- Speaker #0
Hello et bienvenue dans Passage, le podcast qui libère les filles et leurs mamans. Moi c'est Alexandra, maman de Rose, une petite tornade de presque deux ans et demi, à l'énergie débordante et au caractère bien trempé. Et tu sais quoi ? Même si ce n'est pas toujours de tout repos, savoir sortir ses ses épines, c'est vraiment tout ce que je lui souhaite. Alors j'ai créé ce podcast pour moi et pour toutes les mamans qui veulent élever leur fille autrement. Pas sage, pas modèle, pas gentille à tout prix, mais confiante, libre d'être elle-même et bien dans leur basket. Des petites filles qui savent et sauront plus tard dire non. poser leurs limites, s'aimer telles qu'elles sont qui n'auront pas peur d'essayer d'échouer et qui sauront se faire reconnaître à leur juste valeur alors ici, on va démonter les injonctions les stéréotypes et tous ces vieux réflexes qu'on pensait normaux, tu sais les fameux t'es pas belle quand tu fais la tête on va parler d'estime de soi, de confiance de rapport au corps, aux émotions on va parler de nos filles, mais aussi de nous parce qu'éduquer autrement, ça commence souvent par se libérer soi-même alors au fil des épisodes, je te partagerai des réflexions incarnées des clés concrètes et des voix d'experts et surtout, une grande dose de soutien et de déculpabilisation. Parce que nous aussi, on mérite mieux qu'être sages. Alors, prête à bousculer les règles ? Hello Cynthia !
- Speaker #1
Coucou Alexandra !
- Speaker #0
Bienvenue sur ce podcast.
- Speaker #1
Merci beaucoup, merci pour ton invitation.
- Speaker #0
Je vais te laisser te présenter dans un instant, surtout que si j'ai bien compris, tu es un peu dans une phase de transition, de redéfinition. mais par contre ce qui n'a pas changé tu me diras de toi c'est que tu es conférencière créatrice d'expérience autrice tu fais partie du top 1% des créateurs les plus suivis en Belgique félicitations et tu as deux garçons toi tu as croisé les doigts pour ne pas avoir de fille parce que tu as un petit peu souffert d'être une fille donc je pense que ça va être hyper intéressant que tu nous en dises plus et puis ce qu'on ne peut pas dire de toi aussi c'est que tu es quelqu'un de sage et c'est une des raisons aussi pour lesquelles j'avais envie de t'accueillir sage au sens où on l'entend dans ce podcast donc pas du genre à suivre le chemin tracé à rester dans des cases, à faire ce qu'on attend de toi et c'est vrai que t'incarnes à mes yeux ce que j'aimerais que ma fille et que nos filles en général voient grandir autour d'elles, donc des femmes qui osent, qui inventent, qui se relèvent qui suivent leur intuition même quand c'est à contre-courant
- Speaker #1
Merci, ça me fait beaucoup ce que tu dis
- Speaker #0
Donc passage mais en même temps à te lire parce que j'ai beaucoup lu du coup tes posts sur LinkedIn On sent que tu as quand même développé une autre forme de sagesse, une sagesse de vie, celle qu'on apprend en expérimentant, en tombant, en recommençant. Donc, j'ai vraiment hâte que tu nous en dises plus, en fait, sur ta vision de la vie et sur comment tu la transmets à tes garçons et comment tu l'aurais peut-être transmis à ta fille si tu en avais eu une. Alors, comme moi, j'aime bien sortir des cases aussi, ce que je te propose pour te présenter, c'est de te donner deux phrases, en fait, qui viennent de toi, puisque je les ai... C'est deux phrases qui m'ont marquée, il y en avait plus, mais bon, on n'a pas non plus trop de temps, donc j'ai dû sélectionner. J'ai sélectionné deux phrases qui m'ont beaucoup parlé et que je te propose de commenter, de nous dire un petit peu pourquoi, d'où elles viennent, faire peut-être le lien avec ton parcours et qu'on apprenne à te connaître peut-être comme ça. Est-ce que ça te dit ?
- Speaker #1
Avec plaisir, c'est parti.
- Speaker #0
Alors la première phrase qui est de saison en plus, c'est « Ce qui tombe n'est pas perdu, c'est l'élan nécessaire à ce qui vient » .
