- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans mon podcast. Je m'appelle Eugénie, je suis une poleuse amatrice, et j'ai décidé de vous ouvrir mon univers. Ce podcast est un espace d'échange où se croisent des sujets de société qui me touchent, mêlés à la sphère de la pole dance. Mon objectif ? Casser les préjugés, ouvrir le dialogue, discuter avec des personnes extraordinaires, et démontrer comment cette discipline, source de fantasmes, va bien au-delà d'une danse sensuelle autour d'une barre ou de figures spectaculaires. Je n'en dirai pas plus dans cette introduction, alors que vous soyez passionné de Paul ou juste curieux, ce podcast est fait pour vous. Est-ce que vous voyez cet instant précis avant un oral d'examen, où nous-mêmes transpirent, où on ressent une boule au ventre, ou un léger tremblement, que sais-je ? Je pense que l'on a tous rencontré ce moment, que ce soit au travail, pendant les études, au sport, dans le milieu artistique. Personnellement, dans un moment comme ça, pour me donner l'impulsion, ou pour essayer de me la donner, je repense à tout ce que j'ai fait pour en arriver là. À ce moment précis, les moments de doute, les moments de self-empowerment, les réussites, les frustrations, surtout les doutes. Je lutte contre mes pensées limitantes. et je m'imagine en train de réussir. Ce travail-là, pour moi, il vient de la persévérance. Pour cet épisode, j'ai décidé d'explorer la question en quoi la persévérance contribue au développement personnel et à l'estime de soi malgré les défis physiques et psychologiques. Pour m'aider à répondre à la question, j'ai invité Joanne, une pôleuse que j'admire beaucoup pour ses performances. Et pourquoi j'ai voulu l'inviter ? Parce que je me suis rendue compte à force de la... côtoyée dans les cours de Paul, qu'elle n'a pas du tout, mais pas du tout, les mêmes pensées limitantes que moi. Son combat, il est ailleurs. Et j'ai été témoin de plusieurs étapes qu'elle a traversées pour en arriver à son niveau. Vous savez quoi ? J'ai envie de vous faire une confidence. Pourquoi je sais que Johanne, elle n'a pas les mêmes pensées limitantes que moi ? Parce qu'à la base, on a conduit, enfin j'ai conduit un premier entretien pour créer l'épisode. Et il se trouve que c'était... pas du tout ce à quoi je m'attendais. En fait, je lui ai posé des questions en fonction de mes propres peurs, mes propres pensées. Ce qui fait que quand elle répondait, elle n'avait pas la réponse à laquelle je m'attendais. Et en fait, j'arrivais pas à enchaîner sur le reste de l'épisode et ça me rendait plus timide, plus hésitante. Et même si cet entretien était... hyper intéressant justement pour qu'on se rende compte de ça, je n'étais pas satisfaite. Alors je lui ai proposé une espèce de thé entre copines dans notre safe place, à savoir le studio. Studio dans lequel elle est depuis qu'elle est enfant. Donc c'est vraiment sa deuxième maison. Donc si vous entendez la vie de l'école derrière, c'est normal, c'est le studio. Et je vous souhaite une excellente écoute dans cet épisode qui n'est pas fait comme les autres. Alors, il faut savoir un truc très important. Joanne, elle a baigné dans la compétition depuis qu'elle est enfant. Elle faisait de l'aérobic et puis elle a commencé la pole dance quand elle était adolescente. Et moi, quand je l'ai connue, je la trouvais directe, je l'ai trouvée hyper forte. Donc, en bonne sororité, à chaque fois que je la voyais faire des figures, je lui disais « Waouh, t'es trop forte ! » Et t'as trop bien fait, t'es trop belle. Et au lieu de me dire merci, d'ailleurs, c'est pas une réponse obligatoire. Elle me disait je sais. Alors direct, je me suis dit OK, elle a archi confiance en elle. C'est pas du tout comme moi. Et en fait, en discutant avec elle de manière plus profonde, je me suis rendu compte que c'est plus compliqué que ça.
