- Speaker #0
Bonjour Alexia !
- Speaker #1
Bonjour, merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast Passage. Tu es la fondatrice du compte Instagram Petite Framboise. Tu es accompagnante en parentalité, formatrice, conférencière, auteure aussi. Tu es spécialiste du sommeil et tu viens de publier un magnifique livre qui s'appelle « Pourquoi les bébés suédois dorment sur la neige » . Mais ce n'est pas pour ça que je t'ai fait venir aujourd'hui, même si on va parler du sommeil évidemment. C'est parce que récemment tu as publié un post Instagram, sur Instagram. où tu expliquais que ta période préférée avec ta fille, donc tu as une petite fille en plus qui s'appelle Rose comme la mienne, qui a aujourd'hui 5 ans et demi, ta période préférée avec elle, ça avait été le fameux terrible tout. Et je pense que tu es la première personne que j'entends dire ça, parce qu'en général, c'est plutôt associé à une phase vraiment difficile pour les parents. Donc, ça m'a tout de suite donné envie de te donner le micro sur le podcast Passage. Et voilà, je suis ravie de pouvoir t'avoir aujourd'hui. Je voulais juste lire un petit extrait. Parce que, comme je te disais en off, je trouve que c'est toujours chouette de voir d'autres mamans exprimer ce que nous, on peut ressentir aussi en tant que mamans qui ne veulent pas élever absolument des filles sages. Donc, tu disais, cette phase où le caractère s'affirme, où les goûts et préférences émergent, où le nom prend toute sa place, où la négociation devient presque un langage à part entière. J'ai trouvé cette période incroyable. Voir cette flamme jaillir, vivante, intense, puissante, je me suis fait une promesse très tôt, ne jamais lui demander de se taire, d'être sage au point de s'effacer, de contenir ou d'étouffer ce qu'elle ressent. Et tu disais aussi, parce que moi, il m'a fallu plus de 25 ans et quelques années de thérapie pour allumer cette flamme-là. Alors je fais tout pour préserver la sienne. Et ce qui a fait évidemment écho aussi à mon histoire dans ton poste, c'est le fait que tu dis que finalement, toi, tu as été une petite fille sage et donc je voulais qu'on... Qu'on démarre par là, qu'est-ce que tu veux dire exactement quand tu dis qu'il t'a fallu 25 ans, toi, pour allumer cette flamme ? Et qu'est-ce que, tu vois, quand tu regardes la petite fille que t'étais, qu'est-ce que le fait d'être sage t'a apporté ? Mais qu'est-ce que c'est t'a coûté ? Et qu'aujourd'hui, justement, t'as pas envie de transmettre à ta fille ?
- Speaker #1
Ouais, alors comme tu l'as très bien dit, j'ai été cette petite fille... Alors je suis toujours plutôt sage, hein ! Mais effectivement, j'ai été la petite fille très timide, très studieuse. Toujours première de classe. D'ailleurs, si je n'étais pas première, ça n'allait pas, c'était compliqué pour moi. Donc, effectivement, j'ai toujours veillé, et ça a du positif, on va le voir, et aussi beaucoup de négatif. J'ai toujours veillé à ce que je ne prenne pas beaucoup de place, que je ne fasse pas beaucoup de bruit non plus, pour que les gens m'apprécient, on va dire, surtout les profs, on ne va pas se mentir aussi. J'essayais vraiment d'être dans le moule. Je crois que c'est le mot aussi. En fait, c'est surtout ce qu'on attendait de moi aussi. Là, je parle plutôt pour mes parents, pour le coup. Oui, effectivement, il ne fallait pas crier trop fort. Une fille, ça ne joue pas à la bagarre. Ça ne joue d'ailleurs pas trop avec les garçons. Chacun avait sa petite place, son petit rôle. Ce n'était pas non plus très traditionnel. Mais voilà, il fallait que je sois très studieuse. Et j'ai vite compris que... En tout cas, je l'ai compris au bout de 25 ans et quelques années de thérapie. Mais à l'époque, j'ai quand même assez vite intégré que pour que mes parents me démontrent beaucoup d'amour, qu'ils soient fiers de moi, qu'ils m'encouragent, etc., il fallait que j'ai des bonnes notes. Et puis pareil à l'école. Si je voulais avoir des copains, etc., il fallait que je leur donne les réponses de voir de mathématiques, par exemple. Donc il y a tout un truc comme ça qui s'est construit et au final, ma valeur de moi-même, elle était en lien avec ce que les autres pensaient de moi, très tôt. Et alors ça peut être super pour les années scolaires parce que du coup, j'ai des bonnes notes, ça m'ouvre beaucoup de portes, etc. Mais quand tu es dans l'âge adulte et que tu dois vivre en dehors du regard des autres, il n'y a plus l'école, il n'y a plus tout ça, il n'y a plus de repères, il faut apprendre à vivre avec soi. et c'est tout de suite beaucoup plus difficile quand ta valeur elle dépend des autres donc c'est vrai que c'est l'inverse que je veux mettre en place avec ma fille c'est je veux qu'elle comprenne et je lui répète tous les jours, peut-être un peu trop que sa valeur c'est elle qui la mise dessus c'est elle qui la développe et qu'elle a le droit de prendre la place, elle a le droit d'être qui elle a envie d'être,
- Speaker #0
tout simplement et ça c'est des, quand tu dis je lui dis tous les jours Tu lui dis concrètement avec des phrases que tu lui répètes ?
