- Speaker #0
Au mois de janvier, tu peux voir dans la rue des gens skier, faire de la nuge, tranquille. Dans les parcs, les lacs qui congelaient, tu avais tout le monde en train de patiner dans les lacs congés.
- Speaker #1
Bienvenue sur Partir, le podcast qui vous emmène vivre à l'étranger.
- Speaker #0
J'étais deux, trois jours à tout le monde, c'était incroyable. Les chutes du Niagara, c'était le rêve. J'ai organisé des hiking, des randonnées dans des parcs nationaux. C'est magnifique, les couleurs de l'automne, mais waouh, j'ai jamais vu ça de ma vie. Tu montes les montagnes et tu vois la vue, tous les arbres sont orange, jaune, c'est impressionnant. Mais exactement, tu t'es dit, mais waouh, c'est là où je vais vivre.
- Speaker #1
Aujourd'hui, direction le Canada pour découvrir l'histoire d'Andy, parti pour un échange universitaire qui allait bien plus lui apprendre que des cours en amphi, avec par exemple des soirées à vibrer dans les stades de hockey, la chaleur des Canadiens. l'hiver rude à Montréal et surtout des paysages à couper le souffle en road trip. Dans cet épisode, elle nous raconte également comment elle s'est donné les moyens de partir et nous partage la fierté d'être partie seule et d'en être revenue plus libre, plus forte et plus indépendante. Avant de découvrir son histoire, je voudrais vous remercier pour vos likes, vos abonnements, votre soutien. Vous créez une vraie communauté autour de ce podcast et ça me touche sincèrement. Et si vous voulez suivre les coulisses, avoir des photos, des voyages de nos invités, rendez-vous sur Insta sur Partir Podcast. Je vous laisse maintenant découvrir ce nouvel épisode et vous souhaite une bonne écoute.
- Speaker #0
Merci Andy d'être sur le podcast pour raconter ton histoire.
- Speaker #1
J'ai même un petit matin de maquillage ici déjà. Plaisir. Donc on est le 2 septembre 2021. Ce jour-là, tu fêtes tes 24 ans. Non pas 24 heures, mais... A peu près 30 heures. C'est ça,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
Parce que c'est le jour où tu pars au Canada. Et avec le décalage horaire, tu as pu avoir un anniversaire à rallonge.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça fait de partir de jour pour son anniversaire ?
- Speaker #0
C'est une sensation juste incroyable. C'est le plus beau cadeau d'une vie, en fait.
- Speaker #1
Ah, voilà. J'ai eu le bon anniversaire.
- Speaker #0
Exactement. Ça a été l'expérience de ma vie le premier jour de l'anniversaire. Je savais que j'allais débuter une année juste hors du commun. Vraiment sans regret.
- Speaker #1
Super. Donc toi, tu as décidé pour ta troisième année de psycho de partir au Canada.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Tu étais dans quelle ville déjà ?
- Speaker #0
À Montréal.
- Speaker #1
Pourquoi déjà tu as voulu partir à l'étranger ?
- Speaker #0
Alors en fait, ça a débuté… J'ai toujours été attirée par les États-Unis, les gros pays comme ça. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours eu envie d'aller étudier aux États-Unis de base. Et c'est vrai que mes parents n'ont pas vraiment eu les moyens de m'offrir des écoles à l'étranger, même si mon père, il leur est adoré, parce qu'il est aussi des fans des États-Unis.
- Speaker #1
Les États-Unis, c'est ça,
- Speaker #0
exactement. Et ça, les coûts des écoles, c'était juste pas possible. Donc, en fait, c'était un rêve que je gardais dans ma tête, dans un coin de ma tête. Et en fait, quand j'ai débuté Psycho... Du coup, il y a une copine qui m'a présenté un peu ses études parce qu'elle était déjà dans cette école à Descartes, du coup, et elle était en première année de psycho. Donc, c'est elle un peu qui me parlait de comment ça se passait en psycho et tout. Et je lui avais demandé s'il y avait des échanges universitaires qui se faisaient au cours des études. Et elle m'a dit, alors tout de suite, elle m'a dit, oui, mais oublie, il faut vraiment être une tête pour obtenir son année d'échange à l'étranger. Donc, vraiment, elle m'a dit, voilà, tu peux oublier. Et je me suis dit, écoute, je vais tout miser pour faire mon échange. T'inquiète, je vais rentrer en psycho et je vais obtenir l'échange. J'étais déterminée à obtenir cet échange. À partir du moment où l'école propose ça, j'allais tout mettre en place pour obtenir cet échange-là. Et du coup, dès la première année, je me suis donnée à fond pour avoir les meilleures notes. Vraiment, je n'ai jamais autant bossé de ma vie. Et à partir de la deuxième année, c'est là où ils commençaient à avoir les réunions pour les échanges universitaires qui se font la troisième année. C'est là où on commence nos dossiers. Donc j'ai passé mes nuits entières avec mon copain à créer le dossier, donc les notes, les lettres de motivation, les références. Je demandais à tous mes profs de me faire des références et tout ça. Vraiment, ça a été pendant plusieurs mois, j'étais à fond pour faire le meilleur dossier. Et pour les choix des écoles, il y avait du coup le Canada. Et il y avait Londres aussi, des pays comme ça. Mais alors tout de suite, je me suis dit, le Canada... Il n'y avait pas les États-Unis, mais alors je me suis dit, le Canada, c'est génial parce qu'en même temps, ça fait français. Et comme ça, je ne vais pas être perdue dans mes études parce que je n'étais pas bilingue en anglais non plus. Et donc, j'ai mis le premier choix Canada. Et c'est vrai que dans les places, il y avait genre deux ou trois places par école. Donc, j'ai postulé. Et puis là, j'ai reçu ma réponse, je crois, juin, juillet. Donc vraiment, ça s'est... Ça a mis du temps, mais j'étais comme une folle. Le jour où j'ai reçu la réponse officielle du Canada, le plus beau jour de ma vie. Je venais de rater mon permis le matin même, et l'après-midi, je reçois la meilleure nouvelle de ma vie, donc je me foutais du permis.
- Speaker #1
C'est la journée. Ah ouais,
- Speaker #0
exactement. J'ai eu les montagnes heureuses ce jour-là. Ah ouais, incroyable.
- Speaker #1
Là, c'est vraiment le rêve à portée de main. Exactement. On va aller au continent américain.
- Speaker #0
Quand on croit en ses rêves, il faut vraiment se dire... Mais on y va, en fait. Ce n'est pas grave. Il n'y a pas de question d'argent. En plus, j'ai eu la bourse parce que du coup, je n'avais pas les moyens non plus de partir. J'ai eu la bourse et tout. Et vraiment, c'était génial.
- Speaker #1
Il faut mettre les moyens. Ah ouais, bien sûr. On peut donner et on y arrive.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Trop bien. C'est hyper inspirant, franchement. Ça fait envie. Et du coup, comment ça se passe pour aller étudier au Canada ? C'est quel type de visa ? Pour trouver un logement, etc. Comment ça se passe ?
