Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Papoti Papoton. Je suis certaine que quand vous avez dû voir le sujet du jour vous dire « mais c'est pas possible, elle enchaîne les échecs ! » Elle est incroyable celle-là ! Alors aujourd'hui, c'est pas un échec que je vais vous partager, mais une très belle leçon. Et pour la comprendre, je vais vous raconter comment je suis tombée dans l'entrepreneuriat et surtout, comment si j'avais su prioriser correctement, je ne me serais pas fait grignoter trois ans de ma vie. Donc sortez les popcorns, parce que clairement, je vais tout vous raconter tout en détail. Donc on se retrouve fin 2017, donc je suis salariée en poste de responsable marketing, je bosse pour deux sociétés qui sont dans l'événementiel, tout roule, franchement je me régale, ça me plaît, j'ai une nouvelle posture, etc, c'est génial. En parallèle, côté perso, je rencontre un mec qui vit à Toulouse, donc là si vous dites je comprends pas le lien, vous allez le comprendre, vous inquiétez pas. Du coup je rencontre mon ex qui vit sur Toulouse, qui est à fond dans le crossfit. comme moi je l'étais puisqu'aujourd'hui, je ne peux plus en faire. Bref, et donc du coup, régulièrement, je passe mes week-ends sur Toulouse, je m'entraîne dans sa box de CrossFit et je rencontre le gérant de cette box de CrossFit. On discute, il sait ce que je fais et il me dit, écoute, voilà, je sais que tu es plutôt calé dans la stratégie. Est-ce que tu peux m'accompagner pour certaines missions, notamment son site Internet, sa stratégie digitale, etc. Et moi, clairement, comme j'aime les défis, les challenges, je lui ai dit, vas-y, carrément, surtout que c'était un plus. de mon salaire. Donc je me suis dit, écoute, c'est génial, ça ne m'engage en rien, c'est one shot, etc. Et comme je sentais qu'il allait me demander quand même beaucoup de choses, je me suis dit, attends, je vais faire les choses au carré et j'ouvre mon statut d'entrepreneur. Donc me voilà faire une mission, deux missions, trois missions, et au bout d'un moment, le temps passe, et puis avec mon ex du coup de Toulouse, la fameuse question vient, bon ben on fait quoi maintenant ? Parce que là, on vit une relation à distance, moi j'étais à Lyon, lui vivait à Toulouse, je faisais les allers-retours, lui aussi. On commençait à prendre un petit peu d'ampleur dans notre relation, et puis moi, les relations à distance, c'est pas ma cam. C'est clairement pas ce que j'aime. Voilà, je vais pas me justifier parce que c'est pas du tout le sujet de ce podcast, mais voilà, j'avais envie de concret. Et lui, pour le coup, à ce moment-là, il pouvait pas quitter son poste. C'était trop compliqué de trouver le même poste ailleurs. Et moi, même si je me régalais dans ce que je faisais, je tournais un petit peu en rond. Je vais être très honnête avec vous, hein. Je m'ennuie moi dans la routine. Donc si ce n'est pas challengeant, s'il n'y a pas de nouveaux défis, si voilà, je pars. Je pars ou je change ou je me forme. Et là, c'est vrai que pour le coup, dans ces deux entreprises, j'avais des responsabilités, mais j'étais quand même bridée. Les entreprises, en fait, stagnaient dans une vision du business un peu vieillotte. Je pensais toute seule dans mon coin. Ce que je proposais, c'était trop ambitieux pour leur structure. Et en fait, moi, à la fin, j'étais frustrée et j'étouffais. mais paradoxalement j'adorais bosser pour eux et en fait je me suis dit bon bah en fait c'est moi qui vais bouger c'est moi qui vais quitter Lyon et je vais aller sur Toulouse et donc en fait en mode yolo je demande une rupture conventionnelle et je leur propose un din je dis écoutez voilà moi je veux partir pas parce que je me régale pas dans vos sociétés bien qu'il y avait quand même