Speaker #0Bonjour et bienvenue sur le podcast de Parentalité Intégrative. Je suis Nathalie Griez, thérapeute familiale et systémique, et dans ce podcast, je vous parle du développement psychologique et émotionnel de votre enfant. Nous explorons ses besoins fondamentaux, ce qui se passe quand ils ne sont pas rencontrés et comment la qualité de votre lien influence son développement. Bonjour ! Dans l'épisode précédent, nous avons vu comment la sensation de honte peut organiser le développement de l'enfant en devenant chronique. Aujourd'hui, je voudrais vous parler de ce qui peut se manifester dans les comportements de l'enfant, dans ce que l'on pourrait croire être son tempérament ou sa personnalité. Ces manifestations qui se sont développées autour de la sensation chronique de ne pas être à la hauteur, de ne pas se sentir digne d'être aimé ou d'être aimable, d'être écouté. Comment la honte chronique oriente donc les comportements de l'enfant ? Comment elle organise ses réactions ? Et tout cela dans l'espoir inconscient de se protéger d'une sensation trop douloureuse pour lui. La honte chronique est parfois difficile à repérer. Un enfant qui a peur pourra vous appeler à l'aide. Un enfant qui a honte, au contraire, se cachera, se taira, essaiera de détourner l'attention. Il mettra en place des stratégies pour tenter de recouvrir la honte, pour la faire taire. De l'extérieur, on se laisse souvent tromper, car cela peut ressembler à de la timidité, de la colère, du mensonge, de l'opposition ou du retrait. Mon intention aujourd'hui est de vous proposer une grille de lecture de ces comportements pour vous aider à reconnaître ce qui, chez un enfant, pourrait trouver racine dans la sensation de honte chronique. Je vais commencer par vous présenter un cadre que les cliniciens utilisent pour comprendre les réactions humaines face à la honte. Ce cadre a été proposé dans les années 90 par un psychiatre américain, Donald Nathanson, qui a beaucoup travaillé sur cette émotion. Il l'a appelé la boussole de la honte. L'idée est simple. Face à une sensation de honte, un être humain, qu'il soit enfant ou adulte, peut avoir tendance à réagir selon quatre directions principales, quatre stratégies de protection qui fonctionneraient comme les quatre points cardinaux d'une boussole. La première direction, c'est le retrait. L'enfant se replie sur lui-même, il se tait, il se cache, il s'efface. C'est ce que l'on connaît le mieux quand on pense à la honte. La deuxième direction, c'est l'évitement. Et je voudrais m'arrêter un peu sur celle-ci. parce qu'elle peut prendre beaucoup de formes. L'enfant peut détourner l'attention, faire le clown, changer de sujet, minimiser, nier, faire comme si rien ne s'était passé, ou encore mentir. Toutes ces manières ont un point commun. Elles permettent à l'enfant de ne pas rester en contact avec la sensation de honte. La troisième direction de cette boussole, c'est l'attaque qui serait tournée contre soi-même. Alors l'enfant se dévalorise. Il se traite lui-même de nul. Il dirige la violence, de la honte, contre sa propre personne. Et la quatrième direction, c'est l'attaque qui serait tournée vers l'autre. L'enfant accuse, il crie, il rejette la faute sur quelqu'un d'autre, il se met en colère. Chez certains enfants, cela peut aller plus loin. Ils prennent l'habitude d'attaquer avant même d'avoir été repris. Ils rabaissent les autres, imposent leurs propres lois. cherchent à dominer comme s'il fallait absolument être du côté de celui qui humilie et surtout jamais du côté de celui qui pourrait avoir honte. Autrement dit, ils prennent les devants, ils blessent avant d'être blessés. Ces quatre stratégies ne s'excluent pas entre elles. Un même enfant peut passer de l'une à l'autre selon les situations, selon son âge, selon son humeur. Mais certains enfants ont tendance à recourir plus souvent à certaines stratégies qu'à d'autres. Il y a des enfants qui se retirent presque toujours. Il y a ceux qui attaquent d'abord. Il y a ceux qui se dévalorisent avant même qu'on leur ait fait une remarque. Je voudrais préciser une chose sur ce modèle. C'est un cadre qui aide les cliniciens à lire certains