- Speaker #0
Bienvenue dans Pavencast, le podcast de Pavenrod, marque de vêtements outdoor conçue pour les aventurières et les aventuriers d'aujourd'hui, présentée par Paul Arthur et moi-même, Coralie. A travers ce format, on part à la rencontre de celles et ceux qui entretiennent un lien unique avec la montagne. Et aujourd'hui, on reçoit un invité d'exception, un amoureux des glaciers, un explorateur des sommets et un passionné de nature, Florian Fiquier.
- Speaker #1
Florian, tu es un véritable passeur d'histoire. Tu arpentes les montagnes pour en capter la beauté, mais aussi pour témoigner des bouleversements qu'elles subissent. À travers tes projets, tu sensibilises, tu racontes, et surtout, tu nous embarques avec toi dans ton univers. Et en tant qu'ambassadeur Pavan Road, tu incarnes pleinement nos valeurs. Aujourd'hui, on va parler de ton parcours, de ton engagement, et de ta vision de la montagne de demain. Bonjour Florian.
- Speaker #2
Bonjour, merci beaucoup pour l'invitation, ça fait super plaisir de participer à ce podcast.
- Speaker #0
Bonjour Florian, alors avant de te présenter, on aimerait bien que tu nous racontes ton premier souvenir en montagne.
- Speaker #2
Mon premier souvenir en montagne, je pense qu'il est en Savoie, dans la Vanoise. J'ai eu la chance d'avoir une maison familiale, en fait, dans un petit village qui s'appelle Pesénancroix. Et voilà, je n'ai pas une image exacte d'un souvenir qui m'aurait marqué, mais je sais que la montagne, moi, je l'ai découverte. Moi, j'habite Montpellier, je suis originaire de Montpellier, donc du sud de la France, où on n'a pas vraiment de montagne. Mais mes souvenirs de montagne et ma découverte de la montagne, c'est en Vanoise, qui pour moi, aujourd'hui, ça reste le plus bel endroit des Alpes, pour moi, la parte nationale de la Vanoise, la Vanoise, donc voilà. C'est la vallée de Pesel-en-Croix qui est magnifique en Savoie. J'y vais toujours avec beaucoup de plaisir aujourd'hui. C'est là que passe le GR5, donc c'est toujours un bonheur d'y retourner.
- Speaker #0
Et dans cette vallée, tu y allais en vacances quand tu étais enfant, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, c'est ça. On y allait en hiver et en été quand on pouvait, quand mes parents pouvaient nous emmener. Donc c'était vraiment la grande maison familiale avec les cousins et tout ça. Mais oui, il y avait hiver et été. Et je crois que dès le début, j'ai préféré l'été que l'hiver. alors on skiait et tout ça mais Je crois que l'été, les premières randos et tout ça, c'était un vrai bonheur à chaque fois.
- Speaker #1
Tu nous as partagé un petit peu tes souvenirs d'enfance. Est-ce que du coup, tu peux nous en dire un peu plus sur toi ? Tu nous as dit que tu venais de Montpellier.
- Speaker #2
Ouais, je viens de Montpellier. Donc voilà, un peu un sudiste, même si je n'ai pas l'accent. Peut-être deux, trois mots sur un petit peu mon parcours. Moi, j'ai fait des études de sciences politiques, une licence de sciences politiques, un master en relations internationales. Donc de Montpellier, après je suis parti en Suisse, à Genève. où j'ai fait ce master, ça m'a toujours intéressé, la géopolitique, ça m'intéresse toujours. Donc de fil en aiguille, avec des stages à l'ONU, etc., j'ai commencé à travailler dans des ONG, dans le secteur des droits humains, dans le secteur de l'humanitaire. Donc ça m'a emmené à travailler en Suisse beaucoup, je suis parti en Turquie également, et en 2022, toute l'année, j'étais en Jordanie, pour une mission humanitaire sur le terrain, donc c'était vraiment une super expérience. Mais à l'issue de cette année 2022, j'ai voulu... Voilà, on en reviendra sûrement à ça. On en reparlera, mais voilà, faire un peu un pas de côté, je suis revenu en France pour me réorienter, pour prendre un petit peu de temps sur moi, sur ma vie, sur mon parcours et m'engager écologiquement, ce que je ne faisais pas finalement à travers l'engagement un peu humanitaire, etc. Je trouvais du sens, mais je n'arrivais pas à trouver cet engagement écologique que finalement j'avais l'impression que j'avais besoin de le faire pour répondre peut-être à une certaine anxiété, éco-anxiété, etc. Et donc ce pas de côté-là, je l'ai fait en 2022 en rentrant en France. Et j'ai commencé à me lancer dans des projets. On en garde un peu pour la suite parce que je pense qu'on abordera ça un petit peu plus tard.
- Speaker #0
Et en fait, là, tu commençais déjà un petit peu à l'aborder. Il y a eu un moment où tu as changé de voie. Qu'est-ce qui t'a poussé à faire ça ? Il y a eu un déclic en particulier ?
- Speaker #2
Pas vraiment. Comme je l'ai dit, c'est de vouloir faire un pas de côté. Peut-être le déclic, c'est d'oser le faire. Ce n'est vraiment pas facile parce que j'ai quitté beaucoup de choses. Voilà, j'étais quand même bien, j'avais un travail, j'avais entre guillemets une carrière qui se construisait dans un domaine en plus où il y a du sens. Mais je sentais qu'il y avait quelque chose un peu au fond de moi, avant tout un peu un appel de la nature ou un appel de faire des projets, de me lancer dans des trucs un petit peu, tu vois, d'aventure, tout simplement. Et je pense que c'est d'avoir écouté cette voix-là un peu à l'intérieur qui me disait toujours que t'es pas totalement, tu vois, là où tu pourrais être, là où tu voudrais être. Et c'est en l'écoutant que je me suis lancé, donc c'est un petit peu ça peut-être le déclic. Mais c'est vraiment le plus dur à faire, d'avoir un peu le courage de faire ce pas de côté, de quitter plein de sécurité en fait.
- Speaker #1
Tu viens d'évoquer deux fois le mot sens. Et justement, est-ce que tu penses que cette question du sens, ça va aussi aiguiller ce que tu as pu faire avant et aujourd'hui, te réorienter à ce que tu fais à l'heure actuelle ?
- Speaker #2
Ouais, complètement. C'est un mot-clé dans ce que je fais dans ma vie, même dans la... Dans la vie, j'ai vraiment besoin d'avoir du sens et d'avoir, je ne sais pas si c'est un terme un peu flou, mais une utilité. C'est très subjectif, tu vois, mais moi, j'ai besoin que le travail que je fais, l'activité que je fais, qui prend une grande partie de nos vies, tu vois. C'est quand même, je ne sais pas, la moitié de nos vies, on travaille. J'ai besoin d'avoir du sens et le sens, ça peut être propre à chacun. Moi, je trouve qu'aujourd'hui, ce qui a le plus de sens. C'est un peu la bataille écologique. Et ça nous touche tous et toutes. Et je trouve que pour moi, c'est ça qui fait le plus de sens comme engagement.
- Speaker #0
Donc tu parlais aussi du courage que tu as eu besoin pour changer de voie. Est-ce qu'il y a des personnes qui t'ont inspiré ou qui t'ont guidé pour t'engager dans cette voie-là ? Parce que ce n'est pas facile de quitter. Tu avais un travail, une carrière qui commençait à se construire. Du coup, est-ce qu'il y a des personnes qui t'ont inspiré ?
