- Speaker #0
Quoi de mieux que de commencer cet épisode en parlant, n'est-ce pas Justine ? Tout à fait ! Je suis contente de vous retrouver aujourd'hui pour notre rendez-vous hebdomadaire à 8h toutes les semaines. Il n'y aura pas de montage dans cet épisode et j'ai décidé de l'appeler l'épisode ping-pong parce qu'en fait je suis actuellement et de retour avec mon micro cravate et on va parler de pourquoi on est là avec Justine, on va parler de plein de choses en fait. On va parler de productivité, de temps, et en fait je me rends compte que, j'ai pas travaillé cet épisode, mais j'avais envie quand même de vous sortir une idée centrale qui part de la temporalité dans l'entrepreneuriat, cette notion et cette croyance qui revient très régulièrement de j'ai pas le temps de faire ça,
- Speaker #1
et j'ai pas le temps, et je suis bloquée, et il me manque du temps, et les journées ne font que 24 heures. On en parle beaucoup toutes les deux de cette notion là. En fait, il y en a toujours une des deux qui tire les oreilles à l'autre en lui disant « Non mais en fait là c'est faux, tu t'inventes des problèmes, on a toujours le temps. » En vrai c'est vrai, un coup c'est moi, un coup c'est toi qui râle parce qu'on n'a pas le temps, parce qu'on est frustré, parce qu'on a envie de sortir des trucs, parce qu'on a envie de prendre la parole sur des sujets. Et donc c'est un truc qui est central en fait, omniprésent.
- Speaker #0
C'est clairement omniprésent et c'est aussi la raison pour laquelle on a cloisonné du temps à la maison des créateurs. Parce que de mon côté, je procrastinais une mission depuis des mois, à savoir travailler sur mon bootcamp. En vrai, quand tu prends de la hauteur sur le projet, quand tu dézooms, c'en est d'un ridicule. J'arrivais à un stade où j'étais tellement absorbée par mes missions, les nouvelles opportunités et tout, que je ne prenais pas le temps de travailler sur ça, alors qu'en fait, c'est une priorité centrale dans mon activité et pour la suite de mon business.
- Speaker #1
Et toi, pourquoi tu es ici ? Moi je suis ici pour mettre fin à toute une phase de restructuration de bobine, stratégie où on a dû repenser énormément de supports pour les 5 années à venir je pense, sur le repositionnement de bobine et je repars bientôt sur les routes en reportage toutes les semaines, c'est-à-dire la semaine prochaine. Et avant de repartir en reportage, on voulait avoir terminé le kit de présentation, la nouvelle maquette du site internet. briefer toutes les équipes qui vont bosser sur la prochaine édition de notre guide auberge et en fait c'était ça en fait vraiment écrémé et faire table rase et pouvoir partir en déplacement en étant sereine en ayant l'impression d'avoir fait tout ce qu'il y avait à faire et que toute la vision a en gros en gros que tous les outils sont à disposition et sont prêts pour qu'on puisse déployer notre nouvelle stratégie de nouvelles visions sur les cinq années à venir c'est parce que je suis fatiguée donc il faut que j'aille vite pour flécher sinon je vais me perdre c'est très bien et c'est fou parce qu'on a pas du tout la même perception de cette bulle de temps qu'on s'est octroyée
- Speaker #0
Justine en termine un petit peu frustrée parce qu'elle n'a pas forcément travaillé sur sa zone de génie VS moi où je suis en pleine plénitude et je plane parce qu'en fait je suis tellement heureuse d'avoir pu cloisonner ça Et c'est loin d'être fini parce que j'avais quand même dit que je terminerais avec la page de vente, les phases d'inscription. Mais c'était utopique, ce n'était pas vrai. Mais en fait, je repars de là en mode, c'est bon, je sais.
- Speaker #1
Inspirer, décider à mettre les choses en place, c'est ça en fait. C'est exactement ça. En fait, ce qui a permis ça, c'est juste de s'octroyer l'espace pour pouvoir... Pour ça en fait. C'est juste ça, c'est l'espace mental, l'espace... Presque le fait de voir l'horizon devant nous, d'être dans les vignes, ça crée de l'espace. Et du coup, c'est le cœur du sujet, cette notion de « j'ai pas le temps » , mais en fait, c'est une excuse pour moi, j'ai pas le temps. En fait,
- Speaker #0
c'est une excuse sans être une excuse, parce que c'est vérifiable. Effectivement, une journée n'est constituée que de 24 heures, mais est-ce que finalement, le manque de temps, ça serait pas un problème de priorité ?
