- Speaker #0
Même en France, je me sens que je suis toujours la belge. D'ailleurs, c'est comme ça qu'on me décrit partout où je vais. Quand on essaye de me décrire, c'est pas physiquement, c'est non, mais c'est la belge.
- Speaker #1
Bienvenue sur Partir, le podcast qui vous emmène vivre à l'étranger.
- Speaker #0
Je dormais pas, j'étais hyper hyper stressée d'habiter dans une ville où je connaissais personne. Il y a une petite voix dans la tête qui me répète à chaque fois « j'habite ici » . Et ce sentiment-là, pour moi, il était tellement plus fort que les autres choses qui n'allaient pas. que j'avais plus la motivation de me dire j'ai envie de construire un chez moi ici plutôt que de me dire je me sens pas bien, je retourne là où je connais.
- Speaker #1
Elle fait trois ans de dépression jusqu'au moment où elle comprend un truc simple. Le problème, c'était peut-être pas elle, c'était en fait l'endroit où elle vivait. On rencontre aujourd'hui Valentine qui quitte la Belgique, son pays d'origine et part chercher la mer, le soleil et se construit une nouvelle vie à Marseille en France. Elle nous raconte avec Authenticité, le chemin qu'elle a parcouru jusqu'à son installation en France et nous explique que s'expatrier c'est pas toujours ce qu'on voit sur Instagram il y a de la solitude, du stress et surtout que ça prend du temps avant de vraiment se sentir chez soi. Dans cet épisode on parle de mindset, d'amitié quand on arrive dans une nouvelle ville de l'importance de se sentir chez soi quelque part et de la vibe très particulière de Marseille mais avant de découvrir son histoire, je voudrais vous remercier pour... pour tout votre soutien, ceux qui likent, ceux qui s'abonnent, ceux qui partagent et qui font vivre ce podcast. Vraiment, cette petite communauté me touche énormément. Et si jamais vous voulez suivre les coulisses du podcast, retrouver les photos de nos invités, de leur lieu de vie, etc., vous pouvez me retrouver sur Instagram sur Partir Podcast. Allez, je vous laisse découvrir ce nouvel épisode et je vous souhaite une bonne écoute. Donc, Valentine, merci d'être là pour partager ton histoire. Je suis vraiment très intriguée d'en savoir plus sur ton parcours parce que sur Insta, dans les premiers postes de ta page qu'on voit, c'est un poste où tu dis qu'à 19 ans, tu fais une dépression et que c'est au bout de trois ans que tu te rends compte que c'est ton pays d'origine, la Belgique, qui ne te convient pas. Et donc, suite à ça, tu t'es expatriée en France et plus précisément à Marseille. Donc déjà, est-ce que tu peux nous raconter le moment où tu réalises que ton pays ne te convient pas et pourquoi ?
- Speaker #0
En fait, je pense que je l'ai toujours su au fond de moi. parce que j'ai toujours voyagé j'ai toujours beaucoup voyagé dans ma vie j'ai toujours voulu faire des boulots où je voulais partir mais j'ignorais un peu ce sentiment de savoir que la Belgique c'était pas un pays qui me convenait mais le jour où j'ai vraiment réalisé ou en tout cas je me suis admis moi de mon côté je pense que je devais avoir 21 ans 21-22 ans où je travaillais à l'époque en Belgique en tant que conseillère de voyage. Je devais avoir 22 ans où vraiment je me suis réalisée qu'en fait j'étais uniquement heureuse quand je n'étais pas en Belgique. Et j'avais beau faire en fait tous les efforts que je voulais dans mon pays d'origine, dans la Belgique, il y avait toujours ce style de vie en fait qui manquait pour moi qui était de pouvoir être à la mer, au soleil, après le boulot. Moi, ça ne me faisait pas forcément plaisir de toujours rentrer chez moi, faire à manger, être dans ce train-train quotidien et toujours dans la ville ou à l'intérieur. Ce n'est pas quelque chose qui me rendait forcément heureuse. Et je rêvais de pouvoir aller à la plage après mon boulot et d'avoir des soirées où j'étais dehors en face de la mer et regarder un coucher de soleil. Pour moi, c'est ça le bonheur.
- Speaker #1
du coup c'est vraiment le côté paysages et le besoin de la mer qui fait que ça te manquait et que tu n'étais pas 100% épanouie en Belgique ?
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment le style de vie en fait. Si je pouvais déplacer la Belgique et les Belges avec notre mentalité dans un endroit dans le sud de la France, je l'aurais fait. C'est pour ça que c'est dur à admettre aussi que je n'aimais pas mon style de vie parce que j'avais... envie et même aujourd'hui ça me rend parfois triste de ne pas être dans mon pays d'être loin de mes origines parce que même en France je le sens que je suis toujours la belge d'ailleurs c'est comme ça qu'on me décrit partout où je vais quand on essaye de me décrire c'est pas physiquement c'est la belge et moi je suis fière de pouvoir représenter la Belgique mais c'est très bizarre de ne pas aimer son style de vie et d'aimer son pays. C'est tellement contradictoire, mais pourtant, pour moi, c'était vrai.
- Speaker #1
Franchement, ça demande du courage de se dire, écoute, j'aime tout dans mon pays. Mais il me manque la mer, donc je vais juste à la mer, chercher cette part qui te manque. Tu vas pouvoir nous raconter tout ça un peu plus en détail après. Et du coup, à quel moment et comment l'idée de partir de la Belgique t'est venue ? Est-ce qu'il y a eu un moment un peu charnière, un voyage, une rencontre, une expérience, un moment déclencheur qui a venu cristalliser ce besoin ?