- Speaker #2
Des inspirations ? Je sais pas parce que j'ai pas en tête un peu. Il y a des livres et des films. Moi, j'ai l'impression que c'est un de mes films préférés. Et je me rends compte que c'était mon film préféré avant que je fasse ce bas de côté. Et aujourd'hui, ça répond encore plus. C'est encore plus pertinent. C'est Into the Wild. J'ai lu le livre aussi. Je trouve que l'histoire est assez intéressante du personnage. Je sais pas si ce film est assez connu. Et bref, ça m'a peut-être beaucoup inspiré. Mais voilà, je pense que je me suis un petit peu lancé tout seul là-dedans, sans trop savoir, donc c'était une période assez compliquée. Aujourd'hui, ça commence à prendre un peu forme et ça fait super plaisir. Mais au début, c'était assez compliqué, assez stressant. Mais voilà, peut-être aussi, juste un mot sur l'enfance que j'ai eue. J'ai eu beaucoup de chance, moi j'habitais vraiment un peu dans la nature. Mes parents, ils faisaient du fromage de chèvre dans le sud de la France, donc on habitait un peu au milieu de nulle part. Et j'ai toujours été au contact de la nature. On a toujours été dehors, dans une maison un peu au milieu de nulle part. Et je pense qu'il y a eu un appel, il y avait ça au fond de moi, et c'est ça qui a ressurgi et qui m'a dit « Attends, reviens, il y a un truc qui te manque, et il faut que tu retrouves ça » . Et aujourd'hui, c'est ce que je fais, et je pense que c'est un des trucs qui m'a inspiré.
- Speaker #0
Tu parlais du film Into the Wild, pour donner un petit peu de contexte, c'est l'histoire de Christopher McIndless, un Américain, qui décide de quitter la société un peu conventionnelle pour aller s'isoler en Alaska. Je trouve aussi, le parallèle qu'on peut faire avec toi, c'est qu'il y a une question de sens aussi. pour lui dans ses écrits, etc. Et donc, je ne vais pas raconter la fin du film, mais voilà, en fait, on suit un petit peu son cheminement. Et je me demandais, toi, c'est quoi qui t'a inspiré particulièrement dans son histoire ? Parce que lui, il a vraiment un rejet de la société, ce qui n'est pas ton cas. Du coup, c'est quoi qui t'a vraiment marqué dans son histoire ?
- Speaker #2
C'est un peu de se lancer, quoi, un petit peu contre... Voilà, moi, je ne suis pas aussi extrême que lui non plus, et je n'ai pas envie de me couper de la société du tout, ce n'est pas ça l'idée. Mais c'est un peu cette inspiration de se dire, voilà, il y a quelque chose à côté qui est avec d'autres humains, d'autres gens qui vivent d'une manière peut-être un petit peu plus proche, un petit peu plus adaptée à la nature. Il y a aussi toute la nature autour. Donc, en fait, voilà, de se lancer, d'y aller sans trop non plus avoir un projet particulier. Je pense que ça se construit au fur et à mesure. C'est un peu ça dans ce film aussi. Moi, quand je me suis lancé, c'était déjà je me lance et on verra ce qui se passe. Et voilà, au fur et à mesure des rencontres, des gens, de ce qu'on voit, de ce qu'on comprend, il y a des choses qui se construisent. Donc je pense que ça, ça m'a un petit peu inspiré aussi dans son parcours à lui.
- Speaker #1
Et maintenant, du coup, qu'on en sait un petit peu plus sur tes inspirations, ce qui t'a guidé jusqu'à aujourd'hui. Qu'est-ce que tu fais justement ? Comment tu te présentes ? Parce que du coup, tu es très présent sur les réseaux sociaux. Comment aujourd'hui justement, tu définis ce que tu fais ?
- Speaker #2
J'ai toujours un peu de mal encore à me présenter en un terme. Aujourd'hui je peux dire je suis créateur de contenu parce que ça rentre ça parle un peu plus aux gens je peux dire influenceur chez un peu moins fan du terme mais par contre c'est ce que les gens connaissent le mieux c'est à dire présence sur les réseaux sociaux création de contenu de vidéos ou soit je parle je partage un petit peu des choses que je crée pour passer des messages en travaillant aussi avec des partenaires sur des projets en travaillant avec des marques donc ça peut rentrer dans ces termes là un créateur de contenu influenceur et un autre terme À nouveau, je crois que j'ai du mal avec les termes qui définissent, mais j'ai du mal à me définir sur un terme et à l'assumer. Il y a le mot éco-aventurier, je n'aime pas trop le terme, mais ça résume parfaitement parce que je n'ai pas trouvé d'autres mots non plus. C'est-à-dire vivre des aventures de manière un peu écologique, en polluant le moins possible et à travers ces aventures, sensibiliser, parler d'enjeux climatiques que je peux observer dans ces aventures-là. Donc voilà, c'est tout un mix un petit peu d'aventuriers, de présence sur les réseaux. Mais peut-être que j'ai du mal à définir ça parce que je l'ai créé de toute pièce et c'est ça qui est hyper cool. C'est que je l'ai un peu... ça n'existe pas. Je l'ai un peu créé en faisant ce que j'aime, en voyant ce que je savais faire. Et petit à petit, ça prend forme. Mais grâce aux réseaux sociaux qui sont un outil quand même, avec tous les points négatifs et les points positifs, ça permet de se lancer, de toucher une audience et de se faire après, d'arriver à être rémunéré à travers des vidéos. des partenariats, etc. Et ça, c'est quand même hyper cool au niveau liberté. Donc tu te...
