Description
Plongez dans le quatrième épisode de notre série de Podcasts RH dédiée aux métiers de policiers.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.








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Plongez dans le quatrième épisode de notre série de Podcasts RH dédiée aux métiers de policiers.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour et bienvenue dans ce nouveau podcast de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure. Je suis Emma Coltier, chargée de recrutement et de communication, et je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour vous proposer un format spécial. Selon vous, quelles sont les qualités à avoir pour intégrer la DGSI ?
Selon moi, les trois valeurs qui portent les agents de la Direction sont la curiosité, La rigueur et la résilience à la frustration que peut générer le travail en renseignement. Pour le coup là, je serais un peu en différence avec le travail de Jeanne, puisque lorsque l'on fait du renseignement, on ne voit pas nécessairement la finalité de nos actions. La rigueur consiste à étudier l'ensemble des pistes possibles dans une enquête. La curiosité fait partie de l'ensemble du métier. Voilà les trois valeurs que je... pense nécessaire pour intégrer la direction. J'insiste sur la résidence à la frustration que peut générer le travail en enseignement parce qu'on peut très bien mener une enquête sans jamais vraiment saisir la finalité ou se dire pourquoi on va travailler sur, je ne sais pas, une plaque d'immatriculation ou un véhicule qui a été aperçu à tel ou tel endroit. Et peut-être que dans 3 ans, dans 10 ans, ça aura un impact, un intérêt pour prévenir une action violente, par exemple, pour ce qui est de notre domaine. Peut-être que ça n'en aura pas. En revanche... La curiosité d'aller investiguer sur cette immatriculation, sur les gens qui sont susceptibles de la conduire ou d'y être, et la rigueur, c'est mettre l'ensemble des moyens à notre disposition pour travailler sur cet événement qui peut paraître anodin, et puis le documenter du coup, à la fin.
Est-ce que vous partagez tous le même avis ? Est-ce qu'en fonction de là où vous travaillez, vous identifiez d'autres qualités que les policiers doivent avoir ?
Totalement le premier maître mot pour moi, je rejoins Louis, c'est la rigueur. Effectivement, c'est une direction qui demande une certaine exigence, personnelle, professionnelle, etc. Il faut être capable aussi de s'investir, parce qu'on arrive pour la plupart dans un milieu police classique qu'il faut préserver, faire fructifier et intégrer dans un écosystème qui pour le coup est totalement différent, avec des enjeux qui sont légèrement différents, des process qui le sont encore plus. Donc ça demande une capacité de remise en question, d'investissement. Au-delà de la rigueur, c'est d'être capable d'innover tout le temps. Je pense que tous, autant qu'on est sur nos filières respectives, on nous demande toujours d'innover pour être au-devant de ce qui peut nous être demandé.
Totalement. Comme mes deux collègues, j'avais aussi cette idée de curiosité, en tout cas, et d'attrait pour la géopolitique, l'actualité, etc. La rigueur est essentielle. J'ajouterais peut-être l'exemplarité également. Une exemplarité qui passe lorsqu'on veut intégrer notre direction, d'ailleurs par le filtre de l'enquête d'habilitation et des entretiens avec des psychologues pour s'assurer que l'agent qui souhaite intégrer la direction n'ait pas de vulnérabilité et que des services, par exemple de renseignement étranger, ne puissent pas avoir de moyens de pression sur lui. Donc ça, je pense que l'exemplarité aussi, c'est une valeur cardinale pour intégrer notre direction. La discrétion, parce que mais qui est aussi une exigence et une contrainte. Parce que même si nous avons différents métiers à l'intérieur de la direction, nous avons des agents de renseignement, des gens qui font du judiciaire, des métiers un peu plus ouverts ou en tout cas qui peuvent avoir des liens avec l'extérieur, nous restons des agents de renseignement avec une nécessité d'être discret dans notre quotidien. Et enfin, je rejoins également Lucas sur le côté créativité, innovation, d'être imaginatif parce qu'on observe que les menaces sont en constante évolution. Et nous avons des adversaires qui utilisent également de nouvelles méthodes d'action. Et il faut toujours évoluer en parallèle et toujours être d'autant plus créatif pour répondre à ces menaces.