- Speaker #0
Pas vraiment, parce que comme je disais, c'est quelque chose que j'avais en moi depuis toujours. dès mes 18 ans la toute première opportunité que j'ai eu de pouvoir quitter la Belgique j'ai cherché un travail à l'étranger en tant qu'animatrice enfant je me suis dit super maintenant je vais commencer mes études et c'est là où je suis tombée dans une dépression et c'est peut-être à ce moment là que je me suis rendu compte que pendant 3 mois j'ai vécu en Turquie en tant qu'animatrice enfant donc un boulot que j'aimais bien mais c'était sans plus on habitait dans un truc mais pourri, et pourtant j'étais hyper heureuse et quand je suis rentrée en fait le contraste de devoir retourner dans une vie que j'aime pas ça m'a vraiment fait tomber dans une dépression en fait et j'avais un sentiment de vide en moi mais que je connaissais hyper bien en fait, je connaissais cette sensation et c'est juste que quand tu habites avec un mal-être quand tu vis avec un mal-être pardon Tu t'habitues à ce sentiment et à un moment donné, c'est comme quand tu as une plaie quelque part qui ne se ferme jamais parce que tu continues à gratter. Elle fait mal, mais tu ne la sens plus après un moment donné. C'est une blessure qui guérit, mais qui reste là. C'est un peu bizarre. Mais à plusieurs reprises, j'ai fait cette même chose de repartir à l'étranger, de dire je vais faire une aventure, je revenais et chaque fois, je me forçais à me dire que je suis obligée de vivre là. Et c'est quand j'ai travaillé pour cette entreprise de voyage où j'ai beaucoup parlé avec mon ancienne responsable d'agence qui est aujourd'hui une de mes meilleures amies et qui m'a dit « mais va vivre au soleil en fait, j'en ai marre de t'entendre dire à chaque fois quand il pleut que la vie est nulle » . J'arrivais au boulot, j'avais vraiment une gueule jusque par terre juste parce qu'il pleuvait. Et les jours où il faisait beau, j'étais une autre personne et c'était flagrant pour eux. Et je pense que cet environnement positif-là,
- Speaker #1
eux en fait m'ont un peu poussé à me dire bon bah maintenant il faut le faire de façon permanente parce que la différence quand il fait beau et quand il fait pas beau elle est trop flagrante en fait c'est ouf et de toi même en fait t'avais pas eu ce déclic de dire bah oui en fait c'est possible d'aller habiter de manière permanente ailleurs au soleil ?
- Speaker #0
je pense que j'étais trop jeune en fait parce que quand t'es jeune Tu ne réfléchis pas forcément pour toi-même ce que tu vas faire. Déjà, je trouvais ça très bizarre de devoir choisir ce que j'allais faire le restant de mes jours, à 18 ans, quand j'ai dû choisir mes études. Mais je n'ai jamais réfléchi vraiment, même si je cherchais toujours des façons d'aller à l'étranger, je devais tout voir avec mes parents. Il fallait tout discuter avec eux. Et donc, du coup, eux, ils pensaient la Belgique, Après, eux, à 19 ans, ils sont partis en Espagne. Et je pense qu'à un moment donné, avec ma sœur, on s'est regardé, mais qu'est-ce qu'on fout là encore, nous ? Pourquoi on est resté en Belgique ? Juste parce qu'on ne voulait pas aller en Espagne. Et en devenant adulte, en se disant « Mais si, je peux quitter la Belgique si je veux, je ne suis pas obligée de faire ma vie ici. » Mais à 16 ans, 18 ans, tu ne réfléchis pas forcément à un autre pays. En tout cas, pas quand moi j'avais 18 ans, il y a 10 ans. Faire des voyages solos comme ça, les seuls qui faisaient ça, c'était des bobos ou des riches aujourd'hui. Tous les jeunes partent à l'étranger parce que c'est à la mode. Ils prennent leur sac à dos. Tout est accessible avec les réseaux. Il y a plein d'applis qui sont hyper sécurisantes aussi. Mais il y a 10 ans, ce n'était pas comme ça en fait.
- Speaker #1
Oui, ça a bien évolué. C'est plus accessible aujourd'hui. En tout cas, ça, c'est sûr. Et comment tu as défini alors ? C'est la France où je veux aller. Plus précisément, Marseille.
- Speaker #0
Le hasard. En fait, moi, je savais que je voulais habiter au soleil en bord de mer. Et l'entreprise dans laquelle je travaillais avait des agences de partout dans le monde. Et en fait, en discutant justement avec ma responsable d'agence, on a commencé à regarder, elle m'a dit « mais regarde, quand il y a une place quelque part, tu postules » . Et au bout de trois ans, c'était en plein Covid. En plus de ça, on venait de me dire « c'est le Covid, tu n'as pas du tout le droit, tu ne vas pas pouvoir partir à l'étranger, tout ça » . Enfin, il y avait, je ne sais pas comment on appelle ça. C'était genre un fril d'engagement. Il n'y avait plus personne qui pouvait être engagée. Et du coup, ils avaient dit que je n'allais pas pouvoir bouger. Je pense que trois mois après ça, je vois justement qu'ils cherchent quelqu'un à Marseille. Du coup, j'ai postulé, c'était le même boulot. J'ai postulé, j'ai eu le boulot en claquant des doigts parce que c'était le même travail que j'allais devoir faire. Et au début, je me suis dit, je vais tester, je vais voir. Et si je n'aime pas, je pourrais toujours regarder parce qu'il y a Cannes à côté, il y a Nice, il y avait Biarritz aussi. Il y avait des bureaux à Miami aussi et en Australie. Et d'ailleurs, en même temps que Marseille, il y avait une place, mais sur un autre poste, en Australie qui s'était libérée. Et du coup, je réfléchissais entre est-ce que je vais changer de boulot et changer de pays ou est-ce que je change de boulot mais je choisis Marseille. Et je ne sais pas pour quelle raison j'ai choisi Marseille. Depuis, je me sens à la maison comme je n'ai jamais eu ce sentiment-là ailleurs qu'ici.