- Speaker #1
Il peut y avoir effectivement des phrases ou des manières de formuler, par exemple, c'est tout bête, mais elle ne va pas dire à l'école, j'étais en train de jouer avec machin, j'étais à fond dans mon jeu, mais lui, il m'a dit que mon jeu, il était nul. Là, je vais dire, ok, mais toi, qu'est-ce que tu as ressenti ? Est-ce que tu as pris plaisir à jouer ? Est-ce que tu trouvais ça fun ? Ok, ça s'arrête là. Après, qu'il trouve ça nul ou pas, on s'en fiche. Donc, il y a cette manière-là. Et puis, j'essaie de valoriser tout ce qu'elle... tout ce qu'elle propose, entre guillemets. Alors, tant que ce n'est pas effectivement trop au-delà des limites, mais d'ailleurs, on en parlera peut-être, il y a assez peu de règles, de limites. Il y a un cadre, parfois très strict, mais il y a assez peu de règles dans notre quotidien pour que chacun puisse s'exprimer aussi librement, sans que ça dépasse la notion du respect de l'autre.
- Speaker #0
Je voulais quand même qu'on revienne sur cette vision que tu as du terrible tout avec ta fille. Qu'est-ce que tu penses que tu voyais dans les comportements de ta fille que d'autres parents, eux, peuvent interpréter comme de la provocation, de la désobéissance, un problème à corriger ? Est-ce que tu as des exemples un peu concrets aussi de ça ?
- Speaker #1
Oui. En fait, peut-être parce que de base, je suis éducatrice de jeunes enfants et que j'ai peut-être des outils que les parents lambda, on va dire, n'ont pas forcément. Mais je voyais en fait dans ces noms, dans ces refus, Je voyais quelque chose de positif, je dirais, alors que beaucoup de parents, ils voient surtout beaucoup de négatif, parce que c'est clair que ça challenge un peu le quotidien. Mais je trouvais ça super, en fait, qu'elle ait des goûts différents des miens. Alors, c'était dur aussi au début. Pour la petite anecdote, par exemple, une fois, j'étais très fière, déjà d'avoir pris un moment pour moi toute seule, et j'avais fait des boutiques, et je lui avais acheté deux, trois petites choses que je trouvais très belles, évidemment. Et quand je suis rentrée, je lui ai présenté. Le lendemain matin, je voulais qu'elle s'habille avec la petite tenue que j'avais achetée. Elle n'a pas voulu. Elle m'a dit que c'est... Bon, elle était petite aussi, mais elle m'a dit que ce n'était pas beau, qu'elle ne voulait pas porter ça et qu'en plus, la matière n'était pas... Ça ne lui plaisait pas. Et ça a touché quelque chose de profond où je me suis dit, oula, là, j'ai deux choix en fait. Parce que là, ça avait touché mon égo, clairement. Je me suis dit, soit j'osse le ton. Et je lui ordonne, on va pas se mentir, de mettre la tenue que j'ai choisie pour elle. Soit je fais un pas de côté et je me dis effectivement, ses habits, il me plaît à moi, il me plaît vraiment fort à moi. Mais en fait, j'ai pas pris en compte ses goûts du moment, qui sont pas forcément les mêmes d'ailleurs toutes les semaines, mais ça c'est autre chose. Et en fait, je lui ai pas demandé son avis avant de lui acheter ces vêtements-là. Donc je vais quand même peut-être lui demander son avis avant de l'obliger à les porter, quoi. Donc au final, évidemment, elle s'habille. avec les vêtements de son choix et la crise entre grosses guillemets s'est arrêtée là et je pense que peut-être beaucoup de parents et peut-être que mes propres parents d'ailleurs m'auraient dit ah non non tu vas mettre les vêtements c'est un caprice complètement comme de la provocation comme un non respect alors que je t'ai acheté un vêtement et que ça a une valeur financière mais bon un enfant de 2 ans il n'y en a pas grand chose à secouer donc Merci. Oui, beaucoup de parents auraient pris ça pour de la provocation, de la confrontation, un caprice.
- Speaker #0
En fait, quand je t'écoute, je me dis que c'est un vrai renversement de perspective. Parce que j'ai l'impression que c'est plutôt nous, finalement, qui les provoquerons un peu. Presque. Alors, tu ne l'as pas fait, tu ne t'es pas été jusqu'au bout de leur imposer. Mais qui sommes-nous pour croire, finalement, qu'on sait mieux qu'eux ce qu'ils ont envie de porter ? Alors, effectivement, quand ils sont petits, petits, petits, ok. Très vite, ça arrive. Moi, je suis pareille que toi. Je lui ai acheté un pull, le Stitch, au rayon garçon, pour me challenger. En plus, elle adore Stitch. Et en fait, au début, elle l'aimait bien, mais elle a eu très chaud avec. Donc, elle a plus voulu le porter. J'ai respecté, tu vois. Mais voilà, je vis un peu ces mêmes scènes que toi. Donc, je sais que ça arrive très vite, qu'elle puisse, en l'occurrence, on parle des filles aujourd'hui, mais c'est pareil pour les garçons, avoir leur propre goût. Et là où, effectivement, Nos parents auraient pu voir comme un caprice parce qu'ils avaient pris du temps, dépensé de l'argent, pour faire plaisir à qui au final ? Peut-être pour se faire plaisir à soi d'ailleurs ?
