- Speaker #0
Parlons mieux être avec le RIF,
- Speaker #1
un balado animé par Fred Stanley-Vincent. Une initiative financée par Immigration,
- Speaker #0
Réfugiés et Citoyenneté Canada.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue à tous et à toutes à notre série de podcasts sur la santé mentale. La thématique de ce jour est pour cela. Voix et histoire des Noirs au Canada. Nous allons prendre le temps d'explorer comment l'héritage des Noirs est transmis aux générations futures et quel impact cela a sur leur identité, leur résilience et leur santé mentale. Plus spécifiquement, comment cette transmission peut-elle influencer leur bien-être psychologique dans un contexte marqué par l'histoire de la discrimination et de la justice systémique. On va discuter, nous avoir le plaisir d'accueillir Vombé Combo. Bonjour,
- Speaker #0
bonjour Fred.
- Speaker #1
Je te laisse te présenter Vombé pour l'auditoire.
- Speaker #0
Merci, merci Fred. Merci de m'avoir essayé avec vous. Moi, je m'appelle Mbombi Kombo. Je suis psychothérapeute. Je suis membre de l'Ordre des psychothérapeutes au Trésor de l'Ontario, de la région de Gatineau-Ottawa, précisément.
- Speaker #1
Merci, Mbombi. Merci encore d'être là. Et pour clôturer notre série de podcasts sur la santé mentale, je pense que cette thématique est très intéressante. Pour partir, nous allons essayer de te poser cette question. L'histoire des droits au Canada, avec ses luttes contre l'esclavage, la ségrégation et leurs droits civils, joue un rôle clé dans la construction de l'identité collective et des communautés noires. Selon vous, quel est l'impact de cette histoire sur l'identité ? collectives et individuelles d'aujourd'hui ?
- Speaker #0
Déjà, si on parle de l'identité et de la santé mentale, il y a cet aspect qu'on appelle l'estime de soi. L'estime de soi est directement liée à le sens d'accomplissement, les facteurs d'accomplissement, les facteurs de réalisation. Si on vient d'une certaine histoire où on ne connaît pas certains accomplissements, certaines réalisations de ces anciens, bien sûr, on a ce sens-là, on a cette perception-là qu'il n'y a rien qui a été fait, on n'a pas cette fierté-là de l'identité de soi. Donc clairement, là, on voit directement le lien entre connaître son histoire, connaître le parcours des anciens, leurs accomplissements directement liés à ce sens d'identité, leur renforcement de l'estime de soi. Je peux donner comme exemple, il y avait un article, l'article Mishap d'une jeune fille qui avait un devoir à l'école aux États-Unis où elle avait demandé de parler un peu des histoires de leurs ancêtres. D'où viennent-ils ? Elle était d'une société noire. Elle arrive à l'école. ses amis caucasiens et caucasiennes parlaient de leur identité, de leur histoire. Il y en a qui parlaient de nos ancêtres qui venaient d'Irlande, qui parlaient du sens de l'identité de la France et beaucoup plus d'Europe. Et elle, tout ce qu'elle disait, c'est ce qu'elle avait dit. Elle, pour elle, ses ancêtres venaient de l'Amérique du Nord, des États-Unis, elle qui est noire. Comme cette connexion-là, elle n'est pas connue de sa propre histoire, elle n'est pas connue de son propre passé, qu'il ne déjeunait comme son sens de l'identité en même temps que personne. Et c'est là directement l'écart entre ce sens de fierté. de cette jeune fille-là et différents de ses collègues de classe et connaître leur histoire partant même avant l'arrivée de leurs parents en Amérique du Nord.
- Speaker #1
Merci Vambé et c'est très intéressant cette histoire. J'aurais été très précis pour parler de l'estime de l'histoire, de la fierté, de l'appartenance, d'où ce qu'on vient, c'est important, mais en dehors de cette identité collective, je pense qu'il y a aussi des différences au sein de la communauté noire entre les afro-descendants, les immigrants-descendants. Comment cette différence façonne-t-elle cette identité collective ?
