- Podcast Hostess
Bonjour, ici Léa. Bienvenue dans le podcast du programme Parcœur. Parcœur ? Oui, oui, Parcœur. C'est le nom de ce programme développé par mes étudiants et moi, Léa Thirard-Hercent, pour accompagner votre apprentissage du français. En quoi consiste cette méthode ? Parcœur inclut des leçons avec professeurs, des messages quotidiens de révision et des épisodes de podcasts riches en répétitions, anaphores et rimes. Inspiré par la méthode de l'escalier et par les recommandations des plus grands experts en sciences cognitives. Dans le programme Par cœur, la leçon est centrale. Réservez votre prochaine leçon sur www.LEACAFE.com Découvrez aujourd'hui le troisième volet d'Au Canipark, l'aventure de quatre chiens et leurs maîtres à Paris. Cet épisode 3 se passe au printemps. Nous suivrons Claire et son épagneul tibétain. La voilà qui se présente.
- Claire
Moi c'est Claire, ravie de se retrouver.
- Podcast Hostess
Nous retrouverons aussi Malik et son pitbull.
- Malik
Bonjour, bonjour.
- Podcast Hostess
Brice et son berger maremme.
- Brice
Salut la compagnie.
- Podcast Hostess
Etienne et son bouvier bernois.
- Etienne
Bien le bonjour.
- Podcast Hostess
Objectif, se familiariser au vocabulaire de la vie avec un chien.
- Claire
Allez, bonne écoute ! Je tourne la page de mon roman. Plus que deux pages et j'aurai fini le chapitre 14.
- Juliette
Claire, tu as faim ?
- Claire
Si, j'ai faim. Un peu, oui. Il est bientôt midi.
- Juliette
Je peux commander des sushis aux japonais d'en face ?
- Claire
Des sushis ?
- Juliette
Oui, ça te dit ?
- Claire
Ça me dit.
- Juliette
Saumon ou avocat ?
- Claire
J'ai une petite préférence pour avocat.
- Juliette
Avocat, c'est noté. Et j'ajoute un mochi pour le dessert.
- Claire
« Soyons fous ! »
- Juliette
« Ok, j'ai passé commande. Ça indique prêt dans un quart d'heure. »
- Claire
« Dans un quart d'heure, d'accord. Je finis mon chapitre et je descends. » Stéthoscope remue. Est-ce qu'il est en train de rêver ? Il est tellement mignon, avec ses oreilles toutes douces et sa queue en panache. Je le ramènerai bien avec moi à l'île sur la Sorgue. Il continue de dormir et je continue de lire. J'atteins bientôt la dernière ligne du chapitre 14. Quand je referme mon bouquin, un rayon de soleil fait briller la couverture et son titre. « The City Below » par Corey Shrum. Je me lève du canapé. Stéthoscope saute sur le tapis et s'étire. Il a beau être le chien de ma sœur, il ne me quitte pas d'une semelle. J'attrape une veste légère et je jette un œil à mon reflet dans le miroir. Ça va, je suis sortable. Si je ne me maquille pas tant que ça, en revanche, je ne sors jamais sans parfum. Je pique le sien à ma sœur et je m'en vaporise sur les poignets. Qu'est-ce qu'il sent bon ! Rouge baccarat, c'est fou ! Avant de sortir, je passe la tête à travers la porte de la chambre. Juliette, je descends ! J'en profite pour sortir Toto. Tu veux quelque chose en plus des sushis ?
- Juliette
Les sushis, c'est pour toi, sœurette. Moi, je me contenterai du reste de bouillon de poulet.
- Claire
Oh ! Tu es sûre que tu ne vas pas manger quelque chose de plus ?
- Juliette
Ça ira.
- Claire
Bon, j'y vais. À tout à l'heure.
- Juliette
À tout à l'heure, ma belle. Bisous.