un petit peu un fond de ça mais c'était surtout vraiment on va dire à 85% pour construire une relation avec mon ex et c'est pour ça que d'ailleurs petite anecdote, quand on me demande comment je me suis lancée dans l'entrepreneuriat, je dis merci à mon ex, bref. Et du coup, en fait, comme je pars en très très bon terme avec ces deux entreprises, je leur propose un deal. Je dis voilà, moi je veux partir, est-ce que vous acceptez de me faire une rupture conventionnelle ? Ils ont bien évidemment accepté, on avait de très très bons rapports et en fait, je leur ai proposé un deal. J'ai dit écoutez, voilà, moi ce que je fais aujourd'hui, je suis essentiellement derrière un bureau H24, ce que je peux vous proposer, c'est de faire la même chose à distance pendant 6 mois. on fait un engagement de 6 mois, en freelance, au même salaire net. Donc c'est-à-dire qu'eux me payaient un salaire net, mais ils avaient des charges patronales. Là, je leur demandais de me payer la même chose, mais eux, clairement, c'était jackpot pour eux parce qu'ils n'avaient plus de charges patronales. Et au départ, une des deux entreprises était moins partante en me disant « Oui, je préfère que tu sois là. » Vous voyez, c'est la vision très « Je n'ai pas le contrôle sur toi, je ne vois pas ce que tu fais » qui me dit que tu vas vraiment travailler. Mais ils ont vu qu'ils avaient pu avoir confiance et m'ont dit, écoute, on fait un test de 6 mois. Parenthèse, sur les deux entreprises, il y en a une, ça a duré 8 mois parce qu'après, ils ont recruté quelqu'un en interne. Et la deuxième, ça a duré quasiment 3 ans, pour vous dire. Et donc, en fait, je lâche tout. Je quitte mon appartement de Lyon. Donc, le premier investissement que j'ai fait, sachant que j'avais acheté cet appart en mode, ouais, je vais me créer mon petit cocon à Lyon et tout. Pour la petite anecdote, j'ai signé en décembre et j'ai rejoint mon ex en avril. Donc j'ai vécu quatre mois dans cet appartement. Et donc en fait, me voilà partie à Toulouse, rejoindre mon ex. Une main devant, une main derrière, où en fait je commence ce mi-chemin. J'ai pas envie de dire salarié parce qu'en fait j'étais déjà en freelance, mais en gros je bossais pour mes anciens patrons au même salaire. Donc en fait j'étais hyper gagnante quoi. Bon après je me suis donné les moyens aussi d'avoir tout ça. Mais c'était plutôt, on va dire, très sécurisant. Mais dans ma tête, je me suis toujours dit à ce moment-là, OK, t'emballes pas trop parce que t'as six mois. En fait, je me retrouve à Toulouse avec mes valises, mon chien, donc j'espère à l'époque, mon ex. Bref, voilà quoi, la vie à Toulouse. Et d'un coup, gros coup de lucidité. Parce qu'en fait, à aucun moment dans tout ce deal, je m'étais dit, je vais devenir entrepreneuse. Moi, ça a été vraiment un moyen de me dire... « Ok, tu vas sur Toulouse, ça te laisse le temps de retrouver un CDI, ça te laisse le temps de t'installer, de prendre tes marques, voilà, t'as six mois. » Et c'était pour moi hyper sécurisant. Alors, on aurait pu me dire « Oui, tu touches le chômage, t'es tranquille, t'as ta rupture conventionnelle. » Je ne suis pas trop comme ça, je vais être transparente avec vous. À chaque fois, je dis « Je vais être honnête, je vais être transparente. » Je ne sais pas pourquoi je le précise, parce que c'est l'objectif de mon podcast, mais j'ai dû toucher dans ma vie un mois le chômage. un seul et petit mois, j'ai toujours bossé. Et du coup, en fait, ce gros coup de lucidité, je me suis dit, quand je me suis mis sur les annonces, les recherches, Pôle emploi et tout, je me suis dit, waouh, je sens que en fait, avoir un CDI, ça va être fastidieux. Franchement, ça va être hyper fastidieux. Et j'avais la flemme, j'avais la flemme de démarcher, etc. Surtout