- Speaker #1
Oui. Alors en fait, cette phrase, c'est un peu mon fil rouge, pour te dire la vérité, parce que je crois profondément, de par le vécu que j'ai ici ces quelques dernières années, que les chutes ne nous cassent pas, mais plutôt qu'elles nous révèlent. Et j'ai envie de dire qu'il ne faut pas avoir peur des chutes, parce que c'est ce qui, en testant, en fait, on se rapproche le plus possible de ce qui nous convient mieux dans la vie. Et donc, j'ai envie de... de faire un peu la parbelle à ces chutes et de dire que n'ayons pas peur de chuter, justement.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux peut-être nous en dire un peu plus sur ces chutes, ou en tout cas, d'un point de vue peut-être professionnel, où tu en es et c'est le résultat de quoi ?
- Speaker #1
Moi, à travers de mes activités, j'ai toujours cherché à répondre à la question qui m'habite profondément depuis tout un temps déjà, c'est comment remettre l'humain et l'authenticité au centre de nos vies. Et j'en suis arrivée là suite à plein d'expériences de vie et notamment à la création d'un chouette projet qui s'appelle Biscuit, qui n'est plus aujourd'hui. C'est très bizarre de le dire à vos hôtes, c'est la première fois que je le dis. Donc Biscuit, c'est terminé, j'ai fait faillite il y a très peu de temps. Et je dirais que mon parcours, c'est celui d'une femme qui est tombée à plusieurs reprises. J'ai vécu cette faillite, un divorce, des séparations douloureuses. un diagnostic santé vraiment pas très sympa, la neuro-atypie. Et en tout cas, j'essaie de faire de chaque chute un virage vers plus de vérité. Voilà, c'est ce que je dirais en description. Je ne sais pas si ça te convient. Oui,
- Speaker #0
c'est parfait. De toute façon, on va le réaborder, mais sous l'angle de la transmission à tes enfants. Je vais enchaîner sur la deuxième phrase qui était très puissante aussi. À force d'être à la place qu'on attend de toi, tu t'éloignes de celle qui est vraiment la tienne. Est-ce que toi... il y a eu des moments dans ta vie où tu t'es dit je ne suis plus à ma place ? Est-ce que peut-être avant la faillite tu ne te sentais plus à ta place ? Et comment on retrouve sa vraie place selon toi ?
- Speaker #1
Cette phrase en fait elle est née d'une très grande fatigue celle de vouloir bien faire depuis toute petite essayer d'être aimée pour ce que je donne et non pas pour ce que je suis et tu sais essayer de chercher cette espèce de perfection à tout prix et l'approbation de l'autre Merci. Et je crois qu'on nous apprend depuis toute petite à rentrer dans des moules, surtout quand on est issu d'une culture italienne. Et un jour, tu te réveilles et tu sens que tu t'étouffes de l'intérieur, tu ne comprends pas trop ce qui se passe. Et j'adore dire cette phrase, je ne peux pas rentrer dans un moule parce que je ne suis pas une tarte. Voilà, et le moment où j'ai compris que je n'étais pas à ma place, c'est quand j'ai senti que je me perdais en cherchant vraiment la reconnaissance des autres. Et retrouver une vraie place, je dirais que c'est un processus long qui ne se termine jamais vraiment, parce qu'on est tout le temps en train de se réajuster. Moi, en tout cas, c'est mon cas. Je me pose toujours des questions. Est-ce que j'y suis bien ? Est-ce que je ne dois pas me réaligner ? Est-ce que ceci, est-ce que cela ?
- Speaker #0
Ok, très bien. Alors du coup, je te propose qu'on passe sur l'autre partie, sur la transmission à nos enfants. Et pour reviendre un petit peu sur ta vision de la vie autour des épreuves, de la résilience. Toi, comment tu fais quand tu traverses une épreuve ? Ou alors, après cette épreuve, mais en sachant qu'il y en aura sûrement d'autres, comment tu fais pour rester optimiste face à tes enfants ? Peut-être ton but, justement, ce n'est pas de rester optimiste, mais de rester vrai. Mais comment ? Comment on trouve, selon toi, cet équilibre ? Je te pose la question parce que moi, c'est vraiment quelque chose que je me pose par rapport à Rose, ma fille, puisque j'ai traversé un certain nombre d'épreuves qui font que parfois, je peux perdre un peu d'insouciance, d'innocence et d'optimisme par rapport à la vie. Comment on fait, selon toi, pour trouver cet équilibre entre les préserver et leur transmettre quand même une foi en la vie et un peu d'optimisme, même beaucoup, même quand elles nous bousculent, sans pour autant, tu vois, édulcorer ce qu'on traverse ?