Moi, c'est mon premier métier au sein de la DGSI. Loin d'être mon premier métier au sein de la police nationale, mais le premier au sein de la direction. Il y a un grand écart entre l'image que je pouvais en avoir avant, je ne pensais pas du tout forcément un jour y travailler. J'en avais une image un peu fermée, poussiéreuse, quelque chose limite un petit peu obscur et je ne voyais pas bien ce que je pouvais y apporter. Et la plus grosse découverte en arrivant ici, c'est que de l'intérieur c'est vraiment tout le contraire. C'est quelque chose qu'on ne s'imagine pas tant qu'on n'a pas intégré la DGSI. Mais je vois pour ma part, au niveau de ma sous-direction, il n'y a que des hyper spécialistes, mais on le retrouve, quelles que soient les sous-directions, parce que nous, au groupe d'appui opérationnel, on collabore avec beaucoup de sous-directions. Et quels que soient nos interlocuteurs, on s'aperçoit qu'il n'y a que des passionnés, des hyper spécialistes, des gens qui sont vraiment à fond sur leur segment d'activité, qui s'évertuent à... à donner le meilleur d'eux-mêmes. C'est ce qui rend l'aventure au sein de la DGSI encore plus intéressante que ce qu'on pouvait s'imaginer de prime abord.
Rejoindre la DGSI, c'est la notion de secret, la discrétion qu'on doit avoir à l'extérieur. Au sein de la maison, on a aussi ce qu'on appelle le besoin d'en connaître, le cloisonnement nécessaire entre les thématiques et aussi la capacité de s'adapter ou d'adapter notre vie personnelle à l'aune de nos fonctions, notre entourage. doit être préservée, cette culture du secret qui est inhérente à notre... à notre métier et c'est un délicat exercice que de justement de juguler cette passion qu'on a, cette volonté de défendre les valeurs qui nous portent, les valeurs de la nation, le secret et la vie personnelle, la vie de famille, les relations amicales. C'est un délicat exercice mais c'est passionnant.
J'aimerais bien qu'on termine du coup en donnant un mot, que chacun donne un mot à tour de rôle. Pour décrire, selon eux, pour définir la DGSI ?
Pour moi, ce serait l'exigence. L'exigence. Oui, l'exigence. Parce que l'exigence qu'impose le secret, l'organisation, les thématiques que l'on traite quand on travaille à la DGSI, l'exigence de parler des enjeux. aussi de gérer par la direction. On parle quand même d'intérêts fondamentaux de la nation, ça fait un peu en poulet dit comme ça, mais ça reste quand même une réalité. Et même si tout policier a envie d'accomplir à bien sa mission, il y a ce petit supplément d'âme que l'intérêt fondamental de la nation impose. Et donc du coup, l'exigence de parler résultat. Que la direction attend de nous, c'est une direction qui a les moyens de se donner les moyens, mais en retour elle attend la même chose de nous.
Un autre mot pour moi ce serait l'efficacité, parce qu'en effet on n'imagine pas la mobilisation exceptionnelle quotidienne des agents de la direction générale, que ce soit dans un temps un peu plus calme ou lors des temps de crise typiquement. lorsqu'un attentat peut se produire, ou à l'aune des grands événements. Et on a vu une mobilisation exceptionnelle aussi en 2024, avec l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, qui ont été une grande réussite. Et cette réussite qui est collective, elle a été permise avec beaucoup de concessions personnelles, je pense, de la part de ces agents, qui se sont focalisés sur leur travail, sur leur sens du service public, et qui font passer toujours l'intérêt général en priorité.
Pour ma part, ce serait... défense dans la mesure où on s'attache réellement chacun dans son secteur de défendre nos intérêts, les intérêts de la France. Bon, Luc, elle a évoqué ça peut faire un poulet, mais réellement, on s'y attache. Donc, ça va tant de l'individu que des intérêts plus généraux. Alors, défense dans l'optique de protéger, bien sûr, et d'accompagner. Et c'est ce à quoi s'attache réellement la DGSI pour accompagner les personnes qui se retrouvent dans une situation problématique.