que j'ai eu que 4 ans. en tant que salarié, mais ces quatre années n'ont été que d'opportunités. Je n'ai jamais démarché une société, en fait. C'est toujours les personnes qui m'ont voulu. La première, en fait, c'était une poursuite de stage, et la deuxième, on m'a débauchée, carrément. Donc, je n'ai jamais eu toutes ces complications à faire, à chercher, à relancer, etc., etc. Donc, en fait, je me dis, OK, avoir un CDI, ça va être fastidieux, flemme. Je savais que j'avais ce statut d'entrepreneur ouvert, et je me suis dit, ben, tu sais quoi, autant l'utiliser. Et du coup, à ce moment-là, j'ai écrit un email à tout mon réseau professionnel pour dire que je me lance. À l'époque, j'avais vraiment un réseau pro de malade, vu que j'ai bossé 4 ans dans l'événementiel sous différents statuts professionnels. J'avais beaucoup, beaucoup de connaissances. Et donc du coup, des prestataires, j'en connaissais un paquet. De vous à moi, je ne savais pas trop ce que j'étais en train de faire. Genre, à aucun moment, je me suis dit, ouais, tu te lances à ton compte, tu vas avoir des... des contrats à faire, des devis, des factures, est-ce que t'es rentable, est-ce que t'es pas rentable ? Non, non, moi, à mon petit niveau à ce moment-là, du coup, c'était début 2018, mon objectif, c'était juste de gagner la même somme d'argent que je gagnais, pouvoir vivre, chiller, payer mes factures, enfin un truc très chill, en fait, que j'aurais dû garder en vrai, de vrai, mais bon, bref, très, très chill. Et dans cet email... Je balance un truc du genre « Bonjour à tous, j'ai quitté les sociétés XY, j'ouvre mon entreprise et je marque, je me souviens, je gère votre communication si vous le voulez » . Enfin, un truc hyper vague parce qu'il faut dire que tous les prestataires que j'ai contactés, vu qu'on se voyait aussi bien sur le terrain que dans les bureaux, pareil, il y avait un très très bon rapport et je n'avais pas besoin de mettre des formes hyper professionnelles, tatatitatata. Et donc, en fait, j'envoie ce mail assez vague, en fait. Mais en fait, ça a fait son effet et ça a été l'effet genre boule de neige. En quelques semaines, je me suis retrouvée surchargée de boulot. Je faisais de la rédaction web, genre du SEO. Je faisais du CM, du design, des plaquettes, des logos. Comme j'étais diplômée d'une école marketing, pourquoi je dis j'étais ? Je suis diplômée d'une école marketing. Pourquoi je dis j'avais encore un master ? Ce n'est pas possible. J'ai un master, je ne sais pas, comme je parle au passé parce que pour moi, c'était il y a 100 ans. J'ai un master marketing publicité, donc j'avais quand même beaucoup de casquettes, un peu comme un couteau suisse. Et donc j'acceptais tout ce qu'on me disait, c'était littéralement la foire à la saucisse. Et en fait, ça a duré trois ans. Ça a duré trois ans, bien que dans toutes ces missions, il y avait deux missions principales qui ressortaient, c'était CM et rédactrice web. Donc à ce moment-là, quand j'étais en plein boom, je tournais à peu près à dix contrats de CM mensuels. Et comme j'avais énormément de demandes de rédaction web parce que j'avais créé un partenariat avec une agence digitale sur Lyon, en fait, j'ai créé un petit pôle. Quand je vous le dis, je me dis, t'en as fait du chemin quand même. J'ai créé un petit pôle de trois freelance. Donc en fait, moi, je coordonnais toute la partie stratégie, éditoriale, etc. Et les freelance, on va dire, c'est eux qui rédigeaient tout ce qu'il fallait pour que les sites, les supports de mes clients puissent être efficaces en termes de référencement naturel. Et à ce moment-là... Ouais, j'étais clairement la reine du pétrole. J'étais la reine du pétrole, je manquais pas d'argent, ça marchait très très bien, etc. Sauf