- Speaker #1
Bye.
- Speaker #0
Pas facile comme question, mais bon.
- Speaker #1
Pas évident, et ce n'est pas évident dans la vie. Moi, ce que je veux, c'est qu'ils comprennent que la vie, ce n'est pas un enchaînement de victoires, mais que c'est plutôt une traversée, un peu à l'image que moi, je suis en train de vivre pour le moment, et que le courage, ce n'est pas de ne jamais tomber, mais c'est plutôt de ne jamais cesser d'espérer. Pour moi, l'espoir, c'est quelque chose de... vraiment très très puissant et je suis une maman très positive et je ne leur cache absolument rien de ce qui se passe dans ma vie et tout ça parce que je crois que c'est le plus beau cadeau que tu peux leur faire c'est leur offrir la résilience par exemple tu vois, fais pas juste ce que je dis mais fais ce que je fais aussi parce que si moi je suis capable de le faire bah tu en seras capable aussi et Ça leur permettra quand ils feront face aux difficultés, parce que bien sûr, ils vont y faire face à un moment ou à un autre, parce qu'on ne vit pas dans le pays des bisounours. Mais ils auront les clés en main pour s'en sortir. Et aussi, un truc qui est très important pour moi, c'est de se laisser aller à ses émotions. La société actuelle, elle nous en coupe complètement. J'observe ça autour de moi. Et moi, je veux qu'ils acceptent d'être traversés. mais qu'ils aient la capacité à un moment donné de se relever quand l'émotion sera passée. Et on en discute beaucoup, beaucoup. Et ils passent vraiment par toutes les épreuves avec moi. C'est très important. Et on parle de maladie, on parle de soucis financiers. Parce que quand tu fais faillite en personne physique en Belgique, il faut savoir que tu n'as plus rien. Donc, ça a été une période vraiment très, très, très, très difficile. On parle de relations humaines, on parle de ruptures et on parle de tout ça sans tabou. et pour moi tu vois c'est hyper important dans mon mode d'éducation, c'est d'aborder toutes ces questions là et de leur montrer comment faire pour les traverser et de rester positive quand même dans ce que je vis et leur dire qu'en fait c'est pas grave et que même quand on vit des choses positives, des choses négatives pardon, il y a toujours des choses positives justement dans ce qu'on vit il y a une partie de moi qui a peur aussi pour Rose tu vois,
- Speaker #0
qui a peur qu'elle grandisse dans le monde dans lequel on est et Et du coup, je sais que de voir que moi, j'ai traversé des épreuves et j'ai réussi à m'en sortir, ça devrait me donner confiance en ces capacités. Mais ce n'est pas toujours évident. Il y a des fois où j'ai quand même un peu peur. Comment tu vis ça, toi ?
- Speaker #1
Bien sûr, je me pose cette question aussi. Comment est-ce que ça va se passer pour eux ? Mais moi, je n'ai pas peur pour autant. Parce que je sais que comme ils me voient faire, ils ont les bons réflexes et je suis vraiment confiante par rapport à ça. Et j'ai très envie qu'ils gardent l'espoir et qu'ils se disent que rien n'est jamais trop beau ou trop grand pour eux et que ce sont les bâtisseurs de leur propre existence et qu'ils sont capables de tout réussir.
- Speaker #0
Comment tu vas transmettre ça au-delà de ton propre exemple ?
- Speaker #1
Déjà, on parle beaucoup. On parle énormément d'émotions. Quand on est à table, en général, tous les soirs, c'est quels sont les moments qui t'ont le plus plu aujourd'hui ? Pourquoi ? Qu'est-ce que tu as ressenti à ce moment-là ? Et puis, avant d'aller au lit aussi. Il y a une petite phrase que je leur dis tout le temps avant de se coucher, c'est déjà on installe un rituel de gratitude. Pourquoi est-ce que je suis plein de gratitude aujourd'hui ? Qu'est-ce que j'ai vécu qui m'a permis d'être en joie ? Qu'est-ce qui m'a vraiment blessée ? Pourquoi ça m'a blessée ? Et c'est explique-moi ce que tu as ressenti ou dans ton corps est-ce que tu l'as ressenti ? C'est très important. Et puis, pourquoi est-ce que tu es fière de toi ? Et là, je trouve ce moment incroyable, parce qu'au début, c'est toujours... très compliqués. Et puis, quand tu leur donnes des petits exemples, maintenant, ils arrivent à le faire tout seuls aussi. Et de là, on a des discussions qui se créent.