comportements, mais ce n'est pas une règle qui s'applique à tous les enfants de la même manière. Il faut donc le prendre comme une aide à la compréhension. Cela dit, ce cadre est très utile pour les parents. Parce qu'il aide à aller vers la compréhension du comportement de leur enfant, au lieu de s'arrêter à ce que l'on voit. Quand un enfant se tait, quand il ment, quand il accuse, ou se dévalorise ou se met en colère, on peut être tenté de n'y voir qu'un problème de caractère, d'éducation ou d'opposition. La boussole de la honte invite à se poser une autre question. Et si ce comportement était aussi une manière de se protéger d'une sensation de honte que l'enfant ne sait pas encore gérer autrement ? Autrement dit, plutôt que de chercher simplement à corriger ce que votre enfant fait, vous êtes invité à comprendre ce que ce comportement essaye d'éviter, de masquer ou de contenir en lui. Regardons maintenant les différentes stratégies mises en place pour éviter au maximum cette sensation de honte chronique. D'abord, il y a le retrait, donc se taire, se cacher, disparaître. C'est la première stratégie. L'enfant qui se protège de la honte par le retrait va se faire tout petit. Quand quelque chose le met en difficulté, il baisse les yeux, il se tait, il quitte la pièce, il se réfugie dans sa chambre. Il peut devenir silencieux pendant de longs moments. Il donne parfois l'impression d'être absent, alors même qu'il est bien là physiquement. Vous avez sans doute déjà vu ce type d'enfant. Celui qui, à l'école, connaît les réponses mais n'ose jamais lever la main. Celui qui, à la maison, disparaît dès qu'il sent un climat tendu. Celui qui, après une bêtise, se fige et cesse de parler. Ce retrait peut ressembler à de la timidité, à un tempérament réservé. Parfois, c'est effectivement cela. Mais souvent... c'est une stratégie de protection mise en place très tôt par un enfant qui a intégré qu'il valait mieux ne pas s'exposer. Parce que pour lui, s'exposer serait risquer d'être vu, et être vu, c'est risquer d'être jugé comme étant insuffisant. Alors il va prendre peu de place, il fait peu de bruit, il essaie de passer inaperçu. Le piège de ce comportement, c'est qu'il rassure les adultes, un enfant sage, un enfant discret, qui ne dérange pas. On le considère souvent comme un enfant qui est facile. On se dit qu'il n'a pas besoin de nous, autant que les autres. Et c'est précisément là que la honte chronique peut s'installer durablement chez lui, sans jamais être repérée, sans jamais être accompagnée. La deuxième stratégie, c'est l'évitement. Ici, l'enfant ne se retire pas, il reste présent, mais il détourne l'attention de ceux qui pourraient le mettre en honte. Cela peut prendre donc plusieurs formes. L'enfant fait rire tout le monde dès qu'une situation devient tendue. Il change de sujet, il attire l'attention ailleurs. Il fait le clown de la classe ou de la famille, parce que tant qu'il fait rire, il contrôle l'image qu'on a de lui. Cela peut aussi prendre la forme du mensonge. Je voudrais m'arrêter un moment. sur le mensonge qui est souvent mal compris par certains parents. Quand un enfant ment, on pense d'abord à la transgression, on se dit qu'il faut lui apprendre à dire la vérité. Bien entendu, un mensonge demande une réponse du parent, on ne laisse pas passer cela. Mais tous les mensonges n'ont pas la même origine. Si certains enfants un peu expiègles veulent par le mensonge éviter la punition, un enfant pris dans la honte chronique va parfois nier l'évidence, inventer une autre version. Cacher l'objet cassé, jurer que ce n'était pas lui, alors même que vous l'avez vu faire, pas seulement pour échapper à la sanction, mais parce qu'au moment où la faute apparaîtrait au grand jour, ce serait toute son identité qui s'en trouverait menacée. Reconnaître ce qu'il a fait devient alors impossible pour lui, parce que pour cet enfant, admettre l'erreur ne signifie pas seulement dire la vérité, cela signifie confirmer qu'il est mauvais, un enfant mauvais. Vous comprenez la différence ? Pour un enfant qui ne porte pas de honte chronique, avouer une bêtise reste supportable. Il sait qu'il a fait quelque chose