- Speaker #0
Pas de messe basse, bienvenue sur le podcast du diocèse de Troyes qui nous permet de donner la parole à des femmes, à des hommes, qu'ils soient laïcs ou religieux, il y sera question de l'actualité de l'Église dans l'aube et dans sa dimension universelle. Au micro, Aline Baudin et Jean-François Laville du service communication. Eh bien bonjour à toutes et à tous et bienvenue à l'écoute des podcasts du diocèse de Troyes. Nous avons le grand plaisir d'accueillir aujourd'hui François Bleuze. Bonjour François. Bonjour. Alors nous vous accueillons aujourd'hui pour parler de la, alors je sais pas comment dire, on parle de la frate, de la fraternité, vous allez nous expliquer tout ça. Déjà peut-être un mot en préambule, fraternité c'est une valeur, une belle valeur, c'est quand même les trois valeurs de la République. Comment voyez-vous cette valeur fraternité au sein de l'Église ?
- Speaker #1
Pour moi la fraternité c'est déjà d'abord regarder la personne qu'à côté, qui est en face, avec bienveillance et... comme mon semblable. Déjà, c'est ça, être fraternel.
- Speaker #0
La notion du frère, quasiment.
- Speaker #1
La notion du frère. Et c'est de se dire comment je voudrais être regardé et de regarder cette personne en répondant à cette question. Si je veux qu'on me regarde avec importance, je dois regarder la personne en face de moi avec importance. Quand je dis en face, c'est à côté. C'est regarder l'autre avec autant... de bienveillance que je veux qu'on me regarde.
- Speaker #0
Donc il est question de quoi ? De solidarité, d'humanité ?
- Speaker #1
De solidarité, oui, mais au sens très large du terme, mais surtout de considération. Considérer que tout être humain a autant de valeur que la mienne. La valeur de la fraternité, c'est de considérer que toute personne doit être considérée avec la valeur. Ses valeurs et ses valeurs ont du prix.
- Speaker #0
Question de dignité humaine aussi.
- Speaker #1
De dignité humaine. Et ces valeurs ont du prix aux yeux de Dieu. Laissez venir à moi les petits-enfants. Ça veut tout dire.
- Speaker #0
Alors là, on parle de la valeur fraternité. Maintenant, parlons de la fraternité ou de la frate, parce que souvent on entend cette réduction du mot, au sein du diocèse. C'est quoi la frate ? Expliquez-nous.
- Speaker #1
Moi, là, je vais surtout parler du voyage de la fraternité.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Le voyage de la fraternité, c'est une... composante du pèlerinage diocésain. Il y a l'hospitalité de Champagne, il y a les pèlerins en hôtel qu'on appelle comme ça, il y a le camp des jeunes et il y a le voyage de la fraternité et tout ça forme le pèlerinage diocésain.
- Speaker #0
Alors le voyage de la fraternité, en quoi consiste-t-il et ça réunit qui en fait ?
- Speaker #1
L'objectif c'est de mettre en chemin des personnes en fragilité, en recherche des chercheurs de Dieu. Et puis des personnes avec des fragilités financières, humaines aussi, et qui ont besoin de solidarité, de dignité, qu'on les reconnaisse. Ça, c'est l'objectif. En 2019, quand le premier voyage de la fraternité a eu lieu, l'objectif avait été fixé qu'il y ait au moins 50% de gens en fragilité parmi les 150 qui étaient attendus. Et il y a eu 150 personnes.
- Speaker #0
À chaque fois, c'est autour de 150 ?
- Speaker #1
Alors, le moins qu'il y a eu, c'est en 2023, il n'y a eu que 80 personnes. Mais c'était Nevers. Le lieu, c'était Nevers. C'était, j'allais dire, moins attrayant. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. D'accord. Quand vous parlez de fragilité, notamment économique, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les gens qui n'ont pas trop les moyens, il y a un système de compensation ou de soutien, en tout cas ?
- Speaker #1
L'originalité, pour moi, du voyage de la fraternité, c'est que les personnes s'inscrivent. normalement longtemps à l'avance et se mettre en action pour financer le voyage. Donc il y a des recherches de financement, il y a des actions pour trouver de l'argent pour financer, pour permettre à tout le monde de venir. On demande à chacun et à chacune de donner une petite somme et puis on essaie de compléter comme on peut.
- Speaker #0
D'accord, donc quand on parle de la fratte, c'est un petit peu un langage un peu interne à l'église. C'est essentiellement ce voyage annuel, donc c'est ça.
- Speaker #1
Alors c'est un voyage qui a lieu tous les deux ans.
- Speaker #0
Tous les deux ans.
- Speaker #1
Jusqu'à présent, tous les deux ans. Il faut bien voir que dans l'objectif, c'est que les participants se réunissent avant, se connaissent, n'arrivent pas que le lundi matin à 4h du matin avec leur valise. Ils se sont rencontrés avant, ils ont travaillé avant pour organiser des manifestations, participer. à des villes greniers, confectionner des repas, confectionner des objets. Ils ont travaillé avant. Et après, dans le rêve des organisateurs, c'est que ces petits groupes continuent de vivre en solidarité, en fraternité dans leur lieu de vie.
- Speaker #0
Alors vous avez parlé des organisateurs. Tout ça, ça ne se fait pas tout seul. Donc il y a une équipe pour réaliser tout ça. Oui, il y a une équipe. Vous êtes combien et c'est qui en fait ?
