- Véronique
Bonjour à toutes et à tous, j'ai le grand plaisir de participer à l'événement caritatif mondial du Podcaston qui a lieu cette année du 15 au 21 mars 2025. Plus de 1600 épisodes sont diffusés la même semaine, créant une superbe vague d'impact et de sensibilisation. À cette occasion, vous aurez non pas un, mais deux épisodes exceptionnels pour évoquer l'association qui me tient à cœur, Femmes des Territoires. une association qui soutient l'entrepreneuriat des femmes en France. Vous découvrirez deux portraits des coordinatrices de l'antenne de Châtenay-Malabry qui partageront leur parcours et surtout leur rôle et ce que cette association leur apporte au quotidien. Je vous souhaite une très bonne écoute. Bienvenue dans Parlons Introspection, le podcast qui vous accompagne avec bienveillance dans vos transitions professionnelles ou personnelles. Je suis Véronique Milome, coach et numérologue. J'aide les femmes en quête d'alignement avec elles-mêmes à révéler leur potentiel grâce à mon coaching intuitif. Que vous soyez en reconversion, en réflexion sur votre direction professionnelle ou entrepreneuse en quête de sens, vous trouverez ici des outils de transformation personnelle pour avancer avec clarté et sérénité pour prendre vos décisions. Nous explorerons ensemble le cheminement intérieur, la prise de recul et des clés de connaissance de soi. inspirés par mes entretiens, épisodes en solo et différentes approches comme la numérologie stratégique, un outil cartésien puissant de connaissances de soi ou des livres inspirant comme les accords Toltec. À travers une introspection douce, chaque épisode vous offre des ressources concrètes pour aligner Ausha avec vos valeurs et transformer vos doutes en opportunités. Alors, prête à redonner du sens à votre parcours de vie ? C'est parti ! Aujourd'hui, nous allons parler de l'association Femmes des Territoires dans le cadre du podcaston avec plein d'autres associations et moi j'ai fait le choix de l'association Femmes des Territoires qui est représentée aujourd'hui par Stéphanie Schaeffer que j'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui.
- Stéphanie
Bonjour Véronique.
- Véronique
Bienvenue à toi Stéphanie.
- Stéphanie
Merci Véronique.
- Véronique
Alors Stéphanie, pour qu'on te connaisse un peu mieux, peux-tu te présenter avec tes mots ?
- Stéphanie
Oui, avec plaisir. Je m'appelle Stéphanie Feffer, j'ai 50 ans. J'ai travaillé pendant une vingtaine d'années dans le monde de la formation. D'abord formatrice, puis après responsable de formation pendant 15 ans au ministère des Finances. Et puis en 2021, j'ai créé, je suis devenue auto-entrepreneur et j'ai créé mon propre organisme de formation qui s'occupe de former les formateurs sur la conception et l'animation. de formation, organisme de formation qui s'appelle Aime la formation. Et c'est à ce moment-là, à peu près, que j'ai lancé aussi l'association Femmes des Territoires pour la coordination de cette Némanavie.
- Véronique
Alors, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Parce que moi, je suis adhérente à cette belle coordination et c'est très mystérieux pour moi de savoir comment tu as eu connaissance de cette association et qu'est-ce qui t'a donné envie de créer ta propre coordination ? parce que ce n'est quand même pas rien en tant que bénévole.
- Stéphanie
Alors, c'est vrai qu'en 2021, quand j'ai créé MLA Formation, j'avais très envie, comme toute femme entrepreneur, je crois, de m'entourer et puis d'avoir, comme on dit, son réseau. Et j'avais besoin de ne pas rester seule dans cette aventure, d'échanger avec des pairs. J'ai cherché un certain nombre d'associations. Certaines sont exclusivement basées sur le business. D'autres permettent d'aller chercher les outils dont on a besoin quand on devient entrepreneur. Mais j'avais envie de quelque chose de plus humain. J'ai fait le tour d'un certain nombre d'associations. Je suis tombée sur Femmes des Territoires. Et à l'époque, Femmes des Territoires, c'est une association nationale qui a des coordinations locales. Il y avait une coordination dans la ville près de chez moi, Massy-Palaiso. Et je m'y suis inscrite et très vite la coordination de ma cipe à l'ESO a périclité. Et donc il n'y avait plus de coordination près de chez moi. Et donc je me suis dit, puisque il n'y en a pas, allons chercher, allons faire ce dont on a besoin. Donc j'ai créé, j'ai décidé d'être candidate pour être moi-même coordinatrice de l'association. au niveau local et lancer la coordination de Châtenay-Malabrie.