- Speaker #1
Exactement, oui, c'est ça.
- Speaker #0
Effectivement, comme tu dis, c'est plutôt aujourd'hui d'apprendre à respecter leur intégrité finalement aussi.
- Speaker #1
Je trouve aussi que notre société et notre monde d'adultes, il est assez peu pensé pour les enfants. On en a de plus en plus conscience. En fait, de base, on leur impose déjà plein de choses toute la journée. le menu du repas les horaires du coucher on leur impose d'aller à l'école donc on leur impose un rythme de vie donc si en plus à côté de ça on leur impose le goût de leur yaourt la paire de chaussures qu'ils doivent mettre s'ils doivent mettre un manteau ou pas pour sortir parce que nous on a décrité qu'il faisait froid et la couleur de leur culotte du jour ça commence à faire beaucoup et en fait n'importe quel adulte on aurait certainement marre de ne pas pouvoir s'exprimer.
- Speaker #0
Oui, carrément. Est-ce que... Donc, tu as dit qu'au début, ça pouvait être un petit peu difficile. Est-ce que ça a été quand même relativement facile pour toi de voir le terrible tout, justement, comme une période fantastique où c'est venu avec le temps, c'est avec le recul ? Est-ce qu'il y a eu un travail à faire de ton côté ? Alors,
- Speaker #1
le travail avec une thérapeute, ça peut aider. Mais j'aime que tu ne vis pas le quotidien vraiment d'un parent. C'est très théorique. Mais dans la pratique, il y a quand même d'autres leviers à utiliser parfois. Et il y a d'autres challenges qui apparaissent. Mais oui, c'est un travail sur le long terme. Je dirais même que c'est un travail quotidien, vraiment quotidien. Et ce qui m'a un peu interpellée aussi quand je suis venue maman, mais surtout à la période du terrible coup, c'est qu'on dit souvent qu'il faut accompagner l'enfant dans la gestion de ses émotions. C'est vrai. Mais moi, ce qui a été le plus difficile... c'est d'accompagner ma propre gestion des émotions. C'est-à-dire qu'elle, elle vit ces émotions, c'est une chose. Elles sont parfois intenses et ça lui appartient. Mais lorsque moi, je peux ressentir et toutes les émotions qui vont me traverser, je ne m'attendais pas à ça. Par exemple, je me souviens qu'au début, et je pense que beaucoup de parents vont se reconnaître, quand ma fille commençait à monter en pression, s'agacer, hausser le ton, crier, se jeter par terre, etc., ça avait tendance à m'énerver et à me faire monter en pression. Je sentais mon cœur battre, je sentais que j'avais chaud. Et je me mettais, moi aussi, à élever le ton. En fait, je m'alignais presque sur ces émotions-là, qui, à ce moment-là, n'étaient pas forcément très positives. Et en fait, je me suis rendue compte que c'était stupide et que ça ne menait à rien, déjà, accessoirement. Et surtout que ces émotions, elles lui appartiennent. Ça, c'est une des phrases et un des leviers qui a été pour moi le plus important. Ces émotions, elles lui appartiennent. Et ces émotions ne sont pas les miennes. C'est-à-dire que si là, elle se jette par terre, elle est très en colère pour y trouver la prison, pourquoi moi, ça me mettrait en colère ? Moi, je suis là pour l'accompagner. Je suis là pour attendre que la tempête passe et pouvoir l'accompagner autant qu'elle le souhaite. Mais si je me mets en colère, en fait, il n'y a plus rien qui fonctionne. Il n'y a plus personne qui est là pour piloter le bateau.
- Speaker #0
Mais en fait, pourquoi nous, ça nous met en colère ? Parce que justement, nous, on a... pas été autorisé à exprimer ses émotions petites. J'ai l'impression que ça fait un peu comme un miroir de... Il y a plein de choses qui se jouent en fonction de chacun, l'histoire de chacun, mais c'est vrai que j'ai l'impression qu'il y a quand même beaucoup ce truc de... Déjà, cette intensité-là, on la juge anormale. Même quand on a un peu les connaissances sur le fait que c'est normal pour un enfant, au début, ça se reprend toujours. Et je pense que c'est parce que nous, enfants, on n'a pas été autorisés à vivre nos émotions avec leur intensité que du coup, tout de suite, cette intensité, elle vient nous déclencher. Et c'est un exemple, je pense, de ce que avoir grandi avec une autre éducation commence à nous influencer en tant que parents quand on vit ces moments-là. Et justement, ce que je voulais te demander, c'est est-ce que toi, il y a des fois, ça t'a un petit peu déclenché ou ça t'a un petit peu challengé ? Parce que parfois, je sais que moi, il y a des moments où j'ai pu me dire Alors, pas trop, parce que j'ai quand même une enfance relativement facile, mais où j'ai pu avoir de la peine pour la petite Alexandra, qui n'a pas pu peut-être prendre toute la place qu'elle voulait, comme j'essaye de la donner à ma fille, déjà dans le contexte familial.
