- Speaker #0
Pas de messe basse, bienvenue sur le podcast du diocèse de Troyes qui nous permet de donner la parole à des femmes, à des hommes, qu'ils soient laïcs ou religieux, il y sera question de l'actualité de l'Église dans l'aube et dans sa dimension universelle. Au micro, Aline Baudin et Jean-François Laville du service communication. Eh bien bonjour à toutes et à tous et bienvenue à l'écoute des podcasts du diocèse de Troyes. Nous avons le grand plaisir d'accueillir aujourd'hui Médéric. Bonjour Médéric.
- Speaker #1
Bonjour Jean-François.
- Speaker #0
Alors Médéric, tu es responsable de la pastorale des étudiants et des jeunes pros. Alors peut-être en introduction, ça représente quoi cette pastorale ? Elle sert à quoi et à qui ?
- Speaker #1
Comme son nom l'indique, elle est à destination de tous les étudiants, les jeunes pros, donc tous les jeunes à peu près, plus ou plus, entre 18 et 35 ans dans le diocèse. Ça représente un certain nombre de petits groupes, de petites équipes réparties, un certain nombre à trois, mais aussi à certains autres endroits du diocèse. des groupes d'aumônerie, des groupes de prière. Puis ça inclut d'une certaine façon aussi un certain nombre de jeunes en cheminement, de catéchumènes, de confirmants.
- Speaker #0
D'accord. Et j'imagine que tu n'es pas seul ?
- Speaker #1
Dans chaque groupe de jeunes d'aumônerie, il y a des prêtres qui vont accompagner, des laïcs aussi qui vont accompagner les différentes équipes. Et puis au sein du diocèse, dans le noyau de coordination de la pastorale des jeunes, J'ai aussi quelques accompagnateurs. Le Père Laurent Tibor, notamment, m'accompagne dans mes responsabilités auprès des jeunes.
- Speaker #0
Très bien. Alors, nous abordons une période importante, essentielle pour l'Église, c'est-à-dire la montée vers Pâques et le carême. Alors, parle-nous un petit peu du carême pour les jeunes. Comment le vivent-ils aujourd'hui ? Est-ce qu'ils le vivent encore en tant que carême, en tant que montée vers Pâques ? Ou est-ce que c'est juste un symbole ?
- Speaker #1
Alors, le carême parle beaucoup aux jeunes. C'est étonnamment au moment où on voit de nombreux jeunes revenir à l'église, à la messe, redécouvrir par cette occasion ce qu'est la pratique de la foi. Donc c'est un temps qui parle, c'est un temps qui est évocateur, qui veut dire quelque chose, et c'est un temps qui les intéresse. Alors, il y a quelque chose parfois à purifier dans ce qui les intéresse dans le carême. En effet, la question d'une préparation à Pâques n'est pas forcément ce qu'ils vont retenir. Et certains éléments vont peut-être surgir de façon plus importante que d'autres. La question du jeûne, sûrement en lien, en parallèle avec le ramadan dans l'islam. La question du jeûne va beaucoup revenir, mais parfois sous une forme plus de sorte de développement personnel. C'est-à-dire que les jeunes vont le voir un peu comme un succès personnel. Donc il y a quelque chose à travailler, faire comprendre qu'avec le jeûne, il y a l'aumône et la prière qu'on a tendance parfois à oublier. et puis faire réaliser que tout ça, c'est un don de Dieu, c'est la grâce de l'Esprit-Saint qui nous soutient dans ce qu'on peut appeler ces exercices du carême.
- Speaker #0
Alors tu parles du jeûne, j'ai en souvenir les paroles de Mgr Stinger qui disait finalement, le jeûne au moment du carême, c'est pas forcément un moins, mais c'est plutôt un plus, plus vis-à-vis des autres, donner plus, être plus attentif. Est-ce que les jeunes sont sensibles à cette dimension-là ?
- Speaker #1
Ces dimensions reviennent, ils s'en rendent compte petit à petit et quand on les accompagne en effet dans cette démarche, dans tous les cas, souvent est prise en compte aussi cette dimension que le jeûne n'est pas seulement un jeûne de nourriture. Souvent on va parler du jeûne des réseaux sociaux qui est de plus en plus à la mode et ça les jeunes en font l'expérience de façon très vive de cette libération, qui est vraiment ce sens du carême, comme temps de libération. Et donc ils font l'expérience de cette libération qui est vécue par le fait d'oser se détacher. pendant 40 jours des réseaux sociaux ou d'autres formes d'emprise que peuvent avoir les écrans sur nous. Donc ça va ressurgir, mais en quelque sorte, ça ne va pas être forcément le but au début, mais en tout cas, ça va en être la conséquence.