Merci à tous pour votre participation et votre écoute. Et puis je vous dis à très vite.
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Bonjour et bienvenue dans ce nouveau podcast de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure. Je suis Emma Coltier, chargée de recrutement et de communication, et je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour vous proposer un format spécial. Selon vous, quelles sont les qualités à avoir pour intégrer la DGSI ?
Selon moi, les trois valeurs qui portent les agents de la Direction sont la curiosité, La rigueur et la résilience à la frustration que peut générer le travail en renseignement. Pour le coup là, je serais un peu en différence avec le travail de Jeanne, puisque lorsque l'on fait du renseignement, on ne voit pas nécessairement la finalité de nos actions. La rigueur consiste à étudier l'ensemble des pistes possibles dans une enquête. La curiosité fait partie de l'ensemble du métier. Voilà les trois valeurs que je... pense nécessaire pour intégrer la direction. J'insiste sur la résidence à la frustration que peut générer le travail en enseignement parce qu'on peut très bien mener une enquête sans jamais vraiment saisir la finalité ou se dire pourquoi on va travailler sur, je ne sais pas, une plaque d'immatriculation ou un véhicule qui a été aperçu à tel ou tel endroit. Et peut-être que dans 3 ans, dans 10 ans, ça aura un impact, un intérêt pour prévenir une action violente, par exemple, pour ce qui est de notre domaine. Peut-être que ça n'en aura pas. En revanche... La curiosité d'aller investiguer sur cette immatriculation, sur les gens qui sont susceptibles de la conduire ou d'y être, et la rigueur, c'est mettre l'ensemble des moyens à notre disposition pour travailler sur cet événement qui peut paraître anodin, et puis le documenter du coup, à la fin.
Est-ce que vous partagez tous le même avis ? Est-ce qu'en fonction de là où vous travaillez, vous identifiez d'autres qualités que les policiers doivent avoir ?
Totalement le premier maître mot pour moi, je rejoins Louis, c'est la rigueur. Effectivement, c'est une direction qui demande une certaine exigence, personnelle, professionnelle, etc. Il faut être capable aussi de s'investir, parce qu'on arrive pour la plupart dans un milieu police classique qu'il faut préserver, faire fructifier et intégrer dans un écosystème qui pour le coup est totalement différent, avec des enjeux qui sont légèrement différents, des process qui le sont encore plus. Donc ça demande une capacité de remise en question, d'investissement. Au-delà de la rigueur, c'est d'être capable d'innover tout le temps. Je pense que tous, autant qu'on est sur nos filières respectives, on nous demande toujours d'innover pour être au-devant de ce qui peut nous être demandé.
Totalement. Comme mes deux collègues, j'avais aussi cette idée de curiosité, en tout cas, et d'attrait pour la géopolitique, l'actualité, etc. La rigueur est essentielle. J'ajouterais peut-être l'exemplarité également. Une exemplarité qui passe lorsqu'on veut intégrer notre direction, d'ailleurs par le filtre de l'enquête d'habilitation et des entretiens avec des psychologues pour s'assurer que l'agent qui souhaite intégrer la direction n'ait pas de vulnérabilité et que des services, par exemple de renseignement étranger, ne puissent pas avoir de moyens de pression sur lui. Donc ça, je pense que l'exemplarité aussi, c'est une valeur cardinale pour intégrer notre direction. La discrétion, parce que mais qui est aussi une exigence et une contrainte. Parce que même si nous avons différents métiers à l'intérieur de la direction, nous avons des agents de renseignement, des gens qui font du judiciaire, des métiers un peu plus ouverts ou en tout cas qui peuvent avoir des liens avec l'extérieur, nous restons des agents de renseignement avec une nécessité d'être discret dans notre quotidien. Et enfin, je rejoins également Lucas sur le côté créativité, innovation, d'être imaginatif parce qu'on observe que les menaces sont en constante évolution. Et nous avons des adversaires qui utilisent également de nouvelles méthodes d'action. Et il faut toujours évoluer en parallèle et toujours être d'autant plus créatif pour répondre à ces menaces.