- Véronique
Et alors du coup, comme toi tu es dans le cœur de la machine, peux-tu nous expliquer comment ça se passe, comment on crée une coordination ?
- Stéphanie
Oui, alors chez Femmes des Territoires, les coordinations locales, elles sont surtout dépendantes du bénévolat des coordinatrices qui veulent proposer leur coordination. Et dans ce cas-là, il y a une prise de contact qui est faite avec l'association au niveau national. Il y a une coordinatrice nationale qui te reçoit en entretien et qui t'explique les grandes lignes de ce qu'est la fonction d'une coordinatrice locale et qui en même temps teste un petit peu à la fois tes motivations et à la fois tes compétences pour devenir coordinatrice. Donc ça repose sur sept entretiens, puis ça repose sur une mini-formation qui dure à peu près deux ou trois heures en visio. sur les attentes par l'association au niveau national pour une coordination locale. Et puis après, une fois que ce premier principe de recrutement est effectué, l'association nationale se met à ta disposition pour t'aider à lancer la coordination locale. Donc, tu as surtout l'organisation d'un événement de lancement où on cherche avec toi le lieu, on cherche avec toi... La façon dont tu vas mobiliser les politiques locales et les acteurs locaux. La façon dont tu vas inviter le volume d'adhérentes potentielles. Et puis toute l'organisation de la journée, enfin de la soirée plutôt, puisque c'est en soirée, avec une présentation un petit peu type que tu complètes, réajustes. Une présentation de qui tu es. Et puis un petit truc un peu plus anecdotique aussi sur un accueil café petit. Petit encas pour clore l'événement. Et ensuite, t'es accompagnée aussi pour lancer toutes les invitations. Donc ça, c'est vraiment à géométrie variable en fonction de l'identité que tu veux donner aussi à ta coordination.
- Véronique
Comment tu as pu recruter les premières adhérentes ?
- Stéphanie
Alors, en ce qui me concerne, je suis allée voir la mairie pour les associer à notre démarche. Je suis allée voir la maison des entrepreneurs. pas très loin. Et puis, je me suis appuyée aussi sur Pôle emploi, avec qui j'avais déjà des contacts, parce que j'étais moi-même demandeuse d'emploi. Et on a eu la chance à ce moment-là d'avoir quelqu'un qui était très proactif dans cet événement et qui a tagé avec nous la liste de toutes les demandeuses d'emploi au niveau local qui étaient déjà identifiées comme entrepreneurs ou potentiellement entrepreneurs. Ça, ça nous a donné 70 personnes, plus tous les réseaux locaux qui ont pu faire fonctionner l'association Femmes des Territoires au niveau national, et puis moi, les contacts que j'avais noués avec la mairie et avec d'autres acteurs. On avait réuni à peu près entre 120 et 150 personnes, je ne sais plus bien. Quand on a présenté l'association, on a tout de suite eu à peu près une quinzaine d'adhérentes au niveau local.
- Véronique
Quelle année c'était quand tu l'as lancée ?
- Stéphanie
Ça devait être en avril 2022. Je crois que la coordination a fêté ses trois ans.
- Véronique
Waouh ! Parce que quand on voit aujourd'hui, tu peux nous rappeler le nombre d'adhérentes qu'il y a dans la coordination ?
- Stéphanie
À ce jour, on a 80 exactement.
- Véronique
Alors, entre le moment où toi tu as lancé la coordination et les premiers temps d'existence, est-ce que ça a répondu aux attentes que tu avais quand tu l'as lancée, cette coordination ?