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Mais oui, complètement. C'est vraiment ce problème-là. J'irais même... En fait, c'est plein de problèmes.
- Speaker #1
C'est un problème de priorité, ça peut être aussi un problème d'organisation. Non, mais c'est beaucoup un problème de priorité. Parce qu'à partir du moment où tu sais prioriser... Tu vois, là, par exemple, on est prises toutes les deux. Le matin, on arrive au bureau, on sait très bien... Toi, tu sais très bien que tu vas devoir répondre aux clientes, répondre aux mail-annas. Et en fait... Ça reste ce qu'il faut faire, donc il y a une forme de priorité. Mais en même temps, ce qu'il faut, c'est aussi réussir à avoir de l'espace pour pouvoir dézoomer et avoir une vision plus globale de où est-ce que tu veux emmener ton acte. activité pour pouvoir prioriser et si de manière évidente il ya tu vois pour aller à un point b tu sais exactement qu'en fait il faut sortir ce truc ou qu'il faut prioriser là dessus forcément tu vas donc oui c'est bref non pas bof c'est hyper intéressant en
- Speaker #0
fait c'est cool aussi d'avoir d'avoir ta perception et je dirais même plus on a quand même on est quand même des nanas assez organisé dans le sens où on sait quoi prioriser mais on arrive je trouve à un moment où On est dans des cycles où par moment, quand on a trop de choses, on oublie les priorités qu'on s'était instaurées. Et du coup, ça nous amène de temps en temps un peu à ne pas se raconter des histoires pour éviter de faire des choses. Mais tu vois ce que je veux dire ? Dans le sens où on est dans notre flux du quotidien, on sait qu'on doit cloisonner du temps. Et en fait, on ne se l'impose pas. Et ce qu'on est venu chercher ici, c'est qu'on s'est imposé ce temps. Et si on ne s'était pas imposé ce temps, je ne sais pas. Si on...
- Speaker #1
Où t'aurais pu aller, genre, en termes de timing, quand est-ce que tu te serais focus ? Mais en fait, il y a un truc pour moi qui est lié aussi à la créativité. Parce que tu vois, bon, là, même dans l'offre que tu vas sortir, il y a... Comment dire ? Attends, il faut que j'arrive à me concentrer, je suis fatiguée. Après avoir passé 8 heures sur l'ordinateur. C'est que... Je vois ce que tu... Enfin, en fait, excusez-moi, c'est terrible. Non, mais...
- Speaker #0
Je te lance. Je vois clairement ce que tu veux dire, parce que le fait de cloisonner du temps, ça t'impose à penser en monopensée sur une chose, et de casser aussi ton rythme, t'apporte aussi cet espace mental pour être créatif sur des sujets.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça, en fait. Et moi, j'ai tendance à... toujours en fait, mais même depuis, franchement, depuis même le lycée, même en école supérieure, même encore aujourd'hui, à essayer de faire ce que j'ai envie de faire, de faire ce que je dois faire, quand j'ai envie de le faire. C'est-à-dire, je ne vais pas, par exemple, si je dois répondre à 10 mails, mais qu'en fait, aujourd'hui, je n'ai pas l'espace mental et je n'ai pas envie de faire ça, et bien en fait, je vais le faire à un autre moment. Et du coup, je vais prioriser là où mon flot de créativité, parce que je suis quand même plus dans la créativité, je veux dire, au quotidien que toi. Et en fait... Je trouve qu'on a beau essayer d'avoir un équilibre, tu vois, aller au sport, aller balader, tout cet espace-là mental, ça crée de l'espace. En fait, ce qui est difficile, je trouve, dans l'entrepreneuriat, c'est d'avoir un équilibre, créer de l'espace pour soi, c'est-à-dire aller au sport, voir ses amis, balader nos chiens, de l'espace perso. Et en même temps, réussir à réserver de l'espace et du temps pour penser à l'entrepreneuriat, tu vois, de l'espace. Et en fait, pour moi ici, on est là, on est aussi là pour booster notre productivité particulièrement. Cette semaine, en tout cas, c'est ce qu'on a décidé de faire, c'était notre angle. Mais en fait, juste d'être là et tu vois, le soir, de parler pendant quatre heures, de ce qui nous anime dans l'entrepreneuriat, de pourquoi on fait ça, de ce qu'on aimerait faire. En fait, cet