Speaker #0Bonjour, toujours Nora Lounas pour le podcast Parlons Culture. Les statistiques de l'écoute de mon podcast entre les femmes et les hommes ne sont pas si tranchées. Je suis persuadée qu'un sujet n'est ni féminin ni masculin, il est humain. Des hommes peuvent, je dirais même devraient, s'intéresser à ce qu'est le vaginisme par exemple, afin de comprendre et d'apprendre comment le corps d'une femme peut ou ne peut pas marcher. comme des femmes peuvent ou doivent. devrait pouvoir écouter un podcast sur l'éjaculation précoce afin de comprendre comment un homme peut ou ne peut pas fonctionner. Bien sûr, je fais de la provoque quand je dis que ça marche ou que ça ne fonctionne pas, car en réalité, en consultation ou en éducation sexuelle, l'important ce n'est pas que ça fonctionne, c'est d'apprendre comment le corps sexuel fonctionne. Il y a une chose que je sais, que je peux affirmer, c'est que nous, humains, nous ne connaissons pas notre corps. Quel que soit le sexe, quelle que soit l'orientation sexuelle, la culture, la religion, je note cette méconnaissance du corps. Aussi, il va y avoir deux podcasts consacrés à quelques fondamentaux chez les deux gens. Commençons par la sexualité et le corps de l'homme. Que savons-nous pour se sentir bien dans notre corps ? Le mois prochain, ce sera le tour de l'anatomie féminine. Avant d'entrer dans des considérations de genre, Savez-vous qu'en ce qui concerne la formation des organes génitaux, la différenciation entre les garçons et les filles intervient dès le troisième mois de développement du foetus ? En dehors d'un prélèvement du liquide amniotique avant ces trois mois, c'est l'examen que l'on connaît sous le nom de l'amiosynthèse et qui se fait pour des raisons médicales. Donc, sur les échographies, le sexe d'un enfant n'est pas visible avant le quatrième mois, parce qu'avant, nous avons comme une espèce de sexe commun. qui va ensuite évoluer différemment. Bref, ce sont les hormones mâles, la testostérone, qui va être capitale dans la formation de l'appareil sexuel masculin. Je fais une petite parenthèse, je vais évoquer des organes génitaux féminins et masculins. Je ne vais pas, en tout cas pas aujourd'hui, intervenir sur la question des intersexes. À la puberté, entre 8, 9 ans et 14, 15 ans, la verge et les testicules vont grossir. Ensuite va arriver la pilosité pubienne. La taille de la verge atteindra sa taille adulte vers 18 ans. La taille moyenne en érection est de 11 à 16 cm. On parle de micro-pénis en dessous de 7 cm. Un pénis petit au repos peut avoir une taille bien plus grande en érection. Et ce n'est pas parce qu'un pénis serait grand au repos qu'il présagerait d'une très très grande taille en érection. Cette question de taille... Peu complexé, beaucoup d'hommes qui vont chercher des solutions pour agrandir ou élargir leur pénis. Je pense aux pompes vendues dans les sex-shop ou sur le net. Sérieusement, qui peut croire que ça marche ? Et puis, il y a les opérations chirurgicales. J'avais répondu dans la rubrique du GHI à Genève à Ryan, 42 ans, qui m'écrivait « Je pense augmenter la taille de mon sexe qui me complexe » . J'avais répondu, textuellement, je vous lis la rubrique, La pénoplastie est une intervention chirurgicale visant à augmenter la taille du pénis. Il existe une première technique pour l'augmenter en longueur et en circonférence, la seconde à accroître la circonférence. Pour la première technique, la chirurgie consiste à sectionner le ligament suspenseur qui relie le pénis à l'os pubien faisant gagner, j'avais mis entre guillemets, 2 à 4 cm au repos. La seconde méthode, la plus courante, le lipofilling, est un prélèvement de graisse de l'abdomen ou des cuisses. Celle-ci est purifiée et injectée sous la peau du pénis, augmentant le diamètre de 2 à 3 cm en érection et au repos. Sous anesthésie générale ou locale, l'activité sexuelle sera alors limitée. Bien entendu, puisqu'il ne peut pas y avoir de rapport sexuel après post-opératoire. Le complexe de taille doit être relativisé et renvoyé au diagnostic du micropénis, qui désigne un pénis dont la taille est significativement inférieure Merci. à la moyenne pour un âge donné. Je l'ai déjà dit tout à l'heure, moins de 7 cm en érection chez l'adulte. Pour mesurer le pénis, il faut partir de l'os pubien jusqu'à l'extrémité du gland sur la face dorsale du pénis en se regardant dans un miroir si vous êtes seul. Sinon, vous faites aider. L'idée est de ne pas se pencher en avant pour mesurer. En cas de doute, consultez un professionnel de santé. Si ces interventions améliorent l'estime de soi, et qu'il faut prendre au sérieux tout complexe, je me permets quand même une petite note d'humour. De toute ma carrière, je n'ai jamais vu un homme se présenter à mon cabinet s'inquiétant d'une trop petite taille de doigt pour caresser ses partenaires, ni se plaindre d'une trop petite langue pour embrasser. Cette récurrente question de taille de pénis est réductrice dans l'appréciation de la satisfaction sexuelle. Et j'avais mis pour point culture G, la longueur moyenne d'un pénis en érection est de 12,5 cm. Revenons à notre histoire d'organes génitaux masculins. Ils sont externes. Il y a la verge qui se termine par le gland, qui est recouvert d'une membrane, le prépuce. Les testicules sont maintenues par une poche de peau qui s'appelle le scrotum. Je souris en disant le scrotum parce que pendant des années, j'ai fait des interventions dans des établissements où on faisait un petit jeu justement pour parler du corps. Et donc, un