- Speaker #0
Tu parles de l'unité collective entre le noir et le noir. à travers le monde. Le grand Nord, à travers le monde, a différents appartenances, ils ont des similarités en termes de combats, en termes de défis. Donc, si on part en Afrique, on a les indépendances de l'Afrique, il y a des grands noms qui ont joué aux dépendances des différents pays d'Afrique. Si on part, par exemple, en Amérique, aux États-Unis, il y a l'influence de différents défendeurs des droits civils. On parle aussi en Haïti par exemple, on est des défendeurs de grosses idées, des gens qui vivaient sur le terrain. Il y a des lois qui partagent la similarité. C'est sur l'identité collective qu'on a le sens qui part comme qui nous sommes, comment nous nous ressemblons, quels sont les communs qu'on a appliqués ensemble. qui parlent de différents points du monde et comment on sent comme ces sens d'appartenance-là aussi les résents envers les autres.
- Speaker #1
C'est intéressant. Je vois que tu poses la diversité comme un point essentiel d'accrage au lieu de nous diviser, mais qui peut nous renforcer, mieux nous unir. Et c'est important quand on parle de l'estime de soi, c'est parce que ça revoit vraiment au traumatisme historique que nous, les Noirs, avons vécu. Si on parle de l'Afrique, on est en Amérique, avec notre aide des Noirs, on a presque... qui parait le même traumatisme avec l'esclavage, la traite de l'oncle, je disais tout le temps, comment vraiment comprendre ces répercussions sur la santé mentale d'aujourd'hui et comment ce traumatisme peut façonner, nous, en tant que nouveaux arrivants ici, nos immigrants ici au Canada, comment peut-on façonner cette idée collective ici, sur cette scène d'accueil ?
- Speaker #0
Il y a cet aspect de ce qu'on appelle le trauma intergénérationnel. Oui, de ce qu'on peut parler, un aspect qu'un ancêtre a vécu, il y a la chance qu'il pauvre aussi, que c'est codé au niveau de ton corps aussi. Ils ne sont pas... Souvent, il y a cette blague qu'on dit, les Noirs ont peur de l'eau, on se retourne plus loin, il y en a cette histoire qu'on parle des esclaves qui étaient rapportés dans les bateaux et qui étaient jetés dans l'eau. Ça semble comme une blague, mais c'est une réalité. Ça s'accorde aussi au système génétique, parce que c'est toute une histoire qui est là, des blessures, des encelles, blessures des gens qui sont venus avant, qui viennent affecter ces personnes-là. Et une façon de renforcer, c'est d'être d'abord conscient de cet aspect-là, de ce trauma intergénérationnel, et de comprendre aussi que, d'une part et d'une autre, notre histoire n'est pas partie de ce monde Il y a une histoire. avant l'esclavage aussi. Les Noirs ou les Noirs de tout le monde font partie d'une identité plus grande qui vient avant l'économisation, qui vient avant l'esclavage. Je ne suis pas la plus... C'était de son livre, je vais juste dire comme ça, qui s'appelle « Mes étoiles noires » de Lilian Thiram, qui fait une liste de ces grands noms noirs qui ont contribué à travers le monde, pour réciter comme « Tout à faire m'en » , « Tinga » , « Toussaint l'ouverture » , par exemple, aussi, qu'on compilait là-dedans, et tous ces accomplissements à travers tout ce monde-là. Et la connaissance de ces grands noms-là et la réflexion des gens nous permet de ne pas le voir que, oui, nous avons des blessures qui viennent du passé, oui, nous avons des traumas-là, mais nous avons aussi des forces. Donc, c'est une artiste qui vient au-delà de toutes ces blessures, de tous ces traumas-là.
- Speaker #1
Merci Jean-Louis. Est-ce que vous pensez que de nos jours, nos jeunes vraiment s'approprient de cette histoire ? Est-ce que cette transition générationnelle se fait vraiment ? Je ne sais pas comment dire ici au Canada, mais je me demande est-ce qu'on étudie le noir ici dans l'histoire et à l'école ? Est-ce que ça se produit, nous, en tant que copes noirs, comme immigrates surtout ? Est-ce qu'on apprend à nos jeunes qui votent dans cette différence d'école leur histoire ?