espace-là, il est hyper fertile pour la suite de notre activité. Et en fait, pour moi, dans nos deux fonctionnements d'activité, il nous manque. En fait, tu vois, on s'affaire à bien faire notre travail, on s'affaire à prendre soin des relations professionnelles, à prendre soin de nous, de nos potentiellement couples, de nos amis, tout ça. Mais en fait, on a beaucoup de mal à s'affairer à prendre soin de l'espace qu'il faut pour être entrepreneur. Et je ne parle pas de produire là. Et en fait, c'est pour ça que cette semaine-là, pour moi, elle est frustrante, parce que j'aurais presque envie de la doubler. Je voudrais avoir fini tout ce que je dois avoir à finir et je voudrais avoir une semaine pour penser créatif, penser sous cet espace fertile en fait. Et en plus ça fait du bien d'être ensemble, d'être toutes les deux parce qu'en fait justement on peut faire ce ping-pong. Et en fait dans notre quotidien on n'a pas ça en fait. On va parler des urgences de la journée, on va parler du fait que tu retapes ta maison, de ci, de ça, mais on ne va pas parler de pourquoi en entrepreneur qu'est-ce qu'on rêve, tu vois. Et alors qu'en fait c'est la clé en fait, c'est-à-dire... Pourquoi on fait ça ? C'est la raison d'être en fait, de pourquoi on est à notre compte et qu'est-ce qui nous anime dans la vie. Et je dirais même en fait c'est le pourquoi, le pourquoi même en fait on en est là. Et en fait ces espaces-là ils permettent de reconnecter à notre pourquoi, tout à fait.
- Speaker #0
En fait l'espace qu'on se crée c'est le pourquoi et quand tu disais tu vois les échanges de 4 heures tous les soirs et tout,
- Speaker #1
il n'y a pas d'objectif, c'est-à-dire qu'en fait on ne commence pas une discussion en se disant... Tiens on va parler de ça ! Mais c'est l'ancrage même de la créativité, c'est à dire démarrer quelque chose juste depuis le coeur avec de l'espace mental en fait et c'est là qu'arrive vraiment la créa en fait. Donc il faut de l'espace. Il faut de l'espace mais complètement Et c'est ce qu'on s'était dit pendant qu'on promenait les chiens et tout, que ça pouvait être hyper intéressant de s'imposer régulièrement.
- Speaker #0
Alors quand je vous dis régulièrement, je ne vous parle pas de toutes les semaines, mais peut-être une fois par trimestre, des espaces qui sont aussi en lien avec nos objectifs. Donc là, c'est une première expérience qu'on a testée toutes les deux. On a vu nos limites en quatre jours parce qu'en vrai, le temps de se déplacer, ça nous fait quatre jours vraiment plein pour bosser dessus. Peut-être que ça nous aurait permis, tu vois, en prenant du recul, on aurait peut-être cloisonné peut-être neuf jours en mode, ben ces quatre premiers jours, c'est ça. Et en fait,
- Speaker #1
ça nous laisse aussi le temps de créer différemment, de penser différemment. Mais tu t'imagines là, genre juste ça, on ne l'a jamais envisagé. Mais là, on se dit, tu sais, on parlait potentiellement de télétravailler dans les Landes. Imagine, on part une semaine et on se dit juste, c'est juste pour penser, pour... pour essayer de connecter à notre créa en fait. Presque, je pourrais avoir envie de te dire, on pourrait partir avec une mallette de créa, avec de la peinture, des stylos, des crayons de couleurs et tout, et se faire des ateliers juste pour reconnecter à ça. Et en fait, je suis sûre que là-dedans, il y a le pourquoi. Et là-dedans, il y a de la motivation, là-dedans, il y a de l'inspiration, là-dedans, il y a de la vibration. Et en fait, ça serait incroyable de faire ça. On perd une semaine juste pour aller explorer en ce moment ce que nous raconte notre créativité. et potentiellement ce qui sortira de Fertile comme idée du coup réelle de projet ou autre c'est finalement un peu notre semaine psy à nous toutes en vrai ce qu'on dit on
- Speaker #0
n'a rien créé c'est pour ça que tout le monde dit c'est important de prendre des vacances quand on entreprend mais je ne sais pas toi Justine mais moi quand je suis en vacances genre quand je prends des vraies vacances je sais pas travail Mais j'ai pas envie de penser au travail.
