- Speaker #0
Hello et bienvenue dans Passage, le podcast qui libère les filles et leurs mamans. Moi c'est Alexandra, maman de Rose, une petite tornade de presque deux ans et demi, à l'énergie débordante et au caractère bien trempé. Et tu sais quoi ? Même si ce n'est pas toujours de tout repos, savoir sortir ses épines, c'est vraiment tout ce que je lui souhaite. Alors j'ai créé ce podcast pour moi et pour toutes les mamans qui veulent élever leurs filles autrement. Pas sage, pas modèle, pas gentille à tout prix, mais confiante, libre d'être elle-même et bien dans leur basket. Des petites filles qui savent et sauront plus tard dire non, poser leurs limites, s'aimer telles qu'elles sont, qui n'auront pas peur d'essayer d'échouer et qui sauront se faire reconnaître à leur juste valeur. Alors ici, on va démonter les injonctions, les stéréotypes et tous ces vieux réflexes qu'on pensait normaux. Tu sais les fameux « t'es pas belle quand tu fais la tête » . On va parler d'estime de soi, de confiance, de rapport au corps, aux émotions. On va parler de nos filles, mais aussi de nous. Parce qu'éduquer autrement, ça commence souvent par se libérer soi-même. Alors au fil des épisodes, je te partagerai des réflexions incarnées, des clés concrètes. et des voix d'experts. Et surtout, une grande dose de soutien et de déculpabilisation. Parce que nous aussi, on mérite mieux qu'être sages. Alors, prêtes à bousculer les règles ? Hello Isabelle !
- Speaker #1
Hello !
- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast Passage. Merci ! Je suis ravie de t'avoir avec nous aujourd'hui. Enfin, avec moi, parce que là, j'étais pour moi toute seule. Je vais pouvoir te poser plein de questions, parce que tu disais en off que c'est vrai que les mamans d'aujourd'hui, elles ont tendance à se poser beaucoup de questions, à paniquer, notamment sur le sujet de l'alimentation. Et moi, je pense que j'en fais un peu partie. Donc, j'ai plein de questions à te poser. Le rapport à la nourriture, c'est un sujet qui me tenait à cœur, parce que moi, j'ai eu un rapport compliqué à la nourriture, en étant plus jeune, comme beaucoup d'adolescentes, beaucoup de femmes. Et donc, ma fille a deux ans et demi aujourd'hui, ferme Déjà un petit moment que je commence à me poser des questions sur est-ce qu'il y a des choses que je fais aujourd'hui qui ne sont peut-être pas recommandées ou d'autres choses que je pourrais faire pour qu'elles développent un rapport sain à la nourriture. Et donc voilà, je suis ravie encore une fois de t'avoir aujourd'hui avec nous. Est-ce que tu veux bien te présenter ? Tu es diététicienne mais tu es aussi maman de trois enfants, c'est aussi pour ça que tu es là aujourd'hui. Est-ce que tu peux te présenter un petit peu et nous dire, moi je t'ai découvert sur Insta, qu'est-ce qui t'a amené aussi à parler de tout ça sur Insta ?
- Speaker #1
Oui, écoute, merci pour ton invitation Alexandra. Donc moi effectivement je suis diététicienne nutritionniste, spécialisée du coup en nutrition infantile. Je prends en charge les bébés, les enfants, même les ados. Et je suis également, comme tu le disais, maman de trois enfants. Donc moi j'ai une grande de huit ans, une fille. Ensuite, un petit garçon au milieu qui a 5 ans et une petite dernière qui a 1 an. Donc, voilà. Et donc, effectivement, moi, l'alimentation, ça me parle parce que c'est mon travail. Mais je la vis aussi au quotidien à la maison avec mes enfants. Et ce n'est pas toujours pareil parce que parfois, entre la théorie et la pratique, les coordonnées peuvent être les plus mal chaussées. Et voilà. Donc, moi aussi, je galère. Je fais comme je peux parfois. Et il n'y a pas de problème. L'important, c'est comment on réagit avec tout ça. Et voilà.
- Speaker #0
Trop bien. Et déjà, tu vois, quand on parle de rapport sain à la nourriture, en tout cas pour toi, avec tes enfants, ça veut dire quoi ? C'est quoi qui est le plus important pour toi ? Est-ce que c'est de leur apprendre à manger équilibré, de savoir... Tout va un peu avec, mais tu vois, de savoir écouter leur faim, de savoir manger aussi en se faisant plaisir. Qu'est-ce qui est le plus important déjà pour toi en tant que maman et peut-être aussi en tant que diététicienne ? Qu'est-ce que tu dirais être un rapport sain à la nourriture ?
- Speaker #1
Effectivement, c'est un mélange de tout ça, mais c'est vrai que ce qui est important, le sujet numéro un, ça va être bien sûr avoir un rapport sain à l'alimentation. Et qu'est-ce que c'est un rapport sain à l'alimentation ? C'est être connecté finalement à ces sensations, ce qu'on entend beaucoup aujourd'hui pour nos adultes. Ça peut être un peu vu comme une injonction à force. Oui, d'accord, mais on n'est pas tous logés à la même ancienne par rapport à ça. Et les enfants, l'avantage qu'ils ont, c'est que quand ils sont tout petits, ils sont très connectés à leurs sensations de faim, de satiété. Et donc, il faut qu'on en profite et au maximum suivre ça. Et les suivre, en fait, c'est un peu eux notre baromètre. Donc, en général, quand ils disent qu'ils ont plus faim, c'est qu'ils ont plus faim. Et quand ils disent qu'ils ont faim... Ça paraît basico-basique, mais ça part déjà de là. Et après, nous, notre rôle, c'est de leur proposer effectivement un repas équilibré qui corresponde à leurs besoins en fonction de leur âge, bien sûr, qui n'est pas le même en fonction de l'âge. Et après, c'est eux qui disposent. On me demande souvent, moi, quelle quantité je dois donner à mon enfant de tel âge. Là, je ne peux pas répondre, en fait, parce que chaque enfant a… Alors oui, il y a des besoins en fonction de l'âge, qualitatifs notamment. Mais après... On n'a pas tous le même métabolisme. Il y a des plus petits mangeurs. Il y a des enfants qui sont plus vite rassasiés que d'autres. L'important, c'est de manger sans peur, sans culpabilité. Que le moment du repas, quand on va à table, ce soit un moment comme un autre et qu'on ne se pose pas la question. Et que venir à table, ce soit un plaisir. Ça s'arrête là. l'important c'est qu'ils ressentent pas un stress ou une injunction ou quelque chose au moment de passer à table.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Et tu as commencé à l'aborder, tu vois, mais pourquoi, d'après toi, c'est un sujet clé de l'enfance ? C'est peut-être d'ailleurs pour ça que tu as voulu te spécialiser dans l'éducation infantile. Et est-ce que toi, car un garçon et une petite-fille, est-ce que tu as vu des différences ? Enfin, est-ce que tu as vu une différence ? Peut-être dans ta patientèle aussi, je ne sais pas si on dit patient pour toi, mais les personnes que tu accompagnes.