- Speaker #0
défini comme éco-aventurier, même si on a compris que tu avais un petit peu de mal avec ce mot. Du coup, quelles sont tes aventures ? Qu'est-ce que tu as déjà réalisé ? Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #2
Ça fait deux ans, du coup. C'est un peu là, comme on l'a dit, dans mon parcours. Ça fait deux ans que je me suis lancé. Et il y a deux ans, pour me lancer, sans trop savoir dans quoi je me lançais, je voulais faire un grand voyage, mais je voulais le faire en France, en revenant en France, sans partir à l'autre bout du monde en avion. Et en fait, j'ai découvert un itinéraire qui s'appelle l'Hexatrek. Donc il fait 3000 km à pied en France, qui part des Vosges, qui arrive jusqu'au Pays Basque, en passant par un peu tous les massifs montagneux de France, donc c'est un parcours incroyable. Je me suis dit, mais là c'est parfait en fait, pour me faire un grand break, pour partir à pied, parce que j'aime la rando, j'aime la nature, j'aime les montagnes, et on va retrouver un peu la France que je ne connais pas assez, avec les villages, avec un petit peu toute la nature qui est magnifique dans ce pays. Donc je me suis lancé là-dedans. pour vraiment être un point de départ et voir un petit peu déjà prendre le temps de réfléchir. Et il y avait aussi un axe, et je pense que c'est un peu le premier projet que j'ai lancé, c'est comment à travers une marche comme ça, je pouvais observer le changement climatique avec mes propres yeux, en tant que randonneur, et quelles rencontres je pouvais faire sur le terrain en allant chercher un petit peu des acteurs, des associations, etc., des gens qui sont un petit peu impliqués dans le milieu écologique, associatif, pour m'inspirer vraiment juste, pour rencontrer tout ça. Et avec l'idée de partager un petit peu sur les réseaux, c'est comme ça que ça a commencé. Ça a plutôt bien marché à tous les niveaux, mais surtout au niveau personnel, vraiment une belle révélation de tout ça. J'ai marché pendant 4 mois et demi en France, 137 jours, c'était vraiment génial, exceptionnel. Et en fait, à l'issue de ça, je me suis dit, OK, il y a peut-être quelque chose à faire, il y a une place. Et juste après ça, l'Hexatrek, j'ai découvert, il y a des appels à projets, par la Maïf qui finance des appels à projets à travers un mouvement qui s'appelle Sport Planète. qui financent des appels à projets d'éco-aventure. En fait, quand on propose un projet, après on fait partie d'une équipe et on est suivi un peu toute l'année. Et du coup, j'ai eu la chance, après mon Hexatrek, de postuler avec un projet. Et j'ai été pris en 2024. Ça a été une super année. Et cette année, j'ai repostulé. J'ai été pris en 2025 aussi. Donc ça me lance avec vraiment un soutien, en tout cas, assez palpable. Et du coup, dans ces deux dernières années, après l'Hexatrek, où j'avais traversé la France pour m'inspirer, en 2024, je ne l'ai plus ciblé. J'ai traversé les Pyrénées à pied. peut-être on en reparlera aussi, pour relier un petit peu tous les glaciers des Pyrénées à pied et me rendre compte de leur fonte, de leur disparition et les rendre visibles, notamment en travaillant avec le glaciologue Pierre-René. Et cette année, en 2025, il va y avoir plusieurs projets. Vraiment, mais l'idée, c'est aussi de faire plein de voyages, plein d'aventures de manière locale, sans prendre l'avion, en parlant un petit peu de gestes à faire, à ne pas faire en pleine nature, de choses à éviter. C'est tout un univers un petit peu que je partage. à travers l'aventure, le voyage, pour que ce soit aussi très accessible aux gens et que ça puisse un peu inspirer des nouveaux récits et des nouvelles pratiques là-dedans qui soient plus respectueuses et plus écologiques.
- Speaker #0
Et tu disais que finalement, sur ces longues randonnées, tu témoignais déjà de l'impact du changement climatique en montagne et tu faisais des rencontres. Est-ce qu'il y a des rencontres, tu as déjà évoqué Pierre-René, mais est-ce qu'il y a d'autres rencontres qui t'ont marqué ou tu t'es dit, waouh, il y a quelque chose à faire aussi avec ? Avec ces gens que tu rencontres ?
- Speaker #2
Ouais, c'est vrai qu'il y a pas mal de monde. Moi, j'aimais bien, en montagne notamment, rencontrer des gardiens de refuge, des gardiens et des gardiennes de refuge. Ça m'avait pas mal marqué aussi, notamment dans les Alpes, où tu comprends ce que ça veut dire la sobriété et pourquoi c'est important. Ça m'avait marqué à quel point, tu vois, moi j'étais arrivé un soir, j'avais pas beaucoup dormi en refuge, mais je me rappelle d'un soir où j'arrive, il pleuvait, c'était un peu la tempête et tout. J'arrive trempé dans le refuge. Je cherche une prise pour brancher mon téléphone, tu vois, et il me dit mais non, il n'y a pas de prise. Si tu veux recharger ton téléphone, sur la terrasse, il y a un vélo, tu branches ton téléphone et tu pédales, tu vois. Et d'un coup, je me suis dit, et du coup, je lui ai dit, ah ouais, mais en fait, je n'ai pas besoin, je ne suis pas à 0% non plus, quoi. Et en fait, on se rend compte d'un coup que, pareil pour l'eau chaude avec la douche, il fallait payer. Sinon, c'est soit une douche froide, soit tu payes 2-3 euros et tu as de l'eau chaude. et en fait c'était hyper intéressant de voir comment voilà, quand les ressources sont limitées, parce que t'es dans un refuge il y a des panneaux solaires et il y a de l'eau, l'électricité est limitée, donc tu es limité en ressources comme ça. Et ça change toute l'approche, je trouve, de la vision de l'abondance qu'on a dans nos vies quotidiennes, dans nos maisons, et de comment on peut changer un petit peu nos manières et comment c'est possible aussi totalement. Donc voilà, je ne sais pas, j'ai pensé à ça comme rencontre qui m'avait assez marqué et j'y pense aussi souvent quand tu es chez toi et tu te dis que tu as de l'eau quand tu veux, de l'électricité quand tu veux, ce n'est pas toujours le cas partout et c'est intéressant de... d'être un peu plus sobre dans la manière dont on consomme.
- Speaker #1
Là, tu nous parlais justement de l'Hexatrek. Donc, c'est une aventure de 3000 kilomètres sur plus de 4 mois. Comment est-ce que tu l'as vécu autant physiquement ? Mais plus particulièrement sur la question du mental, parce qu'effectivement, marcher autant de temps, souvent seul, comment est-ce que tu l'appréhendais et comment t'en es ressorti aussi de tout ça ?
- Speaker #2
C'était... Le plus dur, c'était avant de commencer, en fait. C'est ça qui est drôle. Le plus dur, c'est les barrières mentales et la peur de se lancer dans quelque chose comme ça. Moi, j'ai des problèmes... Enfin, j'ai pas des problèmes, mais mon genou, il a un peu... Il a un peu subi. Je me suis fait deux fois opérer des ligaments croisés du genou droit, donc du même genou. Donc j'ai des douleurs un peu récurrentes qui arrivent parce que voilà c'est un genou qui devient vieux tout seul malheureusement avec des opérations lourdes mais ça m'empêche pas du tout de marcher et je suis très en forme et tout ça. Mais avant de me lancer sur cet Hexatrekune fois que j'ai commencé à en parler aux gens j'ai commencé à avoir mal au genou comme par hasard au point que trois semaines avant je me disais mais c'est pas possible de se lancer sur 3000 km à pied quand t'as mal au genou en marchant quoi le matin et ça m'a désespéré c'était affreux c'était une vraie bataille mentale je pensais abandonner je pensais pas y aller. Une fois que tu en parles à tout le monde, tu l'annonces sur tes réseaux, tu as trop peur du coup d'abandonner au bout de deux semaines. Enfin, c'était affreux. Ce n'était vraiment pas facile mentalement. Et je pense que mon cerveau a dit, OK, on flippe de sortir de la zone de confort. On va lui envoyer les signaux les plus sensibles à l'endroit le plus sensible de son corps. Donc, le cerveau a mis ça sur le genou, je pense. Mais j'y suis quand même allé. Et en me disant, au pire, j'arrête au bout de dix jours. Et en fait, en commençant rapidement, au bout de quelques jours, la douleur, elle a disparu. elle n'est jamais réapparue sur 3000 km de marche. Donc je pense qu'il y avait clairement une barrière mentale, une peur qui s'est exprimée à travers cette douleur-là. Et après, plus globalement, je dirais vraiment que ça s'est super bien passé. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Et en fait, j'ai découvert que j'adorais être seul. C'était vraiment incroyable de faire tous ces bivouacs seuls, de marcher seul, de faire des rencontres aussi, mais vraiment de me sentir bien en pleine nature seul. C'était vraiment une magnifique révélation. Et donc mentalement, ça s'est super bien passé. Tu vois, je ne dis pas ça pour dire... Ne cacher les trucs qui se passent mal et tout, non. Franchement, mentalement, je pouvais continuer 4000 kilomètres, 5000 kilomètres. J'ai l'impression, peut-être qu'il y aurait eu une blessure ou quoi, mais en tout cas, j'étais bien. J'étais vraiment en symbiose avec la nature, avec moi-même, et c'était un rythme génial.