- Speaker #0
Je dirais que pas au niveau qu'il fallait le faire. Je dirais presque... pas. C'est un peu silencieux, c'est un peu comme timide, vous voyez, puisque lorsqu'on parle d'histoire du Nord, comme dire, on a tendance à penser que l'histoire du Nord commence par l'esclavage, vous voyez, qu'il n'y a pas comme avant ça, et ça, c'est très peu connu, c'est très peu transmis. Je veux parler du sens aussi du fait que ça peut partir aussi des faits que ça peut aller comme plus loin au niveau des ancêtres, comme je dis, ça peut être comme des récits familiaux, par exemple, il y a des parents qui parlent presque à leurs enfants de leur grand-père. parents, les inconditionnements de leurs grands-parents. C'est comme un cri pour acquis. On est arrivé ici, on est là, voici ce qui se passe. Et ça, d'une manière ou d'une autre aussi, ça permet pas à l'enfant aussi de se défendre au niveau de l'émission scolaire pour essayer de prendre cette identité-là. Mais je veux dire, cette transmission d'histoire n'est pas faite comme il se doit. Elle n'est pas faite au niveau des attentes qui pourraient renforcer ce centre d'identité parce qu'il y a une enfant qui est grande, elle s'est mis au cours scolaire ici. plus d'autres cultures que de sa propre culture. Et clairement, à partir de là, on voit qu'il y a comme cette déconnexion de sa propre histoire, il y a cette perception-là négative de soi qui fait que, bien sûr, l'estime de soi sera affectée.
- Speaker #1
Très important. Et là, je me demande, est-ce que l'héritage culturel et historique de ce père-père, comment les familles, les parents, peuvent ramener ça sur la table pour transmettre à leurs enfants ? Et par exemple, en Haïti, je me souviens qu'il y a la pratique de à la nuit tombée, peut-être en Afrique, on raconte des copes. On raconte les grands-parents qui donne des histoires et les enfants écoutent. Écoute, on voit que l'héritage continue, on voit que l'enfant a le poids de ripé. Est-ce que lui ici au Canada peut amener cette même pratique pour transmettre cet héritage de nous-mêmes aux enfants ? Parce qu'on a tendance que cet isolement ici au Canada, cette déconnexion parents-enfants, comment travailler ensemble pour trouver une manière efficace de transmettre cet héritage culturel des droits ?
- Speaker #0
Je pense que ce serait important d'avoir dans les organismes communautaires des sessions d'information sur l'histoire des noirs. Par exemple, ce serait très intéressant d'inviter les jeunes à apprendre de leur culture, à apprendre leur façon de le faire. tu parles de transmettre ces histoires-là. Il y a ce qu'on appelle chez le Nord, à travers le monde, les griots. Les griots, ce sont ces dames ou ces personnes qui ont toutes les connaissances de la lignée de la famille. Ces personnes, pendant ce deuil, elles ont dit, tel enfant, c'est l'oncle de tel, l'enfant de tel, l'enfant de tel. Et pendant ce deuil-là, ce sont toutes les personnes qui découvrent même la personne et découvrent le retracé de l'histoire de cette personne-là et la connexion avec ses origines. Et ramener ça ici dans ce système, ça serait aussi intéressant de savoir qu'on ne peut pas ramener les griots à la manière qu'on... canadienne, de soi qu'elle est, mais ce serait intéressant d'avoir ces formes de groupes-là, des événements, ou même des, je sais pas si on peut, je pourrais appeler ça comme des formes de thérapie. mais ce serait intéressant d'inclure aussi. Et du coup, si certains professionnels de santé mentale ont parlé de ces choses-là lorsqu'une personne ramène un événement en lien avec le racisme, la tendance est de ramener ce regard de pitié. Si ça aussi, c'est mieux de ramener ce regard-là de solution de la personne qui écoute. Est-ce que tu connais l'histoire de tes ancêtres, par exemple ? Est-ce que tu connais les histoires qui se venaient avec toi ? Je t'encourage à lire là-dessus. Vous voyez comment ça peut être dans différents contextes. dans le cadre de l'ITAP, un one-on-one. des thérapies de groupe, par exemple, des événements communautaires pour rassembler les gens, pour transmettre ces histoires, transmettre ces origines à ces personnes pour comme re-solider leur identité. Merci.
- Speaker #1
En tant que psychothérapeute, comment lier racisme systémique et santé mentale à ton psychothérapeute ? Est-ce que ça a vraiment un impact sur nos parents, et sur les jeunes, et comment ils remettent-ils ?