- Speaker #1
Tu vois,
- Speaker #0
est-ce que tu vois des différences déjà tôt ? entre les petites filles et les petits garçons dans la manière dont ils développent ce rapport à la nourriture ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que rapidement, on va avoir une différence entre les garçons. Mais oui, lui, il se dépense, il fait du foot avec ses copains, il faut qu'il ait une bonne assiette, des féculents, et la petite fille, il faut qu'elle finisse ses légumes. C'est vrai qu'on peut rapidement voir ça, mais c'est souvent inconscient de la part des parents. c'est pas de... culpabiliser les gens, mais c'est vrai que déjà, entre les filles et les garçons, il faut savoir que les besoins sont identiques avant la puberté. Donc, une petite fille a besoin d'une assiette aussi complète que celle d'un petit garçon. Et c'est vrai que parfois, les petites filles, on leur apprend à être sages, à manger proprement, alors que le garçon, on peut plus parfois accepter des choses. Mais bon, ça dépend. On peut parfois voir ça, effectivement.
- Speaker #0
Ok. Donc, c'est un sujet clé, si je comprends bien, à la fois parce que, comme tu le disais, tout petits, ils sont connectés à leur corps et à leur ressenti. Donc, il faut en profiter. Mais à la fois, très vite, on peut justement les assommer de plein d'injonctions. Et en plus, on sait qu'ils absorbent ça très tôt. Et du coup, tu dirais que ça se joue à partir de quel âge, tu vois ? Est-ce que c'est vraiment tout petit, tout petit ?
- Speaker #1
Entre les filles et les garçons, tu veux dire ? Non, en général. En fait, ce qui va être important, c'est de... Déjà, c'est comment on se comporte, nous, à table. Essayer de ne pas transmettre, entre guillemets, parfois, si on a un rapport un peu compliqué à l'alimentation, ce qui arrive à beaucoup de gens, et c'est OK, ce n'est pas de notre faute, mais d'en avoir conscience et essayer de ne pas... transmettre ça. Donc, si je peux donner un conseil, c'est d'être le plus neutre possible à table et de ne pas forcément faire de remarques, finalement. Je ne sais pas si je réponds bien à ta question.
- Speaker #0
Oui, en fait, la question, mais ça va en lien, c'est est-ce que tu vois, on pourrait dire que tous les jours avant 6 ans, alors là, le stress, tu vois, ou est-ce que effectivement, des petits, il faut faire attention, mais
- Speaker #1
c'est quelque chose qui peut se construire et se réparer si besoin aussi plus tard il n'y a jamais rien qui est figé heureusement même nous en tant qu'adultes on peut toujours faire des choses il ne faut pas se culpabiliser surtout que les enfants passent par des phases un peu compliquées l'alimentation c'est un apprentissage de toute la vie et quand on est enfant il y a énormément d'injonctions aujourd'hui sur l'alimentation des enfants sur il faut manger des légumes à tout prix sachant qu'en plus Le panel alimentaire se développe avec l'âge. On ne peut pas demander à un enfant tout de suite d'aimer tous les légumes, les fruits. Et surtout qu'il y a ce qu'on appelle la néophobie alimentaire autour de 2 ans, où les enfants souvent refusent un peu tout ce qu'on leur propose. La posture parentale va être très importante à ce moment-là. Il décide toujours de proposer sans jamais forcer. Et donc après, non, il n'y a jamais rien de figé. Et surtout, chaque enfant est différent. En fait, vraiment, le mot d'ordre que je ne pourrais pas donner de règle, c'est de s'adapter à son enfant, de l'observer, voire répondre à ses besoins, que ce soit émotionnels ou physiologiques. Mais je veux dire, voilà, donc non, il n'y a jamais rien qui est figé. Donc, on ne peut pas se dire… Parfois, je vois des mamans qui me disent « j'ai tout raté, j'ai l'impression d'avoir tout raté, c'est parce que je n'ai pas proposé » . proposé tel et tel truc, maintenant, ils ne mangent rien. Non, vraiment pas. Parce qu'en fait, chaque enfant est différent et ça, on n'y peut rien. C'est la faute de personne, vraiment. Donc, là, il faut vraiment s'enlever cette culpabilité. C'est très, très important. Et donc, non, il n'y a jamais rien de figé. Il y a des enfants qui vont manger de tout. Moi, c'est bien simple. Si je parle de mon cas personnel, j'ai trois enfants. Ils sont tous ultra différents avec l'alimentation. et donc il y en a un qui s'est régalé qui a toujours mangé tout l'autre qui est un petit peu plus compliqué c'est très difficile pourtant je l'ai ajouté ça a eu les mêmes comportements on n'a jamais les mêmes comportements parce qu'on n'est pas le même parent en fonction de ses enfants et du coup j'entends bien que déjà il y a en fonction de chaque enfant c'est différent on ne peut pas tout contrôler Merci.