- Speaker #1
Exactement, ouais. Ouais, ouais, en fait, surtout au début, quand j'arrivais à rester calme et à l'accompagner, il y avait presque au fond de moi une pointe de jalousie, je dirais. Et j'avais presque, alors je ne le verbalise pas, ça n'aurait aucun sens, mais je me le disais quand même dans ma tête de me dire, franchement Rose, tu ne te rends pas compte à quel point tu as de la chance de pouvoir pleurer, de pouvoir crier, de pouvoir dire non, de pouvoir taper aussi parfois, parce qu'à 14 mois, ça s'exprime aussi comme ça parfois. Et je lui disais vraiment, tu as de la chance que... que derrière, entre guillemets, je vais utiliser des mots forts, mais je t'en colle pas une et je te fous pas dans ta chambre. Et en même temps, je me disais, tant mieux pour elle. Et en même temps, c'est difficile pour soi. C'est-à-dire, moi aussi, j'aurais bien voulu, peut-être que ça aurait été plus facile de grandir en pouvant exprimer ses émotions librement, en apprenant peut-être à les comprendre aussi. Mais oui, il y avait eu quand même un petit peu de jalousie, je ne sais pas si c'est le terme, mais en tout cas, quand même, c'est un peu de se dire, moi, je n'ai pas eu cette chance. Je ne sais pas si on peut parler de chance.
- Speaker #0
Mais aujourd'hui, je pense que c'était peut-être un réflexe au début, mais après, comment tu... Enfin, on revient un peu à ce qu'on a dit avant, mais après, comment tu as réussi à switcher et à le voir comme quelque chose de positif pour elle, pour toi ? Est-ce que toi, d'ailleurs, ça t'a donné envie de... Alors, tu avais déjà commencé à déconstruire un peu cette petite fissage en toi, mais de réveiller un peu plus quand même cette part rebelle en toi aussi. Est-ce que ça t'a motivée ?
- Speaker #1
Oui, mais c'est assez dingue, en fait, de voir... Plus je vois ma fille grandir, s'exprimer, avoir des goûts et des passions parfois un peu farfelues, et être vraiment à fond dans ce qu'elle fait, plus j'ai l'impression que je m'autorise moi aussi, ce qui est presque un peu ridicule, je m'autorise des choses. Par exemple, là ma fille elle est à fond dans la musique, mais pas dans la musique que j'écoute on va dire, c'est assez sportif, elle veut faire de la batterie, elle veut faire de la guitare, elle veut faire du piano, elle veut faire plein de trucs. Elle veut être chef d'orchestre. Elle est vraiment dans une période où elle veut dominer le monde de la musique. Et je me suis dit, c'est quoi ? Moi, j'ai toujours rêvé d'écrire des romans policiers. Rien à voir avec ce que je fais comme job actuellement. Et bien, en fait, je vais le faire. Pourquoi ? Elle, je l'encourage. Et moi, je me bride toute seule. Je me suis dit, ok. En fait, moi aussi, je vais me lancer là-dedans dans un autre projet d'écriture. Donc, oui, ça m'autorise. En fait, de l'autoriser, prendre de la place. En fait, je m'autorise aussi à prendre plus de place, à ce que mon nom aussi soit respecté dans les deux sens. C'est-à-dire que je vais respecter son nom, mais j'attends aussi qu'elle, elle respecte mes limites aussi. Oui,
- Speaker #0
donc tu fais attention aussi à lui montrer que tu as aussi des limites et que c'est important que d'autres les respectent et elle inclut. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Ce n'est pas évident. Même avec un enfant de 5 ans et demi, des fois, elle vient encore aux toilettes. Je pensais que ça s'arrêtait plus tôt, mais effectivement, des fois, elle ne se rend pas compte que là. c'est pas le moment mais ouais ouais il faut répéter beaucoup bien sûr avec les enfants et c'est un travail de chaque instant mais chaque jour passe et chaque jour on continue de se déconstruire avec son papa aussi bien sûr ouais
- Speaker #0
mais c'est ça je pense que t'es un autre exemple qu'on est pas obligé de faire ce travail là en amont évidemment si on a quand même un peu travaillé sur soi qu'on a peut-être écouté ce podcast tu parles peut-être au futur maman de de... de petites filles notamment, mais pas que, ça peut un peu préparer le terrain, nous permettre de vivre les choses quand même un peu mieux. Mais j'ai quand même l'impression que, comme tu le disais, il faut le vivre pour pouvoir vraiment comprendre tous les enjeux tenant aboutissant. Et qu'en fait, on va faire ce travail-là en parallèle, toutes les deux. C'est beau aussi, d'ailleurs, de le voir comme ça.
