undefined cover
undefined cover
10. Témoignage de Pauline, 7 stimulations pour FIV, 5 ponctions, 3 transferts et des jumeaux! cover
10. Témoignage de Pauline, 7 stimulations pour FIV, 5 ponctions, 3 transferts et des jumeaux! cover
Parlons PMA

10. Témoignage de Pauline, 7 stimulations pour FIV, 5 ponctions, 3 transferts et des jumeaux!

10. Témoignage de Pauline, 7 stimulations pour FIV, 5 ponctions, 3 transferts et des jumeaux!

39min |20/04/2023
Play
undefined cover
undefined cover
10. Témoignage de Pauline, 7 stimulations pour FIV, 5 ponctions, 3 transferts et des jumeaux! cover
10. Témoignage de Pauline, 7 stimulations pour FIV, 5 ponctions, 3 transferts et des jumeaux! cover
Parlons PMA

10. Témoignage de Pauline, 7 stimulations pour FIV, 5 ponctions, 3 transferts et des jumeaux!

10. Témoignage de Pauline, 7 stimulations pour FIV, 5 ponctions, 3 transferts et des jumeaux!

39min |20/04/2023
Play

Description

🎁🎁🎁 TĂ©lecharge ton guide gratuit : 6 conseils pour te prĂ©parer au transfert d'embryon en cliquant ici ! 🎁🎁🎁


👉Dans ce nouvel Ă©pisode de Parlons PMA, Pauline que j'ai eu le plaisir d'accompagner nous raconte son parcours pour devenir Maman de deux magnifiques bĂ©bĂ©s ❀

Cela n'a pas été facile...7 stimulations en vue d'une FIV parfois sans arriver à la ponction des ovocytes et parfois sans arriver au transfert...pour enfin tomber enceinte grùce au transfert de deux blastocystes.


Pauline nous partage comment elle a vécu son parcours et ses conseils pour mieux le vivre.

Bonne écoute!


Retrouvez-moi sur instagram @lisajourniacoaching pour plus de conseils et de soutien pour vos essais bébé!

Mon site internet : www.lisajourniacoaching.com 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Lisa

    Bonjour et bienvenue sur Parlons PMA, votre ressource autour du parcours de procréation médicalement assistée. Je suis Lisa Jorniak et j'accompagne les femmes, les couples pendant leur parcours de PMA. Grùce à mon expérience dans ce domaine et mes compétences en coaching, j'ai pour mission de vous aider à mieux vivre vos essais bébés. Chaque semaine, je vous propose des informations et des conseils à travers de témoignages de personnes ayant vécu ce parcours, d'interviews d'experts en fertilité Et enfin, d'outils et réflexions que j'utilise durant mes accompagnements. Si tout cela vous intéresse, alors bienvenue ! Et n'hésitez pas à vous abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode. Maintenant, c'est parti pour l'épisode du jour ! Bonjour Pauline, comment vas-tu ?

  • Pauline

    Bonjour, je vais trĂšs bien, merci et toi ?

  • Lisa

    ça va super alors déjà Pauline merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation pour témoigner donc sur Parlons PMA voilà pour venir nous raconter ton parcours pour devenir maman alors pour commencer je te propose de te présenter rapidement et puis de nous parler de ces étapes finalement de ce parcours de PMA qui n'a pas été si facile que ça donc tu vas nous rappeler

  • Pauline

    Oui, Ă©coute, je m'appelle Pauline, j'ai 33 ans, je suis en couple depuis presque 15 ans et je n'avais plus, pour aller directement dans le sujet, plus de contraception depuis 9 ans. Je ne me suis pas tout de suite lancĂ©e dans la PMA parce qu'au dĂ©but, je n'Ă©tais pas forcĂ©ment prĂȘte, il m'a fallu un peu de temps, puis aprĂšs on s'est mariĂ©s, plein de choses professionnellement et on s'est lancĂ© il y a 4 ans maintenant. dans la PMA et en effet j'ai eu quelques tentatives, 8 tentatives pour arriver Ă  une jolie fin mais oui ça a Ă©tĂ© un parcours de 3 ans Ă  peu prĂšs en PMA.

  • Lisa

    D'accord et quand tu dis tentative, du coup tu as fait des inséminations, des fives,

  • Pauline

    qu'est-ce que tu as ? Alors oui, moi ce que je considĂšre comme tentative c'est Ă  partir du moment oĂč j'ai fait mes piqĂ»res.

  • Lisa

    D'accord, stimulation.

  • Pauline

    Voilà, j'ai fait une stimulation, c'est une tentative. J'ai fait une insémination. Et aprÚs, j'ai fait 7 fois les piqûres, 5 ponctions, 3 transferts.

  • Lisa

    5 ponctions, 3 transferts. D'accord. Donc, il y a eu des stimulations finalement sans transfert.

  • Pauline

    Exactement. Des stimulations sans ponctions, sans transfert. Et des stimulations avec ponctions, mais sans transfert.

  • Lisa

    Oui. Donc, ça n'a pas dĂ» ĂȘtre des moments faciles.

  • Pauline

    C'est ça.

  • Lisa

    Beaucoup de stimulation avec de fausses joies derriÚre, de ne pas pouvoir soit ponctionner, soit transférer au niveau du parcours. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu plus en détail comment ça s'est passé justement pour les inseminations, les filles ?

  • Pauline

    Oui, au dĂ©but, ils nous ont proposĂ© de faire une insemination parce que nos rĂ©sultats, il n'y avait pas rĂ©ellement de... ils ne trouvaient pas rĂ©ellement pourquoi ça ne fonctionnait pas. Donc, on a dit, OK, on tente une. Puis finalement, aprĂšs, ils se sont vite dirigĂ©s vers la solution FIV. AprĂšs, c'est vrai que moi, j'y suis allĂ©e en ayant confiance dans les mĂ©decins, dans ce qui Ă©tait lĂ . Donc, j'ai vraiment suivi en toute confiance. J'ai suivi leur protocole. Donc, c'est vrai qu'aprĂšs, en fait, une fois qu'on a eu le premier rendez-vous, en gĂ©nĂ©ral, tout est lancĂ©. Et aprĂšs, en fait, les rendez-vous
 On s'enchaĂźne et se suivent et on est un peu pris dedans. Et on suit les rendez-vous. Donc oui, rendez-vous avec la gynĂ©co. Alors aprĂšs, forcĂ©ment, on vĂ©rifie prise de sang, spermogramme. J'ai fait une radio. Il y a plusieurs petites Ă©tapes pour voir un petit peu comment tout fonctionne, on va dire. Et puis aprĂšs, ensuite, en fonction... Ils ajustent les protocoles et puis ça s'ajuste aussi en fonction des tentatives. Et puis parce qu'il y a plusieurs produits de stimulation, donc on peut changer en fonction des stimulations pour voir si ça stimule plus ou pas. Et puis voilĂ .

  • Lisa

    D'accord. Et d'ailleurs, c'Ă©tait en fait finalement une infertilitĂ© inexpliquĂ©e ? Vous n'avez pas vraiment de
 Non. Deux raisons, on savait qu'il y avait des petits soucis pour arriver Ă  avoir parfois des embryons ou mĂȘme des ovocytes, mais sinon il n'y avait pas de choses particuliĂšres en fait, ils ne savaient pas trop d'oĂč ça venait ni quoi que ce soit. Vous Ă©tiez suivie dans un clinique, un hĂŽpital privĂ©, public ?

  • Pauline

    HĂŽpital public.

  • Lisa

    D'accord. Et au niveau des essais, finalement, entre chaque essai, ça a été assez rapide. Comment ça s'est passé ?

  • Pauline

    Oui, alors en fait, avec l'intimidation, ça s'enchaĂźne assez vite aprĂšs. Mais par contre, entre chaque ponction, ils font une pause de trois mois pour reprendre. AprĂšs, en France, on a le droit Ă  quatre ponctions, remboursĂ©es intĂ©gralement. Mais ce qui compte, en fait, c'est les transferts. c'est pour ça que j'en ai eu 5 finalement parce qu'en fait s'il n'y a pas de transfert derriĂšre la ponction ne compte pas dans ce qu'on a le droit en remboursement c'est pour ça que tu as fait 5 stimulations en fait en FIV si je ne dis pas de bĂȘtises c'Ă©tait ça oui c'est ça, 7 mĂȘme du coup 7 stimulations, 7 fois les piqĂ»res en vue d'une FIV voilĂ  c'est ça c'est pas mal c'est pas mal

  • Lisa

    Ouais, ouais,

  • Pauline

    ouais,

  • Lisa

    c'est un bon parcours. Et du coup, le dernier, comment ça s'est passé ? Quand tu as eu des embryons, ils ont été développés pendant trois jours, pendant cinq jours ?

  • Pauline

    Cinq jours, au final. Et je n'en avais pas tant que ça parce que je n'en ai jamais eu beaucoup, mais il y en avait trois et du coup, on en a mis deux.

  • Lisa

    Tu as eu finalement trois J5, du coup ? Oui. alors que sur tes autres cycles si je me souviens bien tu n'en avais jamais eu finalement ?

  • Pauline

    j'en avais eu souvent 2, 3 j'en ai jamais eu beaucoup moi j'ai jamais eu de ponction avec 10 des choses comme ça, il y en avait toujours un petit peu mais sur les 2 transferts précédents qui n'ont pas qui n'ont pas fait de grossesse j'en avais eu 2 à chaque fois on avait implanté les 2 mais du coup ça n'avait pas pris ouais

  • Lisa

    Et ce n'était pas des J5, c'était des J3, non ?

  • Pauline

    C'était des J3, oui, c'est ça.

  • Lisa

    Des J3, je me souviens. Ce n'était pas des J5. Et justement, sur la derniÚre, il paraissait avoir trois J5. Et donc, ils en ont transféré deux. D'accord. Et donc, à l'issue


  • Pauline

    Les deux ont pris. Donc, du coup, on a eu des jumeaux.

  • Lisa

    D'accord. Super, super. On rigole avec Pauline, vous qui nous Ă©coutez, parce qu'on a eu une conversation avant le dernier transfert de deux oĂč on s'est dit peut-ĂȘtre qu'il y aura des jumeaux et que ça va fonctionner. Parce qu'il y avait d'autres fois oĂč tu avais un transfert de deux embryons mais que ça n'avait rien donnĂ©. Et lĂ , on s'est dit qu'il y avait des beaux blastocystes et en plus, ils vont transfĂ©rer deux. Et finalement, une grossesse gĂ©mellaire et deux bĂ©bĂ©s qui sont arrivĂ©s. il y a quelques mois maintenant et lĂ  donc ils ont 5 mois mais c'est vrai que j'ai demandĂ© Ă  Pauline si elle voulait bien venir tĂ©moigner sur Parlement PMA parce que cette stimulation c'est quand mĂȘme pas anodin c'est beaucoup aussi de d'Ă©tapes Ă©motionnelles aussi, le fait de ne pas avoir de ponction ou de ne pas avoir d'embryons Ă  transfĂ©rer. Je pense que vous qui nous Ă©coutez, peut-ĂȘtre certains d'entre vous, c'est arrivĂ© et psychologiquement, Ă©motionnellement, c'est difficile Ă  gĂ©rer. Je ne sais pas comment ça s'est passĂ© pour toi, Pauline.

  • Pauline

    C'est vrai qu'en fait, naĂŻvement, sans connaĂźtre trop la PMA, avant d'y aller, on s'imagine qu'on va tenter. on verra s'il y a une grossesse ou pas. Et c'est vrai qu'en fait, on ne se prĂ©pare pas au fait que ça peut ĂȘtre stoppĂ© avant mĂȘme d'ĂȘtre allĂ© au bout de la tentative. Et ça, ça peut ĂȘtre assez difficile. Enfin, moi, en tout cas, c'Ă©tait difficile parce que j'avais l'impression que ça ne marchait pas avant mĂȘme qu'on ait la chance que peut-ĂȘtre ça fonctionne. C'est vrai qu'en fait, c'est beaucoup de... Oui, Ă©motionnellement, c'est trĂšs dur parce qu'en fait, c'est vraiment les montagnes russes parce qu'on va avoir une bonne stimulation. Puis peut-ĂȘtre que finalement, la ponction, ça ne va pas donner ce qu'on pensait. Donc, c'est vrai que chaque Ă©tape, en fait, est une victoire.

  • Lisa

    Oui, c'est ça.

  • Pauline

    Ce n'est pas juste le test de grossesse, en fait. Il y a d'autres étapes avant.

  • Lisa

    Et mĂȘme le transfert parce qu'en fait, il y a le test de grossesse, mais il y a dĂ©jĂ  le fait de se dire, je vais transfĂ©rer. Un embryon et dĂ©jĂ  le fait de ne pas arriver Ă  cet Ă©preuve-lĂ , c'est... C'est compliquĂ©. Et puis, surtout qu'il y a quand mĂȘme tout le parcours mĂ©dical avant, toutes les injections, la ponction, tu attends et tu n'y arrives pas. Et toi, comment tu t'es sentie ? Parce que c'est du coup, sur les stimulations suivantes, quand il n'y a pas eu de ponction ou qu'il n'y a pas eu de transfert, comment ça s'est passĂ© pour toi ?

  • Pauline

    AprĂšs, c'est sĂ»r que c'est difficile. AprĂšs, je pense qu'on passe par plein de sentiments. Des fois, on se dit qu'on n'y arrivera jamais. Je pense que c'est normal. Des fois, on se dit, mais si, il faut y croire, ce sera la prochaine qui sera la bonne. Et puis au fond, je souhaite Ă©videmment Ă  tout le monde qu'ils aient le moins d'Ă©tapes Ă  traverser. Mais c'est vrai que ça fait partie de la chose. Et puis aujourd'hui, je n'aurai pas les enfants que j'ai maintenant. Si je n'avais pas eu toutes ces tentatives, ce ne serait pas eux. Mais c'est sĂ»r que c'est difficile. AprĂšs, je pense qu'il faut vraiment s'Ă©couter. Je sais que par exemple, mes stimulations, j'en ai fait seule. Certaines, j'ai fait avec une infirmiĂšre parce que je n'arrivais plus de me piquer toute seule. Donc, il y a certaines que j'ai fait avec une infirmiĂšre, d'autres seule. AprĂšs, quand on s'est rencontrĂ©, ils nous disent que c'est parce que je me sentais psychologiquement, ça commençait Ă  ĂȘtre dur. Donc j'avais besoin d'avoir quelqu'un avec qui parler de ça et qui sache de quoi je parle parce qu'il y a ça aussi. Il faut vraiment s'Ă©couter en fait. Et on a le droit d'ĂȘtre mal, on a le droit d'ĂȘtre bien. On a le droit d'avoir un ami proche, enfin une amie proche qui va avoir un enfant et d'ĂȘtre trĂšs heureuse pour elle. Et en mĂȘme temps que ça fasse mal, c'est tout Ă  fait normal en fait. Moi je pense qu'il faut vraiment s'Ă©couter et vivre la chose comme on peut. Si on a besoin de faire une pause, il faut le faire. Je pense que c'est vraiment s'Ă©couter soi, son corps et puis...

  • Lisa

    Toi d'ailleurs, tu as fait des pauses pendant ton parcours ? Non. Ou lui enchaßner ? Ouais. Je t'ai dit... Je lui ai enchaßné. Il va, on continue, on continue, ça va marcher.

  • Pauline

    Ouais, c'est ça. AprÚs, j'ai eu une petite pause forcée parce qu'il y a eu le Covid et du coup, ils ont fermé pendant un moment. Mais sinon, aprÚs, j'ai enchaßné non-stop.

  • Lisa

    Ça, c'est pareil. En fait, ça dĂ©pend de chaque personne. C'est vrai que parfois, comme tu dis, il faut s'Ă©couter. Toi, tu avais plus peut-ĂȘtre le besoin justement de sentir que tu avançais, d'ĂȘtre dans l'action. Et il y a certaines personnes qui ont besoin de prendre un peu plus de temps pour rĂ©cupĂ©rer lorsqu'il y a une tentative qui n'a pas abouti, pour s'en mettre et repartir plus fort, en tout cas plus fort Ă©motionnellement parlant. Mais ça dĂ©pend un peu de chacun finalement. Merci. des choix qui sont toujours personnels parce que mais c'est vrai que c'est pas toujours facile de s'Ă©couter la culpabilitĂ© si tu parlais de voilĂ  quand on entourage avait des amis qui tombent enceintes il ya toujours ce cĂŽtĂ© lĂ  mais et en fait finalement c'est simplement que ça nous renvoie une situation de quelque chose que nous on n'arrive pas Ă  voir en fait c'est pas du tout quelque chose de personnel contre l'autre personne. Toi ça t'est arrivĂ© dans ton parcours ?

  • Pauline

    Oui bah oui, aprĂšs mĂȘme avant la PMA puisque quand mĂȘme ça a durĂ© de trĂšs longues annĂ©es donc forcĂ©ment ça fait mal comme voilĂ  croiser une femme enceinte, c'est des situations qui sont difficiles Ă  vivre mais parce que voilĂ  on rĂȘve que de ça souvent mais aprĂšs je pense que c'est sain, c'est normal. en fait on peut avoir mal et c'est pas pour ça qu'on souhaite aux autres de pas y arriver en fait c'est juste un sentiment et puis je pense que c'est pareil il y a des moments oĂč ça peut ĂȘtre difficile et je pense qu'il ne faut pas se forcer non plus si on ne le sent pas, de ne pas aller voir des amis quand un bĂ©bĂ© c'est pas grave on les verra un peu plus tard quand on se sentira prĂȘt tout ça c'est des choses qu'il faut essayer de se prĂ©server parce que c'est vrai que c'est un parcours qui est long AprĂšs, qui n'a pas que du nĂ©gatif parce que ça nous prouve aussi Ă  nous-mĂȘmes Ă  quel point on peut ĂȘtre forte et aussi dans le couple. VoilĂ , donc c'est pas que du nĂ©gatif. On peut aussi ĂȘtre fiĂšre de soi d'avoir fait tout ça. Mais on a aussi le droit de prendre un petit peu de recul. Puis si ce sont des vrais amis, ils reviendront. Enfin voilĂ , on les retrouvera plus tard. VoilĂ , il n'y a pas de...

  • Lisa

    Donc toi, tu t'es accordé le droit de... Pas forcément aller au baby shower ou en tout cas en rencontre pendant que tu es en parcours parce que tu ne te sentais pas de le faire. Et tu as pris soin de toi finalement. Et tu as culpabilisé ou pas ?

  • Pauline

    Ça m'est arrivĂ©. AprĂšs, je ne me suis pas non plus coupĂ©e de tout le monde. Mais voilĂ , Ă  un moment, c'Ă©tait trop difficile. Il faut savoir couper. Mais aprĂšs, culpabiliser, oui et non. Mais aprĂšs, on est des adultes. Donc, si vraiment il y a des moments importants, on ne va pas se priver non plus. Et on peut aussi prendre sur soi. Mais voilĂ .

  • Lisa

    Et toi, comment t'as géré par rapport à ton entourage ? T'en as parlé, ton parcours ? TrÚs peu.

  • Pauline

    TrĂšs peu.

  • Lisa

    TrĂšs peu.

  • Pauline

    Alors, j'en ai parlĂ© Ă  quelques amis, mais pas du tout... Enfin, au dĂ©but, pas du tout Ă  la famille. J'en ai parlĂ© qu'au bout de deux ans, peut-ĂȘtre.

  • Lisa

    Oui, d'accord.

  • Pauline

    Parce qu'au bout d'un moment, ça devient difficile de cacher. Mais c'est vrai que j'avais quand mĂȘme un peu dans l'idĂ©e... Je ne pensais pas que ça durerait peut-ĂȘtre si longtemps. Et puis, j'avais dans l'idĂ©e aussi pour les grands-parents que ce soit une nouvelle. Et je ne voulais pas non plus qu'on attende les rĂ©sultats. Sentir cette pression des gens qui attendent les rĂ©sultats, je ne voulais pas ça. Donc, c'est pour ça que je l'ai aussi gardĂ© pour moi. Mais puis aprĂšs, en fait, c'est pareil, il faut faire comme on le sent.

  • Lisa

    Oui, ça dépend de l'environnement aussi de chacun, de l'entourage. Parce que c'est vrai que l'entourage, ils ont souvent en plus parfois envie de donner des conseils. Donc, on les connaßt.

  • Pauline

    VoilĂ .

  • Lisa

    Mais c'est vrai que non, c'est pas toujours évident d'en parler à son entourage. C'est vrai que c'est un choix à faire. Et je crois que d'ailleurs, je ne me rappelle plus sur ta derniÚre FIV. Il me semble que tu en avais parlé, mais tu n'avais pas donné les dates exactes. Oui,

  • Pauline

    c'est ça. Je crois de mémoire.

  • Lisa

    Pas de bĂȘtises.

  • Pauline

    Tout Ă  fait. Sur la derniĂšre,

  • Lisa

    Fyve,

  • Pauline

    ça a Ă©tĂ© un peu tout un... Oui, on a un petit peu menti parce que c'est vrai que du coup, par rapport... Parce que voilĂ , par rapport aussi au travail, c'est vrai qu'au dĂ©but, c'est compliquĂ© de le cacher Ă  son entreprise, mĂȘme que ce soit de mon mari ou la mienne. Et voilĂ , au dĂ©but, les collĂšgues, ils sont toujours lĂ  pour nous. Et on a eu de la chance. Moi, j'ai des collĂšgues qui ont toujours Ă©tĂ© lĂ  pour moi. Mais c'est vrai qu'au bout d'un moment, les absences, tout ça, ça peut ĂȘtre compliquĂ©. Je peux tout Ă  fait comprendre parce que ça fait long. Et c'est sĂ»r que ça reste un domaine du travail. Donc, c'est vrai qu'on avait un petit peu cachĂ© tout ça. Mais voilĂ , aprĂšs, on a vu quand mĂȘme besoin de l'aide. de mes beaux-parents, de ma mĂšre pour venir me chercher Ă  l'hĂŽpital. Enfin voilĂ , donc c'est vrai que c'Ă©tait un peu... Tout le monde avait un peu su quand mĂȘme la derniĂšre five. Oui.

  • Lisa

    Finalement, ils avaient quand mĂȘme... Ils n'avaient pas les dates exactes, mais bon...

  • Pauline

    VoilĂ .

  • Lisa

    Non, c'est ça. Donc tu n'avais pas la pression du jour mĂȘme et tout ça, mais bon, ils savaient quand mĂȘme...

  • Pauline

    Ils avaient... VoilĂ . On Ă©tait quand mĂȘme un petit peu Ă©pis. Oui. AprĂšs je pense aussi que quand mĂȘme voilĂ  nos parents ils Ă©taient comme assez respectueux et ils savent aussi que c'est pas facile et voilĂ  ils posaient pas de questions ils nous laissaient aussi venir vers eux donc ça facilitait un peu les choses mais ça

  • Lisa

    a Ă©tĂ© quand mĂȘme finalement il y avait de la bienveillance et bien sĂ»r de l'aide et d'ailleurs tu parlais de l'entreprise Tu en avais parlĂ© et ton conjoint aussi en avait parlĂ© Ă  son entreprise, comment vous Ă©tiez organisĂ©e, d'accord ?