- Speaker #0
Comment tu vois que t'as un peu atteint... Je ne sais pas si je peux parler d'objectif, mais en tout cas,
- Speaker #1
qu'est-ce que ça a ? C'est un gamin qui est hyper bien dans ses baskets. Il est vraiment... Il est vraiment bien, quoi. Il se sent bien. Il est équilibré, il est gentil. Il est tellement gentil avec les autres. Je vois en discutant avec les parents de ces nouvelles personnes dans sa vie à quel point il est déjà devenu un pilier en quelques semaines. Et je me dis, j'en ai des frissons en te le disant parce que je suis hyper fière. Je dis, waouh, en fait, il a compris tous ses enseignements. Et aujourd'hui, c'est une belle personne nourrie de plein de jolies valeurs. et il va pouvoir les transmettre. Je crois qu'on comprend pas assez aujourd'hui la puissance de la gentillesse dans notre société. Et donc je suis trop fière qu'ils le soient tous les deux.
- Speaker #0
Tout à l'heure, tu disais que de rentrer dans le moule, c'est quelque chose que toi, petite, t'as peut-être fait un peu souffrir, notamment comme fille. Est-ce que c'est pour ça justement que tu craignais d'avoir des filles ? Que c'était quelque chose que... Je faisais un peu peur.
- Speaker #1
Tu vois, si j'avais eu des filles, je crois que j'aurais eu trop peur pour elles. Parce que justement, je sais ce que c'est que d'être une fille. Et comme je suis issue de cette famille un peu traditionnelle où la femme n'a pas toujours une place libre et valorisée et reconnue, ça m'énervait un petit peu de m'imaginer avec des filles. Et puis en plus, je suis l'aînée des deux côtés de la famille et j'ai grandi, moi, avec beaucoup d'interdits. qui sont propres à toutes ces familles méditerranéennes. Et cette absence de liberté, elle m'a marquée pour toujours. Et je ne voulais pas ça pour mes enfants. Et j'ai toujours voulu des garçons. Et en fait, je crois que c'est parce que je savais qu'ils allaient être moins jugés et moins blessés. et moins bridés, qu'ils n'auraient pas à se battre deux fois plus pour exister, parce que c'est ce que nous, on doit faire, malheureusement, dans la vie. Et je me souviens que quand j'étais enceinte de mon tout premier, les gens me disaient « Oh là là, t'as un ventre de filles, tu vas voir, ça va être une fille ! » Et j'étais dépitée. Et je suis allée à ma grand-mère, je lui ai dit « Non, mais je veux pas d'une petite fille, moi je veux des petits garçons. » Et elle m'a dit « Ma chérie, ne t'inquiète pas, tu n'auras que des garçons, quoi que tu fasses. » et tu avais raison et tu vois je me suis dit en fait si j'avais continué à avoir des enfants parce que je me suis arrêtée à deux la vie a fait que mais je crois que je voulais tellement fort mais fort fort fort avoir des garçons que la vie s'est dit ok c'est bon on va pas là dessus au moins on la laisse tranquille mais
- Speaker #0
peut-être aussi que c'est parce qu'à l'époque tu savais pas que t'aurais les outils quand même pour aujourd'hui euh tout ce que tu nous as dit par rapport à la manière dont t'élèves tes garçons je pense que c'est forcément quelque chose aussi qui peut aider nos petites filles c'est pour ça aussi que j'aimerais t'entendre mais du coup est-ce que si t'avais une fille aujourd'hui ou je sais pas si cette question te parle mais quand tu rencontres des petites filles quand t'es à leur contact toi qu'est-ce que t'auras envie de leur transmettre pour qu'elles puissent grandir bien malgré le fait que oui effectivement encore aujourd'hui elles doivent en faire deux fois plus Merci.
