- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Parlons Canada, votre podcast sur la vie partout au Canada, à travers les parcours de celles et ceux qui y vivent ou qui ont décidé de le quitter. Aujourd'hui, on change de perspective. Contrairement à mes invités habituels qui ont immigré de la France vers le Canada, notre invitée du jour a fait le chemin inverse. Elle est née et a grandi à Montréal et il y a deux ans, elle a fait le choix de quitter le Québec pour s'installer à Paris. Alors, elle est entrepreneuse, créatrice de contenu, femme d'affaires engagée et elle est la cofondatrice d'Iluna, une marque de vêtements activewear. et Loungewear, qu'elle a lancé avec son amie youtubeuse Ashley. Elle est aussi devenue propriétaire à Montréal à 24 ans en pleine pandémie. Donc, c'est l'occasion de parler d'immobilier. Et dans cet épisode, du coup, on va parler d'immigration, de double culture, de vie à Paris versus Montréal, mais aussi d'entrepreneuriat, création de marques et du regard qu'elle porte sur la France en tant que femme noire québécoise. Donc, bienvenue, Tahina.
- Speaker #1
Merci, merci beaucoup.
- Speaker #0
Alors, Tahina, pour commencer, est-ce que tu peux te présenter un peu pour les auditeurs au cas où j'ai oublié des choses en te décrivant ? Yes, beta. pas mal fait le tour, aujourd'hui, j'ai 26 ans.
- Speaker #1
Donc voilà, ça fait effectivement deux ans que je suis arrivée à Paris. En sept ans, oui, je suis arrivée à Paris chez Gradu en programmation informatique. Voilà, ça, c'est mon parcours au niveau, justement, de mes études. Et aujourd'hui, justement, j'ai entrepris en France, puis en même temps, j'ai un travail en propre consultante dans le domaine informatique en France.
- Speaker #0
Du coup, est-ce que tu peux nous dire pourquoi tu as choisi de vivre en France, d'immigrer en France ?
- Speaker #1
Dans le fond, c'est vraiment la raison qui est basée par rapport à mon entreprise aujourd'hui, The Dactyware Loungeware. Donc, ça fait maintenant à peu près 12 ans. qu'Achelay et moi,
- Speaker #0
on se prenait, ma meilleure année. En fait, voilà, c'est une situation qu'on a eue. On avait déjà entrepris dans le passé. On était beaucoup plus jeunes. J'avais 21 ans à peu près,
- Speaker #1
22 ans. Et finalement, on a décidé de reprendre ça plus au sérieux. Et je me suis dit, pourquoi pas, en fait, le faire sur place. Donc, j'ai pris mes bagages.
- Speaker #0
C'est la première personne qu'on reçoit qui a fait ce chemin-là. Est-ce que tu veux parler un peu de ton parcours d'immigration ? Je sais que le PVT, du coup, on l'entend beaucoup de la France vers le Canada, mais c'est aussi possible du Canada vers la France. Ça a été quoi ton parcours administratif, toi, pour t'installer en France ?
- Speaker #1
Oui, alors moi, ça a été très facile parce que j'ai la double nationalité. Donc, mon grand-père, Doudou Boisselle, peut-être il y a des gens qui le connaissent parce qu'il a fondé le premier festival de jazz de Montréal. Et en fait, lui, il est guinéen français. Du fait que la guinée française est rattachée à la France, il a pu donner justement la nationalité à mon père et mon père me l'a donnée. Donc, ça a été très facile, très simple. On avait seulement, en gros, j'avais seulement besoin d'être dans le carnet familial de mon père, ce qui a pu créer justement l'acte de naissance français il y a quelques années de cela. Et c'est seulement quand j'ai pris les démarches pour vouloir... partir de Montréal à Paris que finalement, j'ai commencé mes démarches administratives auprès de l'ambassade de France de Montréal. Et j'avais seulement besoin de donner mon acte de naissance français, mes pièces d'identité, et voilà. Ça a pris deux semaines pour mon passeport français. Oui, oui, ça va très, très bien. Une fois que je l'ai reçu, je pense qu'au bout de deux mois, j'ai décidé justement de partir.
- Speaker #0
Je n'imaginais pas que c'était aussi rapide pour venir en France. Mais du coup, avoir la double nationalité, ça joue beaucoup.
- Speaker #1
Définitivement. Je ne connais pas vraiment le parcours du PVT. J'ai entendu qu'il est assez serein, effectivement, de mon côté. Ça n'a pas été compliqué. Je ne connais pas beaucoup le parcours du PVT, mais je sais qu'il est quand même plus facile qu'un visa de travail, justement parce qu'on ne dépend pas d'une entreprise pour pouvoir rentrer en France. Donc, en soi, je sais qu'il n'est pas compliqué, mais il était définitivement plus facile que les demandes de visa ou les PDT, oui.
- Speaker #0
Oui, c'était bien fait.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pour le coup, comme tu es franco-canadienne, il faut pouvoir aussi m'aider. Alors, j'avais des questions sur l'immobilier et comme tu es devenue propriétaire à 24 ans seulement, on l'a dit tout à l'heure, alors que tu venais juste de graduer, tu peux un peu nous raconter en plus comment ça s'est passé pour toi. Déjà, qu'est-ce qui t'a amenée à souhaiter le pas de la propriété à ce jeune âge ?
