Speaker #0Bonjour et bienvenue sur le podcast de Parentalité intégrative. Je suis Nathalie Grillet, thérapeute familiale et systémique, et dans ce podcast, je vous parle du développement psychologique et émotionnel de votre enfant. Nous explorons ses besoins fondamentaux, ce qui se passe quand ils ne sont pas rencontrés et comment la qualité de votre lien influence son développemen. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Parentalité intégrative. Aujourd'hui, nous abordons le troisième volet de la série sur la honte chronique. Dans les deux premiers épisodes, nous avons exploré ce qu'est la honte et la manière dont elle s'installe durablement chez l'enfant jusqu'à devenir une ombre permanente qui influence sa relation à lui-même et aux autres. Aujourd'hui, je souhaite aborder une question que beaucoup de parents se posent. Que faire quand la honte submerge votre enfant ? Quand il se referme, ment, s'effondre ou au contraire réagit avec agressivité ? Comment l'accompagner dans l'instant pour l'aider à revenir à une bonne sensation en lui et retrouver ce lien à l'autre dans lequel il peut se sentir exister tel qu'il est, aimer tel qu'il est ? Cette question est centrale car la façon dont on aide un enfant à traverser ces moments difficiles pose les bases de sa résilience future. Chaque interaction réussie Chaque crise surmontée ensemble contribue à bâtir, pas après pas, une protection à l'intérieur de lui-même, celle-là même qui lui permettra de se sentir digne, aimé, aimable. Même quand il devra faire face à des échecs, il pourra cultiver une estime de lui-même sur laquelle il peut bien se développer. Pour cet épisode, je vous propose quatre leviers très concrets que vous pouvez commencer à utiliser dès aujourd'hui quand la sensation de honte l'envahit, le paralyse. ou lui fait adopter des comportements défensifs pour ne pas se sentir aussi mal. Le premier de ces quatre leviers, c'est de commencer par vous recentrer vous-même. Quand un enfant ment ou qu'il est submergé par une crise, notre réaction joue un rôle clé. Prenons cette situation. Votre enfant vous dit un mensonge. Un de ces mensonges... Tellement évident comme seuls les enfants savent en inventer. Ou bien il refuse catégoriquement de se rendre à son activité, alors que vous êtes déjà en retard. Et il se met à pleurer, à crier, à se débattre. Ou encore il a prononcé des paroles dures envers son frère ou sa sœur. Et quand vous l'interpellez, il se fige, baisse les yeux, se tend dans son corps comme s'il souhaitait disparaître. À ce moment-là, en tant que parent, vous pouvez ressentir une réaction. Cela arrive tout seul, c'est immédiat. Cela peut être de l'agacement ou de la colère, ou au contraire une forme de lassitude. Certains parents vont choisir d'ignorer, et d'autres vont réagir vivement. Mais peu prennent vraiment le temps de s'interroger. Qu'est-ce qui se passe en moi à cet instant précis ? Pourtant, votre état émotionnel a un impact direct sur votre enfant. Si vous répondez sous le coup de l'émotion, en criant, en le punissant, En vous laissant submerger par votre propre frustration, votre enfant va percevoir immédiatement que le lien se tend. C'est une sensation qui lui indique un danger. Le lien avec la personne tant aimée dont il dépend est menacé. Il entend votre voix qui se durcit, il voit votre visage qui se ferme et il en tire une conclusion. Mon parent est fâché contre moi. Alors, comme nous l'avons vu, il ne peut pas encore réfléchir suffisamment à si jeune. puisque les zones de son cerveau ne sont pas encore matures pour qu'il puisse interpréter votre comportement. Il va alors porter la faute sur lui-même. Il va être traversé par cette mauvaise sensation. C'est parce que je ne suis pas à la hauteur. Il est envahi par la sensation d'insécurité et cela renforce le sentiment de honte. Pourquoi est-il si important de vous recentrer ? Parce que la honte chez l'enfant est souvent liée à une peur inconsciente d'être rejetée. ou juger négativement. Quand vous réagissez avec des émotions non maîtrisées, vous lui confirmez le rejet, sans le vouloir bien entendu. Pourquoi vous vous fâcheriez s'il n'était pas défaillant ? L'enfant ressent alors une mauvaise sensation, sans