- Speaker #0
Mais tu as quand même parlé du comportement déjà des parents comme facteur important. Est-ce qu'il y a d'autres choses auxquelles tu penses ? Tu vois, moi, j'ai parlé d'injonction, j'ai relevé quand même pas mal de phrases, là, en faisant des recherches qui pouvaient être problématiques, tu vois, comme « finis ton assiette » , on a parlé aussi, tu vois, de ça. Mais est-ce que, voilà, c'est aussi toutes ces petites phrases qu'on peut dire au quotidien ? On y reviendra un peu plus tard dans l'interview aussi, mais est-ce que c'est toutes ces petites phrases qu'on peut dire au quotidien ? Est-ce que c'est la manière de… Je ne sais pas, même à l'école, la manière dont les repas sont gérés, par exemple à une heure fixe pour tous les enfants, alors que peut-être, tu vois, qu'est-ce qui joue ? Quels sont les facteurs pour toi qui jouent là-dessus ?
- Speaker #1
Après, c'est vrai que ça va dépendre aussi de l'âge de l'enfant, mais généralement, c'est vrai que c'est un mélange de plein de choses. Après, on ne peut pas tout contrôler, ce qui se passe à l'école. Les copains, les copines, parfois, ils peuvent nous dire des choses un peu blessantes. L'important, c'est... de discuter avec son enfant, d'échanger, mais ça, c'est comme pour tout, et d'être toujours dans l'écoute, l'empathie, pas dans le jugement. Mais après, c'est vrai qu'il faut faire attention aux phrases qu'on dit et souvent, on est biaisé par l'éducation qu'on a eue avec l'alimentation. C'est vrai qu'il y a beaucoup d'idées reçues, et encore une fois, je ne jette pas du tout la pierre aux parents, c'est si un parent a un comportement même parfois de forçage ou autre, je veux dire, c'est jamais de sa faute. C'est parce qu'il y a sa propre histoire qui entre en jeu et c'est OK. Je veux dire, personne n'est parfait et ça, il faut vraiment se sortir cette culpabilité. Mais par exemple, de dire non, non, tu finis ton assiette, effectivement, on l'entend énormément. En fait, ça ne veut rien dire parce que selon l'assiette qu'on sert, parce qu'on n'a pas tous les mêmes idées des portions que prendre un enfant et surtout, les enfants n'ont pas tous les mêmes besoins. Donc, ça ne veut strictement rien dire de dire finis ton assiette en fonction de ce qu'on a servi, en fonction de ce qu'il a mangé le reste de la journée. Peut-être qu'il va avoir ce soir-là très faim et un autre soir, il ne va pas beaucoup manger parce qu'il a beaucoup mangé au goûter ou au déjeuner. L'équilibre, je le rappelle, c'est sur la journée voire sur la semaine. Donc, ce n'est pas parce que on n'est pas des robots, c'est comme nous. Des fois, on a plus faim, des fois, on a moins faim. Donc, voilà, déjà, ça, c'est la base et financer son assiette, Pas de gâchis, ça, on l'entend beaucoup. Pas de gâchis, donc... Non, non, tu finis, il reste trois bouchées. Si tu veux ton dessert, tu vas finir ton assiette. Sinon, c'est que t'as... Si tu veux plus ton assiette, c'est que t'as plus faim pour un dessert. Ben non, c'est comme nous. On peut ne plus avoir faim pour son plat et avoir quand même envie d'une noix de sucré, un petit dessert, quoi. Donc ça, c'est très important. Et je dis aux parents, moi, si ça vous gêne de jeter de la nourriture, en fait, sachez que... déjà c'est un peu violent, parfois je dis ça, je dis vous n'êtes pas, même vous en tant qu'adulte, ce que je reçois des patients adultes aussi, vous n'êtes pas une poubelle, c'est-à-dire que, même votre enfant n'est pas une poubelle, c'est-à-dire que, si on n'a plus faim, on met, alors oui je comprends qu'on ne veuille pas gâcher la nourriture, on ne la met pas à la poubelle, mais on la met dans un petit tupperware, et on le mange le lendemain, ou à un autre moment, on n'est pas obligé de le jeter à la poubelle, mais voilà, donc ça, finir son assiette, on oublie, moi ce que je dis souvent à mes enfants, et ce que je recommande aux patients, c'est de dire, Tu manges à ta faim, tu n'es pas obligé de finir. Au contraire, je dis l'inverse. Tu n'es pas obligé de finir. Ce qui est bien de dire, selon l'âge de l'enfant, chaque cas est très différent, mais de dire de goûter. Ça peut être pas mal, mais encore une fois, sans jamais forcer. Et les petites phrases, effectivement, et après, ça va être les phrases sur le corps, le rapport au corps. Je ne sais pas si on va en parler après. En fait, le rapport à l'alimentation, c'est un mélange de plein de choses. Et c'est vrai que ça passe beaucoup par l'adulte, les phrases qu'on va dire, et aussi qui vont tendre. Parce que c'est-à-dire que... Quand un adulte parle, une maman dit « Ah là là, je suis au régime, je me suis gâchée pendant les fêtes, là je vais faire gaffe, c'est soupe tous les soirs pour tout le monde, je me sens gonflée comme une bourbonne, ça ne va pas du tout. » Ok, mais essaye de ne le dire pas devant tes enfants parce que les gamins, c'est des éponges et c'est vrai qu'ils vont se dire « Ok, après les fêtes, il faut qu'on mange moins. » Est-ce que moi aussi, je suis grosse comme une bonbonne ? Alors qu'à la base, l'enfant ne se pose pas la question spécialement.
- Speaker #0
Toutes les associations qu'on peut faire avec la nourriture. Je ne sais pas si c'est quelque chose que tu fais avec tes patients, parce que j'ai l'impression que tu essaies vraiment de leur faire. On n'a pas de recul aussi sur tout ça, mais est-ce que ce n'est pas à un moment donné de se poser, de se dire, qu'est-ce que je pense à propos de la nourriture ? C'est quoi les choses que j'ai entendues ? petite, est-ce que je suis toujours d'accord avec ça ? Qu'est-ce que j'ai l'habitude de me dire ? Tu vois, s'observer pendant une semaine et essayer de voir qu'est-ce que j'ai l'habitude de dire seule avec moi-même ou avec mes enfants, tu vois, parce que je pense que même quand tu es seule avec toi-même, si tu peux t'en rendre compte, ça va t'aider après pour... Est-ce que c'est des choses que tu conseillerais concrètement ? Tu vois, vraiment concrètement, comment... Comment faire ? J'ai l'impression que je dois m'en passer par là, de me poser, de me dire qu'est-ce que je pense à propos de la nourriture ? Est-ce que c'est toujours OK ? Et pendant une semaine, je vais essayer d'être vigilante de ne pas le faire avec mes enfants pour prendre cette habitude-là.
