- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans mon podcast. Je m'appelle Eugénie, je suis une poleuse amatrice, et j'ai décidé de vous ouvrir mon univers. Ce podcast est un espace d'échange où se croisent des sujets de société qui me touchent, mêlés à la sphère de la pole dance. Mon objectif ? Casser les préjugés, ouvrir le dialogue, discuter avec des personnes extraordinaires. et démontrer comment cette discipline, source de fantasmes, va bien au-delà d'une danse sensuelle autour d'une barre ou de figures spectaculaires. Je n'en dirai pas plus dans cette introduction, alors que vous soyez passionné de Paul ou juste curieux, ce podcast est fait pour vous. Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler de discipline. Non, je mens en fait. Il se trouve que pendant l'épisode... J'étais partie avec une autre idée en tête et puis au fil de la discussion, je me suis rendue compte que la discipline, c'était le plus logique. Et pour parler de ce thème, j'ai invité Taline. Taline, je l'ai rencontrée pendant un stage et finalement, elle est devenue professeure de pole dance. Elle est aussi bodybuildeuse et coach sportive, mais je vais la laisser se présenter. Mais autant vous dire que la discipline, l'entraînement, le dépassement de soi, ça fait partie de son quotidien. Voilà pourquoi j'ai changé de sujet. Ok Taline, est-ce que tu peux te présenter s'il te plaît ?
- Speaker #1
Alors moi c'est Taline, ça fait plus de... j'ai commencé en 2022, d'Apple. Je suis coach sportive, qu'est-ce que je peux dire d'autre encore ?
- Speaker #0
Quel âge tu as ?
- Speaker #1
Ah oui, j'ai 32 ans. J'ai 32 ans et qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Ça fait peut-être un an que je donne des cours de boules maintenant, que je suis prof et je kiffe ce que je fais. Ok,
- Speaker #0
alors qu'est-ce qui a fait que tu as commencé la pole dance ?
- Speaker #1
Alors j'ai commencé la pole dance un peu avant le Covid. Un peu avant le Covid, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu essayer. J'ai découvert la pole dance, bien sûr, dans les clips vidéo américains. J'étais en mode, ok, je veux faire ça aussi, en fait. Et quand j'ai vu ça, j'ai eu l'opportunité de commencer quand j'étais à Toulouse. Et quand j'ai commencé, j'ai apprécié de fou, parce que ça met les musculations et gym en même temps. Ce sont deux sports que j'affectionne énormément. Donc j'ai eu l'occasion de commencer à Toulouse, j'ai kiffé et après il y a eu le Covid, donc les écoulons fermés. Je suis retourné à Martinique en 2020 et je me suis dit je veux continuer la pole dance. Et depuis j'ai continué, j'ai évolué jusqu'à ce que je me retrouve prof de pole.
- Speaker #0
Et tu étais déjà coach à ce moment-là, avant de commencer la pole dance ou le coaching c'est venu après ?
- Speaker #1
Alors, il y a une petite histoire derrière tout ça. Non, je n'étais pas encore coach. En fait, j'ai commencé mes études dans le BTP, donc pour être comptatrice de travaux. Et j'ai bifurqué en 2024. 2024, il y a eu plein de choses négatives qui se sont passées. Et donc, du coup, j'ai décidé de me réorienter, virage 360, on recommence les études. On se penche vers un métier passion. Voilà. Et donc, depuis que j'ai fait ce switch-là, je me sens vraiment plus alignée avec ce que je fais. Je n'ai pas de boulot quand je me réveille le matin. Je ne suis pas stressée. Si j'ai un stress, c'est du bon stress. Et je suis très contente de pouvoir partager ma passion avec d'autres personnes.
- Speaker #0
OK. Du coup, est-ce que... Quand tu as commencé la pole dance, tu avais déjà un bagage de danse ou un bagage gymnique ?