même pouvoir se l'expliquer. Il est submergé par la honte. A l'inverse, un parent qui parvient à se recentrer envoie un message qui est rassurant. Même dans la difficulté, je suis là, je reste stable et présent. Tu peux compter sur moi. Et c'est ce « tu peux compter sur moi » qui dit à l'enfant quelque chose qui pourrait ressembler à « je suis là pour toi, parce que tu es mon enfant, je t'aime, tu comptes énormément pour moi » . Sur cette base, pas besoin de se sentir petit et pas à la hauteur, l'enfant trouve sa valeur dans votre regard, dans l'attention bienveillante que vous lui donnez. Et c'est un cercle vertueux. En prenant ce temps pour vous apaiser, vous brisez la spirale de la honte. Votre enfant sent que vous n'êtes pas en colère ou déçu par ses actes, par son comportement ou son inaptitude à faire son devoir dans l'instant. Et cela lui permet donc à son tour de retrouver de l'apaisement en lui. Il comprend que vous n'êtes pas contre lui mais avec lui pour l'aider à traverser ce moment. Peu à peu, il apprendra à exprimer ses émotions ou ses besoins de manière plus directe, sans avoir recours aux mensonges ou à la crise, car il saura au fond de lui comme une évidence qu'il sera entendu. Alors, avant de chercher à résoudre le problème, il y a une première étape. S'arrêter un instant, juste un instant, respirer et se dire « là je suis en colère » . Mais je ne veux pas que cela s'aggrave. Observez ce qui se passe en vous sans précipitation. Pour certains, cela demande un travail personnel important, mais cela va changer pour l'évolution de votre enfant. L'enfant perçoit que vous êtes là, que vous n'allez pas vous emporter, et cela lui offre un espace pour se calmer à son tour. Cela lui montre qu'il peut compter sur vous, même dans les moments difficiles. Alors, avant de pouvoir chercher à comprendre pourquoi il a menti ou pourquoi il a craqué, Il y a cette étape essentielle, se recentrer, car pour accompagner au mieux votre enfant, cette posture intérieure de stabilité, elle est la base indispensable dont il a besoin. Dans le deuxième levier, il s'agit de reconnaître l'état de votre enfant. Une fois que vous avez retrouvé un peu de calme, quelque chose devient possible. Vous pouvez regarder votre enfant différemment, non plus à travers son comportement, mais à travers ce qui l'a poussé à agir de la sorte. Plutôt que de vous concentrer sur ce qu'il a fait, vous pourriez essayer de comprendre pourquoi il a fait cela. Est-ce qu'il a menti par peur des conséquences ? Est-ce qu'il a refusé d'aller à son atelier parce qu'il était fatigué, stressé, ou qu'il ne se sentait pas à la hauteur ? Est-ce qu'il a dit des mots durs parce qu'il était frustré, jaloux ? ou qu'il ne savait pas comment exprimer autre chose. Pour cela, observez-le avec curiosité et bienveillance. Posez-lui des questions ouvertes, sans jugement. Qu'est-ce qui t'a poussé à faire ça ? Est-ce que quelque chose t'a dérangé ? Est-ce que tu avais peur de quelque chose ? L'idée n'est pas d'excuser son comportement, mais de comprendre ce qui se cache derrière ce comportement. Cela lui montre que vous êtes là pour l'écouter, et pas seulement pour le juger. Si votre réaction est apaisée, Si vous êtes capable d'écouter et de creuser avec lui, votre enfant pourra apprendre à comprendre ce qu'il ressent. Il pourra aussi, avec le temps, mieux gérer ses émotions et exprimer ses besoins, s'il en a l'âge. En revanche, si vous réagissez avec colère ou sans chercher à comprendre, il risque de se sentir honteux. La honte naît souvent de cette rupture de lien sans qu'il n'y ait rapidement réparation dans la relation. Dans cet état, il n'entend pas ce que vous lui dites. Les explications glissent sur lui, les reproches le blessent sans l'aider à comprendre. Il renforce simplement une sensation qu'il connaît peut-être déjà trop bien, celle d'être un mauvais, mauvais enfant. Ce qui aide à ce moment-là, ce n'est donc pas de le corriger immédiatement, ce n'est pas lui donner une leçon de morale. Ce qui aide, c'est plutôt la reconnaissance de ce qu'il vit, tout en séparant clairement, comme nous l'avons vu dans les épisodes précédents, son comportement, de qui il est. Vous pouvez tout à fait affirmer