qui ne va pas, mais il reste entier. Pour un enfant qui s'est bâti sur la sensation de honte chronique, avouer deviendrait à nouveau se sentir minable, et cela est insupportable pour lui. Alors il ment, il contourne, il brouille les pistes. Ce n'est pas par malhonnêteté, mais c'est pour survivre psychiquement à la situation. Si l'on s'occupe seulement du mensonge, sans voir la honte qui sous-tend ce mensonge, on passe alors à côté de l'essentiel et on risque même d'aggraver la situation en insistant pour que l'enfant reconnaisse ce qu'il a fait alors qu'il en est physiologiquement incapable à ce moment-là. La troisième direction de la boussole, c'est l'attaque qui est tournée contre soi-même. Ce sont les enfants qui, au moindre obstacle, se traitent eux-mêmes avec une violence qui fait mal à entendre. Je suis nulle, j'y arrive jamais, je suis bête, je fais tout mal, personne ne m'aime, je suis méchant. Quand un enfant dit ces phrases, il ne faut surtout pas les banaliser. Tous les enfants peuvent prononcer une phrase de ce genre un jour, dans un moment de frustration ou de colère. Cela ne veut rien dire de particulier. Mais quand ces phrases reviennent régulièrement, quand elles deviennent une façon habituelle de parler de soi, alors elles nous informent de quelque chose d'important, de très important pour l'enfant. Elles nous montrent que la honte s'est installée dans l'identité. ou plutôt que l'enfant s'est construit sur ce socle de honte chronique. L'enfant ne dit plus « j'ai raté cet exercice » , il dit « je suis un raté » . L'autodévalorisation est une stratégie, c'est paradoxal, mais c'est une manière de prendre les devants. L'enfant se juge lui-même avant que les autres ne le fassent. Il se condamne avant d'être condamné. Cela lui donne peut-être un petit sentiment de maîtrise sur une situation qui autrement lui échapperait complètement. Le problème, c'est que cette stratégie enferme l'enfant. Plus il répète ces phrases, plus elles deviennent vraies pour lui. Plus elles deviennent vraies, plus il s'y enferme. Et un enfant qui s'attaque lui-même de cette façon finit par organiser toute son estime de lui autour de ce noyau de dévalorisation. Il renonce avant d'essayer. Il se décourage au moindre échec. Il devient extrêmement dépendant du regard rassurant de l'adulte parce qu'il n'a pas construit en lui une base de sécurité. qui le rassure sur sa légitimité. Et enfin, nous arrivons à la quatrième direction de cette boussole, qui est l'attaque qui se tourne vers l'autre. Ici, au lieu de se replier ou de se dévaloriser, l'enfant explose. Il va crier, il accuse les autres, il rejette la faute toujours sur l'autre. Il se met en colère, il devient agressif. Et c'est peut-être la stratégie la plus difficile à identifier comme une manifestation de honte, parce qu'elle ressemble à tout sauf à de la honte. Pourtant, c'est souvent ce qui se passe. Face à une remarque qui le touche, l'enfant répond immédiatement « c'est pas ma faute, c'est lui qui m'a poussé, tu es toujours contre moi, tu ne m'aimes pas » . Au lieu de sentir la honte qui monte en lui, il la retourne vers l'extérieur. Au lieu de penser « il y a quelque chose qui ne va pas en moi » , Il tente de faire sentir à l'autre que c'est l'autre le problème justement. C'est une façon de ne pas s'effondrer, parce que sentir pleinement la honte est tellement insupportable que l'enfant cherche alors, sans en avoir conscience, à la déplacer sur quelqu'un d'autre. Il projette son mal sur l'autre. Cette stratégie épuise énormément les parents parce qu'elle donne l'impression que l'enfant n'assume rien, qu'il est de mauvaise foi, qu'il ne respecte pas le cadre. Et on peut les comprendre. Mais si vous regardez ce qui se passe juste avant l'explosion, vous verrez souvent quelque chose qui a touché l'enfant en plein dans l'estime qu'il se porte. Ces enfants peuvent devenir aussi très critiques avec les autres. Ils se moquent, ils pointent les défauts, ils rabaissent l'autre. C'est une autre manière de déplacer à l'extérieur ce qu'ils ne supportent pas de sentir en leur propre intérieur. Cela ne veut pas dire qu'il faut tout excuser, bien entendu. Cela