- Speaker #1
Déjà, c'est un premier pas d'en avoir conscience. Franchement, il y a énormément de femmes qui ont des rapports troublés à l'alimentation. C'est énorme. Et donc, après, on est plus ou moins consciente de ça. Mais souvent quand même, les mamans elles en ont conscience et c'est souvent elles qui ont à cœur de ne pas le transmettre, donc c'est bien. Encore une fois, moi je n'ai pas envie de jeter la pierre à ces mamans-là, elles font déjà comme elles peuvent et c'est déjà une souffrance pour elles. Donc effectivement, ça peut être intéressant de faire ce travail d'observation, de s'écouter, en tout cas d'essayer de ne pas faire de remarques. On est sûr de ne pas se tromper, qu'elle soit positive ou négative. Pas « Ah, c'est cool, c'est bien, tu as fini ton assiette, bravo ! » Ou à l'inverse, « Oh là là, tu n'as rien mangé ce soir ? » On ne dit rien. On se force, on prend un peu de salive. C'est pas facile. Ou alors, si c'est trop compliqué, j'ai reçu une maman en consultation, c'était très douloureux pour elle. Sa petite-fille, elle ne mange pas grand-chose. Enfin, non. C'est l'inverse. C'est une maman qui venait parce que son enfant… ne mangeait pas beaucoup. Mais elle était assez inquiète avec l'alimentation. Elle voulait absolument qu'elle mange très équilibré, pas de produits transformés. Et c'est vrai qu'avec la société d'aujourd'hui, les médias qui nous font très, très peur sur tous ces produits transformés, on devient complètement parano avec tout ça. Et ça fait que on ne sait plus quoi donner à nos gamins et on a peur de tout. Et donc, cette maman, elle me disait, moi, c'est trop douloureux. J'ai trop de mal à lui donner des biscuits Merci. en dehors des repas par exemple j'ai vu ce que c'était l'exemple bon là c'était un cas particulier je prône pas le grignotage attention mais voilà et je lui disais j'ai du mal et je lui disais dans ce cas là essayez de passer le relais peut-être à l'autre parent s'il y en a un si c'est trop douloureux faire un travail aussi sur vous même ça peut être intéressant mais essayez de pas que ce soit dans les paroles ou dans les actes Merci. tout simplement d'être plutôt neutre. Ça, ce sera le meilleur conseil. Et l'enfant, si on lui parle d'alimentation, c'est en positif. C'est-à-dire que l'alimentation, ça sert à quoi ? Ça sert à avoir de l'énergie pour faire du sport, aller à l'école, jouer avec ses copines, ses copains. Voilà, tout simplement. Et ça sert au cerveau qui fonctionne bien pour apprendre plein de choses. et aussi pas diaboliser d'aliments, c'est-à-dire que pas mettre sur un piédestal les légumes, VS, les féculents ou les matières grasses. En fait, tout est important, c'est ce que je dis aussi aux adultes. en fait la nature est bien faite donc une alimentation équilibrée de tout et chaque nutriment a un rôle ça peut être intéressant aussi sous forme de jeu on peut acheter des livres si on n'est pas à l'aise avec ça qui explique le rôle de chaque nutriment, donc les féculents parfois c'est diabolisé, pas de féculents le soir ou autre.
- Speaker #0
Ma fille ne mange que des pâtes en ce moment il y a des fois je l'ai vu Il y a des fois, tu vois, je suis un peu en mode, mince, ça fait quand même trois soirs de suite. Et bon, là, ma responsabilité avec mon compagnon, ce serait d'essayer de diversifier, tu vois. Mais il y a des fois, on n'a pas l'énergie. Et là, ce qui m'a déjà un peu décapabilisée, c'est quand tu m'as dit, l'équilibre, ce n'est pas sur un repas nécessairement, mais c'est sur toute la semaine. Et je me dis, sur toute la semaine, en fait, elle a quand même mangé équilibré.
- Speaker #1
Et bien sûr, et en fait, équilibré, attention, on n'a pas tous... C'est vrai qu'aujourd'hui, il y a beaucoup d'injonctions. Les cinq fruits et légumes par jour, c'est beaucoup. surtout pour les adultes pour avoir son quota de vitamine C je veux dire si votre enfant mange un fruit et un légume par jour c'est déjà très très bien on va se calmer avec ça même une bouchée surtout dans les âges de 2 ans, 2 ans et demi néophobie et compagnie on va se détendre toujours proposer mettre 3 petits haricots verts sur le point de l'assiette même s'il ne le mange pas mais quand même qu'ils soient au contact, mettre une panière de fruits sur la table, tranquille. Ou à l'apéro, mettre quelques concombres à côté des chips. Mais on ne se met pas de pression. Et si effectivement, en ce moment, elle mange tous les soirs des pâtes, il n'y a pas de problème. Plus tu vas fixer dessus, plus elle va le sentir et elle va se bloquer. C'est toujours pareil.
- Speaker #0
Trop bien. Et tu parlais de ne pas diaboliser certains aliments. Moi, j'ai eu ça. À ma phase, j'en ai parlé pas mal sur Insta, où j'ai diabolisé les bonbons. et ça me... Tu vois le témoignage que tu as partagé tout à l'heure de la maman qui disait, moi je ne peux pas. Franchement, j'étais comme ça. J'avais l'impression que je lui donne vraiment de la merde, un truc politique. Je n'y arrivais pas. Moi, j'ai fait des bonbons toute mon enfance.
- Speaker #1
Et alors, pour autant, tu n'es pas agresseuse.