peu sur le modèle du qui-est, je mettais un autocollant sur la poitrine, sur l'épaule. droite ou gauche des participants et des participantes, et j'inscrivais dessus les noms des organes génitaux féminins et masculins, et je mettais le scrotum à la personne qui n'avait soit pas envie de jouer, en disant « moi je trouve ça nul, je connais tout » , et dans ce cas-là je mettais scrotum, parce que ce n'est pas un mot qui est tant connu que ça, et donc ça attisait son égo, puisqu'à cette personne elle devait absolument trouver, puisqu'elle avait dit qu'elle... qu'elle savait tout, et donc il fallait absolument qu'elle trouve le mot, et ça me garantissait une participation. Ou alors je mettais à la personne qui était peut-être la plus timide, la plus réservée, qui était peut-être même inquiète en disant qu'elle ne connaissait rien du tout aux organes génitaux. De cette manière, lorsque je collais sur son épaule le mouscrotome, et bien lorsque les autres disaient « oh là là, mais moi je ne sais pas du tout ce que c'est » , et bien ça ne la mettait pas en difficulté, puisque les autres ne savaient pas non plus. Voilà, c'était un petit... Un petit clip sur comment je fonctionnais quand je faisais des interventions en collectif. Ce qui est amusant, c'est que pendant des années, lorsque je circulais en dehors du travail et je croisais des professionnels, puisque je faisais également ce jeu avec des professionnels, que je croisais des participants, eh bien ceux qui avaient le mouscrotum, quand je les voyais, ils me disaient « Ah, je me souviens, j'avais le mouscrotum, je ne l'ai jamais oublié » . En tout cas, c'est un bon moyen. Si on a envie de se souvenir des organes génitaux féminins ou masculins, ce petit jeu, ce que j'appelais le jeu des étiquettes, mais bon, je n'ai rien inventé du tout, c'est vraiment un bon moyen pour pédagogie. Le testicule, donc, pour revenir à nos organes génitaux, c'est un mot masculin, on dit un testicule. Généralement, il y en a deux, asymétriques, c'est-à-dire qu'il y en a un qui pend plus que l'autre. Les testicules sont internes et on les dit fragiles. Ils assurent la fabrication des spermatozoïdes et de la testostérone. Les spermatozoïdes ne peuvent se fabriquer qu'à une température inférieure aux 37 degrés du corps. C'est pour cela qu'ils sont à l'extérieur. Vous avez noté que le scrotum va s'adapter selon la température, tendu à la piscine pour garder au chaud et au contraire relâché dans le bain, puisqu'on est au chaud. Aujourd'hui, on sait que le sperme est moins riche en spermatozoïdes. Les raisons de cette baisse sont Les perturbateurs endocriniens, les pesticides par exemple, des facteurs environnementaux, la pollution de l'air, les métaux lourds, les solvants industriels entre autres, le mode de vie, le tabac. D'ailleurs, j'ai une anecdote à propos du tabac, mais je vous la dis après. L'alcool, les drogues, la sédentarité, le poids, l'alimentation ou la chaleur testiculaire. Par exemple, poser son ordinateur sur ses testicules ou pas directement, c'est-à-dire allongé, en train de regarder une série, poser son... Son ordinateur au niveau du bas-ventre et des testicules, ce n'est pas une très bonne idée. Des pantalons qui seraient très serrés ou même des sièges chauffants. Il y a aussi les troubles hormonaux, des pathologies médicales, certains médicaments. Et puis des facteurs psychosociaux, le stress, la privation de sommeil ou le burn-out. Encore en débat, en discussion, est-ce que les ondes électromagnétiques telles que les téléphones dans les poches ou l'alimentation non bio à des conséquences, c'est toujours en questionnement. En tout cas, tout ça est quand même bien logique quand on commence à parler un peu plus de la contraception thermique. Je reviens avec l'anecdote sur le tabac. Lorsque je faisais des interventions en maison d'arrêt, un jour, j'arrive pour faire connaissance avec le groupe, et un jeune homme, 16 ans, je dirais, me dit, fier, moi, j'ai déjà deux enfants. Et puis je lui dis, ah, c'est amusant parce que tu as l'air vraiment très fier d'être papa. Et il me dit, oui, oui, en fait, moi, je suis quelqu'un de très malin. Sur les paquets de cigarettes, il y a marqué, attention, la cigarette réduit la fertilité. Et puis moi, j'aime tellement fumer. J'ai fait deux enfants tout de suite et comme ça, je peux continuer à fumer. Moi, ça y est, j'ai fait mon travail, je suis papa. Je me souviens que ce jour-là, je m'étais vraiment interrogée sur le... sur les types de messages de prévention que l'on peut donner, parce qu'à tout moment, ils peuvent être interprétés. Je dirais de la mauvaise manière. Continuons. La testostérone est fabriquée par les testicules. La testostérone passe dans le sang. Sa production est irrégulière et variable selon les individus, l'âge, la masse corporelle. Il a été remarqué, et j'ai vérifié par la littérature, et pas sur mon mari, que le niveau de testostérone est plus important le matin. J'ai lu aussi que le niveau était plus important au mois de mai. Mais. MIS, je n'ai rien trouvé pour valider cette information. Il existerait bien une variation saisonnière, mais il n'y a pas d'étude approfondie pour préciser quel mois serait le plus haut en testostérone. Manifestement, pas forcément le mois de mai. La verge, c'est un corps caverneux et spongieux, oui oui, comme une éponge. Et il y a l'urètre, le canal où passent l'urine et le sperme, qui se termine par un méa urinaire. Pour revenir justement sur l'exercice que je faisais avec les étiquettes, je veillais toujours