il y a la vraie zone de génie, le vrai talent qui sommeille. On a tous un truc comme ça qui est en nous. Et je pense que c'est ce truc-là qu'il faut aller chercher. Et après, se dire, une fois qu'on a mis le doigt dessus, en fait, en vrai, il y a mille et une façons de monétiser un talent, une zone de génie et tout. Donc après, il faut tester. Pour le coup, sur la façon de monétiser, il faut juste tester. Parce qu'en fait, potentiellement, ça ne va pas être le premier modèle business model qui va fonctionner tout à fait comme on veut. Et donc, on peut switcher de business model, mais tout en restant toujours sur ce même pourquoi, entre guillemets, ce même driver et ce même besoin. Moi, dans tout ce que je fais, in fine, je ne suis pas attachée à la solution. Par contre, je suis vraiment attachée à la cible et au why, tu vois, qui me drive. Et donc, en fait, c'est ça mon fil rouge. Et c'est ce qui fait que je ne lâche jamais et que, in fine, même si ça semble passer dans tous les sens, tout finit par se rejoindre. et que je suis sûre que d'ici... quelques années, en fait, il y aurait un réel écosystème parce que j'aurais planté des graines à droite à gauche, plein de trucs qui sont liés. Et donc, ça crée petit à petit un écosystème autour de mon why. Et du coup, je pense que c'est vraiment ce truc de juste se concentrer sur la première brique et en se connaissant en soi, finalement.
- Speaker #1
Et mine de rien, dans ton parcours, après, je parle en ton nom, arrête-moi si je dis n'importe quoi, mais je trouve que tu t'es pas laissée Influencer, dans le sens où t'as toujours un peu, quand je dis influencer, t'as certainement dû avoir des influences positives autour de toi, des mentors et tout, mais ce qui casse un peu la perception aujourd'hui de chercher, de trouver son modèle, c'est on va faire comme lui. Ah il a fait comme ça, bon je pense que c'est cette façon qui va me permettre de réussir. Et je trouve qu'en fait la plus belle façon de réussir c'est la nôtre, c'est bah en fait si toi t'as envie de faire un one to one, je sais pas. hybride, bah t'as le droit, si t'as envie de vivre et de la formation et du one-to-one, t'as le droit, si t'as envie d'être prestataire et avoir ta société, t'as le droit, je ne supporte pas les cases, je suis peu...
- Speaker #0
Je le dis, je ne suis pas du tout adepte des consultants qui encensent des écosystèmes constitués que d'un seul truc parce qu'en fait, moi, je n'y crois pas. Et c'est pour ça que cette série, elle est née. Parce que je suis convaincue, en plus, en termes d'entrepreneurs, on est des passionnés. Et au final, quand tu commences à creuser, ces personnes, ils ne vivent pas que d'une seule chose, tu vois. Et moi, j'ai envie de mettre en avant cette multitude de possibilités. Et de dire qu'en fait, par exemple, je ne sais pas si tu es thérapeute, tu as le droit d'avoir ton cabinet en local, d'avoir tes clients en local et de développer une activité, mais what the fuck, via les réseaux, tu vois. Comme toi, aujourd'hui, tu vis de la prestation de service. À un moment donné, tu avais ta boîte, tu as travaillé grâce au réseau, tu as travaillé grâce aux bouches-oreilles, tu as travaillé aussi grâce à la prospection quand tu avais ton agence d'agent de talent.
- Speaker #1
Voilà, mais de fou, de fou. Franchement, c'est juste une question de... Encore une fois, avec cette image de première brique ou de why, une fois qu'on a identifié vraiment le besoin sur lequel on veut se positionner, le marché sur lequel on veut se positionner, le comment de monétiser ça, on peut l'inventer de A à Z. Il n'y a aucune règle. Je pense que les gens manquent réellement de créativité dans les façons de monétiser. Parce que moi, je vois quand même, quand je rencontre plein d'entrepreneurs, je vois pas mal de choses. Et effectivement, il y a beaucoup de gens qui font exactement, qui appliquent les trucs à la lettre, les mêmes méthodes. Et moi, ça me... Ah ! Enfin, il n'y a rien de mal à ça, mais juste moi, je me dis comment ils font, parce que c'est effectivement pas du tout ma façon de fonctionner. Je n'y arrive pas, tout simplement, à répliquer une méthode. Je n'arrive pas à faire ça. Donc, effectivement, je ne fais que d'inventer. Et c'est pour ça que souvent, ça a l'air bordélique, parce qu'en fait, ce n'est pas des modèles existants. Et du coup, les gens sont déstabilisés quand j'explique comment je monétise, qu'est-ce que je fais et tout. C'est déstabilisant parce qu'on ne peut pas associer ça à une méthode clé connue, etc. Et en fait, la réalité, c'est que pourquoi pas ?
- Speaker #0
Moi, je pars du principe que... Les méthodes sont là, enfin le marketing ça reste intemporel, ça le mérite d'être là. Prenons-en conscience et après partons de ça et réinventons-le finalement. Tu vois, tu peux prendre un peu de ça, tu peux prendre un peu de ça, tu peux penser ton truc et je trouve que c'est ça qui est trop bien, c'est que tu fais du sur-mesure, en fait tu crées quelque chose qui est vraiment propre à toi. Et c'est pour ça que je dis à chaque fois en fait, il n'y a pas qu'une seule façon d'entreprendre, genre si les réseaux ça te débecte, par contre il va falloir que tu sortes les doigts. pour aller développer ta structure et ton entreprise différemment. Mais là, on arrive dans un deuxième levier en mode « Ah ouais, mais j'ai pas envie. » Bah en fait, non, t'as cru que ça s'était construit un jour ou comment ça se passe ? Pense à Emeline, pendant deux ans qu'il s'est pas payée. Hein ?
