- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans mon podcast. Je m'appelle Eugénie, je suis une poleuse amatrice, et j'ai décidé de vous ouvrir mon univers. Ce podcast est un espace d'échange où se croisent des sujets de société qui me touchent, mêlés à la sphère de la pole dance. Mon objectif ? Casser les préjugés, ouvrir le dialogue, discuter avec des personnes extraordinaires, et démontrer que... comment cette discipline,
- Speaker #1
source de fantasmes, va bien au-delà d'une danse sensuelle autour d'une barre ou de figures spectaculaires. Je n'en dirai pas plus dans cette introduction. Alors que vous soyez passionné de Paul ou juste curieux, ce podcast est fait pour vous.
- Speaker #0
Dans le dernier épisode, on m'interrogeait sur la vision de la conscience de soi. Nous avions choisi d'aborder le sujet autour d'un shooting vidéo réalisé en bilan. Après cette discussion, Je me suis demandé si, finalement, la conscience de soi ne naîtrait pas aussi du regard de l'autre. C'était évident et nous n'avons pas abordé ce sujet-là. Donc, pour clôturer cette saga, j'ai trouvé qu'il était logique d'inviter au micro notre directrice artistique et caméra woman. Elle s'appelle Joyce, ou Savage pour les initiés. Je l'ai rencontrée à la danse et elle va m'aider à répondre à la question suivante. Quand on capture l'autre, est-ce qu'on révèle sa conscience ou la note ? Bonjour Joyce.
- Speaker #1
Bonjour Eugénie. Comment vas-tu ? Ça va plutôt bien, et toi ? Ça va, merci.
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques phrases ce qui te vient à l'esprit ?
- Speaker #1
Alors, je dirais que, enfin si je devais me présenter à quelqu'un qui ne connaissait pas, je dirais que je suis une artiste. et qui a une moitié de cerveau scientifique parce que je suis ingénieur chimiste de base, mais que j'ai toujours baigné dans l'art, que ce soit la danse, la peinture, l'art visuel, la musique aussi. Et que du coup, le fait de pouvoir créer des vidéos et retranscrire la vision des gens, ça me permet de mettre tout ça dans une seule casserole. Et c'est ce que j'aime faire. C'est vraiment réunir des arts différents et en faire comme quand on fait une recette avec plusieurs ingrédients, on obtient un gâteau. Voilà, c'est pareil pour moi.
- Speaker #0
Waouh, hyper intéressant. En fait, je suis hyper émue et honorée parce que c'est la première fois que j'invite quelqu'un dans le podcast que je ne connais pas vraiment. En fait, j'ai appris des choses de toi pendant le tournage, avant qu'on tourne, par rapport aux questions que je me posais, etc. Mais en soi, c'est autant un mystère pour moi que... Tout ce que tu vas répondre, c'est autant un mystère pour moi que pour les gens qui vont t'écouter. Voilà. Donc, tu sais que mon podcast, c'est un podcast qui parle de philosophie et de pole dance.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Alors, je vais te demander, est-ce que tu es une poleuse ?
- Speaker #1
Alors... J'ai commencé la pole il y a environ 4 ans, 5 ans, on est en 2025, environ 5 ans. Et je l'ai commencé parce que j'ai commencé à travailler dans un club de strip. Et du coup, j'ai appris à poler comme ça et après j'ai pris des cours. Mais sinon, c'était vraiment apprendre avec des filles qui connaissaient déjà, qui avaient des... de très bonnes bases qui étaient magnifiques à la pole. Et après, j'ai voulu m'améliorer que juste faire deux, trois petits tricks sur la barre. Et c'est vraiment quelque chose que je trouve libérateur et en même temps, il faut de la force. Donc du coup, ça me plaît comme discipline.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant ce que tu dis. On en avait déjà parlé que tu avais découvert la pole dans un club de striptease. Tu étais à Londres, c'est ça ?
- Speaker #1
Non, pas à Londres, à Manchester et à Liverpool aussi.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a amenée à travailler dans un club de striptease ?