- Speaker #1
La part des gens, quand je raconte ce qui passe dans ma tête, ils se disent ah ouais. Genre elle, elle n'a pas confiance en elle. Elle se dit parfois qu'elle est nulle alors qu'elle fait des trucs de fou.
- Speaker #0
Moi, quand même, j'ai toujours eu cette vision de toi. Dans le sens où j'ai toujours compris que tu étais quelqu'un de très dur envers toi-même. Et les gens comme ça qui sont très durs envers eux-mêmes, même s'ils font des trucs bien, ils ne seront jamais satisfaits. Et je savais que tu étais une éternelle insatisfaite de tes performances. que tu aurais toujours envie d'aller plus haut que ouais après je me rendais pas compte de parce que tu as quand même une espèce de compétition au final parce que si tu veux être la meilleure c'est que Moi, je ne suis pas comme ça. Je ne veux pas être forcément la meilleure, mais je veux être bonne. Je veux gérer. Mais la meilleure, je m'en fous. Ce n'est pas un stade que je vais atteindre du tout. Déjà, je veux m'amuser. Mais pour que je m'amuse dans la pole, parce que j'ai un rapport un peu toxique avec la pole dance, pour que je m'amuse dans la pole, il faut que je réussisse.
- Speaker #1
Moi, je suis, comme tu as dit, je suis une éternelle insatisfaite. Il faut que je sois la meilleure. Dans tout, en général, j'ai toujours voulu être la meilleure. À l'école, quand j'étais en primaire, je comparais tout le temps mes notes avec les autres. Entre premiers de la classe, on me disait « Ah, j'ai eu très bien ! » « Ah, regarde, j'ai eu trois très bien ! » On comptait nos très bien et on comparait. Et on disait « Ah ouais, c'est pas le meilleur ! » Il fallait que je prouve que je suis la meilleure. Il fallait que je sois la meilleure. En gymnastique aérobique aussi, il fallait que je sois la meilleure. Dès que je voyais qu'il y avait quelqu'un qui commençait à être bon, genre s'approcher de moi, il fallait que je sois encore mieux. Tu vois ? Et en pole, c'est pareil aussi. C'est juste que j'ai mûri, on va dire. Je suis plus dans l'optique où je me compare à moi-même avant de me comparer aux autres. Par exemple, je ne veux pas aller me comparer à Aïssé, qui a une formation autre que la mienne.
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #1
tu vois.
- Speaker #0
Oui, mais attends, surtout qu'il y a 12 000 styles de Paul. Donc, tu en as déjà testé plusieurs. Tu veux remettre la meilleure dans tout ?
- Speaker #1
Oui, vraiment. Non, non, c'est vrai. En plus, tous les styles de Paul m'attirent, en vrai. Donc, j'aimerais tout faire et j'aimerais être bonne en tout. et la meilleure en tout. Mais je sais que c'est pas... C'est pas atteignable comme objectif d'être la meilleure. C'est pas atteignable, vraiment. Parce qu'il y a tellement de gens qui font de la pole dans le monde, tellement de styles de pole différents, je peux pas être la meilleure. Mais c'est mon but. À chaque fois que je fais de la pole ou que je vais en cours de pole, que je fais un training de pole...
- Speaker #0
je me dis je suis là parce que je veux être la meilleure c'est un état d'esprit qui en fait doit être aussi frustrant aussi
- Speaker #1
malfaisant que bienfaisant parce que tu dois être mal en fait comme je te l'ai dit c'est un défaut comme une qualité parce que quand on est comme ça Merci. On n'arrête pas de se juger, on n'arrête pas de juger sa valeur, de se dire est-ce que j'ai de la valeur, est-ce que ce que je fais ça a de la valeur. D'ailleurs pour ça mes études de psycho m'ont beaucoup aidé à prendre du recul sur moi-même et là je suis moins toxique envers moi-même. En tous les cas je n'ai jamais été dans le style ouais je veux être la meilleure, je vais écraser les autres, non.