- Speaker #0
Il y a un sens d'isolement, de perception de tuer différent des autres. Tu vois, cette perception qu'il y a un traitement spécial. toi. Dès là encore, ça enlève comme ce sens d'appartenance dans la communauté, dans le milieu dans lequel on vit. Je vois que pour le même service, pour les mêmes offres, il y a un traitement comme d'une certaine façon, t'as pas un traitement pour une autre. Bien sûr, ça va comme à remettre la question, est-ce qu'il y a quelque chose de mal qui me concerne, est-ce qu'il y a quelque chose de différent dans la personne qui fait que j'aimerais pas. ce n'est pas ce même traitement que je m'arrête de prendre, de regarder, de me remettre de côté ou isoler. Et en tant qu'humain, un des besoins fondamentaux, ou l'un des besoins fondamentaux, c'est le sentiment d'appartenance, de connexion avec l'humain. L'humain a horreur de l'isolement. Et dans ce cas-là, ça se sent comme déconnecté des autres, mais ça va bien jouer encore une fois sur sa santé mentale, ça va bien jouer sur une perception négative d'elle-même. Et une façon de le remédier encore une fois, c'est comme je disais tantôt, c'est redonner comme un sens de confiance à cette personne-là tout en regardant comme ça part. parcours de vie ou même de ses parents, de leur sens de réalisation. Il faut voir que la perception de l'autre n'est pas forcément liée à toi, c'est lié à ses propres préjugés aussi. Autant pour la personne, ça manque le connaissance des accomplissements des ancêtres, autant pour l'autre personne, ça manque le connaissance de qui tu es. Comme cette ignorance-là dans les deux sens. Oui, et pour la personne qui ne connaît pas ton histoire, qui ne connaît pas ton passé, qui ne connaît pas les réalisations d'où tu viens, et pour toi-même qui ne connaît pas ça. Donc, une éducation au niveau parental, ce serait important d'engager des conversations dans ce sens-là. Courager comme voici la perception, c'est ce racisme, ça vient de l'ignorance et bien sûr que ça affecte ce sentiment d'isolement. Et voici ton histoire, d'où tu viens et voici comment t'as passé, les personnes qui ont vécu comme des difficultés. Bien sûr, il y en a d'autres qui n'ont pas réussi à s'en sortir à ces libres victoires comme ça, mais il y en a aussi d'autres qui ont ces libres victoires comme ça.
- Speaker #1
Merci. Surtout de la révolution haïtienne de 1880. car les Béageuses sont des pays africains vers 1960 avec toute cette indépendance et avec les mouvements sociaux de nos jours, avec l'élément Black Lives Matter, quel impact toute cette histoire peut avoir sur nous-mêmes en tant que jeunes générations ? Est-ce que cela nous permet de trouver une place meilleure ? Ou est-ce que ça répond vraiment à un besoin que la société entend de nos cris pour nous donner une réponse plus appropriée par rapport à nos requêtes ?
- Speaker #0
Je pense que l'un des... Leco. Pour les jeunes d'aujourd'hui, avec ces mouvements qui ont un effet positif, bien sûr, qui n'ont pas de positif sur nous, c'est le fait que ça ramène quand même un sens de résilience aussi dans des difficultés. Mais d'autre part aussi, ce que ça peut avoir, c'est cette constance-là, ce regard constant que toute ta vie, tu devras te battre pour défendre tes causes. Tu vas te battre pour prendre ta place. Oui, toute ta vie, tu vas te battre. te battre pour que tu sois accepté. Tu voyais cette perception, c'est victimisant d'une certaine façon, tu vois, parce que voici où je suis, voici où je vais, dans toute ma vie ça sera un combat. Et cet effet-là, bien sûr, ça peut emmener la personne à une baisse de sa capacité à pouvoir. construire, de sa capacité à pouvoir accomplir des choses. Et lorsqu'il entre dans cette mindset-là, même dans ses accomplissements des choses, il s'imagine déjà, oui, là où je vais, il y a des bâtons dans le roue, il y aura des bâtons dans le roue concrètement, donc il faudra que je sois hyper vigilant. Il peut avoir cet honneur de danger-là dans l'approche pour les jeunes d'aujourd'hui.
- Speaker #1
Est-ce que là, je comprends l'empowerment, en quoi cela pourrait être utile, vraiment ? On ne le dit pas très fort, ça découvre qu'on a tendance à dire les noms sont résilients. Est-ce que c'est cet impact de santé mentale qu'on n'arrive pas à nous défaire, qui a gassé les éniers, ou est-ce que, comme tu viens de le dire, c'est que c'est toute notre vie, on va continuer à nous défendre, à nous défendre. Est-ce que là, il n'y a pas un décalage réel entre être humain sur cette terre, ou comme immigrant ? Est-ce qu'il n'y a pas ce décalage qui contredit ce que nos barbares nous attendent et ce que la société veut de nous-mêmes ?