- Speaker #0
Justement, cette symbiose avec la nature, elle a pris fin quand t'as fini. C'était pas trop dur après le retour ?
- Speaker #2
Ouais, c'était un moment, au bout des... Sur la fin, tu l'appréhendes, tu commences à y penser. Alors j'essayais vraiment de... mettre ça de côté et de vivre, de continuer à vivre au jour le jour comme je le faisais. Mais forcément, tu y penses, tu te rapproches. C'était sur la fin des Pyrénées, donc tu arrives dans le Pays Basque, un peu l'environnement, il change. Et puis, deux, trois jours avant, ça y est, tu vois l'océan. Donc, ça te fait une claque. Mais j'ai vraiment essayé de vivre ça jusqu'au bout, en tout cas, parce que je savais que c'était unique. Après, oui, il y a un gros choc. Enfin, un gros choc. C'est sûr que ça fait super bizarre. En même temps, le corps, il est content aussi. de s'arrêter parce que tu retrouves aussi plein de confort tu rentres à la maison, tu peux voir du monde tu peux faire un peu plein de choses que voilà, tu fais un petit peu une rupture là-dedans mais je pense que ce qui m'a beaucoup aidé dans cette transition c'est de pas reprendre quelque chose à un seul endroit d'être sédentaire et de reprendre un travail par exemple je connais des gens qui faisaient l'Hexatrek et qui ont repris un travail juste après et ça, ça aurait été très compliqué je pense mentalement moi ce que j'ai fait c'est que j'ai bougé un peu partout j'ai continué à bouger Merci. Je pense que je ne pouvais pas être dans l'immobilisme après ça, ce n'était pas possible. Parce que, tu vois, j'ai bivouaqué pendant quatre mois, donc d'être dans un endroit différent. Chaque jour, chaque nuit, je ne pouvais pas me retrouver dans une pièce enfermée entre quatre murs du jour au lendemain. Donc en fait, j'ai bougé et du coup, j'en ai profité pour aller voir tous mes potes. J'étais un peu en roue libre, tu vois, donc j'ai pris des bus, des trains, des trucs. Je suis allé voir mon frère qui habite en Bulgarie, je suis allé en bus et en train. J'étais comme ça, je me suis dit, on continue, on retrouve un petit peu les gens. La société, la ville, mais en bougeant et en se mettant pas trop de pression. J'avais la chance de pouvoir le faire parce que du coup, j'avais plus d'appart, j'avais plus de loyer, j'avais plus rien. Et du coup, je me suis dit on profite et ça m'a beaucoup aidé un petit peu à faire le point post-aventure. Sinon, ça aurait été plus compliqué.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, il y a une communauté autour de l'Hexatrek. Il y a des événements aussi. Est-ce que c'est quelque chose que tu continues d'alimenter ou tu es en contact avec des personnes que tu as pu croiser sur le chemin ?
- Speaker #2
Et aujourd'hui,
- Speaker #1
comment tu présenterais l'Hexatrek à quelqu'un qui voudrait se lancer sur ce projet-là ? Comment tu peut-être le sensibiliserais ? Quelle serait ton approche justement par rapport à ce que tu as vécu et comment tu l'as ressenti ?
- Speaker #2
Oui, il y a une vraie communauté, ça c'est clair. l'Hexatrek, ça n'existe que depuis 2022, donc c'est hyper récent. Moi, je n'étais que la deuxième année de création de ce parcours. Donc on a dû être une centaine à l'avoir terminé cette année-là. En 2022, moins. et maintenant ça augmente, 2024 plus, 2025 encore plus, peut-être 1000 personnes, j'en ai aucune idée cette année. Et donc il y a un vrai partage. Il y a plein de gens en fait, c'est assez fou, que j'ai jamais rencontrés, mais que j'ai commencé à suivre pendant mon Hexatrek, qui était soit devant, soit derrière moi. On s'est peut-être jamais vus, mais on échangeait régulièrement par message sur Instagram. Je voyais les stories des personnes qui étaient avant ou après moi, donc ça me rappelait. Et en fait, c'est des gens, je suis devenu super proche juste grâce au Sentier. Et on a une vraie relation en fait, je pense que quand t'as fait Sentier, même si tu t'es jamais rencontré ou même si t'as marché un jour ensemble. Le fait d'avoir vécu cette expérience commune, même chacun dans son coin, ça crée quelque chose d'assez fort. Et c'est assez cool parce que l'Hexatrek crée un événement annuel qu'ils appellent l'ExaTough. Donc c'est tous les ans, un peu au mois de mai. Donc l'année dernière, j'y suis allé pour la première fois et j'ai rencontré plein de gens que je suivais sur les réseaux, qui ont fait l'Hexatrek, d'autres qui me suivaient. Et on s'est entendu, c'est fou, c'était magique. En trois secondes, on était à l'aise, comme si je les connaissais depuis longtemps. donc il y a une vraie cohésion d'avoir vécu quelque chose Alors, fais ce sentier-là, et je trouve ça assez exceptionnel, parce que je pense qu'il y a une énergie qui se crée de partage, donc ça c'est vraiment, vraiment cool. Et pour le deuxième point que tu dis, comment j'en parlerais ? Les gens qui sont assez fous pour se dire « j'ai envie de me lancer sur l'Hexatrek» , je dis juste « c'est le meilleur choix du monde » . Peut-être, voilà, un petit peu en référant à mon expérience, je dirais « tu vas avoir peur, tu vas avoir des doutes, les gens vont te dire « t'es un fou, t'es une folle » , c'est normal. » mais tu peux écouter ses doutes mais te laisse pas tu vois abattre par ces trucs là et vas-y écoute toi si t'as envie d'y aller vas-y parce que c'est impossible que tu le regrettes,
- Speaker #0
pour moi c'est impossible de se lancer dans un truc comme ça et de dire ah j'aurais pas du le faire c'est forcément une bonne expérience et toi dans ton entourage au moment où t'as dit bah je vais faire l'exl'Hexatrekatrec les retours ils étaient comment ? c'était positif ? est-ce qu'on t'a dit bah t'es un fou ?
- Speaker #2
les retours j'ai eu de la chance c'était plutôt bien les gens se sont dit OK, il est flou, il est parti. Mais non, j'ai eu de la chance, tu vois, mes parents et tout ça. Surtout que j'ai dit à l'Hexatrek que je voulais faire un gros voyage. Moi, j'avais enchaîné les études, les stages, le boulot, donc il n'y avait pas eu trop de break. Donc déjà, j'avais présenté ça comme ça, et puis on voit ce qui se passait après. Donc, globalement, c'était bien accueilli. Il y a eu beaucoup d'intérêt. Les gens sont hyper intéressés de suivre ça à distance. C'est cool avec les réseaux sociaux aussi. Donc, ça permet d'avoir tous les proches qui peuvent suivre un petit peu l'aventure, ça c'est cool.
- Speaker #1
Et un petit peu avant, tu nous disais que si finalement il y avait eu plus que 3000, 4000, 5000 kilomètres, tu l'aurais fait. Mais est-ce que du coup, il y aurait un autre projet peut-être de rêve que tu aimerais réaliser en France ou en Europe ou ailleurs peut-être ? Est-ce que du coup, il y a quelque chose d'autre, peut-être plus long ?