- Speaker #1
J'ai fait de la gym effectivement, donc je n'ai pas peur d'avoir la tête en bas. Il y a des mouvements qui me rappelaient forcément la gymnastique. En plus, je faisais déjà de la musculation, donc j'avais déjà mes tractions, mes pompes, etc. Donc je ne suis pas non plus partie sans bagage musculaire et sans schéma corporel. J'avais quand même des petites bases, pas en pole, mais... Des choses qui pouvaient m'aider à progresser rapidement. Et c'est ce qui s'est passé en fait. J'ai commencé, j'ai même pas commencé en initiation, j'ai commencé en débutant. Et je me suis retrouvée très rapidement en inter. Alors c'est bien, en même temps c'est pas bien, parce que du coup, toutes les figures de débutante, je les ai pratiquement pas vues. Et du coup je suis arrivée en inter très rapidement et il m'en manquait certaines bases en fait. Mais finalement, au fur et à mesure... j'ai pu combler ces lacunes là et puis progresser dans ma passion la peau et tout et maintenant j'enseigne en initiation tu fais initiation et tu fais tout niveau aussi ? oui c'est ça je fais aussi du tout niveau mais c'est dur c'est dur pour moi parce qu'en fait comme j'ai skip le débutant donc je suis plus à l'aise à faire des figures difficiles que faciles et donc du coup Ça m'a demandé pas mal d'efforts de comprendre par quel chemin une initiation qui n'a pas encore construit sa force doit passer pour évoluer. Et j'ai dû faire ce travail-là sur moi-même pour aller comprendre pourquoi, qu'est-ce qui manquait comme force, quels muscles qui travaillaient à tel moment, etc. Pour pouvoir aider les élèves à progresser.
- Speaker #0
Et est-ce que le rapport à ton corps a changé depuis que tu as commencé la pole ? C'est-à-dire, comment tu t'es sentie la première fois que tu es montée sur une barre, la première fois que tu t'es tractée sur une barre ? Et comment tu te sens maintenant ? Ça a été quoi l'évolution ?
- Speaker #1
Au début, la première fois que j'ai fait mon cours de pole, je me suis filmée. Et je ne me suis pas du tout sentie sexy. Là, j'ai vraiment senti que je galérais et tout ça. je me sentais plutôt à l'aise parce que ça demande de la force et j'aime bien me challenger sur ce genre de choses mais c'est vraiment le rendu miroir où tu sens que tu galères tu galères à faire des figures et au fur et à mesure de ma pratique de la pole dance du coup je me suis rendu compte que mon corps c'est pas qu'un outil c'est aussi un partenaire Dans le sens où il ne faut pas que de la force quand on fait de la pole. Il faut aussi avoir le mental, je trouve que le mental change, le rapport aussi au corps. Dans le sens où quand on est face à une difficulté, tu te rends compte qu'il ne faut pas lâcher. Il faut continuer, il faut laisser à ton corps le temps de comprendre pourquoi tu n'y arrives pas, le temps de récupérer, le temps de construire ta force. Et au fur et à mesure, tu vois que tu te sens de plus en plus à l'aise sur la barre. Et tes gestes deviennent plus fluides. Tu t'améliores même au niveau souplesse, au niveau force, au niveau mémoire aussi, pour se souvenir de certaines transitions, le nom des figures, etc. Et puis ensuite, tu commences à apprécier de plus en plus le fait d'être... D'être sur une barre, après, qu'on reste d'accord, que tu sois super pour que tu débutes la pole dance, je trouve que ça reste un sport qui est dur. Qui est dur physiquement et qui est dur mentalement parce qu'aujourd'hui, tu peux passer très bien ton Aïcha, demain matin, tu le refais et il ne passe pas. Et du coup, tu es obligé d'être bienveillant avec ton corps, de ne pas t'énerver. Et de dire, bon, OK, aujourd'hui, ça passe pas. On va essayer autre chose et on avance comme ça.
- Speaker #0
Et cette bienveillance, tu dirais que tu l'as construite ou tu l'étais déjà à tes débuts ?
- Speaker #1
Je l'ai construite, clairement. Clairement, clairement, clairement, je l'ai construite. Et ça me fait penser à quelque chose. Je me rappelle plus quelle figure exactement. Mais je sais que je galérais. Ah oui, je me souviens. C'est... l'Aïcha Trougrippe. Il y avait une transition, on devait passer à Aïcha Trougrippe. Je galérais de fou sur cette figure à tel point que même si j'étais fatiguée, je voulais la tester quand même. Et bien évidemment, je me suis blessée. Voilà, je me suis blessée, j'ai trop forcé, j'ai pas écouté mon corps. Et mon corps m'a dit, ouais, ben là, t'es arrivée à tes limites, en fait. Et du coup, j'ai dû... relâcher un petit peu sur mon nombre d'entraînements en fait et écouter plus mon corps sur la récupération Et de fil en aiguille, j'ai compris qu'il ne faut pas forcément forcer ce buté, il faut apprendre à écouter son corps. Quand on continue, aujourd'hui là ce n'est pas possible, on va revenir une prochaine fois dessus et là du coup ça passe beaucoup mieux. Donc la bienveillance c'est super important. Il ne faut pas se blâmer qu'on n'ait pas réussi quelque chose aujourd'hui. C'est exactement ce que j'explique aux initiations que j'ai. Lorsqu'elle touche la poule pour la première fois, toutes les figures qu'elles vont tester la première fois ne vont pas passer forcément. Et c'est normal. C'est le temps que le corps s'adapte, etc. Et il ne faut pas blâmer son corps de ne pas avoir réussi la première fois. C'est normal. L'autre fois, quand elles reviennent, donc déjà, c'est très bien parce que même si elles n'ont pas réussi, elles reviennent quand même. Et déjà, dès la deuxième... Deuxième cours, le mouvement qu'ils ont vu la première fois est déjà beaucoup plus fluide. Donc il faut rester bienveillant avec son corps. Et surtout, même mentalement, il faut y croire.
