- Speaker #0
Bonjour, je suis Stéphanie Baranco, et bienvenue dans Parole de Femme. Dans ce podcast, je donne la parole à des femmes au destin peu banal, pour qu'elles nous parlent d'elles, de leur parcours, de leurs espoirs et de leurs doutes, de leur vision de la femme d'aujourd'hui, l'avenir. Puissent ces femmes vous inspirer, nous inspirer, et inspirer nos générations futures. Elles se livrent sans tabou, avec le cœur. Je vous laisse avec elle, voici leurs histoires, place à Parole de Femme, saison 3. Alors aujourd'hui dans Parole de Femme, je reçois une femme qui crée du lien. Professionnellement, elle connecte des marques, des médias, des personnes. Elle orchestre des rencontres, elle donne de la visibilité et fait circuler la parole. Mais aujourd'hui, ce n'est pas... Cette partie-là qui m'intéresse, c'est la source. Parce qu'on ne choisit pas la communication par hasard. On ne choisit pas d'être au cœur des réseaux sans quelque chose, quelque part qui nous a préparés. Derrière la communicante, il y a certainement une petite fille. Et c'est là que j'ai envie d'aller. Isabelle, bonjour.
- Speaker #1
Bonjour Stéphanie.
- Speaker #0
Bienvenue dans Parole de Femme.
- Speaker #1
Merci, je suis ravie de participer à Parole de Femme, au podcast.
- Speaker #0
C'est une grande première pour toi.
- Speaker #1
Oui, c'est une drôle première.
- Speaker #0
On va y aller en douceur. L'idée, c'est de mieux te connaître et puis d'inspirer d'autres femmes de ton parcours. Et pour commencer, les questions habituelles de paroles de femmes. Si aujourd'hui, ton énergie était une couleur, laquelle serais-tu ? Si tu étais une émotion, laquelle serais-tu ? Et si tu étais un plat de ton enfance ?
- Speaker #1
Une couleur orange.
- Speaker #0
Encore.
- Speaker #1
L'émotion, éclat de rire, la joie, bonheur. Et un plat de mon enfance, des fraises.
- Speaker #0
Alors on revient, tu vas vite. Pourquoi la couleur orange ? Qu'est-ce que ça t'inspire ? Pourquoi tu te vois en orange ton énergie ?
- Speaker #1
Pour diverses raisons. Orange c'est une couleur forte, chaleureuse. C'est la couleur de Hermès. en lien avec l'histoire de ma famille. Autrefois, du côté de papa, les gens dessinaient pour Hermès. C'est aussi la couleur de la petite orange qui marquait mon placard à l'école, à l'école maternelle. Et voilà, orange, c'est tellement lumineux et chaleureux comme couleur.
- Speaker #0
C'est comme ça aussi que tu... C'est ce que tu aimerais que les gens disent de toi, que tu es lumineuse et chaleureuse.
- Speaker #1
C'est ce que j'aime que les gens disent de moi, parce que j'ai la chance qu'ils disent de moi spontanément tu es chic et chaleureuse. Et on me dit ça régulièrement.
- Speaker #0
Comme s'il y avait une confrontation entre chic et chaleureuse et toi tu as la sensation justement de réunir les deux.
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est en lien avec ma rigueur dans le travail ou dans la vie. Je n'ai jamais un rendez-vous, je suis rigoureuse en amitié, je suis rigoureuse en tout. Et chaleureuse, oui, parce que je suis souriante, bienveillante. Je fais toujours attention de manière naturelle à soigner et je profite de chaque instant. positif. Quand c'est compliqué, je passe parce qu'on n'a qu'une vie. Et voilà, donc je pense qu'effectivement, chic et chaleureuse, ça me va très bien quand on dit cela de moi. Et en même temps, beaucoup de sincérité.
- Speaker #0
Tu me dis que ton émotion, c'est la joie.
- Speaker #1
Et éclat de rire. Éclat de rire,
- Speaker #0
la joie, c'est quoi ? C'est le besoin d'être heureuse. Tu disais qu'on n'a qu'une vie.
- Speaker #1
Alors c'est pas un besoin, c'est un constat. Oui on n'a qu'une vie et je préfère qu'on la vive positivement. Je suis totalement consciente de la dureté de la vie où pour moi l'homme n'est pas spécialement bon en soi. En revanche, voilà, encore une fois comme je disais tout à l'heure, je profite de tout ce qui est bon, toutes les personnes positives, je leur donne, je reçois. Je me consacre à ces moments quand c'est... malsain je m'écarte de cela et j'avais suivi une formation en 2020 quand on était chez nous j'avais eu l'opportunité du coup de m'investir dans une formation de university of berkeley donc c'était tout en ligne sur the science of happiness la science du bonheur où justement j'avais retenu qu'on peut pas être tout le temps heureux on peut pas être tout le temps joyeux Il y a des moments où ça va moins bien, il faut aussi les recevoir. En revanche, on peut aussi être plus focus sur les éclat de rire, la joie. C'est aussi ce que j'aime partager. Et ça en vient aussi avec mon travail où j'ai pour vocation de faire rayonner les marques, ou une marque, ou des marques. Par exemple, quand je vais au soir messe, après je communique pour participer à optimiser la notoriété de ce très bel événement. ou équitalion, et bien plus encore. Et voilà, éclat de rire, joie, l'émotion, c'est...
- Speaker #0
Mais ça n'a pas... Alors, je reviens sur ce que tu dis.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Isabelle, elle parle beaucoup, alors on va essayer de se ramener comme ça, tout doucement.
- Speaker #1
Parce que les équipes sont très étonnantes.
- Speaker #0
On va essayer de se ressentir. Oui. Regarde, ce que tu me dis là est hyper intéressant. En 2020, tu fais une formation...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pour, finalement... apprendre à vivre dans la joie. En fait, non.
- Speaker #1
C'était une formation The Science of Happiness mais en lien avec le travail, le bonheur au travail.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Il y avait eu un article, tout un dossier d'ailleurs d'acteurs de l'économie qui m'avait sensibilisé à cette problématique. Et c'est vrai que moi, par exemple, dans le travail, on me dit souvent de moi « c'est génial, t'as toujours le sourire, t'es toujours positive » . Ne mets le sourire à mon visage. Après, je n'ai pas forcément toujours le sourire, je ne suis pas visionnante. Mais voilà, comment être, on a dit aussi, parfois que j'avais la casquette, happy manager. Parce que comme ça, on motive les personnes. Donc en fait, c'était vraiment le bonheur au travail. Ce n'était pas moi, à titre développement personnel, comment être joyeux.
- Speaker #0
Tu as toujours été comme ça ?
- Speaker #1
Depuis toute petite, oui.
- Speaker #0
Tu as cette joie à l'intérieur de toi, ce sourire ?
- Speaker #1
Oui. Oui, oui, oui. Alors après, les gens savent aussi qu'il ne faut pas m'énerver. Dans le sens où je souris, mais ils connaissent mes limites. Voilà.
- Speaker #0
Mais on peut être joyeuse et ferme. Oui. Je veux dire, joyeuse, ça ne veut pas dire qu'on peut faire ce qu'on veut de toi.
- Speaker #1
Je sais me faire respecter. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est important. Et le plat de ton enfance, tu disais ?
- Speaker #1
Les fraises. les fraises en fait j'aime partager en groupe quand j'étais petite toutes les activités sportives sont en groupe et les phrases pourquoi c'est parce que quand j'ai quand j'avais 4 5 ans on avait une réunion de famille avec tous mes cousins chez ma grand-mère dans sa villa dans le dauphiné c'était magnifique c'était sa résidence secondaire avec des grands prix des ruches pourquoi je vous parle de ruches parce qu'à un moment au dessert c'était les fraises, mon plat préféré des fraises à la crème avec du sucre ma grand-mère mettait du sucre tout le temps, partout elle était très généreuse partout les sucres ont attiré les abeilles, je m'étais fait piquer par une abeille et même j'avais pleuré donc ça m'avait marqué j'avais vraiment 5 ans et il y avait un grand soleil Et cela m'a marqué cette image de plein de fleurs, plein de verdure, des rires de mes cousins, de mes oncles et tantes, de ma famille. On se régale avec les fraises. L'abeille m'a piqué. J'ai pleuré parce que ça m'a fait mal. Et cinq minutes après, je riais aux éclats. Comme les enfants, c'est la force des enfants. C'est la force des enfants, oui. On pleure et après, on passe à autre chose.