- Speaker #1
Bien sûr, en fait, moi, je suis entourée d'une famille qui a beaucoup investi en immobilier. Donc... Mes parents ont déjà plusieurs duplexes, triplexes. Ma mère, ma grand-mère, mon papa aussi en a plusieurs. Donc, ça fait en sorte que justement, j'étais déjà baignée un peu dans cette culture de l'immobilier. Et en plus de ça, ma mère, elle est agente immobilière. Donc, forcément, j'avais déjà des personnes qui m'en parlaient beaucoup, de comment ça se passe, comment le marché se passe. Je lui posais beaucoup de questions. Aussi, sur quel moment acheter, quel quartier acheter, quels sont les meilleurs investissements. Et forcément, durant la pandémie, vu qu'on était tous enfermés, on n'avait pas énormément de choses à faire. Donc, j'ai pris l'initiative. En tout cas, j'étais motivée par le fait d'économiser pendant un an pour le dépôt d'une propriété. Et c'est ce que j'ai fait. Donc, pendant un an, j'ai économisé. Et finalement, c'est au bout de... 2021 que, justement, j'ai fait la première signature pour un condo en prévente. Donc, à ce moment-là, on n'avait pas besoin de passer au notaire vu que le condo n'était pas encore en construction. Et c'est seulement l'année d'après, une fois que la construction a été terminée, que là, je suis passée chez le notaire. Mais j'avais déjà donné un dépôt de 5 % pour réserver l'unité en prévente. Donc, voilà. C'est ce qui m'avait motivée. En soi, c'était pas énormément comp... compliqué de mon côté parce qu'il y avait deux options qui sauteraient à moi. C'était soit refinancer une des propriétés de mes parents ou sinon faire une mise en garantie. Une mise en garantie, c'est seulement des jardins qui permettent de pouvoir faire ça. Donc, c'est une manière justement de ne pas sortir de l'argent sur une des propriétés qui existent déjà, mais en fait, de mettre en garantie, donc de geler le dépôt, donc le 20 % d'achat de la propriété. Donc, moi, j'ai fait une mise en garantie. Et cette mise en garantie, bien voilà, tu n'as pas besoin justement de retirer de l'argent sur une des propriétés. C'est seulement geler un montant sur une des propriétés, donc le dépôt de l'achat de la future maison. Et moi, ce que j'avais seulement besoin de mettre, c'était 5 % de la… En fait, c'est un condo que j'ai pris, donc du condo pour justement le réserver. Et là, une fois que justement la construction est terminée, à ce moment-là, je récupérais ce 5 %-là. Et du coup, bien, j'ai pu acheter une propriété à zéro dollar.
- Speaker #0
Ah bien, super Donc,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
J'ai juste une question. Est-ce que tu peux expliquer c'est quoi un condo pour toi ? Parce que pour moi, comme je suis arrivée à Toronto, les condos, on disait c'est les grandes tours. Alors que je sais qu'au Québec, je crois que condo, ça a un autre sens.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, au Québec et en fait dans toute l'Amérique, un condo, c'est un condominium. Donc, c'est comme un appartement. Mais je ne sais pas si ça a un autre sens, mais c'est vraiment comme des appartements. il y a beaucoup de condominiums qui viennent avec des utilités. Par exemple, une piscine, un gym, un air commun comme un lounge, etc. Donc voilà.
- Speaker #0
À Toronto, les Français, quand ils disaient condo, c'était pour tout l'immeuble. Un condo pour un appartement. Du coup, tu as parlé de la pandémie. Je sais que le marché immobilier a énormément bougé pendant la pandémie. Pour le coup, à Toronto, les locations avaient légèrement baissé. Mais en Ontario, sinon, et au Québec, l'achat immobilier, par contre, au contraire, ça a augmenté. que tu as signé en 2021. Est-ce que tu as ressenti une pression pour acheter vite avant que les prix s'envolent ?
- Speaker #1
Alors, moi, je vais toujours dire un truc que ma mère me dit tout le temps. Il n'y a pas de mauvais moment pour acheter, mais c'est sûr que plus de temps qu'on passe, plus les propriétés augmentent. De façon générale, mais c'est le cas pour Montréal. Et en fait, j'ai trouvé l'utilité de le faire. durant la pandémie, mais pendant la pandémie, il y avait aussi ces difficultés. C'est sûr que les difficultés ne sont pas les mêmes durant la pandémie qu'aujourd'hui. Durant la pandémie, c'était un marché pour les propriétaires. Ça veut dire que le taux d'intérêt était très bas, mais malheureusement, il y avait énormément de personnes qui voulaient les mêmes propriétés. Donc, ça m'a pris du temps de trouver ma propriété. L'avantage d'un logement en privant, c'est que c'est le premier arrivé, premier servi. mais quand on achète entre les mains d'un autre propriétaire, à ce moment-là, c'est celui qui fait la meilleure offre. Et du coup, pendant la pandémie, je me rappelle, j'avais fait pas mal de visites d'unités de condos où ce que c'était entre les mains d'autres propriétaires. Et on était 10-15 personnes à faire des offres.
- Speaker #0
Et du coup, je n'ai jamais réussi à gagner ces offres-là. D'accord. Parce que les offres, elles ne sont pas plafonnées. Ils peuvent mettre...
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Les offres ne sont pas... plafonnées. Ça veut dire que, par exemple, j'avais trouvé une unité qui était, c'était un 4,5 à 250 000 $, qui était un très bon prix. Donc, à ce moment-là, les prix n'étaient pas très hauts. Le taux d'intérêt n'était pas élevé aussi. On était dans les encores du 2 %. Mais, malheureusement, ce 250 000 montait jusqu'à 320. Ah oui. Ça montait vraiment beaucoup. Donc, c'était des offres de 50 000 de plus, 60 000, 70 000 de plus. Ce qui fait en sorte que, justement, c'est pour ça que moi, je me suis dirigée sur des projets qui étaient en pré-vente. Mais il y a aussi un challenge dans les logements, dans les condominiums ou les projets en pré-vente. C'est qu'il faut vérifier le constructeur, son background, s'il y a eu des litiges dans le passé, s'il n'a pas bien construit. Parce que ça, ça peut affecter, justement, plus tard, dans ta... facilité à revendre, etc. Donc ça, c'est des choses que j'ai pris le temps de faire. J'ai fait mes recherches, j'ai regardé c'était quoi les autres projets que le constructeur avait fait dans le passé. Et du coup, c'est pour ça que j'ai pu trouver l'unité que j'ai aujourd'hui. Et ils ont pris plein de choses, comme par exemple la taxe de bienvenue a été offerte par le projet.