- Speaker #0
je suis plus en mode je m'élève et j'aime élever les autres aussi mais je veux toujours rester la meilleure en fait en plus t'as choisi d'élever les autres aussi mais alors ce qui est trop bien c'est que tu vas pousser tes élèves à être les meilleurs oui,
- Speaker #1
oui clairement et franchement en vrai je pense que plus tard Si j'ai un élève qui arrive à me surpasser, qui me surpasse, qui est vraiment meilleur que moi, là, je pense que je serais contente parce que ce serait un peu grâce à moi. Parce que je l'aurais poussé jusqu'à l'infini.
- Speaker #0
Tu veux être la meilleure prof aussi.
- Speaker #1
Non, je te dis, je veux être la meilleure dans tout. Mais dans tout ce que j'entreprends, je veux être la meilleure.
- Speaker #0
Oui, c'est un mindset de guerrière.
- Speaker #1
J'entreprends beaucoup de choses.
- Speaker #0
Et t'as abandonné beaucoup de choses aussi.
- Speaker #1
En vrai, pas tant que ça. Les choses que j'abandonne en général, c'est des petits trucs. Tu vois, par exemple, si j'arrive pas à faire... Quand j'étais petite, si j'arrivais pas à faire un exercice. Ou, bon, la danse. J'ai arrêté la danse, je pense, aussi, par rapport à ça. Par rapport au fait que j'étais frustrée de ne pas arriver à faire comme les autres. Mais là, j'ai repris.
- Speaker #0
J'évolue. Je ne suis pas la meilleure parce qu'il y aura toujours meilleur que moi. Genre Marion. Et ton cœur reste ouvert.
- Speaker #1
Oui, et mon cœur reste ouvert. Je ne peux pas me comparer. à des personnes qui sont professionnelles dans le métier depuis X années.
- Speaker #0
C'est quoi pour toi tes défis physiques et psychologiques ?
- Speaker #1
Mes défis physiques, c'est plus lié à la force, parce que le renfort en pôle, c'est très difficile de renforcer son corps en pôle. Il faut faire des... Tu vois ce qu'on fait à Cahiers. en échauffement juste renfaux, abdos tout ça, c'est surtout ça qui est mon défi parce que j'ai jamais aimé ça mais je sais que c'est primordial et je sais que pour faire certaines choses que je veux faire genre les deadlifts montées en contrôle en Aïcha c'est impossible si tu n'as pas la force et moi pour l'instant j'ai pas la force de soulever mes fesses avec mes petits bras donc c'est surtout ça mon défi physique il y a aussi la souplesse même si je suis très souple il y a des choses que je veux faire qui demandent encore plus de souplesse du dos surtout et que je n'arriverai pas à faire si je ne fais pas de stretching quotidiennement Mes défis psychologiques sont surtout en termes d'estime de soi. On parle d'estime de soi parce que le fait que je veuille être la meilleure dans tout, ça fait que je suis constamment en train de me juger ou de me comparer aux autres ou à moi-même. Et je suis très exigeante avec moi-même. Je suis plus exigeante avec moi-même qu'avec les autres, bien sûr. Après, je pense que c'est tout le monde qui est comme ça.
- Speaker #0
Ah non, Vraiment, les... Alors, pour le coup, on se rejoint sur ça. Mais il y a des... Comment dire ? Je pense qu'il y a des personnes qui sont plus douces avec elles-mêmes. Parce qu'en fait, finalement, être exigeant envers soi-même, c'est vraiment... On peut être vraiment très dur envers soi-même, mais il y a des personnes qui arrivent à s'accorder de la douceur et... Et d'ailleurs, elles se mettent beaucoup mieux dans leur peau.
- Speaker #1
Oui. Justement, c'est un défi psychologique aussi. Le fait d'être mal dans sa peau. Il y a plusieurs fois où je ne m'aime pas. Je pense que ça aussi, il y a toujours des jours où on se dit « Ah ouais, je suis comme ça, je suis comme ça, j'aimerais être plus comme ça. » Mais après, comme ça, après ce passage, ça va. et je fais beaucoup de travail sur moi-même pour être moins exigeante. En fait, garder les bons côtés du fait que je vais être la meilleure et chasser les mauvais côtés.