- Speaker #2
Ouais, ben justement, c'est vrai que c'est une question que je me pose parce que, tu vois, là, depuis deux ans, du coup, je me lance sur des projets qui sont plus cadrés avec des partenaires et tout ça, sur des durées qui sont genre deux, trois semaines, tu vois. pour aborder des thématiques, etc., pour pas, tu vois, te lancer vraiment dans un truc immense, et pour arriver un peu à cadrer ça. Donc c'est déjà incroyable, hein, des projets, souvent c'est des projets de marche, de trek et tout, dans les Alpes et les Pyrénées, de deux, trois semaines, donc c'est des trucs de dingue, mais finalement ça n'a rien à voir avec quatre mois et demi sur un sentier, en totale, en fait, immersion là-dedans. Donc je me dis des fois, ok, il va y avoir, je vais continuer à faire plein de projets, maintenant de plus en plus même, tu vois, des interventions dans des écoles ou des... des conférences, des événements et tout. Donc ça cadre un peu tout, ce qui est cool aussi, parce que ça veut dire que ça prend forme. Mais je me dis, c'est quand que je pourrais me relancer ? J'aimerais bien au moins me refaire un gros voyage comme ça. Ça reste en tête, parce que c'est vraiment unique. Et retrouver un peu cet espèce de sentiment de liberté. Et je pense que c'est bien si je commence vraiment à travailler, à créer un peu une activité. Et un jour, je me dis, OK, j'ai ma capsule là, j'ai mon truc. Je sais qu'un jour, je vais repartir pendant des mois. Et de garder ça, ce serait assez génial. Il y a pas mal de destinations en tête, mais ça pourrait être en France à nouveau, parce que c'est un peu aussi l'image que je défends, tu vois, des aventures qui ne sont pas loin de la maison. Tout est ouvert, ça peut aussi être en Europe, etc. Enfin voilà, c'est ouvert, mais il y a un chemin en France, je peux juste dire une phrase dessus, qui s'appelle le chemin sauvage que j'ai découvert, qui est en fait, c'est pas comme l'Hexatrek, c'est pas les massifs montagneux, par contre ça fait genre 4500 kilomètres, et en fait c'est toutes les zones les moins urbanisées de France. Toutes les zones un petit peu sauvages, ça part de la Bretagne, ça descend jusque dans les Pyrénées en arrière, et ça remonte vers Charleville-Mézières, dans les Ardennes, donc c'est toute la diagonale du vide aussi à un moment. Donc c'est toute cette France un petit peu mise de côté, désaffectée, c'est les villages qui se meurent un petit peu, c'est des parcs naturels, c'est plein de choses, et en fait ce serait une immersion de dingue. Et là pour le coup, c'est à nouveau 5 mois de marche en France, à découvrir des endroits, des rencontres et tout. J'ai ça en tête pour l'instant et on verra un petit peu quand ça pourra prendre forme, mais pourquoi pas bientôt.
- Speaker #1
On espère pouvoir suivre tout ça bientôt.
- Speaker #0
Et tu disais justement que tu partages aussi beaucoup sur les réseaux, avec toute la communauté Hexatrek, etc. Et pour celles et ceux qui sont déjà tombés sur tes réseaux, tu as une grosse part de sensibilisation au changement climatique. Est-ce que déjà, c'était naturel pour toi de communiquer là-dessus ? Ou il y a eu un moment où tu t'es dit, tiens, il faut que je parle de ça ?
- Speaker #2
Non, ce n'était pas naturel. Avant, j'utilisais déjà beaucoup moins les réseaux. Avant, il y a deux ans, tu vois, jusqu'en 2020. J'ai créé mon compte Insta, je pense, quand je suis parti en Jordanie en 2022, tu vois. Et j'ai commencé vraiment à publier des trucs et tout ça en 2023, quand je me suis lancé sur l'Hexatrek. Donc, c'était vraiment une partie du projet que je m'étais créé, dans lequel je voulais me lancer. Mais avant ça, je n'étais pas, tu vois, un expert du climat, je ne parlais pas aux gens, etc. Il y a eu un petit peu aussi, avant de me lancer là, j'ai... C'est un peu là que je me suis sensibilisé et que j'ai appris énormément de choses, que j'ai lu, écouté des podcasts, fait des rencontres et tout. Et aussi à travers ce voyage-là, l'Hexatrek, il y a eu des rencontres de gens d'associations qui m'ont permis de m'inspirer. Aujourd'hui, il y a toujours une grosse part d'apprentissage, d'inspiration. Mais je peux commencer à parler de sujets qui me semblent OK d'être mentionnés de mon point de vue avec mes outils. Parce que je pense qu'on peut, si on a envie de faire ça, et moi j'aime faire ça, j'aime communiquer, au final j'aime travailler avec les réseaux sociaux. je pense assez bien y arriver avec ces codes là donc je me dis bah maintenant je peux toucher des gens en parlant de ça donc j'essaie de le faire de plus en plus parce que je pense être subjectivement et personnellement être un peu plus légitime de plus en plus de pouvoir le faire donc en m'inspirant et en basant sur le travail les travaux des autres tu vois mais en pouvant le fait de rendre plus accessible à travers des codes un petit peu réseaux sociaux justement là tu parles de légitimité mais effectivement juste avant tu mentionnait du coup pierre rené
- Speaker #1
Donc effectivement, tu es directement aussi au contact de scientifiques et après, finalement, après avoir peut-être sensibilisé, même éduqué sur certains sujets, pouvoir justement le transformer de manière plus simple sur les réseaux pour pouvoir parler au plus grand nombre. Finalement, c'est aujourd'hui ce que tu essayes de faire. Et comment aujourd'hui tu estimes que tu arrives à faire passer ce message ? Est-ce que du coup, ça va être par une manière, enfin, un ton que tu vas employer sur les réseaux ? On va dire peut-être la quantité d'informations que tu vas apporter aux personnes. Comment aujourd'hui tu gères un petit peu toutes ces questions de comment passer du discours scientifique à l'amener sur les réseaux sociaux pour cette touche de plus grand nombre ?