- Speaker #0
C'est un peu ça la philosophie qu'on va développer là. On pleure et on passe à autre chose. On accepte et on passe à autre chose. On vit la douleur et on passe à autre chose.
- Speaker #1
C'est ça. On l'accepte, on la digère, on ne la refuse pas et après, comme les enfants, on a cette force, on passe à autre chose.
- Speaker #0
C'est une belle philosophie. Si je te demande de définir Isabelle aujourd'hui en un mot, tu dis quoi ? Force. Tu sens que ça vient de l'intérieur cette force là. T'as toujours été comme ça ou tu as l'impression que c'est en gagnant en maturité que tu as récupéré cette force ?
- Speaker #1
J'ai gagné. en maturité et avec mon entourage. J'ai construit cette force et je me suis enrichie de toi, ce que tu m'as apporté, de tes amis et d'autres personnes.
- Speaker #0
C'est important d'être entourée pour toi ou tu es plutôt quelqu'un de solitaire ?
- Speaker #1
Non, je suis toujours... Je ne me sens jamais seule parce que... Même si parfois je suis seule chez moi, je suis débordée. Débordée d'amis, je déborde. Et parfois les gens me disent, oui de toute façon toi tu débordes. Et donc voilà, il faut que je gère l'agenda, parce que je veux soigner tout le monde, je veux prendre le temps, je veux pas faire une gîte.
- Speaker #0
Ensemble, effectivement, chez toi ça, c'est-à-dire que jamais tu bâcles. Non. C'est pour ça que ton emploi du temps des fois est un peu contraint, parce que t'as à cœur tout le temps. comme s'il fallait que pour chaque personne tu la soignes comme si elle était unique voilà,
- Speaker #1
je suis avec toi je suis avec toi, ça veut dire que je suis avec toi il y a quelqu'un qui est à côté, je le vois même pas parce que je suis avec la Stéphanie et en fait je mets une bulle autour de nous un peu comme des commerciaux qui vont soigner l'expérience client mais je le fais naturellement et moi c'est le respect et c'est Merci. Prends le temps de respirer, prends le temps, là je suis assise posée avec Stéphanie Baronco.
- Speaker #0
Et on est bien.
- Speaker #1
Et je mets souvent d'ailleurs, dans des moments comme ça, mon téléphone est en mode avion.
- Speaker #0
Ce qui est rare d'arriver à justement suffisamment cloisonner pour se garder des moments sans téléphone. Moi c'est ce que je demande aux personnes quand on fait les podcasts pour qu'elles soient justement qu'avec ma voix. Mais c'est rare d'avoir effectivement d'autres temps. Et toi, tu le fais régulièrement.
- Speaker #1
C'est pour vraiment profiter de la personne avec laquelle je suis ou les personnes avec lesquelles je suis. Et vraiment,
- Speaker #0
on s'enrichit les uns les autres. On est vraiment ensemble, nous. Oui, voilà. Et Pimous, le chat. Et Pimous, qui est à côté de nous, par là, derrière, sur le canapé. Il coulait contre le radiateur. On va commencer à parler un peu de toi, de comment tu t'es construite et de comment tu es venue à la communication. Souvent, notre métier raconte quelque chose d'un peu plus ancien. Quand tu regardes ton parcours, est-ce que tu vois un fil conducteur qui remonterait à l'enfance ? Elle était comment la petite Isabelle ?
- Speaker #1
Elle était... Un peu garçon manqué, même si j'avais des couettes. Garçon manqué, pourquoi ? Parce que j'étais toujours avec les garçons à jouer au foot, à grimper dans les arbres. Je ne jouais pas trop à la poupée. J'avais des copines filles, mais en fait, ce qui m'intéressait, c'était plus les garçons, parce qu'ils étaient très sports. Et moi, en fait, étant née prématurément, j'avais des petits soucis d'os, les homoplates qui étaient décollés. Donc, les médecins avaient proposé à mes parents que j'aie des cours de natation ou que je pratique le sport pour remettre tout ça en place. Il s'avère que j'étais plutôt performante en natation, donc je me suis retrouvée vice-championne régionale de crawl. Papillon, papillon crawlé, papillon. À Vienne, à la piscine. Pareil, en athlétisme, j'étais championne de cross.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
comment j'étais ? En fait, j'étais toujours en groupe. Je ne sais pas si je réponds bien à la question.
- Speaker #0
C'est très bien.
- Speaker #1
Toujours en groupe. Je skie toujours en groupe. Et en fait, c'est plus tard que j'ai eu des amis filles. Parce que moi, quand j'étais enfant, les filles, elles jouaient à la dinette, à la poupée. Et les tissus, tout ça, ça ne m'intéressait pas trop et ce n'est pas grave. Alors que les garçons ils jouaient au foot, on courait ensemble, on skiait ensemble, on grimpait aux arbres ensemble, on faisait des courses de trottinette, des courses de luge, donc j'étais beaucoup avec les garçons. C'était très chouette, c'était super. Et j'étais vraiment sportive.
- Speaker #0
Bah oui.
- Speaker #1
Je leur apportais plein de médailles à papa, il adorait ça.
- Speaker #0
Ça c'était important de gagner
- Speaker #1
Oui et non. En fait, c'était important de pratiquer le sport et j'ai été surprise et heureuse. Je découvrais que je gagnais des médailles. J'étais souvent deuxième et à un moment, un directeur d'école sportive avait dit « Oui, mais quand on n'est pas premier, c'est qu'on le veut bien. » J'avais dit « Moi, je le vis pas mal. Parfois, ça m'arrivait d'être première. » Et voilà, c'était super sympa, c'était une grande surprise pour moi, et j'étais contente, c'était chouette, mais en fait, par exemple, quand je courais dans les bois à un cross de 5 km, j'avais vraiment la joie de voir défiler les arbres comme ça, de respirer l'air à plein de fous-mots, et c'était top, et ouais, c'était plutôt satisfaisant, effectivement, quand je doublais tout le monde, et que... Alors, j'étais première beaucoup, beaucoup dans la course. Et toc, on passait devant moi. Mais j'ai rêvé de deuxième. Mais pour moi, ce n'était pas gênant.
- Speaker #0
Oui, parce que finalement, tu allais au bout. Enfin, tu prenais du plaisir. Oui. Tu n'étais pas là pour la performance, alors.
- Speaker #1
Alors, si j'aime bien la performance, l'endurance, la performance, j'ai appris à aimer ça.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais ce n'était pas le but ultime. Mais même après, au ski, j'aimais bien rapporter des médailles ou autre. J'aime bien décrocher. Et c'est qu'après deux mois après par la suite, où je suis devenue un peu compétitrice, par exemple, j'étais contente d'être lauréate des trophées de la com, j'étais contente d'être nominée aux ours de la com. Après, je pense que tu parles de petite enfance, oui, je pense que ça m'a marquée pour après la suite. Et je vois ce que ça génère aussi quand tu montes sur le podium. Alors en plus, je n'étais pas du tout timide déjà quand j'étais petite. Parfois mes parents me cherchaient, ils entendaient chanter quelqu'un et en fait c'était moi qui était sur le podium.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Et en fait je pense que ça m'est resté parce que, après j'aime bien parce que ça permet quand finalement on décroche une médaille ou un prix, à mon âge on parle plus de profé et de prix, ça permet de participer à générer de la visibilité, de la notoriété. Donc ça fait partie de mon métier de communicante aujourd'hui. Il y a un lien.
- Speaker #0
Et il y a un lien, et je pense que c'est aussi ça qu'on va dérouler un peu ensemble. Tu étais fédératrice petite ? Oui. Tu n'as jamais souffert d'isolement, d'exclusion petite, ou à l'école, au lycée, au collège ? Tu as toujours eu un groupe, tu as toujours fait partie ?