- Speaker #1
Concrètement, l'argent. Pour l'histoire, j'avais quitté mon compagnon en 2019. Il fallait que je trouve un appart. J'ai trouvé un appart, sauf que c'était au-delà de mes moyens. Mais je me suis dit, il me faut cet appart. Et je m'y sens bien. J'en avais visité d'autres, mais il n'y en avait aucun qui me procurait cette paix. Je me suis dit, il faut que j'ai cet appart. Et du coup, je me suis dit, OK, je le prends. Sauf qu'en fait, j'aimerais qu'avec les revenus de mon travail, ce n'était pas suffisant. Donc, je me suis dit, OK. Je me dis, non, c'était vraiment... Ça faisait peur au début d'être pour quelqu'un qui est introverti dans un espace d'étranger comme ça et devoir être confronté à parler à des gens, donc à sortir de soi. Mais vraiment, ça a été la meilleure décision que j'ai prise pour pouvoir me permettre de me... de me développer en tant qu'introvertie et gagner encore plus en confiance en moi.
- Speaker #0
Et je fais toujours une digression parce que ta vie est hyper intéressante. Quand tu as vu ces strip-teaseuses polées, tu es allée leur demander est-ce que vous pouvez m'apprendre ?
- Speaker #1
Alors, comment ça s'est passé ? En fait, c'est vraiment quand il y avait des temps morts dans le club, parce qu'il y a toujours des temps où il n'y a pas de clients. En fait, malgré le fait que ça soit un endroit plus ou moins compétitif, puisque chaque personne a envie d'avoir le plus d'argent possible, il y a quand même une certaine forme de sororité où on va être ensemble et celles qui sauront le plus vont apprendre aux autres. Et pareil, donc pas que pour la pole, mais aussi pour comment se comporter avec les clients, etc. Et quand tu débutes, en fait, finalement, t'es pas... t'es pas seule et du coup pendant ces temps morts justement on a appris ou on a testé des trucs qu'on a vu tout ça et franchement c'était tellement fun ouais c'est vraiment des moments que je garde,
- Speaker #0
que je chéris il y avait que des femmes qui faisaient de l'Apple ou il y avait des hommes ? oui que des femmes dans le club est-ce que ça ressemble aux séries Netflix qu'on peut voir ? Valley.
- Speaker #1
Ah oui, alors, dans les vestiaires, oui. Dans les vestiaires, oui. Après, Valley, c'est aux Etats-Unis. Et moi, je n'ai pas travaillé aux Etats-Unis. Donc, je ne saurais pas te dire. Mais je sais que par rapport aux expériences qui m'ont été retournées d'autres personnes qui ont travaillé, c'est vraiment très chaud. Dans le sens show business. Donc, vraiment des filles qui sont très performantes en pole. Il y a un club où j'ai travaillé qui s'appelle Rude, où il y avait cet esprit un peu américanisé, ou d'avoir un peu des spectacles en fait, de pole. Et que vraiment la pole était sur une plateforme, donc du coup les gens devaient lever la tête pour te regarder. Et je trouvais que c'était très beau, parce que du coup tu pouvais pas te rater. C'était vraiment se produire en spectacle, vraiment. Et j'aimais beaucoup cet aspect-là, je trouvais ça très très intéressant. Par contre, dans les vestiaires, il peut y avoir des conflits ou des gens qui ne s'entendent pas. Mais il y a aussi beaucoup de rire. Il peut y avoir des larmes aussi, pareil, comme dans la série. En fait, tu vis avec des gens. Parce qu'au final, tu passes des fois de 7h du soir à 6h, 7h du matin. Donc peut-être 10-12h par jour avec des personnes. Et finalement, c'est là que tu apprends à les connaître, tu apprends leur vie, tu te lis d'amitié avec les gens. Il y a des filles avec qui je suis toujours amie maintenant, et des personnes qui sont devenues des meilleurs amis, vraiment très proches, qui m'ont accompagnée dans des étapes de vie, etc., que j'ai rencontrées justement dans ces clubs. Moi, je trouve que c'est un endroit fabuleux. Après, tout le monde n'est pas d'accord, mais je trouve que c'est un endroit... C'est extraordinaire pour moi, évoluer en tant que femme et sortir de sa zone de confort.
- Speaker #0
Tu as déjà fait des shows en pole ?