- Claire
Bisous ! Ma sœur a la maladie de Crohn. Parce que ça lui avait été diagnostiqué il y a déjà bien dix ans, on croyait que ça s'était stabilisé. Malheureusement, en septembre dernier, elle a fait une rechute. Je me souviens encore de ce matin-là où elle m'a appelée à l'aide. Je l'ai sentie au téléphone. Ça n'allait pas du tout. Là-bas, seule dans son appartement à Paris, elle trouvait à peine la force de marcher de son lit au réfrigérateur. Alors comment allait-elle sortir son chien ? Aussitôt, je me suis organisée et je suis montée à Paris. Je fais ça une semaine par mois, pendant laquelle je séjournais chez elle pour lui donner un coup de main avec le ménage, les courses, et bien sûr, son chien. Parce que j'exerce comme infirmière libérale, je suis maître de mon emploi du temps. C'est un avantage de ce métier. Et puis, j'ai pris goût à Paris. J'ai visité la ville et les musées. En sortant auto, j'ai découvert le quotidien de ma sœur dans son quartier, le Marais. J'ai fait connaissance de ses voisins. Et puis, j'ai rencontré quelqu'un. Ouh, tu t'impatientes, toi ! Allez, on y va ! Je mets son harnais à notre joli chien et j'enfile mes chaussures. J'ouvre la porte, après quoi Toto se faufile prestement dans le couloir. Nous prenons l'ascenseur et sortons au rez-de-chaussée. Quand j'ouvre le portail, Toto remue le museau imperceptiblement, son poil roux caressé par la brise printanière. Ah, le mois d'avril ! Les pigeons roucoulent. La glycine déborde devant la maison européenne de la photographie. Devant moi, Toto l'épagnole tibétain marche à petits pas fiers sur la rue de Fourcy. On longe bientôt une maroquinerie. Je tourne la tête, pas pour regarder les sacs, mais pour vérifier ma silhouette dans le reflet de la vitrine. D'habitude, dans le Vaucluse, Je me fiche de mon look. Mais ici à Paris, qu'est-ce que je peux être coquette ? Même Juliette me taquine à ce sujet. Qu'est-ce qui t'arrive ? Qu'elle me dit. À quoi je lui réponds ? C'est qu'à force de te rendre visite, je deviens parisienne.
- Juliette
Ce que je ne lui dis pas,
- Claire
c'est que j'ai rencontré quelqu'un. Il s'appelle Brice. On ne sort pas ensemble, mais il me plaît beaucoup. On se croise souvent avec nos chiens. Voilà pourquoi je me fais jolie avant de sortir. Parce que dans le marais, je peux le croiser à tout moment. Est-ce que je vais voir Brice aujourd'hui ? Ah, si seulement ! Je sens un petit vent frais. Je resserre le col de ma veste autour de mon cou. Je traverse la rue des Francs-Bourgeois.
- Juliette
Stéthoscope trottine gaiement, pas perturbée du tout par l'animation dans la rue.
- Claire
J'aperçois quelqu'un qui arrive en sens inverse sur notre trottoir. C'est une grande ado à trottinette. Elle va hyper vite. C'est une trottinette à nitrogène ou quoi ? Les jeunes sont fous. Je me penche pour prendre Toto dans les bras et je me colle contre le mur pour laisser passer la trottraïdeuse. Mais à ma surprise, la fille ne poursuit pas sa route. Au contraire, elle ralentit, fait mine de poser un pied à terre et s'arrête tout net devant nous. Bien installée dans mes bras, Toto dresse une oreille.
- La dogsitteuse
Bonjour.
- Claire
Bonjour.
- La dogsitteuse
Excusez-moi de vous déranger. Je me demandais... Est-ce que vous cherchez un dog-sitter ?
- Claire
Un dog-sitter ?
- La dogsitteuse
C'est ça, madame. Je suis lycéenne. Je propose mes services de garde de chiens dans le 3e et 4e arrondissement. Je fais les Ausha aussi.
- Claire
En fait, c'est marrant que tu proposes ça, parce qu'en effet, je connais quelqu'un que ça pourrait intéresser. Est-ce que tu as de l'expérience avec les animaux ?
- La dogsitteuse
Non, mais je fais du babysitting.
- Claire
C'est pas pareil !
- La dogsitteuse
Les deux vont avec de grandes responsabilités.
- Claire
C'est vrai.
- La dogsitteuse
Est-ce que je peux vous laisser mon numéro ?