que voilà, franchement, plus le temps passait et plus j'avais une boule au ventre. Je pourrais pas vous le décrire, mais en fait, plus les années passaient, plus je sentais que je me perdais, j'étais fatiguée, je me commençais un petit peu à me dégoûter du métier. Je gagnais bien ma vie, mais j'avais plus le feu, vous voyez, genre j'étais plus animée le matin, je me levais, j'étais plus en mode corvée que « Ah ouais, trop bien, tu vas faire ça, tu vas faire ça » . Et je sentais, après ces trois ans, que j'étais dans un gros virage. J'étais dans une période un peu fou, j'avais besoin de renouveau. J'en avais marre aussi de rendre des comptes à mes clients pour un like en moins ou parce que j'avais pas répondu un vendredi à 19h30. Enfin, puis à cette époque, j'étais plus jeune, j'avais pas la conscience de cadrer une relation. Cadrer un contrat, bien marquer ses convictions, dire non. Je disais oui à tout, je voulais faire plaisir à tout le monde. J'avais tellement peur que l'aventure s'arrête et puis d'un autre côté, me mettre lancée comme ça et être tombée là-dedans par hasard. Parce que voilà, moi je l'ai toujours dit, je ne vais pas vous sortir des beaux discours en mode « Ouais, c'était prévu depuis 100 ans, c'était mon chemin, je viens d'une famille entrepreneuse, c'était... » Non, pas du tout. pas du tout, pas du tout. D'ailleurs, quand je me suis lancée dans l'entrepreneuriat, tout le monde m'a dit mais qu'est-ce que tu fais ? T'as un super poste, t'es en place, tu viens d'acheter ton appart, ça y est. Et en fait, moi, j'ai tout quitté. J'ai dit yolo, c'est pas grave, allez ! Je sais pas. Et comme quoi, la vie, elle est bien faite, vous voyez déjà. Où j'en suis, je suis quand même contente. Et en fait, c'est à ce moment-là, c'est à ce moment de ce virage, d'ailleurs, que je me souviens très très bien parce que tous mes proches ne comprenaient pas. pas ce que je vivais. C'est-à-dire que eux, de l'extérieur, ils voyaient tout le côté positif, tout ce que j'arrivais à accomplir, l'argent que je gagnais, parce que voilà, pour beaucoup de personnes, la réussite passe par vraiment ce côté financier. Et en fait, je disais, mais je suis pas heureuse en fait. Je me sens dépassée, je fais tout. Quand je vous dis c'est la foire à la saucisse, c'est vraiment, j'avais l'impression d'être sur le marché, qui veut des tomates, qui veut des patates, qui veut des... Enfin, ça me convenait pas. Et en fait, c'est là que tout a bougé. Et donc du coup, un jour je me souviens avoir eu une discussion avec ma mère et tout et j'ai vraiment pris le temps, je me suis posée et j'ai commencé à me poser les vraies questions vous savez pas celles qu'on se pose genre en scrollant sur insta entre deux missions, pas du tout, non non les vraies genre qu'est-ce que j'aimerais m'en faire qu'est-ce qui me nourrit, c'est quoi au fond le métier que j'ai envie vraiment d'exercer et surtout qu'est-ce que je ne veux plus faire genre ça c'était vraiment mais qu'est-ce que je ne veux plus faire et j'ai commencé à prendre du recul à trier, à faire le ménage dans ma tête, dans mes offres, dans mes croyances J'ai compris que je disais oui à tout, parce que je voulais faire plaisir, comme je vous l'ai dit, parce que j'avais peur de manquer, parce que je ne savais pas encore poser un cadre, dire non, prioriser, enfin tout ce que je sais faire aujourd'hui, mais j'étais tellement baby, il n'y a personne qui m'a pris par la main et puis le comble du comble, c'est-à-dire que je m'occupais énormément de l'aspect digital pour mes clients, mais pour moi, tout ce que je vous dis, en trois ans, je n'ai eu à aucun moment besoin d'être sur les réseaux sociaux pour trouver du client. Et c'est ce que je dis tout le temps à mes clientes, pour moi