- Speaker #0
Alors du coup, j'avais postulé pour un visa étudiant. Et alors, en fait, du coup, j'ai postulé. Donc, juste après le Covid, c'était encore la période du Covid, mais ça s'était calmé. Du coup, c'était encore compliqué de postuler. Je me souviens que les dates pour recevoir le visa étudiant, ça m'a mis aussi plusieurs mois. J'avais limite peur de ne pas recevoir mon visa avant de partir. Parce que si tu ne l'as pas, tu ne peux pas voyager. Et du coup, donc, visa étudiant. Et puis, il y a plein d'autres... Je ne me souviens plus exactement des démarches, mais il y a plein d'autres démarches à faire aussi pour l'assurance, plein de documents à faire. Je me sens que ça met vraiment du temps, mais beaucoup de temps. C'est beaucoup de documents. C'est un peu de pression aussi parce que tu te dis, est-ce que je vais avoir tous les documents à l'heure, à temps ? Après, pour le logement, j'ai posté des messages sur Facebook, sur les groupes. Sur Facebook, il y a plein de types de groupes pour les logements étudiants. C'est incroyable, je ne me sers que de ça. Du coup, j'avais postulé sur des groupes pour les logements étudiants. J'ai marqué, je recherche. De base, l'idée, c'était de louer un appartement vide et de prendre des colocataires partis par là et de partager le loyer pour une année. C'est ce qui s'est passé. J'ai trouvé un appartement incroyable dans le centre-ville, rue Sainte-Catherine. Donc vraiment, car c'est génial, il y avait le métro à côté, j'étais à 2-3 stations de mon université. Je sortais de la station, je divague un peu dans mes idées, mais je sors de la station et à peine j'arrive dans mon école. Je n'ai même pas à sortir dehors, donc du coup l'hiver c'était incroyable. Et du coup, j'ai dit, voilà, un appartement que de filles, j'avais mis un peu les critères, donc voilà, être propre, avoir une good vibe. Et puis, en fait, j'ai reçu plein de propositions et je passais des appels pour un peu voir avec qui ça matchait ou pas. Et du coup, voilà, c'est comme ça que ça s'est fait. Donc, c'était cool. Et en plus, je tombais sur un super propriétaire, vraiment une crème. Il m'aidait aussi à trouver des colocs. Enfin, il était trop gentil. Voilà, dès que j'avais besoin de quelque chose, il était là. Super gentil. Vraiment, j'ai jamais eu un propriétaire aussi gentil. Mais ouais, vraiment génial.
- Speaker #1
Trop bien. Donc, du coup, en partant, avant de partir, tu savais où tu allais avoir un logement. Enfin, tu savais. C'est ça. Où tu avais habité, ton université.
- Speaker #0
C'est ça, exactement. J'avais un peu organisé pour ne pas arriver...
- Speaker #1
Un peu perdu. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Du coup, le jour de ton anniversaire, happy birthday et honneur de Canada.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Rappelle-nous un petit peu ton arrivée, tes premiers jours et tout.
- Speaker #0
Alors du coup, les premiers jours, en fait, ça a été hyper, hyper intense. À peine je suis arrivée et... Donc en fait, j'arrive aussi avec une autre fille qui était dans mon université à Descartes. Et elle aussi, elle était dans l'appartement. Donc je savais qu'elle allait être avec moi. Donc on était un appartement de quatre filles du coup. Donc en fait, elle, elle était déjà sur place. Et elle m'avait proposé en fait de partir le jour où j'arrivais. Le lendemain matin, genre à 7h, de partir pour Toronto. Et donc à peine j'arrive, j'ai eu un peu le décalage horaire. J'étais fatiguée dès 20h. Donc j'arrive de l'avion, 2-3h plus tard, j'ai endormi, voilà. Et le lendemain matin, on réveille hyper tôt, genre 5-6 heures. Une ou deux heures plus tard, on était déjà dans la voiture pour partir à Toronto. Donc, je n'ai même pas eu le temps de visiter encore Montréal que je suis partie pour un truc. Je crois que j'étais deux,
- Speaker #1
trois jours à Toronto. C'était incroyable.
- Speaker #0
Les chutes du Niagara. C'était le rêve. Je voyais une ville. En fait, c'était en mini New York, mais très, très sympathique. Et tout de suite, en fait, ça... Ça met de l'adrénaline dans le voyage. Tu sais que tu n'as pas encore visité ta ville où tu vas vivre pendant un an et que tu es déjà dans une ville du même pays. Dans une ville du même pays, c'est incroyable. Et puis non, c'était hyper intense. Et après, je suis retournée à Montréal. Et donc là, j'ai un peu commencé à visiter les quartiers avant d'éviter les cours. Et en plus, je suis arrivée en septembre, c'est super beau, c'est l'automne. Tout de suite, avec les colocs, on s'était organisé des hiking, des randonnées dans des parcs nationaux. C'était magnifique, les couleurs de l'automne, mais waouh ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Tu te balades, tu fais une randonnée, tu montes les montagnes et tu vois la vue, tous les arbres sont orange, jaune, c'était... impressionnant, mais exactement, genre tu t'es dit mais waouh, c'est là où je vais vivre quoi c'est, c'est, y'a pas de mot en fait c'est incroyable,
- Speaker #1
t'as tenu dans le bain ah ouais,
- Speaker #0
mais waouh exactement,
- Speaker #1
comment tu te sens à ce moment là sachant que ça fait des années que tu veux partir en Amérique, en tout cas là tu y es, comment tu te sens ?
- Speaker #0
bah je me dis waouh, en fait t'es super fière de toi en fait, à ce moment là tu te dis mais attends, mais t'es reconnaissant mais d'une façon quoi, tu te dis Merci. J'ai tout donné pour y être et j'y suis. Je mérite d'être ici. Tu es trop fière de toi. Tu es trop reconnaissante. Tu aimes trop la vie. Quand tu veux vraiment atteindre tes rêves, c'est possible. Il n'y a pas de mots. Tu es rempli. Ton cœur est... Ça fait un boom. Je n'ai même pas de mots. Tout ce qui vient, c'est waouh.
- Speaker #1
Le seul mot c'est « one » mais exactement,
- Speaker #0
c'est juste t'es remplie de bonheur en fait une explosion de bonheur à l'intérieur de toi des bonnes émotions et du coup t'as commencé les cours longtemps après être arrivée ? du coup je crois que j'ai commencé les cours autour du 10, 15 septembre donc en fait ça m'a laissé une semaine pour un peu visiter bien et après j'ai débuté assez rapidement mais ça s'est bien passé la rentrée forme
- Speaker #1
Ouais, comment ça se passe du coup les cours là-bas ?
- Speaker #0
Eh bien super, super. En fait, ça te fait tout de suite, en fait, tu te rends compte de la différence entre la France et le Canada. Juste au niveau des cours, en fait, on est beaucoup plus théorique, je trouve, à l'Université Paris. Enfin, là où j'étais en tout cas à Descartes, enfin, même en général à Paris, en France, quoi. C'est assez théorique quand on t'étudie. Et alors tout de suite, j'ai vu qu'au Canada, c'était vachement pratique. C'est-à-dire, dès les premiers cours, en psychologie, tu étudies les théories, là tout de suite, on te prend un cas d'enfant, parce qu'en plus je suis spécialisée en enfants, on te prend un cas d'enfant et on te dit voilà, ok l'enfant il réagit comme ça, donc là la prof elle a pris un élève comme ça au hasard, et elle nous a fait montrer comment tu réagis avec un enfant hyperactif par exemple, comment lui prendre la main ou... ou les attitudes à avoir, ou comment lui parler, être...