Moi, c'est mon premier métier au sein de la DGSI. Loin d'être mon premier métier au sein de la police nationale, mais le premier au sein de la direction. Il y a un grand écart entre l'image que je pouvais en avoir avant, je ne pensais pas du tout forcément un jour y travailler. J'en avais une image un peu fermée, poussiéreuse, quelque chose limite un petit peu obscur et je ne voyais pas bien ce que je pouvais y apporter. Et la plus grosse découverte en arrivant ici, c'est que de l'intérieur c'est vraiment tout le contraire. C'est quelque chose qu'on ne s'imagine pas tant qu'on n'a pas intégré la DGSI. Mais je vois pour ma part, au niveau de ma sous-direction, il n'y a que des hyper spécialistes, mais on le retrouve, quelles que soient les sous-directions, parce que nous, au groupe d'appui opérationnel, on collabore avec beaucoup de sous-directions. Et quels que soient nos interlocuteurs, on s'aperçoit qu'il n'y a que des passionnés, des hyper spécialistes, des gens qui sont vraiment à fond sur leur segment d'activité, qui s'évertuent à... à donner le meilleur d'eux-mêmes. C'est ce qui rend l'aventure au sein de la DGSI encore plus intéressante que ce qu'on pouvait s'imaginer de prime abord.
Rejoindre la DGSI, c'est la notion de secret, la discrétion qu'on doit avoir à l'extérieur. Au sein de la maison, on a aussi ce qu'on appelle le besoin d'en connaître, le cloisonnement nécessaire entre les thématiques et aussi la capacité de s'adapter ou d'adapter notre vie personnelle à l'aune de nos fonctions, notre entourage. doit être préservée, cette culture du secret qui est inhérente à notre... à notre métier et c'est un délicat exercice que de justement de juguler cette passion qu'on a, cette volonté de défendre les valeurs qui nous portent, les valeurs de la nation, le secret et la vie personnelle, la vie de famille, les relations amicales. C'est un délicat exercice mais c'est passionnant.
J'aimerais bien qu'on termine du coup en donnant un mot, que chacun donne un mot à tour de rôle. Pour décrire, selon eux, pour définir la DGSI ?
Pour moi, ce serait l'exigence. L'exigence. Oui, l'exigence. Parce que l'exigence qu'impose le secret, l'organisation, les thématiques que l'on traite quand on travaille à la DGSI, l'exigence de parler des enjeux. aussi de gérer par la direction. On parle quand même d'intérêts fondamentaux de la nation, ça fait un peu en poulet dit comme ça, mais ça reste quand même une réalité. Et même si tout policier a envie d'accomplir à bien sa mission, il y a ce petit supplément d'âme que l'intérêt fondamental de la nation impose. Et donc du coup, l'exigence de parler résultat. Que la direction attend de nous, c'est une direction qui a les moyens de se donner les moyens, mais en retour elle attend la même chose de nous.
Un autre mot pour moi ce serait l'efficacité, parce qu'en effet on n'imagine pas la mobilisation exceptionnelle quotidienne des agents de la direction générale, que ce soit dans un temps un peu plus calme ou lors des temps de crise typiquement. lorsqu'un attentat peut se produire, ou à l'aune des grands événements. Et on a vu une mobilisation exceptionnelle aussi en 2024, avec l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, qui ont été une grande réussite. Et cette réussite qui est collective, elle a été permise avec beaucoup de concessions personnelles, je pense, de la part de ces agents, qui se sont focalisés sur leur travail, sur leur sens du service public, et qui font passer toujours l'intérêt général en priorité.
Pour ma part, ce serait... défense dans la mesure où on s'attache réellement chacun dans son secteur de défendre nos intérêts, les intérêts de la France. Bon, Luc, elle a évoqué ça peut faire un poulet, mais réellement, on s'y attache. Donc, ça va tant de l'individu que des intérêts plus généraux. Alors, défense dans l'optique de protéger, bien sûr, et d'accompagner. Et c'est ce à quoi s'attache réellement la DGSI pour accompagner les personnes qui se retrouvent dans une situation problématique.