- Stéphanie
Plus que ça, même, ça a largement dépassé mes attentes. Il faut savoir, je ne l'ai pas dit, quand tu organises aussi l'événement de lancement, tu pars avec un calendrier que tu as déjà commencé à préparer. Les femmes des territoires, il y a deux types de rendez-vous. Des rencontres pour pouvoir alimenter son réseau et ne pas rester seule. Et puis, des ateliers pour pouvoir monter en compétence sur l'entrepreneuriat. Et donc... Dès ce moment-là, j'avais commencé à prévoir des rendez-vous, que ce soit des rencontres ou des ateliers. On a donc cherché des intervenants extérieurs. Et oui, ça a largement répandu et même dépassé mes attentes. Tout d'abord parce qu'on a mobilisé des femmes entrepreneurs très vite. On est monté à 30-35 personnes. Et puis, tout de suite, il y a eu un engouement pour… pour les rendez-vous, pour l'association, pour la façon dont on l'envisageait, cette association, parce qu'on n'en a pas parlé encore, mais il y a des valeurs particulières qui sont prônées chez Femmes des Territoires et de très, très belles rencontres dès le début et qui sont encore aujourd'hui très présentes puisque pour la plupart, dans le noyau dur de la quinzaine des femmes qui ont démarré tout de suite, beaucoup sont encore là.
- Véronique
Est-ce que tu peux nous parler des valeurs, justement, de Femmes des Territoires ?
- Stéphanie
Oui, ce qui est très beau, moi, je le trouve chez Femmes des Territoires, pour avoir testé un certain nombre de réseaux, qu'ils soient mixtes, féminins, il y a quand même quelque chose qui est très mis en avant, c'est le business. Et bien que ce soit important, ce n'est pas du tout la valeur prônée par Femmes des Territoires où il ne s'agit pas de rapport à son business en tant que comment je vais augmenter mon business. ce n'est pas l'âme de femme des territoires. L'âme de femme des territoires, c'est surtout comment je vais être bien dans ma posture d'entrepreneur et comment je vais créer des liens entre femmes entrepreneurs pour créer une solidarité et un soutien pour ne pas lâcher quand on va rencontrer les difficultés que l'on connaît. quand on est femme entrepreneur. Et c'est vraiment l'entraide, la solidarité, qui sont les valeurs les plus prégnantes chez Femmes des Territoires. Ils se sont vraiment mis à l'honneur aux différentes formes, avec des rendez-vous de rencontres, qu'on l'a dit, avec des rendez-vous de soutien, avec du co-développement. Mais il y a vraiment l'idée de ne pas rester seule, mais au-delà de l'isolement, de se soutenir et de faire des rencontres qui vont permettre de tenir. lorsque les difficultés vont se présenter.
- Véronique
Si je me rappelle bien, tu as lancé la coordination, tu étais toujours salariée ou c'était une fois que tu t'es lancée à ton compte ?
- Stéphanie
Non, j'étais déjà lancée depuis fin 2021, il y a quelques mois derrière moi, même si le business n'avait pas vraiment démarré encore, mais l'entité et l'identité de mon entreprise existaient déjà quand j'ai commencé Femmes des Territoires.
- Véronique
D'accord. Et du coup, est-ce qu'il y a aussi une solidarité entre les coordinations ?
- Stéphanie
Oui, ça c'est très beau. Il y a une solidarité à tous les niveaux, entre femmes adhérentes, on l'a dit, entre femmes entrepreneurs, mais aussi avec les différents partenaires locaux, que ce soit la Maison des entrepreneurs, Pôle emploi, l'ADI, tout un tas d'acteurs autour de l'entrepreneuriat. Une solidarité avec l'association nationale. très soutenante. Régulièrement, la coordinatrice nationale prend des nouvelles des coordinatrices pour savoir comment elles vont, elles aussi, dans leur coordination et comment elles vivent leur coordination et de quelle aide elles ont éventuellement besoin. Ça, c'est très présent. Si on le souhaite, on peut participer à un rendez-vous par mois pour aller chercher du soutien. À cette occasion, on découvre les autres coordinations, mais pas que. Parce que la magie de cette histoire, je trouve, c'est que très souvent, des femmes entrepreneurs qui vont venir, en tout cas c'est le cas à Châtenay, elles vont venir participer à l'association, sont parfois géographiquement éloignées du lieu de la coordination et elles vont, à leur tour, devenir coordinatrices de leur propre coordination plus près de chez elles. Et si on peut dire ça comme ça, celle de Châtenay-Malabry a déjà donné lieu à au moins cinq ou six bébés. Et donc, de fait, le lien s'est largement constitué. Et je dois ajouter que c'est aussi une des âmes de Femmes des Territoires qui encourage largement cette ouverture et qui encourage largement à ce que chacune prenne toute la place dont elle a besoin. et qu'elles deviennent à son tour coordinatrices si elles ressentent l'envie ou le besoin.
