Speaker #0Ma famille est originaire de Saint-Malo, mais mon père s'était engagé dans la marine, ce qui fait que moi j'ai grandi à Toulon, premier port militaire. Et bien évidemment, du coup, il m'a emmenée voir toutes les revues navales, les démonstrations de la patrouille de France, diverses cérémonies. Donc je pense que toute petite, j'ai quand même baigné déjà dans cette ambiance-là. La devise de Saint-Malo, c'est Saint-Père Fidélis. qui veut dire toujours fidèle. Et pour moi, c'est vraiment quelque chose d'important. Le souvenir français, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur. Pour moi, c'est vraiment quelque chose que je vois comme un engagement à vie. Et je trouve que quand on s'engage pour une association, on est là pour travailler pour l'association et pas pour chercher à en retirer un bénéfice personnel. Je suis Isabelle Cardin, je suis née en 1969. Je suis généalogiste. Je suis vraiment très très fière de travailler pour le souvenir français. Il y a deux choses qui me passionnent dans la vie et qui n'ont rien à voir avec l'histoire, c'est la lecture et la musique. Je pense que je chantais avant de parler, et à partir du moment où j'ai su lire, j'ai dévoré tout ce qui me passait sous la main. Et donc, assez logiquement, j'ai fait des études de lettres. Et puis après mon année de maîtrise de lettres, j'ai intégré une école de journalisme à Paris. Au bout d'un an, on m'a proposé un poste en tant qu'attachée de presse pour une maison de disques. Et au bout de cinq ans, en 2000, j'ai un collègue journaliste qui m'a proposé de venir travailler avec lui. Et donc j'ai basculé en presse en tant que journaliste culturelle au sens large. J'ai fait ça jusqu'en 2015. Et puis à côté de ça, ça faisait quelques années que j'avais commencé à faire de la généalogie. D'abord de façon amateur, parce qu'en fait je voulais comprendre comment était mort mon grand-père. Mon grand-père est mort pour la France en 1942, dans le naufrage de la Mauricière, ce qui fait que ma famille n'a jamais eu de tombe pour lui. Et je sais que pour ma grand-mère, c'était une blessure de ne pas avoir une tombe sur laquelle se recueillir. Et personne ne m'avait jamais expliqué réellement ce qui s'était passé. C'est évident qu'ayant perdu mon grand-père, Mon père n'avait même pas 5 ans quand il a perdu son père. Donc mon père est incapable de me parler de son propre père. Ma grand-mère est décédée, j'avais 15 ans, donc c'est pareil. Elle m'en a parlé à un âge où je n'étais pas forcément capable d'entendre ce qu'elle pouvait dire. Donc je commence à m'intéresser à ça. En 2008, l'épave du bateau est retrouvée. Et donc il y a des entrefilés dans la presse. Et puis comme on est à une période où c'est l'essor... d'internet, je me dis je vais enfin peut-être trouver des informations et donc je cherche et c'est comme ça que pour la première fois de ma vie je me rends au service historique de la défense à Vincennes, parce que mon grand-père était militaire de carrière donc il avait un dossier d'officier à Vincennes et là je vois qu'il est mort pour la France et je pense qu'en fait ce sont deux choses le fait de découvrir que mon grand-père était mort pour la France et puis euh... Les attentats, parce qu'en fait je me suis beaucoup posé de questions à ce moment-là sur comment déjà archiver ces événements, comment faire perdurer la mémoire de ceux qui sont décédés. Donc ces deux choses qui, je pense, ont commencé à me mener inconsciemment vers le souvenir français. On est en 2018, donc je suis en Bretagne depuis deux ans, et en fait, avec les commémorations du centenaire de la première guerre mondiale, je me dis que ce serait bien qu'on fasse quelque chose dans la commune où j'habitais. Entre temps, j'ai repris des études et j'ai passé un diplôme universitaire en généalogie. Et donc, je