- Speaker #0
D'un côté, tu sais, j'essaie vraiment de me valoriser auprès d'elle, donc de lui dire tout ce que je fais pour qu'elle voit que sa maman fait tout ça et qu'elle aussi pourra faire tout ça. Parfois, je me dis, oh, mais peut-être que je suis trop bien. Et que, je ne sais pas, peut-être que, je ne sais pas ce que je veux dire, mais là, j'ai aussi cette peur que parfois, elle se compare à moi. Bienvenue dans la saison 2 du podcast Passage, le podcast qui libère les filles et leurs mamans. Moi c'est Alexandra, maman de Rose, une petite tornade à l'énergie débordante et au caractère bien trempé. Et tu sais quoi ? Savoir sortir ses épines dans une société qui attend encore trop d'elle qu'elle soit sage, c'est vraiment tout ce que je lui souhaite. Alors j'ai créé ce podcast pour moi et pour toutes les mamans qui veulent aider leurs filles autrement. Passage, obéissante, tout gentille à tout prix, mais confiante, libre d'être elle-même. et bien dans leur basket. Des petites filles qui savent dire non, poser leurs limites, s'aimer telles qu'elles sont, qui n'ont pas peur d'essayer et d'échouer. Et qui plus tard, sauront aussi se faire reconnaître à leur juste valeur. Alors ici, on démontre les injonctions, les stéréotypes et tous ces vieux réflexes qu'on pensait normaux. Tu sais les fameux « t'es pas belle quand tu fais la tête » . On parle d'estime de soi, de confiance, de rapport au corps, aux émotions. Et on questionne aussi ce que notre société attend encore des petites filles, mais aussi de la place qu'elles laissent aux enfants. On parle de nos filles, mais aussi de nous. Parce qu'éduquer autrement, ça commence souvent. par se libérer soi-même. Et parce que nous aussi, on mérite mieux que d'être sages. Alors, prête à bousculer les règles ? Hello et bienvenue dans cet épisode bonus qui fait suite à l'épisode précédent que j'ai enregistré avec la psychologue Déborah Price sur la rentrée scolaire. Et on avait notamment parlé de la question de la comparaison entre les petites filles. Mais j'avais aussi demandé à Déborah si... la comparaison mère-fille pouvait être déjà un enjeu à cet âge-là et en fait un enjeu ou quelque chose finalement de plutôt normal puisque je sentais que Rose, ma fille, donc commençait parfois à se comparer à moi et puis à mal vivre le fait que il y avait certaines choses que je faisais qu'elle n'arrivait pas à faire je ne l'avais pas laissé dans le premier épisode qui était déjà long mais je vous le propose aujourd'hui sous la forme d'un épisode un petit peu plus court. Bonne écoute ! Sur la comparaison, il y avait un sujet moi qui me préoccupait un petit peu c'est Comparaison fille-maman. Parce que parfois, comme je t'expliquais aussi en off, je vais faire un truc, je lui montre un pas dedans ce que j'ai appris. Elle veut faire pareil, elle n'y arrive pas. Et moi, je ne sais pas faire. Et d'un côté, tu sais, j'essaie vraiment de me valoriser auprès d'elle. Donc, lui dire tout ce que je fais pour qu'elle voit que sa maman fait tout ça et qu'elle aussi pourra faire tout ça. Parfois, je me dis, oh, mais peut-être que je suis trop bien. Et que je ne sais pas. Peut-être que, je ne sais pas ce que je veux dire, mais là, j'ai... J'ai aussi cette peur que parfois elle se compare à moi.