- Speaker #0
Oui, en fait, je l'ai fait parce que mes parents avaient un commerce à côté d'une boulangerie. Donc, tous les soirs, on avait le droit d'aller chercher des bonbons. D'ailleurs, c'est un bon son, j'en ai.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Mais depuis, j'ai quand même cette conscience de ça. et donc j'ai essayé de faire en mode à un moment donné j'étais en mode alors tu en prends combien tu sais en mode je te laisse choisir mais bon il y a quand même une limite tu vois donc bref c'est dur de lâcher ouais et du coup ouais du coup alors j'ai lancé un premier débat sur insta et donc il y en a qui sont maintenant moins interdits ouais ouais il y en a qui interdisent vraiment jusqu'à enfin pour le moment les bonbons tu parles des bonbons ouais tu interdis les bonbons mais surtout là c'était des mamans qui avaient des petites de moins de 3 ans. Et d'autres qui disent « Non, moi, je laisse faire. » Et ce qui est revenu aussi, je ne sais pas si tu es d'accord avec ça, c'est il y en a qui, en fait, finalement, ont fait la stratégie inverse, c'est-à-dire qu'on laissait un paquet de bonbons à la maison et au départ, l'enfant s'en est gavé les 2-3 premiers jours. Puis après, il s'est quand même un peu régulé par lui-même. Donc bref, moi, pour le coup, je suis un petit peu perdue. Je sais maintenant qu'il faut que je fasse attention, donc je n'ai plus de commentaires. je ne fais plus de commentaires sur les bonbons en mode c'est du sucre, c'est mauvais je ne fais plus ça mais en même temps j'ai quand même envie de limiter je ne sais pas ce serait quoi ton conseil par rapport à ça alors effectivement l'âge de l'enfant ça va jouer c'est différent des fois quand il y a des grands-fères et des grandes-sœurs c'est moins facile que
- Speaker #1
quand il est tout seul ou quand c'est un premier effectivement c'est sûr s'il n'en voit pas à la maison c'est c'est mieux parce qu'on ne va pas non plus le surexposer. Mais effectivement, c'est une question d'équilibre et ça va dépendre aussi de l'âge de l'enfant. Mais effectivement, quand il ira aux anniversaires ou à l'école ou autre, il sera confronté à ça. Il ne faut pas que ce soit un aliment comme un autre. C'est un bonbon, on le nomme. C'est vrai que malheureusement, il est souvent associé à des moments plaisir, les anniversaires, Halloween et compagnie. Moi, je sais qu'à la maison, on a une boîte de bonbons énorme dans le placard à gâteau. Et en fait, elle est tout le temps pleine. Les gamins, ils n'en prennent jamais. Parce qu'en fait, ils savent qu'elle est là. Des fois, ils me réclament un bonbon. Je dis OK, tu veux un bonbon ? Comme si tu me disais tu veux un yaourt en fait. Et donc en fait, après, ils sont un peu plus grands, 5 et 8. et c'est un aliment comme un autre et du coup il n'y a pas ce côté attention t'en prends que c'est vrai que le côté privation fait qu'on a l'impression que on en veut plus c'est l'enfant, c'est ce côté interdit qu'ils ont et plus on interdit quelque chose plus on va en avoir envie donc sans le proposer à tout va S'il y en a, par exemple, si c'est un anniversaire ou une journée chez des amis, et il y en a à disposition, on ne fait pas de remarques. On le laisse. Souvent, l'enfant va manger un, deux, il va s'arrêter, il va aller jouer. Mais c'est vrai que si, à la maison, c'est un sujet… On en parle en plus. Les bonbons, c'est vraiment toxique, c'est que du sucre, c'est une catastrophe. Alors là, le jour où le gamin va aller à un anniversaire avoir des bonbons, il va se jeter dessus et il va jusqu'à s'en faire mal au ventre. Donc, voilà, je ne sais pas si j'ai répondu à ta question.
- Speaker #0
Oui, je vois, mais par exemple, concrètement, moi, je pense que si là, demain, je laisse en libre-service du chocolat, c'est pas la même chose, Rose, elle est à en manger, mais peut-être qu'il faut que je fasse l'essai, tu vois, de me dire, je vais faire l'essai, on va voir ce qui va se passer. Et peut-être qu'en effet, au début, elle va en vouloir tout le temps, et puis à un moment donné...
- Speaker #1
En libre-service, c'est-à-dire ?
- Speaker #0
Dans un tiroir où elle peut voir qu'il y a du chocolat.
- Speaker #1
OK. Déjà... C'est important que si ton enfant, il a suffisamment d'apport, entre guillemets, à ses repas, petit-déj, déj, goûter, dîner, ce qui est bien, c'est que ses aliments soient intégrés dans les repas. Par exemple, c'est l'heure du goûter, le chocolat, tu vas le mettre dans le placard à gâteau, j'en sais rien, avec les compotes, avec les amandes et aussi avec des gâteaux industriels, pourquoi pas. Le chocolat, tu veux quoi ? Tu veux une madeleine ou du chocolat ? avec du pain. En fait, voilà, là, il n'y a plus de sujet, tu vois. Ce n'est pas le chocolat qui est dans le tiroir. Donc là, effectivement, il est un peu sacralisé dans le tiroir, tu vois. Oui. C'est-à-dire que c'est le petit tiroir avec le chocolat, quoi. C'est limite un jeu, quoi. Moi, je le vois plutôt comme ça. Après, chaque famille, chaque cas est différent. Il faudrait en discuter parce qu'il faut voir la globalité, tu vois. Voilà. Donc, Pour moi, il ne faut pas... Tu vois, le chocolat, peut-être que si toi, c'est un sujet, le chocolat, essayez que ça n'en soit pas un pour elle. Et si à la fin du repas, elle a envie de se faire un petit carré de chocolat... Moi, des fois, ma fille me dit, j'ai encore un peu faim après le repas. Ma fille, elle a 8 ans. Justement, on va rentrer dans ces phases peut-être un peu plus rapport au corps et tout ça, mais... OK, un petit carré de chocolat, pas de souci, vas-y. Parce que si je commence à dire, ah non, t'as assez mangé, tu peux... Et puis alors là, du coup, elle va aller s'en prendre, mais pas un, mais deux, trois, et puis dans mon dos. Je dis OK, vas-y, passe-y, passe-y. Il y en a dans le placard, vas-y, serre-toi. Je ne regarde même pas. En fait, il ne faut pas qu'elle ait l'impression que tu l'observes ou autre. Il faut être vraiment...