- Speaker #1
Moi quand je prends des vacances, j'ai pas de téléphone, je ne parle jamais de travail. Tous les gens que je rencontre en voyage, il y a des gains qui savent ce que je fais dans la vie en fait.
- Speaker #0
C'est exactement pareil. Moi je prends, mes homologues sont avec des livres de business, de dev perso et tout.
- Speaker #1
Moi je suis avec de la belle vieille romance à deux balles. J'ai envie de déconnecter mon cerveau, j'ai pas envie de connecter à mon pourquoi, j'ai pas envie de penser taf et tout. J'ai pas envie de kiffer la life en fait. Vraiment, j'arrive vraiment à croiser... à cloisonner, même si moi, il y a quand même une donnée, c'est qu'en fait, par exemple, je fais de la photo et j'écris, que ce soit pour le taf ou dans le perso, ça, pour le coup, c'est vraiment un prolongement de moi. Mais sinon, il n'y a jamais d'objectif et il n'y a jamais de pensée professionnelle, vraiment. Même en trek, je n'y pense jamais.
- Speaker #0
Pareil, moi non plus, j'y pense jamais. Mais c'est sûr que quand tu rentres de cette session de vacances, tu as plus d'espace, tu es détendu et tout, mais tu n'as jamais cette phase de créativité, de reconnexion. Et c'est aussi cet espace qui t'amène à traiter des sujets que tu avais laissés un peu sous le tapis, sur lesquels tu ne pensais plus, qui te remettent aussi à challenger pourquoi on fait ça, pourquoi je travaille de cette façon, est-ce que je suis à ma juste valeur, etc. Bon là pour le coup à la maison des créateurs on n'a pas vécu l'expérience où il y avait d'autres entrepreneurs parce qu'on s'est retrouvés sur une semaine où il n'y avait personne, donc il y avait juste Justine, moi. et on a pu grave échanger avec Kylian et Laetitia.
- Speaker #1
Finalement, c'était parfait parce qu'en fait, cette semaine, on était là pour de la productivité. Si on était là avec l'espace mental justement de reconnecter à notre pourquoi, là, ça aurait été trop cool et trop intéressant, tu vois, de rencontrer plein de gens, d'être stimulé. Mais en fait, finalement, c'était parfait pour nous, pour cette semaine. Finalement, c'était cet objectif-là. Oui. Complètement. C'est vrai qu'au départ, on arrivait en mode « Oh,
- Speaker #0
dommage ! » Et en fait, plus on avançait dans le séjour et plus on s'est dit mais... Déjà c'est que ça devait se passer comme ça, parce qu'on est hyper sensible au destin, ça devait être comme ça, et au fait que, comme tu l'as dit, on n'avait pas du tout la place mentale. Après c'est vrai que Kylian m'a quand même accordé une heure de temps, même avec toutes les discussions qu'on a pu avoir, mais ça m'a énormément aidée, il m'a challengée de ouf sur le bootcamp, et ça me fait tellement du bien, et de me dire qu'à chaque fois qu'on a besoin d'aide, il ne faut pas hésiter aussi à tendre la main. et se confronter. Je dirais aussi se confronter. En fait, les échanges qu'on a aussi, c'est de la confrontation de pensée. Et on n'a pas peur de se mettre un peu à nu et de dire, ça s'appelait, ça ne s'appelait pas, qu'est-ce que tu penses de ça, qu'est-ce que tu ne penses pas de ça. Et d'ouvrir, entre guillemets, les bras, d'accepter des choses qui ne vont pas nous faire plaisir à entendre, qui vont nous challenger, parce qu'il faut aussi cet espace-là, tu vois.
- Speaker #1
Oui, oui, complètement.