- Speaker #1
J'ai eu des groupes, je faisais partie de plusieurs groupes. le groupe de 4 filles où j'ai de la guitare, le groupe de garçons, le groupe de... Je faisais partie de plusieurs groupes même à l'adolescence, j'étais encore dans plusieurs groupes, même adultes et par contre quand tu parles d'isolement, moi parfois on pouvait dire oh mais dingue, on lui donne un papier, un crayon, elle peut rester toute seule pendant des heures à dessiner, ce que je dessinais bien, les profs ils voulaient que je fasse l'école des beaux-arts.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
mes parents n'avaient pas trop envie de me voir partir à l'école Boulle à Paris ou autre mais ils m'avaient offert parce que j'habitais en montagne de l'âge de 7 à 18 ans papa il avait une promotion donc jusqu'à 14 ans par semaine et par contre donc ils n'avaient pas voulu que je parte à Paris mais ils m'emmenaient tous les mardis soirs à l'école des beaux-arts de Grenoble d'accord pour que je fasse des cours c'était design graphisme.
- Speaker #0
Et tu continues à dessiner un peu ?
- Speaker #1
Non parce que alors je peignais en aquarelle, j'avais même peint, j'avais même vendu des aquarelles. Mais après à un moment, en 2010, j'ai vraiment pris un virage dans la com et je suis tellement occupée et tant mieux avec les événements ou les accréditations presse ou les relations presse que... On ne peut pas être partout et du coup, j'ai plus pris le temps de peindre, mais j'ai eu beaucoup de joie à peindre.
- Speaker #0
Tu arrives comment à la com ?
- Speaker #1
C'est venu naturellement. C'est vrai qu'après mon bac, j'étais orientée par les profs à suivre des... cours à l'école des beaux-arts, poursuivre en artistique. Finalement, j'étais hyper intéressée par la psychologie philo, donc j'avais démarré une première année de psychologie à Grenoble, à l'université Joseph Fourier, que j'ai validée. Mais je me suis dit, non, mais je ne vais pas poursuivre dans ce domaine parce que j'adorais tellement. En fait, j'étais plutôt très forte. Et quand j'étais en relation, avec qui que ce soit ou dans la rue, je diagnostiquais les pathologies des personnes. Donc ça faussait, ça me gênait beaucoup. Je voyais la personne en transparence et je me disais non mais c'était terrible quoi. Avec ma famille, mes amis, n'importe qui dans la rue, je disais ah il souffre de tel. Donc après, je voulais être indépendante financièrement. Donc j'avais suivi à l'ITEC Bois Fleury. une formation commerciale trilingue parce que je parlais anglais allemand italien donc un bts et puis après j'ai bossé tout ça et finalement je me rendais compte que finalement je travaillais en fait dans la com et l'événementiel et je voulais décrocher un poste comme événementiel mais comme j'avais pas les titres donc c'est typiquement français et en 2010 j'ai repris une formation hyper heureuse d'intégrer l'IAE de Lyon. Donc, j'ai intégré un master en validation des acquis professionnels où, effectivement, il y avait une passerelle dans le sens où je travaillais déjà dans l'événementiel et la com. Donc, j'ai intégré et j'ai eu un master de management de la communication en 2011 ou 2012 à l'IAE de Lyon. Ce n'était pas évident. En formant une profession, j'étais très heureuse et après, je n'ai pas quitté le monde de la com. Je n'ai pas juste, entre guillemets, eu mon diplôme. accrochée sur un mur, j'en ai vraiment fait quelque chose. Et en parallèle j'avais sympathisé, c'est un peu le début de l'histoire aussi, avec Florie Charney qui était attachée de presse de Jazz à Vienne qui m'avait invitée à Jazz à Vienne. J'avais des photos incroyables de Thomas Dutronc, Imani, Tchou Tchouvaldès j'étais devant eux, j'avais des interviews et à l'époque je les publiais sur Viadeo Et je me dis non ça va pas du tout Donc j'avais lancé un blog Là après du coup je publiais sur mon blog Mon blog a été remarqué Je me suis avec beaucoup de joie Je me suis très vite retrouvée accrédité presse De la fondation Louis Vuitton Un an ou deux après Florie Charmé m'avait dit Mais attends tu vas faire une demande d'accréditation presse Pour être adjoinée Et je lui ai dit Elle m'a dit si si ça va marcher Et du coup, là, je n'y allais plus. J'allais vraiment officiellement en Accrédité Presse. Et je recevais les contenus presse. Donc, c'était top. En parallèle, je me suis retrouvée aussi à Accrédité Presse. Alors, je ne sais plus, dans le désordre, Festival Lumière. Merveilleux. Henri Lecomte m'a invitée un week-end à Roland-Garros. Donc là, mes coms ont généré un pic d'affluence. À l'époque, j'étais aussi à Accrédité Presse. Ça se faisait. Faites des Lumières, où là j'avais eu des pics d'affluence aussi. Puis Equitalion, puis Maison Chanel, puis Hermès International, puis Maison et Objets.
- Speaker #0
Oui, mais on a l'impression que ça t'arrive comme ça.
- Speaker #1
Non, non, non,
- Speaker #0
c'est du travail. C'est quoi l'enchaînement ? C'est quoi le déclencheur ? Et en même temps, on a un truc très lumineux chez toi, où on a l'impression que même toi, t'es surprise encore de ce qui t'arrive. Tu vois ce que je veux dire ? Merci. Comment t'as fait ? Je ne sais pas, on m'a repéré.
- Speaker #1
Alors, c'est peut-être...
- Speaker #0
Tu as une espèce de candeur quand tu racontes finalement ça. En vrai, ça m'arrive. Ça arrive. Comme quelque chose, comme un cadeau à chaque fois.
- Speaker #1
C'est très touchant ce que tu dis, parce que oui, il y a une histoire de cadeau, mais c'est peut-être l'histoire de ma vie. Parce que quand j'étais petite, que je décrochais, que j'étais championne régionale... Mais en même temps, c'est du travail. Je courais, c'était moi qui courais beaucoup. Et après, par la suite, quand j'ai décroché les accréditations, c'est parce que je n'hésitais pas quand je revenais d'un concert ou d'une interview. Et d'ailleurs, je n'assistais pas forcément au concert. Je rentrais chez moi, je publiais. Je faisais très attention au contenu littoriel que je partage. Les photos, pareil, elles sont toujours nickels. Parfois, j'en prends 300 et j'en partage 3. Mais la personne, elle est toujours à son avantage. toujours bien. Parfois, j'arrive... C'est ça qui plaît aussi. C'est ce qui avait valu que Henri Lecomte m'invite au tronçon de la Coupe Davis, Place Bellecour. C'est ça, les tronçons, je crois.
- Speaker #0
Je ne me souviens pas.
- Speaker #1
Parce que j'arrive à capter un sourire ou voir un rire, une expression forte. Et voilà, pourquoi aussi j'ai rencontré les prix Lumière. que j'étais accrédité au Festival Lumière, qu'on m'invite aux 40 ans du concert de l'Orchestre Symphonique Confluence. Parce que, voilà. Et c'est vrai que, parfois, oui, moi, je me dis « Ah, ça arrive comme un cadeau ! » Mais quelle chance ! Mais en même temps, je ne me dis pas « Quelle chance ! » puisque je le travaille, je le construis. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Je soigne vraiment, je retourne trois fois les phrases. Parfois, le contenu, je le prépare. J'y réfléchis pendant trois jours. Et au moment de l'événement, Je partage le contenu mais je l'ai préparé avant et je prends des photos, je les soigne et je soigne aussi la relation, c'est de la vraie relation. C'est pas simplement être là, spectateur, c'est je participe dans la relation, je prends le temps. Je ne compte pas le temps, quand je rentre à 1h du matin, si je pense que c'est là qu'il faut publier, parce que je pense que c'est le moment, là. Quand Isabelle Huppert a pris lumière, je pense que c'est là que je dois publier, c'est à ce moment-là, ce n'est pas dans trois jours. Et c'est comme une reconnaissance, finalement. Alors, j'ai de la reconnaissance, après je pense que... Je ne cherche pas la reconnaissance, je cherche des expériences. Et je cherche à ce que mes contenus soient appréciés pour après générer d'autres invitations à des événements d'exception.