  • Pauline

    Oui, aprĂšs moi, mes collĂšgues savaient dĂ©jĂ  que je voulais un enfant avant mĂȘme que je me lance dans la PMA. Enfin voilĂ , c'Ă©tait dĂ©jà
 Les personnes le savaient et aprĂšs mon mari, oui, il en a parlĂ© parce que forcĂ©ment, c'est des absences un petit peu
 C'est-Ă -dire que c'est un peu la veille pour le lendemain et comme on travaille tous les deux dans le commerce, C'est vrai qu'on ne peut pas... On ne peut pas ne pas ĂȘtre lĂ . Il faut qu'il y ait quelqu'un qui nous remplace, en fait. Puisque s'il faut que j'ouvre le magasin, il faut qu'il y ait quelqu'un qui vienne Ă  ma place. Donc, c'Ă©tait vraiment compliquĂ© de le cacher. On a quand mĂȘme Ă©tĂ© obligĂ©s d'en parler.

  • Lisa

    Mais ça s'est bien passĂ©. Oui, oui, oui. Non, parce que c'est vrai que c'est souvent une question un petit peu qui revient aussi, finalement. En parler, ne pas en parler Ă  son employeur. Parce que si tu demandes des arrĂȘts, de toute façon, tu es un peu quand mĂȘme obligĂ© de dire le pourquoi. Parce que comme ça... Une protection spĂ©ciale pour la PMA. C'est vrai que souvent, c'est un peu la grande question, en parler, ne pas en parler, mais finalement, ça dĂ©pend un peu de chacun. Oui. Parce que si tu n'as pas la chance d'avoir un employeur qui est comprĂ©hensif, alors effectivement, il y a une loi qui est lĂ  pour protĂ©ger justement des personnes qui sont en parcours de PMA. Mais c'est vrai que ce n'est pas toujours Ă©vident non plus. Et puis, on n'a pas toujours des super collĂšgues. Ce n'est pas toujours si facile que ça. En tout cas, il y a quand mĂȘme une petite pression autour de la PMA, mĂȘme des grossesses par la suite. Ce n'est pas tout simple pour tout le monde. Donc, sur ce cĂŽtĂ©-lĂ , vous avez eu un petit peu de chance, on va dire.

  • Pauline

    Oui, c'est ça. AprĂšs, c'est pareil, je pense qu'il faut faire aussi comme on... le sens moi je sais ce que j'ai une collĂšgue aussi qui est passĂ© par lĂ  et elle par exemple alors je crois qu'elle s'Ă©tait Ă  sa troisiĂšme fille elle a dĂ©cidĂ© de se mettre en arrĂȘt dĂšs le dĂ©but de la stimulation parce que voilĂ  elle Ă©tait fatiguĂ©e que elle avait besoin de ce temps donc c'est pareil je pense que si on sent parce que par contre je veux pas m'avancer au nom de tous les mĂ©decins de france mais je pense que si quelqu'un qui en en five souhaite un arrĂȘt et de travail, il y a... pense qu'il n'y a aucun problĂšme. Donc, si on sent de le vivre mieux ainsi, je pense qu'il faut se mettre en arrĂȘt. Moi, c'est vrai que j'ai rĂ©ussi Ă  toujours m'arranger et du coup, ne jamais avoir d'arrĂȘt de travail.

  • Lisa

    C'est ce que j'allais te demander,

  • Pauline

    je ne me rappelais plus si tu avais des arrĂȘts. Soit je rĂ©cupĂ©rais des heures ou je faisais mon jour de repos.

  • Lisa

    J'ai un peu mouillée,

  • Pauline

    comme ça, on va dire. Et du coup, c'est passĂ©. VoilĂ , c'est ça. Ça, c'est bien repris.

  • Lisa

    Oui, oui. Non, mais c'est vrai que c'est... Mais tu vois, c'est bien. Enfin, tu as raison d'en parler parce que j'ai une personne que j'accompagne aussi qui s'est arrĂȘtĂ©e rĂ©cemment pendant sa stimulation, enfin, juste en post-transfert parce qu'elle ressentait le besoin. Et c'est vrai que parfois, c'est difficile parce qu'il y a un peu une culpabilitĂ© aussi. Il y a certaines personnes qui culpabilisent de demander un arrĂȘt. Alors, je pense qu'on peut profiter du podcast pour dire, ne culpabilisez pas. Si vous en avez besoin, il ne faut pas oublier que c'est un parcours qui est difficile. Et c'est vrai que... Alors, on ne va pas remettre ça sur le... le cĂŽtĂ© stress, parce que ce n'est pas ça qui va forcĂ©ment faire la diffĂ©rence. Mais c'est vrai que parfois, on a besoin de se poser, de se sentir bien et de prendre des forces. Il y a des personnes qui en ont besoin. Il y a des personnes qui prĂ©fĂšrent travailler pour avoir l'esprit occupĂ©. Donc, on en revient toujours un peu Ă  s'Ă©couter. Et c'est important. Et moi, j'avais envie de rajouter aussi de ne pas culpabiliser non plus, parce que ça ne sert Ă  rien de s'arrĂȘter si aprĂšs, vous culpabilisez derriĂšre. C'est un petit peu dommage, mais c'est mĂ©ritĂ©. Le parcours est difficile, donc il ne faut pas hĂ©siter. Et parfois mĂȘme, si vous tombez sur un mĂ©decin qui n'est pas forcĂ©ment d'accord avec ça... aprĂšs, ne pas hĂ©siter aussi Ă  en voir peut-ĂȘtre un autre. Oui,

  • Pauline

    bien sûr.

  • Lisa

    Comme on dit, c'est un peu comme aussi le parcours de PMA, les gynĂ©cologues, si ça ne va pas avec un gynĂ©cologue ou un centre, on n'est pas dans l'obligation de continuer forcĂ©ment au mĂȘme endroit aussi. Il y a le cĂŽtĂ© mĂ©dical, mais il y a le cĂŽtĂ© aussi de subir ça derriĂšre, en fait, de tout ce parcours. et les personnes qui... n'ont pas forcĂ©ment vĂ©cu aussi des fois se rendent pas compte. La personne que j'accompagne me disait que la secrĂ©taire en gros du mĂ©decin avait dit non mais vous vous arrĂȘtez pour ça, franchement c'est hyper culpabilisant quoi donc faut juste parfois prendre du recul et se dire que les personnes elles savent pas forcĂ©ment, elles ont pas conscience de tout ce qui se passe derriĂšre en fait et ça c'est important. La culpabilitĂ© en parcours de PMA, c'est ça. Et toi, finalement, avec du recul, maintenant que tu as tes bĂ©bĂ©s, est-ce qu'il y a des choses que tu aurais aimĂ© savoir avant de commencer le parcours ou peut-ĂȘtre faire autrement ?

  • Pauline

    Je pense que ce que je te disais tout Ă  l'heure, vraiment le cĂŽtĂ© oĂč en fait, c'est les montagnes russes, en fait. pour jamais trop s'emballer parce qu'en fait chaque Ă©tape est importante et chaque Ă©tape peut ĂȘtre stoppĂ©e. Alors peut-ĂȘtre pas pour tout le monde, Ă©videmment, aprĂšs chaque cas est diffĂ©rent, mais c'est vrai que c'est ce que j'ai eu le plus de mal Ă  vivre et auquel je ne m'Ă©tais pas du tout prĂ©parĂ©e. VoilĂ , aprĂšs je pense qu'il faut y aller aussi quand on est prĂȘt. Parce que c'est pareil, moi en fait, au bout de trois ans sans contraception, j'avais dĂ©jĂ  vu ma gynĂ©cologue qui m'avait parlĂ© de la PMA et en fait, on ne s'Ă©tait pas lancĂ© parce que je ne me sentais pas prĂȘte. Et on a rĂ©attendu. Et voilĂ , il faut aussi se sentir prĂȘt parce qu'il faut quand mĂȘme ĂȘtre fort Ă©motionnellement, physiquement, parce que suivant
 Moi, je sais que l'hĂŽpital oĂč je suis suivie, il est Ă  une heure et demie de chez moi. Donc, c'est beaucoup de rendez-vous, tout ça. Donc, il faut quand mĂȘme se sentir prĂȘt. prĂȘt Ă  le vivre et je pense qu'on le vit beaucoup mieux aussi quand on est prĂȘt pas forcĂ©ment forcer tout de suite si on le sent pas, mĂȘme si aprĂšs rien ne nous empĂȘche d'aller au premier rendez-vous pour avoir les informations et puis si c'Ă©tait un peu trop se dire bah non on va attendre il n'y a aucun mĂ©decin qui va vous forcer sauf peut-ĂȘtre s'il y a une question d'Ăąge mais sinon qui va vous forcer et vous dire et bah non il faut commencer maintenant voilĂ 

  • Lisa

    Merci. Ouais parce que c'est vrai que toi t'Ă©tais finalement quand t'as commencĂ© les parcours, enfin t'Ă©tais super jeune finalement quand t'as commencĂ©, enfin mĂȘme en conception naturelle.

  • Pauline

    Oui, oui, oui, quand j'ai commencé, bah oui, oui.

  • Lisa

    T'avais quoi ?

  • Pauline

    J'avais 24 ans,

  • Lisa

    oui. C'Ă©tait au dĂ©but, donc ouais t'Ă©tais vraiment, tu es toujours trĂšs jeune. Oui, bien sĂ»r. Pour les ECBB, je veux dire, 24 ans, c'est jeune. Oui, oui. Tu te dis, avant de se lancer sur le gros, parce que c'est vrai qu'il faut toujours aussi voir un petit peu les choses diffĂ©remment. C'est sĂ»r, quand on a 24, que tu en as peut-ĂȘtre 38, 39, par exemple, c'est sĂ»r que les problĂ©matiques sont diffĂ©rentes. mais toi tu avais quand mĂȘme un peu de temps justement pour te prĂ©parer Ă  ce parcours et heureusement finalement parce que ça a Ă©tĂ© intense donc oui ce n'Ă©tait que le dĂ©but l'histoire

  • Pauline

    n'a mĂȘme pas commencĂ© l'histoire de l'an voilĂ  d'avoir des enfants n'a mĂȘme pas commencĂ© qu'on a dĂ©jĂ  bien voilĂ  bien c'Ă©tait dĂ©jĂ  bien intense

  • Lisa

    C'était intense. Oui, c'est ça. Vous avez préparé maintenant les jumeaux.

  • Pauline

    Voilà, c'est ça.

  • Lisa

    Les rendez-vous mĂ©dicaux, etc. Finalement, c'Ă©tait un bon entraĂźnement. VoilĂ . C'est un peu positif, la mĂȘme chose. Et toi, si tu avais des conseils Ă  donner aux couples qui vont se lancer en parcours de PMA, tu m'as dit... Peut-ĂȘtre ça, de se sentir prĂȘt et fort Ă©motionnellement pour se lancer. Et puis, penser aussi qu'il y a toutes ces montagnes russes, finalement, Ă©motionnelles. Est-ce qu'il y a d'autres choses que tu aimerais partager ?

  • Pauline

    Je pense faire confiance aussi quand mĂȘme Ă  la mĂ©decine, y croire, se dire qu'on a le droit aussi Ă  notre chance, qu'aprĂšs, il y a aussi plein d'autres. solution qui existe si ça fonctionne pas parce que moi comme j'Ă©tais bien avancĂ© dans mon parcours j'avais dĂ©jĂ  pensĂ© Ă  une suite Ă  peut-ĂȘtre un don d'ovocytes des choses comme ça voilĂ  il y a plein en fait il y a plein de choses qui se cachent derriĂšre dont on n'est pas forcĂ©ment prĂȘt au dĂ©part on peut venir en fait avec le temps c'est vrai que au dĂ©but oĂč j'ai peut-ĂȘtre je me suis lancĂ©e dans la PMA on m'aurait parlĂ© de don d'ovocytes j'aurais dit non non enfin Et en fait, au fur et Ă  mesure, on se prĂ©pare Ă  plein de choses et on accepte, on se dit que oui, on voit les choses diffĂ©remment et on s'ouvre Ă  d'autres solutions.

  • Lisa

    Oui, c'est important de savoir qu'il existe d'autres options aussi pour devenir parent. Effectivement, il y a le don d'orocyte, le don de sperme, le double don, le don d'embryon et mĂȘme l'adoption aussi. Il y a plusieurs maniĂšres aussi de devenir parent. Et ça, le fait de savoir qu'il y avait ces possibilitĂ©s, ça t'a aidĂ© aussi ?

  • Pauline

    Oui, Ă  un moment, ça m'a aidĂ©e. Quand vraiment, j'avais l'impression qu'on n'allait jamais y arriver. Que les chances passaient. Que je me disais qu'au bout d'un moment, on allait me dire que c'Ă©tait fini. ForcĂ©ment, de commencer avant mĂȘme d'avoir fini mes chances. de la five classique, de penser Ă  d'autres solutions, ça m'a aidĂ©e aussi Ă  me dire, si ça ne marche pas, il y a ça. Et finalement, ça ne fera pas de moi moins une mĂšre qu'une autre. Et qu'il y a d'autres solutions. Et en fait, ça permet aussi de vivre la chose un peu moins dramatiquement, je dirais. De se dire qu'il y a d'autres solutions et puis d'autres chances aprĂšs.

  • Lisa

    Oui, c'est ça. Et au niveau de, c'était avant la derniÚre FIV, du coup, on s'est vus et à ce moment-là, finalement, tu te sentais un peu comment, dans quel état d'esprit finalement ?

  • Pauline

    À ce moment-lĂ , c'Ă©tait quand mĂȘme trĂšs dur. C'est-Ă -dire qu'en fait, je sentais, physiquement, ça allait quand mĂȘme, parce qu'il faut vivre quatre fonctions et les stimulations, tout ça. et c'est vrai que psychologiquement je commençais Ă  Ă  me sentir mal et c'est pour ça que je me suis tournĂ©e vers toi parce que je ressentais que en fait voilĂ  physiquement je pouvais encore le faire je pouvais encore voilĂ  j'Ă©tais encore en forme les trajets tout ça ça allait mais que psychologiquement ça commençait Ă  ĂȘtre difficile que je voyais pas vraiment le goĂ»t que je le faisais un peu mĂ©caniquement en fait sans plus trop y croire et puis voilĂ  c'Ă©tait le bon moment pour te rencontrer parce que du coup ça m'a redonnĂ© un coup de boost pour la hague

  • Lisa

    Je me souviendrai toujours, les planÚtes sont alignées parce que je ne sais pas, en fait c'était un concours de circonstances, mais finalement, c'était rigolo parce que les conversations qu'on a eues dans nos échanges aussi, déjà d'avoir des blastocystes, aprÚs d'avoir ce que je disais tout à l'heure, les transferts de deux, et puis finalement de plaisanter un petit peu pendant l'heure. Oui,

  • Pauline

    c'est ça.

  • Lisa

    T'as pensĂ© de parler des jumeaux et puis finalement, voilĂ , que t'as une grossesse. Et derriĂšre, tout s'est bien passĂ© au niveau de la grossesse. T'as dĂ» ĂȘtre un petit peu au repos, c'est ça ? Oui, c'est ça,

  • Pauline

    voilĂ . Un petit peu vitalitĂ©, voilĂ . Mais en fait, ma gynĂ©cologue Ă©tait plus inquiĂšte que moi finalement. Moi, en fait, je me disais non, mais c'est la bonne, quoi. Ça y est, lĂ , c'est pour moi. Et du coup, j'Ă©tais quand mĂȘme confiante. malgrĂ© toutes les pĂ©ripĂ©ties finalement tout c'est bien terminĂ© mais oui il faut je pense que si pareil on ressent le besoin parce que je parlais des infirmiĂšres si elles ont besoin de faire les piqĂ»res il faut mais si on a aussi besoin de parler il faut aussi faire appel et

  • Lisa

    je pense que il faut tout faire pour se sentir bien ouais c'est ça parce que sinon ça peut vite devenir compliquĂ© en fait Et c'est vrai que ce que je vois en tout cas, c'est que parfois, tu peux faire deux, trois, quatre fifs, tu vas tenir le coup. Et puis, tu as un moment donnĂ© oĂč tu sens que c'est plus dur, que tu n'as plus de mal Ă  repartir, etc. Et puis finalement, le fait de pouvoir Ă©changer, d'avoir un peu ce coup de bouse, de savoir oĂč on va, etc. Et c'est vrai que je me souviens qu'on a parlĂ© un petit peu aussi du don. de faire des possibilitĂ©s alors qu'on n'y Ă©tait pas du tout. Le fait d'envisager ces possibilitĂ©s, toutes ces choses-lĂ , tout ce qu'il peut y avoir et de repartir confiante sur les possibilitĂ©s de devenir maman, c'est super important. Je trouve qu'en tout cas, c'est super que tu nous racontes ton parcours parce que c'Ă©tait quand mĂȘme beaucoup de stimulation. Finalement, tu as enchaĂźnĂ©. C'Ă©tait trois ans, trois ans et demi, vraiment, enfin trois ans bien intenses, parce que toi, tu as des personnes qui pourraient faire autant de stimulation que toi, mais peut-ĂȘtre en cinq ans, donc tu as enchaĂźnĂ© et tu as persĂ©vĂ©rĂ©. Et c'est vrai que ce que je dis toujours, c'est que finalement, en FIV aussi, ce qui compte, c'est les rĂ©sultats en cumulĂ©. Et d'ailleurs, je pense que c'est important aussi d'en avoir
 conscience lorsqu'on a une tentative qui n'aboutit pas. Et ce n'est pas facile de se le dire parce qu'il y a toujours une grosse dĂ©ception. Mais je pense que tu as vraiment eu la preuve encore, comme Marie que j'ai interviewĂ©e dans un autre podcast, de dire qu'il peut y avoir des tentatives qui n'aboutissent pas, qui n'attourissent pas, mais on va arriver Ă  en cumuler Ă  la bonne tentative et qui va permettre au bĂ©bĂ© d'arriver. Et ça, c'est... Ce n'est pas facile de l'avoir en tĂȘte pendant le parcours, parce qu'on se dit, je crois que les mots qui reviennent Ă  un moment donnĂ©, c'est comme tu disais, des fois tu as beaucoup d'espoir, et puis des fois, des moments oĂč tu te dis, je ne vais jamais y arriver. Et en fait, dans ces moments-lĂ , c'est de se dire, je pense que c'est pour ça que les tĂ©moignages, c'est super important, de se dire, il y a des personnes qui ont galĂ©rĂ©, qui n'arrivaient mĂȘme pas Ă  avoir des ovocytes, qui avaient pris une ponction, qui n'arrivaient pas Ă  avoir de transfert, et puis comme toi, qui ont eu des jumeaux. c'est la preuve de la persĂ©vĂ©rance qu'il faut s'accrocher et puis si Ă  un moment donnĂ© vous avez besoin d'un coup de main ou d'Ă©changer aussi avec d'autres femmes qui sont passĂ©es par lĂ  il ne faut pas hĂ©siter parce que je pense que c'est super important et vraiment je te remercie d'avoir acceptĂ© de tĂ©moigner aprĂšs ce parcours et vraiment je suis ravie pour toi et je te souhaite beaucoup de bonheur avec ta petite famille Je vous souhaite aux personnes qui nous Ă©coutent aussi, vous ĂȘtes peut-ĂȘtre en parcours, vous avez peut-ĂȘtre commencĂ© la FIV, vous avez peut-ĂȘtre eu plusieurs tentatives qui n'ont pas encore abouti, mais ce n'est pas fini, il faut persĂ©vĂ©rer. AprĂšs, comme tu disais Pauline, il y a d'autres options aussi, qui ne sont pas toujours les premiĂšres options au dĂ©part, mais qui sont lĂ  et qui sont des belles maniĂšres de devenir parent aussi. Merci. ne vous dĂ©couragez pas et puis n'hĂ©sitez pas si vous avez besoin d'Ă©changer on peut en discuter et c'est vrai que vous ĂȘtes tous pleins de courage et il faut garder espoir et le rĂ©sultat est lĂ  c'est ça,

  • Pauline

    tout Ă  fait et puis en fait on n'imagine pas Ă  quel point on a de la force en nous en fait mais Parce qu'en fait, je sais que j'ai une de mes collĂšgues qui me dit, oh lĂ  lĂ , mais je me souviens pendant le parcours, elle me disait, mais moi, je ne pourrais jamais faire ça, je ne pourrais jamais faire ça. Je dis, mais si, mais en fait, c'est quand on est dedans, en fait, on n'a pas le choix et quand on se donne les moyens et en fait, on peut. Et puis, on peut aussi ĂȘtre dĂ©couragĂ©, on a le droit, mais on peut aussi y arriver.

  • Lisa

    Oui, mais d'ailleurs, tu dis qu'on peut ĂȘtre dĂ©couragĂ©. C'est vrai que vous avez le droit de ne pas ĂȘtre toujours Ă  100% et d'y croire Ă  100% tout le temps. AprĂšs, c'est plus si Ă  un moment, vous voyez que vous n'en pouvez plus, que vous ne redĂ©marrez pas, etc. C'est lĂ  que c'est important, peut-ĂȘtre, de demander du soutien. Mais c'est quelque chose de normal. Et on ne peut pas ĂȘtre tout le temps Ă  100% positif. On n'est pas dans la vie de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. On a des hauts, des bas. On est montĂ© Ă  la rue, on les a, mais en moins exacerbĂ©, si je puis dire. Mais c'est important aussi. Il faut rejoindre ce qu'on disait tout Ă  l'heure, s'Ă©couter aussi. Mais c'est vrai, ce que tu dis, c'est qu'au final, le cĂŽtĂ© se rendre compte qu'on est capable de passer Ă  travers ce parcours, finalement, c'est vrai que tu t'en rends compte plutĂŽt aprĂšs. tu te dis waouh je suis passĂ©e par lĂ  et on a rĂ©ussi ça n'a pas Ă©tĂ© facile mais on l'a fait quoi mais mĂȘme aprĂšs on se dit oh lĂ  lĂ  j'ai fait tout ça mais oui on l'a fait par contre parce que tu l'as fait un peu finalement tu es dans le guidon dans le parcours exactement et ça aussi et je crois que ce qui Ă©tait intĂ©ressant aussi c'est que Pour toi, au-delĂ  du parcours, tu avais quand mĂȘme pas mal de projets aussi, tu faisais pas mal de choses avec ton conjoint. Et ça, je crois que c'est un point aussi dont on n'a pas parlĂ©, mais qui est important aussi, de ne pas oublier de vivre hors de la paix.

  • Pauline

    Continuer de vivre sa vie, si on veut partir en vacances, alors oui, il faudra peut-ĂȘtre adapter les dates un petit peu en fonction, mais on peut le faire. Oui, oui, complĂštement. il faut aller boire un verre, aller au resto, faire ce qui nous fait plaisir. Il faut continuer parce que ça fait du bien aussi. Puis ça fait du bien aussi de se retrouver parce que pour le couple, c'est aussi une Ă©preuve. Et ça fait du bien aussi d'aller en week-end et de ne pas penser Ă  ça pendant un week-end. C'est super important.