- Speaker #2
C'est un vrai défi, je pense. Je pense que c'est aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai vu beaucoup de scientifiques, il y a pas mal de gens qui m'inspirent. Et ils le disent, les scientifiques, les données, on les a. On n'a plus besoin de produire de la donnée. On n'a plus besoin de faire des recherches pour démontrer qu'il y a un changement climatique qui est induit par les activités humaines et qu'on se dirige, si on ne fait rien, par exemple, à plus 4 degrés d'ici 2100. Ça, il n'y a plus besoin de faire des recherches, en fait. Donc, il y a plein de recherches qui sont faites et qui continuent d'être faites dans le domaine de la science, mais par contre, les données qui sont là, qui sont disponibles, les gens n'écoutent pas. Donc, comment on transmet ces données-là, comment on communique dessus, c'est un énorme défi. Et moi, il faut savoir que quand je travaillais dans mes ONG, je travaillais dans la communication. Donc comment rendre visibles les projets ? leur donner de la visibilité à travers un peu des contenus, des trucs sur le site web et tout ça. Donc je me suis dit un petit peu de la même manière, en fait, on va... Ben moi, je vais essayer de transmettre à ma manière. Tu vois, il y a plein de manières de le faire, mais moi, j'aime bien faire ça à travers des contenus un peu simplifiés, des vidéos, etc. et justement des aventures, comme ça, ça parle, c'est sympa, c'est inspirant et tout ça. Ben de parler de projets, enfin de parler de sujets qui sont importants, qui sont scientifiques, mais... L'idée, c'est vraiment pas de saturer ça, de donner le chiffre et tout ça, parce que tu le vois direct, même sur les réseaux sociaux, quand une vidéo dure une minute trente et c'est que des chiffres, ça marche pas. Malheureusement, il faut se plier à ça, c'est ça qui est toujours la balance, mais dans l'algorithme, ça dégage direct et les gens ne s'intéressent pas. Tu vois, c'est les cinq premières secondes. Comment arriver à faire une vidéo de trente secondes, par exemple, pour parler des glaciers pyrénéens en gardant l'attention ? Donc voilà, j'en ai fait. plutôt bien marché, il y a des vidéos qui ont super bien marché parce que je me trouve sur un glacier, parce que la première phrase que je dis, elle est un petit peu choc, un petit peu, voilà, on se dit, mais qu'est-ce qu'il dit ? Il est où ? Il fait quoi ? Donc ça garde un petit peu, et après t'expliques, voilà, il faut arriver à faire ce mix visuel, pas trop barbant, qui capte un peu l'attention, donc c'est tout l'enjeu je pense, de ça, et je trouve qu'il y a moyen de le faire sur les réseaux sociaux, mais c'est pas toujours simple, des fois ça marche pas, des fois ça marche très bien. Mais je pense que ça peut être intéressant de retranscrire certaines données scientifiques comme ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu as l'impression d'avoir un impact, que ce que tu partages, c'est un impact ? Est-ce que tu peux le mesurer ? C'est peut-être pas facile dit comme ça, mais est-ce que tu as des retours des gens qui disent, grâce à ton contenu, j'ai une prise de conscience ou je vais changer ça, ou même des petites choses ?
- Speaker #1
C'est hyper dur de mesurer, c'est quasiment impossible à mesurer quel impact tu as en faisant ça, c'est ça qui est un petit peu frustrant. Ma seule mesure, du coup, c'est des chiffres, genre... le nombre de vues sur une vidéo. Je sais que, tu vois, j'ai fait une vidéo sur les glaciers, elle a fait genre, je sais pas, plus de 100 000 vues, par exemple. Je me dis, il y a 100 000 personnes qui l'ont vue, quoi. Donc, s'il y a la moitié qui s'en fout, OK, mais ça fait toujours 50 000 personnes qui peuvent être intéressées et qui, potentiellement, ont appris quelque chose. Donc, là, je trouve que c'est une bonne manière de mesurer. Après, voilà, il y a le retour des gens, ça, ça fait super plaisir, des gens qui disent, justement, moi, j'ai pu toucher, à travers la rando, les aventures, des gens qui n'étaient pas forcément sensibles à des sujets écologiques. Ah mais ok, j'ai découvert le sujet des glaciers par exemple grâce à toi. Et hyper intéressant, t'en parles, ok, ils sont en train de disparaître et tout ça. Donc il y a des retours et ça permet ça les réseaux sociaux, c'est d'avoir des retours. Et des fois ça me refait ma journée quand j'ai une personne qui me dit merci beaucoup pour l'inspiration. Ok, ça a un peu changé ma vision, je vais essayer d'aller voir un glacier ou de m'en rapprocher après avoir vu ce que t'as dit et tout. Donc franchement ça, ça fait super plaisir.
- Speaker #0
Et tu disais donc qu'il y a l'aspect où tu vas sur le terrain en rando. Tu partages sur les réseaux, et là, on est au festival Agir pour les glaciers, donc tu vas aussi sur des événements où il y a une grande part de sensibilisation. Pourquoi est-ce que pour toi c'est important de soutenir ce genre d'événements ?
- Speaker #1
Après, je ne sais pas si je soutiens, c'est plus déjà j'y participe, mais c'est vrai que j'ai beaucoup partagé, je parle de moi, partager les vidéos, je partage aussi beaucoup les travaux des gens, les trucs qui sont un peu inspirants et qui appuient ce que je dis. et sur lesquels je m'appuie. Mais je trouve ça important, surtout un événement comme aujourd'hui, ces jours-ci, qui est assez exceptionnel, de voir un petit peu toutes les forces, tous les profils, tous les gens qui sont réunis pour parler de ça, surtout dans la période actuelle, je trouve que ça donne beaucoup de force, d'énergie, d'optimisme de voir ça. Donc c'est avec grand plaisir que moi je partage, tu vois, tout ce qu'ils font, un petit peu j'essaie de dire aux gens de venir aussi, pour s'intéresser, pour montrer. Et je pense que s'il y a des conclusions et des documents qui sont... qui sont édités à la fin, je pense que je les partage aussi avec plaisir parce que je m'inspire de ça. Et d'être là aujourd'hui, ça me permet aussi, là ce matin il y avait des superbes conférences, d'apprendre. Il y a des données, des choses, ça donne une vision globale, ça m'aide aussi derrière, je sais que je me dis « Ok, je peux parler de ça parce que l'autre scientifique a parlé de ça, il a appuyé cette idée-là, etc. » Donc je me base, là c'est clairement un bon moyen de s'informer aussi, c'est cool.
- Speaker #2
Ça permet de rester à jour sur toutes les dernières nouveautés qui sortent dans ce milieu-là, les dernières études aussi. Et d'avoir en fait un discours qui est juste, lorsque tu vas pouvoir te transmettre derrière dans tes réseaux.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Par exemple, il y a juste une info là, tu vois, ce matin. C'est quelque chose que je savais, mais tu sais, des fois, il y a des infos. Moi, j'ai vraiment horreur de dire une bêtise. J'aimerais vraiment pas dire un truc qui soit faux, tu vois. Donc c'est pour ça, je me base vraiment sur ce que les gens disent. Et là, par exemple, Jean-Baptiste Bosson, ce matin, il a rappelé, donc celui qui est un des organisateurs scientifiques, un glaciologue qui organise ce festival, il a vraiment rappelé par exemple que depuis 1850 Toute l'évolution du climat, tout le réchauffement de la température, c'est l'être humain. Donc en 1850, on était dans le petit âge glaciaire, c'est la fin de ce petit âge glaciaire, on appelle, donc où les glaciers étaient plus gros. Il dit que si l'homme n'avait pas pollué, on aurait les mêmes glaciers qu'en 1850. Et ça, c'est des choses que j'étais pas trop sûr, parce que les gens doutent beaucoup, ils disent que c'est des trucs naturels. Quand tu entends ça dans la salle plénière d'un conférent, je me dis, ok ça c'est noté maintenant je peux dire tu vois quand on me pose la question quand on Il y a des commentaires qui doutent un petit peu dans les réseaux, parce que ça arrive beaucoup aussi et tout. Je me dis, ok, je peux dire ça, parce qu'il l'a dit, donc je sais qu'il est basé. Si lui, il le dit pendant son festival, c'est que c'est une info qui est vérifiée. Ce genre de choses et de conclusions, c'est bien d'être sur place, ou même de poser ses questions si on veut être sûr. Et tout ça, c'est cool.
- Speaker #2
Oui, c'est sûr. Ça te permet vraiment d'apporter cette question de la légitimité sur tout ce que tu avances. Et justement, cette question de... Aujourd'hui, tu es suivi par beaucoup de personnes sur les réseaux sociaux. Tu as une communauté qui est grandissante, qui du coup s'intéresse aussi à toutes ces questions-là. Est-ce que tu sens justement qu'il y a une évolution du tourisme en montagne, c'est la question de beaucoup plus de personnes se rendre en montagne, et quel est ton rapport justement au fait de... Toi tu es très souvent du coup sur des lieux, sur des spots qui sont magnifiques, qui peuvent du coup donner envie à beaucoup de personnes d'aller à ces endroits-là. Quel est ton rapport justement au fait de partager ces espaces-là, en parler, les mettre en avant ?