- Speaker #0
Est-ce que tu dirais que tu as construit aussi une routine ? Autour de la pole dance, une routine sportive ou même une routine de développement personnel ?
- Speaker #1
Alors, c'est vrai que vu que la pole dance est une passion, donc j'axe à peu près tout par rapport à la pole. Par exemple, je sais que la pole demande beaucoup au niveau des épaules, des abdos. la mobilité des hanches, etc. Donc à chaque entraînement de musculation, c'est toujours axé vers ce que je peux apporter à ma pratique de la pole dance. Donc effectivement, au début de chacun de mes entraînements, j'essaie de ramener un peu plus de mobilité de hanches, d'ouverture thoracique. travailler aussi mes abdos et du coup tout ce qui est traction, etc. à chaque entraînement pour pouvoir être plus à l'aise sur la pole.
- Speaker #0
Est-ce que tes objectifs aujourd'hui sont différents de ceux quand tu as commencé la pole dance ?
- Speaker #1
Mes objectifs sont toujours les mêmes. Le chemin est différent, mais mes objectifs sont toujours les mêmes. Par exemple, je sais qu'il y a certaines figures gaules que j'aimerais avoir. Et le chemin pour y arriver, au début, je pensais que ça aurait été beaucoup plus court et beaucoup plus facile. Mais en fait, pas du tout. Ça m'a demandé du coup de comprendre comment mon corps réagit, de lui accorder le temps nécessaire pour atteindre les objectifs que je veux. parce que finalement, il n'y a pas que moi, ma tête, mon mental qui décide. Il y a aussi le côté physique et puis il y a tous les éléments extérieurs aussi qui font que c'est compliqué d'avoir une super assiduité sur les entraînements, etc. Mais le tout, c'est de rester fixé sur son objectif et puis de ne pas lâcher, de continuer.
- Speaker #0
Je ne sais pas comment formuler cette question, mais au tout début, tu m'as dit que tu ne te sentais pas du tout sexy dans le miroir. Et après, quand tu parles des figures que tu fais et moi connaissant ta pratique de la pole dance, tu es plus axée sur tout ce qui est figure de force. On est d'accord ? Du coup, comment je vais poser cette question ? C'est quoi pour toi une femme sexy ?
- Speaker #1
Très très bonne question. Du coup, pour moi, une femme sexy, c'est une femme déjà qui assume son corps. Peu importe ce qu'il est, il assume son corps. Ensuite, j'adore voir un corps musclé. Donc un corps musclé, pour moi, je trouve ça sexy. Et sans compter tout ce qu'il y a derrière un corps musclé. Parce qu'un corps musclé, ça demande de la discipline, ça demande du travail. une alimentation carrée, il y a plein plein plein de choses derrière un corps musclé. Donc pour moi, une femme sexy, c'est une femme musclée, c'est une femme qui allie la souplesse. la force, l'attitude qui dégage aussi du sexy dans ce qu'elle fait. Et du coup, je me rends compte que plus je pratique la pole, plus j'arrive à concilier les deux, c'est-à-dire l'attitude sexy, le corps musclé, la force, pouvoir... rajouter aussi des petits éléments sexy, même si j'adore les figures en force. Et puis, depuis que je donne des cours, en fait, je fais plus de figures de débutants, voire d'initiation, que je maîtrise de plus en plus. Donc, du coup, j'arrive à rajouter un petit peu plus de sexy, etc. Parce que, du coup, je maîtrise le mouvement.