- Speaker #0
Mais c'est quand même une reconnaissance de...
- Speaker #1
Oui, oui, je compte plus dire...
- Speaker #0
J'ai la sensation que ça reste tout de même... de naviguer dans ces stratosphères et d'être invité comme invité VIP, de prestige, c'est aussi une reconnaissance pour toi, certes de ton travail, mais également de toi-même. Est-ce qu'on ne cherche pas un peu aussi cette reconnaissance-là quand on est, parce qu'on va en parler, tu as aussi toute une partie d'influence, est-ce qu'on ne vient pas chercher aussi un peu cet amour-là, cette reconnaissance de dire, si je suis invitée aussi à ces événements, c'est parce qu'on m'apprécie en tant que moi-même être humain et pas juste la propreté de mon travail.
- Speaker #1
Oui, je comprends totalement ce que tu dis et ça me plaît énormément ce que tu dis et que ça arrive. Tu as super raison dans le sens où pas plus tard que hier, une très bonne relation professionnelle m'a téléphoné pour m'inviter à un événement qu'il co-organise. Donc là, je ne peux pas encore le citer parce que ça n'a pas passé.
- Speaker #0
Parce que le podcast est donc enregistré aujourd'hui, on est au mois de février, mais il sera diffusé beaucoup plus tard, mais je n'en parle pas.
- Speaker #1
Et en fait, j'étais hyper touchée. Et oui, c'était de la reconnaissance. Et oui, je comprends quand tu dis se sentir appréciée dans le sens où... Il m'a bien précisé qu'il avait lieu début mars et que c'était co-organisé avec telle structure que j'apprécie. Et il a bien précisé, voilà, nous avons 20 invitations VIP et j'ai pensé à toi. Et connaissant la personne, en plus, qui m'a téléphoné, parce qu'elle aurait pu m'envoyer un message en mail, déjà ça aurait été chouette. Déjà, j'aurais été heureuse d'être invité. Mais là, la personne m'a téléphoné, donc d'ailleurs, j'étais occupée, mais quand j'ai vu que c'était cette personne, je l'ai tout de suite décrochée. et oui après je pense pas que je recherche de l'amour en même temps quand tu te sens aimé apprécié pour qui tu es parce qu'effectivement on m'envoie des cœurs ou autre et effectivement
- Speaker #0
parfois on me dit je t'invite à cet événement professionnel parce que c'est toi ça touche autre chose que juste ton travail On va chercher quand même un peu d'amour, tu ne crois pas, quand même, dans le fait d'avoir ces réseaux, cette vie sociale. Oui, tu as raison. Je ne te parle pas de tes amis, je te parle de ta vie sociale qui est plus que pleine. Tu peux avoir des invitations à des soirées pro, j'entends encore une fois, tous les soirs, quasiment.
- Speaker #1
Quasiment.
- Speaker #0
Quasiment. On ne va pas chercher quand même. à être aimé. Il n'y a pas un... Tu vois, ce n'est pas un combler un besoin, c'est juste dire comme une... se rassurer qu'il m'aime. On m'invite. C'est un peu le je pense, donc je suis. Je suis l'invité, donc je suis aimé.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, carrément. Et ça fait hyper plaisir et oui, oui. C'est très... ça remplit de joie et de...
- Speaker #0
Oui, et donc d'être comme une forme de reconnaissance aussi, d'acceptation du groupe dans un certain milieu.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
de faire partie un peu, pas d'une élite, mais tu as raison, tu as une appartenance à un groupe.
- Speaker #1
Oui, tu as raison, tellement, en fait, c'était avant hier soir, j'ai rejoint en tant que membre active l'association femmes chefs d'entreprise délégation de lyon et ça correspond totalement ce que tu dis ça m'a tellement touché et il ya de l'amour et je crois que c'était au mois de novembre nathalie chaise que qui est que tout le monde connaît tout le monde aime et là du coup il ya de l'amour et j'ai dit C'est une femme qui est au top du pro et qui est aimée. et je l'aime beaucoup et en fait j'étais tellement tellement touché parce que en fait c'est une femme qui est très douce et qui en impose et en novembre nathalie m'a dit et je serai ta marraine et ça m'a tellement touché et avec beaucoup de douceur et d'ailleurs elle m'a pas demandé elle m'a dit je serai ta marraine et oui il ya une histoire d'amour parce que c'est une personne que j'aime profondément et Le fait de rejoindre cette association qui est tellement qualitative, à tout point de vue, ça m'a hyper touchée. Donc oui, je vois, quand tu parles de reconnaissance, pour moi, c'est une reconnaissance aussi de la professionnelle que je suis, la personne que je suis.
- Speaker #0
Oui, c'est aussi important. Et à l'inverse, si tu prends un peu le temps de réfléchir, est-ce que... même si je connais un bout de réponse puisque je sais que tu en as fait l'expérience il n'y a pas très longtemps est-ce que la solitude te fait peur ? quand on est tellement sollicité tellement entouré tellement baigné dans de l'amour de l'affection, de la reconnaissance tout ce dont on vient de parler là est-ce que ce n'est pas juste pour ne pas être seul ?
- Speaker #1
alors, non je te réponds parce que j'avais réfléchi à la problématique je n'ai pas peur d'être seule pour diverses raisons j'apprécie beaucoup parfois de l'être j'ai grandi en montagne en montagne parfois tu es seule dans la montagne et tu entends le vent et être seule me permet de me Merci. recentrer, de reprendre le temps de me poser, de respirer, d'être plus ouverte quand je ne suis pas seule et après je me sens quasiment jamais seule. Bah déjà chez moi il y a mon petit chat qui est joueur et câlin, il court partout et puis si j'ai pas mon petit chat... Alors si je suis avec des gens c'est pas pour combler un vide ou pour fuir la solitude, c'est parce que c'est mon mode de vie. Je viens m'être avec d'autres. Je pense que l'être humain seul sur une île déserte, c'est un mythe. Au bout de 3-4 jours, il a juste envie. En fait, on est des êtres sociaux. On se construit avec les autres. Une fois, j'avais entendu d'un auteur, je crois, « L'enfer, c'est les autres. » Non, non, pour moi, le bonheur, c'est les autres. Mais le bonheur, attention, je sais que tout le monde n'est pas bon en soi. Mais non, je ne suis pas dans la peur de la solitude. Je ne suis pas dans... Furent la solitude dont je revendiquais ? Oui, voilà.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
En fait, c'est... Et parfois, je suis seule et c'est très bien. Et j'ai besoin, parfois.
- Speaker #0
Mais si, par exemple, demain, ton téléphone s'arrête de sonner, ce qui n'enlèvera rien à ton travail rédactionnel, mais si, par exemple, demain, demain, ton téléphone s'arrête de sonner, il se passe quoi ? Il se passe quoi ? Comment, toi, tu es là-dessus ?
- Speaker #1
Alors, il ne sonne pas parce qu'il est toujours au vibreur.
- Speaker #0
Tu es lude.
- Speaker #1
Ah, si je n'avais plus de messages,
- Speaker #0
si d'un coup, on ne t'invite plus.
- Speaker #1
Je vais les chercher. J'invite. D'accord. Je téléphone et j'invite. Si jamais ça... Ça serait bizarre parce que ça n'arrête pas. Mais si jamais ça arrivait qu'on ne m'invite plus et qu'on ne m'appelle plus... ou qu'on ne m'envoie plus de messages,
- Speaker #0
j'envoie des messages, j'en invite,
- Speaker #1
je vais chercher.
- Speaker #0
Il faut aller chercher.
- Speaker #1
Je vais sur la place Bellecour, je vais voir du monde et tu fais les free hugs. Moi, je ne sais pas, mais si ça arrive, si je ne reçois pas, si je ne reçois pas, je vais donner. Ma question,
- Speaker #0
elle est là, elle est ici, cette émulation. le fait d'être assez bankable comme ça sur la place lyonnaise si un jour Et c'est ce qui est là avec toi. Aujourd'hui, c'est aussi ce qui fait Isabelle. Si un jour, ça s'arrête...