à ne pas être affirmative en ce qui concerne par exemple le nombre de testicules. On sait qu'il y a des personnes qui en ont un, il y a des personnes qui peuvent en avoir trois, c'est-à-dire un troisième qui serait par exemple atrophié. Et bien figurez-vous qu'un jour lors d'une intervention, il y a un jeune homme qui nous a confié avoir deux méas urinaires, c'est-à-dire il a vraiment deux trous et quand il urine, ça fait deux petits G. Comme quoi tout existe. Le gland est recouvert d'une membrane de peau rétractable qu'on appelle le prépuce. Lors de la toilette ou un rapport, le prépuce est enroulé autour du gland. On appelle ça le décalotage, être décaloté. Beaucoup de recommandations à cela. J'ai vu depuis ma longue carrière que parfois on conseille pour les soins, pour l'hygiène, de décaloter. Puis après, on ne décalote pas. Enfin, je pense qu'on a à peu près eu tout. Donc, en parlant du prépuce, il y a une situation qui peut empêcher le décalotage. qui serait serait une étroitesse du prépuce, cela s'appelle le phimosis, et on peut le corriger par une opération bénigne pour permettre que les choses rentrent dans l'ordre. Il se dit que le roi français Louis XVI aurait eu un phimosis, ce qui aurait pu rendre la consommation du mariage difficile et douloureuse. Effectivement, le mariage ayant été consommé sept ans après l'union. Mais bon, là aussi, je n'ai cherché pas de source très fiable. Ça me fait penser aussi à une autre anecdote, toujours en maison d'arrêt, je pense que j'ai eu des bonnes barres de fou rire dans les maisons d'arrêt, alors pas pour me moquer, on rit toujours ensemble. Je me souviens, alors qu'on parlait de l'hymen, de la virginité des filles, je me souviens avoir demandé à des garçons comment on peut vérifier si un garçon est vierge ou pas, pour savoir un petit peu comment ils peuvent se représenter ça, puisqu'on parlait de l'hymen. physiquement, il saurait aussi, c'est pas totalement vrai, mais possible de vérifier. Et puis, voilà, il me regarde, il cherche, et puis il y a un jeune homme, il dit, ah ben moi, je sais comment on vérifie si un garçon, il est vierge ou il est plus vierge. Et il dit, quand il est plus vierge, eh bien, il sourit plus. Voilà, j'ai trouvé ça vraiment drôle. Après, moi, je suis bon public. Alors, il y a aussi les faux phimosis qui sont liés à un problème d'hygiène. Ça serait plutôt une histoire d'adhérence entre le gland et le prépuce. Ça me fait repenser à une autre anecdote absolument pas drôle, d'être intervenue dans un établissement, un foyer pour personnes en situation de handicap, avec un homme de plus de 50 ans qui a un phimosis, qui a vraiment le gland qui est complètement violacé. où les professionnels ont beaucoup de mal pour la toilette parce que dès qu'ils touchent, c'est hyper douloureux. Et le médecin, je dirais un médecin à l'ancienne, je dirais même un médecin maltraitant, refuse de proposer une chirurgie pour cet homme parce qu'il est en situation de handicap, parce qu'il se dit que c'est un petit ange asexué, qu'il n'a pas besoin de ça. C'est lui le médecin, c'est la toute-puissance. Et depuis des années, les professionnels qui accompagnent cette personne en situation de handicap sont en grande souffrance parce que même si ces personnes relatent la souffrance, c'est quand même le médecin qui décide. Et comme il n'y a pas tant de médecins qui sont à disposition totale pour un foyer qui accompagne des personnes en situation de handicap, et bien Personne n'ose le contredire. Alors, ce n'est pas une situation que j'ai connue en Suisse, c'est une situation que j'ai connue en France, que j'ai plusieurs fois relayée en vain. En dehors du phimosis, il y a la circoncision qui est une ablation du prépuce pour des raisons religieuses ou prétendues d'hygiène. Après l'ablation du prépuce, il faut savoir que le gland va être anu et donc peu à peu la peau du gland va se tanner un peu comme du cuir. Pas d'études sérieuses sur une différence significative de performance et de sensibilité sexuelle. J'ai eu au début de ma carrière un patient qui était venu pour des troubles sexuels. Et il m'a relaté une expérience de circoncision ratée, extrêmement traumatisante. Cette personne vivant chez sa mère, le père est arrivé de manière absolument imprévue dans l'appartement, avec plusieurs personnes, ils ont pris l'enfant, ils sont allés dans la salle de bain, ils se sont enfermés. La mère hurlait à la porte et ils ont fait une circoncision. improvisé dans une salle de bain, l'enfant se débattait et la circoncision a été totalement ratée, ce qui a eu des conséquences énormes sur la vie de cet homme adulte. Voilà, c'est une vérité aussi. Et puis on a aussi longtemps entendu des bêtises, des grosanneries sur circoncision et protection du VIH. On va essayer de rétablir rapidement une vérité sur ces choses. Oui, il existe des données très solides, des essais randomisés, des revues systématiques sur le lien entre circoncision masculine médicale et réduction du risque d'acquisition du VIH, mais avec des limites importantes à rappeler. Mais surtout, ce que j'ai envie de faire, c'est de mettre en garde, c'est une protection partielle et donc pas totale, et la circoncision ne repose pas. La circoncision ne remplace pas les préservatifs, ni le dépistage, ni un traitement comme prévention. Le bénéfice démontré concerne surtout l'acquisition du VIH chez l'homme lors de rapports vaginaux, donc transmission de femme vers l'homme. Cette transmission homme vers femme, les données ne montrent pas de