- Véronique
L'une des possibilités, c'est d'être deux pour animer les coordinations. On n'est pas obligé d'être tout seul.
- Stéphanie
Il y a des coordinations qui se créent tout de suite avec un binôme, parfois pas, et c'est mon cas. Mais c'est vrai qu'il y a un moment où, si on veut, continuer à faire vivre la coordination, parce qu'on est très occupés. Et on l'a dit un tout petit peu, mais je le redis, ça repose sur le bénévolat et ça demande un petit peu de temps, surtout la première année. On a besoin de se faire aider dans cette coordination. Donc très vite, effectivement, ça devient des binômes dans la plupart des coordinations aujourd'hui existantes, voire des trinômes parfois. Donc oui, on n'est pas seul, même au niveau de la coordination.
- Véronique
Quels types d'ateliers sont proposés dans cette association de femmes des territoires ? Parce qu'il y a aussi ce volet-là, il y a le fait de ne pas rester seule, mais il n'y a pas que ça, il y a aussi des ateliers qui sont proposés. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Stéphanie
Oui, il y a beaucoup de types d'ateliers qui sont proposés sur différents volets. Ce qu'on peut dire déjà, c'est qu'il y a deux façons de faire des ateliers. Il y a l'association nationale qui propose des ateliers en ligne sur sa plateforme et auxquels n'importe quelle adhérente peut participer. Donc, on a déjà un catalogue d'ateliers possibles en ligne grâce à la plateforme Femmes des Territoires. Et puis après, localement, on choisit de faire des ateliers, des rendez-vous sous deux modalités, soit présentiel, soit distanciel. Ça, c'est chacun. Et ça dépend aussi beaucoup de l'intervenant. Il y a des intervenants qu'on peut identifier, qu'il peut se trouver géographiquement proche ou pas. Et sur les sujets qui sont traités, c'est tout ce qui touche à l'entrepreneuriat au sens large. Ça peut aller des finances, aux assurances, au business plan, à tout ce qui est autour de la construction de son business, son site internet, donc tous les types de communications possibles, la façon dont on va parler. Donc le pitch est un sujet qui revient... très souvent, mais pas que, c'est aussi beaucoup autour de la posture de l'entrepreneur. Donc, avec prendre confiance en soi, avec oser, avec s'organiser, comment concilier sa vie perso, sa vie pro. Il y a vraiment tout un champ autour de l'entrepreneuriat qui peut aller aussi à son espace de travail, aux outils à utiliser. C'est vraiment très vaste autour de l'entrepreneuriat, toutes les chances qu'on peut se donner pour réussir son entreprise.
- Véronique
Et donc, est-ce qu'il y a des conditions particulières pour adhérer à cette association en tant qu'adhérente, tout simplement ?
- Stéphanie
Je dirais plutôt que ce qui caractérise Femmes des Territoires, c'est l'inverse des conditions particulières, c'est que c'est très, très ouvert, parce qu'on ne vous demande pas ni d'activité particulière, ni de chiffre d'affaires particulier, ni de calendrier particulier. Alors, si je le dis à l'envers, ça veut dire que je sois en train de créer mon projet ou que j'ai déjà deux ans d'existence. je peux adhérer. Vous n'êtes pas, contrairement à d'autres réseaux business, cantonnés à un acteur d'une activité au sein de la coordination et limité à ça. Donc on peut être XXX du même domaine d'activité à faire le même métier. Il n'y a pas de sélection en ce sens. Il n'y a pas de limite d'âge. Voilà, donc il y a vraiment zéro contrainte.
- Véronique
Et il y a même une période d'essai de deux mois.
- Stéphanie
Voilà, la seule, j'allais dire, c'est d'être une femme. tout simplement, et de s'intéresser à l'entrepreneuriat. Et en effet, au niveau budgétaire, c'est une association qui est aussi très, très ouverte parce qu'elle a un prix d'accès qui est extrêmement limité, puisqu'on paye 60 euros pour une année. Et pour être sûre, effectivement, d'être bien, et ça fait partie des conditions de solidarité. vraiment de bienveillance de femmes des territoires. On a deux mois gratuits pour s'essayer et voir si le réseau nous convient ou pas.