qu'un comportement n'est pas acceptable. Vous pouvez poser une limite, mais tout dépend de votre état intérieur. Êtes-vous capable de rester serein pour lui expliquer ou est-ce une injonction prononcée sur un ton de colère et de menace ? Reconnaître, cela veut dire voir ce qui se passe chez votre enfant et le lui dire simplement, sans exagérer, sans dramatiser, mais aussi sans minimiser. Vous lui donnez ainsi le sentiment d'être vu dans ce qu'il traverse Et ce simple fait change déjà son expérience. Je sais que certains parents ont une inquiétude. Si je commence par accueillir ce qu'il ressent, est-ce que je n'excuse pas ce qu'il a fait ? Est-ce que je ne lui donne pas raison ? Et la réponse est claire. Reconnaître l'état intérieur de votre enfant ne signifie pas cautionner son comportement. Cela pose simplement la base qui rendra possible ensuite un vrai travail sur ce comportement. Un enfant submergé par ses émotions ne peut rien faire de ce que vous lui dites. Un enfant qui se sent compris, lui, peut commencer à réfléchir avec vous. C'est ce qu'on appelle la co-régulation. Votre calme devient pour un temps le sien. Votre enfant, qui est trop submergé pour se réguler tout seul, s'appuie sur votre stabilité le temps de retrouver la sienne. Cela passe par votre voix, votre regard, votre respiration et la qualité de votre présence. C'est un échange à un niveau profond entre deux êtres, un qui est encore tellement vulnérable et un autre qui lui montre le chemin qui est acceptable. Des phrases simples pourraient exprimer cette reconnaissance. « Je vois que tu te sens très mal. Là, c'est trop pour toi. Tu as l'airsubmergé. On va d'abord se poser et puis on regardera ensemble ce qui s'est passé. » Remarquez cette dernière phrase, elle fait deux choses à la fois. Elle accueille l'émotion de l'enfant et elle annonce qu'un échange aura lieu. Elle tient les deux bouts. Votre enfant reçoit le message qu'il peut se poser tout en sachant qu'il ne sera pas laissé seul avec ce qui s'est produit. C'est une proposition qui est rassurante pour lui. Une fois que votre enfant se sent un peu compris, il devient possible d'aborder ensemble ce qui s'est passé et de chercher des solutions pour éviter que cela ne se reproduise. Le troisième point est essentiel car il éclaire un mécanisme qui est souvent inconscient. Les réactions de votre enfant et les vôtres s'alimentent mutuellement. Sans que vous en ayez toujours conscience, quand un enfant est submergé par la honte, il vit une émotion qui est insupportable, trop intense pour lui. Alors il cherche à se protéger, et les moyens qu'il utilise pour cela prennent souvent la forme de comportements qui pour un adulte peuvent sembler très agaçants, provoquants et même incompréhensibles. Il ment car avouer la vérité serait trop douloureux pour lui. Il évite votre regard, car il craint d'y lire le jugement qu'il redoute. Il accuse les autres car assumer seule la responsabilité serait trop accablant pour lui. Il va s'opposer car résister est parfois moins pénible que de s'effondrer. Il se ferme car c'est la seule manière qu'il trouve pour essayer de soulager la détresse qu'il ressent en lui. De son côté, le parent voit un enfant qui ment, qui fuit, qui accuse, qui boude ou qui refuse de parler. Face à cela, sa réaction a tendance à devenir plus ferme, c'est instinctif. Il hausse le ton, il insiste pour obtenir une réponse, une vérité, une reconnaissance. Dans les moments de grande fatigue, il peut même glisser vers des réactions plus vives, une remarque qui va être blessante, une comparaison avec un frère, une étiquette qui est collée trop vite, un mot prononcé devant les autres membres de la famille qui l'humilie. Le parent peut le menacer de lui retirer son affection, son amour. Le parent peut menacer l'enfant de rupture de lien. Cette menace est terrible pour un enfant. Il entend « tu es tellement mauvais que je ne veux plus de toi » . Je tiens à préciser quelque chose d'important. Ces réactions ne viennent presque jamais d'une volonté de blesser, ni de la part de l'enfant, ni de la part de l'adulte. Elles naissent de la panique, de l'épuisement, ou parfois d'un sentiment d'impuissance qui devient tellement insupportable que