- Speaker #1
Encore une fois, elle se compare à toi. Et c'est très bien parce que tu es son modèle. Et pour les petites filles, souvent la maman, elle est très grande, elle est très forte. Elle a un aspect un peu presque mythologique. C'est la mère. Là, ça me fait penser à ce que tu me dis. Il y a de longues années en arrière, lorsque j'étais étudiante, je donnais des cours particuliers à un petit garçon. qui m'a posé une question. Alors, je n'étais pas du tout sa mère, mais du coup, il m'a posé une question, je ne sais plus sur quoi. Et je lui ai dit, très bonne question, je ne sais pas. Je vais réfléchir, je vais me renseigner et je reviendrai vers toi, en gros. Je te donnerai la réponse plus tard. Et il m'a dit, mais tu es une maîtresse et tu ne sais pas tout. Je me souviens que ça m'avait fait un petit peu rire d'un côté, mais d'un autre côté, je me suis dit, waouh, mais quelle responsabilité on a en tant qu'adulte. Parce que l'enfant pense que l'adulte, il est surpuissant, omnipotent, omni... Et donc, du coup, la maman, c'est un peu ça pour une petite fille ou pour un petit garçon d'ailleurs. Mais toi, quand tu dis que tu fais des trucs géniaux, c'est super chouette pour ta fille. Parce que du coup, elle se dit, quand je serai grande, je serai comme maman. Et donc, ça lui donne envie de faire plein de choses et d'être aussi épanouie que toi et aussi compétente que toi dans plein de domaines. Mais ce qui peut être pas mal aussi, c'est comme je disais tout à l'heure, de lui montrer le chemin. C'est-à-dire, si toi, tu lui montres un pas de danse que tu as appris, et qu'elle essaye de faire pareil, et qu'elle est frustrée parce qu'elle n'y arrive pas du premier coup, rappelle-lui que toi, ce pas de danse, tu as mis trois semaines à l'apprendre. Et que toi aussi, pendant longtemps, ça a été compliqué pour toi, et que tu as dû répéter, Et ce qui peut être chouette, du coup, c'est d'être dans vraiment un truc d'apprentissage, regarde... comme je disais tout à l'heure, mets ton pied comme ci, fais comme ça, etc. Mais aussi inverser. C'est-à-dire lui dire, tu sais quoi, maintenant, c'est toi qui vas m'apprendre un pas de danse. Et bien, en même temps qu'on fait cette chorégraphie que je t'ai montrée, tu vas créer quelque chose. Donc déjà, tu la mets en position d'actrice. en plus tu la mets en position de professeur d'experte et c'est toi qui va un peu galérer à faire comme elle c'est bien parce que là ça lui montre vraiment que lorsque elle a quelque chose en tête qu'elle arrive à faire très bien l'autre, en l'occurrence toi peut mettre plus de temps à réussir tu peux un peu ne pas faire vraiment n'importe quoi mais tu peux un peu grossir le fait que ah j'ai un peu du mal etc pour lui montrer qu'au fur et à mesure tu y arrives aussi bien qu'elle ou en tout cas tu y arrives selon ton objectif donné donc ça c'est très très chouette et ce qui peut être bien aussi justement c'est de valoriser l'évolution donc au début elle fait ce pas elle y arrive pas et progressivement elle y arrive de mieux en mieux et donc là tu valorises mais tu te rends compte là il y a 10 minutes tu n'y arrivais pas du tout et là tu y arrives beaucoup mieux Donc, c'est génial. Tu vas voir que dans 10 minutes, tu y arriveras encore mieux, encore mieux, encore mieux. Et peut-être ce qui peut être bien aussi, une dernière chose, c'est de décomposer le pas. C'est-à-dire que si tu lui fais une chorégraphie de Beyoncé et qu'elle doit l'imiter, forcément, elle n'y arrivera pas. Mais donc, tu commences peut-être par le mouvement des bras. Une fois qu'elle a bien géré le mouvement des bras, tu mets le mouvement des jambes. Ensuite, tu fais sur de la musique. Donc, il faut qu'elle soit plus en rythme. Et en fait... progressivement, progressivement, pour qu'en fait, son sentiment de compétence et de réussite est toujours là. Du coup, petit palier par petit palier. Et elle a plus de motivation à apprendre de plus en plus.
- Speaker #0
Moi, ce qui me vient aussi, c'est que pareil, je faisais exprès de dire à mon chéri, dis-lui que j'arrive là en courant pour qu'elle me regarde par la fenêtre et arrive en courant parce que pour le moment, il n'y avait que papa qui courait. Tu vois, moi, je courais moins depuis que je l'ai eue. Puis là, je me suis remise. Et comme ça, elle voit que maman aussi court. Et sauf que l'autre jour, elle commence à courir, elle me dit, mais j'arrive pas à courir. Alors qu'en fait, elle court tout le temps. Donc je me dis, c'est peut-être aussi les moments où en fait, elle court spontanément ou elle danse spontanément, lui dire, ah bah t'as vu là, t'as réussi à courir, ah là t'as fait un pas de danse, ok. Et aussi, est-ce que ça rentre dans ce cadre aussi, ce que t'as un peu montré, sa vulnérabilité, ou alors tu vois, quand nous-mêmes, on n'arrive pas à gérer nos émotions, on s'est mis en colère, souvent on dit que ça peut être bien d'expliquer à son enfant que là, nous aussi, on n'a pas réussi. ça rentre un peu dans ce cas c'est déjà la fin de cet épisode du podcast Passage un podcast animé par moi-même, Alexandra Lacroix fondatrice du compte Instagram et de la communauté de mamans WeAreChippy j'espère que cet épisode t'a plu et surtout qu'il t'a donné envie de réveiller un petit grain de réveil en toi et de révéler celui de ta fille si tu penses qu'il pourrait inspirer une autre maman autour de toi ou un papa aussi, partage-le lui et si tu veux me donner un coup de pouce tu peux laisser 5 étoiles et un petit mot doux ça compte énormément, à très vite