- Speaker #1
Vachement de mise en situation.
- Speaker #0
Exactement, et j'étais choquée. Jamais à Paris, j'aurais pu étudier ça. Et là, c'était incroyable. Elle nous donnait un peu toutes les techniques à avoir avec quel type d'enfant, les autistes, les hyperactifs. Il y avait d'autres cours. C'était un cours, je me souviens, de la psychologie des émotions. Et alors, c'était incroyable, ce cours-là. En fait, c'était incroyable parce qu'à Montréal, tu pouvais choisir tes cours. Il y avait par exemple la psychologie des émotions, c'est moi qui ai pu le choisir à la place de psychologie, un études statistiques ou je ne sais pas. Et en fait, c'est incroyable parce que du coup, tu étudies ce que tu as envie d'étudier. Tu n'as pas des cours imposés. Et du coup, ça te met encore plus en… Comment dire ? Il y a un mot pour ça ?
- Speaker #1
C'est encore plus impliqué. C'est intrasec.
- Speaker #0
C'est la motivation intrasec. Ça vient de toi en fait. Ce n'est pas imposé. Et du coup, ça t'implique encore plus dans tes études. Et alors, je me souviens que ce cours était juste incroyable. Le prof, il était... Il te donnait envie d'apprendre. Il était tout le temps souriant. Il faisait des blagues en cours. Les étudiants, ils n'avaient pas honte de parler, de dire ce qu'ils avaient... Enfin, c'était exceptionnel. Genre, à Paris, jamais j'aurais pu voir ça. À Paris, le prof, il parle et toi, t'écoutes et tu notes et c'est super sérieux. Personne ne parle, personne ne rigole. Là, tout le monde est en fourrir dans la classe. Enfin, super... Trop sympa. Vraiment trop, trop sympa.
- Speaker #1
Dans ces cadres-là,
- Speaker #0
ça devait être gentil. Ah oui, mais limite, j'avais envie de retourner à ce cours-là et pas me dire, oh non, flemme, il y a cours demain à 8h. Non, j'étais grave pressée qu'il y avait ce cours-là. Et tous les cours, ils étaient à peu près tous comme ça, à leur façon. Tous les profs, c'était incroyable.
- Speaker #1
Oui, ça va changer de la France.
- Speaker #0
Ah oui, vraiment.
- Speaker #1
Et niveau anglais, c'est plus que tout en anglais.
- Speaker #0
Non, la chance d'être à Montréal, c'est que tu fais tes cours en français. Par contre, il y a d'autres universités où après, c'est full anglais. Moi mon université c'était français mais alors à Montréal ce qu'il y a à savoir c'est un peu du franglais C'est à dire ils te parlent français et en même temps ils vont te lâcher des petites expressions en anglais Donc des fois j'étais là sur mon goal traduction genre Elle vient de lâcher une phrase en disant oui alors les enfants tu leur mets du Alors je sais plus c'est quoi le mot c'est des pansements Mais elle a dit pansements en anglais et moi je savais pas si elle voulait dire quoi Et en fait c'était trop marrant parce que du coup t'apprends des petits mots comme ça par-ci par-là Et ouais, c'est marrant en fait, parce que des fois, je ne comprenais rien encore. J'étais là, tout le monde rigolait. J'étais là en mode, mais qu'est-ce qu'il vient de dire le prof ? En plus, avec leur accent, du coup, c'est trop drôle.
- Speaker #1
Tu étais avec des autres étudiants canadiens ?
- Speaker #0
Oui, du coup, il n'y avait que des Canadiens. Je crois que je n'ai même pas rencontré un Français dans mon école. Ouais,
- Speaker #1
sûrement, il y en a d'avoir,
- Speaker #0
mais en fait, c'est ça, il y en a peu. C'est très rare. Les sélections sont minimes, mais du coup, c'était vraiment full intégration dès le départ. Et oui, c'est incroyable.
- Speaker #1
Tu en es arrivée à te faire des potes un petit peu ?
- Speaker #0
Alors, je me sens que mes premiers potes, c'est quand j'ai trouvé mon job étudiant, mon premier job étudiant. C'est normal, je n'allais pas arriver et vivre que sur ma bourse, parce que sinon, je ne pouvais pas sortir, aller au restaurant et tout. Et du coup, il fallait vite que je trouve un petit job étudiant. Et donc, j'avais posté sur Facebook, on dirait une fois, une annonce. comme quoi je recherchais un job exigeant et tout de suite dans la même journée j'ai reçu un appel d'un patron enfin un mec qui bossait pour le centre belle de Montréal donc c'est le plus grand stade du Canada et c'est là où se déroulent du coup les parties de hockey les matchs de hockey alors au Canada ils raffolent de ça c'est incroyable, ils sont tous à fond sur ça et du coup il m'a dit bah écoute je recherche grave du staff en ce moment pour tenir mes boutiques dans le stade et tout Et parfois aussi pour des festivals, parce qu'il collaborait aussi avec des festivals dans Montréal, donc pour tenir des stands et tout. J'étais à fond, j'étais grave, grave. Et du coup, il m'a dit, je lui ai demandé si je pouvais ramener mes collègues avec moi qui étaient aussi intéressés. Du coup, il m'a dit, ok, venez demain, vous venez toutes les trois à l'entretien et tout. Donc, on passe l'entretien. Et tout de suite, ça a super marché, ça a grand matière parce que lui, il était français de base, il venait de Marseille. ça a grand matché il nous a dit bah écoutez vous commencez je crois dès cette semaine donc c'était super et c'est là du coup que j'ai pu faire mes premiers potes mes premières sorties avec des canadiens du coup parce que c'était vraiment beaucoup beaucoup de canadiens je crois que des canadiens qui bossaient là-bas et on était que entre jeunes du coup c'était trop cool et les directeurs c'était super motivant à chaque fin de journée ils nous félicitaient pour notre job, pour la journée qu'on venait de faire. Enfin, Paris, jamais. Tu vois ce qu'est Paris, tu te dis, non, mais tu peux faire encore mieux, machin. Là, c'est là, on est super fiers de vous, vous avez passé une super journée. Enfin, vraiment, on continue comme ça et tout. Donc, vraiment, génial. Et l'équipe, enfin, les Canadiens, super gentils, super cool. Enfin, voilà, c'était une super bonne ambiance.
- Speaker #1
Ça m'a fait plaisir. Du coup, trop bien que tu aies pu faire ce travail-là, parce que tu étais avec des Canadiens, dans un sport qui est vraiment canadien, mais OK. Tu as pu découvrir un petit peu le hockey, tout ça, les matchs ?
- Speaker #0
Alors, ce qui était trop cool, c'est que pendant mes pauses, parce que des fois, on avait des petites pauses pour manger ou juste des pauses pour faire une petite pause. Du coup, dans le stade, je pouvais, pendant qu'il y avait des matchs, me balader dans les couloirs et en fait, ouvrir les rideaux et me glisser comme ça dans le match. Et on ne disait rien. Les staffs qui travaillaient en sécurité, ils ne disaient rien. Ils sont toutés. Je pense qu'ils avaient l'habitude de voir des...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et en fait, c'était incroyable l'ambiance. À chaque fois, quand j'avais l'occasion de faire ça, je me régalais. C'est incroyable l'ambiance, elle est magique.