- Speaker #0
Pardon, c'est quoi la taxe de bienvenue ? Alors, la taxe de bienvenue,
- Speaker #1
c'est une taxe qu'on est obligé de payer au moment que c'est la première fois qu'on est propriétaire au Québec. Elle est... pas donné. Elle peut tourner dans les alentours de 3 000 à 4 000, dépendamment du prix d'achat, exactement. Donc, il faut prendre ça en considération, plus les taxes financières qu'on doit payer chaque année. Donc, ce n'est pas donné. Ce sont des choses qui s'habituent et qui peuvent être difficiles les premières années qu'on achète. Donc, il faut être préparé à économiser pendant les premières années le temps, justement, de pouvoir faire ces paiements-là. Si jamais on décide de faire une location, parce que là aujourd'hui, ma propriété est en location, vu que je suis à Paris, à ce moment-là, une partie peut rentrer dans le loyer du locataire pour pouvoir le rembourser.
- Speaker #0
Alors, j'ai deux questions. Déjà, je voulais juste revenir sur les litiges, parce que tu as dit que c'est toi-même qui as dû faire tes recherches. Ce n'est pas l'agent immobilier qui est censé te renseigner sur ça ?
- Speaker #1
Oui, bien l'agent immobilier, c'est sûr que l'agent immobilier ne prenait pas tous les constructeurs. Donc, c'est important. de soi-même faire des recherches, mais oui, l'agent immobilier a déjà une base ici. Il y a des constructeurs qui sont très populaires. Il me semble qu'il y en a un qui s'appelle McGill. Il y en a un qui est très populaire, qui est très connu. Donc, les agents immobiliers, ils ont des idées de certains constructeurs. Mais ceci étant dit, oui, il faut faire ses propres recherches. Après, au niveau des propriétés qui sont déjà entre les mains d'autres propriétaires, eux autres, ils ont plus la main de pouvoir justement que de dire si c'est une propriété qui vaut la peine. à ce prix-là parce qu'ils vont se faire la visite avec toi, ils vont poser des questions aux propriétaires, ils vont se faire le tour de la propriété. Et du coup, quand tu as un agent immobilier qui est très bon, comme ma mère, ça fait 15 ans qu'elle est dans le domaine, à ce moment-là, justement, il y a beaucoup de petites choses cachées que justement elle va bien conseiller la personne qui va acheter pour pouvoir, comment dire, accepter ou pas cette propriété à ce prix-là.
- Speaker #0
Ma deuxième question, du coup, c'était par rapport à la location. Comment est-ce que tu fais pour gérer à distance ? À mon enregistrement, tu as dit que tu venais quand même souvent au Canada. Comment ça se passe, en fait, pour gérer à distance ?
- Speaker #1
Alors, moi, personnellement, au niveau de la propriété, ça fait déjà, depuis mon achat, ça fait déjà deux locataires que j'ai. Il y a eu deux locataires depuis mon achat. Et majoritairement, c'est ma mère qui prend en charge, justement, au niveau des changements de locataires. interne, etc. Mais ceci étant dit, un agent immobilier a la possibilité de pouvoir trouver un locataire. Il y en a beaucoup qui prennent ça en charge, donc ce n'est pas que la vente. Il peut aussi prendre en charge de trouver un nouveau locataire, faire une bail, etc. Donc, il y a pas mal de choses qui sont bien gérées. C'est juste qu'après ça, c'est des frais que normalement, quand tu apprends un agent immobilier qui est un membre de ta famille, c'est des frais que tu dois payer si tu veux passer à distance.
- Speaker #0
Avec le recul, cette expérience, c'est un investissement à long terme. En plus, tu l'as fait à un jeune âge. Est-ce que tu peux dire ce que ça t'a appris, toi, sur la gestion financière ?
- Speaker #1
C'est sûr que l'achat d'une propriété,
- Speaker #0
ce n'est pas évident,
- Speaker #1
dans le sens où il y a beaucoup de charges.
- Speaker #0
les premières années.
- Speaker #1
Mais ceci étant dit, je pense que c'est quelque chose qui vaut vraiment la peine parce que finalement, quand on veut acheter une autre propriété, c'est beaucoup plus facile parce qu'on a déjà une autre propriété. On peut financer ou mettre en garantie cette propriété pour faire d'autres achats. Et ensuite de ça, forcément, si une personne veut entreprendre pour monter son business, etc., ça peut jouer finalement le fait d'avoir déjà une propriété. peut sortir de l'argent vu que la propriété prend de la valeur au fur et à mesure des années et on peut récupérer cet argent-là, la réutiliser pour investir dans nos projets. Donc, elle a beaucoup d'utilité, donc je pense que c'est vraiment gagnant de pouvoir acheter et finalement, c'est un investissement sur le long terme parce que ça prend de la valeur, peu importe. Ce qui est intéressant aussi avec les achats en pré-vente, c'est que quand tu achètes sur paquet, elle prend de la valeur immédiatement au moment où la construction est terminée et que tu passes au notaire. Donc, moi, je vais beaucoup conseiller aux gens d'acheter en pré-vente parce que si on veut acheter et revendre directement, c'est une très bonne idée. Par contre, bon, c'est de la valeur qui prend du temps, mais ça monte vite, le marché immobilier monte vite. Donc, voilà, ça va là-dessus.
- Speaker #0
Ok, j'ai une question. Alors, je ne sais pas si tu pourrais y répondre, mais si tu connais des propriétaires, par exemple, à Paris ou en France en général, est-ce que tu as pu te comparer avec eux au niveau de l'achat immobilier ? Est-ce que c'est mieux, en fait, le marché montréalais ou c'est plus facile en France ?