veut dire que l'agressivité peut en fait cacher une immense fragilité. La manière dont le parent répond à ces explosions va soit soulager l'enfant, soit aggraver la sensation de honte qu'il porte au fond de lui. Je voudrais ajouter à ces quatre directions que propose le modèle de Nathan Son quelque chose qui vient d'un autre champ. celui des thérapies somatiques et du travail sur le traumatisme du développement. Quand la sensation de honte est vraiment très forte, répétée, certains enfants mettent en place une autre protection. Ils se coupent de ce qu'ils ressentent. Cela peut ressembler à de l'absence. L'enfant décroche, il devient lointain, il ne sait plus dire ce qu'il ressent, il ne réagit plus beaucoup, il passe très vite d'une émotion à autre chose, sans qu'on ait l'impression que ce qui vient de se produire l'ait vraiment touché. Parfois, au moment même où il aurait besoin d'aide, il devient inaccessible. Vous lui parlez, mais il n'est plus vraiment là. Vous sentez qu'il s'est retiré très loin, à l'intérieur de lui. Ce n'est pas de l'indifférence à son vécu. C'est une manière de réduire l'intensité d'une expérience qui serait autrement trop violente pour pouvoir être supportée. Cette stratégie est décrite comme un mécanisme de défense face à des états émotionnels qui dépassent les capacités Merci. de gestion de l'enfant. Quand la honte devient insupportable, trop fréquente et que personne n'est à ses côtés pour l'aider à traverser cet état et revenir à un état intérieur plus apaisé, la déconnexion devient alors la protection. Le problème, c'est qu'en se coupant de la honte, l'enfant se coupe aussi d'autres émotions. On ne peut pas choisir, soit on est fermé, soit on accepte les ressentis, et l'enfant peut apprendre alors à gérer ses émotions. L'enfant se coupe de ses ressentis, qui sont pourtant absolument nécessaires, qui sont des signaux importants qui nous aident à nous orienter. Je vous ai longuement parlé de cela dans d'autres épisodes. Ces enfants donnent parfois l'impression d'être peu concernés, peu touchés, peu expressifs. En réalité, quelque chose en eux a intégré très tôt qu'il valait mieux moins ressentir pour moins souffrir. Avant d'aller regarder dans le prochain épisode comment aider concrètement l'enfant dans ces situations, je voudrais m'arrêter un moment sur ce qui se passe souvent dans la relation entre le parent et l'enfant quand la honte est présente. Quand un enfant est saisi par la honte, Quand l'adulte ne l'accompagne pas et qu'il n'est pas en capacité de gérer seul cette émotion, il cherche inconsciemment, comme on vient de le voir, à s'en protéger comme il peut. Il ment, il accuse, il se ferme, il se cache, il se met en colère, il fait comme si cela ne le touchait pas. Et ces comportements affectent bien entendu le parent. Parce qu'à ce moment-là, le parent ne voit justement pas la honte qui sous-tend les agissements de son enfant. Il voit surtout un comportement qui le met lui-même en difficulté. Il voit un enfant qui se dérobe, un enfant qui résiste, qui ment, qui rejette la faute, qui devient agressif ou qui s'enferme dans le silence. Et cela peut déclencher souvent chez le parent des sensations très pénibles, comme de l'impuissance. Dans ce cas, il va se dire « je n'arrive plus à atteindre mon enfant » , par exemple. De l'agacement, « c'est compliqué, cet enfant complique tout » , ou de la colère, on va dire. « Cet enfant dépasse toutes les bornes, ce n'est pas possible » . Et parfois, c'est lui-même qui en vient être touché par la honte. Je n'y arrive pas, je suis un mauvais parent, mon enfant me met en situation d'échec. Qu'est-ce que cela dit de moi ? À partir de là, le parent cherche lui aussi à sortir de son malaise. Il veut que la situation cesse, il veut que l'enfant reconnaisse, s'explique, obéisse, revienne à la raison. Alors il déploie lui aussi des stratégies qu'il a peut-être apprises dans sa propre vie, dans son enfance. Il va insister davantage, il va hausser le ton. Il va presser son enfant de parler, il souligne plus fort le mensonge, il moralise, il menace parfois l'enfant, ou bien il se ferme à son tour. Il se retire de la relation parce