- Speaker #0
Donc, c'est pour ça que ça me tenait à cœur aussi qu'on puisse en discuter aujourd'hui, cette notion de temporalité. Et d'ailleurs, c'est la première chose que je traite avec mes clientes. Quand elles me disent « je veux faire ça, je veux faire ça » , je dis « mais concrètement, combien de temps tu as octroyé par semaine pour ton entreprise ? » Et ça va déterminer une grande part d'ambition aussi derrière. qui est faisable ou pas.
- Speaker #1
Mais du coup, ça veut bien dire qu'en fait, si tu crées de l'espace, potentiellement, tu vas plus loin, tu crées des choses plus grandes, tu vois plus loin, en fait.
- Speaker #0
Moi, je vois rien que toi et François, là, vous avez passé quoi, six mois ? Sur toutes les fondations... Alors, ce n'est pas les fondations de bobines, parce qu'elles ont été créées depuis très longtemps,
- Speaker #1
mais remanier, repenser, réajuster, réintégrer, peaufiner, ajuster... Enfin, c'est fou, ça prend du temps. C'est fou, après, c'est un risque. parce que ça veut dire que cette année, on ralentit énormément l'activité pour prendre le temps de tout reposer à plat. Et je me suis perdue. Mais oui, c'est... Oui, non, mais c'est ça et ça montre. Et c'est aussi un moyen pour vous de prioriser. On arrive toujours au même stade. Moi, je suis convaincue que... Alors, j'espère qu'on va réussir justement à l'intégrer dans notre quotidien, autant dans notre binôme. que dans notre vision, enfin dans tout ça, j'espère qu'on va réussir à intégrer ça dans notre quotidien pour plus qu'il y ait besoin, tu sais, de faire genre, parce qu'il y avait quand même une notion d'urgence pour moi aussi en décembre, de mon mode stop, ok, grand succès, on arrête ici et maintenant on va essayer de sécuriser l'avenir en essayant vraiment de voir d'où on vient et où est-ce qu'on a envie d'aller en faisant vraiment un état des lieux de là où on en est, mais ça, ça nous a pris beaucoup de temps, tu vois, genre en fait, dans une entreprise rentable ou machin, c'est pas possible de prendre 6 mois, entre guillemets, de pause. En fait, je dis pause à tout le monde, mais en fait, il n'y avait pas de pause. Genre, j'ai travaillé et par contre, mes deux mois de voyage, je n'ai pas du tout pensé à ça. Mais bref. Mais j'ai noté quelques points où on perd plus de temps à éviter qu'à faire. Tu veux que je répète ? On perd plus de temps à éviter qu'à faire. Et être occupé ne veut pas dire avancer. Alors ça, pour moi, c'est une... Croyance limitante, enfin non c'est pas juste comme dénomination. Attends, je vais te lancer. Tu vois, cultiver le fait d'être débordée et avoir l'impression que du coup forcément comme t'es débordée, tu produis des choses et de la valeur. Alors que non. Alors que pas du tout, j'en parlais justement. Il n'y a pas de corrélation. Justement j'en parlais avec Kylian parce que c'est un des leviers du profil psychologique de ma future cliente dans mon bootcamp. Je l'ai appelé l'agitation déguisée. Tu sais avoir ce sentiment d'être tout le temps en mouvement. Mais moi je peux avoir eu des phases comme ça, que j'ai vraiment essayé de voir et de déconstruire et de me dire en fait ça c'est pas ok parce qu'en fait dans ces moments là en plus tu te fais vivre des choses vraiment pas cool. Parce qu'il y a des moments potentiellement où tu peux être moins débordée et justement avoir plus d'espace mental pour pouvoir essayer de nourrir le reste en fait.
- Speaker #0
Et puis à quel moment t'es vraiment débordée ?
- Speaker #1
Moi je dis tout le temps l'entrepreneuriat c'est... Il n'y a pas de point final, tu vois. C'est une liste de... Tout le temps débordée, finalement. Et c'est là... Si tu ne priorises pas, en fait, on ne pourrait jamais s'arrêter de travailler. Et en fait, c'est en ça aussi, je pense, que tu gagnes en maturité. C'est quand tu arrives vraiment à t'auto-poser un cadre et des limites, en fait. En fait, les mêmes que tu peux avoir personnelles, les transposer aux pros, c'est-à-dire ton cadre, tes limites, tes besoins, tes envies, tu vois, et tes capacités aussi, complètement. D'où le fait que le temps, ça ne se décide plus, ça... D'où le fait, 1, 2, 3, blablabla, le temps,
- Speaker #0
ça se décide plus que ça ne se trouve...