- Speaker #1
Alors, moi, j'ai entendu que le marché immobilier est beaucoup plus facile à Montréal, dû au fait que je pense qu'on met le côté administratif en France et plus qu'être l'ex. Du coup, ils demandent. énormément, énormément de documents, énormément de preuves salariales. Je pense qu'en France, c'est que complexe. Et en plus de ça, en tout cas, de mon entourage qui habite de Kenai, qui a grandi en France, il n'y a pas ce concept-là de refinancer des propriétés pour acheter un autre. Ça n'existe pas. En tout cas, on m'a laissé savoir que ça n'existait pas. Même cette histoire de mise en garantie aussi. Donc, je pense qu'il y a plus de facilité à investir à Montréal qu'en France. France. Même en termes de location, je pense que c'est plus facile et... Donc, au Québec. Mieux au Québec. Oui, parce qu'en tout cas, j'ai entendu des grosses histoires d'horreur par rapport justement à des gens qui ne veulent pas partir du logement en France, qu'ils sont coincés avec des squatteurs. Il n'y a pas ça au Québec. Après, le Québec est très protégé en termes de locataire. Ça veut dire qu'au Québec, si ton locataire décide de ne plus te payer, ça va prendre du temps aussi. Ça, c'est quelque chose qu'il faut affronter. C'est des choses qu'il faut faire attention quand on met en location. C'est très important de choisir les bonnes personnes, ou en tout cas d'essayer de trouver les bonnes personnes qui vont louer ton logement. Parce que moi, mon... Mon premier locataire, malheureusement, il est rebâti de là et il a tout détruit. Il avait un chien. J'ai décidé d'accepter qu'il ait un chien. Il avait complètement mangé mon sofa. Les murs étaient complètement détruits. Donc, c'est des frais que j'ai dû payer pour pouvoir tout remettre à neuf pour le prochain locataire. Mais ceci étant dit, tu vois, par exemple, au Québec, il y a cette histoire justement du fait que, techniquement, on n'a pas le droit de demander des dépôts. de deux mois, d'un mois, etc. Techniquement. La personne part, pendant ce temps-là, ça sort de tes poches. Alors qu'en France, ils ont le droit de demander un mois de dépôt, deux mois de dépôt quand c'est le blé, par exemple. Donc, ils sont un petit peu plus protégés au niveau des propriétaires. Mais ça reste qu'en termes de toute cette histoire de squat et tout, ça veut la rechouer.
- Speaker #0
Ça explique plein de choses. Souvent, les condos interdisent justement les animaux. Du coup, ça explique ça.
- Speaker #1
Exactement. On a le droit de refuser pour des animaux. au Canada, alors qu'en France, non. Si t'as été accepté pour un loyer et que finalement, quelques mois plus tard, t'as un animal, ils peuvent pas te refuser, ils peuvent pas t'explicer ou quoi que ce soit. T'as le droit d'avoir un animal en France.
- Speaker #0
Et juste, oui, ça m'a fait rire quand ils disaient, techniquement, ils peuvent pas te demander un ou deux mois. C'est qu'à Toronto, moi, on m'a demandé un an de loyer d'avance.
- Speaker #1
Je connais pas les règles d'Ontario, ils peuvent être différents, mais en tout cas, au Québec, non. Il y en a qui le font, mais si tu connais tes lois... que tu as le droit de refuser, le propriétaire ne peut pas t'obliger.
- Speaker #0
Justement, on a commencé à parler un peu des différences Paris vs Montréal. Je voulais savoir, ça a été quoi, toi, tes premières impressions en tant que Québécoise, du coup, à Paris ? Est-ce qu'il y a eu un petit choc culturel ?
- Speaker #1
Oui, bien, en fait, c'est sûr que Québec à France,
- Speaker #0
ce qui aide beaucoup, c'est la langue française. Bon, on n'a pas le même sling, mais mis à part ça, effectivement, la culture, elle est très différente. Surtout à Paris, parce que Paris, la mentalité, elle est vraiment différente de la France en général.
- Speaker #1
Mais c'est une ville qui bouge beaucoup comparée à Montréal. À chaque fois que je reviens à Montréal, je trouve qu'il y a quelque chose de très calme. On sent qu'on a de l'espace à Montréal alors que Paris, pas du tout. Bon, ce n'est pas un choc culturel, mais il y a eu un petit choc culturel en même temps. Que ce soit justement dans les transports, il y a énormément de gens, on se fait beaucoup bousculer. Même le côté administratif, en France, c'est le cauchemar. Ah oui ? Ah, vraiment, c'est quelque chose qui me manque beaucoup de Montréal. C'est le fait qu'il y a... En fait, je suis née et j'ai grandi à Montréal et il y a des choses qu'on ne se rend pas compte dans la vie de tous les jours, qui est très simple et qu'on ne s'est jamais dit que, ah, on est chanceux que ça soit simple. Et seulement quand... Bon, là, je ne peux que comparer avec Paris, mais c'est quand j'arrive à Paris que je me dis, oh my gosh, c'est tellement difficile, tout est difficile, la banque, c'est difficile, même, par exemple... juste le fait d'être en contact avec la banque, eux autres, ils commencent à 9 h, ils finissent à 18 h, ils ont une pause de midi à 2 h de l'après-midi. Ça veut dire que quand tu attelles les services qu'ils ont de la banque, bien, à 1 h de l'après-midi, c'est fermé. 20 h, c'est fermé. Alors que moi, tu sais, je suis allée de Desjardins à Montréal et j'appelle à 11 h de soir, il y a quelqu'un.
- Speaker #0
Ah oui, tu veux dire le service 24 h sur 24 ? En plus,
- Speaker #1
24 h sur 24, et ça, sincèrement, ça me monte, vraiment. Parce que quand tu dois régler certains documents illustratifs... au niveau de la banque. Ils ne sont pas disponibles. Même le dimanche et le lundi sont fermés aussi. Le samedi, ils sont ouverts, mais le matin.