les réseaux sociaux, oui aujourd'hui c'est important, c'est indéniable, tatatitatata, mais je suis convaincue et certaine qu'il y a des façons tellement différentes d'avoir des clients. Et pour le coup, moi c'était mon réseau professionnel que j'ai toujours chouchouté, j'ai toujours contacté quand je remontais sur Lyon, parce que bien que j'avais déménagé sur Toulouse, j'organisais des repas avec des prestataires qui n'étaient pas forcément clients. Enfin voilà, j'étais vraiment dans ce réseautage qui aujourd'hui me manque et aujourd'hui j'ai vraiment envie d'aller vers ça mais c'est pas le sujet de cet épisode, je vous en parlerai un peu plus tard. Et donc du coup je me suis dit ok, il faut que ça change, il faut que ça change et je me suis dit un truc qui a vraiment genre tout changé dans ma tête, qui a été le déclic, c'est faire tourner une boîte c'est bien mais en être prisonnière c'est non. Et donc à ce moment-là j'ai vraiment revu toute ma façon de bosser, j'ai commencé à changer de métier. Donc comment je suis passée de CM, rédactrice, voire associée à consultante, coach, business, peu importe le statut qui vous parlera le plus, mais vraiment on va dire copilote stratégique pour les entrepreneurs. C'est vraiment que j'ai réfléchi et j'ai réalisé que dans mes missions de CM même, dans mes missions de rédaction etc, ce que j'aimais le plus par-dessus tout c'était comprendre. C'était comprendre mes clients, c'était analyser ce qui n'allait pas, c'était proposer des solutions. Et en fait, c'est ça qui m'animait vraiment. Et de me dire, ok, en fait, en trois ans, t'as roulé ta bosse. Mon Dieu, ces expressions. Je vous le dis à chaque fois. Et ça va, je m'étais calmée ces derniers temps dans les épisodes. Ça revient là, ça revient. Et je me suis dit, ok, ce que tu kiffes faire, c'est aider les gens. Et en fait, pourquoi ne pas proposer l'aide que tu n'as pas eue à tes débuts ? Et en fait, ça a été pour moi une évidence. Et même je réalisais que dans mon quotidien personnel, j'ai toujours été la pote à qui on se confiait, j'ai toujours été celle à qui on venait expliquer. Et pour moi, quand quelqu'un me parle d'un problème, j'ai toujours ce truc, un problème, une solution. Ça commence à être grave et compliqué quand il n'y a plus de solution. C'était un peu mon mantra et ça l'est toujours. Et du coup, c'est comme ça que je suis arrivée en tant que consultante et coach. et d'ailleurs c'est un peu Ça a été un long chemin, puisque j'ai tout changé en termes de direction, déjà en termes d'accompagnement. Je passe ces deux univers totalement différents. Du coup, je suis montée à Paris, j'ai passé mon premier niveau de coach, j'ai accompagné beaucoup de personnes pour comprendre tous les rouages. Je me suis énormément formée et surtout, je me suis concentrée sur les missions qui me faisaient vibrer et qui avaient du sens. Du coup, j'ai éliminé tout le superflu. J'ai commencé du coup à refuser ce qui ne s'alignait pas avec ce que j'avais envie. Et surtout, j'ai appris à construire une activité autour de moi et pas contre moi. Et donc, et c'est là que ça a été le plus dur parce que pendant six mois... Six mois, j'ai refusé des contrats, j'ai dit non. Et au départ, les gens me prenaient pour une dingue en me disant « Mais Cassandre, t'es entrepreneur, les contrats ça pleut pas, donc quand t'en as, faut dire oui. » Mais en fait, je voulais pas dire oui à des anciennes missions ou des anciens trucs qui ne me correspondaient plus. Du coup, petit à petit, j'ai quand même fait une passation « intelligente » . J'ai pas dit du jour au lendemain « mes clients, c'est fini, je vous accompagne plus » . mais... Vous savez, dans des contrats de CM, vous avez des périodes d'engagement. Et quand on arrivait à la fin