- Speaker #1
Alors oui, mais ce n'était pas extraordinaire, parce que je ne suis pas non plus à un niveau comme toi. J'ai des bases, et après si tu veux, quand tu vas faire des shows, tu peux inclure des parties de floorwork, des choses comme ça. Et comme le... Il y a, selon les aptitudes de chaque personne, il y a des gens qui vont être plus calés que d'autres, donc ils vont être plus sur la pole, faire des choses qui sont plus extraordinaires, et d'autres qui vont être plus dans la sensualité et dans la douceur. Donc du coup, tu as soit le côté un peu technique, ou alors un côté plus pole exotique, où tu vas mêler des éléments de floorwork, tout ça, tout en... interagissant avec le public. Ce qui est important, c'est vraiment de garder ce contact visuel, cet échange. avec son public, avec la personne qui va te regarder performer.
- Speaker #0
Ok. Lorsqu'on discutait en amont du shooting, je te disais que je ne savais pas être sexy à la caméra et que moi, ce qui me plaisait vraiment dans la pole, c'était performer en figure de force. Est-ce que tu te souviens de ce que tu m'as répondu ?
- Speaker #1
Oui. Je me souviens que je t'ai dit que... être sexy, c'était variable et que il n'y avait pas qu'une seule façon d'être sexy et que il y a de multiples expressions de ce qu'on appelait sexitude, je ne sais pas, il n'y a pas de mot en français. Sexiness. Oui, la sensualité, effectivement. Il y a plusieurs manières d'être sensuelle et qu'il n'y a pas une seule recette et que c'est pas forcément la meilleure chose que de voir quelqu'un et de se dire ah ben c'est ça être sensuel. absolument, non, c'est une façon d'être sensuelle mais chaque personne tout comme chaque artiste a son moyen de s'exprimer même s'il y a plusieurs peintres, tout le monde ne va pas peindre de la même manière, tout le monde ne va pas danser de la même manière, pourtant il existe des milliers de danseurs, de chanteurs et bien la pole c'est pareil, la sensualité c'est pareil c'est une forme d'expression qui est propre à chacun, chacune et qui s'exprime vraiment de manière différente en plus c'est fou parce que
- Speaker #0
Je suis assez contradictoire sur ce point parce que quand je vois, par exemple, j'aime bien regarder des vidéos sur Instagram de street workout, mais version femme qui font de la pole, mais urbaine. Et à chaque fois, je trouve ça tellement beau, les muscles saillants quand elles font une figure de type Aisha ou Iron X sur un panneau stop. et bizarrement quand... Quand c'est moi, je trouve ça moins sexy. Juste fort.
- Speaker #1
En fait, il y a aussi quelque chose d'avoir le syndrome de l'imposteur. On a souvent l'impression que les gens font mieux que nous. Et jusqu'à ce qu'on prenne du recul pour vraiment admirer ce qu'on fait et vraiment avoir un autre œil sur nous-mêmes. Parfois, on ne va pas vraiment ressentir ce que les autres ressentent quand ils nous voient. Et je pense que c'est important de sortir de son corps, même si c'est compliqué à conceptualiser, mais c'est important de sortir de son corps pour apprécier ce que l'on fait et pour arrêter d'être dans l'auto-jugement, dans l'auto-censure, dans l'auto-limitation et ne pas se voir comme on... voudraient se voir ou comme les autres nous et du coup ça rejoint donc ce qu'on disait avant que la sensualité c'est aussi la force et le corps est quelque chose de magnifique de de voir comment tout fonctionne ensemble pour que on puisse arriver à une figure c'est extraordinaire c'est pas donné à tout le monde de faire ça et c'est vraiment une forme de sensualité que d'utiliser son corps à des fins créatifs en tout cas moi je trouve
- Speaker #0
Je profite de ce que tu dis pour passer vraiment à ton rôle de directrice artistique et caméra woman. Et je voulais te demander, est-ce que quand tu cadres un corps, est-ce que tu cherches à le comprendre ?
- Speaker #1
Je pense que oui, parce qu'en tant qu'individu, moi-même, avec juste mes yeux, j'essaie toujours de comprendre les gens, leur corps, ce qu'il fait. que leur visage est d'une telle façon. Je vais souvent décrire le corps, le visage, les membres de quelqu'un avec des mots dans ma tête. Et ça me permet de comprendre et de me rappeler de la personne. C'est déjà ça. Et du coup, je pense que je fais la même chose avec ma caméra où j'essaie de comprendre comment la personne bouge pour pouvoir la mettre en valeur et mettre en valeur son expression, son art, son mouvement. et aussi pouvoir traduire son art, son expression, son mouvement, d'une façon qui soit compréhensible par les gens, le public qui verra ce contenu, ces vidéos. Je pense que c'est très important d'avoir à la fois un œil analytique, mais aussi un œil artistique quand on est derrière la caméra.