- Speaker #0
Franchement, je pense que ça a tout à voir avec moi, avec mon propre, ma vision des choses, tu vois. Donc, il faut que je me détende.
- Speaker #1
Il ne faut pas se culpabiliser. Mais oui, il n'y a pas de culpabilité. Mais non, mais... C'est pareil,
- Speaker #0
il n'y a aucun problème. Trop bien. On a déjà abordé quelques phrases, mais comme ça, on peut faire un petit résumé. Je voulais faire un petit jeu. On dit, on ne dit pas. Alors, tu vas nous dire, ça dépend du contexte. Mais quand même. On a déjà un peu dit ça. On en a parlé de celle-ci. Bravo, tu as fini ton assiette. Là, tu étais quand même... Tu avais un avis tranché quand même. Bravo, tu as fini ton assiette.
- Speaker #1
Ou pas. Après, ça va dépendre du contexte. Si on est dans un exercice thérapeutique, je dis n'importe quoi, avec un enfant qui a des troubles alimentaires, ça peut être très spécifique. Là, on n'en est pas là. Après, c'est OK aussi de dire bravo, tu as fini ton assiette. Si ce n'est pas dans une optique où on a le droit de féliciter son enfant. Je veux dire, moi, je ne suis pas dans les injonctions. Je n'aime pas les « il faut, il ne faut pas » . Mais dans l'idée, On va dire qu'effectivement, il ne faut rien dire. Tu n'as plus faim ? Tu n'as plus faim là ? Par exemple, il a mangé la moitié, un tiers. C'est sûr que tu n'as plus faim là ? Ok. Tu passes au yaourt ? Ok. Vas-y. Donc, non, pas… Et s'il a fini son assiette, il a fini son assiette. C'est bon, tu en veux ? C'est l'inverse. Parce qu'il a fini son assiette, il a peut-être encore faim. Parce que parfois, il y a aussi les sous-aliments. Il y a beaucoup de parents qui sous-alimentent leur enfant. C'est-à-dire que… Je ne me rends pas compte, mais ils ont besoin de beaucoup d'apport quand même, les enfants. Et il faut bien mettre des féculents à chaque repas. Ça, c'est important. Pareil, toujours tous les nutriments à chaque repas. Au moins la moitié de la portion en féculents, voire plutôt deux tiers. Et là, s'il a fini, c'est peut-être qu'il a encore faim. Donc, on repropose toujours. Et quand on remet, on remet un petit peu. Et s'il ne finit pas ce qu'on remet, on dit, ah non, tu t'es resservi, tu finis. Non, ça paraît, non. Voilà.
- Speaker #0
Ok. Et aussi, si tu finis pas ton plat, tu n'auras pas de dessert. On en a parlé, mais d'ailleurs, est-ce que toi, t'es pour aussi peut-être les laisser commencer par le yaourt, s'ils ont envie de commencer par le yaourt, tu vois, un peu en mode alimentation intuitive ?
- Speaker #1
Oui, alors ça, ça va dépendre aussi de l'âge de l'enfant. Quand on est sur un peu l'âge de la tienne, effectivement, par la période de néophobie, je rappelle, c'est entre 15-18 mois et ça peut durer très longtemps. Mais le pic, c'est entre 1 et 4 ans, entre 2 et 4 ans.
- Speaker #0
Là, oui, ça peut permettre de débloquer quand on a un enfant qui est un peu bloqué sur les repas. On sent que c'est tendu, c'est compliqué ces repas-là. Ce n'est pas agréable pour personne. Mais malgré tout, il faut y aller. Il ne faut pas baisser la garde non plus parce que si on lâche prise complètement en tant que parent, ça peut faire l'effet inverse. C'est important. Nous, on est le garant du cadre aussi, du repas. Ce n'est pas je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux. Quand je dis… Non, non. C'est très important qu'il y ait un cadre.
- Speaker #1
Et une souplette après. Ce que je comprends, c'est qu'il y a un cadre, on pose le cadre, mais après, il y a une souplesse. C'est-à-dire que, évidemment, ce serait bien qu'ils aient mangé deux tiers de féculents. C'est pour ça qu'on leur a proposé deux tiers. Mais si, en fait, ce soir-là, je ne sais pas pour x raisons, l'enfant ne veut pas manger ses féculents, c'est là où on va être. Ah oui, aucun problème.
- Speaker #0
Évidemment. De toute façon, en général, il sait ce dont il a besoin. S'il a envie de se gaver de viande, c'est qu'il a besoin de viande et de protéines. Il n'y a aucun problème. Et oui, la compote ou le yaourt, ça peut débloquer le repas. Quand on a un enfant un petit peu bloqué, de démarrer par ça, de lui mettre sur son plateau un peu de tout. Parfois, de séparer les aliments aussi, ça peut aider dans ces périodes-là. On met la compote, le plat, le goût de fromage, je ne sais pas. Et on dit, vas-y, mange, tu démarres par ce que tu veux. Et du coup, ça peut débloquer le reste. Ah non, voilà. Donc, il n'y a pas d'ordre. Après, plus tard, c'est vrai que c'est mieux. Parce que des fois, les aliments sucrés peuvent être un petit peu satiétogènes, couper la faim.
- Speaker #1
C'est vrai qu'il faut faire attention.
- Speaker #0
Effectivement, pas trop d'aliments sucrés en début de repas, mais dans des cas particuliers, aucun problème.
- Speaker #1
Le beurre, ça fait grossir ?
- Speaker #0
Oh là là !
- Speaker #1
Peut-être des josses.