- Speaker #0
Même sur ça, tu vas vouloir être la meilleure.
- Speaker #1
Peut-être.
- Speaker #0
Mais c'est bien, en fait, au moins. On parlait de la compétition l'autre jour. Je pense que... Ça aussi, t'as dû te heurter à un mur quand t'as vu ton classement, quand t'as commencé la compète et tout. Ça a dû te faire mal. Et ça remet aussi peut-être les choses en perspective, mais en même temps, ça te fait travailler. Oui. Parce que souvent, en fait, dans le sens où en Martinique, t'as fait dans l'école, t'as un super niveau et tout, mais tu vois que quand même enfin En t'ouvrant à ce monde-là, tu vois qu'il y a encore des gens qui sont au-dessus de toi. Et ça t'a fait progresser.
- Speaker #1
Oui, après, j'étais déjà habituée à ça. C'est-à-dire que quand je faisais de l'aérobic, on faisait des compétitions. Je faisais des compétitions et on allait en France. Et à chaque fois qu'on allait en France, on se rentrait à un mur parce qu'en France, ils ont plus de moyens, on va dire, pour... Ils sont plus sophistiqués, on va dire, au niveau des entraînements, peut-être au niveau des moyens, comme j'ai dit, pour le sport. Donc, ils ont plus de niveaux, beaucoup plus de niveaux. Donc, tu te retrouves à être meilleure en Martinique, mais un des derniers en France, tu vois. Donc, ça, en vrai, bon, ça m'a toujours un peu embêtée. Ça m'a toujours embêtée. Mais j'étais un peu... assez familière avec la compétition. Je ne me suis pas heurtée à un mur, mais on va dire qu'à la compétition, je me suis dit, ah ouais, la pole dance, c'est vraiment super vaste. Parce que quand j'ai vu les autres et que je les ai comparées à moi, je me suis dit, mais ah ouais, il n'y a vraiment rien à voir. Chaque personne a son truc. Il n'y a quasiment personne qui a fait les mêmes difficultés. Chacun a ses forces et ses faiblesses. D'ailleurs, je n'ai pas compris pourquoi on nous comparait. Parce que je suis habituée à faire les mêmes chorégraphies que mes adversaires. Les mêmes difficultés. Normalement, on est tous égaux. Quand j'étais en aérobic, on était tous égaux. On a la même chorégraphie, la même chanson, les mêmes difficultés imposées. Voilà. Donc, j'ai découvert autre chose, on va dire, quand je suis allée en compétition. Et j'ai eu une espèce de désillusion aussi parce que dans ce temps-là, je n'avais pas les réseaux sociaux. Donc, je ne regardais pas des vidéos de Paul. Donc, je ne connaissais que ce qu'on m'apprenait sur Apple.
- Speaker #0
En fait, tu ne te rendais pas compte aussi du niveau des autres, peut-être ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça aussi. Je ne me rendais pas compte du niveau des autres. Et surtout quand j'ai vu que moi, petite de 20 ans, qui vais affronter des grands, parce que j'ai tout de suite vu que c'était des professionnels. Du coup, je me suis dit, mais pourquoi ? Comment ça ? Il n'y a pas de catégorie. Oui, en fait,
- Speaker #0
la catégorie adulte est large.
- Speaker #1
Oui, c'est super large. Ça va jusqu'à 39 ans. C'est vraiment, tu viens, tu ne viens pas. C'est tout.