  • Lisa

    De déconnecter, de se retrouver et de dire, finalement, la base de ce projet, c'est nous deux finalement. Le projet de l'amour. Super, en tout cas, un grand merci Pauline et je te dis à trÚs bientÎt. Et merci encore vraiment d'avoir partagé. Et puis merci à vous de nous avoir écouté sur ce dernier post-cat. On se retrouve.

  • Pauline

    Bon courage Ă  toutes.

  • Lisa

    Et bon courage. Pauline, à trùs bientît. Au revoir. À bientît.

  • Speaker #2

    J'espÚre que vous avez apprécié cet épisode du podcast. N'hésitez pas à le partager si celui-ci vous a plu. Et... à me retrouver sur mon compte Instagram lisa.journiacoaching pour échanger. A bientÎt !

Description

🎁🎁🎁 TĂ©lecharge ton guide gratuit : 6 conseils pour te prĂ©parer au transfert d'embryon en cliquant ici ! 🎁🎁🎁


👉Dans ce nouvel Ă©pisode de Parlons PMA, Pauline que j'ai eu le plaisir d'accompagner nous raconte son parcours pour devenir Maman de deux magnifiques bĂ©bĂ©s ❀

Cela n'a pas été facile...7 stimulations en vue d'une FIV parfois sans arriver à la ponction des ovocytes et parfois sans arriver au transfert...pour enfin tomber enceinte grùce au transfert de deux blastocystes.


Pauline nous partage comment elle a vécu son parcours et ses conseils pour mieux le vivre.

Bonne écoute!


Retrouvez-moi sur instagram @lisajourniacoaching pour plus de conseils et de soutien pour vos essais bébé!

Mon site internet : www.lisajourniacoaching.com 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Lisa

    Bonjour et bienvenue sur Parlons PMA, votre ressource autour du parcours de procréation médicalement assistée. Je suis Lisa Jorniak et j'accompagne les femmes, les couples pendant leur parcours de PMA. Grùce à mon expérience dans ce domaine et mes compétences en coaching, j'ai pour mission de vous aider à mieux vivre vos essais bébés. Chaque semaine, je vous propose des informations et des conseils à travers de témoignages de personnes ayant vécu ce parcours, d'interviews d'experts en fertilité Et enfin, d'outils et réflexions que j'utilise durant mes accompagnements. Si tout cela vous intéresse, alors bienvenue ! Et n'hésitez pas à vous abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode. Maintenant, c'est parti pour l'épisode du jour ! Bonjour Pauline, comment vas-tu ?

  • Pauline

    Bonjour, je vais trĂšs bien, merci et toi ?

  • Lisa

    ça va super alors déjà Pauline merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation pour témoigner donc sur Parlons PMA voilà pour venir nous raconter ton parcours pour devenir maman alors pour commencer je te propose de te présenter rapidement et puis de nous parler de ces étapes finalement de ce parcours de PMA qui n'a pas été si facile que ça donc tu vas nous rappeler

  • Pauline

    Oui, Ă©coute, je m'appelle Pauline, j'ai 33 ans, je suis en couple depuis presque 15 ans et je n'avais plus, pour aller directement dans le sujet, plus de contraception depuis 9 ans. Je ne me suis pas tout de suite lancĂ©e dans la PMA parce qu'au dĂ©but, je n'Ă©tais pas forcĂ©ment prĂȘte, il m'a fallu un peu de temps, puis aprĂšs on s'est mariĂ©s, plein de choses professionnellement et on s'est lancĂ© il y a 4 ans maintenant. dans la PMA et en effet j'ai eu quelques tentatives, 8 tentatives pour arriver Ă  une jolie fin mais oui ça a Ă©tĂ© un parcours de 3 ans Ă  peu prĂšs en PMA.

  • Lisa

    D'accord et quand tu dis tentative, du coup tu as fait des inséminations, des fives,

  • Pauline

    qu'est-ce que tu as ? Alors oui, moi ce que je considĂšre comme tentative c'est Ă  partir du moment oĂč j'ai fait mes piqĂ»res.

  • Lisa

    D'accord, stimulation.

  • Pauline

    Voilà, j'ai fait une stimulation, c'est une tentative. J'ai fait une insémination. Et aprÚs, j'ai fait 7 fois les piqûres, 5 ponctions, 3 transferts.

  • Lisa

    5 ponctions, 3 transferts. D'accord. Donc, il y a eu des stimulations finalement sans transfert.

  • Pauline

    Exactement. Des stimulations sans ponctions, sans transfert. Et des stimulations avec ponctions, mais sans transfert.

  • Lisa

    Oui. Donc, ça n'a pas dĂ» ĂȘtre des moments faciles.

  • Pauline

    C'est ça.

  • Lisa

    Beaucoup de stimulation avec de fausses joies derriÚre, de ne pas pouvoir soit ponctionner, soit transférer au niveau du parcours. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu plus en détail comment ça s'est passé justement pour les inseminations, les filles ?

  • Pauline

    Oui, au dĂ©but, ils nous ont proposĂ© de faire une insemination parce que nos rĂ©sultats, il n'y avait pas rĂ©ellement de... ils ne trouvaient pas rĂ©ellement pourquoi ça ne fonctionnait pas. Donc, on a dit, OK, on tente une. Puis finalement, aprĂšs, ils se sont vite dirigĂ©s vers la solution FIV. AprĂšs, c'est vrai que moi, j'y suis allĂ©e en ayant confiance dans les mĂ©decins, dans ce qui Ă©tait lĂ . Donc, j'ai vraiment suivi en toute confiance. J'ai suivi leur protocole. Donc, c'est vrai qu'aprĂšs, en fait, une fois qu'on a eu le premier rendez-vous, en gĂ©nĂ©ral, tout est lancĂ©. Et aprĂšs, en fait, les rendez-vous
 On s'enchaĂźne et se suivent et on est un peu pris dedans. Et on suit les rendez-vous. Donc oui, rendez-vous avec la gynĂ©co. Alors aprĂšs, forcĂ©ment, on vĂ©rifie prise de sang, spermogramme. J'ai fait une radio. Il y a plusieurs petites Ă©tapes pour voir un petit peu comment tout fonctionne, on va dire. Et puis aprĂšs, ensuite, en fonction... Ils ajustent les protocoles et puis ça s'ajuste aussi en fonction des tentatives. Et puis parce qu'il y a plusieurs produits de stimulation, donc on peut changer en fonction des stimulations pour voir si ça stimule plus ou pas. Et puis voilĂ .

  • Lisa

    D'accord. Et d'ailleurs, c'Ă©tait en fait finalement une infertilitĂ© inexpliquĂ©e ? Vous n'avez pas vraiment de
 Non. Deux raisons, on savait qu'il y avait des petits soucis pour arriver Ă  avoir parfois des embryons ou mĂȘme des ovocytes, mais sinon il n'y avait pas de choses particuliĂšres en fait, ils ne savaient pas trop d'oĂč ça venait ni quoi que ce soit. Vous Ă©tiez suivie dans un clinique, un hĂŽpital privĂ©, public ?

  • Pauline

    HĂŽpital public.

  • Lisa

    D'accord. Et au niveau des essais, finalement, entre chaque essai, ça a été assez rapide. Comment ça s'est passé ?

  • Pauline

    Oui, alors en fait, avec l'intimidation, ça s'enchaĂźne assez vite aprĂšs. Mais par contre, entre chaque ponction, ils font une pause de trois mois pour reprendre. AprĂšs, en France, on a le droit Ă  quatre ponctions, remboursĂ©es intĂ©gralement. Mais ce qui compte, en fait, c'est les transferts. c'est pour ça que j'en ai eu 5 finalement parce qu'en fait s'il n'y a pas de transfert derriĂšre la ponction ne compte pas dans ce qu'on a le droit en remboursement c'est pour ça que tu as fait 5 stimulations en fait en FIV si je ne dis pas de bĂȘtises c'Ă©tait ça oui c'est ça, 7 mĂȘme du coup 7 stimulations, 7 fois les piqĂ»res en vue d'une FIV voilĂ  c'est ça c'est pas mal c'est pas mal

  • Lisa

    Ouais, ouais,

  • Pauline

    ouais,

  • Lisa

    c'est un bon parcours. Et du coup, le dernier, comment ça s'est passé ? Quand tu as eu des embryons, ils ont été développés pendant trois jours, pendant cinq jours ?

  • Pauline

    Cinq jours, au final. Et je n'en avais pas tant que ça parce que je n'en ai jamais eu beaucoup, mais il y en avait trois et du coup, on en a mis deux.

  • Lisa

    Tu as eu finalement trois J5, du coup ? Oui. alors que sur tes autres cycles si je me souviens bien tu n'en avais jamais eu finalement ?

  • Pauline

    j'en avais eu souvent 2, 3 j'en ai jamais eu beaucoup moi j'ai jamais eu de ponction avec 10 des choses comme ça, il y en avait toujours un petit peu mais sur les 2 transferts précédents qui n'ont pas qui n'ont pas fait de grossesse j'en avais eu 2 à chaque fois on avait implanté les 2 mais du coup ça n'avait pas pris ouais

  • Lisa

    Et ce n'était pas des J5, c'était des J3, non ?

  • Pauline

    C'était des J3, oui, c'est ça.

  • Lisa

    Des J3, je me souviens. Ce n'était pas des J5. Et justement, sur la derniÚre, il paraissait avoir trois J5. Et donc, ils en ont transféré deux. D'accord. Et donc, à l'issue


  • Pauline

    Les deux ont pris. Donc, du coup, on a eu des jumeaux.

  • Lisa

    D'accord. Super, super. On rigole avec Pauline, vous qui nous Ă©coutez, parce qu'on a eu une conversation avant le dernier transfert de deux oĂč on s'est dit peut-ĂȘtre qu'il y aura des jumeaux et que ça va fonctionner. Parce qu'il y avait d'autres fois oĂč tu avais un transfert de deux embryons mais que ça n'avait rien donnĂ©. Et lĂ , on s'est dit qu'il y avait des beaux blastocystes et en plus, ils vont transfĂ©rer deux. Et finalement, une grossesse gĂ©mellaire et deux bĂ©bĂ©s qui sont arrivĂ©s. il y a quelques mois maintenant et lĂ  donc ils ont 5 mois mais c'est vrai que j'ai demandĂ© Ă  Pauline si elle voulait bien venir tĂ©moigner sur Parlement PMA parce que cette stimulation c'est quand mĂȘme pas anodin c'est beaucoup aussi de d'Ă©tapes Ă©motionnelles aussi, le fait de ne pas avoir de ponction ou de ne pas avoir d'embryons Ă  transfĂ©rer. Je pense que vous qui nous Ă©coutez, peut-ĂȘtre certains d'entre vous, c'est arrivĂ© et psychologiquement, Ă©motionnellement, c'est difficile Ă  gĂ©rer. Je ne sais pas comment ça s'est passĂ© pour toi, Pauline.

  • Pauline

    C'est vrai qu'en fait, naĂŻvement, sans connaĂźtre trop la PMA, avant d'y aller, on s'imagine qu'on va tenter. on verra s'il y a une grossesse ou pas. Et c'est vrai qu'en fait, on ne se prĂ©pare pas au fait que ça peut ĂȘtre stoppĂ© avant mĂȘme d'ĂȘtre allĂ© au bout de la tentative. Et ça, ça peut ĂȘtre assez difficile. Enfin, moi, en tout cas, c'Ă©tait difficile parce que j'avais l'impression que ça ne marchait pas avant mĂȘme qu'on ait la chance que peut-ĂȘtre ça fonctionne. C'est vrai qu'en fait, c'est beaucoup de... Oui, Ă©motionnellement, c'est trĂšs dur parce qu'en fait, c'est vraiment les montagnes russes parce qu'on va avoir une bonne stimulation. Puis peut-ĂȘtre que finalement, la ponction, ça ne va pas donner ce qu'on pensait. Donc, c'est vrai que chaque Ă©tape, en fait, est une victoire.

  • Lisa

    Oui, c'est ça.

  • Pauline

    Ce n'est pas juste le test de grossesse, en fait. Il y a d'autres étapes avant.

  • Lisa

    Et mĂȘme le transfert parce qu'en fait, il y a le test de grossesse, mais il y a dĂ©jĂ  le fait de se dire, je vais transfĂ©rer. Un embryon et dĂ©jĂ  le fait de ne pas arriver Ă  cet Ă©preuve-lĂ , c'est... C'est compliquĂ©. Et puis, surtout qu'il y a quand mĂȘme tout le parcours mĂ©dical avant, toutes les injections, la ponction, tu attends et tu n'y arrives pas. Et toi, comment tu t'es sentie ? Parce que c'est du coup, sur les stimulations suivantes, quand il n'y a pas eu de ponction ou qu'il n'y a pas eu de transfert, comment ça s'est passĂ© pour toi ?

  • Pauline

    AprĂšs, c'est sĂ»r que c'est difficile. AprĂšs, je pense qu'on passe par plein de sentiments. Des fois, on se dit qu'on n'y arrivera jamais. Je pense que c'est normal. Des fois, on se dit, mais si, il faut y croire, ce sera la prochaine qui sera la bonne. Et puis au fond, je souhaite Ă©videmment Ă  tout le monde qu'ils aient le moins d'Ă©tapes Ă  traverser. Mais c'est vrai que ça fait partie de la chose. Et puis aujourd'hui, je n'aurai pas les enfants que j'ai maintenant. Si je n'avais pas eu toutes ces tentatives, ce ne serait pas eux. Mais c'est sĂ»r que c'est difficile. AprĂšs, je pense qu'il faut vraiment s'Ă©couter. Je sais que par exemple, mes stimulations, j'en ai fait seule. Certaines, j'ai fait avec une infirmiĂšre parce que je n'arrivais plus de me piquer toute seule. Donc, il y a certaines que j'ai fait avec une infirmiĂšre, d'autres seule. AprĂšs, quand on s'est rencontrĂ©, ils nous disent que c'est parce que je me sentais psychologiquement, ça commençait Ă  ĂȘtre dur. Donc j'avais besoin d'avoir quelqu'un avec qui parler de ça et qui sache de quoi je parle parce qu'il y a ça aussi. Il faut vraiment s'Ă©couter en fait. Et on a le droit d'ĂȘtre mal, on a le droit d'ĂȘtre bien. On a le droit d'avoir un ami proche, enfin une amie proche qui va avoir un enfant et d'ĂȘtre trĂšs heureuse pour elle. Et en mĂȘme temps que ça fasse mal, c'est tout Ă  fait normal en fait. Moi je pense qu'il faut vraiment s'Ă©couter et vivre la chose comme on peut. Si on a besoin de faire une pause, il faut le faire. Je pense que c'est vraiment s'Ă©couter soi, son corps et puis...

  • Lisa

    Toi d'ailleurs, tu as fait des pauses pendant ton parcours ? Non. Ou lui enchaßner ? Ouais. Je t'ai dit... Je lui ai enchaßné. Il va, on continue, on continue, ça va marcher.

  • Pauline

    Ouais, c'est ça. AprÚs, j'ai eu une petite pause forcée parce qu'il y a eu le Covid et du coup, ils ont fermé pendant un moment. Mais sinon, aprÚs, j'ai enchaßné non-stop.

  • Lisa

    Ça, c'est pareil. En fait, ça dĂ©pend de chaque personne. C'est vrai que parfois, comme tu dis, il faut s'Ă©couter. Toi, tu avais plus peut-ĂȘtre le besoin justement de sentir que tu avançais, d'ĂȘtre dans l'action. Et il y a certaines personnes qui ont besoin de prendre un peu plus de temps pour rĂ©cupĂ©rer lorsqu'il y a une tentative qui n'a pas abouti, pour s'en mettre et repartir plus fort, en tout cas plus fort Ă©motionnellement parlant. Mais ça dĂ©pend un peu de chacun finalement. Merci. des choix qui sont toujours personnels parce que mais c'est vrai que c'est pas toujours facile de s'Ă©couter la culpabilitĂ© si tu parlais de voilĂ  quand on entourage avait des amis qui tombent enceintes il ya toujours ce cĂŽtĂ© lĂ  mais et en fait finalement c'est simplement que ça nous renvoie une situation de quelque chose que nous on n'arrive pas Ă  voir en fait c'est pas du tout quelque chose de personnel contre l'autre personne. Toi ça t'est arrivĂ© dans ton parcours ?

  • Pauline

    Oui bah oui, aprĂšs mĂȘme avant la PMA puisque quand mĂȘme ça a durĂ© de trĂšs longues annĂ©es donc forcĂ©ment ça fait mal comme voilĂ  croiser une femme enceinte, c'est des situations qui sont difficiles Ă  vivre mais parce que voilĂ  on rĂȘve que de ça souvent mais aprĂšs je pense que c'est sain, c'est normal. en fait on peut avoir mal et c'est pas pour ça qu'on souhaite aux autres de pas y arriver en fait c'est juste un sentiment et puis je pense que c'est pareil il y a des moments oĂč ça peut ĂȘtre difficile et je pense qu'il ne faut pas se forcer non plus si on ne le sent pas, de ne pas aller voir des amis quand un bĂ©bĂ© c'est pas grave on les verra un peu plus tard quand on se sentira prĂȘt tout ça c'est des choses qu'il faut essayer de se prĂ©server parce que c'est vrai que c'est un parcours qui est long AprĂšs, qui n'a pas que du nĂ©gatif parce que ça nous prouve aussi Ă  nous-mĂȘmes Ă  quel point on peut ĂȘtre forte et aussi dans le couple. VoilĂ , donc c'est pas que du nĂ©gatif. On peut aussi ĂȘtre fiĂšre de soi d'avoir fait tout ça. Mais on a aussi le droit de prendre un petit peu de recul. Puis si ce sont des vrais amis, ils reviendront. Enfin voilĂ , on les retrouvera plus tard. VoilĂ , il n'y a pas de...

  • Lisa

    Donc toi, tu t'es accordé le droit de... Pas forcément aller au baby shower ou en tout cas en rencontre pendant que tu es en parcours parce que tu ne te sentais pas de le faire. Et tu as pris soin de toi finalement. Et tu as culpabilisé ou pas ?

  • Pauline

    Ça m'est arrivĂ©. AprĂšs, je ne me suis pas non plus coupĂ©e de tout le monde. Mais voilĂ , Ă  un moment, c'Ă©tait trop difficile. Il faut savoir couper. Mais aprĂšs, culpabiliser, oui et non. Mais aprĂšs, on est des adultes. Donc, si vraiment il y a des moments importants, on ne va pas se priver non plus. Et on peut aussi prendre sur soi. Mais voilĂ .

  • Lisa

    Et toi, comment t'as géré par rapport à ton entourage ? T'en as parlé, ton parcours ? TrÚs peu.

  • Pauline

    TrĂšs peu.

  • Lisa

    TrĂšs peu.

  • Pauline

    Alors, j'en ai parlĂ© Ă  quelques amis, mais pas du tout... Enfin, au dĂ©but, pas du tout Ă  la famille. J'en ai parlĂ© qu'au bout de deux ans, peut-ĂȘtre.

  • Lisa

    Oui, d'accord.

  • Pauline

    Parce qu'au bout d'un moment, ça devient difficile de cacher. Mais c'est vrai que j'avais quand mĂȘme un peu dans l'idĂ©e... Je ne pensais pas que ça durerait peut-ĂȘtre si longtemps. Et puis, j'avais dans l'idĂ©e aussi pour les grands-parents que ce soit une nouvelle. Et je ne voulais pas non plus qu'on attende les rĂ©sultats. Sentir cette pression des gens qui attendent les rĂ©sultats, je ne voulais pas ça. Donc, c'est pour ça que je l'ai aussi gardĂ© pour moi. Mais puis aprĂšs, en fait, c'est pareil, il faut faire comme on le sent.

  • Lisa

    Oui, ça dépend de l'environnement aussi de chacun, de l'entourage. Parce que c'est vrai que l'entourage, ils ont souvent en plus parfois envie de donner des conseils. Donc, on les connaßt.

  • Pauline

    VoilĂ .

  • Lisa

    Mais c'est vrai que non, c'est pas toujours évident d'en parler à son entourage. C'est vrai que c'est un choix à faire. Et je crois que d'ailleurs, je ne me rappelle plus sur ta derniÚre FIV. Il me semble que tu en avais parlé, mais tu n'avais pas donné les dates exactes. Oui,

  • Pauline

    c'est ça. Je crois de mémoire.

  • Lisa

    Pas de bĂȘtises.

  • Pauline

    Tout Ă  fait. Sur la derniĂšre,

  • Lisa

    Fyve,

  • Pauline

    ça a Ă©tĂ© un peu tout un... Oui, on a un petit peu menti parce que c'est vrai que du coup, par rapport... Parce que voilĂ , par rapport aussi au travail, c'est vrai qu'au dĂ©but, c'est compliquĂ© de le cacher Ă  son entreprise, mĂȘme que ce soit de mon mari ou la mienne. Et voilĂ , au dĂ©but, les collĂšgues, ils sont toujours lĂ  pour nous. Et on a eu de la chance. Moi, j'ai des collĂšgues qui ont toujours Ă©tĂ© lĂ  pour moi. Mais c'est vrai qu'au bout d'un moment, les absences, tout ça, ça peut ĂȘtre compliquĂ©. Je peux tout Ă  fait comprendre parce que ça fait long. Et c'est sĂ»r que ça reste un domaine du travail. Donc, c'est vrai qu'on avait un petit peu cachĂ© tout ça. Mais voilĂ , aprĂšs, on a vu quand mĂȘme besoin de l'aide. de mes beaux-parents, de ma mĂšre pour venir me chercher Ă  l'hĂŽpital. Enfin voilĂ , donc c'est vrai que c'Ă©tait un peu... Tout le monde avait un peu su quand mĂȘme la derniĂšre five. Oui.

  • Lisa

    Finalement, ils avaient quand mĂȘme... Ils n'avaient pas les dates exactes, mais bon...

  • Pauline

    VoilĂ .

  • Lisa

    Non, c'est ça. Donc tu n'avais pas la pression du jour mĂȘme et tout ça, mais bon, ils savaient quand mĂȘme...

  • Pauline

    Ils avaient... VoilĂ . On Ă©tait quand mĂȘme un petit peu Ă©pis. Oui. AprĂšs je pense aussi que quand mĂȘme voilĂ  nos parents ils Ă©taient comme assez respectueux et ils savent aussi que c'est pas facile et voilĂ  ils posaient pas de questions ils nous laissaient aussi venir vers eux donc ça facilitait un peu les choses mais ça

  • Lisa

    a Ă©tĂ© quand mĂȘme finalement il y avait de la bienveillance et bien sĂ»r de l'aide et d'ailleurs tu parlais de l'entreprise Tu en avais parlĂ© et ton conjoint aussi en avait parlĂ© Ă  son entreprise, comment vous Ă©tiez organisĂ©e, d'accord ?