- Speaker #0
Il y a quand même des petites différences comme ça. Pour le coup, au Québec, c'est plutôt l'inverse. C'est les supermarchés ferment tôt par rapport à la France, par exemple. Tu as cité l'exemple des transports. Moi, ce qui m'avait choquée, la différence, c'est au Canada, les gens qui font la queue pour prendre le bus. Quand j'ai vu ça pour la première fois, je me suis dit, un Canadien qui vient à Paris... et de prendre les gens pour des fous.
- Speaker #1
Écoute, c'est sûr qu'effectivement, ce n'est pas la même réalité. On a beaucoup ce respect de notre environnement. Ça veut dire qu'en gros, on sait qu'on n'est pas seul. S'il y a une personne qui est en file, peut-être que ça fait plus longtemps qu'il attend. Ce n'est pas le cas en France. C'est plus une question de qui est le plus pressé. Donc, que ce soit pour attendre le bus, le métro, faire la file dans... À l'épicerie, les gens dépassent beaucoup, donc il faut s'adapter. Au début, je m'attendais beaucoup, mais j'ai réalisé qu'en fait, je ne peux pas rester comme ça. Parce que, par exemple, moi, je prends une ligne qui est extrêmement occupée, qui est la ligne 13 de Paris. Et cette ligne 13, elle est vraiment beaucoup, beaucoup de côtoyer. Les gens sont extrêmement collés. Et si tu ne rentres pas, si tu ne bousquilles pas pour rentrer, tu vas manquer deux, trois métros comme ça. Et c'était mon cas au début. J'ai beaucoup attendu.
- Speaker #0
En hors de pointe.
- Speaker #1
Oui, exactement. J'ai laissé deux, trois métros passer de même. Et là, aujourd'hui, non, je veux rentrer. Mais il y a toujours cette petite gêne. Et en fait, effectivement, quand tu fais ça, tu es confronté chaque matin à beaucoup de chicanes dans les métros. Et je pense que c'est aussi une autre différence qu'il y a dans Paris. Ça augmente beaucoup le stress à commencer déjà sa journée, à bousculer, à te chamailler avec des gens dans le métro parce que tu les écrases. C'est une tranquillité d'esprit que tu y passes. par rapport à Montréal. Et je pense aussi que ça, c'est une qualité de vie qu'on a à Montréal qui n'est pas à Paris.
- Speaker #0
C'est vrai que, je pense que le métro nous rend aigris à Paris. J'avais une question. Tu as choisi de venir en France par rapport à l'entreprenariat. Tu penses qu'en dehors de ta marque Iluna, en général, les opportunités professionnelles pour une femme entrepreneur à Montréal et à Paris, tu penses qu'il y a des différences ?
- Speaker #1
Oui, il y a énormément de différences. En tout cas, il y a ces positifs et négatifs en entrepreneuriat et il y a ces positifs et négatifs dans le domaine du travail en général. Moi, personnellement, quand je suis arrivée en fait à Paris, je ne suis pas arrivée directement en me disant je ne vais que monter mon entreprise. Il fallait aussi que je sois stable financièrement. Donc, j'avais appliqué un poste dans mon domaine d'expertise que j'avais à Montréal. À Paris, comme je t'avais mentionné, moi, j'ai grandi en programme ancien informatique. Et ça fait... Quand j'étais à Montréal, je travaillais chez Desjardins en tant que Scrum Master. Un Scrum Master, c'est comme un... Bon, j'ai essayé de bien expliquer, mais en gros, c'est comme un chef de projet, mais c'est pas vraiment ça. On est plus ça en tant que coach dans les équipes en développement, donc dans le domaine informatique. Et on va aider les équipes à mettre des outils en place pour mieux livrer leurs projets. OK. Et en gros, bien moi... Quand j'étais rentrée chez Desordaines, j'avais commencé en tant que développeuse et ensuite de ça, j'ai fait ma certification en tant que Scrum Master. Et là, je suis rentrée, j'ai eu un rôle officiel chez Desordaines de Scrum Master. Et effectivement, en arrivant justement à Paris, j'avais déjà appliqué depuis Montréal dans des postes de Scrum Master à Paris. Et j'ai eu plusieurs, justement, les entretiens. Tous les entretiens s'étaient bien passés. J'ai eu plusieurs offres. Parce que justement, je pense que, bon, en France, j'ai entendu qu'on croit que le diplôme est très important, mais ensuite de ça, c'est l'expérience. Moi, de mon côté, j'avais déjà sept ans d'expérience dans le domaine informatique parce que pendant mes études au cégep et à l'université, dans le fond, je travaillais. J'avais travaillé au Musée Grévin. J'avais commencé, j'étais dans le domaine réseautique et ensuite de ça, j'ai été gestionnaire à la Place de Marie qui n'existe plus aujourd'hui. Et là aussi, je m'occupais... aussi d'une partie du site web. Donc, j'ai pu cumuler justement mes expériences au fur et à mesure des années, même si j'étais à l'école.
- Speaker #0
Et ensuite de ça, une fois que j'avais appliqué à Paris, j'avais déjà sept ans d'expérience en informatique et j'avais trois ans d'expérience en tant que spermacé.
- Speaker #1
Donc, ça m'a beaucoup aidée. Finalement, j'ai accepté une boîte de consultants à Paris et je suis arrivée là-bas avec ce poste-là directement. Une semaine après que je sois arrivée, j'avais déjà été mise en place dans une mission qui est la Caisse des dépôts. C'est à la banque aussi.
- Speaker #0
Super. Comme quoi, c'est possible de trouver même à l'étranger, depuis l'étranger.
- Speaker #1
Oui, définitivement. En tout cas, moi, de mon côté, je n'ai pas eu de misère. J'avais fait énormément de certification, de formation à Montréal. Et il y avait aussi une expérience.