- Speaker #0
Après, je pense qu'en France Hexagonale, ils sont plus, comment dire ? En fait, nous, quand on vient pendant l'année au cours, on vient s'amuser, on vient progresser, mais on n'est pas dans le bain compétition. Avant qu'elle nous en parle, on ne venait pas pour ça. Et en fait, je pense que dans certains cours, des filles qui font la compète, je pense qu'elles sont baignées dans ça, directes, elles sont mises dans le bain et elles apprennent, limite dès leur premier cours, la notation pendant une compétition. et nous ça n'a pas été notre cas et en fait peut-être que pour toi c'est embêtant mais moi je dis Dieu merci parce que moi ça reste vraiment un sport où ok j'ai besoin de progresser ok je peux sortir d'un entraînement pleurant parce que j'ai pas réussi ce que je voulais mais le combat il est vraiment entre moi et moi et il n'y a personne, il n'y a pas un prof qui va m'engueuler parce que je ne réussis pas à faire quelque chose ou Merci beaucoup. Tu vois, ou... Je sais pas. En tout cas, j'ai pas fait de la pole pour me comparer aux autres. Même si parfois, sans faire que je le fais, j'ai pas fait ça. Et je suis quand même contente qu'on soit aussi préservés du monde de la combattre, qui est quand même un monde assez rude. Même si, voilà, toi, c'est pas forcément ton... T'es pas forcément satisfaite de ça, mais... Parce que forcément, quand tu t'es heurtée à ce monde-là, tu as vu et tu as connu tes frustrations. Moi, je suis quand même contente.
- Speaker #1
Non, je suis contente aussi. Je suis contente de là où je suis, de là d'où je viens. Je suis fière de là d'où je viens. Et franchement, je pense que je n'aurais pas été la même personne si... J'avais baigné dans ça, comme tu dis. J'avais baigné dans la compétition tout le temps. En plus, ça aurait été encore pire.
- Speaker #0
On aurait créé un monstre.
- Speaker #1
J'aurais été imbuvable. J'aurais été imbuvable. En plus, justement, Monique, c'est elle qui m'a éduquée dans la compétition et elle m'a toujours éduquée fair play. Le plus important, c'est d'être dans l'esprit sportif. d'être bienveillant envers les autres. On encourage ces adversaires. Voilà.
- Speaker #0
Ok, éloignons-nous un petit peu du monde de la compétition et revenons à ce qui a changé dans ta vie depuis que tu t'es mise dans cette discipline, parce que tu m'as déjà dit que ça a changé ta vie.
- Speaker #1
En fait, je parle surtout d'un chemin de vie, c'est-à-dire, tu sais, dans les jeux vidéo, tu as des jeux vidéo où tu as des décisions à prendre et ça change la fin de l'histoire. C'est un embranchement qui se crée et qui dévie. C'est ça. C'est là. C'est de ça que je parle. Moi, personnellement, je pense que si je n'avais pas eu la pole dans ma vie, je n'aurais pas été la personne que je suis aujourd'hui. Mais je ne peux pas te dire qui j'aurais été. Parce que justement, je n'ai pas... J'ai choisi la pole. J'ai choisi de faire de la pole. Si j'avais pas fait de pole, je sais... En tous les cas, que je n'aurais pas été comme maintenant. Je n'aurais pas eu ce chemin de vie-là, je n'aurais pas fait de cours de pole. Peut-être même que je n'aurais pas fait de danse. Parce que c'est la pole qui m'a fait faire de la danse. Et la pole, maintenant, si je ne fais pas de pole, si je ne fais pas de danse, je suis malheureuse. Pendant trois ans, je n'ai pas fait de pole et j'étais malheureuse au point d'acheter une barre. de pole dance à
- Speaker #0
300 et puis alors que j'étais étudiante et je l'ai acheté donc t'estimes que de ce que tu me dis je ressens que donc t'as choisi la pole dance t'as choisi de persévérer dans cette discipline pour persévérer dans cette discipline t'y as rajouté la danse qu'est-ce que tu fais comme danse ? moi je le sais mais les auditeurs ils savent pas
- Speaker #1
Alors, je fais du heels, de la danse en talons, et je fais du floorwork aussi. J'ai aussi commencé le hip-hop pour pouvoir intégrer du hip-hop en pole dance. Et c'est tout. Du coup, j'ai commencé à faire de la danse en pole. J'ai commencé à créer mes chorégraphies, même si c'est un peu compliqué, justement. Mais comme tu dis, je persévère dans la pole, toujours. Dès que j'ai commencé à me dire, bon j'ai beaucoup de connaissances en pole, je sais faire des combos c'est bien, je sais faire des figures c'est bien, mais en chorégraphie quand j'ai commencé les compétitions, j'ai dit non il faut que je m'améliore en danse pour danser en pole dance. Parce que dans pole dance il y a la danse, mais on ne fait pas de danse en pole dance. En tous les cas à poleform on ne fait pas ça. Donc il fallait que je développe cette facette là pour débloquer la pole dance et faire mon style de pole. Et c'est là, c'est ce pourquoi je travaille quasiment tous les jours, je fais de la pole pour chercher mon style, faire des chorégraphies intéressantes et kiffer.