- Speaker #1
Alors, une chose qui m'a aussi beaucoup aidée... Et là, qu'on peut faire plutôt en amont, et que j'ai fait d'ailleurs un peu en amont, et je trouve que ça m'a vraiment apporté, c'est d'essayer de comprendre un petit peu qu'est-ce qu'un enfant, c'est un peu bateau, mais comment ça fonctionne. Est-ce qu'on dit un enfant, c'est immature, son cerveau, il n'est encore pas développé ? D'accord, mais concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce qu'on peut attendre de lui ? Qu'est-ce qu'on peut attendre d'un enfant de 6 mois ? Qu'est-ce qu'on peut attendre d'un enfant de 2 ans ? D'un enfant de 5-6 ans ? Et ça, ça m'aide beaucoup d'avoir des points de repère comme ça, parce qu'en fait, j'ai l'impression d'avoir un bagage théorique sur le développement de l'enfant, que oui, son cerveau est effectivement très immature, qu'en l'occurrence, c'est plutôt le cortex préfrontal, donc tout ce qui est gestion des émotions, inhibition des émotions, qui n'est encore franchement pas très développé, etc. Tout ça, ça me permet de plus facilement déconstruire cette idée de caprice et de provocation. qui n'en est pas. Donc ça, déjà, ça m'aide beaucoup. Et une chose qui m'a aussi énormément aidée, c'est la notion de co-régulation émotionnelle, de comprendre ce que ça veut dire, la co-régulation émotionnelle. Et que c'est vraiment l'apaisement, le calme du parent qui va permettre à l'enfant de s'apaiser. Et que c'est d'ailleurs pour ça que quand j'ose le ton et que moi aussi je suis magas, en fait, c'est pire et ça ne fonctionne pas du tout. Alors que quand je suis là, je souffle. J'essaie de m'ancrer dans le sol et de me dire, ce n'est pas grave, tout va passer. En fait, la crise, elle redescend, mais un milliard de fois plus vite, voire on évite la majorité des situations à risque, comme j'appelle ça. Et vraiment d'avoir ces notions-là qu'on peut du coup avoir. avant de devenir parent, ça aide un petit peu pour ce passage de passer de la théorie à la pratique. Je trouve que ça me fascine aussi.
- Speaker #0
Sachant que dans la pratique, et ça va nous faire un peu la transition avec l'autre thématique, mais dans la pratique, il y a aussi les attentes de la société, les normes sociales, le regard des autres, la honte qu'on peut ressentir entre parents, parce qu'on peut effectivement être convaincu de vouloir élever un enfant affirmé, mais après, quand elle ne dit pas bonjour, quand elle refuse une consigne, Quand on sent un peu le regard des autres sur nous, c'est un peu parfois plus compliqué. Comment tu as fait, peut-être, toi, pour surmonter le regard des autres, de tes proches ?
- Speaker #1
Je t'avoue que j'y travaille encore. Parce que c'est l'aspect, et c'est vrai que ça ne m'est pas venu spontanément, mais c'est l'aspect le plus difficile pour moi. Comme je te disais au tout début, moi, vraiment, ma valeur, elle dépendait des autres. Donc, effectivement, quand au repas de Noël, ma fille ne veut pas venir sur les genoux pour faire un câlin, n'accepte pas le bisou. du tonton qu'elle n'a pas vu depuis quasiment un an, qu'elle ne dit pas forcément bonjour à sa mamie qu'elle voit pourtant tous les mois. Je trouve ça dur. Et je me souviens d'une fois, ma fille, je n'avais pas réussi à faire en sorte qu'elle soit respectée. Ça avait été très dur. Et c'est surtout ces mots à elle qui ont été durs, où elle m'a dit après tout, « Maman, tout à l'heure, tonton, il m'a forcé à lui faire un bisou. » Au revoir. Alors que j'avais dit non trois fois, ça m'a fait vraiment mal. Pourquoi tu m'as pas aidée ? Du coup, je me suis excusée, évidemment. Je lui ai dit à quel point ça pouvait être encore difficile pour moi. On en a beaucoup discuté, etc. Et le soir même, j'ai rappelé cette personne, cet adulte, pour lui dire que c'était pas OK et que ça avait été difficile derrière. Donc maintenant, c'est mieux. Maintenant, ils s'entendent bien. mais je lui ai dit merci de me le dire et d'avoir été en confiance pour le dire parce que moi je ne l'aurais jamais dit petite et d'ailleurs je pense que j'aurais dit maman là il m'a forcé à faire un bisou je n'étais pas à l'aise elle m'aurait dit oui c'est bon c'est pour dire au revoir donc ça a été super violent et en même temps presque un peu libérateur de dire mais ouais en fait elle a raison c'est à moi de la protéger je pense que c'est dur pour
- Speaker #0
Tout le monde honnêtement, même peut-être les enfants qui ont grandi moins sages, parce qu'il y a cette pression énorme. Et alors en France, on va parler des cultures justement, mais dans la culture française, on y met un point d'honneur. Mais voilà, nous, on est des anciennes petites fissages. Parfois, j'ai un peu peur qu'on en garde les traces pendant peut-être toute notre vie. Donc il y a des fois où on va effectivement encore se retrouver dans des situations où on ne va pas oser. Moi, une fois, je n'ai pas osé. Il y a un inconnu qui a filmé ma file dans la rue. Alors j'en étais un peu au tout début de ce cheminement et tout, et je n'ai pas osé lui dire d'arrêter. Aujourd'hui, je serai faire, parce que j'ai plus conscience des enjeux. Mais voilà, il y a peut-être d'autres situations que je ne vais pas faire. Mais par contre, je trouve que ce que tu as fait, c'est génial, parce qu'en fait, finalement, c'est OK s'il y a des fois où on n'y arrive pas, tant qu'on explique à notre enfant. C'est quand même un enseignement, voilà.