- Speaker #0
Ce jeune des réseaux sociaux, c'est une nouveauté 2026 ? On n'est pas trop au courant de ça. C'est quelques personnes ou bien ça se généralise un peu ?
- Speaker #1
Je pense que ça prend de l'ampleur petit à petit, au fur et à mesure. en tout cas dans Voilà, dans les communautés de jeunes chrétiens, on en entend chaque année qui vivent cette expérience-là, qui souvent la revivent l'année d'après et qui entraînent derrière eux d'autres personnes.
- Speaker #0
Alors cette année, il y a une démarche très intéressante, c'est la création d'un livret assez spécifique avec une méthode de fabrication qui est aussi très originale. Alors dis-nous exactement comment ça s'est passé et avec qui ?
- Speaker #1
Alors l'idée a été de proposer à tous les jeunes du diocèse, et selon une idée qui m'est venue de... des années passées, c'est un projet qui a été déjà proposé par l'aumônerie de Sciences Po. Et c'est de faire écrire un carnet de carême, c'est-à-dire un peu comme on peut avoir un parole et prière, un magnificat avec pour chaque jour du carême un texte, une méditation, une prière, et donc de faire écrire ce carnet par 40 jeunes différents du diocèse. Donc on a mis à contribution autant des étudiants et des jeunes pros que des collégiens et lycéens pour pouvoir réaliser un parcours. de carême dans son ensemble qui sera imprimé, diffusé, proposé dans les paroisses ou à d'autres endroits du diocèse.
- Speaker #0
Justement, distribué de quelle manière et auprès de qui ? C'est ça qui est intéressant après.
- Speaker #1
La distribution se fera, principalement on espère, dans les sorties de messe. Ce sera aussi possible à Notre-Dame-en-Lille ou même à la librairie Chemin de Vie de l'acquérir. L'idée est que le prix coûtant d'un livret sera à peu près de 2 euros. Donc c'est ce que ça va nous coûter nous à imprimer. On ne va pas empêcher quelqu'un d'acquérir ce carnet. Mais bien sûr, l'idée aussi est d'offrir une façon de financer les projets de la pastorale des jeunes. On a par exemple un projet d'aller à Lourdes cet été. On a beaucoup de jeunes qui n'ont pas forcément les moyens d'y aller. Et puis, dans nos activités d'aumônerie, dans les événements qu'on organise ici et là, et il y en a aussi un certain nombre pendant le temps du carême, parfois on a besoin de matériel, on a besoin d'investissement, on a besoin de former aussi les jeunes qui sont en responsabilité dans ces équipes.
- Speaker #0
D'accord, mais il sera distribué seulement à la demande des paroisses. Ce ne sera pas distribué systématiquement dans toutes les paroisses ?
- Speaker #1
Oui, les paroisses qui sont intéressées pourront nous demander, Et nous, on verra avec elle, on pourra leur... leur fournir le nombre d'exemplaires qu'ils souhaitent.
- Speaker #0
D'accord, ok. Donc cette année, le jeûne, c'est notamment le jeûne des réseaux sociaux, au niveau alimentaire, il n'y a pas de règles, il n'y a pas de consignes ?
- Speaker #1
Les seules consignes de l'Église, c'est le jeûne, c'est-à-dire se priver d'un repas le mercredi décembre et le vendredi saint. Après, libre à chacun d'adapter son carême selon ce qu'il ressent aussi, comme besoin de libérer, de purifier en lui pendant le temps du carême.
- Speaker #0
Très bien. Merci beaucoup Médéric pour ce témoignage.
- Speaker #1
Merci à vous.
- Speaker #0
Au revoir.
- Speaker #2
Merci d'avoir écouté ce nouvel épisode de Panmès Basse. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous encourager en commentant ou en laissant quelques étoiles sur notre plateforme d'écoute. Nous serons heureux de découvrir vos avis. Vous pouvez également soutenir l'Église catholique de l'Aube en faisant un don sur notre site internet www.catho3.fr C-A-T-H-O-T-R-O-Y-E-S A bientôt !