- Speaker #0
Tu as parlé de ton expérience là à Montréal et aussi du coup de ton métier en tant que salarié. Je voulais juste revenir au côté entrepreneuriat. Donc, on va parler un peu d'Iluna. Je voulais savoir comment, en fait, elle est née l'aventure pour cette marque, du coup, d'Akiware et d'Angeware.
- Speaker #1
Yes. Alors, bien, comme je l'ai mentionné, j'ai parti, justement, ce projet-là avec Marnie Arani, Ashley. Et bien, ça fait très longtemps qu'on se connaît. Ça fait à peu près 12 ans. Et du coup,
- Speaker #0
on avait déjà entamé des premiers projets d'entreprenariat il y a plusieurs années de cela.
- Speaker #1
Mais finalement, on était quand même assez jeunes. Il y avait beaucoup de choses à apprendre. et euh... Depuis à peu près 7-8 ans, je venais chaque année à Paris. On se voyait tout le temps. Et c'est de nos discussions, de nos rencontres à chaque fois, à chaque année. On se parlait très souvent aussi à distance. Et même, elle était venue à Montréal, justement, venir me voir, qu'on avait fait aussi un voyage à Miami ensemble. Et c'est justement tout le temps passé, on a beaucoup discuté. On a dit, bien, en fait... il faudrait justement qu'on remonte un projet ensemble parce que ça s'était relativement bien passé ce qu'on avait essayé de monter dans le passé. Et finalement, on avait exactement le même mindset pour le design, pour le vision. En fait, on s'aligne vraiment sur beaucoup de choses et on s'est dit, en fait, partons sur un projet, partons sur quelque chose qui nous passionne tous les deux. C'est le sport, tous les deux, on est très axés là-dessus. Moi, ça fait très longtemps que je suis dans ce domaine du sport. Donc, quand j'étais très, très jeune, mes parents m'avaient mis dans le... C'était quoi ? C'était le... Je ballais de jazz. Ensuite de ça, j'ai fait quelques années de danse normale, popping, hip-hop. J'avais fait des cours de karaté aussi à Montréal. J'ai pris des cours de natation. Mes parents, ils m'ont mis très rapidement dans le ski et le snowboard. Donc, je fais du ski depuis que j'ai 5 ans. Donc, et depuis l'âge de 18 ans, je m'entraîne beaucoup à la salle de sport. Et finalement, elle aussi, elle est très axée dans la vie active. Elle est dans le monde de l'entrepreneuriat et elle a 400 convenus depuis longtemps. Donc, elle aime s'apporter des choses qui sont soit actives, relaxes en même temps, etc. Donc, on a comme agencé nos deux lifestyles pour pouvoir créer notre projet ensemble. C'est comme ça qu'est née
- Speaker #0
Iluna. Et je suis partie du coup sur le site iluna.fr. Du coup, j'ai vu que vous livrez à l'international. Est-ce que du coup, parce que c'est iluna.fr, vous ciblez plutôt... marché français, canadien ou les deux ?
- Speaker #1
Effectivement, l'idée justement d'avoir une fondatrice, une cofondatrice qui est française et canadienne, c'est pour pouvoir essayer de viser les deux. Les deux, elle a une communauté assez grande aussi, très grande dans les Dom-Ton, les Antilles aussi, donc le Guadeloupe, Martilin, Guyane française. Du coup, ça fait en sorte que justement, oui, quand on a lancé le projet, on a eu aussi des ventes. au Canada. Donc, ça permet justement de pouvoir vendre un peu partout. Ceci étant dit, quand nous, on avait commencé, on avait seulement ouvert pour la France et ça a pris peut-être cinq mois environ pour qu'on l'ouvre à l'international, juste pour qu'on puisse avoir un nom, un début de nom en France. Une fois qu'on était sûr de notre produit, là, on l'a ouvert à l'international. C'est sûr que moi, mon objectif, éventuellement, c'est d'avoir aussi, comme on a fait ça, un espace commercial aussi pour Inuna au Canada. Donc, c'est dans les plans de rendre ça encore plus accessible en termes de temps. Mais effectivement, notre vente principale est en France. C'est là où est-ce qu'on vend le plus, mais on a aussi des ventes au Canada.
- Speaker #0
Ok, super. Du coup, je suppose, quand tu dis au Canada, à Montréal, quoi. Ça va se faire. Alors, du coup, ça te fait ta marque, plus ton métier de salarié, plus aussi tu es sur les réseaux sociaux. Du coup, je voulais savoir comment tu fais pour gérer tout ça entre vie personnelle, ta présence publique, ton travail, du coup tes deux jobs ?
- Speaker #1
Oui. Alors, c'est pas évident, mais c'est une question, tout est une question de gestion de temps. Comment bien placer son calendrier dans les journées ? Donc ça veut dire, en fait, il faut être capable, il faut se forcer justement à planifier sa semaine. C'est très important. Donc justement, j'avais téléchargé une application qui s'appelle TicTic. qui me permet de tirer des catégories par rapport à chaque projet. Et du coup, ça me permet justement de se dire, OK, quand il y a une petite collab qui arrive, quelle date je le fais ? Est-ce que je suis disponible à ce moment-là ? La même chose pour Iluna. Beaucoup des... Par exemple, quand on fait nos photoshoots, vu que je travaille en semaine dans la journée, on fait nos shootings le week-end. Donc, on essaie de s'avancer pour justement que tout s'embrique. À temps de peur, mais on arrive à bien gérer le tempo de chaque domaine,
- Speaker #2
de chaque expertise.
- Speaker #0
Comme tu es aussi visible sur les réseaux sociaux, je voulais savoir, parce qu'on parle beaucoup aussi de gestion de l'image en ligne. Comment toi, en tant que femme entrepreneur, tu fais pour gérer ton image en ligne, pour être sur les réseaux sociaux, mais montrer en même temps juste assez, mais pas trop ?