- Speaker #1
Oui, c'est important de rappeler quand même aux mamans, surtout qui nous écoutent, que l'objectif, ce n'est pas d'être parfaite, surtout. toute la ligne est de jamais faillir, de jamais crier, de jamais... Voilà, le but, c'est de savoir aussi réparer. Cette notion de réparation, pour moi, elle est fondamentale dans le lien d'attachement avec son enfant. Parce que voilà, on est tous humains, on a tous nos faiblesses. Moi aussi, des fois, ça m'arrive, pas souvent, mais ça m'arrive quand même, de crier, de lui dire là, franchement, tu me saoules, laisse-moi travailler tranquille, ça fait huit ans qu'on finit de sortir. Et après, je vais prendre le temps, une fois que je suis apaisée, d'aller la voir et de dire, ok, là, j'ai pas utilisé les bons mots. D'ailleurs, elle me le dit, hein. Maman, là, c'était vulgaire, ce que tu dis. Là, c'était trop familier. Oui, tu as raison. Mais, donc, effectivement, on répare ce qui doit être réparé. On s'excuse. Et c'est difficile, je trouve, pour un adulte. En tout cas, pour moi, ça a été difficile de m'excuser auprès d'un enfant. Parce que je ne me souviens pas. Alors, t'es juste trop petite. qu'un adulte se soit déjà excusé d'avoir eu un comportement inapproprié avec moi. Et du coup, j'ai dû vraiment apprendre ça. Et ça paraît vraiment stupide peut-être, mais pour moi, ça a été super dur de me dire « Ah, mais il faut aussi s'excuser en fait. » Tu vois, il y avait une part d'ego aussi de se dire « Non mais je ne vais quand même pas me rabaisser à hauteur d'enfant pour m'excuser. » En fait, si. C'est aussi comme tu le ferais avec un adulte.
- Speaker #0
Bah non, moi justement, j'avais du mal aussi à le faire avec un adulte, avec mon chéri par exemple, que je pouvais pourrir parfois. Maintenant j'y arrive, bah j'ai appris à le faire avec ma fille, donc j'y arrive aussi avec lui. Et moi ce que je trouve beau aussi, c'est que ma fille, elle le fait avec nous, donc elle va me dire pardon maman. Et j'ai pas souvenir, peut-être que je le faisais, mais j'ai pas souvenir aussi petite de m'être excusée auprès de mes parents. J'ai l'impression que ça c'est encore quelque chose que nos filles, elles vont savoir faire. Et ça ce qui est génial là-dedans, c'est quand tu sais t'excuser, je pense que parfois t'oses plus Merci. péter des câbles. Il y a des fois, c'est ok, tu vois, tu as le droit d'être en colère. Il faut qu'elles sentent qu'elles ont le droit d'être en colère, quitte à parfois aller un petit peu trop loin, parce que de toute façon, elles sauront s'excuser. Donc, voilà. Évidemment, il y a des nuances apportées à tout ça, mais je trouve que c'est chouette aussi de pouvoir leur enseigner ça. Là, ce qu'on a vu, c'est que ce qui est hyper important aussi, c'est le regard et les attentes qu'on a vis-à-vis de nos enfants, de nos filles, vis-à-vis de leur comportement. Mais c'est aussi un peu le même sujet pour le sommeil. Et justement, toi, tu as été explorée. Comment on regarde le sommeil de l'enfant dans notre culture ? Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur ça ?
- Speaker #1
À l'origine, en fait, je voulais simplement savoir comment... les autres parents, s'ils avaient des astuces en gros, pour mieux vivre les nuits, pour que les enfants fassent leur nuit. Et je voulais voir en fait, est-ce que tout le monde dans cette planète galère autant que nous en fait à ce que les enfants dorment ? Est-ce que tous les parents du monde sont aussi fatigués ? Spoiler, oui, un peu quand même. Donc on a fait une trentaine de pays et de cultures du coup différentes. Et ce qui m'a sauté aux yeux, c'est effectivement qu'on a un peu parlé sommeil. Mais on a surtout parlé du reste, du regard qu'on porte sur les enfants, de l'accompagnement que reçoivent les parents, et de la place que la société fait pour les enfants, et plus largement pour les mères, c'est quand même celle qui gère le plus un placement tiers dans la très grande majorité des cultures. Et effectivement, le sommeil, là aussi, est géré de manière très différente. C'est-à-dire que nous, en France, un enfant qui pleure, un enfant qui se réveille, globalement. un enfant qui dérange l'adulte, c'est un problème alors que pour eux, c'est un signe de vitalité, c'est un signe de vie c'est un signe de confiance et c'est un signe que l'enfant se développe bien, donc c'est vrai que c'est tout un regard, tout un prisme qui change, alors évidemment encore une fois, les parents ne sont pas soutenus de la même manière aussi, en France, les parents sont très seuls il n'y a pas de village, ou alors il est clairement défaillant, alors que dans beaucoup de cultures il y a encore ce village mais Dans certaines cultures, l'enfant a vraiment une place plutôt sacrée, je dirais, où l'enfant roi, pour le coup, existe, mais