- Claire
Écoute, pourquoi pas ?
- La dogsitteuse
C'est le 06 86 17 87 72.
- Claire
C'est noté. Ça pourrait intéresser quelqu'un que je connais en effet.
- La dogsitteuse
D'accord.
- Claire
Et sur un autre sujet, s'il te plaît, fais attention en trottinette. Ici, il y a des petites mamies, des chiens et des enfants. Il ne faut pas rouler à cette vitesse sur le trottoir.
- La dogsitteuse
D'accord, madame.
- Claire
Bonne matinée. La fille descend du trottoir et sans même jeter un œil derrière elle, elle redémarre... comme une fusée. Je remets Toto à terre et nous reprenons la balade. Nous arrivons bientôt sur la place des Vosges. Et alors, qui est-ce que j'aperçois, du coin de l'œil, sous une arche de la place des Vosges ? Brice. Apparemment, il m'a vu aussi, puisque je l'entends qui appelle mon prénom.
- Brice
Salut Claire.
- Claire
Je fais semblant de ne pas l'avoir vu.
- Brice
Claire, bonjour.
- Claire
Je continue de marcher, comme si de rien n'était. Ma mère m'a toujours parlé de... L'art de se faire désirer.
- Brice
Claire ?
- Claire
J'adore sa voix. Rien que de l'entendre, je me sens bien. Il arrive à ma hauteur. Maintenant, je ne peux plus l'ignorer. Je vais feindre la surprise.
- Brice
Salut Claire, ça va ?
- Claire
Oh Brice, je ne t'avais pas vue.
- Brice
Comment ça va ?
- Claire
Ça va, ça va. Comme tu vois, je me promène.
- Brice
Je voulais te dire...
- Claire
Oui ?
- Brice
Merci pour le dîner, vendredi soir.
- Claire
Merci à toi.
- Brice
Et...
- Claire
Il fait beau, hein ?
- Brice
Finalement. Cet hiver, avec toute cette grisaille, on se serait cru en Bretagne.
- Claire
Les Parisiens méritent plus de soleil. Nous échangeons quelques secondes de silence. Je suis du regard la ligne de ses cheveux épais, l'ombre de l'arquette sourcilière, son sourire qui semble prêt à quelque chose. Quand ses yeux masculins et tendres s'arrêtent sur les miens, le temps semble se suspendre. Oui, Brice ?
- Brice
Qu'est-ce que je voulais dire ?
- Claire
Hum ?
- Brice
Voilà, j'ai deux billets pour le... Au théâtre du Rond-point, vendredi soir.
- Claire
Ah oui ?
- Brice
Je voudrais être invité.
- Claire
Mon cœur bat la chamade. Je ne veux pas dire oui tout de suite, pour ne pas qu'il croit que je suis à ses pieds. Vendredi soir ? Au théâtre du Rompoint ? Attends, je suis peut-être déjà prise. Je sors mon téléphone et je fais mine de regarder mon agenda. Hum hum, samedi c'est soirée ciné avec ma sœur. Dimanche, j'ai mon train de retour pour le Vaucluse. Et vendredi, c'est bon, je suis libre.
- Brice
Génial.
- Claire
« On y va ensemble ? »
- Brice
« Carrément. Je peux t'attendre à l'entrée du métro Saint-Paul, ça te dit ? »
- Claire
« Très bien. »
- Brice
« À vendredi soir alors. »
- Claire
« À vendredi. »
- Brice
« Salut. »
- Claire
« Salut. » Je remue une main en signe de coucou. Il approche sa main ouverte de la mienne et nos paumes se caressent un instant. Nos yeux se disent au revoir. Il tourne les talons et s'en va de son pas tranquille dans la direction opposée. « Waouh ! » Brice m'a invité une seconde fois. J'ai envie de lancer mes bras en l'air dans le V de la victoire. J'ai envie de rire. J'ai envie de faire une pirouette sur la rue de Turène.
- La dogsitteuse
Mais au lieu de tout ça, je reste simplement là, à sourire toute seule.