- Speaker #0
C'est le but d'une polleuse, en même temps. C'est vrai qu'en plus, c'est ce qui me dérange encore. Parce qu'autant je peux passer à Naïcha, mais je n'ai jamais l'impression que je peux enchaîner quelque chose de fluide. Et ça me frustre. Parce que tu as les années de Paul, et pourtant, c'est tellement une discipline qui coûte. qui coûte en temps, qui coûte en énergie, qui coûte en frustration. Parfois, je veux tellement réussir un truc que j'oublie complètement la fluidité. Tout ce que je veux, c'est le réussir. Mais du coup, il y a des pieds qui ne sont pas plantés. La transition, je ne prends pas assez de temps. Je ne prends pas assez de temps pour moi. Je ne prends pas assez de temps dans la figure. Je ne prends pas... et parfois je ne sais pas si ça te le fait toi mais des fois je suis tellement frustrée que je ne vais pas partir d'un cours en pleurant un cours inter-avancé je ne citerai pas la prof je veux partir je suis démoralisée et le cours d'après je vais être trop contente alors je te rejoins totalement dessus,
- Speaker #1
oui ça m'est déjà arrivé Merci. Pas forcément en cours de Paul, mais en cours de Paul Hills Flow, donc ce qu'on appelle entre guillemets exotique. Ça, c'était... Je dis c'était, mais c'est toujours un peu le cas. C'était ma bête, moi. Moi, en talons et sur une barre, pour moi, c'était pas du tout sexy. Et je ne citerai pas le nom non plus, mais ça m'est déjà arrivé de... bouder, de pleurer pendant un cours de polislo. Parce que les attentes que j'avais ne sont pas respectées. Je n'arrive pas à faire ce que je veux. Je galère à faire quelque chose qui est censé être simple. Le regard dans le miroir. Zéro sexitude. Je suis crispée. Il n'y a rien qui va. Et du coup, je me rends compte que... quand je suis dans ce mood-là, je ne prends aucun plaisir. Le moment que je ne prends aucun plaisir et je me dis, mais je ne suis pas venue dans un cours pour souffrir, en fait. Non, je suis venue pour kiffer, pour passer du temps avec toutes les élèves, avec la prof, et je n'ai pas envie de mettre non plus une mauvaise ambiance dans le cours. Aujourd'hui, ça ne passe pas. Ce n'est pas grave, en fait. Au moins, tu as kiffé, tu as fait ton sport, tu t'es vidé la tête. Et puis, tu vas retourner et ton corps va assimiler ce que tu as appris. Et ça ira mieux la prochaine fois. C'est vraiment le chemin mental que j'ai construit au fur et à mesure. Mais j'avoue qu'au début, la frustration de fou.
- Speaker #0
Du coup, c'est cette année où tu as commencé le pole hills flow avant ?
- Speaker #1
C'est cette année que t'as commencé ça ? Non, j'ai commencé le police flow... Mon dieu... Je pense que c'était en 2023. Je crois que c'était après le spectacle. Après le spectacle avec Thomas d'Académie à la Trium. Je crois que c'est là que j'ai essayé le police flow. Et... Ouais, je me suis rendu compte que si je prends pas de plaisir dans ce que je fais, en fait, ben ça se voit sur le corps. Le corps, il est crispé, tu fais une vieille tête et tu as beaucoup plus de risques aussi de te blesser parce que je me suis blessée aussi au psoas. Parce que j'étais énervée, parce que je voulais qu'un truc passe. Et en fait, mon grand n'était pas du tout réceptif. Et depuis que je me suis dit, tranquille, on relâche la pression. On n'a pas non plus... Tu n'as pas dix ans de pôle, tu n'es pas devant une caméra. C'est juste toi avec tes amis devant un miroir. Donc, il n'y a pas de pression à avoir. Et puis, on... On y va quoi !
- Speaker #0
Et est-ce que tu dirais qu'aujourd'hui, en 2026, tu as trouvé ton style en pole ? Ou tu te cherches encore ?
