- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans mon podcast. Je m'appelle Eugénie, je suis une poleuse amatrice, et j'ai décidé de vous ouvrir mon univers. Ce podcast est un espace d'échange où se croisent des sujets de société qui me touchent, mêlés à la sphère de la pole dance. Mon objectif ? Casser les préjugés, ouvrir le dialogue, discuter avec des personnes extraordinaires, et démontrer comment cette discipline, source de fantasmes, va bien au-delà d'une danse sensuelle autour d'une barre ou de figures spectaculaires. Je n'en dirai pas plus dans cette introduction, alors que vous soyez passionné de Paul ou juste curieux, ce podcast est fait pour vous. Quand je vous dis que j'ai que des stars sur mon podcast, ce n'est pas une plaisanterie. Je m'explique. J'ai eu la chance d'assister... au championnat interrégional anti-Guyan de pole dance. C'était en Guadeloupe, c'était le week-end du 30 mars 2026. Et à cette occasion, j'ai demandé à deux championnes internationales de pole dance. Elles s'appellent, pour ceux qui ne les connaissent pas ou pour ceux qui les connaissent, Bénédicte Rinaldi et Natacha Wong. Tout en sachant que Natacha nous vient tout droit des Etats-Unis et elle a accepté de faire l'interview en français. Donc je me sens super reconnaissante. Je les ai interrogées en duo et c'était super intéressant parce qu'au début, je voulais faire un thème sur la patience parce qu'on était dans le cadre des championnats et je sais à quel point c'est fastidieux de se préparer pour... pour un championnat. Et au final, à force de discuter, à force d'entendre ce qu'elles avaient à me dire, je suis partie sur totalement autre chose, à savoir une thématique sur la sororité, avec comme question fil rouge, totalement improvisée, en quoi la sororité nous fait-elle progresser. Donc je vous laisse écouter la suite, et pour vous donner un peu de suspense, tellement la conversation a été longue. J'ai divisé cet épisode en deux parties, donc je vous souhaite une merveilleuse écoute.
- Speaker #1
Je suis Bénédicte Rinaldi et j'ai commencé la pole dance en 2012. Et assez rapidement, je me suis retrouvée à enseigner et à faire des compétitions. Je dis je me suis retrouvée parce qu'en fait, c'est des propositions qu'on m'a faites. Ce n'était pas forcément mon projet de départ. Mais dans les studios où je m'entraînais, on m'a proposé de commencer par remplacer quelques cours. Ou alors que je pensais proposer de participer à la compétition en tant que pole cleaner, on s'est un peu mal compris avec l'organisatrice qui était Marianne Abaume et qui m'a dit « Non, tu pourrais faire la compétition sur scène » . Et c'est comme ça que je me suis retrouvée à envoyer ma première vidéo pour essayer d'être sélectionnée, ce qui s'appelait la compétition française avant.
- Speaker #0
Ok, et qu'est-ce qui t'a attirée dans la pole dance ?
- Speaker #1
J'étais gymnaste. Enfant, tout s'explique. J'étais gymnaste de 7 ans à 18 ans. Je me suis arrêtée quand je suis partie faire mes études. Et ça, c'est un peu le drame d'une vie de gymnaste. Pour une gymnaste, c'est la petite mort d'arrêter. En plus, quelques-unes ont la chance de continuer, mais la plupart arrêtent relativement tôt. Et pendant plus de dix ans, je n'ai rien fait. Déjà, j'ai été reprise par mes études à un moment donné. Puis j'ai tâtonné, j'ai essayé un peu d'escalade, un peu de fitness. Puis j'aimais bien, mais il manquait une dimension peut-être créative ou fun à ces sports. Pour moi, parce qu'il y en a qui les trouvent très bien dans ces sports-là. Et j'avais aussi envie d'un environnement féminin, parce que mon équipe de gym me manquait, ça me manquait d'avoir ses sœurs autour de moi. Donc le côté cocon et féminin des studios de pôle m'a séduite tout de suite.
- Speaker #0
Ok, oui, je comprends. Je pense que j'ai eu la même raison. d'être dans la pole dance, d'être en sororité. Et toi, Natacha, est-ce que tu peux te présenter depuis quand tu fais la pole dance, qu'est-ce qui t'a attirée là-dedans, etc. ?