- Speaker #1
Trop fou. Comme quoi, le hasard fait bien les choses des fois. C'était peut-être ta destinée de finir à Marseille.
- Speaker #0
Oui, je pense. Moi, je le prends beaucoup à l'univers, au destin, au fait que... tout ce qui nous arrive, arrive pour une raison. Même si parfois, au moment même, on n'est pas toujours... C'est pas toujours clair de pourquoi cette chose-là nous arrive. Surtout quand c'est négatif, on ne comprend pas toujours. Mais moi, je rencontrais des Marseillais partout où j'allais. Mais vraiment, j'étais là, ils sont partout ces Marseillais. Et en fait, je pense que c'est juste l'univers qui m'envoyait des signes qu'il fallait que j'aille habiter à Marseille.
- Speaker #1
Ouais, trop bien. Bon bah du coup... Te voilà ensuite partie à Marseille, là ça fait quatre ans que tu y es. Tu es passée du coup d'un pays à côté du nord de la France, à une ville du sud. Donc j'imagine qu'il y a pas mal de différences, etc. Raconte-nous déjà un petit peu tes premiers instants à Marseille. C'est quoi tes premières impressions ? Comment tu te sens dans ce nouveau départ, cette nouvelle vie ?
- Speaker #0
Alors les tout premiers instants, ils ne sont pas… Je ne suis pas très représentative sur ce que je vis aujourd'hui parce que mon entreprise à l'époque m'avait mis dans un hôtel le temps que je trouvais un appartement à côté de la gare Saint-Charles. Et on sait tous que les quartiers de la gare, c'est dans n'importe quelle ville, ce ne sont pas les meilleurs quartiers. Donc, je n'étais pas tout à fait à l'aise, je ne dormais pas. J'étais hyper, hyper stressée d'habiter dans une ville où je ne connaissais personne parce que moi, j'ai vraiment déménagé. Je ne connaissais vraiment personne dans la ville. Et au début, c'est très compliqué parce que tu remets tout en question. Tu n'as pas le temps non plus de réfléchir. Il y a tellement de choses à organiser. Il fallait chercher un appartement. Même si j'avais une entreprise qui m'aidait, j'ai eu la chance d'avoir dans ma boîte une entreprise engagée par ma boîte à moi. qui m'aidaient à chercher des appartements et tout ça pendant que moi je devais travailler. Mais j'habitais à l'hôtel, dans une valise. J'ai changé trois fois d'hôtel différent avant de trouver mon appartement à moi. Puis il faut faire les cartons. Puis en 48 heures, j'ai dû organiser tout mon déménagement parce que j'avais laissé toutes mes affaires en Belgique. J'avais énormément d'affaires, ça faisait cinq ans que j'habitais toute seule. Donc j'avais des meubles, des vêtements, à ouvrir une boutique tellement j'en ai. Toute cette organisation-là fait qu'au début, tu n'as pas trop le temps de réfléchir à ce que tu es en train de vivre. Je pense que la première année, je ne me suis pas rendue compte que j'habitais à Marseille et je n'ai pas non plus profité du fait que j'habitais là. C'est vraiment après un an où j'ai commencé à me dire qu'il faut que je trouve une routine, qu'il faut que je me trouve des amis, qu'il faut que je m'adapte. Il faut vraiment que je commence à vivre dans mon rêve, parce que c'était un rêve d'enfance que je réalisais. Et j'étais tellement dans l'organisation des choses que j'avais oublié de profiter de ce déménagement que j'avais enfin réalisé, en fait.
- Speaker #1
Oui, il y avait d'autres priorités avant, avant de pouvoir profiter de tout ça. Mais c'est bien que tu en parles. Je trouve que c'est un bon reminder de se dire qu'en fait, les choses prennent du temps. Parce qu'aujourd'hui, tout va vite. Et puis avec les réseaux sociaux, tu vois vachement, voilà, j'ai déménagé. Et en fait, tu ne vois pas tout ce qu'il y a derrière. Et puis typiquement, toi, ça t'a pris un an. avant d'être en place et de pouvoir vivre juste ta vie.
- Speaker #0
Même avant ça, parce que moi, ça s'est passé très, très vite. Mais c'est quand même trois mois. Et avant de trouver la solution, il y a trois ans qui se sont passés. Le jour où je me suis réalisée, où j'ai commencé à me dire, en fait, j'ai envie d'aller habiter dans le sud de la France, parce que c'était facile d'accès, ou alors à Miami, ça c'était... plus lointain comme rêve. Mais il y a quand même trois ans avant de réflexion, de préparation mentale, parce que comme j'étais dépressive, j'étais dans un endroit où je ne voyais que le négatif. Et si ça se trouve, j'aurais pu trouver une autre solution trois ans avant, mais je n'étais pas dans le bon mindset qui faisait que j'ai réussi à faire ce que j'ai fait trois ans plus tard. Et après aussi de réussir à survivre, si on peut dire ça comme ça, la première année qui est... extrêmement seuls, extrêmement compliqués mentalement. Moi, je vois la différence avec les couples qui font ça à deux. Ils sont l'un l'autre pour compter un peu sur l'un, sur l'autre. Et même les tâches, tu les divises. Il y en a un qui va à la commune, l'autre qui fait tout pour la sécu. Et chacun a un peu sa part de boulot. Alors que quand tu fais ça tout seul, tu essaies de faire des démarches quand c'est la dixième fois que tu recommences parce que l'administration française... On adore. C'est la dixième fois que tu recommences la même démarche. Tu pleures, tu rentres chez toi, tu n'es pas bien. Tu es tout seul dans ta galère. Surtout quand tu n'as pas encore de...