- Speaker #1
Alors, je vais répondre à ta question. Par rapport à Banque Ebole, un jour, mon manager me disait « Tu sais Isabelle, tu es un produit. » Les gens, tu es un produit.
- Speaker #0
D'accord. C'est dur ça. Non !
- Speaker #1
Il le disait très positivement. Isabelle Barnet, là, c'est... Non ! Non, c'était très positif, je m'entends. Il disait, en fait, Isabelle Barmel, c'est un produit, c'est une marque. C'est pour ça qu'on t'a dit. C'est une marque. On te veut.
- Speaker #0
C'est une signature.
- Speaker #1
C'est une signature. Alors, ne disons pas un produit.
- Speaker #0
C'est une signature. Voilà.
- Speaker #1
Donc, si jamais ça s'arrêtait, alors j'essaie de me mettre dans « si jamais ça s'arrêtait » très sérieusement. Eh bien… Je ne sais pas, je prends mon petit chat, mon appartement en location et je vais vivre en Polynésie et je vais soigner les tortues. Je suis déjà allée en Australie pour soigner les koalas, je suis déjà allée en Afrique du Sud pour soigner les lions. Si jamais il n'y avait plus, ça serait très très très très surprenant, mais si jamais il n'y avait plus rien, ça veut dire que je ne sais pas où sont passés les gens.
- Speaker #0
Et toi, tu irais voir les animaux.
- Speaker #1
Voilà. s'il n'y avait plus d'êtres humains,
- Speaker #0
j'irais soigner les animaux comme je l'ai déjà fait j'apporterais la planète à ma manière en emportant mon petit chat et puis je voulais que tu parles un petit peu de cette partie-là de toi avant d'aller dans quelque chose je pense encore plus intime cet engagement aussi humanitaire ça vient d'où ? pourquoi ? d'abord comment tu es venue ? à avoir ce type d'engagement. C'est tout le sens, ce podcast. En fait,
- Speaker #1
quand j'étais petite, je disais tout le temps, donc tu as raison, quand tu démarres petite et maintenant, quand j'étais petite, je disais tout le temps, quand les gens me disaient, tu veux faire quoi, comédienne ? Je ne disais pas chanteuse ou... Chanteuse, coiffeuse, chanteuse, coiffeuse. Non, je disais, vétérinaire, aspera. On me disait, ah, ok. Donc j'avais déjà une forte sensibilité avec les animaux. Donc souvent les animaux ils viennent vers moi, aujourd'hui si tu veux là on sort, il y a un chat qui passe, je l'appelle, hallucinant le chat vient. Non mais c'est arrivé encore la semaine dernière. Donc je suis marraine de Ausha d'amis, je choisis parfois les Ausha de mes amis. Bref, donc les animaux ça se passe super. Et quand j'étais petite déjà ça se passait bien et je voulais être vétérinaire. Donc vétérinaire, je soignais les animaux. qui était abandonné sur la route. Genre, un petit oiseau qui s'est cassé les ailes, il est sur la route, donc je le ramasse, je le soigne et après je l'emmène à l'ESPA. Donc on m'expliquait gentiment que les oiseaux ne sont pas sur la route, ils sont dans les arbres ou dans le ciel. Je disais oui, mais c'est pas grave, on ne sait jamais. Et moi, c'était vraiment d'où ça vient. Je ne sais pas, depuis toute petite, c'était les animaux qui ne sont pas au super centre. Hop, je les soigne et je les emmène à l'ESPA. Pourquoi ? Parce que l'ESPA, en fait... ils vont confier l'animal à des gens qui veulent un animal. Et après, ça m'est toujours resté. Et voilà, j'ai une proximité avec les animaux. Nous, on est à la base des animaux, comme tout le monde le sait. On ne veut souvent pas voir ce qu'on sent. Les animaux acceptent ce qu'ils ressentent. Et du coup, moi, j'ai aussi appris à écouter parfois ce qu'on sent quand on dit parfois qu'on a de l'instinct.
- Speaker #0
Pour l'instant,
- Speaker #1
ma vision, j'essaie de l'accepter et ça aide en fait. Et ma manière aussi, pour moi ça a été naturel. Alors oui, on va dire, oui mais elle prend l'avion, donc l'empreinte carbone pour aller jusqu'en Australie. Je suis désolée, je ne peux pas y aller en vélo. Mais depuis toujours, depuis toujours, je voulais aller en Australie soigner les kangourous.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc à un moment, j'ai contacté une association, c'était en 2019, et 2018 même, et à l'été 2019, donc je te raconte l'histoire. Juste avant de partir en Australie sur une toute petite île de Kangaroo Island au sud de Adelaide, on m'a contactée, donc j'ai passé plein d'examens de tout ça, et on m'a dit « oui mais vous savez, c'est pas les kangourous que vous allez sauver, parce que c'est comme les lapins, il y en a partout en Australie, ce sont les koalas » . Moi je dis ok, très bien Et je me suis dit j'espère que je verrai quand même des kangourous En fait j'en ai vu plein Parce qu'il y en a de partout Il y en a vraiment de partout des kangourous Et donc j'ai adoré Je me suis retrouvée à Anson Bay Donc c'était l'histoire Je pourrais t'en parler pendant des heures Et quand je suis revenue De cette expérience A priori j'étais très appréciée Par les vétérinaires et l'équipe Le matin on me disait hello darling C'est trop chouette Merci. et quand je suis revenu tout de suite mais venu en tête il fallait que j'aille en Afrique du Sud soignez les loups. Donc j'ai recontacté l'asso qui m'a dit on passe pas d'entretien et tout vous avez beaucoup plus de volontariat donc je devais y aller l'été 2020 2020 c'est pas à vous débattre donc finalement j'y suis allée à l'été 2022 histoire incroyable parce que quand je suis arrivée et que je me suis présentée fallait que je dise pourquoi j'étais là donc je dis bah I wanted to come here for a long time because I love lions Donc, et on m'a très gentiment dit, ok, vous êtes là 15 jours, on vous souhaite de voir les lions. Parce que les lions, c'est pas en classe de voir les voix.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Dès le lendemain, grande émotion, on était dans un game du Warcraft, on n'est que 6. Et on dépose des caméras par rapport à la contre-monde, les caméras dans les arbres. On s'apprête à repartir et 3 lions frères de 2 ans, hop ! juste sur le côté et traverse. Donc là, j'étais... J'ai eu des larmes. Et je pensais que les co-volontaires allaient se retourner et dire mais elle pleure, elle est... Et non, ils m'ont tous fait des signes. Donc, dès le lendemain, on a vu trois lions. C'était magnifique, ils marchaient. Un lion, c'est très grand et c'est haut. Et quand ça se déplace, ça chaloupe. Et c'est très majestueux. Ils nous avaient regardés comme ça. Et après, on était une quarantaine de volontaires sur place, donc toutes les nationalités différentes, Venezuela, Chine, Japon, c'était génial. Et ils me disaient, mais tu nous portes bonheur, Isa, parce qu'après, on n'arrêtait pas de voir les lions. Donc moi, sur les 15 jours, on a vu 7 fois des lions.
- Speaker #0
C'est énorme.
- Speaker #1
Et c'était à chaque fois, j'ai vu des lions plus âgés avec la grande crinière. Donc on arrivait aussi à établir des âges, parce qu'on nous formait là-bas aussi. Je n'ai pas vu de bébé lion. mais c'est pas grave du tout j'ai vu des lionnes des lions de 1 an des lions de 8 ans on a vu, cadeau de la vie un couple de lions qui était en accouplement en fait, et un lion tendre avec la lionne, ce qui n'arrive jamais et on est resté là pendant une heure à aller regarder à aller photographier,
- Speaker #0
c'était impressionnant ça c'était cadeau t'en retires quoi de ces expériences ?