- Speaker #2
Je m'appelle Natacha Wang, j'habite aux États-Unis et j'ai commencé la pole dance dans 2000... 4 ou 5, je ne m'en souviens plus. Et c'était dans un studio, l'un des premiers studios aux Etats-Unis. Et voilà, je n'ai pas une histoire du sport ou du gymnaste ou de la danse. Donc, quand j'ai commencé, j'avais 39 ans, presque 30 ans. Et j'ai commencé parce que je ne faisais pas du sport. Je n'avais pas une vie très santé. Je faisais beaucoup de la fête, enfin, toutes les choses qui sont environ de la fête. Et donc, ouais. Et après quelques années, j'ai commencé à faire des compétitions aux États-Unis. J'ai gagné le champion des États-Unis. Mais bon, en ce moment-là, 2011, le niveau n'est pas comme aujourd'hui. Donc, on a beaucoup progressé. En question des niveaux. Et puis après, j'ai commencé à faire des compétitions internationales. Et j'ai gagné quelques-uns.
- Speaker #0
Voilà. Mais à la base,
- Speaker #2
pourquoi la pole dance ? C'est parce que je ne faisais pas du sport du tout. Et j'ai travaillé dans un bureau. Pendant dix ans, j'étais une publiciste. Et donc, j'étais à l'ordinateur pendant dix heures chaque jour. C'est pour la santé.
- Speaker #0
Oui, mais ça aurait pu être le tennis ou le basketball. Non,
- Speaker #2
mais c'est seulement parce que j'ai une copine qui m'a invitée. Et c'était un mouvement que je n'ai pas détesté parce que j'ai déjà essayé belly dance et yoga et du gym. Et j'ai détesté tout. Et aussi, avant de la pole, j'ai écrit beaucoup. Donc, avant de la pole, ma passion, c'était la poésie. Et donc, je faisais des retraits de poésie. J'avais, dans un groupe de poésie, je faisais des live readings. Et j'ai trouvé la pole, ça remplace un peu la poésie parce que, enfin, les mouvements... Il y a une qualité d'art et de la poème.
- Speaker #0
OK. Et une petite question pour vous deux. Comment vous vous êtes rencontrées ? Qui c'est qui veut répondre ?
- Speaker #1
Je suis venue à tes cours. Je pense que c'est ça.
- Speaker #2
C'était à Spin With Me. Non, pas à Spin With Me. C'est la première fois. C'était chez Doris. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Chez Spin With Me. Moi, je faisais tous les workshops. possible parce que beaucoup se reconnaîtront, mais quand on commence la pole, on fait un cours par semaine, deux cours par semaine à le stage de telle personne. Alors à ce moment-là, il y avait aussi vraiment des pole stars. C'était quelques personnes qui étaient très connues, très réputées et qu'on vénérait comme des goddesses. Et j'ai pris le cours de Natacha plusieurs fois après un pole camp. Et elle ne s'est jamais débarrassée de moi.
- Speaker #2
On est attachés.
- Speaker #0
Et comment est-ce que vous vous souvenez de vos débuts ? Comment vous étiez au tout début de la pole ? Est-ce que vous avez déjà eu envie d'abandonner ? Est-ce que tout était logique ? Parce que toi, tu viens de la gym, donc déjà, ça devait être un petit peu plus simple. Mais toi, par exemple, Natacha, comment la pole au tout début, comment ça se passe ? En fait, j'ai détesté.
- Speaker #2
Je dis que ce n'est pas un sport que je n'ai pas détesté, mais le premier cours, j'ai détesté vraiment. Parce que c'était dans une école et ils n'enseignaient pas le pole. C'est le mouvement sensuel. Et donc, le cours intro, il y avait le prof, le coach, qui disait des choses, mais complètement ringardes. Il disait, touche ton delta de Vénus et touche tes seins. Des choses comme ça, je trouve, c'est ridicule.
- Speaker #1
C'était un homme ? Non, non, non, c'était une femme.
- Speaker #2
C'était une école qui était seulement pour les femmes. Les mecs ne sont pas permis d'entrer dans les salles.
- Speaker #0
Ça a changé depuis ou pas ?