- Speaker #1
C'est clair. Au moins à deux, tu as un pilier sur qui tu peux un peu te reposer. Donc oui, c'est courageux de ta part. Tu as rencontré quand même quelques personnes la première année ou tu étais vraiment solo, solo ?
- Speaker #0
Je rencontrais des gens. La première année, je me suis inscrite en fait sur des applications de rencontres pour se faire des amis. Après, c'était en été où j'ai commencé à faire ça, en août, et je suis arrivée en octobre. Donc, trois, quatre mois après d'être arrivée, j'ai déjà commencé à faire des efforts pour rencontrer des gens. Mais en fait, comme j'étais tellement dans les papiers, moi, j'ai mis, je pense que mon canapé, j'avais pas de canapé. J'ai acheté un canapé. enfin vraiment mais longtemps après genre c'est vraiment, mais non en août attends je calcule super mal je suis arrivée en octobre, donc j'ai presque mis un an à commencer à chercher des amis sur des applications en fait ouais,
- Speaker #1
il fallait vraiment que tu organises ta life ouais,
- Speaker #0
le temps de tout organiser enfin même mon appart c'était le Y pendant des mois, j'ai regardé la télé dans une petite chaise que j'avais ramenée Merci. Seule à Belgique. Mais donc oui, presque un an après, on va dire huit mois après, j'ai commencé à utiliser des applications de rencontres. Je m'étais inscrite aussi sur des applications de rencontres pour trouver un copain. Mais ça, ce n'était pas tout à fait la bonne solution parce que je ne connaissais pas encore les applis pour rencontrer des copines à l'époque. Mais du coup, au début, je faisais des dates et puis très vite, je me suis rendue compte que je faisais des dates juste parce que je n'avais pas envie d'être seule chez moi. Donc, ce n'était pas... tout à fait la bonne raison. Du coup, je me suis dit qu'il n'y avait pas des trucs pour faire des copains. Du coup, ça existait. J'ai commencé à faire ça. Et je dois avoir rencontré quatre, cinq filles différentes avec qui je n'ai pas du tout gardé contact. Parce que trouver des amis, en fait, c'est aussi dur que de trouver un copain. Pour moi, parce que... Surtout en ligne, en fait. Parce que tu parles sur tout et n'importe quoi. Et là où je me suis vraiment fait des vrais amis... C'est en m'inscrivant à des activités sportives, en allant à des événements avec des activités que moi, j'aimais bien et en me forçant à aller vers les gens et à discuter avec eux que là, tu rencontres des gens qui ont un peu les mêmes valeurs que toi, les mêmes centres d'intérêt et là, tu te fais vraiment des vrais amis.
- Speaker #1
Oui, tu connectes sur des bases qui te correspondent un peu plus déjà. J'imagine que ça aide derrière.
- Speaker #0
Oui, alors que sur les applis, parfois, tu… Il y a tout le monde, toutes sortes de personnes avec des centres d'intérêt différents. Et en fait, après une ou deux fois, tu te rends compte que la personne, peut-être, elle adore lire et être seule. Et toi, en fait, tu as besoin de faire du sport, par exemple, et de sortir danser. Et bien, ça ne matche pas. Ce n'est pas que la personne n'est pas sympa, mais quand tu n'as pas de centre d'intérêt en commun, Après deux, trois fois d'aller boire un café, tu te dis bon... Qu'est-ce qu'on a à se dire quoi ?
- Speaker #1
Ça demande du temps, ça aussi, de toute façon, de construire des amitiés, de rencontrer du monde, même d'oser aller vers les gens et tout. C'est un autre challenge. Bon, du coup, tu disais que c'était une année... Enfin, on dirait bien que ton année a été challengeante, ça a été assez vite, ton installation à Marseille. Est-ce qu'il y a des moments où tu t'es dit que ce n'est peut-être pas la bonne voie à suivre ? Est-ce que je suis en train de faire le bon choix ? Est-ce que tu as eu des questionnements et des remises en question sur ta décision ?
- Speaker #0
J'ai envie de dire non, mais je pense que oui. Parce que je pense que... En fait, pas vraiment. Parce qu'il y a eu plein de moments qui étaient durs à vivre, mais comme je savais pourquoi je le faisais, plutôt que de me dire « je retourne en arrière, ce n'est pas la bonne décision » , ou d'avoir cette réflexion-là, je me disais plutôt « ok, je suis maintenant là où je veux être, vraiment » . J'étais plutôt décidée à vraiment construire un chez-moi. C'est un peu l'objectif de ma chaîne aussi, c'est d'aider les gens à faire ça. Du coup, j'étais plus concentrée sur solutionner mes moments où je n'étais pas bien, où je me disais que je ne vis pas comme je voudrais vivre, plutôt que de me dire que j'allais revenir en arrière ou que je remettais en question ma décision. Je n'ai jamais remis en question ma décision. Parce que j'avais enfin ce sentiment de me sentir à la maison. Et ça, je m'en suis rendue compte la toute première fois. Parce que comme je vendais des séjours, on partait souvent quand même tous les trois, six mois, on partait à l'étranger. Et quand je vivais ça en Belgique, pour la même boîte, à chaque fois que je rentrais, j'étais pas bien, j'avais un sentiment de vide. Et là, à chaque fois que je rentrais de ces mêmes voyages-là, j'étais comme apaisée. Dès que je voyais la bonne mère, je me disais, j'habite ici, moi. et même encore aujourd'hui bon aujourd'hui on la voit plus parce qu'elle est en travaux mais quand je vois la mer ou quand je vois des emblèmes de Marseille et que je me dis waouh c'est beau c'est pas la même chose que quand t'es en vacances et que t'es reconnaissant d'être en vacances c'est vraiment en mode, il y a une petite voix dans la tête qui me répète à chaque fois j'habite ici et ce sentiment là pour moi il était tellement plus fort que les autres choses qui n'allaient pas, que j'avais plus la motivation de me dire j'ai envie de construire un chez moi ici Merci. Plutôt que de me dire je me sens pas bien, je retourne là où je connais. Parce que là où je connaissais, j'étais pas bien. Donc je voulais pas retourner dans quelque chose où j'étais moins bien. Je voulais améliorer là où j'étais arrivée finalement.