- Claire
J'ai hâte d'être vendredi. Oh, j'allais oublier, stéthoscope. Zut, il est en train de pisser sur une voiture. La honte ! Non, Toto, arrête ! Non ! Trop tard. Il me regarde avec cette air de « Voilà ce qui arrive quand on ne me prête pas attention ! » Oh là là ! Quand je rentre dans l'immeuble de ma sœur, un voisin me tient gentiment la porte. C'est Étienne qui revient de balade avec son jeune bouvier bernois. Il me salue tout en me décochant ce qui ressemble à un sourire complice. Qu'est-ce qui me vaut ce sourire particulier ? Qui plus est de la part d'un simple voisin ? Bref, je me retourne vers lui, mais il est déjà rentré dans l'ascenseur. Toto et moi montons les escaliers. Quand on rentre à l'appartement, il va droit dans la chambre de ma sœur. Étrange. Pourtant, il sait qu'il n'a pas le droit d'aller dans les chambres. « Toto ! » Toto sort en trompe de la chambre et il retourne aussitôt en dérapant sur le tapis. C'est comme s'il était pris de panique. « Toto ? Qu'est-ce qui t'arrive ? » Je retiens mes chaussures. Toto revient en jappant à mes pieds. « Juliette, on est rentré ! » Notre chat retourne dans la pièce qui d'habitude lui est interdite. On ne va pas dans les chambres. Combien de fois je dois le répéter ? Toto, je compte jusqu'à trois. Comptez jusqu'à trois, quelque chose qui ne fait pas partie du langage des chiens, mais je le fais quand même. Un, j'enlève mon manteau. Toto, deux, je me dirige vers la chambre. Trois, j'arrive. J'entre-ouvre la porte de la chambre. Et là, stupeur. Je vois ma sœur, par terre, inanimée. Stéthoscope s'approche et tourne autour du corps allongé en coulant. Il pose les deux pattes sur la poitrine de sa maîtresse. « Juliette ? Juliette ? » Je m'agenouille et je prends sa tête entre mes mains. « Juliette ? Tu m'entends ? » Après le choc, ma formation au premier secours de la Croix-Rouge me revient vite. Je glisse deux doigts sous le menton de ma sœur et je redresse sa tête en arrière. J'approche ma joue de sa bouche entreouverte. Est-ce qu'elle respire ? Elle respire ! Toto ! Ah, si seulement ! Et alors, comme par magie, Toto semble lire dans mes pensées. Comme une fusée, il file hors de la chambre. Par chance, j'avais laissé la porte ouverte. J'entends ces petits grognements qui résonnent dans la cage d'escalier. Pendant ce temps-là, je roule ma sœur sur le côté. Elle a beau avoir l'air inconsciente, je frotte son dos instinctivement pour la réconforter.
- Etienne
Madame Marchand ?
- Claire
Oui ? Il y a quelqu'un à la porte ? À l'aide ! J'entends l'homme qui dit.
- Etienne
Assis, Oslo. Gentil. Pas bougé.
- Claire
Dans l'encadrement de la porte apparaît un visage familier. C'est le voisin.
- Etienne
J'ai vu votre chien dans la cage de l'immeuble. Quand je l'ai vu fou comme ça, j'essuie tout de suite qu'il y avait un problème. Ça va ? Elle est tombée ?
- Claire
Je l'ai trouvée comme ça.
- Etienne
Vous avez appelé une ambulance ?
- Claire
Pas eu le temps. Aidez-moi à la remettre sur son lit.
- Etienne
Ok, je me mets derrière et je la soulève sous les épaules. Vous, vous prenez les pieds.
- Claire
Allons-y, à la une, à la deux,
- Etienne
à la trois.
- Claire
Derrière nous, Stéthoscope n'en peut plus. Il gémit et tourne sur lui-même. Sur le lit, ma soeur remue la tête. Elle revient à la conscience. Juliette, ça va ?
- Juliette
Aïe, ma tête.
- Claire
Tu as mal ?
- Juliette
Un peu, ça va aller. Le téléphone sonnait, j'étais en train de me lever pour aller répondre, et puis c'était le trou noir. C'est qui ce type ?
- Etienne
C'est moi, Étienne, votre voisin. Vous ne me reconnaissez pas ?