- Speaker #1
Oui, oui, complètement.
- Speaker #0
Tu décides ?
- Speaker #1
Oui, tu décides.
- Speaker #0
Ah, on a Inushka à côté de nous qui a deux doigts de vomir, c'est top ! Sur Tata ! Donc l'objectif aussi de changer d'environnement et de se créer aussi cet espace et cette bulle, c'est aussi de changer notre rapport au temps. Regarde là, on a cette impression alors qu'on fait des journées de dingos parce qu'on a le travail effectif. Moi, je traque tout, donc on doit être entre 6 à 7 heures, 8 heures de travail effectif derrière l'écran. Pour toi, c'est peu, pour moi, c'est genre énorme. Mais sans compter... Toutes les réflexions deep qu'on peut avoir en marchant, en mangeant, en étant sous la douche.
- Speaker #1
C'est fou. Et du coup, c'est là où tu me disais, mais punaise, j'ai l'impression que cette semaine, elle a duré trois heures. Alors qu'en fait, on a encore plus bossé. Mais moi, ça, c'est un grand truc. Je peux vous faire une réflexion philosophique, mais moi, ça me fascine. La notion du temps. Je trouve ça incroyable comme c'est dépendant du contexte, des personnes avec qui tu es, de ce que tu mets. dans une journée. En fait, le temps, il est extensible. C'est une donnée tellement relative. Tu vois, quand je dis tout le temps que j'ai des amis très proches qui s'appellent Margot et Guillet et qui sont paysans, mais quand je passe du temps avec eux, j'ai l'impression que ma journée, elle fait 70 heures. C'est fou. Je trouve ça incroyable. Et là, aujourd'hui, j'ai l'impression que la journée, elle est passée en deux heures. C'est ouf, ça veut bien dire que c'est relatif et que ça a la valeur qu'on décide que ça doit avoir, tu vois, et le temps qu'on décide que ça doit prendre. Complètement, complètement. Je sais pas. Bah je sais pas non plus. J'ai noté,
- Speaker #0
si j'ai noté plein de choses, j'ai noté, je vais te dire quelques phrases et tu vas me dire s'il y a des choses qui te parlent. J'ai noté, finalement on avait le temps mais pas le cadre pour passer à l'action. J'ai noté, elle me regarde, vous ne l'avez pas en face de moi. Pour vous donner un peu le contexte de l'épisode, l'environnement, on est dans un chalet, on a une petite terrasse en bois à l'extérieur qui donne sur les champs de vignes, genre une carte postale. On a deux poufs en vie, vous voyez les gros poufs d'extérieur, on est assises dessus avec nos petits polaires. On va peut-être faire une photo pour illustrer ça, il y a des chances que je fasse un petit carousel de récap de ce séjour. Et elle est en face de moi, elle me regarde, que je la nourrisse, que je lui donne à manger. Tu me donnes une phrase comme ça, mais du coup,
- Speaker #1
j'essaie de voir l'intention qu'il y a derrière.
- Speaker #0
En fait, c'est des phrases que j'ai notées et que je suis venue challenger un petit peu. J'ai marqué, on a le temps pour ce qu'on aime faire. Et moi, je rebondis sur quelque chose que tu as dit tout à l'heure en disant, moi, si j'estime le matin quand je me lève. j'ai pas envie de répondre à mes emails,
- Speaker #1
j'en réponds qu'à 3 et puis après le reste c'est ok tu le fais, mine de rien t'as le temps pour ce que t'as envie de faire complètement là en ce moment et de manière générale j'ai quand même comme toute personne en fait il y a des impératifs il y a des choses à faire mais sinon je pense que moi le chemin du flow il est quand même bien il est quand même bien intégré dans ma vie c'est à dire là une fois que j'aurai fini justement c'est pour ça que je suis extrêmement tendue parce qu'en fait je ne fais que faire des choses qu'il faut que je doive Merci. que je dois faire. C'est ce que je disais encore tout à l'heure à mon associé. J'en ai ras la casquette. J'ai assez donné sur la tout doux. Pour moi, ce qui est le chemin que j'utilise le plus souvent, c'est d'être dans un flot et de commencer toujours par ce que j'ai envie de faire. Et de suivre que les choses que j'ai envie de faire. Du coup, ta phrase, c'était ?