c'est vraiment un principe fondamental pour eux. C'est vraiment très important que l'enfant soit, et d'ailleurs, il le verbalise, que l'enfant soit au-dessus des adultes, il est vraiment précieux. Alors, pour nous, l'enfant, il ne faut pas qu'il fasse de vagues, il ne faut pas qu'il gêne, limite, notre vie d'adulte. Et forcément, s'il se réveille la nuit et que le lendemain, au boulot, on n'est plus aussi performant, c'est un problème, et le problème, c'est l'enfant qui se réveille, pas le retour précoce au travail. Donc il y a vraiment un point de vue qui diverge beaucoup, et en France, en Occident, globalement, on va essayer de corriger l'enfant. On va faire en sorte qu'il n'appelle plus, qu'il ne nous dérange plus la nuit. C'est tout l'objectif des méthodes de sleep training, d'entraînement au sommeil, c'est de faire en sorte d'être de moins en moins répondant, ou pas donner à l'enfant ce qu'il veut, donc pas le mettre au sein, alors qu'on aimerait pas le mettre au sein, par exemple. Idéalement, si vous pouvez dormir dans un liable barreau dans sa chambre, loin de nous, c'est encore mieux. Et surtout qu'il ne nous dérange pas qu'il arrête de se signaler, parce que ce signal nocturne régulier, en moyenne toutes les 2-3 heures, parfois plus, ça nous dérange parce que ça nous impacte. Et au lieu de se dire, ok, en fait là on va descendre dans la rue ou on va faire je ne sais quoi. pour revoir le congé maternité. Bon, là, il y a des évolutions quand même qui se dessinent, mais c'est qu'un petit pas sur le long chemin qui reste à faire. Eh bien, on va tout de suite chercher, OK, comment faire pour que mon enfant dorme toute la nuit ? On va faire une méthode de sleep training, 5, 10, 15, il arrête de signaler et tout le monde est content. C'est dommage. En tout cas, moi, je trouve ça dommage. Et d'ailleurs, quand j'ai présenté les méthodes de sleep training dans d'autres cultures, Je leur ai montré des photos de chambres d'enfants en France, donc il y a souvent beaucoup de jouets, ça, ça les a aussi choqués. Des liabarots et une chambre spéciale pour l'enfant, ça aussi, ça les a parfois interpellés. J'ai certains parents qui se sont effondrés, qui sont venus à pleurer en visio. Et j'étais là, oula ! Pour moi, c'était la base, tu vois, de dire à un enfant, il dort rapidement dans sa chambre, elle est peut-être pas laissée le premier mois, mais assez vite quand même. Il dort pas sur nous parce que c'est en salle. On peut créer des mauvaises habitudes. Il ne faut pas trop le mettre au sein non plus. Et vraiment, de les voir s'effondrer et de voir à quel point pour eux c'était violent, ça m'a beaucoup interpellée. Oui, c'est toute une vision de l'enfant qui est différente et de place dans la société globalement.
- Speaker #0
Parce que toi, quand tu dis que c'est dommage, c'est que selon toi, ça impacte les enfants comment et les futurs adultes aussi ? Il y a suffisamment d'études maintenant sur le sujet. On sait que ça impacte le lien d'attachement parent-enfant, plus ou moins fort évidemment. Mais ça impacte aussi la gestion émotionnelle sur le long terme. On voit même 30-35 ans après que la gestion émotionnelle est plus difficile pour des enfants à qui on n'a pas laissé la place de s'exprimer et qu'on n'a pas accompagné au sommeil, mais tout au long de la journée aussi, dans cette gestion des émotions.
- Speaker #1
À l'inverse, certains pourraient penser que s'ils ont réussi à faire en sorte que leur enfant s'endorme seul rapidement dans leur chambre, ça va être des enfants peut-être plus matures, plus autonomes. Et en fait, c'est tout l'inverse.
- Speaker #0
C'est tout l'inverse parce qu'en fait, un enfant qui va se réveiller 2, 3, 4, 5 fois par nuit, qui va dormir sur son parent, c'est physiologique. Et à partir du moment où on lutte contre cette physiologie, ça ne peut pas être très sain sur le principe. donc ça impacte plus ou moins encore une fois ça dépend d'énormément de facteurs mais c'est pas sans conséquence de toute manière comme je dis souvent aux parents si on ignore les besoins de l'enfant la moitié du temps parce que le sommeil les premières années de vie ça représente à peu près 50% de leur temps de journée si on ignore l'enfant et ses besoins la moitié du temps ça peut pas être sans impact surtout pour un être aussi social qui est le bébé sapiens est-ce que
- Speaker #1
Bye bye. Tu vois un parallèle entre vouloir qu'un enfant obéisse rapidement, vouloir qu'un enfant dorme rapidement, vouloir qu'il corresponde à un certain nombre de développements.
- Speaker #0
Oui, complètement. C'est le même procédé. Pour le coup, c'est encore une fois que ça ne dérange pas la dieu, ça ne prend pas trop de place. Donc oui, c'est sûr que c'est la même vision et le même pas de côté à faire aussi, je crois.