- Speaker #1
C'est comment du coup d'être dans un stade de hockey ?
- Speaker #0
C'est immense. Et puis, tout le monde est en folie. Il y a la musique de partout. Les gros, tu sais, les télévisions énormes. Et en fait, tu te filmes pour faire des blagues. Par exemple, je ne sais pas, ils filment les gens pour dire... Faites montrer vos plumeaux musclés, les petits qui étaient là, qui montraient leurs muscles. Même les vieux, c'était trop marrant. On a à mourir de rire. Il y avait une ambiance de malade. C'était incroyable. Ça, c'était mes moments préférés. Ou alors, parfois, quand le stade était vide, j'allais me rendre mon petit sandwich et je me mettais dans le stade assise toute seule au milieu de ce truc énorme. Je mangeais mon petit sandwich en train de regarder. Je bosse ici.
- Speaker #1
Là, tu réalises. Ça, c'était les privilèges.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et de rester dans ce travail. tout le long de ton échange ?
- Speaker #0
Alors non, malheureusement, parce que le salaire n'était pas non plus... C'était quoi le salaire ? C'était genre 13 dollars de l'heure, net. Et c'est le salaire minimum, en fait. Ça faisait genre 9, 10 euros, quoi. Mais c'était pas... Je pensais que je pouvais avoir mieux, obtenir mieux. Et c'est vrai que j'avais besoin d'avoir plus, quoi. C'était pas possible d'avoir ça toute l'année. Et du coup, entre temps, j'essayais de rechercher un autre job. Et du coup, j'ai vu une annonce sur Facebook d'une agence de babysitting. Donc, j'ai gravité babysitter à Paris. Et donc, je leur ai tout de suite envoyé un message. Ils ont adoré mon profil. On s'est rencontrés et ça a tout de suite matché aussi. Et eux, ils proposaient 15 dollars de l'heure net. Donc ça, c'était cool. Franchement, ils m'ont dit... Et en plus, ce qui était trop bien, c'est que c'était casual. Ce n'était pas en full time. Et donc, ça matchait super bien avec mes cours. Et ils m'ont dit, en fait, c'était pour les soirées souvent et dans des hôtels de luxe. Et ça pouvait être soit pour les enfants, soit pour les chiens. Alors, c'était... parfait, je me suis dit, alors là, go tout de suite et vraiment ils m'ont adoré, ils m'ont dit, bah écoute, dès qu'on a des trucs on t'appelle tout de suite et à chaque fois qu'ils me proposaient quelque chose j'étais tout de suite là et ce qui était cool, c'est que je travaillais beaucoup avec des familles qui venaient des Etats-Unis du coup, je pouvais pratiquer mon anglais ça c'était vraiment génial d'apprendre eux ils viennent de New York, eux ils viennent de Philadelphie vraiment j'adorais, je voyageais un peu partout pendant que j'allais bosser et puis c'était trop bien de bosser dans des hôtels de luxe. Parfois, ils t'offraient le déjeuner. Ou alors, le soir, ils te disent, tu peux aller manger dans le truc rond. Je ne sais pas comment on appelle ça. Dans les hôtels, les services. Ils te disent, tu prends ce que tu veux. C'est génial.
- Speaker #1
C'est les privilèges au top. Mais grave, c'est génial. Ça, c'était les petits plus aussi. Et puis, un jour,
- Speaker #0
j'ai bossé dans un appartement chez une dame qui est en relation avec cette agence. et waouh, j'ai jamais vu un appartement comme ça. C'était dans un rooftop, un appartement, mais c'était immense dans l'appartement. Il y avait un billard, il y avait un sauna, il y avait un hammam, il y avait toutes les pièces que tu peux... C'était immense, immense, genre un truc de luxe, mais clairement, et elle, elle m'a tout de suite adorée aussi, la maman, et du coup, elle m'a prise en dehors de l'agence du babysitting, elle m'a pris tout le temps, vraiment tout le temps, un kiff de faire... C'était pour un seul enfant en plus. Le kiff,
- Speaker #1
vraiment incroyable. Sacré vie. Tu as vraiment trouvé les opportunités. Au top. C'est nickel. Au final, tu as l'école qui est plutôt cool. Le taf qui est plutôt cool.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Franchement, pas mal. Le Canada, ça fait plaisir. Il y a des aspects de la culture canadienne qui te surprennent ?
- Speaker #0
Déjà, ce qui m'a surpris, c'est qu'ils n'emploient pas le vous, mais ils te disent tout le temps tu. Donc ça, ça met tout de suite plus de chaleur entre quand tu parles à quelqu'un et tout. Et puis que, tu sais, parfois, juste j'allais dans un café, je me faisais pote avec ceux qui te servent le café. Enfin, comment on appelle ça ? Les ferveurs, quoi. Et c'était trop cool, en fait. Tout le monde, c'était super trop chaleureux. Et ça, j'ai adoré. Et alors, un autre truc qui m'a surprise aussi, c'était dans les métros. Mais ça, j'adore. On est tous moches en hiver. On a tous nos doudous, nos bonnets les plus moches de toutes les couleurs. Et puis les gens, ils sont là avec leurs skis dans le métro. Tu savais que t'es au mois de janvier, du coup tu peux voir dans la rue des gens skier, faire de la luge tranquille. Dans la ruche ? Ouais, dans les parcs et tout. Les lacs qui congelaient, du coup t'avais tout le monde en train de patiner dans les lacs congelés, en plein Montréal quoi. Et ça c'était vraiment incroyable.
- Speaker #1
Et du coup tu parles de l'hiver, comment tu l'as vécu toi l'hiver là-bas ?
- Speaker #0
Alors l'hiver au début, c'est sûr que c'est assez surprenant quand parfois tu vois ta météo sur le téléphone et que tu vois moins 40.
- Speaker #1
Ah ouais,
- Speaker #0
Genre vraiment, là c'était compliqué. En vrai, compliqué. Ce qui était compliqué, ce n'était pas en soi le froid. Parce qu'après, quand tu es bien équipée, j'avais les sous-pulles, les sous-sous-pulles, toutes les sous-couges. J'avais deux paires de chaussettes, les grosses bottes, les trucs. En vrai, tu ressens parce que c'est un froid sec. Du coup, ce n'est pas le vent de Paris où tu sens le vent qui vient. Là, c'est sec. Donc bon, allez, go, c'est parti.
- Speaker #1
Tu n'adores pas ça ?