qu'il ne sait plus comment faire, car cela devient insupportable pour lui-même, il a du mal à gérer ses propres émotions. Et je vous renvoie à l'épisode « Ce parent que je ne voulais pas être » . Le cercle vicieux s'installe alors dans la relation, parce que plus le parent réagit ainsi, Plus l'enfant se sent acculé, plus il se sent exposé, plus il se sent mauvais et plus sa sensation de honte augmente. Or, plus sa honte monte, plus il a besoin de se défendre. Il va donc mentir davantage, se replier encore plus, se pétrifier ou bien exploser et accuser l'autre, se dévaloriser ou devenir complètement inaccessible, toutes ces stratégies que nous venons d'explorer. Le parent reçoit alors cette réaction comme une nouvelle provocation. ou comme la preuve que son enfant abuse et qu'il manipule, qu'il refuse d'entendre. Son propre malaise augmente à son tour, il se rédiait encore plus, et la spirale continue, on est dans le cercle vicieux. Autrement dit, l'enfant essaie d'échapper à une sensation de honte, le parent essaie d'échapper à son sentiment d'impuissance ou d'échec, et chacun, sans le vouloir, aggrave ce que vit l'autre. Repérer cette spirale est déjà un grand pas, parce qu'à partir du moment où vous la reconnaissez, Vous pouvez commencer à lire la situation différemment. Vous pouvez vous dire, mon enfant n'est peut-être pas seulement en train de s'opposer à moi, il essaie peut-être de se protéger d'une douleur intérieure. Et moi, de mon côté, je ne suis peut-être pas seulement en train de corriger un comportement, je suis peut-être aussi en train de réagir à ma propre détresse. Et nous allons explorer tout cela dans le prochain épisode. Dans cet épisode, je voulais vous montrer que la honte chronique peut se manifester à travers bien des comportements qui semblent n'avoir rien en commun. Elle peut prendre le visage du silence, du repli, de l'effacement. Elle peut aussi prendre celui du mensonge, de la diversion, du détournement. Et elle peut prendre le visage de l'enfant qui se dévalorise sans cesse, qui se traite de nul avant même qu'on ait ouvert la bouche, ou bien celui de la colère, de l'attaque et de l'accusation. Ou même celui d'un enfant qui semble absent, qui ne réagit plus, qui s'est coupé de ce qu'il ressent. Derrière tous ces comportements si différents, il y a souvent le même socle. Un enfant qui essaie, comme il peut, avec les moyens qu'il a à ce moment de son développement, de faire face à une image de lui qu'il perçoit comme étant mauvaise. Un comportement de notre enfant qui nous dérange est bien souvent un signal. Il nous informe d'une douleur intérieure, d'une douleur qu'il ne sait pas encore mettre en mots. Envisager ce qui se cache derrière un comportement est une grande avancée vers ce parent attentif qui va pouvoir accompagner son enfant vers plus de stabilité intérieure, vers un meilleur équilibre et permettre ainsi un bon développement psycho-émotionnel. Et ensuite, il est bon de se rappeler que rien n'est figé. La honte chronique s'est construite dans la relation et c'est dans la relation qu'elle peut se réparer. Votre enfant continue de grandir, son cerveau continue de se construire. Chaque expérience dans laquelle il se sent reconnu, entendu, sans justement se sentir enfermé dans une mauvaise image de lui-même, vient peu à peu réparer l'estime qu'il se porte. Si vous avez aimé cet épisode et vous souhaitez continuer à écouter Parentalité Intégrative, n'hésitez pas à laisser un commentaire, cela aide beaucoup à diffuser le podcast plus largement. Je vous remercie et à très bientôt. Merci d'avoir été là pour cet épisode. Merci pour votre engagement, votre présence et votre écoute. Merci d'avoir rejoint la communauté de la parentalité intégrative le temps de cet épisode. Une communauté de parents en chemin, sensibles au lien, à la croissance intérieure, au respect de l'enfant, dans la richesse et la sensibilité de son être. Avant de nous quitter, je vous laisse avec ces quelques mots, comme une invitation à explorer un autre chemin. Le parent intégratif ne façonne pas l'enfant. Il s'emploie à protéger le lien dans lequel sa lumière peut rayonner librement. A bientôt !