- Speaker #2
Non, pas trop. Bon, c'est un studio, je ne sais pas si vous connaissez, il y avait un documentaire. Sur Netflix. Oui, c'est cette école. Donc, il y a des issues assez problématiques avec cette école.
- Speaker #0
Tu es dans le documentaire ou pas ? Non, non.
- Speaker #2
En fait, je crois, parce qu'on a fait une performance avec Janine Butterfly et Oona à Pôle Expo. Et cette performance, c'était pour le documentaire, mais je ne sais pas si peut-être il y a un petit moment sur scène où on peut me voir, mais un petit peu moment.
- Speaker #0
OK, d'accord, ça marche. Et donc, qu'est-ce qui a fait que... Qu'est-ce qui a fait qu'à force, tu as moins détesté, tu as changé de prof ?
- Speaker #2
C'est souvent parce que c'est comme vous avez parlé, comme Bénédicte a parlé, on a trouvé la camaraderie, ça se dit en français. On a trouvé des sœurs. Et quand tu es plus âgé, quand tu as des doutes, c'est plus difficile de trouver des amis. Tu sais, quand t'as 30 ans, tes amis commencent à faire des enfants, à se marier, donc c'est plus difficile à trouver des vrais amis. Et donc, je trouvais la pole, ça donne l'opportunité.
- Speaker #0
Et toi, Bénédicte ?
- Speaker #1
Moi, quand j'ai commencé les premiers cours, j'étais ravie de retrouver le plaisir du mouvement. C'est-à-dire que moi, je fais partie de ces élèves qui, le premier jour... ont eu leur V que deux mois après j'avais moins de spring. Par contre, des mouvements qui étaient beaucoup plus entre guillemets basiques dans la pole, c'est-à-dire des étapes nécessaires pour réussir l'ensemble du vocabulaire des mouvements de pole, j'ai mis beaucoup plus de temps à les maîtriser, mais le pire c'était pas ça, c'était la partie danse. Donc en fait, moi j'ai passé les niveaux très rapidement et après j'ai passé des années. à combler ce qu'il me manquait pour être à la hauteur du niveau de mes figures. Il me manquait les fondations et surtout la qualité de mouvement pour la danse. C'est-à-dire que dès que je lâchais la pole, je me sentais toute nue. Je me disais, vite, j'ai lâché une pole, il faut que j'en touche une autre avant que le sol me brûle les pieds. C'est un petit peu différent, oui.
- Speaker #0
Oui, donc en fait, tout ce qui est... qui est un peu gymnique, tu t'en sortais très bien, et c'était vraiment la fluidité, c'est ça, qui te manquait ?
- Speaker #1
C'était l'expression scénique, la partie vraiment dense. Je suis ensuite partie, quand j'ai voulu me lancer dans les compétitions, la vidéo de ma première compétition, elle me brûle les yeux. C'est-à-dire que tout est parfait, il n'y a pas de soucis, il n'y a zéro point à enlever, il y a toutes les figures que tu veux. Mais c'est les quatre minutes les plus longues de ma vie à regarder. Parce qu'il n'y a pas la touche créative, il n'y a pas la touche artistique. Et puis, c'est une façon de bouger qui est très gymnique. Bon, on ne va pas pleurer, c'est déjà pas mal. Mais quand même, ce n'est pas ce qui va créer de l'émotion dans un jury ou dans un public. Donc, c'était après de pouvoir donner cette qualité de mouvement et de transmettre quelque chose à travers la danse. Et pas juste moi prendre le fun de faire des acrobaties.
- Speaker #0
Ok, donc vous n'étiez pas du tout sur la même histoire de la pole. Et Natacha, tu étais à l'aise avec ton corps ?
- Speaker #2
J'étais toujours assez mince. Donc, je n'avais pas cette idée de commencer de la pole pour perdre de la poids. Mais je ne suis pas physique. Donc, mais bon, ça va. Je n'avais pas des... Je n'avais pas d'insécurité.
- Speaker #0
Est-ce que c'est l'environnement féminin qui a fait que tu as continué ?