- Speaker #1
Ça c'est une bonne question, c'est bien que tu l'abordes, parce que c'est vrai que c'est un peu le deuxième point, voire même un des points centraux de mon engagement, c'est que du coup je suis en pleine nature souvent... Du coup, je partage des contenus, mais en fait, il peut y avoir un rôle extrêmement négatif des créateurs de contenus, des influenceurs sur le milieu naturel. Ils participent à dégrader des endroits en parlant des petits lacs, en parlant d'une rando facile d'accès. Et en fait, pareil, tu fais une vidéo avec 100 000 vues sur un petit lac, ça veut dire qu'il y a 100 000 personnes qui ont peut-être envie d'aller à ce petit lac qui n'est absolument pas adapté à avoir déjà juste des gens qui se baignent dans ce lac. Donc en fait, j'ai vu des trucs, c'est un sujet qui m'intéresse énormément, c'est comment le tourisme impacte le milieu naturel. Parce que tu vois, moi je dis beaucoup, je défends vraiment le message de ne pas partir au bout du monde en avion pour voyager. On peut vivre des aventures magnifiques en France, tu vois, la nature qu'il faut et tout. Mais une fois que tu dis ça, l'idée ce n'est pas d'avoir tout le monde qui fait n'importe quoi en partant tous dans les Alpes, en France, dans la même vallée, tu vois. Donc comment arriver à... concilier un petit peu ces choses-là. Moi, je pense que c'est possible. Effectivement, comme tu le dis, il y a quand même, j'ai l'impression, une explosion un petit peu de de la pratique, de la montagne et notamment de la randonnée depuis le Covid. C'est hyper à la mode. Il y a les réseaux sociaux qui amplifient ça. Moi, je fais partie de ces réseaux sociaux-là. Donc, comment j'essaye de faire ? L'idée, c'est vraiment de comment arriver à passer des messages positifs sur la manière de voyager, tout en minimisant l'impact sur la nature. Donc, il y a des vrais enjeux de... Ouais, tourisme plus responsable, de gestes tout simplement à faire, à ne pas faire dans la nature. Se baigner dans un lac, les gens ne le savent pas. C'est juste que tu as beaucoup de gens qui habitent en ville, qui découvrent la montagne à travers les réseaux et tout ça, et ils disent « Ah ben cet été on va aller en montagne, c'est magnifique. » Tu débarques à 2000 mètres dans un petit lac, ouf, les gens se baignent, parce que quand tu vois de l'eau, tu peux aller te baigner. Alors qu'en fait non, ce n'est pas des piscines du tout, les lacs de montagne, c'est super fragile. pareil pour les bivouacs, il y en a qui font des feux pareil pour la faune, il y en a qui se rapprochent au maximum de la faune, ça effraie énormément les animaux, c'est super dangereux pour eux, ils sont très fragiles, donc en fait il y a plein de comportements, et aujourd'hui j'essaye à ma manière aussi, grâce au réseau, comme je le disais pour les autres sujets, d'avoir, de partager des bonnes pratiques un petit peu, des bons gestes, et c'est assez cool parce que là j'ai justement, j'ai été contacté par des parcs nationaux, dans les Pyrénées on est en train d'en discuter, potentiellement avec la Valmoise aussi, sur comment... Justement avec ces codes là de réseaux sociaux je peux les aider à toucher des nouveaux publics parce qu'ils ont beaucoup de mal, ils ont beaucoup de soucis avec ce que font les gens, ce que font ces nouveaux publics en montagne. Ils disent il n'y a aucun souci que les gens viennent et c'est super cool par contre il faut arriver à adopter une pratique différente et il faut passer l'information et aujourd'hui il y a peut-être un manque de transmission de l'information donc j'essaye aussi de faire ça et ça m'intéresse énormément.
- Speaker #2
Il y a quelques temps justement J'ai changé avec un garde de la réserve des hauts plateaux du Vercors. Et qui me donnait le même discours que tu as pu entendre, c'est que les gens qui font n'importe quoi en montagne, finalement c'est qu'ils ne savent pas, c'est pas qu'ils ont conscience de faire n'importe quoi et qu'ils se moquent d'abîmer le terrain ou des choses comme ça, c'est vraiment, il y a ce manque juste de connaissances de quel est l'impact de telle chose. Et pour le coup, c'est des vrais sujets qui sont importants à aborder. Et effectivement, ce que tu fais sur tes réseaux sociaux, ça va dans cette direction-là. Donc de passer des messages et en fait d'éduquer ce public à... respecter les lieux où ils vont en leur apprenant tout simplement comment ça fonctionne.
- Speaker #0
Et tu disais que là, tu avais été contacté par le Parc National des Pyrénées, potentiellement de la Vanoise aussi. Est-ce que tu as d'autres projets à venir aussi, que ce soit avec eux ou même sans eux ? C'est quoi la suite pour toi ?
- Speaker #1
Il y a pas mal de choses. En 2025, ça annonce une super année, il y a plein de trucs qui vont se passer. Déjà dans le cadre, comme je vous disais tout à l'heure, de mon partenariat avec la Maïf. je vais faire un peu un tour du monde en france donc je vais faire quatre un peu aventure dans des endroits différents en france pour vraiment montrer qu'on peut avoir des paysages hyper exotique qui nous rappelle vraiment les quatre coins du monde sans avoir à prendre l'avion et exploser son bilan carbone pour aller à ces endroits là je veux partir dans le massif central je vais partir en bretagne aller dans les alpes et je vais aller dans le vercors en hiver pour vraiment faire un peu des voyages immersifs et vraiment faire voyager proche de la maison. Ça permet d'avoir une approche qui réduit énormément la pollution et de le faire de manière super positive, tu vois, en montrant quelque chose d'inspirant, sans condamner, sans être lourde, tu vois. C'est montrer que c'est beau et c'est proche de la maison, c'est aussi simple que ça. Donc ça, c'est une partie de l'année. Et cette année, c'est l'année internationale pour la préservation des glaciers en 2025. Donc c'est grosse année pour les glaciers. Moi, ça me passionne. Je m'étais engagé l'année dernière dans les Pyrénées. Cette année, je veux le faire dans les Alpes. Aussi, un petit peu ce mix de randonnées, de rendre visibles les glaciers, de me rapprocher, de partager des contenus, de faire plein de choses. Donc ça, c'est hyper intéressant aussi. Je suis en train de le préparer peut-être. Ce sera plutôt pour la fin de l'été. Et voilà, justement, il y a un petit projet avec vous, avec Pavenrod, où il y a une... une web-série sur les glaciers aussi, dans le cadre de cette année internationale des glaciers, où on va un peu aller rencontrer des acteurs, rencontrer du monde, et vous m'avez un peu impliqué dans le projet, moi je suis super content, parce que je commence aussi à connaître un peu du monde, et un peu à connaître le sujet aussi, donc c'est super cool de faire ça ensemble, on va aller un petit peu à droite à gauche, entre les Alpes et les Pyrénées, c'est ça sur cette année ?