- Juliette
Étienne ? C'est qui ça ?
- Claire
Je suis inquiète de voir ma sœur qui ne reconnaît pas son voisin. J'espère qu'elle n'a pas fait un AVC. Merci d'être venue, Étienne. Je vais rester avec ma sœur.
- Etienne
Entendu. J'habite juste au-dessus, si besoin. N'hésitez pas.
- Claire
Je n'hésiterai pas. Merci encore. Quelques jours passent pendant lesquels Juliette se remet sur pied. Une visite chez le médecin et un scanner ne montrent rien d'alarmant. C'est un grand soulagement. Il semble qu'elle ait juste fait un malaise et que ce trou de mémoire ait été passager. Plus de peur que de mal. Le jeudi soir, je reçois un texto de Brice.
- Brice
Toujours partante pour la sortie de demain ?
- Claire
Si je suis partante, cette fois, je ne le fais pas mijoter. et je réponds aussitôt « Partante ! » Avec le malaise de ma sœur, j'avais presque oublié l'invitation de Brice au théâtre. Comment est-ce que je vais m'habiller ? Je passe la soirée à faire des essayages devant le miroir. Avec ma sœur pour donner son avis, bien sûr. Et puis, le fameux jour arrive. Comme d'habitude, je sors stéthoscope et je cuisine pour Juliette qui a retrouvé un bon appétit. Je fais une lessive pour elle. En fin d'après-midi, je me pose et je lis mon roman de science-fiction. Une vingtaine de pages plus tard, ça y est. Fini, The City Below. Ça me donne une petite satisfaction, comme toujours quand je finis un livre. Je regarde mon téléphone. Il est 18h. C'est l'heure d'y aller. Exceptionnellement ce soir, je me maquille. Je vaporise du parfum sur mes poignets. Pas celui de Juliette, mais le mien. L'heure bleue de Guerlain, que je portais déjà quand j'étais ado. Juliette vient me faire un bisou à la porte. On se regarde dans le miroir toutes les deux et alors on voit vraiment qu'on est deux sœurs.
- Juliette
On fait un selfie ?
- Claire
On prend la pause devant la caméra retournée.
- Juliette
Oui, Stiti ! Oui, Stiti ! Bonne soirée, ma belle. Tu rentres vers quelle heure ? Si tu rentres...
- Claire
Pas trop tard, t'inquiète.
- Juliette
Profite ?
- Claire
Promis ! Bisous !
- Juliette
Bisous !
- Claire
Je me rends à la station de métro. J'ai un peu froid dans ma robe de printemps. J'attends. Sur ma gauche, j'entends alors...
- Brice
Bonsoir, madame.
- Claire
Brice ! Quel beau mec ! J'espère que je n'ai pas trop l'air gaga en le regardant. On y va en métro ?
- Brice
J'ai mieux.
- Claire
Il tend le bras et désigne une belle moto garella. Elle est noire avec des détails mauves, comme ma robe. Elle est à toi ? La classe !
- Brice
J'ai hésité à l'emmener, parce qu'après tout, c'est à cause d'un motard imprudent qu'on s'est rencontrés.
- Claire
À cause de... disons plutôt... grâce à...
- Brice
On peut dire ça comme ça. Tiens, j'ai acheté ce casque aujourd'hui. Il est tout neuf. J'espère qu'il tira.
- Claire
Il s'installe sur sa selle de cuir et je m'installe derrière lui. Je glisse sur ma tête le casque qui me va parfaitement.
- Brice
En route donc pour le huitième arrondissement. Au théâtre du rond-point. Ah, Ausha !
- Claire
L'été s'annonce plein d'aventures.
- Podcast Hostess
Et voilà, Ocanie Park, chapitre 3, fini ! Merci pour avoir écouté jusqu'au bout. Continue tes leçons de français et rendez-vous au numéro 4 qui se passera en été ! Bonne journée ! Le podcast par cœur est rendu possible par mes étudiants que je remercie aujourd'hui. Tyler de Los Angeles, Chris de Chicago, Cal de San Francisco et bien sûr Brad de Provence. Ça continue !