- Speaker #0
Est-ce que je peux te demander quels mots tu as mis sur nos corps avec Quentin ?
- Speaker #1
Bonne question. J'ai pensé plusieurs choses. Je me suis dit tout d'abord dans l'expression de la timidité. puis après du relâchement. Parce qu'en fait, j'ai vu que ce n'était pas forcément un exercice facile pour vous d'être en confiance devant la caméra, malgré le fait que vous gérez toutes les figures. Parce que c'est vraiment quelque chose de différent de pouvoir être à l'aise quand on sait que ça sera filmé, ça sera enregistré, et que ça... Genre, pas comme si ce n'était pas effaçable, mais en gros, on se rend vulnérable devant autrui. Et que ça soit moi ou un public X sur Instagram, on se rend vulnérable. Et du coup, en fait, il y a automatiquement des fois cette barrière qui se crée. Et du coup, on peut être dans la timidité. Et du coup, après, j'ai vu, une fois qu'on a répété quelques fois, j'ai vu du relâchement. C'était très beau à voir parce que du coup, à travers les vidéos, j'ai vu vraiment une évolution en fait. Donc je dirais que c'est trois mots. timidité, relâchement, évolution.
- Speaker #0
Après, franchement, tu as vraiment su créer une ambiance safe. Je ne l'aurais pas fait devant n'importe qui. Franchement, même le grand écart où je fais une petite taf, etc., jamais je ne l'aurais fait si je ne me sentais pas en sécurité. Et pourtant, j'étais tout à fait consciente que ça allait apparaître sur les réseaux. Franchement, merci pour ça. Et je me demandais comment ton processus de création, parce qu'en fait, au final, on a eu un thème, Quarantine a choisi la musique, mais derrière, c'est toi qui as choisi les rushs, c'est toi qui nous as aidés à nous positionner, c'est toi, on avait un scénario, grosso modo. Et c'est toi qui finalement a fait l'histoire. Je voulais savoir comment ton processus de création révèle quelque chose de toi.
- Speaker #1
Je pense, alors je dirais que mon processus de création révèle que je suis sur cette terre pour mettre en valeur les gens. Je le vois par les actions que je fais tous les jours et que j'aime voir les gens réussir, j'aime les voir se... S'épanouir, c'est vraiment un truc que je trouve extraordinaire. Et du coup, de vous voir vous épanouir et fleurir pendant la vidéo, c'est ça qui m'a permis le choix des rushs. Et aussi de voir là où vous étiez plus à l'aise, de voir là où vous êtes sorti de votre zone de confort. Parce que c'est très important de... Enfin, c'était déjà un challenge de faire la vidéo, mais c'est aussi un challenge de se dire que je vais faire cette vidéo, je vais y rester, je vais me battre avec mes démons qui me disent que je ne peux pas faire une telle chose. On va souvent se battre avec ces démons, justement pour empêcher qu'ils gagnent et qu'ils nous... toujours avec le syndrome de l'imposteur qui nous empêche de vivre l'expérience pleinement. Et du coup, avec ça en tête, plus le fait de voir la beauté dans vos gestes, ça me permet justement d'élaborer la vidéo et d'avoir un processus créatif où je vais prendre plusieurs choses en compte, toutes ces choses-là. Parce que mon but, c'est vraiment que vous aimiez... ce que vous avez fait, que vous aimiez regarder ce que vous avez fait, que vous aimiez le partager, que vous en soyez fière et que vous vous dites « Je peux faire ça ! » et que ça, c'était du pipi de chat et qu'il n'y a rien qui m'est impossible. C'est vraiment ce sentiment que j'ai envie de cultiver dans les personnes avec qui je travaille. Parce que c'est important pour moi et c'est que même moi, en tant que personne, en tant que femme, ça m'arrive d'avoir. du mal, mais j'essaye d'avoir cet autodiscours, mais c'est pas facile. Et je sais que comme c'est pas facile, je fais en sorte de le faire pour les autres autour de moi.