  • Pauline

    Oui, aprĂšs moi, mes collĂšgues savaient dĂ©jĂ  que je voulais un enfant avant mĂȘme que je me lance dans la PMA. Enfin voilĂ , c'Ă©tait dĂ©jà
 Les personnes le savaient et aprĂšs mon mari, oui, il en a parlĂ© parce que forcĂ©ment, c'est des absences un petit peu
 C'est-Ă -dire que c'est un peu la veille pour le lendemain et comme on travaille tous les deux dans le commerce, C'est vrai qu'on ne peut pas... On ne peut pas ne pas ĂȘtre lĂ . Il faut qu'il y ait quelqu'un qui nous remplace, en fait. Puisque s'il faut que j'ouvre le magasin, il faut qu'il y ait quelqu'un qui vienne Ă  ma place. Donc, c'Ă©tait vraiment compliquĂ© de le cacher. On a quand mĂȘme Ă©tĂ© obligĂ©s d'en parler.

  • Lisa

    Mais ça s'est bien passĂ©. Oui, oui, oui. Non, parce que c'est vrai que c'est souvent une question un petit peu qui revient aussi, finalement. En parler, ne pas en parler Ă  son employeur. Parce que si tu demandes des arrĂȘts, de toute façon, tu es un peu quand mĂȘme obligĂ© de dire le pourquoi. Parce que comme ça... Une protection spĂ©ciale pour la PMA. C'est vrai que souvent, c'est un peu la grande question, en parler, ne pas en parler, mais finalement, ça dĂ©pend un peu de chacun. Oui. Parce que si tu n'as pas la chance d'avoir un employeur qui est comprĂ©hensif, alors effectivement, il y a une loi qui est lĂ  pour protĂ©ger justement des personnes qui sont en parcours de PMA. Mais c'est vrai que ce n'est pas toujours Ă©vident non plus. Et puis, on n'a pas toujours des super collĂšgues. Ce n'est pas toujours si facile que ça. En tout cas, il y a quand mĂȘme une petite pression autour de la PMA, mĂȘme des grossesses par la suite. Ce n'est pas tout simple pour tout le monde. Donc, sur ce cĂŽtĂ©-lĂ , vous avez eu un petit peu de chance, on va dire.

  • Pauline

    Oui, c'est ça. AprĂšs, c'est pareil, je pense qu'il faut faire aussi comme on... le sens moi je sais ce que j'ai une collĂšgue aussi qui est passĂ© par lĂ  et elle par exemple alors je crois qu'elle s'Ă©tait Ă  sa troisiĂšme fille elle a dĂ©cidĂ© de se mettre en arrĂȘt dĂšs le dĂ©but de la stimulation parce que voilĂ  elle Ă©tait fatiguĂ©e que elle avait besoin de ce temps donc c'est pareil je pense que si on sent parce que par contre je veux pas m'avancer au nom de tous les mĂ©decins de france mais je pense que si quelqu'un qui en en five souhaite un arrĂȘt et de travail, il y a... pense qu'il n'y a aucun problĂšme. Donc, si on sent de le vivre mieux ainsi, je pense qu'il faut se mettre en arrĂȘt. Moi, c'est vrai que j'ai rĂ©ussi Ă  toujours m'arranger et du coup, ne jamais avoir d'arrĂȘt de travail.

  • Lisa

    C'est ce que j'allais te demander,

  • Pauline

    je ne me rappelais plus si tu avais des arrĂȘts. Soit je rĂ©cupĂ©rais des heures ou je faisais mon jour de repos.

  • Lisa

    J'ai un peu mouillée,

  • Pauline

    comme ça, on va dire. Et du coup, c'est passĂ©. VoilĂ , c'est ça. Ça, c'est bien repris.

  • Lisa

    Oui, oui. Non, mais c'est vrai que c'est... Mais tu vois, c'est bien. Enfin, tu as raison d'en parler parce que j'ai une personne que j'accompagne aussi qui s'est arrĂȘtĂ©e rĂ©cemment pendant sa stimulation, enfin, juste en post-transfert parce qu'elle ressentait le besoin. Et c'est vrai que parfois, c'est difficile parce qu'il y a un peu une culpabilitĂ© aussi. Il y a certaines personnes qui culpabilisent de demander un arrĂȘt. Alors, je pense qu'on peut profiter du podcast pour dire, ne culpabilisez pas. Si vous en avez besoin, il ne faut pas oublier que c'est un parcours qui est difficile. Et c'est vrai que... Alors, on ne va pas remettre ça sur le... le cĂŽtĂ© stress, parce que ce n'est pas ça qui va forcĂ©ment faire la diffĂ©rence. Mais c'est vrai que parfois, on a besoin de se poser, de se sentir bien et de prendre des forces. Il y a des personnes qui en ont besoin. Il y a des personnes qui prĂ©fĂšrent travailler pour avoir l'esprit occupĂ©. Donc, on en revient toujours un peu Ă  s'Ă©couter. Et c'est important. Et moi, j'avais envie de rajouter aussi de ne pas culpabiliser non plus, parce que ça ne sert Ă  rien de s'arrĂȘter si aprĂšs, vous culpabilisez derriĂšre. C'est un petit peu dommage, mais c'est mĂ©ritĂ©. Le parcours est difficile, donc il ne faut pas hĂ©siter. Et parfois mĂȘme, si vous tombez sur un mĂ©decin qui n'est pas forcĂ©ment d'accord avec ça... aprĂšs, ne pas hĂ©siter aussi Ă  en voir peut-ĂȘtre un autre. Oui,

  • Pauline

    bien sûr.

  • Lisa

    Comme on dit, c'est un peu comme aussi le parcours de PMA, les gynĂ©cologues, si ça ne va pas avec un gynĂ©cologue ou un centre, on n'est pas dans l'obligation de continuer forcĂ©ment au mĂȘme endroit aussi. Il y a le cĂŽtĂ© mĂ©dical, mais il y a le cĂŽtĂ© aussi de subir ça derriĂšre, en fait, de tout ce parcours. et les personnes qui... n'ont pas forcĂ©ment vĂ©cu aussi des fois se rendent pas compte. La personne que j'accompagne me disait que la secrĂ©taire en gros du mĂ©decin avait dit non mais vous vous arrĂȘtez pour ça, franchement c'est hyper culpabilisant quoi donc faut juste parfois prendre du recul et se dire que les personnes elles savent pas forcĂ©ment, elles ont pas conscience de tout ce qui se passe derriĂšre en fait et ça c'est important. La culpabilitĂ© en parcours de PMA, c'est ça. Et toi, finalement, avec du recul, maintenant que tu as tes bĂ©bĂ©s, est-ce qu'il y a des choses que tu aurais aimĂ© savoir avant de commencer le parcours ou peut-ĂȘtre faire autrement ?

  • Pauline

    Je pense que ce que je te disais tout Ă  l'heure, vraiment le cĂŽtĂ© oĂč en fait, c'est les montagnes russes, en fait. pour jamais trop s'emballer parce qu'en fait chaque Ă©tape est importante et chaque Ă©tape peut ĂȘtre stoppĂ©e. Alors peut-ĂȘtre pas pour tout le monde, Ă©videmment, aprĂšs chaque cas est diffĂ©rent, mais c'est vrai que c'est ce que j'ai eu le plus de mal Ă  vivre et auquel je ne m'Ă©tais pas du tout prĂ©parĂ©e. VoilĂ , aprĂšs je pense qu'il faut y aller aussi quand on est prĂȘt. Parce que c'est pareil, moi en fait, au bout de trois ans sans contraception, j'avais dĂ©jĂ  vu ma gynĂ©cologue qui m'avait parlĂ© de la PMA et en fait, on ne s'Ă©tait pas lancĂ© parce que je ne me sentais pas prĂȘte. Et on a rĂ©attendu. Et voilĂ , il faut aussi se sentir prĂȘt parce qu'il faut quand mĂȘme ĂȘtre fort Ă©motionnellement, physiquement, parce que suivant
 Moi, je sais que l'hĂŽpital oĂč je suis suivie, il est Ă  une heure et demie de chez moi. Donc, c'est beaucoup de rendez-vous, tout ça. Donc, il faut quand mĂȘme se sentir prĂȘt. prĂȘt Ă  le vivre et je pense qu'on le vit beaucoup mieux aussi quand on est prĂȘt pas forcĂ©ment forcer tout de suite si on le sent pas, mĂȘme si aprĂšs rien ne nous empĂȘche d'aller au premier rendez-vous pour avoir les informations et puis si c'Ă©tait un peu trop se dire bah non on va attendre il n'y a aucun mĂ©decin qui va vous forcer sauf peut-ĂȘtre s'il y a une question d'Ăąge mais sinon qui va vous forcer et vous dire et bah non il faut commencer maintenant voilĂ 

  • Lisa

    Merci. Ouais parce que c'est vrai que toi t'Ă©tais finalement quand t'as commencĂ© les parcours, enfin t'Ă©tais super jeune finalement quand t'as commencĂ©, enfin mĂȘme en conception naturelle.

  • Pauline

    Oui, oui, oui, quand j'ai commencé, bah oui, oui.

  • Lisa

    T'avais quoi ?

  • Pauline

    J'avais 24 ans,

  • Lisa

    oui. C'Ă©tait au dĂ©but, donc ouais t'Ă©tais vraiment, tu es toujours trĂšs jeune. Oui, bien sĂ»r. Pour les ECBB, je veux dire, 24 ans, c'est jeune. Oui, oui. Tu te dis, avant de se lancer sur le gros, parce que c'est vrai qu'il faut toujours aussi voir un petit peu les choses diffĂ©remment. C'est sĂ»r, quand on a 24, que tu en as peut-ĂȘtre 38, 39, par exemple, c'est sĂ»r que les problĂ©matiques sont diffĂ©rentes. mais toi tu avais quand mĂȘme un peu de temps justement pour te prĂ©parer Ă  ce parcours et heureusement finalement parce que ça a Ă©tĂ© intense donc oui ce n'Ă©tait que le dĂ©but l'histoire

  • Pauline

    n'a mĂȘme pas commencĂ© l'histoire de l'an voilĂ  d'avoir des enfants n'a mĂȘme pas commencĂ© qu'on a dĂ©jĂ  bien voilĂ  bien c'Ă©tait dĂ©jĂ  bien intense

  • Lisa

    C'était intense. Oui, c'est ça. Vous avez préparé maintenant les jumeaux.

  • Pauline

    Voilà, c'est ça.

  • Lisa

    Les rendez-vous mĂ©dicaux, etc. Finalement, c'Ă©tait un bon entraĂźnement. VoilĂ . C'est un peu positif, la mĂȘme chose. Et toi, si tu avais des conseils Ă  donner aux couples qui vont se lancer en parcours de PMA, tu m'as dit... Peut-ĂȘtre ça, de se sentir prĂȘt et fort Ă©motionnellement pour se lancer. Et puis, penser aussi qu'il y a toutes ces montagnes russes, finalement, Ă©motionnelles. Est-ce qu'il y a d'autres choses que tu aimerais partager ?

  • Pauline

    Je pense faire confiance aussi quand mĂȘme Ă  la mĂ©decine, y croire, se dire qu'on a le droit aussi Ă  notre chance, qu'aprĂšs, il y a aussi plein d'autres. solution qui existe si ça fonctionne pas parce que moi comme j'Ă©tais bien avancĂ© dans mon parcours j'avais dĂ©jĂ  pensĂ© Ă  une suite Ă  peut-ĂȘtre un don d'ovocytes des choses comme ça voilĂ  il y a plein en fait il y a plein de choses qui se cachent derriĂšre dont on n'est pas forcĂ©ment prĂȘt au dĂ©part on peut venir en fait avec le temps c'est vrai que au dĂ©but oĂč j'ai peut-ĂȘtre je me suis lancĂ©e dans la PMA on m'aurait parlĂ© de don d'ovocytes j'aurais dit non non enfin Et en fait, au fur et Ă  mesure, on se prĂ©pare Ă  plein de choses et on accepte, on se dit que oui, on voit les choses diffĂ©remment et on s'ouvre Ă  d'autres solutions.

  • Lisa

    Oui, c'est important de savoir qu'il existe d'autres options aussi pour devenir parent. Effectivement, il y a le don d'orocyte, le don de sperme, le double don, le don d'embryon et mĂȘme l'adoption aussi. Il y a plusieurs maniĂšres aussi de devenir parent. Et ça, le fait de savoir qu'il y avait ces possibilitĂ©s, ça t'a aidĂ© aussi ?

  • Pauline

    Oui, Ă  un moment, ça m'a aidĂ©e. Quand vraiment, j'avais l'impression qu'on n'allait jamais y arriver. Que les chances passaient. Que je me disais qu'au bout d'un moment, on allait me dire que c'Ă©tait fini. ForcĂ©ment, de commencer avant mĂȘme d'avoir fini mes chances. de la five classique, de penser Ă  d'autres solutions, ça m'a aidĂ©e aussi Ă  me dire, si ça ne marche pas, il y a ça. Et finalement, ça ne fera pas de moi moins une mĂšre qu'une autre. Et qu'il y a d'autres solutions. Et en fait, ça permet aussi de vivre la chose un peu moins dramatiquement, je dirais. De se dire qu'il y a d'autres solutions et puis d'autres chances aprĂšs.

  • Lisa

    Oui, c'est ça. Et au niveau de, c'était avant la derniÚre FIV, du coup, on s'est vus et à ce moment-là, finalement, tu te sentais un peu comment, dans quel état d'esprit finalement ?

  • Pauline

    À ce moment-lĂ , c'Ă©tait quand mĂȘme trĂšs dur. C'est-Ă -dire qu'en fait, je sentais, physiquement, ça allait quand mĂȘme, parce qu'il faut vivre quatre fonctions et les stimulations, tout ça. et c'est vrai que psychologiquement je commençais Ă  Ă  me sentir mal et c'est pour ça que je me suis tournĂ©e vers toi parce que je ressentais que en fait voilĂ  physiquement je pouvais encore le faire je pouvais encore voilĂ  j'Ă©tais encore en forme les trajets tout ça ça allait mais que psychologiquement ça commençait Ă  ĂȘtre difficile que je voyais pas vraiment le goĂ»t que je le faisais un peu mĂ©caniquement en fait sans plus trop y croire et puis voilĂ  c'Ă©tait le bon moment pour te rencontrer parce que du coup ça m'a redonnĂ© un coup de boost pour la hague

  • Lisa

    Je me souviendrai toujours, les planÚtes sont alignées parce que je ne sais pas, en fait c'était un concours de circonstances, mais finalement, c'était rigolo parce que les conversations qu'on a eues dans nos échanges aussi, déjà d'avoir des blastocystes, aprÚs d'avoir ce que je disais tout à l'heure, les transferts de deux, et puis finalement de plaisanter un petit peu pendant l'heure. Oui,

  • Pauline

    c'est ça.

  • Lisa

    T'as pensĂ© de parler des jumeaux et puis finalement, voilĂ , que t'as une grossesse. Et derriĂšre, tout s'est bien passĂ© au niveau de la grossesse. T'as dĂ» ĂȘtre un petit peu au repos, c'est ça ? Oui, c'est ça,

  • Pauline

    voilĂ . Un petit peu vitalitĂ©, voilĂ . Mais en fait, ma gynĂ©cologue Ă©tait plus inquiĂšte que moi finalement. Moi, en fait, je me disais non, mais c'est la bonne, quoi. Ça y est, lĂ , c'est pour moi. Et du coup, j'Ă©tais quand mĂȘme confiante. malgrĂ© toutes les pĂ©ripĂ©ties finalement tout c'est bien terminĂ© mais oui il faut je pense que si pareil on ressent le besoin parce que je parlais des infirmiĂšres si elles ont besoin de faire les piqĂ»res il faut mais si on a aussi besoin de parler il faut aussi faire appel et

  • Lisa

    je pense que il faut tout faire pour se sentir bien ouais c'est ça parce que sinon ça peut vite devenir compliquĂ© en fait Et c'est vrai que ce que je vois en tout cas, c'est que parfois, tu peux faire deux, trois, quatre fifs, tu vas tenir le coup. Et puis, tu as un moment donnĂ© oĂč tu sens que c'est plus dur, que tu n'as plus de mal Ă  repartir, etc. Et puis finalement, le fait de pouvoir Ă©changer, d'avoir un peu ce coup de bouse, de savoir oĂč on va, etc. Et c'est vrai que je me souviens qu'on a parlĂ© un petit peu aussi du don. de faire des possibilitĂ©s alors qu'on n'y Ă©tait pas du tout. Le fait d'envisager ces possibilitĂ©s, toutes ces choses-lĂ , tout ce qu'il peut y avoir et de repartir confiante sur les possibilitĂ©s de devenir maman, c'est super important. Je trouve qu'en tout cas, c'est super que tu nous racontes ton parcours parce que c'Ă©tait quand mĂȘme beaucoup de stimulation. Finalement, tu as enchaĂźnĂ©. C'Ă©tait trois ans, trois ans et demi, vraiment, enfin trois ans bien intenses, parce que toi, tu as des personnes qui pourraient faire autant de stimulation que toi, mais peut-ĂȘtre en cinq ans, donc tu as enchaĂźnĂ© et tu as persĂ©vĂ©rĂ©. Et c'est vrai que ce que je dis toujours, c'est que finalement, en FIV aussi, ce qui compte, c'est les rĂ©sultats en cumulĂ©. Et d'ailleurs, je pense que c'est important aussi d'en avoir
 conscience lorsqu'on a une tentative qui n'aboutit pas. Et ce n'est pas facile de se le dire parce qu'il y a toujours une grosse dĂ©ception. Mais je pense que tu as vraiment eu la preuve encore, comme Marie que j'ai interviewĂ©e dans un autre podcast, de dire qu'il peut y avoir des tentatives qui n'aboutissent pas, qui n'attourissent pas, mais on va arriver Ă  en cumuler Ă  la bonne tentative et qui va permettre au bĂ©bĂ© d'arriver. Et ça, c'est... Ce n'est pas facile de l'avoir en tĂȘte pendant le parcours, parce qu'on se dit, je crois que les mots qui reviennent Ă  un moment donnĂ©, c'est comme tu disais, des fois tu as beaucoup d'espoir, et puis des fois, des moments oĂč tu te dis, je ne vais jamais y arriver. Et en fait, dans ces moments-lĂ , c'est de se dire, je pense que c'est pour ça que les tĂ©moignages, c'est super important, de se dire, il y a des personnes qui ont galĂ©rĂ©, qui n'arrivaient mĂȘme pas Ă  avoir des ovocytes, qui avaient pris une ponction, qui n'arrivaient pas Ă  avoir de transfert, et puis comme toi, qui ont eu des jumeaux. c'est la preuve de la persĂ©vĂ©rance qu'il faut s'accrocher et puis si Ă  un moment donnĂ© vous avez besoin d'un coup de main ou d'Ă©changer aussi avec d'autres femmes qui sont passĂ©es par lĂ  il ne faut pas hĂ©siter parce que je pense que c'est super important et vraiment je te remercie d'avoir acceptĂ© de tĂ©moigner aprĂšs ce parcours et vraiment je suis ravie pour toi et je te souhaite beaucoup de bonheur avec ta petite famille Je vous souhaite aux personnes qui nous Ă©coutent aussi, vous ĂȘtes peut-ĂȘtre en parcours, vous avez peut-ĂȘtre commencĂ© la FIV, vous avez peut-ĂȘtre eu plusieurs tentatives qui n'ont pas encore abouti, mais ce n'est pas fini, il faut persĂ©vĂ©rer. AprĂšs, comme tu disais Pauline, il y a d'autres options aussi, qui ne sont pas toujours les premiĂšres options au dĂ©part, mais qui sont lĂ  et qui sont des belles maniĂšres de devenir parent aussi. Merci. ne vous dĂ©couragez pas et puis n'hĂ©sitez pas si vous avez besoin d'Ă©changer on peut en discuter et c'est vrai que vous ĂȘtes tous pleins de courage et il faut garder espoir et le rĂ©sultat est lĂ  c'est ça,

  • Pauline

    tout Ă  fait et puis en fait on n'imagine pas Ă  quel point on a de la force en nous en fait mais Parce qu'en fait, je sais que j'ai une de mes collĂšgues qui me dit, oh lĂ  lĂ , mais je me souviens pendant le parcours, elle me disait, mais moi, je ne pourrais jamais faire ça, je ne pourrais jamais faire ça. Je dis, mais si, mais en fait, c'est quand on est dedans, en fait, on n'a pas le choix et quand on se donne les moyens et en fait, on peut. Et puis, on peut aussi ĂȘtre dĂ©couragĂ©, on a le droit, mais on peut aussi y arriver.

  • Lisa

    Oui, mais d'ailleurs, tu dis qu'on peut ĂȘtre dĂ©couragĂ©. C'est vrai que vous avez le droit de ne pas ĂȘtre toujours Ă  100% et d'y croire Ă  100% tout le temps. AprĂšs, c'est plus si Ă  un moment, vous voyez que vous n'en pouvez plus, que vous ne redĂ©marrez pas, etc. C'est lĂ  que c'est important, peut-ĂȘtre, de demander du soutien. Mais c'est quelque chose de normal. Et on ne peut pas ĂȘtre tout le temps Ă  100% positif. On n'est pas dans la vie de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. On a des hauts, des bas. On est montĂ© Ă  la rue, on les a, mais en moins exacerbĂ©, si je puis dire. Mais c'est important aussi. Il faut rejoindre ce qu'on disait tout Ă  l'heure, s'Ă©couter aussi. Mais c'est vrai, ce que tu dis, c'est qu'au final, le cĂŽtĂ© se rendre compte qu'on est capable de passer Ă  travers ce parcours, finalement, c'est vrai que tu t'en rends compte plutĂŽt aprĂšs. tu te dis waouh je suis passĂ©e par lĂ  et on a rĂ©ussi ça n'a pas Ă©tĂ© facile mais on l'a fait quoi mais mĂȘme aprĂšs on se dit oh lĂ  lĂ  j'ai fait tout ça mais oui on l'a fait par contre parce que tu l'as fait un peu finalement tu es dans le guidon dans le parcours exactement et ça aussi et je crois que ce qui Ă©tait intĂ©ressant aussi c'est que Pour toi, au-delĂ  du parcours, tu avais quand mĂȘme pas mal de projets aussi, tu faisais pas mal de choses avec ton conjoint. Et ça, je crois que c'est un point aussi dont on n'a pas parlĂ©, mais qui est important aussi, de ne pas oublier de vivre hors de la paix.

  • Pauline

    Continuer de vivre sa vie, si on veut partir en vacances, alors oui, il faudra peut-ĂȘtre adapter les dates un petit peu en fonction, mais on peut le faire. Oui, oui, complĂštement. il faut aller boire un verre, aller au resto, faire ce qui nous fait plaisir. Il faut continuer parce que ça fait du bien aussi. Puis ça fait du bien aussi de se retrouver parce que pour le couple, c'est aussi une Ă©preuve. Et ça fait du bien aussi d'aller en week-end et de ne pas penser Ă  ça pendant un week-end. C'est super important.

  • Lisa

    De déconnecter, de se retrouver et de dire, finalement, la base de ce projet, c'est nous deux finalement. Le projet de l'amour. Super, en tout cas, un grand merci Pauline et je te dis à trÚs bientÎt. Et merci encore vraiment d'avoir partagé. Et puis merci à vous de nous avoir écouté sur ce dernier post-cat. On se retrouve.