- Speaker #1
J'en retire que mode avion, apprendre à respirer, on est seul parmi la nature. Alors, je n'étais pas seule encore une fois parce qu'il y avait plein de gens avec moi. Mais on reprend conscience qu'on a les pieds qui touchent le sol. On est assis dans le Game Rover car à 4h30 du matin, on se lève. Il fait super froid. Il fait genre 4 degrés, donc on met des couvertures. On voit le lever du soleil. C'est violet. rose, on se pince, on a de l'émotion et il y a le game viewer qui avance doucement et on voit des oiseaux de dingue et on prend le temps quand j'étais parmi les koalas, il y en avait 80 à Ansanbe on les identifiait et j'en retiens quoi un truc de dingue, le koala par exemple il a une bulle autour de lui de 3 mètres, il faut pas approcher attention il a des griffes incroyables, il peut vraiment vous Quand vous arrivez à un point où on vous dit, bon, alors ne vous inquiétez pas, si vous êtes boxé par un kangourou ou lacéré par un koala, on vous emmène à l'hôpital. Bon, ça a une heure, mais bon. Donc, vous comprenez, il ne faut vraiment pas approcher. Sauf que moi, après, au bout d'un moment, j'étais 15 jours et petit à petit, de manière très naturelle, je passais sous le koala et j'étais hyper proche. Parfois, j'étais à 50. centimètres du koala, mais il me reconnaissait après. Et je sentais que je pouvais. Mais j'en abusais pas. Parce que chaque koala a son eucalyptus, chaque koala a son arbre. Et j'en retiens quoi ? J'en retiens qu'en fait, en prenant le temps tranquillement dans la relation, en prenant le temps d'écouter la personne, de regarder la personne, de respirer, de différer. Mais en fait après ça se passe bien
- Speaker #0
Ouais ça t'a quand même
- Speaker #1
Tu le transposes sur finalement Tes relations humaines Oui sur toutes les relations Parce que par exemple le koala A un moment c'était je crois l'avant dernier jour A un moment il y avait un koala Qui était sur une branche mais qui était à quoi Je sais pas De 82 hauteurs, moi je mesure 1m70 Ou il était peut-être à 2m30 Et à un moment je suis passé dessous J'étais hyper contente de le voir de si près. Je restais dessous, je le prenais en photo. Et c'est après court que je me suis dit, mais attends, mais en fait, depuis quelques jours, là, tu es hyper près d'eux, alors qu'ils te regardent et ils mangent leur eucalyptus et ils te regardent. Mais c'est après court que je me suis dit, mais tu aurais pu te faire greffer en fait. Sauf que quand tu prends le temps, pareil, les lions, en étant tranquille avec eux. tu laisses venir la personne en fait quand on est au kruger national park tu es chez eux tu es chez le big five tu es chez les girafes les guépards les lions les nous on est dans le game over car on sort pas les bras on sort pas la tête on est une forme on est chez eux et du coup dans les relations je suis toujours je prends le temps alors parfois faut aller vite mais du coup c'est peut-être ce qui fait que j'arrive à être alors dans ma propriété Je suis timide, mais quand je suis à un événement, ma timidité s'envole et en quelque sorte, j'approche le lion. Il y a le maire ou il y a le président de... J'arrive à l'approcher, il me fait la bise, il me tutoie, on se parle, je lui demande quelque chose, il me dit oui. En revanche... Je pense que ces expériences avec les animaux, pour le coup, en revanche, si je ne le sens pas, je n'y vais pas.
- Speaker #0
On sent qu'il y a quand même beaucoup ça chez toi.
- Speaker #1
Je veux avoir un oui, mais tant que je ne sens pas que j'aurai le oui, je ne demande pas.
- Speaker #0
Oui, il y a beaucoup d'écoute sur soi. Par exemple,
- Speaker #1
j'avais très envie de participer à cette expérience que je découvre avec toi. je t'apprécie pour ce que tu fais et je suis tes podcasts et quand je les écoute tout ça je trouve ça génial mais voilà je voulais te demander à un moment pour avoir un oui pour que ça fonctionne et du coup j'ai parfois attendu un peu pour me prendre la tête et à un moment quand j'ai senti que c'était peut-être possible j'ai dit t'es finie et Par exemple, quand on a partagé la soirée où on a croisé de très très près Abel Bent, j'ai senti qu'à un moment, elle se tournait vers moi et que je pouvais la filmer. Elle était juste en dessous et elle m'a sourie. Par contre, à ce soir-là, je pense que je n'aurais pas senti d'être plus loin en relation avec elle.
- Speaker #0
Oui, il faut... Chaque moment a son importance. Et le timing est important dans le ressenti ?
- Speaker #1
Le timing est très important. Quand on parlait de Morgane Kirsch, j'avais eu la joie qu'il m'approche un bal. C'était super. Il m'avait donné sa carte de visite. Il m'avait dit, voilà, écoutez, vous me recontactez. On voit ce qu'on peut faire ensemble. Donc, c'était super. Je n'en revenais pas. Et je m'étais dit, je la garde bien précieusement. Et je ne mets pas le feu. Je ne veux pas brûler les étapes. pour le coup il y a vraiment une histoire de feu, paille et à un moment, quelques mois plus tard j'ai été invitée à une autre soirée gala ou autre et je l'avais recroisé et du coup je me suis permis de lui dire ah mais justement dans 15 jours, comme vous m'avez proposé et là il m'avait dit mais bien sûr venez, je vous mets à disposition une robe couture ouais,
- Speaker #0
il y a une certaine pudeur aussi oui effectivement tu as une manière de t'écouter et d'écouter le timing un peu spirituel qui fait peut-être aussi ce qui fait aussi partie de toi, finalement. Voilà, parfois,
- Speaker #1
je prends le temps.
- Speaker #0
Le temps avance et j'aurais aimé si tu m'y autorises à aborder un sujet avec toi qui me paraît important. Quand on est une femme, La société nous donne des injonctions régulières. La maternité, moi je te connais, donc je sais que tu n'as pas d'enfant. Est-ce que ça aussi, dans ta vie, la manière dont tu l'as conçue, finalement, cette vie presque de strass, de paillettes ? Comment tu vis le regard des autres sur le fait de ne pas avoir eu d'enfant ? Est-ce que tu n'as pas eu parfois des gens qui auraient pu ? avec des intentions peu agréables, dire par exemple que c'était une part d'égoïsme pour vivre cette vie justement un peu de paillettes et que tu aurais peut-être différemment si effectivement tu avais un enfant ou est-ce que c'est parce que tu n'as pas eu d'enfant que tu t'es autorisé la liberté finalement d'avoir cette vie ? Alors,
- Speaker #1
ma chère Stéphanie, j'ai... 1. J'ai 9 enfants de cœur. Il y en a une qui va avoir 24 ans en avril, qui dînait hier soir chez moi. Il y en a une autre qui va avoir 22 ans, qui dînait chez moi il y a 15 jours. Parfois, celle qui était chez moi hier soir, c'est elle qui m'a proposé il y a un an ou deux qu'on allait voir L'Amour Ouf au cinéma. Avec une autre, on était allé voir Avatar Pro. donc j'ai vraiment de l'enfant au fond de coeur et plus ou moins quand je suis partie ils sont âgés de 9 à 32 ans celle de 32 ans m'a fait le cadeau incroyable il y a je sais pas 4-5 ans de me téléphoner c'est la fille aînée d'une de mes meilleures amies je l'ai vue faire ses premiers pas avec sa maman rigoler parce que c'était trop beau de la voir faire ses premiers pas. Quand elle nous a vu rigoler, petite honnête, elle s'est mise à pleurer croyant qu'on se moquait d'elle. Bref, maintenant, elle a 32 ans. Et cette jeune femme, il y a 4-5 ans, m'a téléphonée pour me dire j'ai une nouvelle à t'annoncer, je vais me marier. Donc, je trouvais ça génial qu'elle me téléphone, ça aurait pu être mon amie. Bien sûr, sa maman. Et elle rajoute donc c'était juste un mariage princier en plus. Mais bon, ça n'aurait pas été un mariage princier, c'était pas. C'était un mariage princier, mais c'était quand même un mariage princier. Et elle rajoute, et je souhaite que tu sois présente. Et là, du coup, ça m'a hyper touchée. Et il y a deux ans, à un moment, elle me téléphone. En fait, elle est juste hyper occupée. Elle a un poste, elle a fait des belles études. Enfin, voilà. Et elle est vraiment occupée. Et elle me téléphone il y a deux ans. Je me suis dit si elle me téléphone c'est qu'il y a un truc. Alors je craignais que ce soit grave parce qu'il y avait dans leur famille... Mais non c'était pas grave. Donc elle m'appelait pour m'annoncer qu'elle était enceinte de son premier enfant.