- Speaker #1
Alors, moi, c'est sûr que je ne pense pas que je sois assez grande dans les réseaux sociaux pour qu'il y ait des dramas. Donc,
- Speaker #0
je pense qu'il y a un certain niveau où tu n'as pas assez de followers pour que ça puisse vraiment t'affecter.
- Speaker #1
Ceci étant dit, effectivement, je fais attention au type de contenu que je veux faire sur les réseaux sociaux. Moi, aujourd'hui, par exemple, sur TikTok, j'essaie beaucoup de faire découvrir des places, des activités. Je fais un tout petit peu des mini-vlogs sur TikTok pour montrer un peu ma vie de tous les jours. Mais voilà, je n'ai pas de problème à partager un body de tous les jours. parce que je pense que c'est quelque chose, une fois que tu es sur les réseaux sociaux, tu dois accepter que tu déballes ta vie. Donc, en fait, il faut l'accepter. Il faut l'accepter, il faut être à l'aise avec ça. Ce n'est pas évident. Donc, je pense aussi que c'est un travail à faire. Je sais qu'il y a des gens qui sont plus à l'aise, qui ont plus cette facilité de dire tout, de déballer justement sa vie. Moi, personnellement, ça a été beaucoup un travail de me forcer à essayer de me regarder, revoir si ça, ça passe, c'est bon, de me voir moi-même. Pendant que... tu sais pas comment expliquer, mais en gros... Ouais, c'est pas évident, c'est gênant.
- Speaker #0
Oui, vraiment, je suis passée par une phase de gênance quand je faisais des vidéos du contenu. Mais une fois qu'on en fait, au fur et à mesure, on se dégêne. On est beaucoup plus à l'aise ici devant la caméra. Donc, voilà, s'il y a des gens qui veulent se lancer sur les réseaux sociaux, en fait, et qui sont gênés, qui n'arrivent pas, il faut juste se forcer. C'est comme aller à la salle. Voilà, ça se passe.
- Speaker #1
OK. Puis en vrai, maintenant, un peu tout le monde le fait. Donc, je pense que la gêne, au bout d'un moment, ça passe.
- Speaker #0
Définitivement, exactement. Donc, c'est sûr que le fait que, par exemple, il y a des plateformes qui nous rendent plus à l'aise, je pense que TikTok rend ce sentiment d'avoir cette facilité à être dessus. Mais effectivement, j'ai entendu parler que beaucoup des gens de notre génération, donc les millénials, sont plus gênés. Mais du coup, il faut prendre l'initiative et se pratiquer et poster, et voilà.
- Speaker #1
On arrive aux questions de la fin. Je voulais savoir quels conseils tu donnerais pour un ? ou une jeune Canadienne qui rêve de s'installer en France. Du coup, on vous fait le chemin inverse aujourd'hui.
- Speaker #0
Alors, moi, vraiment, je dis de foncer. Il faut foncer. Je pense que tout ce qu'on entreprend ou tous les rêves qu'on a envie d'accomplir, il faut le faire parce qu'à la fin de la journée, si tu ne le fais pas, il y a peut-être quelqu'un qui va le faire pour toi. Moi, personnellement, ça a été très difficile au début parce que, bon, une bonne partie de ma famille est à Montréal. Donc, on part du principe que, voilà, il faut se débrouiller à Paris. Il faut faire les choses de soi-même. Même mentalement aussi, c'était dur au début. Mais je pense que quand, par exemple, si tu décides d'y aller pour l'entrepreneuriat ou si tu as un objectif spécifique à venir justement à Paris, il faut garder ça en tête. pour que justement tous ces moments, ces sentiments de solitude, etc., puissent passer outre. Aujourd'hui, je suis très épanouie à Paris. Justement, là, j'ai créé mon quotidien, j'ai créé mes habitudes. Et même d'ailleurs, je trouve que se trouver dans un environnement qui est complètement différent te motive beaucoup plus dans tes objectifs de vie. Même si, par exemple, à Montréal, j'avais des objectifs, j'avais des ambitions. Je trouve qu'ils sont beaucoup plus multipliés depuis que je suis à Paris. Donc, parce que je suis venue pour un objectif, je suis sortie de ma zone de confort. Et voilà, moi, c'est pour ça que je conseillerais à quelqu'un de venir à Paris, c'est de sortir de sa zone de confort. Puis, à la reine à journée, bien voilà, il n'y a pas la mort. Si jamais on ne se plaît pas, bien, on peut retourner à Montréal. Donc, voilà.
- Speaker #1
Justement, j'allais te poser la question Est-ce que tu vois ton avenir en France ou tu penses qu'un jour, c'est possible que tu reviennes au Canada ?
- Speaker #0
Oui En ce moment, mis à part l'UNA j'ai un très gros projet qui arrive Je ne peux pas en parler tout de suite donc il faudrait regarder un peu les réseaux sociaux pour voir ce qui va se tramer mais ce projet-là, en fait, ça va m'obliger à rester là pendant plusieurs années à Paris et en fait Merci. Et effectivement, à un certain moment, quand je vais sentir que ce projet sera assez mature et que je vais pouvoir me croire à une certaine distance ou en tout cas déléguée, à ce moment-là, oui, j'aimerais revenir à Montréal parce que j'aimerais prendre ce projet et le dupliquer à Montréal, dans ma ville natale. Moi, j'aime beaucoup Montréal, donc j'aimerais revenir. Mais j'aime beaucoup pas réussir. Merci, côté positif.
- Speaker #1
T'as dit « j'aime beaucoup Montréal » . Est-ce que t'as un conseil pour l'hiver à Montréal, pour survivre ?
- Speaker #0
Le froid à Montréal, vite Je n'ai absolument rien à dire là-dessus. Mais par contre, il y a beaucoup de gens qui disent « Oui, moi, je n'ai pas envie d'aller à Montréal parce qu'il fait très froid. » Mais il fait très froid à Paris aussi. On est bien, sachez-le. Oui,
- Speaker #1
mais on n'est pas à cette température-là.