protection robuste pour la partenaire féminine, parce qu'il existe des enjeux si elle ne reprise des rapports avant aussi, avant cicatrisation. Les rapports anneaux, homme vers homme, masculin vers masculin, l'efficacité est incertaine. Biologiquement plus plausible pour le partenaire incertif, mais l'ensemble des pratiques et le rôle majeur du réceptif anal limite l'impact. Et puis les risques de compensation du risque. Certaines personnes peuvent prendre plus de risques en se croyant protégées, d'où la portance d'un message de prévention complet. c'est-à-dire... que la circoncision ne protège pas du VIH. Et puis, il ne faut pas oublier que c'est aussi une circoncision, c'est aussi une chirurgie, qu'il peut y avoir des complications possibles si ce n'est pas fait dans des bonnes conditions. Bien entendu, il y a une abstinence sexuelle complète qui est recommandée jusqu'à cicatrisation complète. Mais là, je parle des hommes qui l'auraient fait pas à l'enfance, qui l'auraient fait peut-être à l'adolescence ou à l'âge adulte. Parlons du gland. En général, le gland a un diamètre supérieur au pénis afin de favoriser la fécondation. Effectivement, le gland va faire effet bouchon permettant ainsi d'augmenter la probabilité d'amener les spermatozoïdes vers le vagin et l'utérus ensuite. Alors, ce n'est pas parce que des personnes auraient un gland qui serait inférieur à la taille, à la base du pénis, qu'il y aurait des problèmes de fertilité. Mais je dis que physiologiquement, biologiquement, le gland est... et plus gros pour justement faire bouchon. Le gland, c'est une zone particulièrement sensible. Elle est riche, cette zone, elle est riche en terminaisons nerveuses, ce qui en fait une zone érogène importante du pénis. Pour terminer ce tour d'horizon, il y a encore quelques organes sexuels masculins que je n'ai pas nommés jusqu'ici et qui méritent d'être cités, même brièvement. Il y a d'abord l'épididyme. C'est un petit organe en forme de vircule qui est situé au-dessus et à l'arrière de chaque testicule. C'est là que les spermatozoïdes vont conserver et maturer avant d'être mobilisés. On parle aussi beaucoup des canaux déférents. Ce sont les canaux qui permettent le transport des spermatozoïdes depuis l'épididyme jusqu'à l'urètre au moment de l'éjaculation. Les vésicules séminales ont un rôle essentiel. Elles vont sécréter une grande partie du liquide séminal, un liquide qui est riche en nutriments, notamment en fructose, qui permet de nourrir et soutenir les spermatozoïdes. Il y a la prostate, bien sûr, qui va sécréter une partie du sperme et qui participe à sa liquefaction après l'éjaculation. C'est aussi une zone qui peut être érogène chez certains hommes, en fait chez tous les hommes, mais ça va dépendre. de la sensibilité à cette zone. Donc c'est vraiment une sensibilité individuelle. L'urètre, dont j'ai déjà parlé, qui est le canal commun par lequel s'évacue l'urine, le liquide préséminal et le sperme, jamais en même temps. Quoique, là aussi, j'ai déjà eu un patient qui a évoqué sa surprise lors d'une éjaculation où il y a eu éjaculation et urine. Les corps cavernés sont les tissus érectiles principaux du pénis. Ils se gorgent de sang. lors de l'excitation sexuelle, ce qui va permettre l'augmentation de volume et la rigidité du pénis. Les corps spongieux, eux, sont moins rigides. Ils entourent l'urètre, qui permettent une certaine souplesse et se prolongent jusqu'au gland. Là aussi, notre anecdote, plus du tout en maison d'arrêt, mais dans une école où un jeune homme, je dirais 22 ans, me pose la question si son pénis est un muscle. En fait, je ne peux pas lui répondre tout de suite. C'est une école où je les vois plusieurs heures dans l'année. Et je lui propose qu'on cherche ensemble sur Internet. Et on met, est-ce que le pénis est un os ? Et effectivement, on tombe sur une magnifique radiographie où on voit un pénis et puis à l'intérieur un os. Donc d'emblée, il me dit, ah bah oui, ça y est, j'ai la réponse. Et je lui dis, ah bah non, tu n'as pas la réponse. Ça, c'est une fausse réponse. Et donc je lui explique comment est un corps caverneux spongeux, je lui montre d'autres illustrations et on cherche quand même comment sur le net il peut y avoir une radiographie d'un pénis avec un os et en fait on trouve que c'est lors d'une série du Dr House qui veut faire une blague à ses collègues et donc probablement quelqu'un a vu cette série et a repris cette... cette radiographie qu'il a mise sur le net et elle peut créer du trouble chez un certain nombre de personnes. Ce qui prouve que lorsqu'on se dit que les jeunes peuvent aller trouver des informations sur le net, eh bien c'est vrai, il y a plein d'informations vraies, mais il y a également plein de choses fausses. Donc il faut aussi avoir un certain apprentissage à aller chercher de l'information sur les questions de vie affective et sexuelle, mais sur tous les domaines, bien sûr. Parlons de la vessie qui est une poche dans laquelle l'urine va s'accumuler avant d'être évacuée et aussi les glandes bulbo-urétrales qui sont situées sous la prostate de chaque côté de l'urètre. Autrefois on appelait ces glandes les glandes de Copper. On ne les nomme plus ainsi car c'est le nom de l'anatomiste qui les a découvert qui s'appelait William Copper qui est un anglais qui... Au XVIIe siècle, découvrent les glandes de Comper, donc ce sont un éponyme, c'est-à-dire le nom donné en hommage à la personne qui les a découvertes. Aujourd'hui, en anatomie, on va plutôt privilégier des termes descriptifs qui