- Speaker #2
Je pense que... parce que moi... mes parents sont de Taïwan. Donc mon père est né en Chine, ma mère est née à Taïwan. Et dans les familles asiatiques, il y a cette idée de rester assez modeste. Et donc... Quand j'étais jeune, je faisais des... est-ce qu'on dit rébellions ? Donc j'ai réveillé, réveillé, beaucoup. Mais je pense qu'il y a toujours cette partie de mon cerveau qui dit qu'il faut que tu sois propre et upstanding. Je ne sais pas comment dire en français. À la hauteur ? Oui, à la hauteur, voilà. Et le Paul m'a laissé, surtout à cette studio, m'a laissé lâcher un peu de cette... contrôle parce que à ce studio on a fait le structure d'un cours c'était deux heures et une fois par semaine deux heures et on fait 45 minutes de l'échauffement mais l'échauffement comme on est au sol touché les seins et puis on fait presque 15 20 minutes d'une figure mais c'est un ou deux C'est des spins et c'est une inversion, mais une inversion avec les mauvaises techniques, mais vraiment la technique horrible. Et puis, on fait une heure de l'apnée. et Freedance. Et on va dans un cercle et chaque fois, on est dans un bar, c'est une chanson, et donc on fait, dans un studio, il y a cinq bars, donc on fait cinq Freedance. Et la dernière, on fait un lap dance avec une étudiante. Il y avait les lap dances, mais vraiment les lap dances qui, on a enlevé les vêtements et tout ça, mais c'était vraiment comme striptease cosplay. On avait même les fêtes dans les strip clubs. Et maintenant, quand je pense à cette période, je dis, vraiment, ce sont des femmes plutôt blanches, plutôt riches, parce que les cours coûtent beaucoup, qui veulent, pendant deux heures chaque semaine, essayer d'être quelqu'un d'autre. Et moi, maintenant, je trouve ça problématique. Mais en ce moment-là, on n'a pas pensé à des choses comme ça. C'était 2006, 2005, on a évalué.
- Speaker #0
Tu penses quoi, Bénédicte, de ces débuts à Natacha ? Parce que par rapport à toi, tes débuts, ce n'est pas du tout par écho en France au final. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #1
Ce n'est pas le même pays, ce n'est pas non plus la même époque. En toute bienveillance, on appelle les filles comme Natacha des polosaures. C'est la première génération des pôleuses qui ont créé la pôle et le mouvement comme il est aujourd'hui. On fait cette étape de transformation de ce qu'on voit maintenant dans les pôles studios avec la liste des figures. Le côté un peu plus sain, le côté un peu plus acrobatique. C'est toutes ces filles-là, Jenny Butterfly, Jamila Deville, qui ont participé à ça. Et moi, je suis arrivée, on enseignait déjà leur style. Et mes premiers cours, je les ai faits en talons. Mais du coup, c'était beaucoup plus mignon. C'est-à-dire qu'on faisait des petits moves, on faisait des petits airflicks, on faisait des petites waves. Je n'avais même pas des vrais talons de... Paul, moi j'allais acheter des talons parce que j'en avais même pas chez moi j'allais acheter les premiers talons que j'ai trouvé dans une boutique à Paris, juste pour essayer, puis après quand on commençait à monter un petit peu les niveaux ça c'était les cours débutants, on apprenait les premiers steps, les premiers spins les premiers hooks, et ensuite on enlevait les talons pour faire les figures parce que quand il y avait des pieds partout on commençait à risquer de s'embrocher Ensuite, on pouvait faire soit les cours en talons plus chorégraphique. Aujourd'hui, on appellera souvent exotique dans les studios. Soit il y avait des cours de choré contemporain qui étaient pieds nus, ou alors les cours techniques de niveau où on apprenait les figures. C'est une fois qu'on passait le niveau de débutant qu'on enlevait les talons. Quand moi, j'ai commencé. Mais maintenant, aujourd'hui, on commence... On commence pieds nus et puis c'est des cours spécifiques qui sont en talons. Donc aujourd'hui, c'est encore une autre génération quand on commence la pôle.
- Speaker #0
Et il y avait des hommes, toi, dans ton studio ?
- Speaker #1
Il y en a toujours eu quelques-uns. Et ça grandit petit à petit. Moi, dans mes cours débutants, on est 18. Ils sont 3 ou 4. Donc ça commence à être... Ils ne sont plus tout seuls.