de la période d'engagement, généralement, mon client reprolongeait. Et là, très naturellement, quelques mois avant la période de fin d'engagement, je disais, là, on ne pourra pas continuer ensemble. Quand j'avais des contrats, je disais non. Et ce qui devait arriver arriva, c'est-à-dire que j'ai diminué mon chiffre d'affaires par deux. Et d'ailleurs, mon frère, je me souviens, à ce moment-là, il a dit, mais Cassandre et tout, pourquoi tu ne montes pas une agence de CM ? Et pour vous dire, à l'époque, c'était il y a du coup... 2018, 2019, 2020, donc on était fin 2020, début 2021, et c'était pas en plein boom comme ça allait là actuellement. Il me disait mais monte une agence de CM, recrute des CM, forme-les, et puis ils reprennent tes contrats, tu te prennes une petite commission et ça tourne et tout. Parce que mon frère a quand même un esprit très entrepreneurial, sachant qu'il a 4 ans de moins que moi, et j'aurais dû l'écouter parce que actuellement je pense que ça aurait été encore actuel, surtout que j'aimais vraiment mes clients et j'aimais vraiment ce que je faisais pour eux. Et je me suis dit, bah non. Et j'arrivais pas à tout faire. Je suis quelqu'un d'assez aussi structuré dans ma tête et j'arrivais pas, il n'y avait pas de nuance de gris à ce moment-là. Pour moi, c'était blanc ou noir. Et en fait, si je vous partage tout ça aujourd'hui, c'est pour vous dire que ce n'est pas parce que vous réussissez que vous êtes forcément à votre place. Ce n'est pas parce que vous gagnez bien votre vie que vous êtes aligné. Et ce n'est pas parce que tout roule sur le papier que vous ne pouvez pas changer de direction. Alors attention, tout ce que je vous dis, ça va prendre avec des pincettes. Si vous ne vous sentez pas concerné par tout ce que je vous dis, c'est hyper ok. Par contre, si aujourd'hui... ça vous parle et que vous sentez que vous avez envie de bouger entre guillemets, n'hésitez pas à perdre un peu de confort pour retrouver du sens. Croyez-moi, ça vaut chaque goutte de sueur, chaque nuit blanche et chaque peur à dépasser. Je ne vais pas vous dire que c'est facile parce que franchement, dans cette période de transition, ce n'est pas agréable. De toute façon, dans toutes les périodes de transition, ce n'est pas agréable parce qu'il y a l'inconnu, parce que... On ne sait pas vers quoi on va parce que, comme on dit, l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs. On sait ce qu'on perd, mais on ne sait pas ce qu'on gagne. Mais moi, j'étais convaincue que je ne pouvais pas continuer comme ça. C'était soit ça, soit je retournais dans le salariat. Enfin, à ce moment-là, je ne pouvais pas. Bref. Donc, si aujourd'hui, ça vous parle et qu'en ce moment, vous avez envie de bouger, etc., avant de prendre des décisions trop rapides que vous pouvez regretter, je vais vous donner un petit exercice. que je donne régulièrement à mes clientes pour les aider en fait un petit peu à prioriser et à savoir si c'est ok ou pas ok. La première étape, ça va être de lister tout ce que vous voulez faire ou du moins tout ce que vous pourrez faire. Donc là, l'idée c'est de faire un gros brain dump, un gros vidage de cerveau et noter toutes les idées, projets, envies, obligations que vous avez en tête. Ça peut être des idées de services à lancer, des projets en cours en attente, des envies un peu floues, des... je devrais ou tout ce qui tourne en boucle en fait dans votre esprit. Pas de tri, pas d'ordre, genre vous balancez tout. Ça c'est la première étape du coup de lister tout ce que vous voulez faire ou tout ce que vous pourrez faire. Une fois que vous avez votre liste face à vous, que vous avez vidé votre cerveau, c'est de passer chaque idée dans le filtre de quatre questions. Juste quatre petites questions