- Speaker #1
Malgré toutes les petites galères, t'avais quand même ce sentiment de je suis à la bonne place. Je suis bien ici et du coup ça dépasse un petit peu tout le reste. Ça fait que les galères sont un peu plus « cool » à vivre entre guillemets.
- Speaker #0
Quand j'avais une galère... Quand j'avais une galère, je me souviens d'une fois, j'avais fait une démarche administrative qui était horrible. C'était pour la sécurité sociale. Je n'en pouvais plus. Je les avais au téléphone toutes les cinq minutes. J'avais été à un guichet où j'ai attendu pendant trois, quatre heures, je crois. Ou en tout cas, en ressenti, c'était trois, quatre heures. Et en arrivant devant la dame, elle m'a dit « Non, mais il faut appeler, il ne faut pas faire ça comme ça. » Et puis, j'étais là « Mais je fais tout ça pour rien ! » Et je suis rentrée à la maison, je me suis changée, j'ai été à la plage, je me suis dit, ça va mieux.
- Speaker #1
Franchement, la merde, c'est une thérapie à part entière.
- Speaker #0
Ah, mais je ne sais pas si c'est impliqué ou si tout le monde a ça ou si c'est particulier, mais en tout cas, moi, quand je ne me sens pas bien, je vais passer une journée de merde ou je traverse un moment où je ne suis pas bien, je vais à la plage.
- Speaker #1
Oui, franchement, je peux comprendre. Ça a vraiment un effet relaxant, apaisant et tout. C'est top. Et du coup, tu parlais par exemple de l'administration française, qui, on le sait tous, est super chiant. Il y a quoi d'autre comme différence que tu as pu noter, par exemple, entre des systèmes en France ou des mentalités en France par rapport à la Belgique ?
- Speaker #0
Moi, ce qui est le plus compliqué à vivre aujourd'hui, et qui a été très très dur au début, c'était la manière de communiquer. Nous, en Belgique, on n'est pas des gens susceptibles. du coup on est très direct mais sans être méchant c'est pas parce que je vais être direct et que je vais te dire exactement ce que je pense que c'est méchant et pourtant en arrivant en France, surtout dans mon travail alors dans ma vie personnelle c'était moins flagrant mais alors au travail on me posait une question je répondais à la question les gens étaient vexés, je disais ah mais qu'est-ce qu'il se passe ? J'ai commencé à observer mes collègues autour de moi et je me suis rendu compte qu'en fait, quand tu donnes une réponse que tu penses que les gens ne vont pas aimer, d'abord, tu prépares le terrain. Tu installes des petits coussins partout. Tu donnes la nouvelle en accompagnant lentement, pour accompagner la chute. Et après, tu refais, « Oh, tout va bien, ce n'est pas grave. » Et ça, cet effort-là, au début, c'était très compliqué. C'est très bizarre à expliquer d'ailleurs, parce que ce n'est pas comme si... J'étais quelqu'un d'agressif, je ne faisais pas attention aux sentiments des autres, c'est juste que la manière de communiquer. J'ai l'impression que parfois, surtout sur certains sujets, tu n'as pas trop le droit de... de vraiment donner ton opinion, de vraiment donner la réponse. Si tu sais que la réponse que les gens veulent entendre n'est pas celle que tu vas donner, tu es obligé de préparer le terrain. Sinon, c'est mal acquis.
- Speaker #1
Ça peut être mal pris, potentiellement.
- Speaker #0
Ça, c'est vraiment une différence auquel je ne m'attendais pas du tout. Oui,
- Speaker #1
oui. Je n'aurais pas pensé à ça non plus.
- Speaker #0
C'était très bizarre. Mais c'est plutôt dans le monde professionnel, je dirais. Dans la vie perso, c'est plus rare que tu poses une question à quelqu'un auquel tu n'as pas envie d'entendre ta réponse.
- Speaker #1
Oui, ça va.
- Speaker #0
Quand quelqu'un te demande est-ce que tu aimes bien ma robe, je ne vais jamais te dire non, elle n'est pas jolie. Je vais te dire moi, je n'aime pas. Mais même ça, en France, dire moi, je n'aime pas, ce n'est pas bien reçu. Tu es obligé de dire elle te va super bien, mais moi, personnellement, je ne l'aurais pas acheté.
- Speaker #1
Ok. Moi,
- Speaker #0
je n'aime pas. Ça veut vraiment dire tu n'aimes pas ma robe. Alors que juste, tu ne l'aurais pas mise. Du coup, tu es obligée de faire une phrase.
- Speaker #1
Un peu la forme.
- Speaker #0
Oui. Aujourd'hui, je me suis habituée. Parfois, mes parents et ma sœur se foutent un peu de moi parce que je ne parle pas de ça tout le temps maintenant parce que je me suis habituée. Mais ça est la deuxième chose qui est vraiment dure à vivre au quotidien. C'est la négativité. Le fait que les gens soient autant négatifs. Je n'aurais pas forcément dit le côté râleur. parce qu'en Belgique aussi on râle mais vraiment ce pessimisme national qui est normal pour tout le monde et quand t'es pas pessimiste on te traite aussi souvent de rêveur ou de trop être optimiste et que du coup c'est pas réaliste et t'es là mais non c'est pas parce que je suis pas pessimiste que je suis pas réaliste et alors souvent les vrais pessimistes ils vont te dire non mais moi je suis pas pessimiste je suis réaliste, non
- Speaker #1
tu vois les choses d'un oeil négatif quand même il ne faut pas c'est parfois un peu dur quand même tu le sens aussi même ça ce côté un peu négatif etc en étant dans le sud parce que tu vois on aurait un peu l'idée de dire bon bah voilà t'es dans le sud t'es au soleil, les gens se prennent moins la tête etc, tu le sens quand même aussi à Marseille ?