propose à la mairie de travailler sur les soldats qui sont sur le monument aux morts. Et je me rends compte qu'il manque 20 noms sur le monument. Je leur propose la liste des 20 noms manquants. Et le maire l'accueille très bien et il me dit, mais par contre, ça va nous coûter un peu d'argent quand même. Ce serait bien qu'on trouve des subventions. Et je lui dis, écoutez... Je ne sais pas si c'est possible, mais je vais chercher, voir s'il y a des organismes qui sont susceptibles de subventionner ce genre de choses. Et en fait, c'est comme ça que je découvre le Souvenir français, c'est en cherchant des subventions. Et donc, la délégation générale de l'île-et-Vilaine accepte. Et le jour où le délégué vient pour remettre le chèque au maire, je rencontre le délégué général. Et c'est à ce moment-là qu'il me dit, mais est-ce que ça vous intéresserait de rejoindre le Souvenir français ? Et j'ai dit oui tout de suite parce que ça me paraissait parfaitement logique en fait. Je rejoins le Souvenir français fin 2018 et sur l'année 2019, en discutant avec Lionel Brodier qui est donc le délégué général. et qui lui venait d'être nommé aussi, ça faisait pas très longtemps qu'il avait repris le poste, en fait il me dit, je comprends pas, on n'a pas d'archives, et entre autres, j'aimerais savoir où sont les tombes des morts pour la France dans nos cimetières communaux, et pour l'instant visiblement, il n'y a jamais de relevé qui a été fait. Et il me dit, vu que je sais que vous vous débrouillez bien avec les archives et tout ça, est-ce que ça vous intéresserait de vous lancer là-dedans ? J'ai dit oui, parce qu'effectivement, le côté recherche d'archives me plaisait, et aussi parce que ça voulait dire passer du temps dans les cimetières, et que j'adore passer du temps dans les cimetières. Mars 2020, on a le confinement, le premier, et donc pendant qu'on est confiné chez soi et qu'on n'a pas le droit de sortir de plus, je ne sais plus si c'était 10 ou 15 kilomètres autour de chez soi, Moi j'ai commencé à aller au cimetière de ma commune et puis dans ceux qui étaient dans mon petit périmètre là. Donc il n'y avait absolument personne, c'était parfait, voilà. J'ai fait le tour des cimetières, j'ai commencé et puis quand j'ai commencé, j'y suis allée un peu la fleur au fusil. C'est-à-dire en me disant tu vas te balader dans le cimetière, tu vas voir les tombes qui vont être marquées mortes pour la France. Ça va être simple, facile. Et en fait, je me suis rendue compte, en étant sur le terrain, que ce n'était pas du tout comme ça que ça fonctionnait. Et qu'entre les choses qui étaient plus lisibles, parce qu'il y avait de la mousse dessus, parce que les tombes étaient dans un état plus ou moins dégradé, etc. Je me suis dit, en fait, il va falloir qu'effectivement, tu recoupes ça avec des archives. Donc, je suis allée aux archives départementales. J'ai dépouillé. toutes les archives de rapatriement des corps après la Première Guerre mondiale, parce que comme ça, je savais quel corps avait été rapatrié dans quel cimetière. Et donc, ça me faisait déjà une base sûre sur laquelle m'appuyer en me disant « Voilà, les dix gars qui ont été rapatriés dans tel cimetière, il faut que je les trouve. » C'était ma priorité des priorités. Pour la Seconde Guerre mondiale, on a une diversité de... de cas entre les soldats de 40, les victimes civiles, les résistants, les déportés. C'est beaucoup plus compliqué. Et puis après, j'ai fait la même chose avec les soldats de la guerre d'Algérie, où la FNACA avait déjà fait un relevé des rapatriements de corps. Et au final, en croisant toutes ces bases de données, aujourd'hui, j'arrive à bien identifier mes tombes dans les cimetières. Ce qui m'a beaucoup étonnée sur ce premier constat, c'est de voir qu'il y a des familles qui ont invisibilisé la trace