- Speaker #0
Au final, c'est ça que ça révèle de toi ? Le fait d'exprimer le potentiel des gens, etc. Donc là, qu'est-ce que tu as cherché à montrer de nous ? Parce que t'as mis les mots. sur nos attitudes, mais derrière, dans le processus, tu as cherché à montrer quoi ?
- Speaker #1
J'ai cherché à montrer votre sensualité à votre façon. Parce que quand on avait échangé, tu m'avais fait part d'une inquiétude que tu avais de ne pas forcément conformer au moule ou des choses comme ça. Et justement, là, c'était l'occasion de montrer à quel point la force est sensuelle, mais qu'il n'y a pas que ça. Et que ce n'est pas parce qu'on se voit d'une telle manière que ce sera la vérité tout le temps. et que du coup, une... Une vérité à un instant T ne correspond pas forcément à une continuité ou un état tout entier. Une vérité à un instant T se dit là je suis inconfortable ou là je ne me sens pas sensuelle. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas sensuelle ou je ne suis pas sexy. Et du coup c'est vraiment ça que j'ai voulu mettre à la caméra. Et pour vous montrer, parce que vous ne voyez pas, que vous êtes... sexy et sensuelle. C'est un peu comme si... Je vous montre la preuve par A plus B, au final, par le choix des rushs, etc., que ce que vous pensez, parfois, ça peut être erroné. Donc, soit je ne suis pas assez sexy, je ne peux pas faire telle chose, je ne suis pas sensuelle, je ne sais pas faire, etc. Et en fait, le fait de se dépasser, de se challenger et de se relâcher, de se laisser aller, de lâcher prise, Et de justement l'enregistrer, ça permet d'avoir en mémoire qu'on peut faire toutes ces choses et on est toutes ces choses et qu'on peut l'être quand on a envie.
- Speaker #0
Est-ce que tu t'identifies un petit peu à tout ce que tu es en train de raconter ? Dans le sens où, est-ce que toutes ces vulnérabilités, tout ce que tu ressors de nous, est-ce qu'il y a des points auxquels tu t'identifies ? Tu vois ce que je veux dire ou pas ?
- Speaker #1
Tout à fait, il y a des fois où... Je n'ai pas confiance où je me dis... Moi, personnellement, je vais me comparer. Et puis après, je me dis, mais non, ça ne sert à rien. Tout le monde a des chemins différents. Tout le monde a des aptitudes différentes. Tout le monde a des capacités, du temps différent. Donc, on ne peut pas se comparer. On peut juste être soi-même. Et du coup, j'essaye de faire en sorte de me rappeler ça. Et d'avoir cette grâce avec moi-même. Et je sais que ce n'est pas dans les aptitudes de tout le monde d'avoir cette grâce pour soi, d'avoir un autodiscours positif et constructif. Donc du coup, c'est ce que j'essaye de faire par les vidéos. En tout cas, quand il s'agit d'accompagner des femmes dans tout ce qui est des vidéos assez sensuelles, etc. Et c'est vraiment de vous montrer à quel point vous êtes belles et sensuelles.
- Speaker #0
Je te souhaite vraiment de... continuer sur ce chemin-là. Ça te va très bien et j'espère que tu découvriras de plus en plus de choses sur toi-même à travers les autres.
- Speaker #1
Je pense que avec tous ces éléments-là, on peut conclure la dissertation. Donc,
- Speaker #0
je vais répéter la question. Quand on capture l'autre, est-ce qu'on révèle sa conscience ou la nôtre ? C'est à toi.
- Speaker #1
Du coup, avec tout ce que je viens de dire, effectivement, c'est... C'est un peu des deux. C'est utiliser sa propre conscience, en tout cas en ce qui me concerne, pour pouvoir exposer la conscience des autres. Et donc, du coup, par mon œil, traduire ce que vous, vous voyez. Donc, apporter ma vision à votre projet.
- Speaker #0
Je te remercie. Je remercie Joyce de tout mon cœur d'avoir participé à ce... podcast. En fait, elle a dû partir parce que c'est une boss lady et que voilà, elle n'a pas le temps, quoi. Donc, j'espère que ça vous a plu et je vous dis à très bientôt dans Philosophie sur ma bain.