- Speaker #0
donc là tu as intégré la danse pour pouvoir sortir de ta zone de confort en pole parce que si j'ai bien compris pour toi les figures ça n'a pas vraiment de secret donc pour toi c'est le flow un peu, tu veux bosser, la fluidité et l'expression scénique un petit peu et c'est ça pour toi qui te manquait pour ta pratique
- Speaker #1
Oui, j'admire beaucoup les personnes qui font du flow, même quand elles ne font pas grand chose sur la barre, mais c'est hypnotisant. Et je veux atteindre ce niveau-là où je peux devenir hypnotisante tout en étant technique, capter l'attention des gens tout en ne faisant pas grand chose aussi. Et voilà, de base, je suis très dans la performance, mais de plus en plus, je me tourne vers l'artistique. tout en étant performante, je veux faire les deux. Et je trouve ça tellement beau que j'ai envie de faire pareil et de développer mon propre style.
- Speaker #0
Et donc, si tu devais dire, bon, allez, ok, tu as persévéré dans la pole, dans ton chemin de vie. Mais si tu devais dire, là, je persévère pour... Et tu devais finir cette phrase, tu dirais quoi ?
- Speaker #1
Je dirais que je persévère pour réussir et être satisfaite de moi-même. Parce que je sais que je peux. je vais faire, c'est tout. Peu importe quand, peu importe le bout du chemin, peu importe le résultat, je sais que ce sera un résultat satisfaisant. Donc, je persévère, c'est tout.
- Speaker #0
Moi, je te vois vraiment comme la personne qui, dans le travail, dans l'objectif que tu te donnes, c'est vraiment déjà se montrer. Comme de base, t'es quelqu'un d'introverti. Donc se montrer, occuper l'espace. Et surtout, et ça c'est ce que je te vois faire depuis que je te connais, c'est oser la sensualité. Et considérer que peu importe les figures que tu fais, que ce soit des figures de force ou des figures de souplesse, en fait déjà les figures de force c'est sexy. Mais le fait de vouloir devenir hypnotisante, je capte vraiment. Et pour moi, c'est ça ton plus gros défi. Et je pense que tu es sur le bon chemin. Est-ce que tu penses que maintenant on peut répondre à la question ? En quoi la persévérance contribue au développement personnel et à l'estime de soi malgré les défis physiques et psychologiques ?
- Speaker #1
La persévérance, c'est certes des défis physiques et psychologiques, mais quand on persévère, on a forcément un résultat. Il ne faut juste pas persévérer de la mauvaise manière. Persévérer dans un sens alors que ce n'est pas par là qu'il faut aller. Par exemple, si on veut aller à un point et que... On ne peut pas passer par un chemin, on va en emprunter un autre. Tout simplement pour aller à l'autre chemin. Il faut juste se poser, se dire pourquoi je n'y arrive pas, monter un plan pour y arriver et poncer. Voilà. Et à chaque fois que tu as un mur devant toi, tu te poses, tu réfléchis et tu prends un autre chemin. Et cela vaut en pôle comme dans la vie de tous les jours.
- Speaker #0
complètement d'accord. Il faut toujours faire un pas de côté et foncer. Mais le pas de côté est très important. C'est ça. Je te remercie vraiment, Joanne, pour avoir de combattre, toujours combattre ton introversion pour passer dans ce podcast. Et je remercie les auditeurs et je vous dis à bientôt dans Philosophie sur ma barre.