- Véronique
En tout cas, moi, j'ai eu le plaisir de t'y rencontrer et voilà pour la raison pour laquelle on fait aussi ce podcast aujourd'hui. Et je tiens aussi à te dire que je m'y sens bien puisque ça fait deux ans que j'y suis. Donc, ce que j'apprécie beaucoup, c'est ton sens de l'accueil. Je trouve qu'il y a beaucoup de... De douceur, parce qu'on se sent un peu parfois perdu quand on commence dans ce monde de l'entrepreneuriat et qu'on n'a aucune connaissance d'amis ou de personnes connues dans notre entourage proche. Je trouve que c'est très réconfortant d'avoir une association sur laquelle se reposer, où on peut aussi partager nos doutes. Mais c'est vraiment, je trouve, un lieu ressource. C'est l'occasion pour moi de te le dire. Et puis, il y a Elsa qui t'a rejoint il y a peu de temps et qu'on va aussi entendre sur un autre épisode consacré à Femmes des Territoires. Et je trouve que toutes les deux, il y a de belles synergies entre vous.
- Stéphanie
Merci. Je crois que c'est vraiment ça l'âme de Femmes des Territoires et puis l'âme de cette coordination. Après, j'en connais beaucoup qui sont tout à fait très belles, très accueillantes. Mais ce qu'on veut vraiment porter, c'est autour de la solidarité, qui est vraiment le maître mot, de dire effectivement qu'il y a beaucoup de tolérance, il y a beaucoup de douceur. Et cette association, ça doit rester et être un outil au service des femmes entrepreneurs qui viennent picorer, prendre ce qu'elles peuvent prendre, et autant le faire avec le plus de douceur et de tolérance possible, effectivement tout en respectant. le peu de règles qu'on se fixe au sein de l'association, mais c'est vraiment le maître mot que de bâtir son tir bien. Donc on essaie de faire tout ce qu'on peut pour ça.
- Véronique
Et le côté solidaire en termes de conseils aussi, entre les plus anciennes et les personnes nouvellement arrivées, et un partage aussi de connaissances qui peut se faire.
- Stéphanie
Un peu de mentor, si on peut. tout en essayant de rester très efficace. Moi, je veille aussi beaucoup et ça, ça se voit moins, mais on n'est pas là pour venir papoter de la vie. On reste dans un cadre business. Je vais raconter une petite anecdote que j'ai envie de partager là. Il m'est arrivé une fois d'avoir un atelier qui devenait le café du commerce et on venait y parler conjoint et enfant. Et moi, j'ai vraiment beaucoup, beaucoup veillé à ça, faire en sorte que si on avait ce... ce type de préoccupations, autant le garder dans un cadre perso et qu'un atelier ne devait pas être parasité par le côté « je ne peux pas faire d'atelier à telle heure parce que j'ai mes enfants à garder » ou que sais-je, et que ça devienne un objet de débat. Ce n'était pas pour moi une posture d'entrepreneur et ça, j'essaie d'y veiller en permanence. Ça reste au service de l'entrepreneuriat, même si on peut y trouver beaucoup de choses. de tolérance, mais il ne faut pas perdre l'efficacité au bénéfice de la gentillesse. Si je devais résumer, je dirais ça comme ça.
- Véronique
Comment tu vois l'évolution de l'antenne ? Est-ce que tu souhaites ? Est-ce qu'il y a une vision ?
- Stéphanie
Ce que je souhaite ou ce qu'elle est aujourd'hui ?
- Véronique
Comme tu veux. Je te laisse aborder le sujet comme tu le souhaites.