- Speaker #1
Je ne sais pas trop ce que j'aurais envie de leur transmettre, si c'était les miennes en tout cas. Je crois que je ne changerais pas trop le mode d'éducation que je donne. C'est peut-être spécial, mais j'élève mes enfants pour que ça devienne de vrais féministes. Il y a un bouquin génial qui s'appelle « Tu seras un homme féministe, mon fils » . J'ai adoré et c'est vraiment ça. Je leur apprends à l'être et à faire très attention justement aux petites filles, aux différents genres, etc. Et ce que j'aime dire aux petites filles, c'est de continuer à croire en elles. En fait, tu sais, c'est ce que j'aurais peut-être... eu envie qu'on me dise à moi de ne pas perdre le feu qu'elles ont en elles et de ne pas avoir peur de briller parce que bien souvent on éteint tout ça quand on arrive au monde et dans la société et qu'on se rend compte qu'on est entouré de plein de gens il ne faut pas s'éteindre il ne faut jamais s'empêcher de briller pour les autres, encore plus quand on est une femme
- Speaker #0
Ouais. Et est-ce que c'est... Enfin, tu en as déjà parlé, mais peut-être, je sais pas si tu peux compléter, comment tu... Ça aussi, tu le transmets à tes enfants, tu vois, ce courage d'être soi, t'en parles beaucoup, ça, et ce courage d'oser et de briller. Comment tu le transmets aussi concrètement ? Alors, bien sûr, on a bien compris aussi, c'est de part ton exemple, mais est-ce qu'il y a d'autres choses aussi que tu fais avec tes enfants pour leur transmettre ça ?
- Speaker #1
hum mais Moi, je t'avoue que j'ai été diagnostiquée autiste Asperger sur le tard. Et ça veut dire que je perçois le monde différemment, avec beaucoup d'intensité et une sensibilité qui est complètement déroutante. Et donc, de fait, par mon exemple, il voit la vie autrement aussi. Et j'ai compris que ça faisait partie de mes forces et non pas de mes faiblesses. Parce que ça, je l'ai cru pendant tout un temps. Et j'ai voulu me fondre, être comme tout le monde, mais la différence n'est pas un obstacle pour moi aujourd'hui, maintenant que je l'ai compris, et c'est ce que j'ai envie qu'ils se mettent en tête tous les deux. Et ils ont chacun une personnalité qui est complètement différente et qui est juste incroyable et qui est singulière, qui ressemble vraiment à rien du tout de ce que d'autres enfants pourraient porter. en eux. Et moi, je les aide à nourrir cette différence, justement. Là où on essaie de lisser et nous faire rentrer dans des cases et dans des moules, je ne veux pas de ça pour eux. Moi, je veux cultiver cette différence parce que je trouve que c'est ce qu'il y a de plus beau au monde et c'est ce qui fait que ça rend notre société beaucoup plus riche.
- Speaker #0
C'est quelque chose que tu vas valoriser chez eux en le soulignant verbalement ?
- Speaker #1
je le souligne verbalement en entretenant aussi des activités qu'ils ont envie de faire en les soutenant mon grand garçon il fait de la danse par exemple il a toujours eu envie de faire de la danse et quand certains de mon entourage me regardent un garçon il va quand même pas faire de la danse, bah si si il va faire de la danse et ça n'a rien à voir avec le fait qu'il soit un garçon et C'est évidemment bien, il adore ça, il a le rythme dans la peau. Je ne vois pas pourquoi est-ce qu'il s'empêcherait de faire ce qu'il a envie de faire au final. C'est complètement stupide à mon sens. Donc valoriser les singularités, les porter pour que ça devienne quelque chose de fort et que ça leur permette de briller et puis d'être qui ils sont au final. J'ai vraiment manqué de ça, de me permettre d'être qui je suis. Je me suis toujours éteinte. éteindre cette intensité, ce feu que j'avais en moi là maintenant c'est terminé et encore une fois puisque moi je m'autorise à l'être et à envoyer un petit peu les gens péter autour de moi eux s'autorisent à le faire aussi encore une fois c'est la culture de l'exemple je l'aurais compris c'est un truc essentiel
- Speaker #0
dans ma façon de faire ça a dans les deux sens moi je trouve c'est à dire que nous on va être un exemple mais en même temps ils vont nous motiver à aller encore plus loin sur certains aspects ou à oser des choses Et on redevient l'exemple, etc. Donc c'est magnifique. Super, alors pour terminer, j'ai envie de te citer encore une fois, parce que j'ai trouvé ces phrases que je vais partager magnifiques. Si tu décides que la vie est une fête, tu y chercheras la danse, la joie et les rencontres. Si tu choisis de la voir comme un combat, tu t'armeras et tu ne verras que des adversaires. Si tu l'imagines comme une boîte de chocolat, tu la goûteras avec curiosité et surprise. Et si tu la tiens pour sacré, tu avanceras avec respect, gratitude et humilité. Pour conclure, comment toi tu choisis de voir la vie aujourd'hui ? Pour toi, mais pour tes enfants aussi.