vos réactions deviennent automatiques. Aucun parent n'est parfait, nous avons tous connu ces moments. et les reconnaître fait partie du chemin. Mais voici ce qui se passe pour votre enfant dans ces cas-là. Plus votre attitude devient ferme, plus sa honte grandit. Plus sa honte grandit, plus il a besoin de se protéger. Plus il se protège, plus son comportement semble vous défier. Et plus son comportement semble vous défier, plus votre réaction devient instinctive, car vous n'êtes pas dans l'apaisement. Vous êtes vous aussi dans une posture de défensive. Et c'est un cercle vicieux. Et dans ce cercle, l'enfant et le parent se sentent tous deux très seuls. L'enfant se sent incompris et comme si on lui reprochait d'exister. Le parent, lui, se sent débordé, impuissant. Parfois, il se sent même humilié à son tour. La bonne nouvelle, c'est que ce cercle peut être brisé. Mais seul le parent peut faire cela, car l'enfant, lui, n'a pas encore développé les compétences nécessaires pour gérer ses émotions et pouvoir prendre du recul. Reconnaître ce cercle vicieux, C'est déjà commencé à en sortir. Vous pouvez vous le dire à vous-même, dans votre tête. Là, il est dans la honte, il se protège. Et moi, je réagis sans réfléchir. Cette simple prise de conscience peut engendrer le changement. Elle vous replace en position d'adulte capable de réfléchir pour aider son enfant à grandir, plutôt que dans cette position de l'adulte réactif. Et parfois, vous pouvez aussi en parler à votre enfant avec des mots adaptés à son âge. « Je crois qu'on est tous deux un peu coincés là. Je sens que plus je réagis, plus tu te refermes. On va essayer autrement. » Ces phrases font deux choses à la fois. Elles brisent le cercle et elles offrent à votre enfant l'expérience d'un adulte qui réfléchit à ce qui se passe dans la relation. Cela lui montre que c'est possible de rester en lien dans une difficulté. Pas besoin de se sentir mal dans son être, mais bien entendu, on ne cautionne jamais un mauvais comportement. comment réparer le lien après une dispute avec son enfant. Je souhaite clore cet épisode en évoquant le levier qui à mes yeux recèle un grand pouvoir de transformation. C'est aussi celui qui exige beaucoup de courage de la part du parent car il implique de reconnaître ses propres limites et surtout d'accepter de se montrer dans sa vulnérabilité. Il y aura toujours des moments où le cercle vicieux va se réactiver malgré tout. Des moments où vous aurez parlé trop fort et trop vite, peut-être... trop durement, des moments où votre enfant se sera replié sur lui-même pendant un temps, des moments où chacun d'entre vous se sera retrouvé seul dans sa chambre avec cette sensation d'inconfort, ce résidu de colère, de tristesse et voire de honte justement. Alors beaucoup de parents pensent qu'en de telles circonstances tout est perdu, qu'il ne reste qu'à tenter de faire mieux la prochaine fois et ils attendent que cela passe. Aujourd'hui, je vous propose une autre voie, celle de la réparation, du retour vers la relation apaisée. La réparation telle que je l'envisage ici n'efface pas ce qui s'est produit. Tout reste là, et c'est très bien ainsi, l'objectif est ailleurs. La réparation va plutôt transformer le vécu de l'enfant. Elle lui enseigne quelque chose d'essentiel, quelque chose qu'il va intégrer dans son modèle relationnel. Un moment de déconnexion ne brise pas définitivement le lien. Un conflit peut être résolu ensemble quand on prend le temps d'en reparler calmement. Une tension passagère ne remet pas en cause l'amour et la place de l'enfant dans la famille. Les désaccords et les colères, les ruptures, tout cela peut être discuté, écouté et apaisé en se retrouvant. C'est une des expériences qui est structurante pour l'enfant. Et c'est précisément cette expérience qui, à long terme, va le protéger de l'installation durable de la honte. Un enfant qui comprend que le lien se rétablit après une rupture peut déposer le fardeau de ce qui s'est passé. Il peut aller vers l'intégration de son expérience. Concrètement, la réparation suit quelques étapes qui sont assez simples. Revenir vers l'enfant quand vous vous sentez prêt et quand il semble lui-même être ouvert à votre démarche, cela peut