  • Pauline

    Bon courage Ă  toutes.

  • Lisa

    Et bon courage. Pauline, à trùs bientît. Au revoir. À bientît.

  • Speaker #2

    J'espÚre que vous avez apprécié cet épisode du podcast. N'hésitez pas à le partager si celui-ci vous a plu. Et... à me retrouver sur mon compte Instagram lisa.journiacoaching pour échanger. A bientÎt !

Share

Embed

You may also like

Description

🎁🎁🎁 TĂ©lecharge ton guide gratuit : 6 conseils pour te prĂ©parer au transfert d'embryon en cliquant ici ! 🎁🎁🎁


👉Dans ce nouvel Ă©pisode de Parlons PMA, Pauline que j'ai eu le plaisir d'accompagner nous raconte son parcours pour devenir Maman de deux magnifiques bĂ©bĂ©s ❀

Cela n'a pas été facile...7 stimulations en vue d'une FIV parfois sans arriver à la ponction des ovocytes et parfois sans arriver au transfert...pour enfin tomber enceinte grùce au transfert de deux blastocystes.


Pauline nous partage comment elle a vécu son parcours et ses conseils pour mieux le vivre.

Bonne écoute!


Retrouvez-moi sur instagram @lisajourniacoaching pour plus de conseils et de soutien pour vos essais bébé!

Mon site internet : www.lisajourniacoaching.com 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Lisa

    Bonjour et bienvenue sur Parlons PMA, votre ressource autour du parcours de procréation médicalement assistée. Je suis Lisa Jorniak et j'accompagne les femmes, les couples pendant leur parcours de PMA. Grùce à mon expérience dans ce domaine et mes compétences en coaching, j'ai pour mission de vous aider à mieux vivre vos essais bébés. Chaque semaine, je vous propose des informations et des conseils à travers de témoignages de personnes ayant vécu ce parcours, d'interviews d'experts en fertilité Et enfin, d'outils et réflexions que j'utilise durant mes accompagnements. Si tout cela vous intéresse, alors bienvenue ! Et n'hésitez pas à vous abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode. Maintenant, c'est parti pour l'épisode du jour ! Bonjour Pauline, comment vas-tu ?

  • Pauline

    Bonjour, je vais trĂšs bien, merci et toi ?

  • Lisa

    ça va super alors déjà Pauline merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation pour témoigner donc sur Parlons PMA voilà pour venir nous raconter ton parcours pour devenir maman alors pour commencer je te propose de te présenter rapidement et puis de nous parler de ces étapes finalement de ce parcours de PMA qui n'a pas été si facile que ça donc tu vas nous rappeler

  • Pauline

    Oui, Ă©coute, je m'appelle Pauline, j'ai 33 ans, je suis en couple depuis presque 15 ans et je n'avais plus, pour aller directement dans le sujet, plus de contraception depuis 9 ans. Je ne me suis pas tout de suite lancĂ©e dans la PMA parce qu'au dĂ©but, je n'Ă©tais pas forcĂ©ment prĂȘte, il m'a fallu un peu de temps, puis aprĂšs on s'est mariĂ©s, plein de choses professionnellement et on s'est lancĂ© il y a 4 ans maintenant. dans la PMA et en effet j'ai eu quelques tentatives, 8 tentatives pour arriver Ă  une jolie fin mais oui ça a Ă©tĂ© un parcours de 3 ans Ă  peu prĂšs en PMA.

  • Lisa

    D'accord et quand tu dis tentative, du coup tu as fait des inséminations, des fives,

  • Pauline

    qu'est-ce que tu as ? Alors oui, moi ce que je considĂšre comme tentative c'est Ă  partir du moment oĂč j'ai fait mes piqĂ»res.

  • Lisa

    D'accord, stimulation.

  • Pauline

    Voilà, j'ai fait une stimulation, c'est une tentative. J'ai fait une insémination. Et aprÚs, j'ai fait 7 fois les piqûres, 5 ponctions, 3 transferts.

  • Lisa

    5 ponctions, 3 transferts. D'accord. Donc, il y a eu des stimulations finalement sans transfert.

  • Pauline

    Exactement. Des stimulations sans ponctions, sans transfert. Et des stimulations avec ponctions, mais sans transfert.

  • Lisa

    Oui. Donc, ça n'a pas dĂ» ĂȘtre des moments faciles.

  • Pauline

    C'est ça.

  • Lisa

    Beaucoup de stimulation avec de fausses joies derriÚre, de ne pas pouvoir soit ponctionner, soit transférer au niveau du parcours. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu plus en détail comment ça s'est passé justement pour les inseminations, les filles ?

  • Pauline

    Oui, au dĂ©but, ils nous ont proposĂ© de faire une insemination parce que nos rĂ©sultats, il n'y avait pas rĂ©ellement de... ils ne trouvaient pas rĂ©ellement pourquoi ça ne fonctionnait pas. Donc, on a dit, OK, on tente une. Puis finalement, aprĂšs, ils se sont vite dirigĂ©s vers la solution FIV. AprĂšs, c'est vrai que moi, j'y suis allĂ©e en ayant confiance dans les mĂ©decins, dans ce qui Ă©tait lĂ . Donc, j'ai vraiment suivi en toute confiance. J'ai suivi leur protocole. Donc, c'est vrai qu'aprĂšs, en fait, une fois qu'on a eu le premier rendez-vous, en gĂ©nĂ©ral, tout est lancĂ©. Et aprĂšs, en fait, les rendez-vous
 On s'enchaĂźne et se suivent et on est un peu pris dedans. Et on suit les rendez-vous. Donc oui, rendez-vous avec la gynĂ©co. Alors aprĂšs, forcĂ©ment, on vĂ©rifie prise de sang, spermogramme. J'ai fait une radio. Il y a plusieurs petites Ă©tapes pour voir un petit peu comment tout fonctionne, on va dire. Et puis aprĂšs, ensuite, en fonction... Ils ajustent les protocoles et puis ça s'ajuste aussi en fonction des tentatives. Et puis parce qu'il y a plusieurs produits de stimulation, donc on peut changer en fonction des stimulations pour voir si ça stimule plus ou pas. Et puis voilĂ .

  • Lisa

    D'accord. Et d'ailleurs, c'Ă©tait en fait finalement une infertilitĂ© inexpliquĂ©e ? Vous n'avez pas vraiment de
 Non. Deux raisons, on savait qu'il y avait des petits soucis pour arriver Ă  avoir parfois des embryons ou mĂȘme des ovocytes, mais sinon il n'y avait pas de choses particuliĂšres en fait, ils ne savaient pas trop d'oĂč ça venait ni quoi que ce soit. Vous Ă©tiez suivie dans un clinique, un hĂŽpital privĂ©, public ?

  • Pauline

    HĂŽpital public.

  • Lisa

    D'accord. Et au niveau des essais, finalement, entre chaque essai, ça a été assez rapide. Comment ça s'est passé ?

  • Pauline

    Oui, alors en fait, avec l'intimidation, ça s'enchaĂźne assez vite aprĂšs. Mais par contre, entre chaque ponction, ils font une pause de trois mois pour reprendre. AprĂšs, en France, on a le droit Ă  quatre ponctions, remboursĂ©es intĂ©gralement. Mais ce qui compte, en fait, c'est les transferts. c'est pour ça que j'en ai eu 5 finalement parce qu'en fait s'il n'y a pas de transfert derriĂšre la ponction ne compte pas dans ce qu'on a le droit en remboursement c'est pour ça que tu as fait 5 stimulations en fait en FIV si je ne dis pas de bĂȘtises c'Ă©tait ça oui c'est ça, 7 mĂȘme du coup 7 stimulations, 7 fois les piqĂ»res en vue d'une FIV voilĂ  c'est ça c'est pas mal c'est pas mal

  • Lisa

    Ouais, ouais,

  • Pauline

    ouais,

  • Lisa

    c'est un bon parcours. Et du coup, le dernier, comment ça s'est passé ? Quand tu as eu des embryons, ils ont été développés pendant trois jours, pendant cinq jours ?

  • Pauline

    Cinq jours, au final. Et je n'en avais pas tant que ça parce que je n'en ai jamais eu beaucoup, mais il y en avait trois et du coup, on en a mis deux.

  • Lisa

    Tu as eu finalement trois J5, du coup ? Oui. alors que sur tes autres cycles si je me souviens bien tu n'en avais jamais eu finalement ?

  • Pauline

    j'en avais eu souvent 2, 3 j'en ai jamais eu beaucoup moi j'ai jamais eu de ponction avec 10 des choses comme ça, il y en avait toujours un petit peu mais sur les 2 transferts précédents qui n'ont pas qui n'ont pas fait de grossesse j'en avais eu 2 à chaque fois on avait implanté les 2 mais du coup ça n'avait pas pris ouais

  • Lisa

    Et ce n'était pas des J5, c'était des J3, non ?

  • Pauline

    C'était des J3, oui, c'est ça.

  • Lisa

    Des J3, je me souviens. Ce n'était pas des J5. Et justement, sur la derniÚre, il paraissait avoir trois J5. Et donc, ils en ont transféré deux. D'accord. Et donc, à l'issue


  • Pauline

    Les deux ont pris. Donc, du coup, on a eu des jumeaux.

  • Lisa

    D'accord. Super, super. On rigole avec Pauline, vous qui nous Ă©coutez, parce qu'on a eu une conversation avant le dernier transfert de deux oĂč on s'est dit peut-ĂȘtre qu'il y aura des jumeaux et que ça va fonctionner. Parce qu'il y avait d'autres fois oĂč tu avais un transfert de deux embryons mais que ça n'avait rien donnĂ©. Et lĂ , on s'est dit qu'il y avait des beaux blastocystes et en plus, ils vont transfĂ©rer deux. Et finalement, une grossesse gĂ©mellaire et deux bĂ©bĂ©s qui sont arrivĂ©s. il y a quelques mois maintenant et lĂ  donc ils ont 5 mois mais c'est vrai que j'ai demandĂ© Ă  Pauline si elle voulait bien venir tĂ©moigner sur Parlement PMA parce que cette stimulation c'est quand mĂȘme pas anodin c'est beaucoup aussi de d'Ă©tapes Ă©motionnelles aussi, le fait de ne pas avoir de ponction ou de ne pas avoir d'embryons Ă  transfĂ©rer. Je pense que vous qui nous Ă©coutez, peut-ĂȘtre certains d'entre vous, c'est arrivĂ© et psychologiquement, Ă©motionnellement, c'est difficile Ă  gĂ©rer. Je ne sais pas comment ça s'est passĂ© pour toi, Pauline.

  • Pauline

    C'est vrai qu'en fait, naĂŻvement, sans connaĂźtre trop la PMA, avant d'y aller, on s'imagine qu'on va tenter. on verra s'il y a une grossesse ou pas. Et c'est vrai qu'en fait, on ne se prĂ©pare pas au fait que ça peut ĂȘtre stoppĂ© avant mĂȘme d'ĂȘtre allĂ© au bout de la tentative. Et ça, ça peut ĂȘtre assez difficile. Enfin, moi, en tout cas, c'Ă©tait difficile parce que j'avais l'impression que ça ne marchait pas avant mĂȘme qu'on ait la chance que peut-ĂȘtre ça fonctionne. C'est vrai qu'en fait, c'est beaucoup de... Oui, Ă©motionnellement, c'est trĂšs dur parce qu'en fait, c'est vraiment les montagnes russes parce qu'on va avoir une bonne stimulation. Puis peut-ĂȘtre que finalement, la ponction, ça ne va pas donner ce qu'on pensait. Donc, c'est vrai que chaque Ă©tape, en fait, est une victoire.

  • Lisa

    Oui, c'est ça.

  • Pauline

    Ce n'est pas juste le test de grossesse, en fait. Il y a d'autres étapes avant.

  • Lisa

    Et mĂȘme le transfert parce qu'en fait, il y a le test de grossesse, mais il y a dĂ©jĂ  le fait de se dire, je vais transfĂ©rer. Un embryon et dĂ©jĂ  le fait de ne pas arriver Ă  cet Ă©preuve-lĂ , c'est... C'est compliquĂ©. Et puis, surtout qu'il y a quand mĂȘme tout le parcours mĂ©dical avant, toutes les injections, la ponction, tu attends et tu n'y arrives pas. Et toi, comment tu t'es sentie ? Parce que c'est du coup, sur les stimulations suivantes, quand il n'y a pas eu de ponction ou qu'il n'y a pas eu de transfert, comment ça s'est passĂ© pour toi ?

  • Pauline

    AprĂšs, c'est sĂ»r que c'est difficile. AprĂšs, je pense qu'on passe par plein de sentiments. Des fois, on se dit qu'on n'y arrivera jamais. Je pense que c'est normal. Des fois, on se dit, mais si, il faut y croire, ce sera la prochaine qui sera la bonne. Et puis au fond, je souhaite Ă©videmment Ă  tout le monde qu'ils aient le moins d'Ă©tapes Ă  traverser. Mais c'est vrai que ça fait partie de la chose. Et puis aujourd'hui, je n'aurai pas les enfants que j'ai maintenant. Si je n'avais pas eu toutes ces tentatives, ce ne serait pas eux. Mais c'est sĂ»r que c'est difficile. AprĂšs, je pense qu'il faut vraiment s'Ă©couter. Je sais que par exemple, mes stimulations, j'en ai fait seule. Certaines, j'ai fait avec une infirmiĂšre parce que je n'arrivais plus de me piquer toute seule. Donc, il y a certaines que j'ai fait avec une infirmiĂšre, d'autres seule. AprĂšs, quand on s'est rencontrĂ©, ils nous disent que c'est parce que je me sentais psychologiquement, ça commençait Ă  ĂȘtre dur. Donc j'avais besoin d'avoir quelqu'un avec qui parler de ça et qui sache de quoi je parle parce qu'il y a ça aussi. Il faut vraiment s'Ă©couter en fait. Et on a le droit d'ĂȘtre mal, on a le droit d'ĂȘtre bien. On a le droit d'avoir un ami proche, enfin une amie proche qui va avoir un enfant et d'ĂȘtre trĂšs heureuse pour elle. Et en mĂȘme temps que ça fasse mal, c'est tout Ă  fait normal en fait. Moi je pense qu'il faut vraiment s'Ă©couter et vivre la chose comme on peut. Si on a besoin de faire une pause, il faut le faire. Je pense que c'est vraiment s'Ă©couter soi, son corps et puis...

  • Lisa

    Toi d'ailleurs, tu as fait des pauses pendant ton parcours ? Non. Ou lui enchaßner ? Ouais. Je t'ai dit... Je lui ai enchaßné. Il va, on continue, on continue, ça va marcher.

  • Pauline

    Ouais, c'est ça. AprÚs, j'ai eu une petite pause forcée parce qu'il y a eu le Covid et du coup, ils ont fermé pendant un moment. Mais sinon, aprÚs, j'ai enchaßné non-stop.

  • Lisa

    Ça, c'est pareil. En fait, ça dĂ©pend de chaque personne. C'est vrai que parfois, comme tu dis, il faut s'Ă©couter. Toi, tu avais plus peut-ĂȘtre le besoin justement de sentir que tu avançais, d'ĂȘtre dans l'action. Et il y a certaines personnes qui ont besoin de prendre un peu plus de temps pour rĂ©cupĂ©rer lorsqu'il y a une tentative qui n'a pas abouti, pour s'en mettre et repartir plus fort, en tout cas plus fort Ă©motionnellement parlant. Mais ça dĂ©pend un peu de chacun finalement. Merci. des choix qui sont toujours personnels parce que mais c'est vrai que c'est pas toujours facile de s'Ă©couter la culpabilitĂ© si tu parlais de voilĂ  quand on entourage avait des amis qui tombent enceintes il ya toujours ce cĂŽtĂ© lĂ  mais et en fait finalement c'est simplement que ça nous renvoie une situation de quelque chose que nous on n'arrive pas Ă  voir en fait c'est pas du tout quelque chose de personnel contre l'autre personne. Toi ça t'est arrivĂ© dans ton parcours ?

  • Pauline

    Oui bah oui, aprĂšs mĂȘme avant la PMA puisque quand mĂȘme ça a durĂ© de trĂšs longues annĂ©es donc forcĂ©ment ça fait mal comme voilĂ  croiser une femme enceinte, c'est des situations qui sont difficiles Ă  vivre mais parce que voilĂ  on rĂȘve que de ça souvent mais aprĂšs je pense que c'est sain, c'est normal. en fait on peut avoir mal et c'est pas pour ça qu'on souhaite aux autres de pas y arriver en fait c'est juste un sentiment et puis je pense que c'est pareil il y a des moments oĂč ça peut ĂȘtre difficile et je pense qu'il ne faut pas se forcer non plus si on ne le sent pas, de ne pas aller voir des amis quand un bĂ©bĂ© c'est pas grave on les verra un peu plus tard quand on se sentira prĂȘt tout ça c'est des choses qu'il faut essayer de se prĂ©server parce que c'est vrai que c'est un parcours qui est long AprĂšs, qui n'a pas que du nĂ©gatif parce que ça nous prouve aussi Ă  nous-mĂȘmes Ă  quel point on peut ĂȘtre forte et aussi dans le couple. VoilĂ , donc c'est pas que du nĂ©gatif. On peut aussi ĂȘtre fiĂšre de soi d'avoir fait tout ça. Mais on a aussi le droit de prendre un petit peu de recul. Puis si ce sont des vrais amis, ils reviendront. Enfin voilĂ , on les retrouvera plus tard. VoilĂ , il n'y a pas de...

  • Lisa

    Donc toi, tu t'es accordé le droit de... Pas forcément aller au baby shower ou en tout cas en rencontre pendant que tu es en parcours parce que tu ne te sentais pas de le faire. Et tu as pris soin de toi finalement. Et tu as culpabilisé ou pas ?

  • Pauline

    Ça m'est arrivĂ©. AprĂšs, je ne me suis pas non plus coupĂ©e de tout le monde. Mais voilĂ , Ă  un moment, c'Ă©tait trop difficile. Il faut savoir couper. Mais aprĂšs, culpabiliser, oui et non. Mais aprĂšs, on est des adultes. Donc, si vraiment il y a des moments importants, on ne va pas se priver non plus. Et on peut aussi prendre sur soi. Mais voilĂ .

  • Lisa

    Et toi, comment t'as géré par rapport à ton entourage ? T'en as parlé, ton parcours ? TrÚs peu.

  • Pauline

    TrĂšs peu.

  • Lisa

    TrĂšs peu.

  • Pauline

    Alors, j'en ai parlĂ© Ă  quelques amis, mais pas du tout... Enfin, au dĂ©but, pas du tout Ă  la famille. J'en ai parlĂ© qu'au bout de deux ans, peut-ĂȘtre.

  • Lisa

    Oui, d'accord.

  • Pauline

    Parce qu'au bout d'un moment, ça devient difficile de cacher. Mais c'est vrai que j'avais quand mĂȘme un peu dans l'idĂ©e... Je ne pensais pas que ça durerait peut-ĂȘtre si longtemps. Et puis, j'avais dans l'idĂ©e aussi pour les grands-parents que ce soit une nouvelle. Et je ne voulais pas non plus qu'on attende les rĂ©sultats. Sentir cette pression des gens qui attendent les rĂ©sultats, je ne voulais pas ça. Donc, c'est pour ça que je l'ai aussi gardĂ© pour moi. Mais puis aprĂšs, en fait, c'est pareil, il faut faire comme on le sent.

  • Lisa

    Oui, ça dépend de l'environnement aussi de chacun, de l'entourage. Parce que c'est vrai que l'entourage, ils ont souvent en plus parfois envie de donner des conseils. Donc, on les connaßt.

  • Pauline

    VoilĂ .

  • Lisa

    Mais c'est vrai que non, c'est pas toujours évident d'en parler à son entourage. C'est vrai que c'est un choix à faire. Et je crois que d'ailleurs, je ne me rappelle plus sur ta derniÚre FIV. Il me semble que tu en avais parlé, mais tu n'avais pas donné les dates exactes. Oui,

  • Pauline

    c'est ça. Je crois de mémoire.

  • Lisa

    Pas de bĂȘtises.

  • Pauline

    Tout Ă  fait. Sur la derniĂšre,

  • Lisa

    Fyve,

  • Pauline

    ça a Ă©tĂ© un peu tout un... Oui, on a un petit peu menti parce que c'est vrai que du coup, par rapport... Parce que voilĂ , par rapport aussi au travail, c'est vrai qu'au dĂ©but, c'est compliquĂ© de le cacher Ă  son entreprise, mĂȘme que ce soit de mon mari ou la mienne. Et voilĂ , au dĂ©but, les collĂšgues, ils sont toujours lĂ  pour nous. Et on a eu de la chance. Moi, j'ai des collĂšgues qui ont toujours Ă©tĂ© lĂ  pour moi. Mais c'est vrai qu'au bout d'un moment, les absences, tout ça, ça peut ĂȘtre compliquĂ©. Je peux tout Ă  fait comprendre parce que ça fait long. Et c'est sĂ»r que ça reste un domaine du travail. Donc, c'est vrai qu'on avait un petit peu cachĂ© tout ça. Mais voilĂ , aprĂšs, on a vu quand mĂȘme besoin de l'aide. de mes beaux-parents, de ma mĂšre pour venir me chercher Ă  l'hĂŽpital. Enfin voilĂ , donc c'est vrai que c'Ă©tait un peu... Tout le monde avait un peu su quand mĂȘme la derniĂšre five. Oui.

  • Lisa

    Finalement, ils avaient quand mĂȘme... Ils n'avaient pas les dates exactes, mais bon...

  • Pauline

    VoilĂ .

  • Lisa

    Non, c'est ça. Donc tu n'avais pas la pression du jour mĂȘme et tout ça, mais bon, ils savaient quand mĂȘme...

  • Pauline

    Ils avaient... VoilĂ . On Ă©tait quand mĂȘme un petit peu Ă©pis. Oui. AprĂšs je pense aussi que quand mĂȘme voilĂ  nos parents ils Ă©taient comme assez respectueux et ils savent aussi que c'est pas facile et voilĂ  ils posaient pas de questions ils nous laissaient aussi venir vers eux donc ça facilitait un peu les choses mais ça

  • Lisa

    a Ă©tĂ© quand mĂȘme finalement il y avait de la bienveillance et bien sĂ»r de l'aide et d'ailleurs tu parlais de l'entreprise Tu en avais parlĂ© et ton conjoint aussi en avait parlĂ© Ă  son entreprise, comment vous Ă©tiez organisĂ©e, d'accord ?