- Stéphanie
Ce qu'elle est aujourd'hui, elle est un petit peu plus difficile à tenir parce qu'on est arrivé à un moment un peu critique en termes de volume et de durée. Passer 70 personnes, c'est déjà difficile de satisfaire une trentaine de personnes. Donc 70, ça devient très compliqué. Et ça ne laisse pas assez de place, à mon sens, à la relation. Quand on a un gros volume comme celui-là, on arrive moins à se connaître, on se croise moins, on se parle moins. Donc ça, c'est une première difficulté due au volume. La seconde difficulté que vit la coordination, c'est au niveau du calendrier. Quand on a monté son entreprise depuis deux ou trois ans, on n'a pas du tout les mêmes attentes que quand on est en train de se lancer. On est dans sa première année. Et donc, on a comme une coordination qui est à deux vitesses. Celles qui ont déjà une certaine maturité sur leur activité et celles qui se lancent. Alors, on parlait de mentorat et c'est OK. Mais malgré tout, il faut que les anciennes trouvent aussi leur place et continuent à trouver de la matière. Pour moi, l'enjeu des mois à venir, c'est ça. C'est ces deux difficultés qu'on rencontre. Une des premières actions qu'on a prises avec Elsa récemment, c'est de restreindre le nombre de personnes en atelier. pour que ce volume de 70 ne vienne pas nous pénaliser et qu'on ne se retrouve pas à des rendez-vous où on est 20, 25, 30 et on ne peut plus se parler. Et on ne peut pas travailler correctement. Et sur les profils à deux vitesses, on essaye, et par les intervenants, et par les rendez-vous qu'on propose, ou en animant les ateliers, de proposer les deux niveaux de lecture. Je suis nouvelle et je suis ancienne. Voir même, on essaye d'être le plus... pertinente possible dans les titres qu'on donne à nos ateliers. Ça, c'est plutôt pour les anciennes, ça, c'est plutôt pour les nouvelles.
- Véronique
J'imagine que vous êtes aidée au niveau de la coordination parce que la région parisienne, je ne sais pas si c'est le modèle classique d'avoir autant d'adhérentes par antenne.
- Stéphanie
Non, on est une des coordinations les mieux dotées en volume. Donc, ce n'est pas classique.
- Véronique
Même sur Paris ?
- Stéphanie
Parfois, tu peux avoir le chiffre, mais elles ne sont pas si nombreuses que ça à être actives.
- Véronique
D'accord.
- Stéphanie
Nous, c'est vraiment une coordination qui est très suivie. Alors, est-ce qu'on est aidé au niveau national ? Oui et non. On a quelques conseils et surtout beaucoup de soutien, soutien moral essentiellement, mais pas vraiment d'action concrète qui puisse nous aider. La seule qu'on est tenté d'engager là récemment, c'est de… s'appeler vraiment à l'aide de l'association nationale en disant qu'il y a trop de monde à Châtenay-Malabry parce qu'il y a une espèce de vide de coordination autour de nous. Et on souhaiterait vraiment qu'au niveau national, elles mettent le paquet pour qu'on crée des coordinations proches de chez nous, là où on voit du besoin. Anthony, Amassi-Palaiso et d'autres villes à proximité, Clamart, Châtillon. Et pour désengorger Châtenay, on a vraiment insisté auprès du National pour que des coordinations se créent plus près de nous. On verra avec le temps.
- Véronique
Peut-être que cet épisode va être peut-être un levier parmi d'autres pour créer des vocations, justement.
- Stéphanie
Oui, on encourage vraiment. Puis même toutes celles qui nous rejoignent adhérentes, on les encourage à créer leur propre coordination plus près de chez elles.
- Véronique
Oui, est-ce que tu as quelque chose à ajouter ?
- Stéphanie
Moi, ce que j'aime bien dire… pour Femmes des Territoires, c'est que cette histoire de bienveillance et d'entraide et de partage, c'est une notion qui est très souvent citée, mais un petit peu gâchée parfois par le fake de la chose. Chez Femmes des Territoires, on le voit partout, c'est une valeur qui se vit vraiment extrêmement concrètement au quotidien. Par exemple, avec la notion coup de poutre. qu'on peut trouver au niveau national. Sur la plateforme, on peut déposer des demandes de coups de pouce et toutes les femmes adhérentes nationalement sur le réseau peuvent venir.
- Speaker #0
donner un coup de main pour aider à franchir une difficulté. Alors, pour être très concrète, ça peut être, je suis à la recherche d'un avocat, j'ai besoin d'un comptable, ça peut être, j'ai besoin de 100 réponses pour mon questionnaire, pour étudier mon business. Donc, on vient apporter des aides extrêmement concrètes. Et puis moi, j'ai en tête des choses qui sont passées au niveau plus local et que j'aime bien citer parce que c'est un vrai exemple concret. On est dans un déjeuner, on est une quinzaine autour de la table, on discute de notre actualité, éventuellement de nos difficultés. Et là, on a quelqu'un qui évoque le fait que les statuts de son entreprise sont remis en danger par une notion quelconque et qu'elle a besoin d'un juriste de manière extrêmement urgente, avec un délai. Et il y a deux femmes à côté qui vont se mobiliser, passer des coups de fil et elle va trouver son juriste dans la journée. Voilà, et c'était une rencontre, ce n'était pas forcément un atelier. C'est le genre de choses que j'aime bien dire de Femmes des Territoires, parce que c'est vraiment ça. Le coup de main et l'entraide au moment où tu rencontres des difficultés, qu'elles soient concrètes ou qu'elles soient aussi d'ordre moral, dans la posture, dans le découragement qu'on peut avoir parfois, ou l'isolement qu'on peut avoir, et c'est vraiment très opérant.