- Speaker #0
C'est vrai. Après, pour moi, c'est mis à part la neige parce qu'il y a des moments où il y a énormément de neige. Je trouve que le froid, il est très intense à Paris. Parce que je mets mon manteau canadien à Paris en février, mars et biseau. Mais ceci étant dit, je pense que justement, Montréal, c'est une opportunité en hiver d'entreprendre parce que justement, tu n'es pas impacté ou en tout cas influencé à sortir de tes ambitions parce que tu es un peu coincé chez toi dans ce froid-là. Et en tout cas, moi, personnellement, c'est comme ça que je fonctionnais à Montréal. Je me disais, bon, il fait f... pas. Donc, laisse-moi me concentrer sur les projets parce qu'il y avait des choses que je faisais à Montréal. En fait, quand j'avais gradué, j'aidais justement, j'avais des petites conditions parce qu'il y avait des personnes qui me demandaient de monter leur boutique en ligne. Donc, je faisais ça justement en même temps que mon travail. Et du coup, ça me permettait justement d'évoluer un peu dans ma vie entrepreneuriale à Montréal. Et je pense que Montréal, c'est la place à entreprendre parce qu'il y a tous les outils. Et même, je trouve qu'en termes côté business, les aides, Le financement et les... beaucoup plus facile que Paris. Justement, j'avais 10 membres dans ma famille qui avaient entrepris des projets comme une application mobile, etc. Et ils ont trouvé du financement parce que, justement, ils aident les personnes noires à entreprendre. Donc, il y avait du financement, il y avait de l'argent qui était offert pour ces débuts de création. de petites entreprises. Alors qu'il n'y a pas tout ça à Paris, il y en a, il y en a, mais côté administration, côté demande d'emprunt, à Paris, c'est extrêmement difficile. J'ai eu beaucoup de misère. de ce côté-là. C'est vraiment un challenge côté Paris. Et je pense qu'à moi, il faut profiter du fait que c'est beaucoup plus facile de faire des emprunts de crédit, des emprunts de financement, des aides qui sont offertes avec des bonnes sommes justement pour entreprendre. Il y en a énormément beaucoup. J'ai vu que les gens ont demandé à Chadji Petit pour qu'il lise justement ces aides-là. Mais Paris, c'est vraiment plus difficile, sincèrement.
- Speaker #1
Je te rejoins complètement. Mais c'est un constat même général même des Français qui viennent au Canada. Le Canada, pour entreprendre, vraiment, énormément de ressources et au Québec encore plus. Tu disais PME, à Montréal, il y a PME Montréal qui aide les entrepreneurs. Et même pour la communauté noire, il y a des services spécifiques, ça n'existe pas ça en France. Donc vraiment, ouais.
- Speaker #0
Il n'y a pas ça en France et d'ailleurs au niveau de la France, la banque demande beaucoup, beaucoup de comptes comparé à Montréal et ça fait en sorte que ça prend beaucoup de temps pour débloquer justement du financement, débloquer des emplois. Moi, je pense que c'est la plus grande difficulté de la France, c'est le côté administratif. Mais je pense qu'une fois qu'on passe au travers de ça, il y a un marché qui se fait. La même chose pour Iluna. La raison pourquoi on a voulu créer ça directement en France, c'est parce qu'il y a un marché à évoluer dans l'activer le loungewear. Il y a une place à se faire. Et je pense qu'il y a beaucoup de marchés encore à évoluer, justement, à Paris. Et je pense qu'une fois qu'on passe au côté administratif... Ça peut aller très vite à Paris, vraiment vite. Mais il faut passer au travers de ça et c'est extrêmement difficile. Il faut être très fort mentalement. Ça n'a pas été évident dans plusieurs états de ma vie ces derniers temps. Mais ceci étant dit, je pense qu'il ne faut pas lâcher. C'est la même chose à Montréal. Il y a ses propres challenges, mais je pense que Montréal, c'est beaucoup plus facile.
- Speaker #1
Dernière question. Est-ce que tu peux nous dire où on peut te suivre au niveau de ton actualité, mais aussi pour soutenir tes projets et où te retrouver en ligne ?
- Speaker #0
pour Instagram et TikTok, c'est la info, c'est
- Speaker #1
Tainabé. Est-ce que tu peux dire comment ça s'écrit pour les auditeurs ?
- Speaker #0
Bien sûr, bien sûr. Donc, c'est T-A-H-E-E-N-A-B. Donc, c'est Instagram et TikTok. Et ensuite de ça, forcément, sur mon compte personnel Instagram, sur ma vie, il y a directement ma page de Mandatory Loungewear, Iluna. Mais Iluna, c'est I-L-U-N-A.fr. Donc, c'est le nom du site et le nom du Instagram. Et la même chose pour TikTok.
- Speaker #1
aussi. Ok, j'ai juste un truc à t'avouer vu qu'on arrive à la fin. Alors, je ne sais pas si tu as connu ça au Québec, mais du coup, ton prénom, c'est aussi le prénom d'une série américaine, Taïna. Je ne sais pas si vous avez eu ça.
- Speaker #0
Oui, je connais, oui.
- Speaker #1
Tu connais ? Ok. Quand je préparais les questions pour toi, j'avais le générique de la série dans la tête. Exactement.
- Speaker #0
Mais en fait, c'est quelque chose qui m'a ... Oui, tout le monde chantait ça à la cour d'école. Ok,
- Speaker #1
je ne suis pas la seule, ça va. En tout cas, merci énormément, Thaïna, du coup, pour ton temps et pour ton partage.
- Speaker #0
Le podcast est également disponible en format vidéo sur YouTube, donc n'hésitez pas à aller le checker. On se retrouve sur mes autres réseaux sociaux ou alors à la prochaine écoute. Bye !