de leur ancêtre mort pour la France. On a des tombes qui parfois sont d'ailleurs dans les carrés de corps rapatriés, c'est-à-dire on peut avoir six tombes côte à côte de soldats de la Première Guerre mondiale, et on va en avoir quatre. qui sont des vieilles tombes marquées « Mort pour la France » impeccables. Et au milieu de ce carré, on a deux tombes ultra récentes où il y a juste écrit « Famille Intelle » et c'est tout. Et en fait, si je ne croise pas avec les archives de la commune qui me disent qu'on est bien sur le cœur des carrés rapatriés et que c'est bien là qu'avaient été inhumés les soldats, en fait, la trace visuelle, elle a disparu. Donc, ce que j'aime bien faire aussi quand je tombe sur ce genre de cas, c'est de recontacter les familles et de leur dire que vous ayez fait refaire la tombe au fil du temps parce qu'il y a d'autres personnes qui ont été inhumées avec le soldat. Ça s'entend, mais par contre, avoir... omis de remarquer qu'il y avait un mort pour la France dans la tombe. Voilà, moi je pense que c'est quelque chose qu'il faut réparer. Et souvent d'ailleurs les familles l'entendent très bien et le font naturellement et spontanément. Il y a eu une prise de conscience. Et voilà, les mairies ont envie de maintenir leurs tombes de poilus dans les cimetières. Et puis à l'époque, en plus, on était sur des concessions qui souvent étaient des concessions perpétuelles, voire des terrains cédés par les mairies de façon gratuite aux familles qui avaient perdu quelqu'un à la guerre. Donc en fait, on n'a pas trop de problématiques. En revanche, sur la guerre d'Algérie, la situation a complètement changé entre temps. Et il y a plusieurs facteurs. Donc un des facteurs, c'est que dans les années 50-60, on n'est plus sur des concessions perpétuelles, on est sur des concessions cinquantenaires, en grande majorité. Ce qui veut dire que les années 60 plus 50 ans, en 2010, il y a déjà eu des tombes qui ont pu être relevées parce qu'elles étaient arrivées à échéance. Et celles qui ont été prolongées par la famille, souvent par un frère ou par une sœur. Souvent, ils ont prolongé la concession pour 30 ans. Ce qui veut dire que d'ici, on va dire, une quinzaine d'années, on va se retrouver à nouveau avec une vague de reprise des tombes d'Algérie. Donc ça, c'est une des problématiques. Et l'autre problématique, c'est que la guerre d'Algérie n'a pas été reconnue comme une guerre avant 1999. et que même si les soldats qui sont morts en Algérie ont reçu la mention « mort pour la France » . Les familles n'ont pas nécessairement compris pourquoi ils recevaient la mention « mort pour la France » . Parce que, contrairement à leur père qui avait fait la guerre de 1940 et le grand-père qui avait fait la guerre de 1914-1918, ils n'ont pas été mobilisés, c'est désappelé en Algérie. Et puis, ils ne partaient pas pour faire la guerre, ils partaient pour faire des opérations de maintien de l'ordre dans le cadre de leurs services militaires. En Ile-et-Vilaine, on a une tombe sur deux. de soldats morts en Algérie, sur laquelle il n'y a rien d'inscrit. Rien du tout. L'année dernière, le président Barcellini est venu assister à notre comité départemental et il a trouvé que c'était un constat pertinent et qui méritait d'être remonté au niveau national et il m'a chargé une mission au niveau national pour piloter ça et faire en sorte que les tombes... de soldats morts pour la France en Algérie, soit désormais toute porteuse de la mention « mort pour la France » , ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle. Il m'a dit « ce serait bien qu'en fait on lance cette opération sur les tombes d'Algérie au moment de l'Assemblée Générale de septembre 2025. » À quand ? Et donc... Quand je commence à arpenter le cimetière de Caen, j'avais six soldats d'Algérie inhumés à Caen. Et le