indiquent la localisation et la fonction plutôt que des noms propres. Donc les glandes bulbo-urétrales, ça va décrire précisément leur position entre le bulbe du pénis et l'urètre, leur lien direct avec l'urètre. Donc il ne s'agit pas d'une erreur quand on parle des glandes de Copard, mais d'un choix de mononclature moderne plus clair et plus pédagogique. Et donc ces glandes produisent le liquide préséminal qui participe à la lubrification et à la préparation de l'urètre avant le passage du sperme. Alors une érection, comment ça fonctionne ? Eh bien la verge va gonfler de sang car il va remplir les deux espaces spongieux. Le sang va influer. Pour cela, la machine fonctionne. de manière vasculaire, musculaire et également dans le cerveau fantasmagorique. L'érection matinale est un phénomène lié au repos du corps et du cerveau. Ainsi, sans stress, les pensées vont pouvoir s'échapper et provoquer une érection. Il y a aussi le phénomène de la vessie qui remplit l'urine pendant la nuit, va cogner contre la prostate et provoquer une érection réflexe. Alors qu'est-ce que c'est qu'une érection réflexe ? Ça correspond à une réponse automatique du pénis, à une stimulation physique directe, touchée, pression, frottement, sans intention sexuelle consciente ni excitation psychique préalable. Elle est médiée par des circuits nerveux réflexes situés principalement au niveau de la moelle épinière. C'est pour cette raison qu'elle peut survenir chez les nourrissons, pendant le sommeil, lors de soins médicaux ou chez certaines personnes ayant des lésions neurologiques. indépendamment du désir et de l'émotion. Il y a aussi l'éjaculation réflexe, qui correspond à une émission de sperme déclenchée par des stimulations mécaniques répétées du pénis ou de certaines zones génitales, sans vécu de désir, sans excitation subjective et parfois sans orgasme ressenti. Ce phénomène est notamment décrit chez des hommes présentant des lésions modulaires ou certains troubles neurologiques, mais il peut aussi apparaître dans des contextes médicaux ou techniques, des examens, des stimulations vibratoires. Donc, comme pour l'érection au réflexe, il s'agit d'un mécanisme neurophysiologique automatique distinct de l'éjaculation associée à l'excitation sexuelle consciente. L'érection peut prendre plusieurs formes selon la taille du pénis, rectiligne, incurvée, vers la gauche ou vers la droite. Je me souviens que la toute première fois que je suis intervenue en maison d'arrêt, le surveillant m'a dit de toute façon vos interventions ça ne marchera pas, alors il faut savoir que j'en ai fait pendant 12 ans, ça ne marchera pas, ils ne parleront pas. Et en fait la toute première question qui m'a été posée après que je me sois présentée, qu'après le groupe se soit présenté, un jeune homme tout de suite a dit Merci. Ah ben justement, j'ai toujours voulu savoir pourquoi j'ai le pénis qui va vers la droite. Et là, je me suis dit, bon, c'est bon, ils parleront. Et c'est vrai, j'ai vraiment une expérience en maison d'arrêt pendant 12 ans, avec des ateliers en groupe, où ça s'est vraiment toujours très très bien passé. Lors de l'érection, il peut y avoir un liquide transparent et visqueux qui ressemble à du crachat. C'est un peu blanc et collant, c'est le liquide séminal. C'est un lubrifiant naturel qui va nettoyer l'urètre de son urine. Petite parenthèse, il y a toujours aussi un risque de contamination et de transmission des IST par ce liquide séminal. Alors, un petit vocabulaire précis, les spermatozoïdes, je n'ai pas encore défini, ce sont des cellules reproductrices, les gamètes mâles. Le sperme, c'est l'usage courant français. Mais on peut aussi dire éjaculat, qui est le liquide expulsé lors de l'éjaculation, qui contient des spermatozoïdes, plus des sécrétions de glandes. Le plasma séminal, c'est la partie liquide du sperme sans les spermatozoïdes, sans les sécrétions des glandes annexes. C'est ce que beaucoup de personnes veulent dire quand elles disent liquide séminal. D'où vient le liquide du sperme ? Les spermatozoïdes représentent une petite fraction du volume de l'éjaculat. L'essentiel est produit par les glandes annexes. c'est-à-dire les vésicules séminales et la prostate. Alors, quand je dis nettoyer l'urètre, ce n'est pas tout à fait ça. En fait, c'est une manière de neutraliser l'acidité résiduelle de l'urètre, donc avant l'éjaculation. Le liquide prééjaculatoire a pour rôle reconnu de lubrifier, surtout de neutraliser les traces d'urine acide dans l'urètre, afin de rendre le milieu plus favorable au passage des spermatozoïdes. Donc, il y a un effet plutôt de préparation de l'urètre. mais c'est plutôt une neutralisation chimique qu'un nettoyage. On peut donc parler d'un rinçage mécanique, mais attention, ce n'est pas une fonction hygiénique ni antiseptique, ça ne désinfecte pas. Ce qui est surtout important, c'est que le sperme, c'est un mélange de fluides, plus de spermatozoïdes, qui est expulsé lors de l'éjaculation, et qui va transporter, protéger et nourrir des spermatozoïdes. L'éjaculation, c'est l'évacuation du sperme hors de la verge. en plusieurs G successifs. Son volume est de 2 ml à 7 ml, qui ont été vérifiés par des études. Ce n'est pas proportionnel à l'intensité du plaisir, mais davantage selon l'âge et l'intervalle entre les rapports. La zone anale, c'est une muqueuse à la peau fine et riche, en terminaison nerveuse. Donc il y a l'anus et le rectum. L'anus est l'ouverture terminale du tube digestif situé entre les fesses par lesquelles les selles sont