- Speaker #0
Et en plus, tu utilises les métros. Moi, en plus, j'avais le métro. Je suis en face de mon appart. Du coup, quand je prenais le métro, j'allais dans le métro. J'arrivais directement à l'université qui est dans le métro. Bon. En vrai, ce qui m'a le plus un peu dérangée, on va dire, c'est la longueur de l'hiver. L'hiver est super long, c'est un peu déprimant, surtout quand il fait nuit à partir de 15h. Et donc là, tu te lèves, tu as 6h de journée. Et franchement, je crois qu'à partir du mois de janvier, j'étais en trop. C'était trop d'hiver. Et du coup... J'ai appelé mon copain, je lui ai dit « Jérème, je ne peux plus là, je n'arrive plus à tenir l'hiver, ce n'est pas possible. » Je mangeais tout le temps dans ma chambre, je n'avais même plus envie de manger avec mes colocs. Enfin, vraiment là, je sentais que l'hiver, c'était un manque de soleil. C'était un manque de soleil. Je suis contente d'être au Canada, mais ça s'est donné trop long en fait. Et du coup, Jérémy m'a dit, écoute, vas-y, on va te prendre un... Je vais t'aider à prendre un billet pour venir à Paris et tout. En plus, lui qui étudiait aussi à l'étranger, il était à Paris à ce moment-là. Du coup, c'était cool parce qu'en plus, je pouvais le revoir et tout. Donc, il a partagé avec moi le billet d'avion. Et du coup, j'ai pu rentrer à Paris au mois de janvier, peut-être deux, trois semaines, voire un mois même. Et en fait, ce qui était cool, c'était que c'était encore le Covid. Du coup, j'avais mes cours encore à distance. Donc, je pouvais un peu faire mes cours. Enfin, les cours à distance venaient de commencer, en fait. Parce que septembre, octobre, novembre, il n'y avait pas trop de cours à distance. C'était vraiment en présentiel. Et pendant cette période-là d'hiver, ils ont remis les cours à distance parce que le Covid revenait un peu. Donc, vraiment, ça a été l'avantage parfait.
- Speaker #1
C'est bien tombé.
- Speaker #0
Oui, vraiment, c'est super bien tombé. Et du coup, ça m'a vraiment fait du bien de revoir ma famille, de revoir mes proches. Et tu vois, voilà. Et en fait, quand je suis revenue du coup à Montréal, donc je suis revenue pour le mois de février du coup, et pareil encore, le froid était dur, mais j'avais mes vacances de cours bientôt, enfin mes vacances, on appelait ça les spring break quoi, et j'ai vu que les billets d'avion pour Miami, ils n'étaient pas chers du tout, je me suis dit écoute, allez, un petit peu de soleil. C'était vraiment pas cher pour 200 dollars je pouvais partir une semaine et j'ai dit à ma cousine et ma soeur de me rejoindre là bas et du coup on est parti là bas pour une semaine et là ça fait trop de bien et du coup quand je suis revenu à montréal après là ça y est je me sentais mieux ça y est j'ai revu mes proches j'ai revu du soleil c'était trop bien
- Speaker #1
Petite vacance à Miami au passage. Voilà,
- Speaker #0
exactement. Et puis voilà, quand tu vois des billets pas chers, franchement, tu sautes sur l'occasion. Tu vois, j'ai mon job étudiante, ça peut me permettre... Oui,
- Speaker #1
c'est bien que tu aies ce job étudiante. Du coup, tu as pu visiter un petit peu le Canada, les alentours de Montréal aussi ou pas ?
- Speaker #0
Oui. Alors du coup, j'ai pu visiter Toronto, le Canada... Montréal, pardon, excuse-moi. Et des fois, on partait dans des parcs nationaux ou alors des... Le parc Omega, par exemple, c'était incroyable. Je crois que ça a une heure ou deux heures en voiture de Montréal. Je ne sais plus où exactement, mais c'est incroyable. En fait, ce n'est pas un zoo. C'est genre, tu prends ta voiture et pendant tout le long, tu es dans ta voiture. Et tu as des originaux qui viennent, qui rendent leur tête par la fenêtre. Tu leur donnes à manger. Tu les tiens à l'aise. C'est incroyable. Tu as tous les gros animaux. Je ne sais pas comment expliquer.
- Speaker #1
Tu sais,
- Speaker #0
les cerfs et tout, ils sont tous là. Ils viennent dans ta voiture. trop beau il y a tout un peu de la bouffe j'ai même plus le nom de tous ces animaux là il y a des buffs ils te viennent tout près c'est épatant quoi ça va être impressionnant ouais vraiment t'sais d'habitude t'as toujours des barrières entre toi et les animaux là ils viennent juste à côté et donc ce parc il m'a vraiment marqué parce que vraiment tu vois que les animaux ils ont vraiment la place de vivre ça fait trop de bien et puis toi tu peux les caresser les toucher il y a vraiment un contact c'est trop vraiment ce parc je recommande à 1000% Merci. Et j'ai testé aussi un autre truc, c'était du patinage dans une forêt. Épatant.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
Il n'y a pas les mots. Ça, c'est à faire. Je ne sais plus c'est quoi le nom. Je pense que si vous tapez sur Internet, on peut le trouver. C'était aussi incroyable. Je ne sais plus exactement où c'est, mais en voiture, ça peut se faire. Et puis les voitures, ça se trouve hyper facilement à Montréal, une fois que tu as ton permis français.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Ouais. Franchement, c'est cool. Et après, j'ai aussi visité le Canada, mais alors l'ouest du Canada. J'ai fait un road trip avec mon copain, mais en fin d'année, au mois de mai. On a loué un van et on a fait un road trip du coup de Calgary à Vancouver. Et le retour, mais pas de la même route. On a pris deux routes différentes pour l'aller et le retour. Et du coup, on a fait vraiment un tour, mais waouh ! Alors ce road trip, vraiment, je pense que ça a été l'apothéose de mon année. au Canada. Mais alors une apothéose mais juste exceptionnelle. En fait, on est parti, bon, on n'a pas regardé la température, on pensait que le mois de mai, il allait faire beau. Pas du tout. On est parti et en fait, on s'attendait à voir des lacs d'une couleur magnifique parce que je sais que les lacs au Canada sont réputés pour leur couleur juste exceptionnelle. Et en fait, les lacs, ils étaient tous congelés. Mais ce n'est pas grave parce que ça a rajouté un charme. Et en fait, ce voyage, il était indescriptible. On était seuls sur la route. Tu as des montagnes à couper le souffle. Tu as les lacs et tu as les ours sauvages qui traversent comme ça la route. Tu es tout seul sur la route. Tu as des ours comme ça qui traversent tranquille. Tu vois des mamans ours avec leur bébé sur la route, sur l'autoroute, posés comme ça sur des coins. Tu vois des originaux. Tu sais, c'est les cerfs comme ça. Enfin, waouh ! t'en prends plein la gueule genre tu te dis mais wow mais c'est quoi ce pays genre ça n'en finit plus en fait de cette beauté là naturelle fin Et les lacs, même s'ils étaient congelés, c'était magnifique parce que tu as toutes les montagnes derrière. Ça te donnait des paysages. Je n'ai jamais vu ça. Et donc, c'était trop marrant parce qu'on marchait sur les lacs congelés. On était en plein milieu de lacs congelés. C'était incroyable. C'était magnifique. Et par contre, il faisait super froid. La nuit, ça tombait jusqu'à moins 10 degrés. Donc, on s'écaillait surtout qu'on ne pouvait pas trop mettre le chauffage dans le van parce que ça consommait une tonne. Donc vraiment, on était là. On savait qu'on était à deux parce qu'on se tenait chaud à deux. Mais franchement, c'est à faire, quoi. Je sais qu'on le refera en été, ça c'est sûr. Mais franchement, wow, ce retreat, ça a duré deux semaines. Je ne m'en remets pas. Et aujourd'hui encore, quand on en reparle avec mon copain, on ne s'en remet pas. On a l'impression d'être sortis d'un rêve.