premier, j'arrive devant sa tombe, c'est écrit « mort pour la France » . Le deuxième, « mort pour la France » . Le troisième, « mort pour la France » . Je me dis, ils vont tous être morts pour la France. Je ne vais pas en trouver un seul qui est dans le cas que je cherche. Et puis l'avant-dernier n'était pas marqué « mort pour la France » , il était marqué « tombé en Algérie » . Et puis j'arrive devant la dernière tombe, qui était la tombe du soldat Jean-Claude Pité. Et là, on avait une pierre tombale toute vierge, avec juste écrit « famille Pité » . Je me suis dit « c'est bon, j'ai mon soldat » . Donc on a fait faire une plaque marquée « Jean-Claude Pité » , avec sa date de naissance, sa date de décès, mort pour la France en Algérie, qu'on a fait poser le jour de l'Assemblée Générale. C'est d'autant plus important que... Contrairement aux conflits précédents, la guerre d'Algérie, il n'y a pas de nécropole nationale. Vu que ce n'était pas une guerre, tous les corps ont été rendus aux familles. Et il y a très peu de familles qui ont fait le choix de faire inhumer leur enfant dans un carré militaire. La plupart l'ont fait inhumer dans le caveau familial. Donc en fait, si on ne redonne pas de la visibilité aux tombes d'Algérie, elles vont disparaître. Et puis avec elles, la mémoire de la guerre d'Algérie. C'est vrai que m'occuper des tombes des autres, symboliquement, c'est m'occuper de la tombe que mon grand-père n'a pas eue. Je pense vraiment qu'il y a quelque chose qui se joue à ce niveau-là. Par exemple, cette année, pour le 11 novembre, des fois on a des familles, enfin assez souvent d'ailleurs, des familles de résistants où personne ne savait que le grand-père était résistant. On a remis à la commune de Servan-sur-Vilaine la plaque d'un soldat qui avait été intercepté par le Souvenir français lors d'une vente aux enchères. Et donc on a travaillé avec la famille lors de la remise de cette plaque à la commune de naissance du soldat, pour leur expliquer déjà pourquoi ce n'était pas à eux qu'on rendait la plaque alors que c'était quelqu'un de leur famille, mais qu'on l'a donnée à la commune. Donc en fait, ils ont très bien compris que le but du jeu, c'était que si cette plaque avait échappé à leur famille à un moment, il ne fallait pas que dans 50 ans, ça puisse se reproduire. Donc qu'elle était plus en sécurité dans une mairie que chez eux. Mais surtout, c'était des gens qui n'avaient pas conscience d'avoir un grand-oncle ou un arrière-grand-oncle qui était mort pendant la Première Guerre mondiale. Et en fait, ils avaient plein de questions. Donc je les ai accompagnées sur toutes les questions qu'ils pouvaient se poser. Sur dans quelles circonstances il était décédé, pourquoi il n'y avait pas de tombe, pourquoi... Enfin, des choses comme ça. Et le jour de la cérémonie qui s'est tenue le 11 novembre, le monsieur, qui était le petit-neveu de ce soldat, à la fin de la cérémonie, il est venu me voir en me disant « C'est la première fois de ma vie que j'ai assisté à une cérémonie du 11 novembre. » Et désormais, ça a du sens pour moi. Moi, ce que j'aime au Souvenir français, c'est ça. En fait, c'est déjà permettre à des gens de reconnecter avec leur histoire familiale et en même temps comprendre. Que tout le monde a sa place dans une cérémonie du 11 novembre et que ça fasse sens pour eux. Je trouve que c'est une récompense extraordinaire. Et aujourd'hui, ils sont super fiers d'avoir un grand-père qui a été résistant. Globalement, à chaque fois qu'on a eu des contacts avec les familles, les gens sont extrêmement reconnaissants du travail que peut fournir le Souvenir français. Et moi comme je suis généalogiste, je leur amène souvent tous les éléments de la carrière militaire. Et puis des fois je leur raconte des histoires de leur famille qu'ils ne connaissent