expulsées. Il est entouré de muscles sphectariens qui permettent de garder l'anus fermé en dehors de l'évacuation. Le rectum est la portion juste au-dessus de l'anus. C'est la partie du gros intestin qui sert de réservoir aux matières fécales avant leur expulsion. Un seul anus chez les hommes et les femmes. Là aussi, j'ai plein d'anecdotes lorsque je faisais des interventions où je demandais... Est-ce que selon vous, les hommes et les femmes ont le même anus ? Et je me souviens d'un jeune homme qui avait répondu, je ne sais pas si les filles ont le même, parce que je n'ai pas comparé, en fait, il pensait à l'aspect plutôt, à l'aspect de l'anus. Donc, d'un point de vue anatomique et embryologique, l'anus des hommes et des femmes est identique. Je pense que ça a l'air anodin de le dire, mais c'est très, très important de le dire. Il n'existe pas des anus de femmes qui seraient pénétrables. et des anus d'hommes qui ne seraient pas bénétrables, ou des anus d'hommes qui auraient une orientation sexuelle telle ou telle autre, qui auraient un anus de femme dont tout le monde a le même anus. Donc il s'agit de la même structure, avec les mêmes fonctions, il n'existe pas d'anus masculin ou d'anus féminin distinct dans sa morphologie de base. Il y a le périnée et le plancher pelvien chez l'homme. Le plancher pelvien ou périnéal, c'est un ensemble de muscles qui agit comme un soutien sous les organes du bassin, la vessie, l'intestin, le rectum, la prostate chez l'homme. Ces muscles s'étendent d'un côté à l'autre du bassin, du pubis jusqu'au coccyx. Chez l'homme, il soutient la vessie, l'urètre, le rectum, la prostate. Il participe à la continence, à la capacité de retenir l'urine et les selles. au contrôle des gaz mais aussi à certains aspects de la fonction sexuelle par exemple il contribue à l'érection et à l'éjaculation. Il existe aussi un muscle particulièrement important qui est le puborectal qui entoure la jonction entre le rectum et aide à maintenir l'angle anorectal participant à la continence. Le périnée, l'anus et leurs muscles sont desservis par le nerf pudendal qui transporte à la fois des informations sensorielles, des sensations de douleur ou de plaisir et des informations montrices, il va contrôler le muscle. Et ce nerf est le même chez les femmes et chez les hommes. J'ai quand même aussi envie de parler des tétons. Les tétons, donc les bouts d'essa, c'est une zone érogène du corps de l'homme constituée de la même veine que ceux des femmes, donc tout aussi sensible. Les tétons masculins, ils ont une même base anatomique et une même sensibilité variable. Les hommes ont des mamelons et du tissu mammaire, plus réduit en moyenne. et peuvent donc ressentir du plaisir au niveau des tétons ou ne rien ressentir. Là aussi, c'est variable selon les personnes. Sur le plan neurologique, la stimulation des tétons est bien connectée au circuit sensoriel. Des travaux en neuro-imagerie montrent que la stimulation tactile ou même imaginée des tétons peut activer des zones du cortex sensoriel aussi impliquées dans les sensations génitales. Donc les tétons ne sont pas un bouton féminin. Chez certains hommes, c'est une vraie zone érogène et on sait que les cerveaux peuvent traiter cette stimulation de façon proche d'une sensation sexuelle. Il y a beaucoup d'hommes qui n'ont jamais testé ou qui n'oseront jamais tester ou ne t'autoriseront pas à ce qu'on touche cette zone dans leur sexualité. Ça peut être culturel, mais certainement pas anatomique. Il existe aussi le cancer du sein chez l'homme. Il est rare, mais il est réel. Les hommes peuvent avoir un cancer du sein parce qu'ils ont des tissus mammaires. Les sources suisses convergent vers environ 50 nouveaux cas par an. Les données de monitorage suisse donnent sur 2018-2022 une moyenne annuelle d'environ 50 nouveaux cas par an chez les hommes, avec un âge autour de passer les 60 ans. Les sources grand public françaises donnent environ 1% des cancers du sein, avec un ordre de grandeur autour de 600 cas par an. En Belgique, Ça serait 103 nouveaux cas par an en 2023. Au Luxembourg, le registre national précise que les cas masculins sont inférieurs à 5 par an. Ce qui est intéressant de se dire, c'est qu'il n'y a pas de dépistage systématique chez les hommes. L'enjeu, c'est surtout de ne pas banaliser un signe, c'est-à-dire de faire de l'autopalpation. Les signaux à citer simplement, sans faire peur, c'est une boule... Sous le mamelon ou près du mamelon, c'est une rétraction du mamelon, c'est un écoulement, tout sanglant du mamelon, une modification de peau. Et puis un peu à la manière des femmes, avec la ménopause, il existe aussi l'endampose, même si l'homme reste fertile tout au long de sa vie. Alors qu'est-ce que c'est que l'endampose ? C'est un terme courant, mais contesté sur le plan médical. Les sociétés savantes lui préfèrent l'expression déficit androgénique lié à l'âge. Alors pourquoi ? Parce que contrairement à la mélopause, il n'existe pas de rupture brutale et universelle. Tous les hommes ne sont pas concernés et la baisse hormonale est progressive, variable et inégale selon les individus. Donc il n'y a pas une andropause identique pour tous les hommes. Ce que l'on sait des données fiables, c'est que la testostérone totale baisse en moyenne avec l'âge, lentement, à partir de 30 ans environ. Puis cette baisse n'est ni systématique ni symptomatique. Beaucoup d'hommes ont des taux plus bas sans aucun symptôme clinique et les symptômes, lorsqu'ils existent, peuvent être de la fatigue persistante, de