Merci à tous pour votre participation et votre écoute. Et puis je vous dis à très vite.
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Bonjour et bienvenue dans ce nouveau podcast de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure. Je suis Emma Coltier, chargée de recrutement et de communication, et je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour vous proposer un format spécial. Selon vous, quelles sont les qualités à avoir pour intégrer la DGSI ?
Selon moi, les trois valeurs qui portent les agents de la Direction sont la curiosité, La rigueur et la résilience à la frustration que peut générer le travail en renseignement. Pour le coup là, je serais un peu en différence avec le travail de Jeanne, puisque lorsque l'on fait du renseignement, on ne voit pas nécessairement la finalité de nos actions. La rigueur consiste à étudier l'ensemble des pistes possibles dans une enquête. La curiosité fait partie de l'ensemble du métier. Voilà les trois valeurs que je... pense nécessaire pour intégrer la direction. J'insiste sur la résidence à la frustration que peut générer le travail en enseignement parce qu'on peut très bien mener une enquête sans jamais vraiment saisir la finalité ou se dire pourquoi on va travailler sur, je ne sais pas, une plaque d'immatriculation ou un véhicule qui a été aperçu à tel ou tel endroit. Et peut-être que dans 3 ans, dans 10 ans, ça aura un impact, un intérêt pour prévenir une action violente, par exemple, pour ce qui est de notre domaine. Peut-être que ça n'en aura pas. En revanche... La curiosité d'aller investiguer sur cette immatriculation, sur les gens qui sont susceptibles de la conduire ou d'y être, et la rigueur, c'est mettre l'ensemble des moyens à notre disposition pour travailler sur cet événement qui peut paraître anodin, et puis le documenter du coup, à la fin.
Est-ce que vous partagez tous le même avis ? Est-ce qu'en fonction de là où vous travaillez, vous identifiez d'autres qualités que les policiers doivent avoir ?
Totalement le premier maître mot pour moi, je rejoins Louis, c'est la rigueur. Effectivement, c'est une direction qui demande une certaine exigence, personnelle, professionnelle, etc. Il faut être capable aussi de s'investir, parce qu'on arrive pour la plupart dans un milieu police classique qu'il faut préserver, faire fructifier et intégrer dans un écosystème qui pour le coup est totalement différent, avec des enjeux qui sont légèrement différents, des process qui le sont encore plus. Donc ça demande une capacité de remise en question, d'investissement. Au-delà de la rigueur, c'est d'être capable d'innover tout le temps. Je pense que tous, autant qu'on est sur nos filières respectives, on nous demande toujours d'innover pour être au-devant de ce qui peut nous être demandé.
Totalement. Comme mes deux collègues, j'avais aussi cette idée de curiosité, en tout cas, et d'attrait pour la géopolitique, l'actualité, etc. La rigueur est essentielle. J'ajouterais peut-être l'exemplarité également. Une exemplarité qui passe lorsqu'on veut intégrer notre direction, d'ailleurs par le filtre de l'enquête d'habilitation et des entretiens avec des psychologues pour s'assurer que l'agent qui souhaite intégrer la direction n'ait pas de vulnérabilité et que des services, par exemple de renseignement étranger, ne puissent pas avoir de moyens de pression sur lui. Donc ça, je pense que l'exemplarité aussi, c'est une valeur cardinale pour intégrer notre direction. La discrétion, parce que mais qui est aussi une exigence et une contrainte. Parce que même si nous avons différents métiers à l'intérieur de la direction, nous avons des agents de renseignement, des gens qui font du judiciaire, des métiers un peu plus ouverts ou en tout cas qui peuvent avoir des liens avec l'extérieur, nous restons des agents de renseignement avec une nécessité d'être discret dans notre quotidien. Et enfin, je rejoins également Lucas sur le côté créativité, innovation, d'être imaginatif parce qu'on observe que les menaces sont en constante évolution. Et nous avons des adversaires qui utilisent également de nouvelles méthodes d'action. Et il faut toujours évoluer en parallèle et toujours être d'autant plus créatif pour répondre à ces menaces.