- Speaker #0
Moi je sens je sens bien la différence après la différence est encore plus flagrante quand tu rencontres un parisien tu te dis ah !
- Speaker #1
Tu le sais bien.
- Speaker #0
À part les Parisiens,
- Speaker #1
c'est même encore une catégorie à part, je pense. Tu vois, t'as Paris, peut-être les Sudistes, et ensuite d'autres régions de la France, mais les Parisiens, c'est quelque chose.
- Speaker #0
Ouais, mais c'est... Oui, parce que c'est vrai que toi, t'es dans le centre de la France, on peut dire.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
Ouais. Donc, non, mais je pense que si j'avais pas été dans le Sud, je pense pas que j'aurais tenu le coup.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Parce que moi, je me suis... Et là aussi, la recherche d'amis et d'entourage a été compliquée parce que parfois, je m'entendais bien avec des gens. Mais tu lances un sujet, ils vont tout de suite débattre et voir que l'aspect négatif du sujet qu'il t'a lancé, t'es là, mais il n'y a pas moyen de parler de quelque chose sans râler sur, oui, mais ça, c'est pas bien ou ça, il faut optimiser. En fait, j'avais parfois l'impression avec certaines personnes qu'ils étaient des ingénieurs et qu'ils voulaient optimiser tout. je sais pas comment ça pouvait pas juste être comme c'est et qu'on en parle simplement c'est comme ça oui en fait le c'est comme ça et j'y peux rien ou je peux rien échanger j'ai l'impression qu'il existe pas en France ok ouais je vois ce que tu veux dire il y a pas trop ce côté ce qui est bien quelque part ça fait partie de l'identité française de se battre pour ses droits et tout ça mais Merci. On peut le faire avec tout, je trouve.
- Speaker #1
Oui, il y a des limites quand même.
- Speaker #0
Oui, il y a des niveaux. Mais je pense que j'ai de la chance avec Marseille de l'avoir moins. Mais il y a des sujets pour lesquels ils le sont de façon plus extrême aussi.
- Speaker #1
Par exemple quoi ?
- Speaker #0
Quand un Marseillais n'aime pas quelque chose, tout le monde est au courant. Il n'est pas content, tout le monde est au courant. Mais ce côté-là, je l'aime bien. Parce que c'est très belge aussi. De justement pas être faux cul et de pas commencer à faire semblant. Non, j'aime pas quelqu'un, je n'ai pas besoin d'aller lui parler, je vais être polie, je vais lui dire bonjour, mais je ne vais pas commencer à faire copain-copain avec lui. Ou je n'aime pas quelque chose, j'ai envie de donner mon opinion honnêtement et pas mettre des petits coussins et juste donner l'info. Ben, un Marseillais va faire ça aussi.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Quand il n'aime vraiment pas quelque chose.
- Speaker #1
Bon, ben c'est cool. Au moins, c'est un peu plus authentique, on va dire.
- Speaker #0
C'est ça. C'est à quoi tu es soucieuse ? Même s'il y a beaucoup de gens qui disent justement qu'à Marseille, c'est très superficiel parce que tu vas vite pouvoir parler à un inconnu dans la rue ou même tu vas attendre le bus, tu vas lui demander... Même si tu ne vas pas lui poser une question, il va te dire « Oh là là, ça fait quand même 10 minutes qu'on attend. » Tu vas vite discuter avec lui pendant tout ton trajet de bus. Tu ne vas plus jamais le revoir. Et il y a des gens qui trouvent ça superficiel. Moi, j'aime bien ce côté-là parce qu'on est comme ça en Belgique aussi. Je ne trouve pas ça grave de derrière ne plus avoir de nouvelles de cette personne. C'était une interaction comme ça dans la rue. On a passé un bon moment un peu social et il n'y a pas besoin de devenir meilleurs amis.
- Speaker #1
Oui, et basta quoi. Encore une fois, on en revient à pas besoin d'optimiser, de devoir faire des trucs, etc. Juste, c'est comme ça et puis voilà quoi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et du coup, pour parler de Marseille un petit peu plus, parce qu'on a parlé un peu un peu mentalité, etc. Mais toi, à la base, ce que tu venais chercher, c'était aussi du soleil, la mer, etc. Ça ressemble à quoi, du coup, les paysages autour de toi, l'ambiance de la ville, tout ton environnement ?