la baisse du désir, des troubles de l'érection, une perte de masse musculaire, une augmentation de la masse graisseuse, des troubles du sommeil, de l'irritabilité, une baisse de l'élan, des troubles de l'humeur. Point important, ces symptômes ne sont pas spécifiques de l'endropose, ils peuvent être liés à d'autres symptômes. facteurs comme le stress, le surmenage, des troubles du sommeil, des maladies chroniques, des facteurs relationnels, psychiques ou sociaux. C'est pourquoi le diagnostic ne repose jamais uniquement sur ces symptômes et sur une évaluation clinique de dosages hormonaux répétés. Ce qui est clairement établi, c'est que le vieillissement masculin peut s'accompagner de changements hormonaux, que certains en souffrent réellement, qu'une prise en charge médicale peut être pertinente dans des situations bien simples. Mais ce qu'on peut aussi dire, c'est que ça n'est pas totalement considéré comme qu'il n'existe pas de seuil universel de testostérone définissant l'endropose, qu'il n'y a pas de consensus pour traiter tous les hommes vieillissants par hormone, que la testostérone n'est pas une solution miracle et qu'elle comporte aussi des risques. et des contre-indications. Les recommandations insistent sur une approche globale, individualisée et prudente. Ce qui est intéressant, c'est que l'endropose, elle interroge la masculinité, la performance, le rapport au corps qui change. Beaucoup d'hommes vivent ces changements dans le silence, par honte ou par peur d'être jugés. Au cabinet, moi, je l'entends, des hommes qui parlent des troubles et qui ont envie de dire le mot endropose et qui ne le disent pas. Parfois, c'est le médecin qui l'a dit. À ce moment-là, ils ont besoin d'en savoir plus. Le désir peut se transformer, mais pas disparaître, mais c'est pareil pour les femmes. Et la sexualité masculine ne se réduit pas à l'érection ni à un taux de testostérone, fort heureusement à dire et à répéter. D'ailleurs, j'ai un super projet pour 2026 autour de l'endropose, parce que moi je nomme l'endropose, je ne dis pas le déficit androgénique lié à l'âge. Je dis l'endropose, je pense que ça ne doit pas être un mot tabou. Moi j'aime, j'adore lever les tabous. Donc j'ai un projet sur l'anthropose. Et donc je lance un appel s'il y a des hommes qui ont envie de me parler de leur expérience de l'anthropose. Pas forcément parce qu'ils la vivent, mais parce qu'ils en ont entendu parler ou parce qu'ils connaissent quelqu'un qui en a parlé. Voilà, soit ce qu'ils vivent, ce qu'ils traversent, ce qu'ils n'osent pas toujours dire. Je fais aussi appel à des professionnels de santé si vous avez envie de dire des choses. Pour ou contre Roland-Dropo, c'est bizarre de poser la question comme ça. Eh bien, vous pouvez m'écrire. On peut même parler au téléphone ou faire un Zoom. Tout sera strictement anonyme. Je n'utiliserai jamais les noms, jamais d'éléments permettant de reconnaître quelqu'un. D'ailleurs, je vous parlerai du projet pour les personnes que j'aurai au téléphone ou par Zoom ou que je pourrai rencontrer. Et donc, vous pouvez m'écrire simplement pour témoigner ou poser une question ou dire j'aimerais en parler. Je vous donne mon adresse professionnelle, c'est noralunas.sexologue-geneve.ch et nous pourrons parler de tout ça, de l'endrompeuse qui est biologique, psychique, relationnelle et surtout, souvenez-vous, je suis sociologue sociale. Voilà, mais je n'ai pas fini. Je voudrais aussi vous donner des réponses à des questions qui sont souvent posées. Pourquoi l'homme a-t-il des érections le matin ? On ne sait pas exactement pourquoi les érections matinales surviennent, mais c'est un phénomène très banal et très courant. Une des hypothèses avancées est que le niveau de testostérone est légèrement plus élevé le matin, ce qui pourrait favoriser ces érections. Et les érections matinales, tout comme les érections nocturnes, sont généralement considérées comme un signe de bonne santé sexuelle. Même si elles ne sont plus visibles chez les hommes, il faut savoir que les phénomènes équivalents existent aussi chez les femmes. Par exemple, le gonflement des lèvres et du clitoris ou une humidification vaginale, sans que cela soit nécessairement lié à un désir conscient. L'érection est-elle contrôlable ? Eh bien, l'érection est un phénomène courant, surtout lorsqu'on est jeune. Elle peut survenir plusieurs fois dans la journée ou pendant la nuit, avec ou sans pensée érotique, parfois simplement à la suite d'une stimulation physique. Elle est difficile à contrôler volontairement. Il n'existe pas de bouton on-off, c'est un mécanisme largement automatique, influencé par le système nerveux, les hormones et le contexte émotionnel. Avec l'âge et l'expérience, ces érections spontanées ont tendance à devenir moins fréquentes. Pour les personnes qui ont des difficultés à obtenir ou maintenir une érection, le travail du plancher pavien peut être vraiment bénéfique. C'est vraiment important, je ferai un podcast sur le périnée et on pourra largement en parler. Peut-on avoir un orgasme sans éjaculer ? Oui. C'est tout à fait possible. Il est possible d'avoir une éjaculation sans orgasme et aussi un orgasme sans éjaculation. Il est même possible dans certaines situations médicales ou neurologiques d'éjacuer sans érection. Certaines personnes décrivent également ce qu'elles appellent un orgasme émotionnel sans éjaculation, obtenu grâce à des techniques de contraction et de détente des muscles du périnée, associés à une attention portée à la respiration. Ce