- Speaker #1
Oui, c'était un autre univers.
- Speaker #0
C'était le même âge. Ah ouais. Incroyable, la gentillesse des gens. On parlait avec des Canadiens. et j'ai dit tous trop trop gentils c'était comme un peu des parents ils te donnaient tous les conseils du monde ils étaient trop gentils ils s'intéressaient à toi à ce qu'on faisait c'était incroyable,
- Speaker #1
vraiment magnifique et l'ouest du Canadien ça parlait que anglais donc ça aussi c'était trop sympa et du coup c'est vrai que les Canadiens ils ont cette réputation d'être gentils t'as senti ce truc ?
- Speaker #0
dès mon arrivée en fait c'était à partir du moment où ils te tutoient Déjà, tu sens qu'il y a quand même un obstacle qui t'enlève entre toi et la personne. Et puis, ouais, vraiment... Et puis même, en fait, juste quand tu les écoutes avec leur accent, ils ont un accent... C'est trop drôle leur accent, parce que des fois, tu ne comprends rien. Mais c'est un accent doux. Quand ils te parlent, c'est doux. Ça se sent qu'il y a de la douceur. Ils sont trop gentils. J'ai même bossé pour une famille, c'était des Français. J'ai fait un babysitting chez eux. Ils m'ont dit, là, on a déménagé au Canada. Et jamais on ne retourne en France. Ah ouais. On a découvert le pays parfait. Ils s'en foutaient de l'hiver. Ils ont dit, mais alors l'hiver, je t'explique. Limite, tous les Canadiens, ils sont pressés d'être en hiver. J'ai parlé avec une Canadienne dans mon école. Je lui ai dit, parce que j'appréhendais un peu l'hiver au mois de septembre. Et elle m'a dit, mais quoi ? Mais nous, on n'attend que ça l'hiver. T'es malade ou quoi ? On va louer des chalets, on va aller au ski. C'est génial. Pour eux, c'est le chiffre.
- Speaker #1
Ils ont plein de hobbies autour de l'hiver.
- Speaker #0
Exactement. Ils savent comment profiter de leur hiver. Ils ne vont pas être là en un an. Non, ils savent qu'il y a tout de suite plein d'activités. Il y a les chalets. Il y a plein d'activités à faire. Trop sympa.
- Speaker #1
Oui, ils ne s'arrêtent pas de vivre. Et justement, ils vont profiter pleinement.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Il y a l'air d'avoir trop de trucs à faire au Canada. En plus, c'est immense comme tu disais. C'est vraiment grand. Trop fou. Et au niveau de la nourriture, c'est quoi les spécialités là-bas ?
- Speaker #0
La poutine.
- Speaker #1
Oui. Tu as bien aimé ?
- Speaker #0
J'ai adoré. La poutine, alors au début je me suis dit bon, parce que moi j'aime pas du tout tout ce qui est pizza, tout ce qui est hamburger et tout je savais que ça allait être un peu fat je me suis dit franchement je pense pas que ça va être mon truc quoi et en fait j'ai testé, ça s'appelle la banquise alors la banquise c'est un resto ouvert 24h sur 24 à Montréal et tu sais que n'importe quel moment de la journée il y a toujours une queue de malade dans ce restaurant et un soir comme ça on était avec mes colocs, on s'est dit allez on va tester Donc, on est partis et tout. Et en fait, incroyable. J'ai testé la poutine au guacamole. C'était vraiment incroyable. En fait, c'est des frites. Ils te mettent par-dessus du fromage. Enfin, une sorte de fromage un peu cheese. Je ne sais pas trop exactement. Bref, c'est du fromage. Et après, ils te mettent une sauce brune. Donc, je ne sais pas exactement c'est quoi cette sauce. Et donc moi, j'avais pris le guacamole par-dessus. Et bref, ça a fait un mélange. Mais c'était incroyable. C'était hyper atypique. Mais trop, trop, trop bon. Vraiment, j'ai toujours... Donc j'en ai repris plusieurs dans l'année. Mais j'ai toujours fini mon plat. Après, t'en peux plus. Ça te calme. Ah ouais, ça te calme de fou. Mais c'est trop bon. Vraiment, quand t'as faim, c'est vraiment le repas à avoir. C'est incroyable. Vraiment trop bon.
- Speaker #1
T'as pu découvrir des saveurs nouvelles. on dirait que t'as eu plein d'événements positifs, que tout était bien souvent quand on part il y a parfois des petits moments un peu plus difficiles est-ce que t'as rencontré des difficultés pendant ton année là-bas ?
- Speaker #0
en fait non pas spécialement ma seule vraie difficulté ça a été l'hiver quand ça devenait trop long c'était vraiment au mois de janvier je sentais qu'il y avait le pic où j'en pouvais plus l'hiver mais à part ça je pense qu'en fait voilà quand tu trouves le moyen de quand même en fait t'as toujours la possibilité de voyager un peu autour il y a tellement de pays autour du Canada et plein de pays chauds en fait ou plein d'endroits chauds où tu sais que voilà quand tu veux un peu escaper enfin un peu t'échapper de l'hiver au Canada. Tu sais qu'il y a plein de possibilités. Et surtout que les vols, en fait, ne sont pas du tout chers puisque tout est proche. Tu as Miami, Orlando, tu as Cuba. Tu as plein de trucs autour. Et c'est génial, en fait. Tu te dis, bon, allez, j'en peux plus de mon hiver. Allez, je me programme un petit truc. Et voilà, franchement, c'est un peu comme ça que j'ai un peu remédié à l'hiver. Et ça a plutôt bien marché. Et après aussi, un avantage de fou. c'est que t'es à une nuit en bus de New York. T'as 9 heures de bus de New York pour 200 dollars aller-retour. Donc tu dors dans le bus et t'arrives le matin à 6h du matin pour lever du soleil. C'est incroyable. Et ça, j'ai dû le faire peut-être 3-4 fois dans l'année. Mais c'était exceptionnel. C'est incroyable. T'es à une nuit en bus de New York. Le rêve.
- Speaker #1
C'est vrai. Vraiment. Tu voulais voir l'Amérique. Et alors, tes impressions sur l'Amérique ? Enfin, sur les US ?
- Speaker #0
Alors... Après, je n'ai pas visité tous les États-Unis, mais New York, je trouve que c'est très sympa à faire une semaine. Après, c'est vrai que c'est une ville assez busy. Ça ne m'a pas trop pari, parce que ce n'est pas Paris, évidemment. Mais bon, il y a un peu le truc de tourner dans la rue. Ça rush, quoi. Oui, c'est ça. Il y a beaucoup de buildings. Je sais que moi, j'ai besoin de nature quand même. Mais bon, après, c'est sûr que c'est un truc à faire. dans sa vie au moins une fois. Mais après, une fois que tu as fait New York, tu fais vite le tour un peu et tu as une square. C'est sûr que je ne me verrais pas trop. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Il manquait peut-être un petit peu de verdure pour toi.
- Speaker #0
Je ne sais pas si j'aurais kiffé faire une année d'échange universitaire à New York. Je pense que...
- Speaker #1
Canada, finalement, c'était très bien.