être quelques minutes après, une heure plus tard ou le soir, au moment du coucher. Selon son âge, Cela doit arriver assez rapidement quand il est tout petit ou peut prendre un peu plus de temps au fil des années. Reconnaître ce qui s'est passé, simplement, en restant à votre place de parent, sans exagérer ni chercher à être rassuré par lui. Il suffit de nommer les faits. Tout à l'heure, je t'ai parlé un peu trop durement. Je vois que cela t'a fait du mal. Assumer votre part de responsabilité, c'est un point vraiment important. Pouvoir reconnaître sa propre part. c'est prendre ce qui vous revient, rien de plus. J'étais fatiguée et j'ai réagi plus fort que je ne l'aurais souhaité. J'ai dit des choses qui dépassaient ce que j'aurais dû te dire. Et revenir à la relation. Faites comprendre que vous êtes là, disponible, et que le lien avec lui vous importe. Je suis là, nous pouvons en reparler, mais autrement. On peut en discuter quand tu voudras. Et puis, vous pouvez l'aider, si c'est possible, à mettre des mots sur son vécu. avec délicatesse, comme en tend une main en lui laissant l'initiative. Est-ce que tu as envie de me dire comment tu l'as vécu, toi ? Je suis là pour t'écouter. Et je tiens à insister sur un point. Une réparation imparfaite reste efficace. Une réparation brève reste aussi efficace. Les mots justes peuvent venir progressivement, parfois après plusieurs essais. Ce qui compte, c'est ce mouvement vers votre enfant, celui de l'adulte qui revient, qui reconnaît, qui rouvre la porte. C'est cela, quand cela se répète au fil du temps, qui donne à l'enfant la conviction qu'il est aimé, même dans les moments difficiles. Il comprend qu'il peut toujours compter sur son parent. Il intériorise cette présence rassurante et apprendra pour sa vie future à traverser les conflits avec confiance. Nous avons exploré ensemble quatre des leviers qui peuvent vous aider à accompagner votre enfant afin justement de l'aider à traverser les crises en contribuant à se sentir pouvoir exister comme digne de votre attachement, même dans les situations de crise. Cela l'aide à ne pas cultiver en lui cette sensation de honte chronique qui nuirait à son bon développement. Il y en a d'autres, bien entendu, et nous en reparlerons certainement. En premier, prendre soin de vous. Un parent qui sait se recentrer, rester serein, offre à son enfant une première expérience d'apaisement. Il peut alors plus facilement sortir de son état d'activation lui-même et ainsi être plus ouvert à la résolution du conflit. Ensuite, accueillir ce que vit votre enfant. car rien ne peut avancer tant qu'il ne se sentira pas compris. Puis, identifier le cercle vicieux, cette honte qui déclenche un mécanisme de protection. Nous avions vu ces mécanismes dans l'épisode précédent. Et enfin, revenir dans le lien après une crise. C'est un geste simple mais essentiel, qui avec le temps, dit à votre enfant une certitude. Même après les disputes, on se retrouve. Je voudrais aussi vous rappeler qu'une honte qui reste passagère ne blesse pas si profondément un enfant. Elle le fait même souvent progresser, nous l'avons discuté dans le premier épisode de cette série. Ce qui peut le blesser, c'est la honte qui persiste parce qu'alors il reste seul avec elle, sans alternative, se persuadant qu'il n'est pas l'enfant que ses parents aimeraient avoir. Si ce podcast vous a inspiré, je vous remercie de prendre un peu de votre temps pour me laisser une note ou un commentaire. sur votre plateforme d'écoute. C'est comme cela que ce podcast pourra être diffusé plus largement. Je vous remercie. Prenez soin de vous et à très bientôt. Merci d'avoir été là pour cet épisode. Merci pour votre engagement, votre présence et votre écoute. Merci d'avoir rejoint la communauté de la parentalité intégrative le temps de cet épisode. Une communauté de parents en chemin, sensibles au lien, à la croissance intérieure, au respect de l'enfant, dans la richesse et la sensibilité de son être. Avant de nous quitter, je vous laisse avec ces quelques mots, comme une invitation à explorer un autre chemin. Le parent intégratif ne façonne pas l'enfant, il s'emploie à protéger le lien dans lequel sa lumière peut rayonner librement. A bientôt !