- Speaker #1
Alors c'est piloté par le pôle solidarité. Et moi, je ne suis qu'une pièce rajoutée au Pôle Solidarité. Je suis arrivé en 2019, mais c'était à l'initiative du Pôle Solidarité, de Joël Jolin et Geneviève Moreau à l'époque. J'avais déjà pensé à ça depuis de nombreuses années, mais c'est une équipe, là aujourd'hui, c'est surtout piloté par Jocelyne et Corinne, toute une équipe de dizaines de personnes qui tournent autour.
- Speaker #0
Alors, parlez-nous maintenant de ce qui va se passer cette année, au mois d'août à Lourdes. Donc c'est un grand déplacement, là encore.
- Speaker #1
Alors cette année, c'est un grand déplacement. C'est la troisième fois que nous allons à Lourdes. Et nous emmenons à peu près 145 personnes. On va partir deux jours le lundi 3 août.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc très tôt le matin. Et on va voyager deux jours. L'idée de voyager deux jours à l'aller, c'est pour permettre aussi dans les bus d'être un peu en groupe, en équipe et de parler. de prier aussi ensemble et de se mettre en démarche de cheminement vers l'eau.
- Speaker #0
Oui, à l'inverse de l'hôpital de Champagne qui voyage de nuit et qui arrive le matin vers 8-9 heures à Lourdes.
- Speaker #1
C'est un choix qui avait été fait dès le départ. Renforcer les liens peut-être. Renforcer les liens, voilà, c'est ça. Parce que la nuit, on dort quand même. On essaye,
- Speaker #0
on essaye.
- Speaker #1
Mais on revient de nuit. Pas que c'est facile. On revient de nuit le 8 août dans la nuit.
- Speaker #0
Là-bas, vous êtes hébergé à quel endroit ? Un endroit, deux endroits ?
- Speaker #1
Alors là-bas, cette année, il y aura deux hébergements. Il y aura la cité Saint-Pierre qui accueille environ 100 personnes. Et le nouvel hôtel de Lourdes, dont le nom exact m'échappe à l'instant. Mais il y a un nouvel hôtel qui vient d'être construit à Lourdes qui accueillera 45 personnes.
- Speaker #0
D'accord, d'accord. Et alors le programme, est-ce que vous allez suivre peu ou prou ? les déplacements, soit du pèlerinage diocésain, soit de l'hospitalité, soit des jeûnes ? Est-ce que ça se recoupe quelque part ?
- Speaker #1
Il y a des cérémonies et des temps forts du pèlerinage diocésain qu'on frotte en pèlerinage diocésain avec les composantes du pèlerinage diocésain. Je pense aux gestes de l'eau, aux sacrements des malades. La messe internationale aussi. Oui,
- Speaker #0
la grande célébration mariale le soir, vous allez y participer aussi ?
- Speaker #1
Normalement aussi, si c'est dans les oreilles. Bon, il y a la messe d'ouverture, on ne pourra pas parce que... Oui, vous serez dans le bus. C'est le lundi, nous, on la fera dans les bus.
- Speaker #0
En visio.
- Speaker #1
En visio, oui. On risque d'être aussi fatigué parce que le départ est prévu quand même tôt le matin.
- Speaker #0
C'est quoi, 10 heures de route à peu près ?
- Speaker #1
Il faut compter plutôt 13 heures.
- Speaker #0
13 heures de route.
- Speaker #1
Avec les arrêts obligatoires. Oui,
- Speaker #0
d'accord.
- Speaker #1
Moi, je compte 13 heures. Je suis peut-être pessimiste.
- Speaker #0
Tous ceux qui partent là-bas, c'est vraiment une dimension spirituelle ? Ou est-ce que pour d'autres personnes, peut-être qui n'ont pas trop de moyens, c'est aussi un petit moment d'évasion ? Moi, ceux que j'ai contactés, il y a... Une dimension spirituelle, et c'est aussi un temps de vacances. Mais c'est un temps de vacances spirituel. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Ou un temps spirituel en vacances, on met ça dans l'ordre que l'on veut. C'est pour ça qu'il y a des ateliers de partage de compétences, comme de la mosaïque, des ateliers bois, où on fait des croix en bois, des croix de Saint-François en bois. Il y a de belles choses, des ateliers de mosaïque qui produisent des choses très belles. Il y aura des ateliers manuels, vous aussi, pour partager les compétences. Et il y a aussi des temps de rencontre en groupe.
- Speaker #0
Par rapport à cette dimension spirituelle, ce sera ma dernière question, est-ce que vous êtes accompagné par un prêtre ou un diacre ?
- Speaker #1
Alors, à aujourd'hui, il y a un prêtre et il y aura un diacre.
- Speaker #0
D'accord. On sait qui ?
- Speaker #1
Alors, le diacre, je n'ai pas le nom, mais on m'a dit qu'il y avait un diacre. Le prêtre accompagnateur de cette année, ça serait le père Sébastien de Borsureau.
- Speaker #0
D'accord, très bien. Eh bien, François, merci pour ce témoignage. Et puis, bon pèlerinage à Lourdes, alors. Eh bien, merci.
- Speaker #1
Merci. Et puis, n'hésitez pas, si vous avez des questions, on va interroger le Pôle Solidarité et vous répondre.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #2
Merci d'avoir écouté ce nouvel épisode de Panmès Basse. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous encourager en commentant ou en laissant quelques étoiles sur votre plateforme d'écoute. Nous serons heureux de découvrir vos avis. Vous pouvez également soutenir l'Église catholique de l'Aube en faisant un don sur notre site internet www.catho3.fr C-A-T-H-O-T-R-O-Y-E-S A bientôt !