- Speaker #0
En fait, Marseille, c'est particulier parce que pour moi, c'est une très grosse ville. C'est vraiment énorme, mais c'est tous des petits quartiers. Et j'ai appris il n'y a vraiment pas longtemps, la semaine dernière, je crois, Merci. Avant, c'était une centaine de petits villages qui existaient séparément et qui aujourd'hui forment Marseille. En fait, dans l'identité de la ville, tu le sens qu'il y a des quartiers avec des codes, avec des architectures. Tu vas avoir un autre quartier qui va être très artistique, comme le Courjus, avec des peintures et des graffitis partout, sur les bâtiments qui sont très anciens. Tu vois qu'ils sont dans un état pitoyable. Oui. Tout est beau et mignon et un peu artistique. Le quartier d'à côté, tu vas arriver, c'est vraiment le truc typiquement parisien avec des grands bâtiments, les toits bleus, le métro de partout. À côté, tu passes un autre quartier, tu arrives, comme si tu étais à Marrakech parce que c'est le quartier où il y en a dans toutes les grandes villes, je pense, où tu as toutes les communautés marocaines, algériennes qui sont installées. Du coup, tu as l'impression d'être dans le souk. Moi, j'adore aller... aller là-bas, acheter mes fruits, mes légumes. Et puis, tu prends un bus ou tu prends le vélo et tu arrives à la mer où tu as la côte qui est, de nouveau, hyper particulière parce que tu as la route qui est au bord de l'eau, qui fait des espèces de vagues autour de l'eau. Et les gens se posent sur des rochers où peut-être dans d'autres villes, on ne l'aurait pas fait. Mais c'est juste qu'en fait, tout le monde a tellement envie d'être dans la mer qu'il y a des endroits où il y a des rochers qui sont devenus accessibles. L'année dernière, ils ont encore enlevé une maison qui était tout à fait cassée pour faire plus de place pour que les gens puissent s'installer avec leurs serviettes pour pouvoir se baigner. Et après, tu as aussi le côté montagne, toutes les calanques, tu peux faire des randonnées, tu es en pleine nature à côté de Marseille. Je pense qu'en 20 minutes, quand tu es dans le centre, tu es soit dans les calanques entourées de... de pain et que t'es un peu dans les montagnes, c'est peut-être un grand mot, mais c'est quand même un peu vallonné. Et en 20 minutes, t'es aussi à la mer. Donc pour moi, c'est la ville où t'as accès à tout. T'as envie d'être en ville, t'es en ville, t'as envie d'être dans un quartier tranquille. Tu vas habiter dans le 9e, c'est hyper résidentiel, c'est hyper calme. T'as pas trop les moyens, tu vas un petit peu en dehors du centre. Il y a plein de petits quartiers qui sont pas chers. et du coup... Il y a tellement cette mixité de choix entre les quartiers qui ont tous leur identité, la mer et la nature juste à côté, que tu as tellement de sortes de gens aussi que la ville, pour moi, elle est hyper intéressante.
- Speaker #1
Oui, c'est super riche, finalement.
- Speaker #0
C'est hyper riche, oui. Parce que je trouve aussi assez rare pour avoir habité dans plusieurs pays, plusieurs villes, normalement, un centre-ville, c'est riche. Et puis, au plus, tu sors du centre, au plus. les loyers deviennent abordables les logements deviennent modestes et t'as de moins en moins de restos Marseille tu peux être dans une rue où t'as des villas avec des piscines tu fais trois pas et t'arrives dans un quartier avec avec des pas des HLM mais des bâtiments avec des appartements qui font peut-être 20 mètres carrés et qui sont beaucoup plus abordables ouais c'est ouf c'est ça c'est organisé différemment ben en fait il n'y a pas d'organisation ouais
- Speaker #1
la ville à l'image un peu des Marseillais, les Marseillais à l'image de Marseille ouais j'avais vu,
- Speaker #0
je me souviens plus de l'humoriste, comment il s'appelle c'est un Marseillais
- Speaker #1
Red One peut-être je connais pas trop les humoristes ok,
- Speaker #0
bah en tout cas lui il disait je trouvais ça hyper beau, il disait que on n'est pas Marseillais on devient Marseillais et toi du coup tu le sens,
- Speaker #1
t'es en train de devenir Marseillaise Merci.
- Speaker #0
Ouais, mais même j'avais des codes de Marseillais en arrivant.
- Speaker #1
Ah ouais. des parts de Belges qui correspondent.
- Speaker #0
Il y a vraiment, j'ai tout de suite senti ce lien entre la Belgique, enfin, à Bruxelles surtout et Marseille parce qu'il y a aussi à Bruxelles ce côté multiculturel, plein de petits quartiers différents, très diversifiés, très ouverts d'esprit, chaleureux et tout ça que tu retrouves à Marseille et en même temps, temps, j'avais dans ma personnalité certains aspects où quand je suis arrivée, on me disait « mais t'es marseillaise » ou quoi. Parce que, par exemple, je vais pas dire « j'ai mis trois heures à venir » alors qu'en fait, ça m'a pris cinq minutes.
- Speaker #1
Ok, ouais, je vois le truc. Bon, bah trop bien. Et là, du coup, ça fait déjà quatre ans que tu es là-bas. Là, ça y est, tu peux dire du coup que tu te sens chez toi pleinement à Marseille ?
- Speaker #0
Ouais, je me sens chez moi. J'ai même acheté. tellement je me sens chez moi, alors qu'avant, pour moi, acheter, c'était absurde. C'était se bloquer à un endroit et ce n'était pas intelligent ou pas intéressant, en tout cas, parce que tu as le même prix que de louer, mais quand tu louais, tu pouvais partir quand tu voulais, etc. Et en fait, du coup, depuis que je me sens chez moi, depuis que j'ai trouvé vraiment cet endroit où je me sens chez moi, je me dis, si demain, je veux bouger, je vais. je loue mon appartement mais par contre je suis heureuse d'avoir toujours cet endroit où je vais pouvoir revenir si j'ai envie de revenir et cette différence de sentiment là elle est pour moi elle n'a pas de prix c'est énorme enfin c'est très bizarre à dire mais pour moi je n'ai jamais grandi avec ce sentiment de rentrer à la maison et d'être bien à la maison de me sentir chez moi donc de l'avoir trouvé à 24 ans en arrivant ici parce qu'après 4 ans je me sens chez moi mais je pense que je l'ai su tout de suite Quand je suis arrivée, j'ai tout de suite senti, dès les premiers mois, même dans les galères, j'ai tout de suite senti que j'étais enfin à la maison.