- Speaker #2
Oui exactement, je me parlais une petite parenthèse de cette partie-là, mais c'est vrai que pour nous en tout cas, pour l'équipe Avenroth, c'est primordial que les les ambassadeurs de la marque, qu'on puisse vraiment créer quelque chose avec eux, que ce soit des événements, des fresques, ou alors même aller jusqu'à la websérie comme on le fait avec toi, parce qu'effectivement c'est un sujet qui nous passionne autant dans l'équipe que toi dans ce que tu présentes au quotidien. Et c'est primordial que justement on construise quelque chose de concret qui puisse sensibiliser le public à pratiquer de manière plus durable en montagne et qu'on puisse tout simplement continuer à pratiquer dans 10, 15, 20, 30 ans et plus, comme on peut le faire encore à l'actuel. Donc ouais, on a hâte de pouvoir commencer cet ondage en tout cas. Où est-ce qu'aujourd'hui en fait, tu nous as parlé de tes réseaux sociaux, de la communication, le ton que tu emploies sur les réseaux, mais finalement où est-ce qu'on peut te suivre et en apprendre plus sur ton travail ?
- Speaker #1
Sur les réseaux, c'est le moyen direct pour suivre ça. Du coup, il y a Instagram, Flow, tiré du bac, Limatric, il y a même TikTok pour les plus jeunes, pour un autre public. Je n'utilise pas trop la plateforme, mais je balance tous mes contenus parce que ça permet de toucher d'autres gens. Mais moi, je manie un peu moins les codes de TikTok, mais c'est histoire d'y être. Il y a Facebook, toujours mon ancien compte pour toucher encore un autre public. Et on voit toujours qu'il y a vraiment des publics différents sur Facebook. C'est assez marrant. Et voilà, j'aimerais bien faire peut-être un site Internet et une newsletter pour un peu centraliser et pouvoir peut-être m'exprimer un petit peu plus longuement ou pouvoir un peu écrire ou avoir des trucs un peu plus longs. Donc voilà, pour l'instant, ça reste quand même Instagram, c'est the platform. Il y a LinkedIn aussi, mais c'est avec un ton un peu différent. Mais ça reste Instagram principalement qui centralise tout ça. Et si vous allez sur Instagram et qu'un jour je crée une newsletter ou le site Internet, ça passera par Instagram, ce sera communiqué dessus. Donc c'est un moyen de suivre ça.
- Speaker #0
Tu parlais de TikTok et de ta volonté de quand même toucher les plus jeunes. Je me mets à la place de, je ne sais pas, d'un garçon ou d'une petite fille qui tombe sur ta vidéo. et qui se dit, moi je veux m'engager pour la préservation de la montagne. Qu'est-ce que tu lui dis ? Qu'est-ce que cette personne peut faire ?
- Speaker #1
C'est pas facile, mais c'est marrant parce que j'ai déjà eu, on m'a déjà contacté pour ça. J'ai même déjà fait une petite visio avec un mec qui était au collège, qui faisait un projet sur qu'est-ce que tu veux faire demain comme métier, et il m'a dit, j'aimerais bien faire les genres de trucs que tu fais, genre partir à l'aventure sur des projets. J'étais là genre, waouh, c'est incroyable. Du coup on a discuté, il me posait des questions, comment tu fais ça ? Comment ça fonctionne ? Ok, c'est quoi les trucs difficiles et tout. Mais après, moi, je ne peux pas, tu vois, ce n'est pas moi qui vais dire aux gens quoi faire, comment faire. J'essaie juste de montrer comment ça marche et qu'en tout cas, ça ne peut qu'être une bonne idée si tu as envie de t'investir, surtout à cet âge-là. Il y a des gens, je trouve ça incroyable, quand tu as 15, 20 ans et tu dis ça. Moi, à cet âge-là, je n'avais aucune implication écologique. Ce n'est pas quelque chose qui me passait forcément par la tête. Donc là, de voir des gens qui ont ce stage-là, qui sont intéressés, je trouve ça déjà incroyable. Et pour moi, ils ont déjà de l'avance, tu vois. Donc, je dis juste, voilà, c'est génial. Écoute-toi. Enfin, tu vois, genre, si tu as envie de faire ça, mais vas-y, fonce, tu vois. Écoute pas un peu le doute des autres et tout ça. Un petit peu comme j'ai dit pour se lancer sur l'Hexatrek. Là, c'est pareil. Si tu me parles de ça et que tu me demandes, je te dis juste, vas-y. Et tu as bien raison de t'écouter sur un sujet comme ça. C'est toujours une bonne idée, je pense.
- Speaker #0
Trop bien. Est-ce que tu aurais peut-être une recommandation à faire, que ce soit pour les plus jeunes ou pour des gens plus âgés ? Je pense à un livre, un film. Tu as déjà mentionné Into the Wild, mais peut-être autre chose ?
- Speaker #1
Est-ce que j'aurais une référence ? Je ne sais pas. Je pense beaucoup de livres et beaucoup de films. Et des podcasts aussi. C'est très cool, les podcasts. Ça permet vraiment d'avoir des invités très inspirants et des choses très inspirantes. Voilà, faut pas hésiter d'avoir un peu une somme de tout, et de bouquiner, et de voir ce qui nous intéresse. Moi, quand j'ai commencé, je m'étais intéressé à plein de trucs, et en fait il y a des trucs qui ne m'ont pas intéressé dans la sphère écologique et tout ça. Et en fait, je me suis dit, c'est pas mon sujet, j'ai pas envie de me mettre dedans. Les glaciers, à l'inverse, ça n'était pas dit que ça m'intéresse. Et pouf, je suis allé à fond dedans parce que ça m'intéressait. Donc, il faut s'écouter en écoutant les autres. Mais voilà, globalement, ça va faire une phrase un peu bateau. Mais vraiment, c'est vraiment ce truc d'écouter un petit peu au fond de soi, tu vois, la petite voix. Et il ne faut vraiment jamais négliger ce petit truc. Ça veut dire que s'il y a quelque chose qui te dit et qui te parle, et si t'es arrivé à pas la... comment dire, à ne pas l'enfermer et à ne pas plus l'écouter si elle parle encore un petit peu. Mais c'est clair que c'est ton cœur qui te parle. Et il y a vraiment, ça ne peut jamais être une mauvaise idée d'écouter ce qu'on a vraiment au fond de soi et ce qu'on a toujours eu envie de faire, tu vois. Et quand tu te lances, c'est vraiment un long chemin qui commence, mais c'est que du bonheur.
- Speaker #0
Donc pour résumer, c'est être capable d'écouter son intuition et rester curieux, curieuse de tout, quoi.
- Speaker #1
Exactement, c'est ça, c'est bien résumé.
- Speaker #0
Super. Merci Florian pour cet échange, c'était vraiment passionnant. Je trouve qu'on repart avec une bonne dose d'inspiration, on a envie de faire plein de trucs, aussi bien de partir en rando que de s'intéresser à ce qui se passe sur les glaciers, donc c'était super. Du coup, si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager, à nous laisser un commentaire. Vous pouvez retrouver Florian Fiquet sur les réseaux sociaux. Et pour ne rien manquer de Pave & Cast, vous pouvez nous suivre sur Instagram, Facebook et LinkedIn. Vous pouvez aussi nous retrouver sur pavunroad.fr pour découvrir nos produits made in France ainsi que d'autres contenus. Notre prochain épisode sort dans deux semaines. A bientôt !
- Speaker #2
A bientôt !
- Speaker #1
Au revoir !