- Véronique
Tu fais bien d'en parler parce qu'en t'écoutant, ce qui m'est revenu, c'est au cours des déjeuners que vous organisez tous les mois, en tout cas sur l'antenne de Châtenay. Moi, ce que j'aime bien, c'est souvent la question que tu poses, de quoi as-tu besoin ? Et c'est très précieux parce que souvent, ce n'est pas forcément si on n'est pas d'un naturel à exposer les difficultés qu'on rencontre. Je trouve que c'est très précieux. D'offrir cette possibilité de dire, justement, et c'est responsabilisant aussi, mais ça donne la possibilité aussi d'exprimer ce qui ne va pas et comment on peut être soutenu.
- Speaker #0
Oui, c'est comme ça qu'on fait vivre l'entraide. Et puis, ça a même un autre effet, un peu moins évident au départ, c'est que parfois, on ne sait pas qu'on a besoin de quelque chose. Et cette prise de conscience, elle va faire passer un cap aussi. C'est ça qui va faire avancer dans sa posture d'entrepreneur aussi, au moins une fois par mois si on peut. Se poser la question sous cet angle-là, comment je fais pour avancer maintenant, quelles difficultés je rencontre et comment surtout je vais les résoudre, c'est vraiment riche. Ça fait vraiment beaucoup évoluer, je trouve.
- Véronique
C'est très précieux en tout cas. Alors, on arrive à la fin de l'épisode. Stéphanie, est-ce que tu as quelque chose à partager ou est-ce qu'on peut te joindre ?
- Stéphanie
J'engage surtout ceux et celles qui nous écoutent à aller chercher le réseau si l'il ou elle en ont besoin, qui leur convient. Donc il faut tester des choses, essayer. Femmes des Territoires, c'est pour moi un outil précieux. Après, il faut être en adéquation avec ça. Donc on peut aller sur le site internet Femmes des Territoires. regarder ce qu'il y a, adhérer gratuitement de moi et puis voir la suite. Mais surtout, et au sens plus large, chercher le ou les réseaux, plusieurs, et s'enrichir aussi. On s'enrichit des gens qu'on rencontre et on s'enrichit des différentes approches, des différentes identités des réseaux. Donc, passer à l'action et ne pas attendre trop longtemps et aller s'enrichir au contact de femmes des territoires ou d'autres.
- Véronique
Parfait. Eh bien, écoute, je pense qu'on peut se quitter avec cette belle invitation que tu nous lances. En tout cas, je te remercie beaucoup Stéphanie pour ta participation au pied levé, dans ton planning très chargé. Merci de nous avoir accordé du temps. Et puis peut-être à bientôt pour une entrevue qui sera peut-être plus centrée sur ton activité.
- Stéphanie
Merci à toi Véronique, c'est un plaisir.
- Véronique
Plaisir partagé. À bientôt et à suivre donc.
- Stéphanie
À bientôt. Si vous avez besoin d'aide dans vos périodes de doute, de transition ou de reconversion, je peux vous accompagner pour y voir plus clair. Grâce à ma méthode spécifique et sur mesure pour vous. Utilisez la partie contact de mon site internet catalysons-vos-atout.com Vous aimez Parlons Introspection ? Le podcast qui vous rapproche de votre bien-être en douceur ? et vous souhaitez le soutenir ? Partagez-le avec trois de vos amis, collègues ou votre famille. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute préférée pour être notifié des nouveaux épisodes. Donnez-lui une note 5 étoiles sur Apple Podcast. Laissez un commentaire et vos impressions sur la chaîne YouTube Parlons Introspection. Je vous remercie chaleureusement pour votre fidélité et votre soutien. Et je vous dis à très vite !
- Speaker #0
Sous-tit