- Speaker #0
Trop beau.
- Speaker #1
Donc ça m'a hyper hyper touchée. Et le 14 mars je vais avec sa maman. On va se retrouver à Paris. Donc Titounette, sa maman, mon amie, moi et sa fille. On sera toutes les quatre.
- Speaker #0
Magnifique.
- Speaker #1
Et en fait, j'ai beaucoup de relations très fortes avec les enfants qui sont âgés de 9 à 32 ans. Et quand je suis revenue d'Australie, où j'avais pris des coucous pour aller à Kingscott, pour aller à Kangaroo Island, je me suis dit, mais j'aurais pu mourir 12 fois, il y a eu 3 jours de voyage. Et quand je suis revenue, je me suis dit, je vais faire ce à quoi j'ai pensé depuis longtemps. J'ai fait un testament holographe et avec 9 enfants. Ah oui il y en a même 10 parce que j'ai rajouté une petite d'une très bonne amie donc maintenant il y a 10 enfants Et à chaque enfant je les ai pris mon téléphone où je les ai vus invités à dîner et autres Et je leur ai dit, je leur ai raconté qu'ils étaient sur mon héritage Et en fait la réaction elle a été juste pour chacun dingue, un truc de dingue Ils ont hyper hyper adoré Alors la petite qui a maintenant 9 ans, elle ne comprenait pas tout, mais elle a bien compris. Et elle m'adore et ils comprennent bien que c'est du cœur, c'est vraiment de l'amour. Ils se disent, elle n'a pas d'enfant et elle nous aime. Et il y a un enfant qui vient d'avoir 30 ans, que j'appelle toujours mon petit écureuil. Bon lui maintenant il a un super poste ici en Belgique. Donc parfois il m'appelle pour me raconter ses histoires de travail ou de cœur. Et à plusieurs reprises, il n'y a pas plus tard que le 13 février, parce que c'était son anniversaire, en fait, il me dit, il m'écrit que je suis sa deuxième maman. Et c'est hyper fort. Donc, il n'y a pas une semaine qui passe sans que j'ai un enfant qui m'envoie quelque chose. Et après, ça a été difficile pour moi quand j'avais 30 ans, que je voulais un enfant, que j'avais plein de faire part. À un moment, j'avais un appartement à Vienne avec une cheminée ancienne magnifique. Et tous les faire-part-des-sens, je les posais sur le... C'était beau, et à un moment, c'était difficile. Je n'avais pas d'enfant. Avec mon ex-mari, on avait essayé, puis il y avait aussi l'adoption, mais le parcours, c'était compliqué. Donc, à un certain moment, j'étais... triste et en fait j'ai pas été finalement triste trop longtemps ni aigré parce que je suis marraine plusieurs fois Et après par rapport à la question oui mais du coup tu es dans les paillettes ou autre parce que tu as pas d'enfant je pense que même quand j'étais enfant j'étais dans les paillettes je me déguisais je prenais les vêtements de ma grand mère qui adorait coudre j'avais des je me mettais des chapeaux sur la tête, je rajoutais des paillettes. Les tulleurs étaient dans les paillettes. Mais est réaliste aussi que le monde est dur. Donc du coup, pour moi, la vie est une fête et je veux en faire une fête parce que je sais très bien que ça n'est pas forcément.
- Speaker #0
Je te parlais de ça parce que j'en parlais avec une personne que j'ai rencontrée avant-hier, avec qui j'ai fait un podcast. Et elle disait justement que le regard de la société sur les femmes qui n'ont pas d'enfants est très jugeant. Et c'était ça aussi ma question, c'était de savoir comment toi, tu l'avais vécu.
- Speaker #1
Je comprends. En fait, de l'extérieur... De l'extérieur,
- Speaker #0
parce que le livre est donné par ces dix enfants, mais de l'extérieur, tu restes...
- Speaker #1
De l'extérieur, en fait, quand les gens ne savent pas que je n'ai pas d'enfants, en fait, à priori de ce que je dégage, ils pensent toujours que j'ai des enfants. Oui. Ils me disent toujours... toi tu as combien d'enfants ? ou ils ont quel âge tes enfants ? en fait les gens croient que j'ai des enfants et quand je leur dis mais en fait je suis marraine plusieurs fois là ils comprennent que je n'ai pas d'enfants ou quand je leur dis 9 enfants comptent pour moi donc là ils comprennent et du coup c'est je vois le schéma que tu veux dire ça ne m'est jamais arrivé qu'on me dise de moi genre ouais en fait les paillettes et tout parce que ou parce qu'elle veut faire jeune ou parce qu'elle veut être jolie non mais ça pourrait, ça pourrait elle veut pas d'enfant parce qu'elle veut rester mince ça m'est jamais arrivé en plus comment tu sentis la pression sociale d'avoir un enfant ? alors en fait il y a eu parfois au niveau social j'ai senti des personnes qui parfois pouvaient être J'ai né quand elles avaient des enfants. Mais c'est pas... j'ai eu l'impression, c'est sûr. Parfois des personnes qui ont eu des enfants, ou parfois des amis à moi qui ont des petits-enfants, qui m'envoient une photo bébé et qui après me disent « Mais ça va, ça te gêne pas ? » Et en fait, moi j'ai dépassé un cap, où à un moment, voir des faire-parts, c'était difficile pour moi, ou une femme enceinte, j'en voyais partout. Et ça a été court, c'est quand j'avais une trentaine d'années, et en fait... aujourd'hui on voit des photos de bébés tout ça ou importe un bébé chez moi je le prends dans mes bras je le sais pas j'ai de l'amour j'ai de l'amour en fait qui est intéressant ce que j'aimerais que tu essayes de verbaliser où il arrive mais
- Speaker #0
comment tu fais pour dépasser le moment de la tristesse comment tu arrives à le sauver miné pour que finalement par ange comme tu tu ne vives pas dans la tristesse et que ton cœur soit de nouveau rempli de joie parce que quand même il y a plein de femmes quand elles ne peuvent pas physiquement avoir un enfant c'est très dur de dépasser ça comment toi tu as fait si tu essayes de rentrer à l'intérieur de toi comment tu as réussi à faire ça alors
- Speaker #1
en fait il ya plusieurs choses quand j'avais 13 ans j'ai perdu ma soeur adorée qui avait 15 ans et demi du jour au jour comme ça c'était en montagne, il faisait beau, c'était fermé, il y avait plein de fleurs, les fleurs de montagne, tout ça. Accident de voiture avec des copains, c'était le destin, un cours annulé, toc, ils partent, un virage, voilà. Et je sortais du collège et j'entendais les pompiers et tout ça. Et je sors du collège, il y a plein de gens qui me regardaient en pleurant, je me disais mon dieu qu'est-ce qui se passe ? Donc la vie a basculé. Donc j'avais 13 ans, mon cerveau ne comprenait pas. Ma soeur, tout ça. Donc je pense que j'ai eu un choc. Après j'étais très entournée par mes amis. Mes parents avaient l'intelligence de me dire
- Speaker #0
tu vas où tu veux, il faut juste que tu travailles bien à l'école et juste, il n'y avait pas des téléphones portables à l'époque. Tu nous laisses un papier pour dire je dors chez Virginie, je dors là, juste il faut qu'on sache où tu es. Et donc j'ai eu des moments de tristesse bien sûr et après par rapport aux enfants, le fait de ne pas avoir moins et de, quand tu dis la tristesse, comment tu fais après pour la...
- Speaker #1
Pour la sublimer.