- Speaker #0
Déjà, il n'y a aucun aliment qui fait grossir. Je le rappelle. Voilà, c'est pour ça qu'il faut faire très attention, il n'y a pas des bons aliments, des mauvais aliments. On peut manger que des pizzas ou que des McDo et maigrir si on n'en mange pas beaucoup. Et à l'inverse, si on mange, j'en sais rien, je vais aller très loin, mais une salade de carottes avec de la vinaigrette, si on en mange 10 kilos par jour, on peut aussi grossir. Donc, il n'y a pas de bons et de mauvais aliments. Et le beurre, non, ça ne fait pas grossir. Le beurre, ça permet d'apporter du goût. aux préparations. Et les lipides, c'est très important parce qu'on a besoin de lipides pour le cerveau, pour les hormones. On a besoin de gras. On a besoin d'un petit peu de gras parce que ça permet d'avoir chaud. Ça permet de réguler plein de choses dans l'organisme. Et donc, non, c'est très important de mettre du beurre, de l'huile, de varier, en fait. Le beurre, c'est bien. L'huile, c'est bien. Attention dans tout ça. Il faut leur mettre du beurre dans les pâtes,
- Speaker #1
il n'y a pas de problème. En général, il n'y a rien qui fait grossir. Il n'y a rien qui fait grossir.
- Speaker #0
Et puis, de toute façon, c'est bien de grossir. L'enfant, il ne faut pas qu'il croit qu'on peut grossir. L'enfant, grossir, pour lui, ça veut dire grandir. Je veux dire, ce n'est pas forcément péjoratif, grossir, à la base, pour un enfant. Au contraire, c'est bien, tu as grossi, tu as grandi, tu as pris du poids. Là, mes enfants, ils sont super fiers quand on se pèse. « Ah, regarde, je fais tant de kilos ! » C'est un chiffre pour eux. Ils ne savent pas si c'est bien, si ce n'est pas bien, en fait. Et après, d'être quelqu'un de gros, il y a des gens gros, on peut dire gros, ce n'est pas une insulte. Il y a des gens plus minces. Ça, c'est la physiologie. On est tous différents. C'est la diversité. C'est comme il y a des gens à la peau noire. Et donc, en fait, ça, l'enfant, il faut qu'il… Il faut lui expliquer, attention, parce que peut-être qu'il va entendre dans la corde de récré, ah, il est gros, etc. Non, mais c'est OK. Il y a de tout. Il y a des gens gros, il y a des gens moins gros. Et en fait, vous, même si vous êtes en surpoids, par exemple, en fait, l'enfant, il ne va pas juger ça. S'il sent qu'on est bien dans notre corps, entre guillemets, même si on n'est pas bien, qu'on ne lui montre pas, il ne va pas se poser la question. En fait, sa mère, c'est sa mère. Il l'aime. Il a envie qu'elle ait le sourire. Et c'est tout ce qui l'importe. En fait, il s'en fiche qu'elle soit grosse ou maigre.
- Speaker #1
trop intéressant et un petit dernier pour la route même on l'a déjà parlé mais comme ça ça permet de concrétiser donc tu auras un bon moment si t'es sage parce que tout à l'heure on a dit pas diaboliser les bonbons mais là c'est la même chose mais sous un autre angle en fait c'est
- Speaker #0
conditionner et donc c'est ouais alors déjà le mot sage j'ai toujours un peu de mal moi je suis un peu sectaire mais après c'est là Rires Ben non, ce n'est pas génial. Il vaut mieux avoir des récompenses autres. On fera une sortie, on fera un jeu de société ensemble. On ira au cinéma, je ne sais pas quoi. Après, ça peut arriver. Moi, je suis la première à dire, ah ben, c'est notre petit rituel quand on va à la boulangerie ensemble le dimanche matin après leur sport. Ils prennent un petit bonbon chacun. Ça fait partie du truc. Ils sont contents. Parce qu'en soi, on sait qu'un bonbon, c'est quand même un aliment plaisir. Et c'est OK d'avoir des aliments plaisir. Parce que je dis, c'est un aliment comme un autre. Le bonbon, c'est quand même un aliment plaisir. C'est-à-dire que ce n'est pas un aliment non plus qu'on va prendre tous les jours à tous les repas. Attention. Et c'est comme nous, on a le droit d'avoir des aliments plaisir. Mais effectivement, de là à ce que ce soit une récompense, ce n'est pas génial. Non, je ne recommande pas du tout.
- Speaker #1
Oui, parce que la peine, c'est ce qui peut faire que plus tard, Mouaou ! On se récompense d'avoir bien travaillé ou à l'inverse quand on n'est pas bien, quand on est triste, etc. Parce que ça, on en a parlé, mais ça aussi, ça peut être un réflexe.
- Speaker #0
L'alimentation émotionnelle, après nous, en tant qu'adultes, attention, c'est OK d'être crevé de sa journée, d'être saoulé par son patron ou par son mari et de se faire du chocolat devant la télé. Il n'y a aucun problème tant que ça ne devient pas un trouble alimentaire. on est tous pareils donc c'est ok même si je veux dire encore une fois je veux pas dire que c'est pas l'idéal non c'est comme ça c'est la vraie vie on est tous pareils mais effectivement de là à se dire allez je vais m'autoriser ça parce que j'ai bien travaillé là
- Speaker #1
c'est pas génial et il faut essayer de pas transmettre ça à ses enfants dans l'idéal ouais moi personnellement mon point de vue serait quand même que si c'est la réponse systématique que j'ai à une frustration d'aller tu vois C'est une fuite parfois. Plutôt que d'aller un peu, de rester avec tes... Parce qu'on n'a pas appris ça aussi enfant, de rester au contact de ses émotions, même si elles sont désagréables. Ah ! Tu vois, de... Ouais, trop bien. Et tu en as déjà parlé un petit peu, mais c'est toujours bien de conclure sur une note déculpabilisante. En plus, je vois bien que c'est ta spécialité. Du coup, tu vois, si... Ah ouais,
- Speaker #0
alors moi, tu le savais. Mais aussi à l'inverse. Tu vois, je vois à la sortie d'école, moi, mes gamins, je leur donne des biscuits industriels et tout ça. Je sais que ça fait très polémique dans le monde d'aujourd'hui. Et je n'ai aucun problème. Oui, je suis diététicienne et hop, j'ai les gros BN et les machins dans la boîte à goûter. Je n'ai aucun problème parce que je sais que c'est dans le cadre d'une alimentation équilibrée qu'ils ont un rapport sain avec tout ça. Il n'y a pas de problème. Ça, il faut faire attention. Là, je dévie un peu parce que ça me fait penser à un truc. Une maman de l'école, là, je vois, elle me dit « Moi, de toute façon, j'ai arrêté de faire des goûters maison parce qu'ils n'en veulent pas. » Donc, elle a un peu lâché le truc. Parce que je fais aussi des goûters maison. Je fais les deux. Voilà, c'est pour expliquer le contexte. Et en fait, j'avais envie de lui dire « Mais arrêtez de faire des goûters maison avec pas de sucre, pas de beurre, pas de farine, pas d'œuf, pas de vie, pas de goût. » En fait,
- Speaker #1
ça ne marche pas.