et de prendre des notes brèves pour chacune d'entre elles. Attendez, ce que je suis en train de vous dire, passez pas la journée. Bloquez 2-3 heures de votre temps, une petite demi-journée rien que pour ça, pour vraiment vider et faire le point. La première question à vous poser par rapport à une idée que vous avez notée, c'est est-ce que ça me fait vibrer ? Et quand je dis est-ce que ça me fait vibrer, j'entends par est-ce que j'ai envie de le faire ou je sens que je dois le faire ? Vous voyez, il y a une vraie différence entre envie et devoir. Est-ce que j'ai de l'enthousiasme à l'idée de me lancer dessus, d'avancer dessus ? Donc ça, c'est pour le... La première question, est-ce que ça me fait vibrer ? La deuxième question, c'est est-ce que ça m'aide à atteindre ma vision long terme ? Donc dans cette question, j'entends est-ce que ça me rapproche de la vie pro slash perso que je veux vraiment ? Est-ce que c'est cohérent avec la personne que je veux devenir ? Donc ça, c'est vraiment pour la deuxième question sur est-ce que ça m'aide à atteindre cette vision sur du long terme ? La troisième question est... Est-ce que c'est un vrai impact concret pour moi, pour mes clients, pour mes revenus, pour ma clarté ? Est-ce que c'est juste agréable ou aussi utile et structurant ? Donc troisième question, je répète, est-ce que c'est un vrai impact concret ? Et quatrième et dernière question est, est-ce que c'est le bon moment ? Dans cette question, j'entends, ai-je l'énergie, le temps ou l'espace mental pour tout ça maintenant ? Est-ce que ce serait plus pertinent plus tard par exemple ? Donc voici les quatre questions. Je les répète, est-ce que ça me fait vibrer ? Est-ce que ça m'aide à atteindre ma vision long terme ? Est-ce que ça a un vrai impact concret ? Et est-ce que... c'est le bon moment. Et une fois que vous avez répondu à ces quatre questions par idée, envie, projet, blocage, etc., je vous invite à les classer en trois zones. Il y a la zone verte, la zone jaune et la zone rouge. La zone verte, c'est vous avez répondu au moins à trois questions, c'est-à-dire qu'il y a au moins oui à trois questions. Donc là, c'est on y va, ok ? L'idée, elle est viable, on y va. Alors, attention, zone verte, c'est différent de faire tout de suite. C'est pas parce qu'on y va qu'il faut le faire. Non, non, derrière, il faut faire une deuxième phase de priorisation. Donc, du coup, de mettre par ordre de priorité et surtout de planifier intelligemment toutes ces idées. Ça veut pas dire que parce qu'on y va qu'il faut le faire demain. Non, je la vois, la latine procrastination, c'est plus sympa de faire ça plus tôt que ça, alors que ça dessert pas forcément les objectifs actuels. La zone verte, c'est que vous avez répondu oui à au moins trois des questions. La zone jaune, c'est qu'il y a du coup moins de trois oui. Il y a des idées intéressantes, mais pas alignées ou du moins pas urgentes. Donc là, je vous invite à les garer dans le parking ID, comme j'aime bien dire. Donc ce petit parking ID, il est cool, c'est cool, mais on en attend. C'est pour l'instant intéressant, mais c'est pas forcément aligné, c'est pas forcément urgent. Et la troisième zone, c'est la zone rouge. Là, c'est la zone du coup, je pense que vous l'avez compris, à abandonner, slash à supprimer. Donc c'est tout ce qui ne vibre pas, tout ce qui n'est pas utile, tout ce qui vous plombe. Et déjà, je peux vous assurer qu'en faisant cet exercice, donc en listant tout ce qui se passe dans votre tête, en répondant à ces quatre petites questions, et après en les classant zone verte, zone jaune, zone rouge, et du coup à prioriser, ça va vous apporter beaucoup plus de clarté. Faisons l'exemple avec... J'ai envie de lancer ma newsletter. C'est par exemple une