- Speaker #0
En fait si tu veux, je suis consciente de... de tout ce que j'ai construit et de tout ce que je recueille de beau, je me bats aussi pour ça. En parlant de battre, en fait, déjà quand j'étais petite, je me disais mais je serais toujours une guerrière, une lionne, je ne sais pas comment dire, vraiment, pour construire les choses. Et s'il y a des moments où ça ne va pas. Je me dis, ok, ça va pas. Là, tu pleures un bon coup. Et après, tu passes à autre chose. Voilà. Et par rapport aux enfants, j'ai pas le droit d'être triste de ne pas avoir d'enfant. Puisque, en fait, j'en ai vraiment de cœur. Et quand ton enfant me dit, t'es ma deuxième maman, et que j'adore cet enfant, il est là en photo, tu vois. En fait, si tu veux, je me sens pas... pas maman en fait je me sens pas sans offre alors oui j'ai pas mis au monde un enfant j'ai pas eu de grossesse mais sinon oui dans ce milieu les enfants dans l'amour j'ai mis au monde de l'amour d'enfants et il me donne de l'amour aussi vraiment là le 14 mars quand on sera toutes les quatre avec titounette sa fille enfin c'est hyper fort enfin oui Ou quand une de mes filles, elle me dit, je lui dis, ok, je t'emmène au ciné, qu'est-ce que tu choisis ? Elle me dit, l'amour ouf et qu'on partage ça ensemble. Et en plus, c'est trop mignon parce que celle que j'ai vue hier soir quand elle part chez moi, c'est trop chou. Elle me dit, bon, à très vite, on se revoit très vite. Et il n'y a qu'un jour, l'autre fille que j'ai vue, pareil, elle me dit, à très vite Isa, à très vite. Donc, en plus, ce n'est pas on partage une soirée ensemble, c'est en plus, c'est... Ils, elles, veulent me revoir très vite. Donc, en fait, et puis j'ai un placard à cadeaux. Il y a toujours des choses pour l'un, l'autre. Et puis ceux qui maintenant ont 25-30 ans, parfois c'est des fringues. Celle d'hier soir, je te montrerai tout à l'heure, elle m'a montré une vidéo. Du coup, je lui ai dit, envoie-la-moi. Mais on dirait Ornée Lamouti. On dirait qu'elle a 30 ans. Moi, je l'ai connue, elle était tout bébé.
- Speaker #1
Je vois finalement les volumes.
- Speaker #0
Donc en fait, je ne me sens pas pas maman.
- Speaker #1
Et pour répondre à ta question,
- Speaker #0
je pense que même si j'avais été maman, je pense que je serais dans la com. Parce que c'est... Enfin, je pense que je suis une fille de la com, quoi. Et puis comme tu disais, tu es une fille des paillettes. Ouais, j'aime bien. J'aime bien. Je trouve ça génial. Et ben voilà. C'est ça.
- Speaker #1
On arrive à la fin de ce podcast. J'ai encore deux questions à te poser. Si tu devais faire un retour en arrière, si tu devais te regarder dans un miroir, tu dirais quoi à la petite Isabelle ? Peut-être celle qui est sur le chemin et qui perd sa sœur à 13 ans et demi. À 13 ans. Bravo, je dirais bravo. Je lui dirais bravo.
- Speaker #0
Ouais. À ma soeur ?
- Speaker #1
Non, à toi. À moi, toi. À moi,
- Speaker #0
je dirais bravo parce que j'ai décroché des lunes, j'ai donné, j'ai reçu. Et pour moi, la vie, c'est toujours aller encore. C'est profiter de ce qu'on a. Prendre un temps de respirer et dire... j'adore ce coussin, j'ai le coussin ah j'en rêvais, mais sans parler d'objets c'est au niveau amitié je rêvais de faire ce podcast et je vis le podcast et c'est continuer à vivre des trucs super bien on sait pas de quoi il fait demain donc tout ce qu'on peut vivre de beau par exemple j'adore l'hôtel Fourvière-Lyon je vais t'emmener là-bas il n'y a pas 50 questions on vit parfois il y a des rendez-vous là t'as quelques minutes pour qu'on y aille je t'emmène et je t'offre quelque chose à boire Parce que demain, on ne sait pas. Dans un mois, on ne sait pas. Dans un an, on ne sait pas. Donc, ce qu'on peut vivre de beau, ce qu'on peut offrir et recevoir,
- Speaker #1
ça, ça vient quand même de... C'est pour ça que je te parlais de cette petite fille de 13 ans. Quand on perd quelqu'un brutalement, on se rend compte que la vie est éphémère, finalement. Il y a quelque chose d'éphémère et de fragile dans la vie et qu'il faut profiter. Cette joie, elle vient peut-être finalement aussi de ça.
- Speaker #0
Ouais, je pense que tu as super raison. Alors, je pense que je n'aurais pas pu parler de tout cela il y a 20 ans comme j'en parle là. Mais ouais, je pense que tu as tellement raison parce que je ne suis pas pressée de. En revanche, je suis consciente que là, il y a le rendez-vous qu'on peut vivre maintenant. Vivons-le maintenant. Parce que demain, dans 15 jours, dans un mois, je ne sais pas. Dans six mois je te dis vie on va enfin on sait pas la vie on sait pas et c'est là maintenant on peut le vivre alors profitons et je pense que oui c'est tout ça c'est lié à ma soeur quand je sens le truc qu'il faut là maintenant bas c'est maintenant c'est pas du caprice c'est pas si tu as raison ma soeur la voix on déjeune ensemble à midi c'est super beau on était dans la villa avec mes parents Et tout d'un coup, à 13h30, on entend des sirènes de pompiers. Moi, je ne savais pas ce que c'était. Et je sors du bahut à 17h et voilà quoi. Donc, oui, je pense que ta raison, c'est lié.
- Speaker #1
Oui, il y a une urgence de vie aussi, de profiter de... Oui. Et pour moi, te connaître à l'extérieur, si moi, je devais parler de toi, c'est... Tu apprécies... toujours les choses qui te seront, que tu as la chance de vivre. Isabelle est toujours reconnaissante et joyeuse et émerveillée, même de tout ce qu'on te donne à vivre, tu vois. Et effectivement, c'est pour ça que je te pose cette question, parce qu'il doit y avoir forcément un lien là-dedans.
- Speaker #0
Certainement, et c'est peut-être aussi ce que... Tu me permets de réaliser, c'est peut-être aussi cela qu'apprécient les personnes qui m'invitent parce qu'ils voient que je l'apprécie. Quand on m'invite à Vattel, Académie, pour un événement, c'est peut-être pour ça qu'après, quelqu'un que tu connais, qu'on aime beaucoup, Christian Théodoua, que j'ai revu il n'y a pas longtemps, on fait une photo ensemble. Peut-être que les gens ressentent que je suis vraiment...
- Speaker #1
Que tu es authentique et que tu apprécies.
- Speaker #0
Je suis là, je profite vraiment de là. Et je réfléchis à la tenue avant. Je me dis que je vais être avec des chefs étoilés et habillés tous en blanc. Je ne vais pas m'habiller en noir. Et du coup, ils ont aimé la jupe bleu ciel et le haut blanc avec des paillettes. Parce que du coup, c'était au mois de janvier. Ils étaient hyper forts dans ce cahier. Voilà, j'aime même quelque chose de gaie. Et en respect aussi des gens, quoi.
- Speaker #1
Tu reviens à boucler, boucler, sur la gaieté, sur la joie.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Après,
- Speaker #0
j'adore le noir, mais...
- Speaker #1
Oui, pour tous les couturiers qui l'écoutent, elle adore le noir.
- Speaker #0
Pour les retenir.
- Speaker #1
Vous pouvez l'habiller en noir.
- Speaker #0
Mais j'essaie de m'habiller en clair le plus possible en même temps.
- Speaker #1
D'accord. Dernière question, la question traditionnelle et après on devra se quitter.
- Speaker #0
C'est quoi pour toi être une femme aujourd'hui en 2026 ? Craquante, élégante, charmante, espiélègle, lumineuse, attachante, cérébrale, brillante. Je pense que c'est plutôt pas mal. On s'arrête là-dessus alors.
- Speaker #1
Isabelle, merci d'avoir passé cette heure avec nous. Je t'ai découverte, moi aussi, sous un nouveau jour. Et je pense que ton parcours en inspirera plusieurs. C'était un plaisir en tout cas de te recevoir à ce micro. J'espère que ce ne sera pas une espace-nique. Elle a les larmes aux yeux. Merci Isabelle, à bientôt.