- Speaker #1
Ok. Pour conclure, si tu pouvais transmettre... une chose aux mamans d'une petite fille de 2-3 ans, ça serait quoi ? Qui vit cette fameuse période de terrible tout, mais qu'on pourrait renommer avec toi comme, je sais pas, miracle too ? Oui,
- Speaker #0
oui, oui. Cette période, elle est pas si horrible. Elle est pas si horrible, il faut juste la comprendre. Moi, je dirais deux choses à ces mamans-là. La première, c'est prendre soin de toi. Prendre soin de toi, c'est un peu pas trop comme phrase. même prendre 5 minutes sur sa journée pour bouquiner, pour regarder un début d'épisode de série, pour faire 2-3 pauses de yoga ou de respiration. Juste 5 minutes au début, parce qu'on peut difficilement avoir bien plus dans notre société sans relais au début, et c'est normal. Avec les années, heureusement, ça va mieux, mais à 2-3 ans, déjà 5-10 minutes pour souffler, c'était pas mal. Mais prends-les quand même, et essaie de rester zen. Parce que sinon, il n'y aura pas de co-régulation émotionnelle et ça ne fonctionnera pas. Donc vraiment prendre conscience de ça, de l'importance du calme et de la zénitude du parent. Et la deuxième chose, c'est effectivement, les émotions de ton enfant appartiennent à ton enfant. Ce n'est pas les tiennes. Ce n'est pas parce qu'il est en colère. Tu dois être en colère. Ce n'est pas parce qu'il est triste que tu es censé être super triste aussi. Alors bien sûr, s'il est joyeux, c'est plus facile d'être joyeux avec lui, on est bien d'accord. Mais ces émotions, elles lui appartiennent. Toi t'es là pour être son rock et l'accompagner, et puis le jour où t'es un peu trop fatiguée et que t'as pas réussi, bah c'est ok. En fait, il faut vraiment être bienveillante avec soi-même pour pouvoir l'être avec son enfant. Donc tu peux pas accompagner ton enfant, essayer d'être parfaite tout le temps, et te mettre des coups de bâton quand t'as haussé un peu le ton, ça fonctionne pas. Il faut aussi être bienveillante avec soi-même, t'as fait ton mieux, là ça a pas fonctionné parce que t'étais fatiguée, t'avais une nuit pourrie. parce que tu t'es pris la tête avec le papa, pour x ou y raison, et c'est ok. C'est ok de réparer, c'est ok de s'excuser aussi si tu y arrives à ce moment-là. Et puis sinon, c'est pas grave, ça sera un peu plus loin sur le chemin.
- Speaker #1
Ce que je me dis souvent, c'est que je n'ai pas non plus à être sage. Alors sage, dans un sens un peu général, mais en toutes circonstances. Parfois, je me dis, moi aussi, j'ai le droit de faire des erreurs. C'est ok, justement, je ne suis plus cette petite fille sage qui veut que tout soit parfait. Non, moi aussi, en fait, j'ai le droit de faire des erreurs, des bêtises, de me tromper. Et ça m'aide beaucoup. Et justement, une autre question que j'avais pour toi pour conclure. Toi, si tu pouvais parler à la petite fille sage que tu étais, tu aurais envie de lui dire quoi ?
- Speaker #0
De se faire confiance, de tenir bon, parfois aussi. Et de se dire qu'un jour, tu arriveras à être qui tu as envie d'être et tu arriveras à dire non aussi. Ça prendra du temps, mais fais-toi confiance, tu vas y arriver. à se sentir que t'as de la valeur au dehors du regard des autres.
- Speaker #1
T'arriveras à dire non à ton tonton qui va faire un bisou à ta fille.
- Speaker #0
C'est ça,
- Speaker #1
oui. Est-ce que tu veux nous en dire un petit peu plus sur ton actualité du moment ? Tu as sorti ce livre, est-ce qu'il y a d'autres choses que tu voudrais nous partager sur ton activité ?
- Speaker #0
Mais écoute, cette année, tu vois, c'est la première année, ça fait six ans maintenant que j'ai les petites framboises et que je développe tout ça. Cette année, c'est la première fois que je me suis autorisée à ralentir un petit peu le rétro. Chose que je ne m'étais pas autorisée, c'est en lien aussi avec tout ce qu'on a dit ici, pas autorisée avant. Donc cette année, c'est un peu plus light. Alors un peu plus light avec moi, ce n'est pas forcément super light. Donc il y a effectivement la sortie de ce nouveau livre. J'ai lancé aussi un centre de formation pour les professionnels. qui s'appelle L'enfant sans lien, qui résonne aussi fort avec ce que tu proposes ici dans ton podcast sur le respect de l'enfant, la place et le rôle de l'adulte auprès de l'enfant, plutôt pour les professionnels, mais aussi pour les parents, bien sûr. Et puis à côté de ça, rien à voir, je travaille quand même sur mon thriller, mon roman policier que je me suis autorisée à écrire, qui je l'espère sortir un jour.
- Speaker #1
On peut prendre des consultations auprès de personnes d'ailleurs qui t'entourent, des consultations sur le sommeil notamment ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Sur le sommeil, j'essaie en tout cas de proposer un maximum de ressources à petit prix, voire gratuites, que ce soit sur mon Insta, sur le blog, les petits cours vidéo et choses comme ça. Parce qu'on sait tous que la période est un peu complexe et que c'est important que les parents aient quand même une information qui soit juste, qui soit sourcée.
- Speaker #1
scientifiquement et puis pour les situations les plus complexes ou les parents qu'on aurait envie effectivement j'ai une super équipe de consultantes qui sont vraiment formidables pour accompagner les parents en individuel ok trop bien bah écoute je te remercie encore beaucoup c'était super et bonne continuation et hâte de voir ce roman aussi policier
- Speaker #0
sortir un jour je te l'enverrai ouais super à bientôt à bientôt merci