idée sur votre to-do list. Ok, première question. Est-ce que ça me fait vibrer ? Bah oui, ça me fait vibrer. J'adore l'idée. Et l'idée de créer un lien régulier avec ma communauté me motive à fond. Ok, premier oui. Deuxième question. Est-ce que ça m'aide à atteindre ma vision long terme ? Vous pouvez répondre oui. Là, pour le coup, l'exemple que j'ai choisi, on répond oui. Oui, ma vision, c'est d'avoir une communauté engagée et vendre de façon plus fluide sans dépendre d'Instagram. C'est un deuxième canal qui me permet d'être vue, d'être connue et de ne pas dépendre uniquement de réseaux sociaux. Donc, on récolte notre deuxième oui. Troisième question, est-ce que ça a un vrai impact concret ? Oui, clairement, ça peut améliorer ma visibilité, créer de la confiance et préparer mes ventes futures. Alors là, l'exemple est très tourné vente, mais vous pouvez ouvrir une newsletter pour d'autres raisons. Donc là, vous avez récolté trois oui. Quatrième question, est-ce que c'est le bon moment ? À ce moment-là, vous vous posez peut-être, pas sûr, j'ai beaucoup de choses à gérer ce mois-ci et je sens que je le ferai à moitié si je commence maintenant. Parce que comme tous les projets, si vous vous lancez, faites en sorte que vous y allez à fond. On ne fait pas les choses pour faire à moitié. L'idée, ce n'est pas de perdre de l'énergie et de s'éparpiller à faire des choses qui n'apporteront aucun résultat. Donc vous voyez, vous êtes en zone verte, mais très naturellement, ça passe en zone jaune parce que ce n'est pas prioritaire. Et la quatrième du coup... étape, une fois que vous avez tout priorisé, une fois que c'est plus clair, c'est du coup de choisir trois priorités dans votre zone verte et de vous dire, ok, dans ma zone verte, j'ai réussi à prioriser. Imaginons, vous avez dix idées qui ont été validées. Vous avez priorisé ces idées. Les trois premières, je vous invite à les prendre et du coup, à vous focus dessus sur les prochaines semaines slash les prochains mois. Et ça vous permettra vraiment d'éviter de vous éparpiller et de dire, ok, c'est trop compliqué pour moi et vraiment aussi d'être fière de vous, de tenir un cap et de savoir où vous allez. J'ai toujours moi ce mantra de dire faut avancer dans la bonne direction. Et si aujourd'hui j'en suis là et j'ai ce mantra de durer pour performer, faut avancer dans la bonne direction, attention de ne pas s'éparpiller, basez-vous sur les fondations solides, etc. C'est que j'ai roulé ma bosse, deuxième fois que je dis ça dans cet épisode. Et que je sais à quel point c'est des éléments qui sont primordiales si vous voulez vraiment durer dans le temps et avoir une entreprise pérenne. Et si jamais, après cet exercice, tout semble jaune ou flou au départ, ne paniquez pas. Choisissez vraiment... Une priorité qui vous semble simple, qui vous attire et qui vous fasse avancer. L'action, ça éclaire souvent ce que le mental ne voit pas encore. Voilà. Je suis curieuse d'avoir votre avis à ce sujet. Comme d'habitude, n'hésitez pas à me le partager en DM sur mon compte Instagram atcom.kassi. J'adore échanger avec vous et d'ailleurs merci quand vous prenez le temps de le faire parce que pour vous, c'est des petits mots, ça prend deux minutes. Mais moi, quand je reçois ce retour, je me dis OK, ça a eu de l'impact et c'est l'objectif. En fait, tout ce que je veux aujourd'hui, C'est pour vous. C'est pour vous. Même si j'adore enregistrer ces podcasts, c'est pour vous aider. Et comme d'habitude, si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à lui laisser un peu de love, une petite note, des petites étoiles. Il est temps pour moi de poser mon micro. Merci de m'avoir écoutée. Je vous dis à l'épisode prochain. C'était Cassandre sur Papoti Papoton. Bisous, bisous.