sont des expériences variables et très personnelles et individuelles. Peut-on pénétrer un vagin ou un anus sans érection ? En pratique, sans aucune érection, c'est techniquement très compliqué. La difficulté à avoir ou maintenir une érection peut être liée à de nombreux facteurs, le stress, la fatigue, l'alcool, plein de choses. On va souvent évaluer l'érection de façon imagée sur une échelle de 0 à 10. En général, une pénétration devient possible à partir d'une érection évaluée autour de 5, lorsque le pénis est horizontal ou le gland orienté vers le haut. En dessous, la rigidité peut être insuffisante. Peut-on voir une panne d'érection même en étant excité ? Absolument, toutes les personnes ayant un pénis pouvant être confrontées à une panne d'érection au moins une fois dans leur vie. Le plus important lorsque cela arrive et de ne pas s'alarmer immédiatement, c'est surtout lorsqu'il y a une répétition, par exemple une difficulté présente deux fois sur trois, qui est pertinente pour consulter. L'inquiétude excessive peut conduire à ce qu'on appelle l'attitude de spectateur. En se surveillant, on anticipe l'échec, l'angoisse monte et le corps réagit de façon logique, la peur et l'anxiété. ne favorise pas l'érection. Pourquoi y a-t-il autant de spermatozoïdes dans une éjaculation ? Lors d'une éjaculation, le sperme contient en moyenne entre 40 et 200 millions de spermatozoïdes. En cas d'éjaculation dans un vagin, la grande majorité de ces spermatozoïdes n'ira pas jusqu'à l'ovocyte. Environ 80% vont être arrêtés par la glaire cervicale. D'autres ne sont pas suffisamment mobiles ou ne parviennent pas jusqu'à la trompe où se trouve l'ovocyte. Au final, seules quelques centaines de spermatozoïdes arrivent à proximité de l'ovocyte et un seul pourra fusionner avec lui pour former une cellule œuf. Pendant longtemps, on a imaginé que le spermatozoïde perçait l'ovocyte, c'était le gagnant en quelque sorte. Aujourd'hui, on sait que la fécondation est un processus coopératif impliquant les mécanismes actifs du côté du spermatozoïde et de l'ovocyte. Le sperme change-t-il de goût ou de texture selon l'alimentation ? C'est une question qui est très souvent posée chez les adolescents et les jeunes adultes. Le sperme est composé principalement d'eau, de sucre, de protéines et de sels minéraux. Ces éléments peuvent effectivement varier légèrement en fonction de l'alimentation, de l'hydratation, du tabac, de l'alcool et de certains médicaments. Le goût et l'odeur vont donc varier sans que cela traduise une maladie ou une anomalie. En revanche, il faut être clair, si vous mangez un kebab, le sperme n'aura pas le goût de kebab. Et si vous mangez de la barbe à papa à la fraise, il n'aura pas non plus le goût de barbe à papa à la fraise. Les testicules peuvent-ils être pleins si on n'éjacule pas ? Eh bien non ! Les testicules sont uniquement le lieu de production des spermatozoïdes, ils ne sont pas un lieu de stockage. Les spermatozoïdes représentent seulement 3 à 5% du volume total du sperme. S'ils ne sont pas évacués, ils sont réabsorbés naturellement par l'organisme. L'expression « avoir les couilles pleines » est donc une expression imagée, pas une réalité anatomique. Une sensation peut exister, mais les testicules ne se remplissent pas. La libido dépend à l'uniquement de la testostérone. Il existe bien une corrélation entre testostérone et libido, chez les hommes comme chez les femmes. Mais le principal organe érogène reste le cerveau. Et la fonction érectile dépend surtout de mécanismes réflexes, d'une bonne stimulation et d'une bonne vascularisation. Les érections nocturnes ou matinales peuvent survenir indépendamment du désir et du taux de testostérone. De gros testicules produisent-ils plus de sperme ? Non. les testicules ne produisent que 3 à 5% du volume total du sperme. La taille des testicules, tout comme la taille des ovaires chez les femmes, n'influence pas la production des spermatozoïdes ou des ovocytes. Je vais m'arrêter là, c'est un podcast qui est un peu plus long que d'habitude, mais bon, on parle du corps humain. Aujourd'hui, j'ai parlé d'anatomie masculine, des choses très concrètes, techniques, le corps, les hormones, la circoncision, l'endampose. Bien sûr, je n'ai pas tout dit et ce n'était pas le but, l'idée c'était surtout de donner des repères. d'ouvrir des pistes de compréhension pour que les hommes et les femmes puissent mieux comprendre comment fonctionne le corps humain, comment il évolue et comment la sexualité peut se transformer au fil du temps. Ce que je vous ai proposé aujourd'hui n'est pas exhaustif, il reste énormément de choses à dire, à nuancer, vous savez c'est mon logo, à questionner. Il y a des podcasts à faire et il y en aura encore beaucoup, j'ai d'ailleurs plein plein plein d'autres idées, mais j'ai aussi envie de savoir ce que vous, vous avez envie d'entendre, vos questions, vos attentes, vos étonnements parfois. Et puis je l'ai dit, si certains hommes ont envie de témoigner, de raconter une expérience autour de l'endropose ou du rapport à leur corps, vous pouvez m'écrire. Je rappelle l'adresse nora.lunas.sexologue-geneve.ch Ce sera totalement anonyme et c'est pour un très beau projet à venir. Voilà, c'est terminé pour cet épisode 10 qui sort le 14 janvier. Donc si vous m'écoutez le 14 janvier ou plus tard. Sachez qu'il y a encore un concours pour le 14 janvier 2026, puis ensuite en février, après j'arrêterai les concours. liés au podcast. Voilà, et bien on termine, comme d'habitude, en chanson. À très vite.