  • Pauline

    Oui, aprĂšs moi, mes collĂšgues savaient dĂ©jĂ  que je voulais un enfant avant mĂȘme que je me lance dans la PMA. Enfin voilĂ , c'Ă©tait dĂ©jà
 Les personnes le savaient et aprĂšs mon mari, oui, il en a parlĂ© parce que forcĂ©ment, c'est des absences un petit peu
 C'est-Ă -dire que c'est un peu la veille pour le lendemain et comme on travaille tous les deux dans le commerce, C'est vrai qu'on ne peut pas... On ne peut pas ne pas ĂȘtre lĂ . Il faut qu'il y ait quelqu'un qui nous remplace, en fait. Puisque s'il faut que j'ouvre le magasin, il faut qu'il y ait quelqu'un qui vienne Ă  ma place. Donc, c'Ă©tait vraiment compliquĂ© de le cacher. On a quand mĂȘme Ă©tĂ© obligĂ©s d'en parler.

  • Lisa

    Mais ça s'est bien passĂ©. Oui, oui, oui. Non, parce que c'est vrai que c'est souvent une question un petit peu qui revient aussi, finalement. En parler, ne pas en parler Ă  son employeur. Parce que si tu demandes des arrĂȘts, de toute façon, tu es un peu quand mĂȘme obligĂ© de dire le pourquoi. Parce que comme ça... Une protection spĂ©ciale pour la PMA. C'est vrai que souvent, c'est un peu la grande question, en parler, ne pas en parler, mais finalement, ça dĂ©pend un peu de chacun. Oui. Parce que si tu n'as pas la chance d'avoir un employeur qui est comprĂ©hensif, alors effectivement, il y a une loi qui est lĂ  pour protĂ©ger justement des personnes qui sont en parcours de PMA. Mais c'est vrai que ce n'est pas toujours Ă©vident non plus. Et puis, on n'a pas toujours des super collĂšgues. Ce n'est pas toujours si facile que ça. En tout cas, il y a quand mĂȘme une petite pression autour de la PMA, mĂȘme des grossesses par la suite. Ce n'est pas tout simple pour tout le monde. Donc, sur ce cĂŽtĂ©-lĂ , vous avez eu un petit peu de chance, on va dire.

  • Pauline

    Oui, c'est ça. AprĂšs, c'est pareil, je pense qu'il faut faire aussi comme on... le sens moi je sais ce que j'ai une collĂšgue aussi qui est passĂ© par lĂ  et elle par exemple alors je crois qu'elle s'Ă©tait Ă  sa troisiĂšme fille elle a dĂ©cidĂ© de se mettre en arrĂȘt dĂšs le dĂ©but de la stimulation parce que voilĂ  elle Ă©tait fatiguĂ©e que elle avait besoin de ce temps donc c'est pareil je pense que si on sent parce que par contre je veux pas m'avancer au nom de tous les mĂ©decins de france mais je pense que si quelqu'un qui en en five souhaite un arrĂȘt et de travail, il y a... pense qu'il n'y a aucun problĂšme. Donc, si on sent de le vivre mieux ainsi, je pense qu'il faut se mettre en arrĂȘt. Moi, c'est vrai que j'ai rĂ©ussi Ă  toujours m'arranger et du coup, ne jamais avoir d'arrĂȘt de travail.

  • Lisa

    C'est ce que j'allais te demander,

  • Pauline

    je ne me rappelais plus si tu avais des arrĂȘts. Soit je rĂ©cupĂ©rais des heures ou je faisais mon jour de repos.

  • Lisa

    J'ai un peu mouillée,

  • Pauline

    comme ça, on va dire. Et du coup, c'est passĂ©. VoilĂ , c'est ça. Ça, c'est bien repris.

  • Lisa

    Oui, oui. Non, mais c'est vrai que c'est... Mais tu vois, c'est bien. Enfin, tu as raison d'en parler parce que j'ai une personne que j'accompagne aussi qui s'est arrĂȘtĂ©e rĂ©cemment pendant sa stimulation, enfin, juste en post-transfert parce qu'elle ressentait le besoin. Et c'est vrai que parfois, c'est difficile parce qu'il y a un peu une culpabilitĂ© aussi. Il y a certaines personnes qui culpabilisent de demander un arrĂȘt. Alors, je pense qu'on peut profiter du podcast pour dire, ne culpabilisez pas. Si vous en avez besoin, il ne faut pas oublier que c'est un parcours qui est difficile. Et c'est vrai que... Alors, on ne va pas remettre ça sur le... le cĂŽtĂ© stress, parce que ce n'est pas ça qui va forcĂ©ment faire la diffĂ©rence. Mais c'est vrai que parfois, on a besoin de se poser, de se sentir bien et de prendre des forces. Il y a des personnes qui en ont besoin. Il y a des personnes qui prĂ©fĂšrent travailler pour avoir l'esprit occupĂ©. Donc, on en revient toujours un peu Ă  s'Ă©couter. Et c'est important. Et moi, j'avais envie de rajouter aussi de ne pas culpabiliser non plus, parce que ça ne sert Ă  rien de s'arrĂȘter si aprĂšs, vous culpabilisez derriĂšre. C'est un petit peu dommage, mais c'est mĂ©ritĂ©. Le parcours est difficile, donc il ne faut pas hĂ©siter. Et parfois mĂȘme, si vous tombez sur un mĂ©decin qui n'est pas forcĂ©ment d'accord avec ça... aprĂšs, ne pas hĂ©siter aussi Ă  en voir peut-ĂȘtre un autre. Oui,

  • Pauline

    bien sûr.

  • Lisa

    Comme on dit, c'est un peu comme aussi le parcours de PMA, les gynĂ©cologues, si ça ne va pas avec un gynĂ©cologue ou un centre, on n'est pas dans l'obligation de continuer forcĂ©ment au mĂȘme endroit aussi. Il y a le cĂŽtĂ© mĂ©dical, mais il y a le cĂŽtĂ© aussi de subir ça derriĂšre, en fait, de tout ce parcours. et les personnes qui... n'ont pas forcĂ©ment vĂ©cu aussi des fois se rendent pas compte. La personne que j'accompagne me disait que la secrĂ©taire en gros du mĂ©decin avait dit non mais vous vous arrĂȘtez pour ça, franchement c'est hyper culpabilisant quoi donc faut juste parfois prendre du recul et se dire que les personnes elles savent pas forcĂ©ment, elles ont pas conscience de tout ce qui se passe derriĂšre en fait et ça c'est important. La culpabilitĂ© en parcours de PMA, c'est ça. Et toi, finalement, avec du recul, maintenant que tu as tes bĂ©bĂ©s, est-ce qu'il y a des choses que tu aurais aimĂ© savoir avant de commencer le parcours ou peut-ĂȘtre faire autrement ?

  • Pauline

    Je pense que ce que je te disais tout Ă  l'heure, vraiment le cĂŽtĂ© oĂč en fait, c'est les montagnes russes, en fait. pour jamais trop s'emballer parce qu'en fait chaque Ă©tape est importante et chaque Ă©tape peut ĂȘtre stoppĂ©e. Alors peut-ĂȘtre pas pour tout le monde, Ă©videmment, aprĂšs chaque cas est diffĂ©rent, mais c'est vrai que c'est ce que j'ai eu le plus de mal Ă  vivre et auquel je ne m'Ă©tais pas du tout prĂ©parĂ©e. VoilĂ , aprĂšs je pense qu'il faut y aller aussi quand on est prĂȘt. Parce que c'est pareil, moi en fait, au bout de trois ans sans contraception, j'avais dĂ©jĂ  vu ma gynĂ©cologue qui m'avait parlĂ© de la PMA et en fait, on ne s'Ă©tait pas lancĂ© parce que je ne me sentais pas prĂȘte. Et on a rĂ©attendu. Et voilĂ , il faut aussi se sentir prĂȘt parce qu'il faut quand mĂȘme ĂȘtre fort Ă©motionnellement, physiquement, parce que suivant
 Moi, je sais que l'hĂŽpital oĂč je suis suivie, il est Ă  une heure et demie de chez moi. Donc, c'est beaucoup de rendez-vous, tout ça. Donc, il faut quand mĂȘme se sentir prĂȘt. prĂȘt Ă  le vivre et je pense qu'on le vit beaucoup mieux aussi quand on est prĂȘt pas forcĂ©ment forcer tout de suite si on le sent pas, mĂȘme si aprĂšs rien ne nous empĂȘche d'aller au premier rendez-vous pour avoir les informations et puis si c'Ă©tait un peu trop se dire bah non on va attendre il n'y a aucun mĂ©decin qui va vous forcer sauf peut-ĂȘtre s'il y a une question d'Ăąge mais sinon qui va vous forcer et vous dire et bah non il faut commencer maintenant voilĂ 

  • Lisa

    Merci. Ouais parce que c'est vrai que toi t'Ă©tais finalement quand t'as commencĂ© les parcours, enfin t'Ă©tais super jeune finalement quand t'as commencĂ©, enfin mĂȘme en conception naturelle.

  • Pauline

    Oui, oui, oui, quand j'ai commencé, bah oui, oui.

  • Lisa

    T'avais quoi ?

  • Pauline

    J'avais 24 ans,

  • Lisa

    oui. C'Ă©tait au dĂ©but, donc ouais t'Ă©tais vraiment, tu es toujours trĂšs jeune. Oui, bien sĂ»r. Pour les ECBB, je veux dire, 24 ans, c'est jeune. Oui, oui. Tu te dis, avant de se lancer sur le gros, parce que c'est vrai qu'il faut toujours aussi voir un petit peu les choses diffĂ©remment. C'est sĂ»r, quand on a 24, que tu en as peut-ĂȘtre 38, 39, par exemple, c'est sĂ»r que les problĂ©matiques sont diffĂ©rentes. mais toi tu avais quand mĂȘme un peu de temps justement pour te prĂ©parer Ă  ce parcours et heureusement finalement parce que ça a Ă©tĂ© intense donc oui ce n'Ă©tait que le dĂ©but l'histoire

  • Pauline

    n'a mĂȘme pas commencĂ© l'histoire de l'an voilĂ  d'avoir des enfants n'a mĂȘme pas commencĂ© qu'on a dĂ©jĂ  bien voilĂ  bien c'Ă©tait dĂ©jĂ  bien intense

  • Lisa

    C'était intense. Oui, c'est ça. Vous avez préparé maintenant les jumeaux.

  • Pauline

    Voilà, c'est ça.

  • Lisa

    Les rendez-vous mĂ©dicaux, etc. Finalement, c'Ă©tait un bon entraĂźnement. VoilĂ . C'est un peu positif, la mĂȘme chose. Et toi, si tu avais des conseils Ă  donner aux couples qui vont se lancer en parcours de PMA, tu m'as dit... Peut-ĂȘtre ça, de se sentir prĂȘt et fort Ă©motionnellement pour se lancer. Et puis, penser aussi qu'il y a toutes ces montagnes russes, finalement, Ă©motionnelles. Est-ce qu'il y a d'autres choses que tu aimerais partager ?

  • Pauline

    Je pense faire confiance aussi quand mĂȘme Ă  la mĂ©decine, y croire, se dire qu'on a le droit aussi Ă  notre chance, qu'aprĂšs, il y a aussi plein d'autres. solution qui existe si ça fonctionne pas parce que moi comme j'Ă©tais bien avancĂ© dans mon parcours j'avais dĂ©jĂ  pensĂ© Ă  une suite Ă  peut-ĂȘtre un don d'ovocytes des choses comme ça voilĂ  il y a plein en fait il y a plein de choses qui se cachent derriĂšre dont on n'est pas forcĂ©ment prĂȘt au dĂ©part on peut venir en fait avec le temps c'est vrai que au dĂ©but oĂč j'ai peut-ĂȘtre je me suis lancĂ©e dans la PMA on m'aurait parlĂ© de don d'ovocytes j'aurais dit non non enfin Et en fait, au fur et Ă  mesure, on se prĂ©pare Ă  plein de choses et on accepte, on se dit que oui, on voit les choses diffĂ©remment et on s'ouvre Ă  d'autres solutions.

  • Lisa

    Oui, c'est important de savoir qu'il existe d'autres options aussi pour devenir parent. Effectivement, il y a le don d'orocyte, le don de sperme, le double don, le don d'embryon et mĂȘme l'adoption aussi. Il y a plusieurs maniĂšres aussi de devenir parent. Et ça, le fait de savoir qu'il y avait ces possibilitĂ©s, ça t'a aidĂ© aussi ?

  • Pauline

    Oui, Ă  un moment, ça m'a aidĂ©e. Quand vraiment, j'avais l'impression qu'on n'allait jamais y arriver. Que les chances passaient. Que je me disais qu'au bout d'un moment, on allait me dire que c'Ă©tait fini. ForcĂ©ment, de commencer avant mĂȘme d'avoir fini mes chances. de la five classique, de penser Ă  d'autres solutions, ça m'a aidĂ©e aussi Ă  me dire, si ça ne marche pas, il y a ça. Et finalement, ça ne fera pas de moi moins une mĂšre qu'une autre. Et qu'il y a d'autres solutions. Et en fait, ça permet aussi de vivre la chose un peu moins dramatiquement, je dirais. De se dire qu'il y a d'autres solutions et puis d'autres chances aprĂšs.

  • Lisa

    Oui, c'est ça. Et au niveau de, c'était avant la derniÚre FIV, du coup, on s'est vus et à ce moment-là, finalement, tu te sentais un peu comment, dans quel état d'esprit finalement ?

  • Pauline

    À ce moment-lĂ , c'Ă©tait quand mĂȘme trĂšs dur. C'est-Ă -dire qu'en fait, je sentais, physiquement, ça allait quand mĂȘme, parce qu'il faut vivre quatre fonctions et les stimulations, tout ça. et c'est vrai que psychologiquement je commençais Ă  Ă  me sentir mal et c'est pour ça que je me suis tournĂ©e vers toi parce que je ressentais que en fait voilĂ  physiquement je pouvais encore le faire je pouvais encore voilĂ  j'Ă©tais encore en forme les trajets tout ça ça allait mais que psychologiquement ça commençait Ă  ĂȘtre difficile que je voyais pas vraiment le goĂ»t que je le faisais un peu mĂ©caniquement en fait sans plus trop y croire et puis voilĂ  c'Ă©tait le bon moment pour te rencontrer parce que du coup ça m'a redonnĂ© un coup de boost pour la hague

  • Lisa

    Je me souviendrai toujours, les planÚtes sont alignées parce que je ne sais pas, en fait c'était un concours de circonstances, mais finalement, c'était rigolo parce que les conversations qu'on a eues dans nos échanges aussi, déjà d'avoir des blastocystes, aprÚs d'avoir ce que je disais tout à l'heure, les transferts de deux, et puis finalement de plaisanter un petit peu pendant l'heure. Oui,

  • Pauline

    c'est ça.

  • Lisa

    T'as pensĂ© de parler des jumeaux et puis finalement, voilĂ , que t'as une grossesse. Et derriĂšre, tout s'est bien passĂ© au niveau de la grossesse. T'as dĂ» ĂȘtre un petit peu au repos, c'est ça ? Oui, c'est ça,

  • Pauline

    voilĂ . Un petit peu vitalitĂ©, voilĂ . Mais en fait, ma gynĂ©cologue Ă©tait plus inquiĂšte que moi finalement. Moi, en fait, je me disais non, mais c'est la bonne, quoi. Ça y est, lĂ , c'est pour moi. Et du coup, j'Ă©tais quand mĂȘme confiante. malgrĂ© toutes les pĂ©ripĂ©ties finalement tout c'est bien terminĂ© mais oui il faut je pense que si pareil on ressent le besoin parce que je parlais des infirmiĂšres si elles ont besoin de faire les piqĂ»res il faut mais si on a aussi besoin de parler il faut aussi faire appel et

  • Lisa

    je pense que il faut tout faire pour se sentir bien ouais c'est ça parce que sinon ça peut vite devenir compliquĂ© en fait Et c'est vrai que ce que je vois en tout cas, c'est que parfois, tu peux faire deux, trois, quatre fifs, tu vas tenir le coup. Et puis, tu as un moment donnĂ© oĂč tu sens que c'est plus dur, que tu n'as plus de mal Ă  repartir, etc. Et puis finalement, le fait de pouvoir Ă©changer, d'avoir un peu ce coup de bouse, de savoir oĂč on va, etc. Et c'est vrai que je me souviens qu'on a parlĂ© un petit peu aussi du don. de faire des possibilitĂ©s alors qu'on n'y Ă©tait pas du tout. Le fait d'envisager ces possibilitĂ©s, toutes ces choses-lĂ , tout ce qu'il peut y avoir et de repartir confiante sur les possibilitĂ©s de devenir maman, c'est super important. Je trouve qu'en tout cas, c'est super que tu nous racontes ton parcours parce que c'Ă©tait quand mĂȘme beaucoup de stimulation. Finalement, tu as enchaĂźnĂ©. C'Ă©tait trois ans, trois ans et demi, vraiment, enfin trois ans bien intenses, parce que toi, tu as des personnes qui pourraient faire autant de stimulation que toi, mais peut-ĂȘtre en cinq ans, donc tu as enchaĂźnĂ© et tu as persĂ©vĂ©rĂ©. Et c'est vrai que ce que je dis toujours, c'est que finalement, en FIV aussi, ce qui compte, c'est les rĂ©sultats en cumulĂ©. Et d'ailleurs, je pense que c'est important aussi d'en avoir
 conscience lorsqu'on a une tentative qui n'aboutit pas. Et ce n'est pas facile de se le dire parce qu'il y a toujours une grosse dĂ©ception. Mais je pense que tu as vraiment eu la preuve encore, comme Marie que j'ai interviewĂ©e dans un autre podcast, de dire qu'il peut y avoir des tentatives qui n'aboutissent pas, qui n'attourissent pas, mais on va arriver Ă  en cumuler Ă  la bonne tentative et qui va permettre au bĂ©bĂ© d'arriver. Et ça, c'est... Ce n'est pas facile de l'avoir en tĂȘte pendant le parcours, parce qu'on se dit, je crois que les mots qui reviennent Ă  un moment donnĂ©, c'est comme tu disais, des fois tu as beaucoup d'espoir, et puis des fois, des moments oĂč tu te dis, je ne vais jamais y arriver. Et en fait, dans ces moments-lĂ , c'est de se dire, je pense que c'est pour ça que les tĂ©moignages, c'est super important, de se dire, il y a des personnes qui ont galĂ©rĂ©, qui n'arrivaient mĂȘme pas Ă  avoir des ovocytes, qui avaient pris une ponction, qui n'arrivaient pas Ă  avoir de transfert, et puis comme toi, qui ont eu des jumeaux. c'est la preuve de la persĂ©vĂ©rance qu'il faut s'accrocher et puis si Ă  un moment donnĂ© vous avez besoin d'un coup de main ou d'Ă©changer aussi avec d'autres femmes qui sont passĂ©es par lĂ  il ne faut pas hĂ©siter parce que je pense que c'est super important et vraiment je te remercie d'avoir acceptĂ© de tĂ©moigner aprĂšs ce parcours et vraiment je suis ravie pour toi et je te souhaite beaucoup de bonheur avec ta petite famille Je vous souhaite aux personnes qui nous Ă©coutent aussi, vous ĂȘtes peut-ĂȘtre en parcours, vous avez peut-ĂȘtre commencĂ© la FIV, vous avez peut-ĂȘtre eu plusieurs tentatives qui n'ont pas encore abouti, mais ce n'est pas fini, il faut persĂ©vĂ©rer. AprĂšs, comme tu disais Pauline, il y a d'autres options aussi, qui ne sont pas toujours les premiĂšres options au dĂ©part, mais qui sont lĂ  et qui sont des belles maniĂšres de devenir parent aussi. Merci. ne vous dĂ©couragez pas et puis n'hĂ©sitez pas si vous avez besoin d'Ă©changer on peut en discuter et c'est vrai que vous ĂȘtes tous pleins de courage et il faut garder espoir et le rĂ©sultat est lĂ  c'est ça,

  • Pauline

    tout Ă  fait et puis en fait on n'imagine pas Ă  quel point on a de la force en nous en fait mais Parce qu'en fait, je sais que j'ai une de mes collĂšgues qui me dit, oh lĂ  lĂ , mais je me souviens pendant le parcours, elle me disait, mais moi, je ne pourrais jamais faire ça, je ne pourrais jamais faire ça. Je dis, mais si, mais en fait, c'est quand on est dedans, en fait, on n'a pas le choix et quand on se donne les moyens et en fait, on peut. Et puis, on peut aussi ĂȘtre dĂ©couragĂ©, on a le droit, mais on peut aussi y arriver.

  • Lisa

    Oui, mais d'ailleurs, tu dis qu'on peut ĂȘtre dĂ©couragĂ©. C'est vrai que vous avez le droit de ne pas ĂȘtre toujours Ă  100% et d'y croire Ă  100% tout le temps. AprĂšs, c'est plus si Ă  un moment, vous voyez que vous n'en pouvez plus, que vous ne redĂ©marrez pas, etc. C'est lĂ  que c'est important, peut-ĂȘtre, de demander du soutien. Mais c'est quelque chose de normal. Et on ne peut pas ĂȘtre tout le temps Ă  100% positif. On n'est pas dans la vie de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. On a des hauts, des bas. On est montĂ© Ă  la rue, on les a, mais en moins exacerbĂ©, si je puis dire. Mais c'est important aussi. Il faut rejoindre ce qu'on disait tout Ă  l'heure, s'Ă©couter aussi. Mais c'est vrai, ce que tu dis, c'est qu'au final, le cĂŽtĂ© se rendre compte qu'on est capable de passer Ă  travers ce parcours, finalement, c'est vrai que tu t'en rends compte plutĂŽt aprĂšs. tu te dis waouh je suis passĂ©e par lĂ  et on a rĂ©ussi ça n'a pas Ă©tĂ© facile mais on l'a fait quoi mais mĂȘme aprĂšs on se dit oh lĂ  lĂ  j'ai fait tout ça mais oui on l'a fait par contre parce que tu l'as fait un peu finalement tu es dans le guidon dans le parcours exactement et ça aussi et je crois que ce qui Ă©tait intĂ©ressant aussi c'est que Pour toi, au-delĂ  du parcours, tu avais quand mĂȘme pas mal de projets aussi, tu faisais pas mal de choses avec ton conjoint. Et ça, je crois que c'est un point aussi dont on n'a pas parlĂ©, mais qui est important aussi, de ne pas oublier de vivre hors de la paix.

  • Pauline

    Continuer de vivre sa vie, si on veut partir en vacances, alors oui, il faudra peut-ĂȘtre adapter les dates un petit peu en fonction, mais on peut le faire. Oui, oui, complĂštement. il faut aller boire un verre, aller au resto, faire ce qui nous fait plaisir. Il faut continuer parce que ça fait du bien aussi. Puis ça fait du bien aussi de se retrouver parce que pour le couple, c'est aussi une Ă©preuve. Et ça fait du bien aussi d'aller en week-end et de ne pas penser Ă  ça pendant un week-end. C'est super important.

  • Lisa

    De déconnecter, de se retrouver et de dire, finalement, la base de ce projet, c'est nous deux finalement. Le projet de l'amour. Super, en tout cas, un grand merci Pauline et je te dis à trÚs bientÎt. Et merci encore vraiment d'avoir partagé. Et puis merci à vous de nous avoir écouté sur ce dernier post-cat. On se retrouve.

  • Pauline

    Bon courage Ă  toutes.

  • Lisa

    Et bon courage. Pauline, à trùs bientît. Au revoir. À bientît.