Moi, c'est mon premier métier au sein de la DGSI. Loin d'être mon premier métier au sein de la police nationale, mais le premier au sein de la direction. Il y a un grand écart entre l'image que je pouvais en avoir avant, je ne pensais pas du tout forcément un jour y travailler. J'en avais une image un peu fermée, poussiéreuse, quelque chose limite un petit peu obscur et je ne voyais pas bien ce que je pouvais y apporter. Et la plus grosse découverte en arrivant ici, c'est que de l'intérieur c'est vraiment tout le contraire. C'est quelque chose qu'on ne s'imagine pas tant qu'on n'a pas intégré la DGSI. Mais je vois pour ma part, au niveau de ma sous-direction, il n'y a que des hyper spécialistes, mais on le retrouve, quelles que soient les sous-directions, parce que nous, au groupe d'appui opérationnel, on collabore avec beaucoup de sous-directions. Et quels que soient nos interlocuteurs, on s'aperçoit qu'il n'y a que des passionnés, des hyper spécialistes, des gens qui sont vraiment à fond sur leur segment d'activité, qui s'évertuent à... à donner le meilleur d'eux-mêmes. C'est ce qui rend l'aventure au sein de la DGSI encore plus intéressante que ce qu'on pouvait s'imaginer de prime abord.
Rejoindre la DGSI, c'est la notion de secret, la discrétion qu'on doit avoir à l'extérieur. Au sein de la maison, on a aussi ce qu'on appelle le besoin d'en connaître, le cloisonnement nécessaire entre les thématiques et aussi la capacité de s'adapter ou d'adapter notre vie personnelle à l'aune de nos fonctions, notre entourage. doit être préservée, cette culture du secret qui est inhérente à notre... à notre métier et c'est un délicat exercice que de justement de juguler cette passion qu'on a, cette volonté de défendre les valeurs qui nous portent, les valeurs de la nation, le secret et la vie personnelle, la vie de famille, les relations amicales. C'est un délicat exercice mais c'est passionnant.
J'aimerais bien qu'on termine du coup en donnant un mot, que chacun donne un mot à tour de rôle. Pour décrire, selon eux, pour définir la DGSI ?
Pour moi, ce serait l'exigence. L'exigence. Oui, l'exigence. Parce que l'exigence qu'impose le secret, l'organisation, les thématiques que l'on traite quand on travaille à la DGSI, l'exigence de parler des enjeux. aussi de gérer par la direction. On parle quand même d'intérêts fondamentaux de la nation, ça fait un peu en poulet dit comme ça, mais ça reste quand même une réalité. Et même si tout policier a envie d'accomplir à bien sa mission, il y a ce petit supplément d'âme que l'intérêt fondamental de la nation impose. Et donc du coup, l'exigence de parler résultat. Que la direction attend de nous, c'est une direction qui a les moyens de se donner les moyens, mais en retour elle attend la même chose de nous.
Un autre mot pour moi ce serait l'efficacité, parce qu'en effet on n'imagine pas la mobilisation exceptionnelle quotidienne des agents de la direction générale, que ce soit dans un temps un peu plus calme ou lors des temps de crise typiquement. lorsqu'un attentat peut se produire, ou à l'aune des grands événements. Et on a vu une mobilisation exceptionnelle aussi en 2024, avec l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, qui ont été une grande réussite. Et cette réussite qui est collective, elle a été permise avec beaucoup de concessions personnelles, je pense, de la part de ces agents, qui se sont focalisés sur leur travail, sur leur sens du service public, et qui font passer toujours l'intérêt général en priorité.
Pour ma part, ce serait... défense dans la mesure où on s'attache réellement chacun dans son secteur de défendre nos intérêts, les intérêts de la France. Bon, Luc, elle a évoqué ça peut faire un poulet, mais réellement, on s'y attache. Donc, ça va tant de l'individu que des intérêts plus généraux. Alors, défense dans l'optique de protéger, bien sûr, et d'accompagner. Et c'est ce à quoi s'attache réellement la DGSI pour accompagner les personnes qui se retrouvent dans une situation problématique.
Merci à tous pour votre participation et votre écoute. Et puis je vous dis à très vite.