- Speaker #0
et ça le problème de faire ça c'est qu'en fait l'enfant qu'est-ce qu'il va faire il va associer le fait maison à un truc pas ouf et l'aliment industriel à un truc super goûtu, super bon parce qu'il y a du sucre donc faites des vrais gâteaux au yaourt faites des vrais gâteaux au chocolat des crêpes, des trucs, des gaufres mais qui ont du goût et en fait déjà pour qu'ils se disent ok le fait maison ça peut être cool et même si on a envie de mettre du Nutella, du sucre sur sa crêpe ou manger sa pomme Merci. Ça peut aider au début les enfants qui mangent. Ça va peut-être choquer certains. Oui, je suis diététicienne, mais il y en a, ils ont besoin de tremper la pomme dans le sucre ou dans la chantilly. Si ça aide à faire manger la pomme, moi, je n'ai aucun problème. Encore une fois, ça rentre dans un cadre global et il ne faut jamais rien diaboliser parce que c'est la pire chose à faire. Donc, il faut faire attention aujourd'hui à tout ce qu'on entend, même si c'est des médecins qui parlent dans les médias, même si c'est...
- Speaker #1
attention les produits ultra transformés hyper alors oui c'est pas bien mais on prend du recul on essaye d'avoir un esprit critique et encore une fois de pas diaboliser d'aliments parce que ça va faire l'effet inversé il y a une phrase qui m'avait dit une abonnée qui m'a beaucoup aidée aussi c'est de me dire c'est pas la nourriture en soi c'est pas par exemple le produit transformé en soi c'est la quantité donc c'est à dire s'ils mangent ça toute la semaine c'est là où ça devient un problème Mais ce n'est pas parce qu'il va manger de temps en temps un produit transformé qu'on est en train de l'empoisonner.
- Speaker #0
Exact. En fait, c'est ça. Il y a ce côté empoisonner. Il faut arrêter. Si c'est sur le marché… Non, mais si c'est sur le marché, je vais être très contrôlée. Attention, il y a des normes extrêmement strictes, même sur les additifs et tout ça. Là, on dévie, mais je veux dire, on ne va pas empoisonner vos enfants. Attention. Là, il y a un scandale sanitaire en ce moment.
- Speaker #1
Il faut quand même dévoiler des choses qui passent. Mais au global, c'est hyper chouette. Non, mais c'est bien. On peut conclure là-dessus. En tout cas, moi, c'est ce que je retiens. Moi, j'ai été un peu cette maman vraiment un peu trop à diaboliser tout ça. Et en fait, aujourd'hui, d'entendre d'autres mamans, d'entendre aujourd'hui, d'avoir des personnes sur Insta qui me contactent. Moi, ça m'aide. Je me dis, attends, c'est bon.
- Speaker #0
tu peux trouver un meilleur équilibre tu vois après chacun son rythme faut pas non plus se faire trop violent si c'est des choses qui sont douloureuses à l'inverse il faut que je lui propose des oreos ou j'en sais rien, une glace non, je veux dire si votre enfant il raffole des poires et du laveur de lueur de cacahuètes et du porridge le matin, c'est génial au contraire donc chaque cas est différent Merci. Il faut être gentil avec soi-même. Il faut se parler comme si on parlait à une copine et pas se fouetter.
- Speaker #1
Trop bien. Je te remercie beaucoup. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ton actualité ? On peut te retrouver sur Instagram. Je ne sais pas si tu as d'autres moyens de me contacter.
- Speaker #0
Oui, mon Instagram, c'est IsabelleNutritionBB. Je crois que j'ai changé récemment. C'est gentil. Moi, écoute, j'accompagne des bébés, des enfants, des ados et même des adultes sur tout type de problématiques. J'ai un Doctolib, si vous voulez voir un petit peu ce que je propose comme accompagnement. Mais globalement, si c'est lié à l'alimentation, je pense que je pourrais vous aider. Et voilà, donc il y a un lien Doctolib, si vous souhaitez faire une consultation, soit un petit bilan, juste pour, même si vous êtes obligé d'avoir un problème. Des fois, c'est juste de discuter, de voir si on fait bien, de vouloir un petit peu des conseils. Ça peut être juste ça. Quand on se sent perdu aussi.
- Speaker #1
Quand on se sent perdu, justement.
- Speaker #0
En fait, à partir du moment où on ne sent qu'il y a quelque chose qui bloque, qu'on n'est pas à l'aise, il ne faut pas hésiter à consulter. C'est un cadeau que vous faites. Et après, sinon, je propose plein de conseils sur mon Insta, tout court. Si vous voulez me poser des questions. N'hésitez pas à venir me parler en message privé. J'aime bien échanger avec vous.
- Speaker #1
Trop bien. Écoute, c'était un plaisir de t'avoir. Et puis, voilà.
- Speaker #0
Je t'aime beaucoup. C'est top ce que tu fais. Je trouve ça super. Donc, continue. Et puis, je pense que ça parle à beaucoup de mamans. Donc, bravo. Ça fait du bien. Merci beaucoup. À bientôt. À bientôt. Salut.
- Speaker #1
C'est déjà la fin de cet épisode. J'espère qu'il t'a plu et surtout qu'il t'a donné envie de réveiller un petit grain de rébellion en toi. et de révéler celui de ta fille. Si tu penses qu'il pourrait inspirer une autre maman autour de toi, partage-le lui. Et si tu veux me donner un coup de pouce pour faire grandir cette démarche, tu peux laisser 5 étoiles et un petit mot doux. Ça compte énormément. A très vite !