  • Speaker #2

    J'espÚre que vous avez apprécié cet épisode du podcast. N'hésitez pas à le partager si celui-ci vous a plu. Et... à me retrouver sur mon compte Instagram lisa.journiacoaching pour échanger. A bientÎt !

Description

🎁🎁🎁 TĂ©lecharge ton guide gratuit : 6 conseils pour te prĂ©parer au transfert d'embryon en cliquant ici ! 🎁🎁🎁


👉Dans ce nouvel Ă©pisode de Parlons PMA, Pauline que j'ai eu le plaisir d'accompagner nous raconte son parcours pour devenir Maman de deux magnifiques bĂ©bĂ©s ❀

Cela n'a pas été facile...7 stimulations en vue d'une FIV parfois sans arriver à la ponction des ovocytes et parfois sans arriver au transfert...pour enfin tomber enceinte grùce au transfert de deux blastocystes.


Pauline nous partage comment elle a vécu son parcours et ses conseils pour mieux le vivre.

Bonne écoute!


Retrouvez-moi sur instagram @lisajourniacoaching pour plus de conseils et de soutien pour vos essais bébé!

Mon site internet : www.lisajourniacoaching.com 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Lisa

    Bonjour et bienvenue sur Parlons PMA, votre ressource autour du parcours de procréation médicalement assistée. Je suis Lisa Jorniak et j'accompagne les femmes, les couples pendant leur parcours de PMA. Grùce à mon expérience dans ce domaine et mes compétences en coaching, j'ai pour mission de vous aider à mieux vivre vos essais bébés. Chaque semaine, je vous propose des informations et des conseils à travers de témoignages de personnes ayant vécu ce parcours, d'interviews d'experts en fertilité Et enfin, d'outils et réflexions que j'utilise durant mes accompagnements. Si tout cela vous intéresse, alors bienvenue ! Et n'hésitez pas à vous abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode. Maintenant, c'est parti pour l'épisode du jour ! Bonjour Pauline, comment vas-tu ?

  • Pauline

    Bonjour, je vais trĂšs bien, merci et toi ?

  • Lisa

    ça va super alors déjà Pauline merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation pour témoigner donc sur Parlons PMA voilà pour venir nous raconter ton parcours pour devenir maman alors pour commencer je te propose de te présenter rapidement et puis de nous parler de ces étapes finalement de ce parcours de PMA qui n'a pas été si facile que ça donc tu vas nous rappeler

  • Pauline

    Oui, Ă©coute, je m'appelle Pauline, j'ai 33 ans, je suis en couple depuis presque 15 ans et je n'avais plus, pour aller directement dans le sujet, plus de contraception depuis 9 ans. Je ne me suis pas tout de suite lancĂ©e dans la PMA parce qu'au dĂ©but, je n'Ă©tais pas forcĂ©ment prĂȘte, il m'a fallu un peu de temps, puis aprĂšs on s'est mariĂ©s, plein de choses professionnellement et on s'est lancĂ© il y a 4 ans maintenant. dans la PMA et en effet j'ai eu quelques tentatives, 8 tentatives pour arriver Ă  une jolie fin mais oui ça a Ă©tĂ© un parcours de 3 ans Ă  peu prĂšs en PMA.

  • Lisa

    D'accord et quand tu dis tentative, du coup tu as fait des inséminations, des fives,

  • Pauline

    qu'est-ce que tu as ? Alors oui, moi ce que je considĂšre comme tentative c'est Ă  partir du moment oĂč j'ai fait mes piqĂ»res.

  • Lisa

    D'accord, stimulation.

  • Pauline

    Voilà, j'ai fait une stimulation, c'est une tentative. J'ai fait une insémination. Et aprÚs, j'ai fait 7 fois les piqûres, 5 ponctions, 3 transferts.

  • Lisa

    5 ponctions, 3 transferts. D'accord. Donc, il y a eu des stimulations finalement sans transfert.

  • Pauline

    Exactement. Des stimulations sans ponctions, sans transfert. Et des stimulations avec ponctions, mais sans transfert.

  • Lisa

    Oui. Donc, ça n'a pas dĂ» ĂȘtre des moments faciles.

  • Pauline

    C'est ça.

  • Lisa

    Beaucoup de stimulation avec de fausses joies derriÚre, de ne pas pouvoir soit ponctionner, soit transférer au niveau du parcours. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu plus en détail comment ça s'est passé justement pour les inseminations, les filles ?

  • Pauline

    Oui, au dĂ©but, ils nous ont proposĂ© de faire une insemination parce que nos rĂ©sultats, il n'y avait pas rĂ©ellement de... ils ne trouvaient pas rĂ©ellement pourquoi ça ne fonctionnait pas. Donc, on a dit, OK, on tente une. Puis finalement, aprĂšs, ils se sont vite dirigĂ©s vers la solution FIV. AprĂšs, c'est vrai que moi, j'y suis allĂ©e en ayant confiance dans les mĂ©decins, dans ce qui Ă©tait lĂ . Donc, j'ai vraiment suivi en toute confiance. J'ai suivi leur protocole. Donc, c'est vrai qu'aprĂšs, en fait, une fois qu'on a eu le premier rendez-vous, en gĂ©nĂ©ral, tout est lancĂ©. Et aprĂšs, en fait, les rendez-vous
 On s'enchaĂźne et se suivent et on est un peu pris dedans. Et on suit les rendez-vous. Donc oui, rendez-vous avec la gynĂ©co. Alors aprĂšs, forcĂ©ment, on vĂ©rifie prise de sang, spermogramme. J'ai fait une radio. Il y a plusieurs petites Ă©tapes pour voir un petit peu comment tout fonctionne, on va dire. Et puis aprĂšs, ensuite, en fonction... Ils ajustent les protocoles et puis ça s'ajuste aussi en fonction des tentatives. Et puis parce qu'il y a plusieurs produits de stimulation, donc on peut changer en fonction des stimulations pour voir si ça stimule plus ou pas. Et puis voilĂ .

  • Lisa

    D'accord. Et d'ailleurs, c'Ă©tait en fait finalement une infertilitĂ© inexpliquĂ©e ? Vous n'avez pas vraiment de
 Non. Deux raisons, on savait qu'il y avait des petits soucis pour arriver Ă  avoir parfois des embryons ou mĂȘme des ovocytes, mais sinon il n'y avait pas de choses particuliĂšres en fait, ils ne savaient pas trop d'oĂč ça venait ni quoi que ce soit. Vous Ă©tiez suivie dans un clinique, un hĂŽpital privĂ©, public ?

  • Pauline

    HĂŽpital public.

  • Lisa

    D'accord. Et au niveau des essais, finalement, entre chaque essai, ça a été assez rapide. Comment ça s'est passé ?

  • Pauline

    Oui, alors en fait, avec l'intimidation, ça s'enchaĂźne assez vite aprĂšs. Mais par contre, entre chaque ponction, ils font une pause de trois mois pour reprendre. AprĂšs, en France, on a le droit Ă  quatre ponctions, remboursĂ©es intĂ©gralement. Mais ce qui compte, en fait, c'est les transferts. c'est pour ça que j'en ai eu 5 finalement parce qu'en fait s'il n'y a pas de transfert derriĂšre la ponction ne compte pas dans ce qu'on a le droit en remboursement c'est pour ça que tu as fait 5 stimulations en fait en FIV si je ne dis pas de bĂȘtises c'Ă©tait ça oui c'est ça, 7 mĂȘme du coup 7 stimulations, 7 fois les piqĂ»res en vue d'une FIV voilĂ  c'est ça c'est pas mal c'est pas mal

  • Lisa

    Ouais, ouais,

  • Pauline

    ouais,

  • Lisa

    c'est un bon parcours. Et du coup, le dernier, comment ça s'est passé ? Quand tu as eu des embryons, ils ont été développés pendant trois jours, pendant cinq jours ?

  • Pauline

    Cinq jours, au final. Et je n'en avais pas tant que ça parce que je n'en ai jamais eu beaucoup, mais il y en avait trois et du coup, on en a mis deux.

  • Lisa

    Tu as eu finalement trois J5, du coup ? Oui. alors que sur tes autres cycles si je me souviens bien tu n'en avais jamais eu finalement ?

  • Pauline

    j'en avais eu souvent 2, 3 j'en ai jamais eu beaucoup moi j'ai jamais eu de ponction avec 10 des choses comme ça, il y en avait toujours un petit peu mais sur les 2 transferts précédents qui n'ont pas qui n'ont pas fait de grossesse j'en avais eu 2 à chaque fois on avait implanté les 2 mais du coup ça n'avait pas pris ouais

  • Lisa

    Et ce n'était pas des J5, c'était des J3, non ?

  • Pauline

    C'était des J3, oui, c'est ça.

  • Lisa

    Des J3, je me souviens. Ce n'était pas des J5. Et justement, sur la derniÚre, il paraissait avoir trois J5. Et donc, ils en ont transféré deux. D'accord. Et donc, à l'issue


  • Pauline

    Les deux ont pris. Donc, du coup, on a eu des jumeaux.

  • Lisa

    D'accord. Super, super. On rigole avec Pauline, vous qui nous Ă©coutez, parce qu'on a eu une conversation avant le dernier transfert de deux oĂč on s'est dit peut-ĂȘtre qu'il y aura des jumeaux et que ça va fonctionner. Parce qu'il y avait d'autres fois oĂč tu avais un transfert de deux embryons mais que ça n'avait rien donnĂ©. Et lĂ , on s'est dit qu'il y avait des beaux blastocystes et en plus, ils vont transfĂ©rer deux. Et finalement, une grossesse gĂ©mellaire et deux bĂ©bĂ©s qui sont arrivĂ©s. il y a quelques mois maintenant et lĂ  donc ils ont 5 mois mais c'est vrai que j'ai demandĂ© Ă  Pauline si elle voulait bien venir tĂ©moigner sur Parlement PMA parce que cette stimulation c'est quand mĂȘme pas anodin c'est beaucoup aussi de d'Ă©tapes Ă©motionnelles aussi, le fait de ne pas avoir de ponction ou de ne pas avoir d'embryons Ă  transfĂ©rer. Je pense que vous qui nous Ă©coutez, peut-ĂȘtre certains d'entre vous, c'est arrivĂ© et psychologiquement, Ă©motionnellement, c'est difficile Ă  gĂ©rer. Je ne sais pas comment ça s'est passĂ© pour toi, Pauline.

  • Pauline

    C'est vrai qu'en fait, naĂŻvement, sans connaĂźtre trop la PMA, avant d'y aller, on s'imagine qu'on va tenter. on verra s'il y a une grossesse ou pas. Et c'est vrai qu'en fait, on ne se prĂ©pare pas au fait que ça peut ĂȘtre stoppĂ© avant mĂȘme d'ĂȘtre allĂ© au bout de la tentative. Et ça, ça peut ĂȘtre assez difficile. Enfin, moi, en tout cas, c'Ă©tait difficile parce que j'avais l'impression que ça ne marchait pas avant mĂȘme qu'on ait la chance que peut-ĂȘtre ça fonctionne. C'est vrai qu'en fait, c'est beaucoup de... Oui, Ă©motionnellement, c'est trĂšs dur parce qu'en fait, c'est vraiment les montagnes russes parce qu'on va avoir une bonne stimulation. Puis peut-ĂȘtre que finalement, la ponction, ça ne va pas donner ce qu'on pensait. Donc, c'est vrai que chaque Ă©tape, en fait, est une victoire.

  • Lisa

    Oui, c'est ça.

  • Pauline

    Ce n'est pas juste le test de grossesse, en fait. Il y a d'autres étapes avant.

  • Lisa

    Et mĂȘme le transfert parce qu'en fait, il y a le test de grossesse, mais il y a dĂ©jĂ  le fait de se dire, je vais transfĂ©rer. Un embryon et dĂ©jĂ  le fait de ne pas arriver Ă  cet Ă©preuve-lĂ , c'est... C'est compliquĂ©. Et puis, surtout qu'il y a quand mĂȘme tout le parcours mĂ©dical avant, toutes les injections, la ponction, tu attends et tu n'y arrives pas. Et toi, comment tu t'es sentie ? Parce que c'est du coup, sur les stimulations suivantes, quand il n'y a pas eu de ponction ou qu'il n'y a pas eu de transfert, comment ça s'est passĂ© pour toi ?

  • Pauline

    AprĂšs, c'est sĂ»r que c'est difficile. AprĂšs, je pense qu'on passe par plein de sentiments. Des fois, on se dit qu'on n'y arrivera jamais. Je pense que c'est normal. Des fois, on se dit, mais si, il faut y croire, ce sera la prochaine qui sera la bonne. Et puis au fond, je souhaite Ă©videmment Ă  tout le monde qu'ils aient le moins d'Ă©tapes Ă  traverser. Mais c'est vrai que ça fait partie de la chose. Et puis aujourd'hui, je n'aurai pas les enfants que j'ai maintenant. Si je n'avais pas eu toutes ces tentatives, ce ne serait pas eux. Mais c'est sĂ»r que c'est difficile. AprĂšs, je pense qu'il faut vraiment s'Ă©couter. Je sais que par exemple, mes stimulations, j'en ai fait seule. Certaines, j'ai fait avec une infirmiĂšre parce que je n'arrivais plus de me piquer toute seule. Donc, il y a certaines que j'ai fait avec une infirmiĂšre, d'autres seule. AprĂšs, quand on s'est rencontrĂ©, ils nous disent que c'est parce que je me sentais psychologiquement, ça commençait Ă  ĂȘtre dur. Donc j'avais besoin d'avoir quelqu'un avec qui parler de ça et qui sache de quoi je parle parce qu'il y a ça aussi. Il faut vraiment s'Ă©couter en fait. Et on a le droit d'ĂȘtre mal, on a le droit d'ĂȘtre bien. On a le droit d'avoir un ami proche, enfin une amie proche qui va avoir un enfant et d'ĂȘtre trĂšs heureuse pour elle. Et en mĂȘme temps que ça fasse mal, c'est tout Ă  fait normal en fait. Moi je pense qu'il faut vraiment s'Ă©couter et vivre la chose comme on peut. Si on a besoin de faire une pause, il faut le faire. Je pense que c'est vraiment s'Ă©couter soi, son corps et puis...

  • Lisa

    Toi d'ailleurs, tu as fait des pauses pendant ton parcours ? Non. Ou lui enchaßner ? Ouais. Je t'ai dit... Je lui ai enchaßné. Il va, on continue, on continue, ça va marcher.

  • Pauline

    Ouais, c'est ça. AprÚs, j'ai eu une petite pause forcée parce qu'il y a eu le Covid et du coup, ils ont fermé pendant un moment. Mais sinon, aprÚs, j'ai enchaßné non-stop.

  • Lisa

    Ça, c'est pareil. En fait, ça dĂ©pend de chaque personne. C'est vrai que parfois, comme tu dis, il faut s'Ă©couter. Toi, tu avais plus peut-ĂȘtre le besoin justement de sentir que tu avançais, d'ĂȘtre dans l'action. Et il y a certaines personnes qui ont besoin de prendre un peu plus de temps pour rĂ©cupĂ©rer lorsqu'il y a une tentative qui n'a pas abouti, pour s'en mettre et repartir plus fort, en tout cas plus fort Ă©motionnellement parlant. Mais ça dĂ©pend un peu de chacun finalement. Merci. des choix qui sont toujours personnels parce que mais c'est vrai que c'est pas toujours facile de s'Ă©couter la culpabilitĂ© si tu parlais de voilĂ  quand on entourage avait des amis qui tombent enceintes il ya toujours ce cĂŽtĂ© lĂ  mais et en fait finalement c'est simplement que ça nous renvoie une situation de quelque chose que nous on n'arrive pas Ă  voir en fait c'est pas du tout quelque chose de personnel contre l'autre personne. Toi ça t'est arrivĂ© dans ton parcours ?

  • Pauline

    Oui bah oui, aprĂšs mĂȘme avant la PMA puisque quand mĂȘme ça a durĂ© de trĂšs longues annĂ©es donc forcĂ©ment ça fait mal comme voilĂ  croiser une femme enceinte, c'est des situations qui sont difficiles Ă  vivre mais parce que voilĂ  on rĂȘve que de ça souvent mais aprĂšs je pense que c'est sain, c'est normal. en fait on peut avoir mal et c'est pas pour ça qu'on souhaite aux autres de pas y arriver en fait c'est juste un sentiment et puis je pense que c'est pareil il y a des moments oĂč ça peut ĂȘtre difficile et je pense qu'il ne faut pas se forcer non plus si on ne le sent pas, de ne pas aller voir des amis quand un bĂ©bĂ© c'est pas grave on les verra un peu plus tard quand on se sentira prĂȘt tout ça c'est des choses qu'il faut essayer de se prĂ©server parce que c'est vrai que c'est un parcours qui est long AprĂšs, qui n'a pas que du nĂ©gatif parce que ça nous prouve aussi Ă  nous-mĂȘmes Ă  quel point on peut ĂȘtre forte et aussi dans le couple. VoilĂ , donc c'est pas que du nĂ©gatif. On peut aussi ĂȘtre fiĂšre de soi d'avoir fait tout ça. Mais on a aussi le droit de prendre un petit peu de recul. Puis si ce sont des vrais amis, ils reviendront. Enfin voilĂ , on les retrouvera plus tard. VoilĂ , il n'y a pas de...

  • Lisa

    Donc toi, tu t'es accordé le droit de... Pas forcément aller au baby shower ou en tout cas en rencontre pendant que tu es en parcours parce que tu ne te sentais pas de le faire. Et tu as pris soin de toi finalement. Et tu as culpabilisé ou pas ?

  • Pauline

    Ça m'est arrivĂ©. AprĂšs, je ne me suis pas non plus coupĂ©e de tout le monde. Mais voilĂ , Ă  un moment, c'Ă©tait trop difficile. Il faut savoir couper. Mais aprĂšs, culpabiliser, oui et non. Mais aprĂšs, on est des adultes. Donc, si vraiment il y a des moments importants, on ne va pas se priver non plus. Et on peut aussi prendre sur soi. Mais voilĂ .

  • Lisa

    Et toi, comment t'as géré par rapport à ton entourage ? T'en as parlé, ton parcours ? TrÚs peu.

  • Pauline

    TrĂšs peu.

  • Lisa

    TrĂšs peu.

  • Pauline

    Alors, j'en ai parlĂ© Ă  quelques amis, mais pas du tout... Enfin, au dĂ©but, pas du tout Ă  la famille. J'en ai parlĂ© qu'au bout de deux ans, peut-ĂȘtre.

  • Lisa

    Oui, d'accord.

  • Pauline

    Parce qu'au bout d'un moment, ça devient difficile de cacher. Mais c'est vrai que j'avais quand mĂȘme un peu dans l'idĂ©e... Je ne pensais pas que ça durerait peut-ĂȘtre si longtemps. Et puis, j'avais dans l'idĂ©e aussi pour les grands-parents que ce soit une nouvelle. Et je ne voulais pas non plus qu'on attende les rĂ©sultats. Sentir cette pression des gens qui attendent les rĂ©sultats, je ne voulais pas ça. Donc, c'est pour ça que je l'ai aussi gardĂ© pour moi. Mais puis aprĂšs, en fait, c'est pareil, il faut faire comme on le sent.

  • Lisa

    Oui, ça dépend de l'environnement aussi de chacun, de l'entourage. Parce que c'est vrai que l'entourage, ils ont souvent en plus parfois envie de donner des conseils. Donc, on les connaßt.

  • Pauline

    VoilĂ .

  • Lisa

    Mais c'est vrai que non, c'est pas toujours évident d'en parler à son entourage. C'est vrai que c'est un choix à faire. Et je crois que d'ailleurs, je ne me rappelle plus sur ta derniÚre FIV. Il me semble que tu en avais parlé, mais tu n'avais pas donné les dates exactes. Oui,

  • Pauline

    c'est ça. Je crois de mémoire.

  • Lisa

    Pas de bĂȘtises.

  • Pauline

    Tout Ă  fait. Sur la derniĂšre,

  • Lisa

    Fyve,

  • Pauline

    ça a Ă©tĂ© un peu tout un... Oui, on a un petit peu menti parce que c'est vrai que du coup, par rapport... Parce que voilĂ , par rapport aussi au travail, c'est vrai qu'au dĂ©but, c'est compliquĂ© de le cacher Ă  son entreprise, mĂȘme que ce soit de mon mari ou la mienne. Et voilĂ , au dĂ©but, les collĂšgues, ils sont toujours lĂ  pour nous. Et on a eu de la chance. Moi, j'ai des collĂšgues qui ont toujours Ă©tĂ© lĂ  pour moi. Mais c'est vrai qu'au bout d'un moment, les absences, tout ça, ça peut ĂȘtre compliquĂ©. Je peux tout Ă  fait comprendre parce que ça fait long. Et c'est sĂ»r que ça reste un domaine du travail. Donc, c'est vrai qu'on avait un petit peu cachĂ© tout ça. Mais voilĂ , aprĂšs, on a vu quand mĂȘme besoin de l'aide. de mes beaux-parents, de ma mĂšre pour venir me chercher Ă  l'hĂŽpital. Enfin voilĂ , donc c'est vrai que c'Ă©tait un peu... Tout le monde avait un peu su quand mĂȘme la derniĂšre five. Oui.

  • Lisa

    Finalement, ils avaient quand mĂȘme... Ils n'avaient pas les dates exactes, mais bon...

  • Pauline

    VoilĂ .

  • Lisa

    Non, c'est ça. Donc tu n'avais pas la pression du jour mĂȘme et tout ça, mais bon, ils savaient quand mĂȘme...

  • Pauline

    Ils avaient... VoilĂ . On Ă©tait quand mĂȘme un petit peu Ă©pis. Oui. AprĂšs je pense aussi que quand mĂȘme voilĂ  nos parents ils Ă©taient comme assez respectueux et ils savent aussi que c'est pas facile et voilĂ  ils posaient pas de questions ils nous laissaient aussi venir vers eux donc ça facilitait un peu les choses mais ça

  • Lisa

    a Ă©tĂ© quand mĂȘme finalement il y avait de la bienveillance et bien sĂ»r de l'aide et d'ailleurs tu parlais de l'entreprise Tu en avais parlĂ© et ton conjoint aussi en avait parlĂ© Ă  son entreprise, comment vous Ă©tiez organisĂ©e, d'accord ?

  • Pauline

    Oui, aprĂšs moi, mes collĂšgues savaient dĂ©jĂ  que je voulais un enfant avant mĂȘme que je me lance dans la PMA. Enfin voilĂ , c'Ă©tait dĂ©jà
 Les personnes le savaient et aprĂšs mon mari, oui, il en a parlĂ© parce que forcĂ©ment, c'est des absences un petit peu
 C'est-Ă -dire que c'est un peu la veille pour le lendemain et comme on travaille tous les deux dans le commerce, C'est vrai qu'on ne peut pas... On ne peut pas ne pas ĂȘtre lĂ . Il faut qu'il y ait quelqu'un qui nous remplace, en fait. Puisque s'il faut que j'ouvre le magasin, il faut qu'il y ait quelqu'un qui vienne Ă  ma place. Donc, c'Ă©tait vraiment compliquĂ© de le cacher. On a quand mĂȘme Ă©tĂ© obligĂ©s d'en parler.