- Speaker #1
Oui, tu as du coup l'impression d'avoir trouvé un peu la part de toi que tu cherchais depuis longtemps ?
- Speaker #0
Oui, un peu. C'est joli de m'en dire.
- Speaker #1
Trop bien. Et du coup, toi, ça a tellement changé ta vie et tu te sens tellement bien que tu as eu envie aussi d'aider les Belges et les autres personnes qui aimeraient partir. et peut-être trouver leur chez eux, etc. Accompagner sur les expatriations. Est-ce que tu peux nous en dire plus, du coup, sur ce que tu proposes ?
- Speaker #0
En fait, je l'ai répété hyper souvent dans le podcast parce que c'est ma vérité et c'est pour ça aussi que j'ai lancé ma chaîne My Dream Moving parce que c'était mon déménagement de rêve. Et moi, en fait, je me suis tellement rendue compte que j'ai grandi sans avoir ce sentiment d'être chez soi que j'ai... que j'ai compris l'importance de se sentir chez soi et la gravité de ne pas l'avoir ce sentiment. Et du coup, moi aujourd'hui, ma mission si on peut dire, c'est de faire en sorte que tout le monde qui a besoin de trouver son chez-soi s'autorise déjà à arrêter de culpabiliser parce qu'on est nombreux, je pense, à ne pas se l'admettre qu'on ne se sent pas chez soi parce qu'on aime son pays. comme moi, mais c'est tellement important d'avoir ce sentiment de chez-soi et du coup, moi, mon accompagnement, il est vraiment basé là-dessus, c'est de trouver son chez-soi ou de réussir à le construire. Parce qu'en fait, moi, j'ai vécu les deux aspects, c'est que je ne l'avais pas en Belgique, donc j'étais à la recherche de mon chez-moi, mais je me suis aussi rendue compte en partant que en fait, c'est quelque chose qui se construit. J'avais du coup remplacé J'avais répondu en déménageant à la mer à des besoins fondamentaux pour moi, qui étaient être à la mer, au soleil, à la chaleur. Mais ça ne veut pas dire que tout est solutionné. Ça veut dire quand même que tu recommences à zéro, que tu dois reconstruire ta vie à zéro. Et même si tu es dans le bon endroit, ça demande quand même un effort de construire un environnement. Donc ce sentiment de chez soi... Pour moi, il peut aussi être retrouvé dans son pays d'origine, à condition qu'en fait, le pays en lui-même, les valeurs du pays, le climat, la ville, etc., répondent à des besoins primaires. Tu peux trouver ton chez-toi, même en restant chez toi.
- Speaker #1
Oui, c'est des choses qui redéfinissent un petit peu ce qui est important pour nous, et déjà, qu'est-ce qui fait qu'on se sent chez soi, finalement.
- Speaker #0
Oui. Je me rends quand même compte qu'il y a beaucoup de gens qui viennent vers moi qui sont belges, parce que mon histoire leur parle quand je parle de la Belgique, et qui veulent partir à l'étranger. Mais ce n'est pas une obligation non plus. Il y en a d'autres qui hésitent et qui remettent parfois plus tard le projet. J'ai une amie, par exemple, qui est dans une situation où elle et son copain ne se sentent pas bien où ils habitent pour l'instant. Mais elle, elle est belge, lui, il est marocain. Et lui, il est hyper heureux d'être en Belgique. Et lui, il veut construire un chez-soi où ils sont. Et elle, elle ne se sent plus chez elle en Belgique et elle voudrait aller chercher ça ailleurs. Donc du coup, eux à deux, je les aide un peu à ensemble construire leur chez-eux et de retrouver... pour les deux à leur façon, ce sentiment d'être chez soi. En fait, c'est tellement quelque chose qui est en nous et pas tangible, physique, que ça peut se trouver dans n'importe quel pays. Donc, je n'accompagne pas que des expatriés, en fait.
- Speaker #1
Je comprends. Trop bien. Et du coup, est-ce qu'on peut te suivre et te contacter ?
- Speaker #0
Pour l'instant, le plus facile, c'est sur Instagram. Ma chaîne, c'est MyDreamMoving, en anglais. Donc, le monde est mes avions de rêve, si on traduit. Mais j'ai aussi une chaîne YouTube où je partage tout mon parcours de lancement. Et j'ai un podcast aussi où je partage toutes mes astuces gratuitement, des conseils de vécu que moi j'ai pu vivre, mais aussi parfois des techniques que j'ai apprises dans mes différentes formations que j'ai pu faire. Donc c'est vraiment les trois réseaux. où je suis active principalement, c'est Insta, YouTube et Spotify. Et j'espère avoir mon site web dans pas longtemps, mais il est en construction.
- Speaker #1
Ok, trop bien. Bon, je mettrai toutes les informations dans la description en tout cas. Merci d'avoir partagé ton parcours et ton point de vue sur Marseille, sur la France, etc. Franchement, c'était top. Donc, merci.
- Speaker #0
Merci à toi de m'avoir invitée en tout cas.
- Speaker #1
Et voilà, c'est déjà la fin de cet épisode. si cette histoire vous a parlé que vous rêviez de partir vivre ailleurs que vous l'avez déjà fait ou que vous soyez en plein questionnement j'espère qu'elle vous aura donné un petit peu d'élan et de réflexion et si cet épisode vous a plu le meilleur moyen de soutenir le podcast c'est de vous abonner, de laisser un like ou une note, ça aide énormément à le faire découvrir à d'autres personnes qui se posent les mêmes questions merci sincèrement à tous ceux qui écoutent, partagent, font grandir cette communauté autour du podcast et si vous voulez suivre les codices je vous retrouve sur Instagram sur Merci. Partir Podcast. A bientôt !