- Speaker #1
Je dirais que j'ai envie de voir la vie comme si c'était une belle aventure profondément positive, pleine de poésie, pleine de possibles. Une expérience où chaque rencontre, chaque détour et chaque pause a vraiment un sens. ça aussi parfois ça n'arrive pas à mettre de sens derrière nos pensées Je crois qu'il y en a vraiment un. Même si on ne comprend pas tout de suite le sens de la pause ou le sens des expériences qui nous arrivent et qui nous traversent. Je crois que c'est un lieu d'expérimentation qui est juste magnifique. C'est un très beau laboratoire d'expérience humaine. Dans ce laboratoire, on a le droit de tomber, de recommencer, de recommencer encore et encore et encore et encore jusqu'à ce qu'on trouve quelque chose qui nous correspond à 100% ou pas. Et en fait, c'est OK, on s'en fout. Et qu'on a tous le droit de créer une vie qui nous ressemble et d'y réaliser nos rêves. Et c'est ce que je souhaite moi à mes deux petits garçons. De pouvoir réaliser... tous leurs rêves, quoi qu'ils aient envie de réaliser, ils sont capables de le faire vraiment. Moi, je leur ai donné des racines, je leur ai donné des ailes et j'ai à cœur qu'ils s'envolent et qu'ils aillent vers leur propre destinée.
- Speaker #0
Wow, magnifique. Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a autre chose que tu voudrais partager, peut-être aussi sur ton actualité, ou qu'on peut te retrouver principalement sur LinkedIn ? Je partagerai le lien parce que tu publies énormément et je pense que Tu publies de manière très authentique. C'est vraiment très, très chouette de te lire là-bas. Et on a vraiment le sentiment d'apprendre à te connaître au fur et à mesure. Bref, est-ce qu'il y a autre chose que tu aurais partagé ou on peut te retrouver ? Tu donnes aussi des conférences. N'hésite pas à nous partager un peu ton actualité si tu as envie.
- Speaker #1
Mais écoute, là, je me remets tout doucement de cette faillite d'abord. Et puis, j'ai à cœur de partager tout ce que j'ai vécu. pas seulement avec mes enfants, mais avec toutes les personnes qui nous entourent, parce que je crois que ça inspire beaucoup de gens. Quand je vois tous les commentaires que j'ai en retour, sous mes posts ou en privé, il y a beaucoup de gens qui m'écrivent en disant « Waouh, ce que tu as dit là, ça m'a vraiment fortement impactée. J'ai beaucoup de l'avoir dit. » Je me rends compte qu'en fait, Ça, j'aurais aimé qu'on me dise aussi quand j'étais enfant, tu vois. N'aie pas peur d'être toi parce qu'un jour, ça en inspirera d'autres. Et le simple fait d'être soi, ça inspire. C'est juste incroyable. Si j'avais su ça plus tôt, ça m'aurait fait avancer de façon plus sympa dans la vie. Mais donc, j'écris beaucoup sur LinkedIn. Je donne des conférences par rapport à tous ces sujets que j'aborde. qui sont parfois un peu philosophiques, un peu poétiques. Ça parle de résilience, ça parle d'authenticité dans les relations professionnelles. Ça parle aussi de rebonds, ça parle de plein de sujets de la vie de façon générale. Et puis là, maintenant, j'ai envie de me consacrer à l'écriture de mon livre. Vraiment, vraiment, vraiment l'élange. On parle beaucoup et je ne m'y consacre pas encore. donc j'ai décidé d'arrêter de... de me trouver des excuses. Donc, j'ai hâte, j'ai vraiment hâte de pouvoir...
- Speaker #0
Tiens-nous au courant, alors, de quand tu auras publié ton livre. Trop bien. Écoute, merci beaucoup, bravo encore pour ton parcours et tout ce que tu transmets à tes enfants, c'est hyper inspirant. Je te remercie d'avoir accepté encore une fois notre interview et puis on se retrouve sur LinkedIn, alors, dans un premier temps.
- Speaker #1
Et puis, longue vie à ton super podcast.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
J'écoute avec grand, grand plaisir.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
C'est déjà la fin de cet épisode. J'espère qu'il t'a plu et surtout qu'il t'a donné envie de réveiller un petit grain de rébellion en toi et de révéler celui de ta fille. Si tu penses qu'il pourrait inspirer une autre maman autour de toi, partage-le lui. Et si tu veux me donner un coup de pouce pour faire grandir cette démarche, tu peux laisser 5 étoiles et un petit mot doux. Ça compte énormément. A très vite !