  • Lisa

    Mais ça s'est bien passĂ©. Oui, oui, oui. Non, parce que c'est vrai que c'est souvent une question un petit peu qui revient aussi, finalement. En parler, ne pas en parler Ă  son employeur. Parce que si tu demandes des arrĂȘts, de toute façon, tu es un peu quand mĂȘme obligĂ© de dire le pourquoi. Parce que comme ça... Une protection spĂ©ciale pour la PMA. C'est vrai que souvent, c'est un peu la grande question, en parler, ne pas en parler, mais finalement, ça dĂ©pend un peu de chacun. Oui. Parce que si tu n'as pas la chance d'avoir un employeur qui est comprĂ©hensif, alors effectivement, il y a une loi qui est lĂ  pour protĂ©ger justement des personnes qui sont en parcours de PMA. Mais c'est vrai que ce n'est pas toujours Ă©vident non plus. Et puis, on n'a pas toujours des super collĂšgues. Ce n'est pas toujours si facile que ça. En tout cas, il y a quand mĂȘme une petite pression autour de la PMA, mĂȘme des grossesses par la suite. Ce n'est pas tout simple pour tout le monde. Donc, sur ce cĂŽtĂ©-lĂ , vous avez eu un petit peu de chance, on va dire.

  • Pauline

    Oui, c'est ça. AprĂšs, c'est pareil, je pense qu'il faut faire aussi comme on... le sens moi je sais ce que j'ai une collĂšgue aussi qui est passĂ© par lĂ  et elle par exemple alors je crois qu'elle s'Ă©tait Ă  sa troisiĂšme fille elle a dĂ©cidĂ© de se mettre en arrĂȘt dĂšs le dĂ©but de la stimulation parce que voilĂ  elle Ă©tait fatiguĂ©e que elle avait besoin de ce temps donc c'est pareil je pense que si on sent parce que par contre je veux pas m'avancer au nom de tous les mĂ©decins de france mais je pense que si quelqu'un qui en en five souhaite un arrĂȘt et de travail, il y a... pense qu'il n'y a aucun problĂšme. Donc, si on sent de le vivre mieux ainsi, je pense qu'il faut se mettre en arrĂȘt. Moi, c'est vrai que j'ai rĂ©ussi Ă  toujours m'arranger et du coup, ne jamais avoir d'arrĂȘt de travail.

  • Lisa

    C'est ce que j'allais te demander,

  • Pauline

    je ne me rappelais plus si tu avais des arrĂȘts. Soit je rĂ©cupĂ©rais des heures ou je faisais mon jour de repos.

  • Lisa

    J'ai un peu mouillée,

  • Pauline

    comme ça, on va dire. Et du coup, c'est passĂ©. VoilĂ , c'est ça. Ça, c'est bien repris.

  • Lisa

    Oui, oui. Non, mais c'est vrai que c'est... Mais tu vois, c'est bien. Enfin, tu as raison d'en parler parce que j'ai une personne que j'accompagne aussi qui s'est arrĂȘtĂ©e rĂ©cemment pendant sa stimulation, enfin, juste en post-transfert parce qu'elle ressentait le besoin. Et c'est vrai que parfois, c'est difficile parce qu'il y a un peu une culpabilitĂ© aussi. Il y a certaines personnes qui culpabilisent de demander un arrĂȘt. Alors, je pense qu'on peut profiter du podcast pour dire, ne culpabilisez pas. Si vous en avez besoin, il ne faut pas oublier que c'est un parcours qui est difficile. Et c'est vrai que... Alors, on ne va pas remettre ça sur le... le cĂŽtĂ© stress, parce que ce n'est pas ça qui va forcĂ©ment faire la diffĂ©rence. Mais c'est vrai que parfois, on a besoin de se poser, de se sentir bien et de prendre des forces. Il y a des personnes qui en ont besoin. Il y a des personnes qui prĂ©fĂšrent travailler pour avoir l'esprit occupĂ©. Donc, on en revient toujours un peu Ă  s'Ă©couter. Et c'est important. Et moi, j'avais envie de rajouter aussi de ne pas culpabiliser non plus, parce que ça ne sert Ă  rien de s'arrĂȘter si aprĂšs, vous culpabilisez derriĂšre. C'est un petit peu dommage, mais c'est mĂ©ritĂ©. Le parcours est difficile, donc il ne faut pas hĂ©siter. Et parfois mĂȘme, si vous tombez sur un mĂ©decin qui n'est pas forcĂ©ment d'accord avec ça... aprĂšs, ne pas hĂ©siter aussi Ă  en voir peut-ĂȘtre un autre. Oui,

  • Pauline

    bien sûr.

  • Lisa

    Comme on dit, c'est un peu comme aussi le parcours de PMA, les gynĂ©cologues, si ça ne va pas avec un gynĂ©cologue ou un centre, on n'est pas dans l'obligation de continuer forcĂ©ment au mĂȘme endroit aussi. Il y a le cĂŽtĂ© mĂ©dical, mais il y a le cĂŽtĂ© aussi de subir ça derriĂšre, en fait, de tout ce parcours. et les personnes qui... n'ont pas forcĂ©ment vĂ©cu aussi des fois se rendent pas compte. La personne que j'accompagne me disait que la secrĂ©taire en gros du mĂ©decin avait dit non mais vous vous arrĂȘtez pour ça, franchement c'est hyper culpabilisant quoi donc faut juste parfois prendre du recul et se dire que les personnes elles savent pas forcĂ©ment, elles ont pas conscience de tout ce qui se passe derriĂšre en fait et ça c'est important. La culpabilitĂ© en parcours de PMA, c'est ça. Et toi, finalement, avec du recul, maintenant que tu as tes bĂ©bĂ©s, est-ce qu'il y a des choses que tu aurais aimĂ© savoir avant de commencer le parcours ou peut-ĂȘtre faire autrement ?

  • Pauline

    Je pense que ce que je te disais tout Ă  l'heure, vraiment le cĂŽtĂ© oĂč en fait, c'est les montagnes russes, en fait. pour jamais trop s'emballer parce qu'en fait chaque Ă©tape est importante et chaque Ă©tape peut ĂȘtre stoppĂ©e. Alors peut-ĂȘtre pas pour tout le monde, Ă©videmment, aprĂšs chaque cas est diffĂ©rent, mais c'est vrai que c'est ce que j'ai eu le plus de mal Ă  vivre et auquel je ne m'Ă©tais pas du tout prĂ©parĂ©e. VoilĂ , aprĂšs je pense qu'il faut y aller aussi quand on est prĂȘt. Parce que c'est pareil, moi en fait, au bout de trois ans sans contraception, j'avais dĂ©jĂ  vu ma gynĂ©cologue qui m'avait parlĂ© de la PMA et en fait, on ne s'Ă©tait pas lancĂ© parce que je ne me sentais pas prĂȘte. Et on a rĂ©attendu. Et voilĂ , il faut aussi se sentir prĂȘt parce qu'il faut quand mĂȘme ĂȘtre fort Ă©motionnellement, physiquement, parce que suivant
 Moi, je sais que l'hĂŽpital oĂč je suis suivie, il est Ă  une heure et demie de chez moi. Donc, c'est beaucoup de rendez-vous, tout ça. Donc, il faut quand mĂȘme se sentir prĂȘt. prĂȘt Ă  le vivre et je pense qu'on le vit beaucoup mieux aussi quand on est prĂȘt pas forcĂ©ment forcer tout de suite si on le sent pas, mĂȘme si aprĂšs rien ne nous empĂȘche d'aller au premier rendez-vous pour avoir les informations et puis si c'Ă©tait un peu trop se dire bah non on va attendre il n'y a aucun mĂ©decin qui va vous forcer sauf peut-ĂȘtre s'il y a une question d'Ăąge mais sinon qui va vous forcer et vous dire et bah non il faut commencer maintenant voilĂ 

  • Lisa

    Merci. Ouais parce que c'est vrai que toi t'Ă©tais finalement quand t'as commencĂ© les parcours, enfin t'Ă©tais super jeune finalement quand t'as commencĂ©, enfin mĂȘme en conception naturelle.

  • Pauline

    Oui, oui, oui, quand j'ai commencé, bah oui, oui.

  • Lisa

    T'avais quoi ?

  • Pauline

    J'avais 24 ans,

  • Lisa

    oui. C'Ă©tait au dĂ©but, donc ouais t'Ă©tais vraiment, tu es toujours trĂšs jeune. Oui, bien sĂ»r. Pour les ECBB, je veux dire, 24 ans, c'est jeune. Oui, oui. Tu te dis, avant de se lancer sur le gros, parce que c'est vrai qu'il faut toujours aussi voir un petit peu les choses diffĂ©remment. C'est sĂ»r, quand on a 24, que tu en as peut-ĂȘtre 38, 39, par exemple, c'est sĂ»r que les problĂ©matiques sont diffĂ©rentes. mais toi tu avais quand mĂȘme un peu de temps justement pour te prĂ©parer Ă  ce parcours et heureusement finalement parce que ça a Ă©tĂ© intense donc oui ce n'Ă©tait que le dĂ©but l'histoire

  • Pauline

    n'a mĂȘme pas commencĂ© l'histoire de l'an voilĂ  d'avoir des enfants n'a mĂȘme pas commencĂ© qu'on a dĂ©jĂ  bien voilĂ  bien c'Ă©tait dĂ©jĂ  bien intense

  • Lisa

    C'était intense. Oui, c'est ça. Vous avez préparé maintenant les jumeaux.

  • Pauline

    Voilà, c'est ça.

  • Lisa

    Les rendez-vous mĂ©dicaux, etc. Finalement, c'Ă©tait un bon entraĂźnement. VoilĂ . C'est un peu positif, la mĂȘme chose. Et toi, si tu avais des conseils Ă  donner aux couples qui vont se lancer en parcours de PMA, tu m'as dit... Peut-ĂȘtre ça, de se sentir prĂȘt et fort Ă©motionnellement pour se lancer. Et puis, penser aussi qu'il y a toutes ces montagnes russes, finalement, Ă©motionnelles. Est-ce qu'il y a d'autres choses que tu aimerais partager ?

  • Pauline

    Je pense faire confiance aussi quand mĂȘme Ă  la mĂ©decine, y croire, se dire qu'on a le droit aussi Ă  notre chance, qu'aprĂšs, il y a aussi plein d'autres. solution qui existe si ça fonctionne pas parce que moi comme j'Ă©tais bien avancĂ© dans mon parcours j'avais dĂ©jĂ  pensĂ© Ă  une suite Ă  peut-ĂȘtre un don d'ovocytes des choses comme ça voilĂ  il y a plein en fait il y a plein de choses qui se cachent derriĂšre dont on n'est pas forcĂ©ment prĂȘt au dĂ©part on peut venir en fait avec le temps c'est vrai que au dĂ©but oĂč j'ai peut-ĂȘtre je me suis lancĂ©e dans la PMA on m'aurait parlĂ© de don d'ovocytes j'aurais dit non non enfin Et en fait, au fur et Ă  mesure, on se prĂ©pare Ă  plein de choses et on accepte, on se dit que oui, on voit les choses diffĂ©remment et on s'ouvre Ă  d'autres solutions.

  • Lisa

    Oui, c'est important de savoir qu'il existe d'autres options aussi pour devenir parent. Effectivement, il y a le don d'orocyte, le don de sperme, le double don, le don d'embryon et mĂȘme l'adoption aussi. Il y a plusieurs maniĂšres aussi de devenir parent. Et ça, le fait de savoir qu'il y avait ces possibilitĂ©s, ça t'a aidĂ© aussi ?

  • Pauline

    Oui, Ă  un moment, ça m'a aidĂ©e. Quand vraiment, j'avais l'impression qu'on n'allait jamais y arriver. Que les chances passaient. Que je me disais qu'au bout d'un moment, on allait me dire que c'Ă©tait fini. ForcĂ©ment, de commencer avant mĂȘme d'avoir fini mes chances. de la five classique, de penser Ă  d'autres solutions, ça m'a aidĂ©e aussi Ă  me dire, si ça ne marche pas, il y a ça. Et finalement, ça ne fera pas de moi moins une mĂšre qu'une autre. Et qu'il y a d'autres solutions. Et en fait, ça permet aussi de vivre la chose un peu moins dramatiquement, je dirais. De se dire qu'il y a d'autres solutions et puis d'autres chances aprĂšs.

  • Lisa

    Oui, c'est ça. Et au niveau de, c'était avant la derniÚre FIV, du coup, on s'est vus et à ce moment-là, finalement, tu te sentais un peu comment, dans quel état d'esprit finalement ?

  • Pauline

    À ce moment-lĂ , c'Ă©tait quand mĂȘme trĂšs dur. C'est-Ă -dire qu'en fait, je sentais, physiquement, ça allait quand mĂȘme, parce qu'il faut vivre quatre fonctions et les stimulations, tout ça. et c'est vrai que psychologiquement je commençais Ă  Ă  me sentir mal et c'est pour ça que je me suis tournĂ©e vers toi parce que je ressentais que en fait voilĂ  physiquement je pouvais encore le faire je pouvais encore voilĂ  j'Ă©tais encore en forme les trajets tout ça ça allait mais que psychologiquement ça commençait Ă  ĂȘtre difficile que je voyais pas vraiment le goĂ»t que je le faisais un peu mĂ©caniquement en fait sans plus trop y croire et puis voilĂ  c'Ă©tait le bon moment pour te rencontrer parce que du coup ça m'a redonnĂ© un coup de boost pour la hague

  • Lisa

    Je me souviendrai toujours, les planÚtes sont alignées parce que je ne sais pas, en fait c'était un concours de circonstances, mais finalement, c'était rigolo parce que les conversations qu'on a eues dans nos échanges aussi, déjà d'avoir des blastocystes, aprÚs d'avoir ce que je disais tout à l'heure, les transferts de deux, et puis finalement de plaisanter un petit peu pendant l'heure. Oui,

  • Pauline

    c'est ça.

  • Lisa

    T'as pensĂ© de parler des jumeaux et puis finalement, voilĂ , que t'as une grossesse. Et derriĂšre, tout s'est bien passĂ© au niveau de la grossesse. T'as dĂ» ĂȘtre un petit peu au repos, c'est ça ? Oui, c'est ça,

  • Pauline

    voilĂ . Un petit peu vitalitĂ©, voilĂ . Mais en fait, ma gynĂ©cologue Ă©tait plus inquiĂšte que moi finalement. Moi, en fait, je me disais non, mais c'est la bonne, quoi. Ça y est, lĂ , c'est pour moi. Et du coup, j'Ă©tais quand mĂȘme confiante. malgrĂ© toutes les pĂ©ripĂ©ties finalement tout c'est bien terminĂ© mais oui il faut je pense que si pareil on ressent le besoin parce que je parlais des infirmiĂšres si elles ont besoin de faire les piqĂ»res il faut mais si on a aussi besoin de parler il faut aussi faire appel et

  • Lisa

    je pense que il faut tout faire pour se sentir bien ouais c'est ça parce que sinon ça peut vite devenir compliquĂ© en fait Et c'est vrai que ce que je vois en tout cas, c'est que parfois, tu peux faire deux, trois, quatre fifs, tu vas tenir le coup. Et puis, tu as un moment donnĂ© oĂč tu sens que c'est plus dur, que tu n'as plus de mal Ă  repartir, etc. Et puis finalement, le fait de pouvoir Ă©changer, d'avoir un peu ce coup de bouse, de savoir oĂč on va, etc. Et c'est vrai que je me souviens qu'on a parlĂ© un petit peu aussi du don. de faire des possibilitĂ©s alors qu'on n'y Ă©tait pas du tout. Le fait d'envisager ces possibilitĂ©s, toutes ces choses-lĂ , tout ce qu'il peut y avoir et de repartir confiante sur les possibilitĂ©s de devenir maman, c'est super important. Je trouve qu'en tout cas, c'est super que tu nous racontes ton parcours parce que c'Ă©tait quand mĂȘme beaucoup de stimulation. Finalement, tu as enchaĂźnĂ©. C'Ă©tait trois ans, trois ans et demi, vraiment, enfin trois ans bien intenses, parce que toi, tu as des personnes qui pourraient faire autant de stimulation que toi, mais peut-ĂȘtre en cinq ans, donc tu as enchaĂźnĂ© et tu as persĂ©vĂ©rĂ©. Et c'est vrai que ce que je dis toujours, c'est que finalement, en FIV aussi, ce qui compte, c'est les rĂ©sultats en cumulĂ©. Et d'ailleurs, je pense que c'est important aussi d'en avoir
 conscience lorsqu'on a une tentative qui n'aboutit pas. Et ce n'est pas facile de se le dire parce qu'il y a toujours une grosse dĂ©ception. Mais je pense que tu as vraiment eu la preuve encore, comme Marie que j'ai interviewĂ©e dans un autre podcast, de dire qu'il peut y avoir des tentatives qui n'aboutissent pas, qui n'attourissent pas, mais on va arriver Ă  en cumuler Ă  la bonne tentative et qui va permettre au bĂ©bĂ© d'arriver. Et ça, c'est... Ce n'est pas facile de l'avoir en tĂȘte pendant le parcours, parce qu'on se dit, je crois que les mots qui reviennent Ă  un moment donnĂ©, c'est comme tu disais, des fois tu as beaucoup d'espoir, et puis des fois, des moments oĂč tu te dis, je ne vais jamais y arriver. Et en fait, dans ces moments-lĂ , c'est de se dire, je pense que c'est pour ça que les tĂ©moignages, c'est super important, de se dire, il y a des personnes qui ont galĂ©rĂ©, qui n'arrivaient mĂȘme pas Ă  avoir des ovocytes, qui avaient pris une ponction, qui n'arrivaient pas Ă  avoir de transfert, et puis comme toi, qui ont eu des jumeaux. c'est la preuve de la persĂ©vĂ©rance qu'il faut s'accrocher et puis si Ă  un moment donnĂ© vous avez besoin d'un coup de main ou d'Ă©changer aussi avec d'autres femmes qui sont passĂ©es par lĂ  il ne faut pas hĂ©siter parce que je pense que c'est super important et vraiment je te remercie d'avoir acceptĂ© de tĂ©moigner aprĂšs ce parcours et vraiment je suis ravie pour toi et je te souhaite beaucoup de bonheur avec ta petite famille Je vous souhaite aux personnes qui nous Ă©coutent aussi, vous ĂȘtes peut-ĂȘtre en parcours, vous avez peut-ĂȘtre commencĂ© la FIV, vous avez peut-ĂȘtre eu plusieurs tentatives qui n'ont pas encore abouti, mais ce n'est pas fini, il faut persĂ©vĂ©rer. AprĂšs, comme tu disais Pauline, il y a d'autres options aussi, qui ne sont pas toujours les premiĂšres options au dĂ©part, mais qui sont lĂ  et qui sont des belles maniĂšres de devenir parent aussi. Merci. ne vous dĂ©couragez pas et puis n'hĂ©sitez pas si vous avez besoin d'Ă©changer on peut en discuter et c'est vrai que vous ĂȘtes tous pleins de courage et il faut garder espoir et le rĂ©sultat est lĂ  c'est ça,

  • Pauline

    tout Ă  fait et puis en fait on n'imagine pas Ă  quel point on a de la force en nous en fait mais Parce qu'en fait, je sais que j'ai une de mes collĂšgues qui me dit, oh lĂ  lĂ , mais je me souviens pendant le parcours, elle me disait, mais moi, je ne pourrais jamais faire ça, je ne pourrais jamais faire ça. Je dis, mais si, mais en fait, c'est quand on est dedans, en fait, on n'a pas le choix et quand on se donne les moyens et en fait, on peut. Et puis, on peut aussi ĂȘtre dĂ©couragĂ©, on a le droit, mais on peut aussi y arriver.

  • Lisa

    Oui, mais d'ailleurs, tu dis qu'on peut ĂȘtre dĂ©couragĂ©. C'est vrai que vous avez le droit de ne pas ĂȘtre toujours Ă  100% et d'y croire Ă  100% tout le temps. AprĂšs, c'est plus si Ă  un moment, vous voyez que vous n'en pouvez plus, que vous ne redĂ©marrez pas, etc. C'est lĂ  que c'est important, peut-ĂȘtre, de demander du soutien. Mais c'est quelque chose de normal. Et on ne peut pas ĂȘtre tout le temps Ă  100% positif. On n'est pas dans la vie de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. On a des hauts, des bas. On est montĂ© Ă  la rue, on les a, mais en moins exacerbĂ©, si je puis dire. Mais c'est important aussi. Il faut rejoindre ce qu'on disait tout Ă  l'heure, s'Ă©couter aussi. Mais c'est vrai, ce que tu dis, c'est qu'au final, le cĂŽtĂ© se rendre compte qu'on est capable de passer Ă  travers ce parcours, finalement, c'est vrai que tu t'en rends compte plutĂŽt aprĂšs. tu te dis waouh je suis passĂ©e par lĂ  et on a rĂ©ussi ça n'a pas Ă©tĂ© facile mais on l'a fait quoi mais mĂȘme aprĂšs on se dit oh lĂ  lĂ  j'ai fait tout ça mais oui on l'a fait par contre parce que tu l'as fait un peu finalement tu es dans le guidon dans le parcours exactement et ça aussi et je crois que ce qui Ă©tait intĂ©ressant aussi c'est que Pour toi, au-delĂ  du parcours, tu avais quand mĂȘme pas mal de projets aussi, tu faisais pas mal de choses avec ton conjoint. Et ça, je crois que c'est un point aussi dont on n'a pas parlĂ©, mais qui est important aussi, de ne pas oublier de vivre hors de la paix.

  • Pauline

    Continuer de vivre sa vie, si on veut partir en vacances, alors oui, il faudra peut-ĂȘtre adapter les dates un petit peu en fonction, mais on peut le faire. Oui, oui, complĂštement. il faut aller boire un verre, aller au resto, faire ce qui nous fait plaisir. Il faut continuer parce que ça fait du bien aussi. Puis ça fait du bien aussi de se retrouver parce que pour le couple, c'est aussi une Ă©preuve. Et ça fait du bien aussi d'aller en week-end et de ne pas penser Ă  ça pendant un week-end. C'est super important.

  • Lisa

    De déconnecter, de se retrouver et de dire, finalement, la base de ce projet, c'est nous deux finalement. Le projet de l'amour. Super, en tout cas, un grand merci Pauline et je te dis à trÚs bientÎt. Et merci encore vraiment d'avoir partagé. Et puis merci à vous de nous avoir écouté sur ce dernier post-cat. On se retrouve.

  • Pauline

    Bon courage Ă  toutes.

  • Lisa

    Et bon courage. Pauline, à trùs bientît. Au revoir. À bientît.

  • Speaker #2

    J'espÚre que vous avez apprécié cet épisode du podcast. N'hésitez pas à le partager si celui-ci vous a plu. Et... à me retrouver sur mon compte Instagram lisa.journiacoaching pour échanger. A bientÎt !

Share

Embed

You may also like