- Speaker #0
C'est ça, exactement. Canada, c'était parfait. Mais après, il y a plein de trucs dans les Etats-Unis aussi. Par exemple, Orlando, j'ai adoré. C'est exceptionnel. Tous les parcs d'attractions, je suis comme une dingue. Et Miami et tout, c'est vraiment incroyable. Oui, ça doit être cool. Vraiment, chacun ses petits... Miami, par exemple, c'est très sympa. Il y a la plage, il y a tout le monde qui fait du vélo. Il y a le soleil. Mais après, ça reste quand même une ville très superficielle. C'est-à-dire qu'il faut avoir de l'argent quand tu pars là-bas. ta glace, tu vas la payer 15 dollars. Et 15 dollars US, ça ressemble à 15 euros, tu vois. Avec les taxes et tout. Donc, ça monte hyper vite pour une boule de glace. Il faut avoir de l'argent quand tu pars. Et ça, moi, je ne suis pas très fan. Quand je pars en vacances, j'ai besoin que ça me dépaysage. Je n'ai pas envie de me dire, oh non, tu vois, je n'ai pas envie de me dire tout ce que tu dépenses. Tout ce que je veux dire, je pense que ça gâche un peu le truc. Je n'ai plus de dépensées que... En fait, j'ai... Je ne sais pas comment te dire.
- Speaker #1
Tu as envie de voyager l'esprit libre et ne pas trop garder. Je vais te dire,
- Speaker #0
à chaque fois que tu sors, ça va te coûter Je pense que le Canada, c'était vraiment le juste milieu parfait. Les prix, c'était quand même correct. Je pense que par rapport à Paris, ça a été très correct.
- Speaker #1
Oui. Bon, top. Et du coup, on arrive à la fin de ton échange universitaire. Tu vis une année intense, tu fais plein de découvertes, tu vis plein de trucs. Comment tu vis ton retour en France ?
- Speaker #0
Ah ouais, c'était dur. Ouais, ouais, c'était dur. C'était dur de revoir les métros parisiens parce que c'est sûr que je me suis grave habituée au transport à Montréal. C'était trop sympa. Toujours de la plaitre pour ça, ce soir. Les gens, il y a toujours des jeunes dans le métro. Là, j'arrive à Paris, je vois les gueules des gens qui reviennent de vacances, qui n'ont pas envie de retourner au travail. Enfin, ouais, franchement, non. J'étais un peu triste, franchement. Genre, c'était pas... J'avais envie de continuer. Si j'avais pu faire plus qu'un an, j'aurais largement fait plus qu'un an.
- Speaker #1
Et tu n'as pas voulu y retourner ?
- Speaker #0
Je n'aurais pas voulu faire mon master là-bas. Mais après, c'est le coup de l'école. Là, je n'avais plus de bourse, plus rien. Là, c'est à toi de payer l'école. C'est environ 10 000 dollars l'école par an. C'est un certain budget. Franchement, je me suis dit, c'est pas grave, je finis mon master à Paris. Juste après le master, je partirai. Et je me tâtais à repartir au Canada. Mais je me suis dit, ça c'est fait, je peux peut-être faire un autre pays, pourquoi pas. Au moins, ça m'ouvre un peu sur où est-ce que je voudrais vivre plus tard. Parce que franchement, je me pose des questions. Si j'aimerais vivre là-bas au Canada, il est un peu moins chaud pour l'hiver. Donc c'est pour ça, je me suis dit, pourquoi pas tester un pays chaud. En Australie, vous êtes là,
- Speaker #1
du coup, c'est bien. C'est clair, c'est l'occasion de tester un petit peu comment ça se passe à droite à gauche.
- Speaker #0
On sait qu'on y retournera, mais quoi qu'il arrive. Si j'ai de l'argent plus tard, je ne sais pas comment, mais si j'arrive à avoir de l'argent pour acheter une maison là-bas...
- Speaker #1
Tu t'es débrouillée pour pouvoir partir. Là, tu peux te redébrouiller pour pouvoir repartir une autre fois. Non, c'est trop bien. Et du coup, si là, tu devais garder un souvenir qui te donne le sourire quand ils repensent, ce serait quoi ? Il y en a trop !
- Speaker #0
Il y en a trop, mais alors franchement, le road trip que j'ai fait avec mon copain.
- Speaker #1
Ça, c'était vraiment le moment. Ah oui,
- Speaker #0
il donne des étoiles dans les yeux à chaque fois que j'y repense. Et en plus, j'ai même écrit tous les jours, j'ai rempli un carnet de voyage. Et à chaque fois qu'on s'ennuie un peu, un dimanche ou quoi, on le relit. Et on est mort de rire parce que toutes les galères qui nous sont arrivées durant ce road trip, ça fait partie intégrale de l'expérience. Parce que oui, il n'arriverait que des bonnes choses durant un road trip.
- Speaker #1
Vous avez eu quoi comme galères ?
- Speaker #0
Alors déjà, dès le deuxième jour du road trip, mon compagnon s'est trompé d'essence. Parce que je ne sais pas, mais en gros, il y a une différence en France entre le diesel et le gasoil. Ou alors c'est la même chose. Oui, je crois que c'est la même chose. Et en fait, on dit au Canada, c'est totalement différent. Et en fait, il a mis un des deux en pensant que c'était OK. Alors, plusieurs fois, il persiste, mais le truc ne rentre pas dans le truc, tu sais, pour mettre l'essence. Ça ne rentre pas dans le trou. Et il force, il force, il force jusqu'à ce qu'on change une autre station. Il reforce et là, ça rentre. OK, on commence à conduire. On sent le van qui commence à vibrer comme ça. Il dit, Jérémy, je crois qu'il y a un problème dans le van. On devrait s'arrêter. Jérémy qui me dit ok ok on va s'arrêter à la prochaine ville Non non non Jérémy on s'arrête tout de suite là Je crois que c'est pas normal Et on voit le voyant rouge qui s'allume Et là je commence à prendre le Le manuel tu sais le manuel Qu'on oublie toujours de lire et qu'on lit toujours Dans les moments les plus graves Et bah je commence à ouvrir le manuel du van Et là je tombe sur une page si vous mettez du diesel Voilà Surtout stoppez la voiture urgent Faut l'emmener tout de suite Chez un garagiste quoi Oh ! On dit non, c'est pas possible, deuxième jour quoi. Ah,
- Speaker #1
j'irais dès le début, ça te met le temps. Et alors,
- Speaker #0
ah ouais, vraiment, on était en plein sur l'autoroute, du coup, on s'arrête dans un truc d'autoroute, quoi, c'est un petit...