- Speaker #0
C'est ça. Un super bon point que tu soulèves là-dessus, dans le sens qu'il y a cette personne qui dit que le noir, il peut toujours subir et c'est correct. De toute façon on est fort, tu vois, donc lancez-nous nos caillots, de toute façon on est fort. Et c'est que ça fait un décalage entre nos droits et nos devoirs, vous voyez. Donc en tant qu'homme, t'as tes droits, le droit d'avoir ta... place, le droit d'être connu, le droit d'être accepté, le droit d'avoir accès à des services, d'être traité comme tout le monde. Et cette acceptation qui s'en encre en nous, que tu dois toujours te débattre, c'est comme qu'on oublie même nos droits, là. C'est comme, de toute façon, c'est comme ça. De toute façon, il faut que je me défende. De toute façon, il faut que je vois, de certaines façons, il y a comme cette, comment je peux dire, cette irritabilité-là qui se crée en nous, cette forme de colère qui se crée en nous dans la quête de nous défendre ou d'avancer. C'est intéressant.
- Speaker #1
Et ici, au Canada, il y a un certain nombre qui s'en reconnaît de plus en plus. La communauté noire, on est beaucoup plus... qu'ils ont. Est-ce qu'on peut parler d'une quête de reconnaissance de soi, ce phénomène actuel ?
- Speaker #0
Je ne pourrais pas vraiment, vraiment me prononcer là-dessus, parce que moi, je suis immigre, donc c'est pire. Je viens d'ailleurs, ça, je laisserais vraiment aux personnes comme... qui sont d'origine des sites, de pouvoir donner des réponses par rapport à ça. C'est ça, c'est vraiment très prétentieux, de donner comme des réponses à tout. Voilà ce qu'il faut faire, ce qui s'étend dans cela. Vous voyez, donc, pour ça, vraiment, j'aimerais m'abstenir de la réponse à ces questions parce que moi, je suis immigrant ici, ça fait huit ans que je suis ici. Bien sûr que j'observe les tendances, j'observe quand les choses se passent ici. Pour cette question, ça ne serait pas comme vraiment ma place, vraiment, de donner comme des réponses par rapport à ça. Ça,
- Speaker #1
c'était intéressant. Et plus con. Quand je disais t'attends, il y a un certain... en connaissant ce qui se fait dans toutes les activités ici au Canada, il y a vraiment de plus en plus de présence de la communauté noire. On a eu des députés, on a eu plusieurs personnes renommées. Je pense qu'on peut se capitaliser sur ces réalisations, comme on disait au début de l'émission, que pour créer notre estime de soi, on peut nous donner un point de repère pour nous aider à mieux trouver notre place. Surtout en tant qu'immigrant, en tant que noir, je pense que le multiculturalisme ici au Canada nous permet d'avancer un peu. plus vers un niveau peut-être dans le passé que ce n'était pas si évident. Par rapport avec le mode de l'histoire de noir et par rapport aux différentes activités, aux différentes réalisations que la communauté noire met pour rehausser l'élan, pourquoi, en tant que psychothérapeute, que cette valorisation peut aider à mieux définir une santé mentale équilibrée pour les jeunes et pour les parents ?
- Speaker #0
Encore une fois, ça va dans le sens d'identité. Si je vais apporter quelque chose, comme tu l'as dit, aujourd'hui, il y a des places où il n'y avait pas de noirs, maintenant il y a des noirs qu'on voit plus souvent, des noirs qui sont reconnus dans le système d'Obsadam comme un sens d'appartenance, d'identité, un sens où tu vois que si je peux accomplir telle chose, je suis capable d'accomplir telle chose comme telle autre personne l'a fait. Il y a du mentor là, direct ou indirect. Tu vois, par son parcours de vie, par ses accomplissements, on voit que non, telle personne a accompli telle chose, je suis capable de le faire. Ça n'a pas à être comme une célébrité, ça peut être aussi en lien direct avec une communauté très proche de soi. Oui, qu'il y a telle personne qui a accompli ça, il est parti de tel niveau, il est parti de faire telle chose, il a passé par ça et puis il a accompli toutes ces choses-là. Ça donne un sens de confiance et d'espoir aux jeunes que oui, s'il a fait ça, moi aussi je peux le faire. je peux faire ça. S'il a peur de comprendre ces choses-là, moi, je suis capable de comprendre ces choses-là. Je peux m'inspirer d'une personne qui me ressemble. Donc là, ça peut encore jouer dans le sens d'identité, l'équilibre de sentiment pour la personne.