vraiment pas. Et je trouve qu'intéresser les gens à l'histoire, c'est beaucoup plus simple à partir du moment où ils ont un lien personnel. J'ai une autre petite histoire à ce niveau-là. On avait fait une intervention dans un collège, une intervention générale par rapport à la Première Guerre mondiale. Et quelques temps plus tard, lors de la cérémonie, il y avait des collégiens qui étaient venus participer à la cérémonie du 11 novembre. Et il y a un des gamins qui est venu et qui m'a dit « Madame, regardez, suite à votre intervention, j'ai posé des questions à mon grand-père. » Et en fait, dans un tiroir, il avait... la croix de guerre qu'avait reçue son propre grand-père. Et il me l'a donnée. Et le gamin était super fier de pouvoir montrer la médaille de son ancêtre. Et pour moi, en fait, une fois qu'on arrive à connecter à ce niveau-là avec quelqu'un, j'ai l'impression d'avoir bien travaillé, en tout cas. D'avoir un gamin qui s'est intéressé à la Première Guerre mondiale, qui s'est demandé s'il avait un ancêtre qui avait participé à cette guerre. qui aujourd'hui est fière de pouvoir montrer à la fois à ses copains, à ses profs, et à tout le monde la médaille de son arrière-arrière-grand-père. Je trouve ça très gratifiant. Un des beaux moments que j'ai vécu depuis que je suis au Souvenir français, c'était en 2020, on fêtait le 150e anniversaire de la guerre de 1870. Et en fait... En travaillant sur ma généalogie personnelle, j'avais découvert que mon arrière arrière grand père avait fait la guerre de 1870 et en fait il avait reçu la Légion d'honneur parce qu'il avait réalisé un acte exemplaire mais qui n'était pas décrit dans les dossiers que j'avais pu trouver. Et en fouillant en fait, j'ai fini par trouver dans la presse ancienne. que 25 ans plus tard, il y avait eu un article qui était paru pour le 25e anniversaire de la guerre de 1870, et que mon arrière-arrière-père était le représentant des anciens combattants de la guerre de 1870 pour la ville de Saint-Malo. Et en fait, il avait fait un discours lors de ce 25e anniversaire, qui, à l'époque, les discours, en fait, ils étaient retranscrits in extenso dans les journaux. Donc, en fait, j'ai tout son discours. où il raconte ce qui s'est passé et j'ai compris que c'était pour ça qu'il avait été récompensé de la Légion d'honneur. Et en fait, c'est parce qu'il est allé chercher un copain qui était tombé sur le champ de bataille et il est allé récupérer son corps pour le ramener à l'abri. Et surtout, c'est le seul corps de son régiment qui a pu être rapatrié pour être inhumé à Saint-Malo, alors que ce n'était pas un officier. Ce qui est très rare sur la guerre de 1870. La guerre de 1870, il n'y a que les officiers, normalement, qui sont inhumés dans des tombes individuelles. En découvrant ça pour le 150e anniversaire de la guerre de 1870, j'ai retrouvé la tombe de ce soldat dans le cimetière de Saint-Malo. Et donc, j'ai redit... Le discours de mon grand-père, devant la tombe du soldat, très probablement en me tenant à l'endroit où il s'était tenu 150 ans plus tôt, en me prononçant exactement les mêmes mots. Et ça, c'était un moment vraiment, pour moi, extrêmement important et extrêmement émouvant. Et c'est en ça que je dis que, sur la transmission, moi j'aime transmettre aux familles leur histoire, parce que ça permet de nous ancrer. dans l'histoire de France, via notre histoire personnelle, mais en fait, ça donne vraiment du sens aux choses. Entre lire l'histoire de France dans les manuels et la vivre à travers une expérience personnelle qu'a pu vivre un ancêtre, on n'est pas du tout sur le même rapport. J'ai envie de dire que ma transmission, j'aime qu'elle se fasse comme ça, au cas par cas, mais par contre, en allant jusqu'au bout, pour que vraiment la famille puisse se réapproprier son histoire personnelle.