- Speaker #0
C'était avoir le temps
- Speaker #1
pour ce qu'on aime faire on a du temps pour ce qu'on aime faire on a le temps pour ce qu'on aime faire alors moi je sais pas si c'est ça la phrase mais en tout cas je priorise ce que j'aime faire, en gros je vais vers là où c'est le plus simple l'endroit où j'ai le plus de créativité, l'endroit le plus doux pour aller vers le plus difficile je crois, je suis pas vraiment d'accord avec ce que je viens de dire, ou alors je le fais dans le pro et je le fais pas du tout dans le perso dans le perso je commence par le plus dur Oui. C'est fou ça ! J'ai jamais réalisé ça ! C'est un vrai truc en plus que j'essaie de rééduquer, c'est qu'en fait je me complique la vie et que je vais du plus difficile au plus facile, complètement. Mais dans le pro, normalement je commence parce que j'ai envie de faire, mais parce qu'en fait c'est quand même un métier créatif que j'ai choisi de faire. Et en fait pour moi c'est en relation même avec la créativité que de suivre ça.
- Speaker #0
Oui non mais complètement ça m'étonne. pas du tout. Je pense que c'est subtil. Moi, je sais que perso pro, je commence toujours par ce que j'aime le moins. Même quand je graille dans une assiette, je vais toujours commencer par ce que j'aime le moins et je garde toujours ce que je préfère en dernier. Mais c'est des subtilités, genre les trucs les plus durs pour moi, je les cloisonne en début de semaine ou en début de journée parce que je sais qu'en fait, après, j'ai pas la bonne personne pour. Et par exemple, dans les tâches perso, Pour donner un peu plus de visualisation, si j'ai des tâches ménagères, des choses comme ça à faire, où je sais qu'en fait ça va me gonfler, mais qu'il faut bien que ça soit moi ou monsieur qui le fasse, je me mets dessus et après au moins je sais que j'ai ma journée, je peux kiffer. Mais c'est intéressant, peut-être que ça va tourner une porte.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que du coup, pour toi, est-ce que tu penses que ce fonctionnement il est ok ?
- Speaker #0
Moi il est grave ok, j'en souffre pas du tout. Autant dans le perso que dans le pro, là j'arrive à un stade où je me dis ce que j'aime moins faire ou ce que je me sens obligée de faire parce qu'il y a toujours des tâches dans une entreprise. Ça aussi, il faut lever le voile comme dans la vie de tous les jours. Il faut vraiment lever le voile dans l'entrepreneuriat de dire qu'en fait, l'entrepreneuriat, c'est cool parce que j'allais faire la référence au flambeau. Quoi l'alcool c'est pas cool ? Je sais pas pourquoi j'ai ça qui me suis venu en tête. Non mais en vrai l'entrepreneuriat c'est un travail monstrueux, ça te demande une autodiscipline de malade, une persévérance de folie, un investissement incroyable. Je pourrais utiliser des superlatifs pour chaque mot tellement c'est fou. Mais du coup, dans cette DA que j'ai actuellement, je suis plus en mode, toutes les choses qui me donnent le moins d'énergie, de sens, de vibe, l'idéal, ça serait de les déléguer pour vraiment être focus essentiellement sur nos deux génies. Et toi, c'est exactement pareil.