Description
Plongez dans le quatrième épisode de notre série de Podcasts RH dédiée aux métiers de policiers.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour et bienvenue dans ce nouveau podcast de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure. Je suis Emma Coltier, chargée de recrutement et de communication, et je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour vous proposer un format spécial. Selon vous, quelles sont les qualités à avoir pour intégrer la DGSI ?
Selon moi, les trois valeurs qui portent les agents de la Direction sont la curiosité, La rigueur et la résilience à la frustration que peut générer le travail en renseignement. Pour le coup là, je serais un peu en différence avec le travail de Jeanne, puisque lorsque l'on fait du renseignement, on ne voit pas nécessairement la finalité de nos actions. La rigueur consiste à étudier l'ensemble des pistes possibles dans une enquête. La curiosité fait partie de l'ensemble du métier. Voilà les trois valeurs que je... pense nécessaire pour intégrer la direction. J'insiste sur la résidence à la frustration que peut générer le travail en enseignement parce qu'on peut très bien mener une enquête sans jamais vraiment saisir la finalité ou se dire pourquoi on va travailler sur, je ne sais pas, une plaque d'immatriculation ou un véhicule qui a été aperçu à tel ou tel endroit. Et peut-être que dans 3 ans, dans 10 ans, ça aura un impact, un intérêt pour prévenir une action violente, par exemple, pour ce qui est de notre domaine. Peut-être que ça n'en aura pas. En revanche... La curiosité d'aller investiguer sur cette immatriculation, sur les gens qui sont susceptibles de la conduire ou d'y être, et la rigueur, c'est mettre l'ensemble des moyens à notre disposition pour travailler sur cet événement qui peut paraître anodin, et puis le documenter du coup, à la fin.
Est-ce que vous partagez tous le même avis ? Est-ce qu'en fonction de là où vous travaillez, vous identifiez d'autres qualités que les policiers doivent avoir ?
Totalement le premier maître mot pour moi, je rejoins Louis, c'est la rigueur. Effectivement, c'est une direction qui demande une certaine exigence, personnelle, professionnelle, etc. Il faut être capable aussi de s'investir, parce qu'on arrive pour la plupart dans un milieu police classique qu'il faut préserver, faire fructifier et intégrer dans un écosystème qui pour le coup est totalement différent, avec des enjeux qui sont légèrement différents, des process qui le sont encore plus. Donc ça demande une capacité de remise en question, d'investissement. Au-delà de la rigueur, c'est d'être capable d'innover tout le temps. Je pense que tous, autant qu'on est sur nos filières respectives, on nous demande toujours d'innover pour être au-devant de ce qui peut nous être demandé.
Totalement. Comme mes deux collègues, j'avais aussi cette idée de curiosité, en tout cas, et d'attrait pour la géopolitique, l'actualité, etc. La rigueur est essentielle. J'ajouterais peut-être l'exemplarité également. Une exemplarité qui passe lorsqu'on veut intégrer notre direction, d'ailleurs par le filtre de l'enquête d'habilitation et des entretiens avec des psychologues pour s'assurer que l'agent qui souhaite intégrer la direction n'ait pas de vulnérabilité et que des services, par exemple de renseignement étranger, ne puissent pas avoir de moyens de pression sur lui. Donc ça, je pense que l'exemplarité aussi, c'est une valeur cardinale pour intégrer notre direction. La discrétion, parce que mais qui est aussi une exigence et une contrainte. Parce que même si nous avons différents métiers à l'intérieur de la direction, nous avons des agents de renseignement, des gens qui font du judiciaire, des métiers un peu plus ouverts ou en tout cas qui peuvent avoir des liens avec l'extérieur, nous restons des agents de renseignement avec une nécessité d'être discret dans notre quotidien. Et enfin, je rejoins également Lucas sur le côté créativité, innovation, d'être imaginatif parce qu'on observe que les menaces sont en constante évolution. Et nous avons des adversaires qui utilisent également de nouvelles méthodes d'action. Et il faut toujours évoluer en parallèle et toujours être d'autant plus créatif pour répondre à ces menaces.