- Speaker #1
Merci, Vumbi. Je pense qu'on va clôturer ce peu de notre entretien et je voudrais poser deux questions avant de terminer.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Je vais poser une question en deux volets. Est-ce qu'il y a des outils qu'on peut utiliser pour assurer une transmission positive et bienveillante de l'hégitage noir ? et il en tant que psychologue thérapeute, quels conseils donnez-vous aux jeunes ?
- Speaker #0
En termes d'outils comme tel pour transmettre l'histoire des noms, il n'y a pas un outil comme spécifique thérapeutique qui me vient à l'esprit à part le fait d'aller amener la personne à recourir comme ça, former sur sa personne, s'informer sur son histoire, s'informer sur ses origines, de demander aux parents par exemple juste de simples clés de connexion, c'est qui manquant. père, si tu connais mon grand-père, est-ce qu'il a apporté telle chose, est-ce qu'il a assez coiffé pour les accomplissements, de quoi tu es fier de mon grand-père. Demander à leurs parents juste ce genre de conversation-là, comme donner ce genre de connexion, les demander à leur père, à leur mère, c'est quelque chose qui manque. Et ce qu'ils connaissent aussi, par exemple, c'est la connexion à la langue. La langue est très importante aussi, c'est une chose qu'on... La langue, c'est très important, c'est une chose qu'on néglige, qu'on comprend pas. C'est pas aussi la faute de départ parce que t'arrives dans un pays d'accueil, t'es dans un pays d'accueil, tu veux que l'enfant puisse mieux naviguer le milieu d'accueil, tu vois. Tu vois que... Il faut qu'il apprenne la langue. S'il apprend, il connaît sa propre langue, les significations de certains mots. Il comprend qu'il y a tous ces renforcements de son estime de soi qui s'attachent à ça. Et pour revenir au deuxième volet de ta question, ça ressemble encore à ce que je disais tantôt, c'est de s'informer, c'est de lire, c'est de se cultiver, c'est aussi de parler de ce qu'on a appris aux autres, éduquer aussi les autres. Ce que tu as appris de toi... que tu as appris de ton histoire, partage-le aussi aux autres. Est-ce que tu connais tel ? Est-ce que tu connais tel ? Est-ce que tu connais qui a inventé ça ? Parce qu'il y a beaucoup de listes qui sortent là, des inventions technologiques ou industrielles qui appartiennent au Nord. Il y a beaucoup de jeunes qui ne savent pas ça. et quand ils apprennent ça, ça s'importe aussi. parler dans leur milieu aussi, d'échanger là-dessus. C'est garder les yeux ouverts, de s'informer, de carrer du bon. De faire un bon usage de l'Internet, si je peux dire aussi comme ça. Internet, c'est riche en beaucoup de choses. Il y a Internet pour découvrir un peu c'est quoi le parcours, c'est quoi l'histoire, les êtres humains en général. C'est de sa propre culture. Sa propre culture aussi est très importante parce qu'il n'y a pas un peuple qui s'est développé avec une culture autre que la sienne. Et c'était ça un peu l'arme de la colonisation. L'arme de la colonisation, c'était de raciner les gens de leur culture, de raciner les gens de leur histoire. histoire, de leur spiritualité, de leur tradition. Donc, c'est ça.
- Speaker #1
Très, très bien. Merci, Bambi, d'avoir été là cet après-midi pour y discuter, pour parler, pour éclairer nos jeunes sur cette thématique. Comment vraiment transmettre l'héritage des droits ici au Canada ? Comment transmettre ce que nous sommes à nos enfants ? C'est une question un peu sensible. Je pense que l'auditoire a bien aimé. Merci encore. Je pense que notre série de broadcasts en ce temps s'arrête là. Prenez le temps de passer sur nos réseaux sociaux pour écouter et faire des commentaires.
- Speaker #0
Merci. Merci, c'était un plaisir. Parlons mieux être avec le riz.
- Speaker #1
Un balado animé par Fred Stanley-Vincent. Une initiative financée par Immigration,
- Speaker #0
Réfugiés et Citoyenneté Canada.