- Speaker #1
Là, en ce moment, je suis saoulée parce que c'est des choses que je peux déléguer, clairement. En gros, j'ai la vision, j'ai la créativité, mais je n'ai pas envie de faire. Mais là, moi, je propose qu'on fasse un autre épisode podcast parce que tu viens de dire, tu viens de parler de l'importance de la discipline dans l'entrepreneuriat. Et en fait, c'est trop drôle parce que je me retrouve à faire un podcast sur l'entrepreneuriat avec Cassandre pour la deuxième fois cette année. Mais en fait, je ne me suis jamais dite de ma vie entière entrepreneuse, ni artiste d'ailleurs, ni rien du tout. Juste une meuf à son compte qui fait des trucs qu'elle aime faire. Et en fait, je me rends compte qu'avec Bobine, c'est vraiment là. justement là c'est un vrai virage et là je commence à me sentir entrepreneuse sur la partie bobine mais sur ma partie créa pas du tout mais du coup par rapport ça pour dire que c'est hyper intéressant pour
- Speaker #0
moi de creuser cet aspect de discipline et d'entrepreneuriat et c'est pour ça que je vous parlais d'entrepreneuriat parce que ça fait bizarre de parler de ça ouais mais ça sera le sujet d'un autre épisode ping pong je pense qu'en fait on peut garder Ouais, de m'envoiture ou... Je veux pas faire de promesses que je ne tiendrai pas, donc ne retenez pas ça à coup sûr. Mais j'aime bien aussi ce genre d'épisode vraiment slow ou en mode ping-pong, où on se renvoie le micro sur un sujet un peu plus what the fuck. Enfin, même pas what the fuck, mais qui est central en fait dans nos vies, et on prend pas le temps de poser les mots dessus parce qu'en fait on est tout le temps dans cet opérationnel. Et j'avais noté une dernière phrase. On préfère dire j'ai pas le temps que j'ai pas envie.
- Speaker #1
T'en penses quoi de ça ? Moi je trouve que c'est très juste. Oui, KF. C'est pas vrai pour tout. Mais oui, oui. Prends-le pour le pro. Non, pour le pro et pour une généralité, une tendance. Oui, complètement, je crois. In fine, quand on dit j'ai pas le temps, c'est que j'ai pas envie. Alors peut-être que le mot envie est très fort.
- Speaker #0
Et je pense que c'est pour ça, à nuancer. Parce qu'en fait, c'est pas envie, mais c'est juste qu'en fait, j'ai pas la priorité. C'est pas la priorité. Et là, du coup, je viens vous challenger. Quand vous dites j'ai pas le temps, demandez-vous ce qu'il y a derrière. Voilà, demandez-vous ce qu'il y a derrière.
- Speaker #2
Regardez-moi les cotes en développement personnel en carton,
- Speaker #0
j'avoue. Non mais c'est vrai, je pense qu'on peut nuancer ce j'ai pas le temps. In fine, j'ai pas le temps, c'est est-ce qu'aujourd'hui c'est que j'ai pas le temps ou est-ce que tout simplement c'est pas ma priorité ? Et ça, je trouve ça hyper juste et viable même dans le perso. Moi quand je dis à mon mec j'ai pas le temps, non, je prends pas le temps pour, c'est différent. Voilà, je pense que... On a sorti ce qu'il fallait sortir sur ce sujet de J'ai pas le temps.
- Speaker #1
On va pouvoir redémarrer sur un autre sujet et philosopher.
- Speaker #0
T'as envie de faire une clôture de forme ? Non, pas du tout. Non, non, mais voilà, j'espère qu'en tout cas cet épisode ping-pong, d'ailleurs ce mot c'est hilarant, ping-pong, je sais pas. On peut en parler comme ça. non je lol j'espère que je lol ça c'est très boomer ça c'est très boomer Emilie elle serait là elle me dirait là tu fais vraiment boomer il y a quelqu'un qui m'a dit non mais le blême jus le blême très boomer très très boomer on est dans les années 90 écoute mais quand on voit la playlist qu'on écoutait quand on faisait du sport, Camaro, L5 Magic System
- Speaker #1
Shame, Tragedy, vas-y qui dit mieux ?
- Speaker #0
Céline Jot
- Speaker #1
Jennifer
- Speaker #0
Laurie, tu l'as dit ? L5, je l'ai dit aussi bref, on va arrêter là ça part 3 cacahuètes j'espère que cet épisode vous a plu il est temps pour moi, enfin nous de fermer cette note vocale Comme d'habitude, si Papouti, Papoton, Papouti, Papoton, vous plaît, n'hésitez pas à lui donner du love, à partager les épisodes, à mettre une petite note, un petit commentaire. Ça donne toujours beaucoup de force. On prend beaucoup de plaisir. Je dis on parce que là, on est toutes les deux. Mais de base, je prends aussi beaucoup de plaisir à vous enregistrer ces épisodes. On va aller manger nos samoussas. Oui, on va aller manger nos samoussas et clôturer cette dernière soirée à la Maison des Créateurs comme il se doit. C'est passé extrêmement vite. très belle journée, soirée, matinée, peu importe le contexte je pose le micro, bisous bisous