Moi, c'est mon premier métier au sein de la DGSI. Loin d'être mon premier métier au sein de la police nationale, mais le premier au sein de la direction. Il y a un grand écart entre l'image que je pouvais en avoir avant, je ne pensais pas du tout forcément un jour y travailler. J'en avais une image un peu fermée, poussiéreuse, quelque chose limite un petit peu obscur et je ne voyais pas bien ce que je pouvais y apporter. Et la plus grosse découverte en arrivant ici, c'est que de l'intérieur c'est vraiment tout le contraire. C'est quelque chose qu'on ne s'imagine pas tant qu'on n'a pas intégré la DGSI. Mais je vois pour ma part, au niveau de ma sous-direction, il n'y a que des hyper spécialistes, mais on le retrouve, quelles que soient les sous-directions, parce que nous, au groupe d'appui opérationnel, on collabore avec beaucoup de sous-directions. Et quels que soient nos interlocuteurs, on s'aperçoit qu'il n'y a que des passionnés, des hyper spécialistes, des gens qui sont vraiment à fond sur leur segment d'activité, qui s'évertuent à... à donner le meilleur d'eux-mêmes. C'est ce qui rend l'aventure au sein de la DGSI encore plus intéressante que ce qu'on pouvait s'imaginer de prime abord.
Rejoindre la DGSI, c'est la notion de secret, la discrétion qu'on doit avoir à l'extérieur. Au sein de la maison, on a aussi ce qu'on appelle le besoin d'en connaître, le cloisonnement nécessaire entre les thématiques et aussi la capacité de s'adapter ou d'adapter notre vie personnelle à l'aune de nos fonctions, notre entourage. doit être préservée, cette culture du secret qui est inhérente à notre... à notre métier et c'est un délicat exercice que de justement de juguler cette passion qu'on a, cette volonté de défendre les valeurs qui nous portent, les valeurs de la nation, le secret et la vie personnelle, la vie de famille, les relations amicales. C'est un délicat exercice mais c'est passionnant.
J'aimerais bien qu'on termine du coup en donnant un mot, que chacun donne un mot à tour de rôle. Pour décrire, selon eux, pour définir la DGSI ?
Pour moi, ce serait l'exigence. L'exigence. Oui, l'exigence. Parce que l'exigence qu'impose le secret, l'organisation, les thématiques que l'on traite quand on travaille à la DGSI, l'exigence de parler des enjeux. aussi de gérer par la direction. On parle quand même d'intérêts fondamentaux de la nation, ça fait un peu en poulet dit comme ça, mais ça reste quand même une réalité. Et même si tout policier a envie d'accomplir à bien sa mission, il y a ce petit supplément d'âme que l'intérêt fondamental de la nation impose. Et donc du coup, l'exigence de parler résultat. Que la direction attend de nous, c'est une direction qui a les moyens de se donner les moyens, mais en retour elle attend la même chose de nous.
Un autre mot pour moi ce serait l'efficacité, parce qu'en effet on n'imagine pas la mobilisation exceptionnelle quotidienne des agents de la direction générale, que ce soit dans un temps un peu plus calme ou lors des temps de crise typiquement. lorsqu'un attentat peut se produire, ou à l'aune des grands événements. Et on a vu une mobilisation exceptionnelle aussi en 2024, avec l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, qui ont été une grande réussite. Et cette réussite qui est collective, elle a été permise avec beaucoup de concessions personnelles, je pense, de la part de ces agents, qui se sont focalisés sur leur travail, sur leur sens du service public, et qui font passer toujours l'intérêt général en priorité.
Pour ma part, ce serait... défense dans la mesure où on s'attache réellement chacun dans son secteur de défendre nos intérêts, les intérêts de la France. Bon, Luc, elle a évoqué ça peut faire un poulet, mais réellement, on s'y attache. Donc, ça va tant de l'individu que des intérêts plus généraux. Alors, défense dans l'optique de protéger, bien sûr, et d'accompagner. Et c'est ce à quoi s'attache réellement la DGSI pour accompagner les personnes qui se retrouvent dans une situation problématique.
Merci à tous pour votre participation et votre écoute. Et puis je vous dis à très vite.
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