- Speaker #1
Un truc d'arrêt. Voilà,
- Speaker #0
ça. Et en fait, on n'avait même pas de Wi-Fi, parce que le Canada, t'arrives souvent dans des endroits perdus. Et on n'avait pas de Wi-Fi, il fallait appeler l'agence, notre assurance, pour nous dire quoi faire. On devait appeler le van, enfin... Je ne sais pas comment on a réussi à obtenir du wifi. Finalement, ils nous ont dit de patienter ici. Vous dormez ici ce soir. Vous ne bougez pas le van. On arrive demain matin. Le remorquage arrivera demain matin à la première heure. On s'est fait remorquer le van jusqu'au garagiste le plus proche. Le garagiste a mis toute la journée là-bas jusqu'à ce qu'il retire le diesel. Tout ça, c'est heureusement qu'on avait pris une assurance. On ne savait pas si on devait la prendre ou pas. Mais alors, prenez toujours une assurance. C'est 8,5%. Et en fait, grâce à l'assurance, on s'est fait tout rembourser. Mais alors, mon compagnon, lui, il partait dans des délires. Toute la nuit, il n'a pas dormi parce qu'il pensait, parce qu'il y avait écrit sur le manuel, si vous faites cette erreur, vous devez payer 10 000 dollars de réparation. Et en fait, heureusement qu'on s'est bien débrouillé et qu'en fait, on a tout de suite arrêté le van. Et il a réussi à enlever hyper facilement l'essence. Et donc du coup, franchement, on s'est super bien sorties. Ah ouais, vraiment incroyable. Et voilà, donc ça, c'était l'une des trucs. Après, il y a eu plein d'autres trucs. Pendant un barbecue, mon copain, il se coupe le doigt.
- Speaker #1
Il y a plein de petites galères parties pendant la route. Ça fait partie des...
- Speaker #0
Exactement, bien sûr, ça fait partie de l'aventure.
- Speaker #1
Au final, ça fait des souvenirs et on en rigole, comme tu dis, quelques années plus tard. Ça fait partie des meilleurs souvenirs,
- Speaker #0
en fait. Et ça, ça me donne le sourire, vraiment.
- Speaker #1
C'est ça. Et globalement, tu dirais que ça t'a apporté quoi, cette expérience ?
- Speaker #0
Alors, ça m'a vraiment appréciée en moi-même. Ça m'a montré qu'en fait, je suis super indépendante. Je me pensais vraiment dépendante des autres parce que je pensais que j'étais hyper dépendante, effectivement, de mon copain. Parce que lui, il était parti faire ses études à l'étranger. Du coup, quand j'étais à Paris, je me sentais... J'avais trop besoin d'avoir de ses nouvelles tout le temps, alors que lui, c'est sa vie et tout. Et en fait, le fait d'être partie moi-même... Bah, waouh ! En fait, tu te dis, ça y est, déjà, tu arrives à sortir de ta zone de confort et de te dire qu'en fait, ça y est, tu peux partir seule et tu te sens bien. Même en étant seule, tu te sens en confiance. Et je me sentais super bien. Je sortais toute seule dans les rues pour visiter Montréal. Je me sentais super bien, en paix avec moi-même, en fait. Tu te dis, ok, tu es à l'autre bout du monde et tu es bien. Tu te sens en sécurité, tu te sens en confiance, tu te sens... Voilà, vraiment, je... Vraiment, c'était un sentiment de paisibilité intérieure. Et puis, tu en ressens vraiment plus grand. Moi, je me sentais plus grande en revenant, plus mature. En fait, ça te donne une autre vision de ta propre vie. perspective du monde, enfin je sais pas comment... Ouais, tu vois les choses d'un autre angle de vue. Et puis en plus, comme j'avais pas trop visité avant Montréal, avant le Canada, ouais, ça m'a vraiment donné une autre vision encore. Et ouais, en fait, les voyages, ça permet vraiment ça, de donner en fait à chaque fois une autre vision, encore plus et encore plus et encore plus. Ça te permet en fait de voir le tableau dans sa globalité et pas juste de voir, voilà, la ville où t'es née ou le pays où t'es née, non. Là, ça te donne un peu plus... Enfin, ça grossit le tableau et tu peux voir vraiment, bah... les différentes cultures, les différents paysages. Là, le Canada, c'était beaucoup d'hiver. Là, je suis en Australie, c'est beaucoup d'été, beaucoup de soleil. Enfin, il y a vraiment tous ces contrastes-là. Je me dis, ouais, voilà. Là, on est au mois de février. Il fait quoi, 30 degrés ? C'est en effet, là. Moi, mon mois de février à Montréal, il y a plusieurs années, c'était des tempêtes de neige dans la rue. On n'arrivait même plus à marcher. Je marchais sous 10 centimètres de neige.
- Speaker #1
Ouais. Tu vois les deux extrêmes là.
- Speaker #0
C'est des contrastes incroyables. C'est trop bien.
- Speaker #1
Ouais, c'est hyper enrichissant. C'est sûr. Et du coup, est-ce que tu aurais un message à faire passer pour celles et ceux qui veulent partir vivre à l'étranger ?
- Speaker #0
Arrêtez de trouver des excuses en fait pour ne pas partir. Il y en a beaucoup qui me disent, parce que vraiment quand je raconte mon expérience, tout le monde me dit, tu es super fort d'être partie, toute seule, machin. Non, en fait, il n'y a pas d'excuses. Quand tu veux vraiment obtenir quelque chose, si tu veux vraiment voyager quelque part, tu te... tu y vas en fait il n'y a pas de question financière ou quoi moi je n'avais pas du tout d'argent pour partir j'avais vraiment zéro sur mon compte en banque juste quelques mois avant de partir j'ai commencé à bosser à faire plein de petits babysitting partis par là pour commencer à mettre de côté et puis sachant que je n'avais pas énormément d'argent j'ai pu avoir la bourse il y avait toujours des petites solutions en fait par-ci par-là et grâce à ça ça a fait de mon voyage une réalité en fait de mes rêves une possibilité une réalité de tes rêves une réalité c'est la pratique qui arrive mais Tchao ! Mais voilà, en fait, il n'y a pas d'obstacle. Il n'y a zéro obstacle. Vraiment, il faut se dire qu'il faut croire en ses rêves et n'écouter pas les gens qui essayent de vous trouver des obstacles. Si vous écoutez les gens, vous êtes morts. C'est mort, les gens, ils vous diront toujours ça c'est trop dur, ça c'est trop dur à faire, ça t'es pas... Ou alors, il faut vraiment avoir un autre niveau pour réussir à le faire. Je veux dire, il y a plein... Toute ma vie, on m'a toujours dit t'es pas assez forte pour ça, t'auras pas assez... Il y a toujours des... non en fait faut pas écouter tu t'écoutes que toi-même et faut croire en soi et tu fonces et tu vas en fait et ça marche et ça marche c'est la plus belle année de notre vie bien sûr toi tu peux dire c'est une de tes plus belles années la plus belle vraiment la plus belle année de ma vie ouais purée bon ça fait envie d'aller au Canada en tout cas ouais Canada testé je recommande à 1000%
- Speaker #1
1 milliard de pourcents go go Canada ouais vraiment trop bien bah merci en tout cas de nous avoir partagé ton parcours et ton histoire avec plaisir Et voilà, c'est déjà la fin de cet épisode. J'espère qu'il vous a fait voyager, qu'il vous a donné envie de découvrir le Canada. Si ça vous a plu en tout cas, je vous invite à laisser une petite note sur la plateforme d'écoute sur laquelle vous vous trouvez. Ça m'aidera beaucoup à faire grossir ce podcast. Et si vous connaissez des gens qui veulent partir au Canada, n'hésitez pas à leur partager. Et pour suivre les histoires de nos invités, en savoir plus sur les prochains épisodes à venir, je vous invite à voir les coulisses du podcast sur Insta, sur Partir. podcast. A bientôt !