- Speaker #0
et Est-ce que ça te choquait à l'époque ou maintenant ? Quand t'as commencé, quand t'es moins à l'aise, t'avais déjà du niveau, mais est-ce que la présence des hommes,
- Speaker #1
est-ce que tu t'en souciais ? Non, moi ça n'a jamais été, si on pense à l'ordre général, ça ne m'a jamais souciée ou perturbée. Bien sûr que si on peut toujours tomber sur quelques individus, mais du coup, je n'en ferai pas une généralité. Et en fait... Peut-être que ça vient aussi de mon tempérament, parce que moi, j'ai toujours aussi aimé les loisirs masculins. Si tu m'emmènes à un match de foot, de rugby ou de basket, qui sont plutôt à dominance masculine, bon, moi, je vais beaucoup me plaire. Donc, non, je ne me suis jamais trop posé la question. Et puis, en fait, j'ai toujours trouvé que dans les studios de Paul, tu laissais un petit peu tout ce qui te caractérise à l'entrée. Si t'es riche, si t'es pauvre, si t'es un homme, si t'es une femme, si t'es plutôt rendouillette ou si t'es plutôt maigrichonne, qu'il y avait toujours de la place pour tout le monde. Et même, j'ai trouvé que la meilleure image de ça, c'était que quand on regardait les compétitions et qu'on regardait les championnes, nos idoles, il n'y en a aucune qui avait le même format. Il y avait des petits oiseaux, il y en avait qui étaient plus stock. Et pourtant, elles avaient la même réussite. C'est vrai que pour moi, ça a toujours été un peu... Le corps, c'est un outil pour arriver à ses fins. Donc s'il faut prendre du muscle, je prends du muscle. Si pour une raison ou pour une autre, il faut faire attention et un peu mincir, bon ben, on peut essayer. Je n'ai pas dit que j'allais y arriver, moi, avec la vie que je mène. Mais ça ne m'a jamais interpellée. Même quand j'étais un peu plus... Il y a des passages où je suis un peu plus rondouillette, ça ne m'a jamais perturbée dans les studios. Et donc, vous avez dû regarder les hommes. On est tous égaux devant la gravité. Non, ça ne m'a jamais perturbée.
- Speaker #0
Et toi, tu n'as jamais eu, Natacha, à être avec un homme en studio ?
- Speaker #2
Quand j'ai commencé, c'était un studio où les hommes sont interdits. Mais quand j'ai changé les studios, non, je n'avais pas de problème. Parce que la plupart des hommes qui viennent au studio, soit il veut... se connecter avec son parti féminin et où soit enfin ils ont là pour regarder les femmes la plupart des hommes je ne sais pas comment dire subtilement mais bon je n'avais pas un problème mais je m'en souviens il y avait j'ai parlé avec quelques studios pendant les 1210 il y avait quelques-uns qui disent un j'aime pas que les hommes Entre dans ce mode féminin parce que finalement on a créé un environnement qui était pour nous seuls. Et comme la vie, il faut habiter avec des hommes, on habite dans un monde patriarcal. Et on peut créer cette utopia qui est pour les femmes. Et il y avait un moment où j'ai pensé comme ça aussi. Parce qu'on était dans une salle, on connecte avec ce côté féminin et parfois il y a des émotions qui sortent, qui sont cachées. Soit on avait une histoire d'abus sexuels ou des issues, enfin, you know, what I'm talking about. les problèmes. Et quand il y a un homme qui entre dans cet environnement, ça change, ça change de vibe. Et on ne peut pas relâcher de la même façon.
- Speaker #1
Oui, je comprends.
- Speaker #0
On va s'arrêter là pour aujourd'hui. Comme vous avez vu, on a ouvert ensemble une discussion qui clairement mérite qu'on prenne le temps de la laisser résonner. Pour faire un petit résumé, dans cette première partie, on a parlé de la place des hommes dans les studios, de ce que ça peut venir bousculer, transformer ou même parfois déranger. Je préfère préciser qu'il ne s'agit pas des hommes en tant que tels, mais plutôt des hommes en tant que groupe social. Donc vu que ces stars ont beaucoup de choses à dire, Dans le prochain épisode, on va complètement changer de décor. Et là, on va entrer dans un autre espace tout aussi intense, celui de la compétition. J'ai hâte de vous faire écouter la suite. Et je vous dis à très bientôt dans Philosophie sur ma barre.