- Speaker #1
Repensez à moi quand vous serez en galère. Non, non, mais oui, clairement. Et pour le coup, la création, je trouve qu'on idéalise aussi beaucoup ça et tout en mode « c'est être un génie et créer des trucs qui n'existent pas » . Non, en fait, c'est juste... croiser des choses existantes. Donc c'est juste s'inspirer, faire attention à ce qu'on consomme, c'est hyper important, à ce qui nous nourrit. Encore une fois, il n'y a rien de plus nourrissant que d'aller échanger avec des humains, mais même au-delà de ça, il y a aussi plein de contenus qui sont enrichissants. Et en fait, moi, oui, j'ai des idées, on va dire, créatives, j'invente un peu mes propres modèles, mais à partir de modèles existants, mais juste je fais des mixes, parce que je me dis ça, j'aime bien ça là, ça, j'aime bien ça là, ça, j'aime bien ça là, hop, je fais un mix, et voilà. Et je pense que c'est comme ça la meilleure façon de créer quelque chose autour de... de soi, quoi, qui nous correspond.
- Speaker #0
Et encore une fois, on appelle toujours au même levier la créativité, que vous ne trouverez pas en restant sur... Ça fait très daronne. Eh, j'ai 34 ans, vous m'excusez ! Mais que vous ne trouverez pas sur les écrans. Enfin, moi, je sais que je suis tellement créative, j'ai des idées tellement loufoques, et c'est pour ça qu'en ce moment, j'en ai pas beaucoup, parce que je suis beaucoup sur les écrans, mais de par le travail, etc. En fait, quand je suis déconnectée, quand je parle avec mes potes, quand je vais promener mon chien, en fait, la vie, et je trouve que c'est là qu'il se trouve. Et c'est pour ça que, je sais que tu es une grosse consommatrice de YouTube, et moi aussi, je trouve que les créateurs YouTube, du coup, ils sont sur Insta pour dire qu'ils sont sur Insta, mais en fait, ce n'est pas vraiment des créateurs Insta, tu vois, ils ne jouent pas les codes Insta, parce qu'ils ne vivent pas sur ces plateformes, et en fait, ils vivent dans leur quotidien, et c'est ce qui leur amène aujourd'hui la créativité. Et c'est ce qui fait qu'en fait, leur plateforme YouTube, elle fonctionne de ouf. Parce que du coup, ils annoncent des concepts ou même juste un daily vlog. T'es là, t'es insensé devant le truc. Alors que non, la meuf, elle est juste en train de faire matcha. Tu vois, c'est lunaire, mais mine de rien, ça joue, tu vois. Enfin, moi, j'ai fait ce constat il y a quelque temps en me disant, mais les YouTubers que j'adore, c'est des nanas qui sont présentes sur Insta parce qu'elles jouent les codes, elles sont créatrices de contenu. Voilà, c'est un levier aussi de business et tout. Mais finalement, elles n'ont jamais été connues sur Insta. Ce ne sont pas des nanas qui vivent via les réseaux.
- Speaker #1
Exactement. C'est pour ça que j'adore YouTube. C'est que ce sont des gens qui sont soit un peu dans leur monde, soit proposent un univers, beaucoup plus qu'ailleurs.
- Speaker #0
Bon, écoute, merci beaucoup. Je terminerai par une petite chose en trois mots. Comment tu décrirais ton parcours ?
- Speaker #1
Wow !
- Speaker #0
Wow ! C'est très deep, on finit.
- Speaker #1
Si t'es à un moment, mais je crois que globalement, on peut quand même dire atypique.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Si tant est qu'il y a un parcours typique dans l'entrepreneuriat, bon, on va voir. Atypique, intense.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et authentique.
- Speaker #0
Authentique. Ouais. Moi, j'aurais rajouté audacieuse.
- Speaker #1
Ah oui. C'est vrai que l'audace, c'est un de mes mots.
- Speaker #0
Je trouve que ça te caractérise très bien. Merci en tout cas, Emeline, pour ton temps. Pour les gens qui nous écoutent et qui ont envie de te suivre, quelle plateforme tu as envie de partager ?
- Speaker #1
First YouTube, j'ai envie de te dire, même si je n'y suis pas tous les jours, mais c'est emeline.sowhat. Et pareil sur Insta, maintenant, c'est emeline.sowhat.
- Speaker #0
Allez lui donner de la force. Si vous écoutez cet épisode de podcast, n'hésitez pas à la suivre. Merci beaucoup pour ta présence aujourd'hui. Ça m'a fait trop plaisir d'ouvrir le bal avec toi dans cette série de Businessland. Et puis, que du plus, que du bonheur. Qui sait, peut-être que d'ici un an, on se retrouvera autour d'un épisode et tu seras peut-être à ton T5 ou T6, je ne sais pas. En tout cas, merci beaucoup.
- Speaker #1
Je pense que c'était un plaisir, un honneur et je suis sûre que cette série va trop plaire parce que l'approche est canon justement pour... S'enlever toutes ces œillères qu'on peut avoir et casser un peu ces codes et faire baisser la pression des injonctions. Donc merci à toi de laisser cet espace-là. Et puis merci encore pour l'invitation, c'était trop cool.
- Speaker #0
Eh bien écoute, à très vite.
- Speaker #1
À très vite.