- Speaker #1
Mais c'est marrant parce que j'en discutais encore avec Mario aujourd'hui. Et je suis en train de chercher toujours mon style. Cela dit, j'ai quand même des petites pistes. Parce que ce qui m'a donné envie de faire de la pole, c'est vraiment... les strippeuses que je voyais dans les clips, en fait. Donc, c'est vrai que dans la pôle que je pratique, les gens me sont tendus, surtout par rapport au code des compétitions ou bien même au code de ce qu'on a pu apprendre en fonction des profs qu'on a eus, etc. Mais je dirais que j'ai envie de ramener dans ma pratique un peu plus de... Comment dire ça ? Un peu plus de fun, mais de sexy en même temps et surtout de lâcher prise sur qui on est. Parce que je sais que chaque personne, chaque élève dans un cours de pole ne vient pas dans un cours avec les mêmes intentions, les mêmes attentes face à sa pratique de la pole dance. Moi, je vais l'enseigner d'une certaine façon parce que j'ai la voix comme ça, j'ai mes influences, etc. Mais ce que j'aimerais aussi apporter par rapport à ma pratique de la pole, c'est... Moi, je fais, par exemple, mon site de cette façon-là parce que j'aime me voir dans le miroir comme ça. Je ne sais pas, moi, j'ai des longues jambes, donc du coup, j'aime bien les mettre en valeur. Mais si toi, tu as... Je ne sais pas... c'est différent, t'as envie de mettre quelque chose d'autre en valeur, tu peux faire ton site, mais qui te ressemble en fait. Donc j'avoue que je cherche encore mon style, mais c'est pas forcément pour l'enseigner, c'est plus pour le faire pour moi et le montrer aussi sur les réseaux.
- Speaker #0
T'as des influences ? De grand nom de la pole ou pas du tout ?
- Speaker #1
Mon dieu, pour moi, celle qui est tout en haut dans mon top, c'est Doris Arnold. Parce qu'elle fait exactement la pole que j'ai envie de maîtriser. C'est-à-dire qu'elle a la force, elle a l'attitude, elle a la souplesse, elle a la fluidité, la grâce. Pour moi, elle a tout. Et elle arrive à ce que j'aime beaucoup avec son style de Paul, c'est qu'elle peut te faire des figures très, très dures, mais tu as l'impression que c'est super fluide et super smooth, que c'est facile, en fait. Et je trouve ça incroyable. Pour moi, réussir à faire un combo, même pas une figure, un combo qui a l'air facile pour les autres, j'ai tout gagné. Parce que ça veut dire que... J'ai de la maîtrise et... Enfin, oui, ça veut dire que j'ai la maîtrise de mon combo, en fait. Et du coup, je peux le mettre à ma sauce et les autres sont en mode « Ah, mais ça a l'air trop facile et tout » , alors que pas du tout.
- Speaker #0
Je vois tout à fait ce que tu veux dire. Moi, je pense qu'on a beaucoup ces intentions-là. Parce que quand on regarde, par exemple, moi, je regarde Lilo. Quand tu as fait une figure où Aïssé, on dirait que c'est simple. Et puis tu fais, t'as mal, ça fait mal. En plus t'as pas la force, alors qu'elle on dirait qu'elle se tracte comme si c'était une petite plume. Donc toi t'as envie aussi d'être une petite plume. Et au lieu de ça t'es du plomb. Mais c'est pas possible. Mais comment elle a fait ? Comment c'est possible ? Et c'est ça qui est frustrant. Non, je suis très heureuse qu'elle m'incite, mais des fois on se demande quand est-ce que je vais y arriver. Est-ce qu'il y a un jour où je peux atteindre ce niveau-là ? Qu'est-ce qu'il faut que je mette en place pour atteindre ce niveau-là ? Est-ce que j'ai le temps de pouvoir avoir ce niveau-là ? C'est quand on a une vie professionnelle, pour certains une vie familiale. Comment c'est possible ? Et pourtant je vois ces femmes qui ont... leur vie en dehors de la pole et qui arrivent à faire ça, moi, j'ai une admiration pour elles. C'est fou. Mais je pense qu'on a assez d'éléments pour répondre à la question fil rouge qui n'a pas du tout été faite pendant cette discussion. D'ailleurs, j'ai oublié ce que c'était. C'était... Ah oui. Comment la pole dance a construit ta discipline, ton rapport à la discipline ?
- Speaker #1
Pour conclure sur cette question, comment la pole a construit ma discipline, en tout cas mon rapport à la discipline, je me suis rendu compte que si on veut atteindre un objectif, il faut travailler dur et il faut répéter, répéter, répéter et répéter encore et encore. Donc la pole dance m'a fait remarquer que, et ça c'est valable dans tous les domaines de la vie je pense, quand on veut atteindre un objectif, déjà il ne faut pas perdre confiance, et il faut toujours répéter les mêmes choses jusqu'à ce qu'on puisse atteindre notre objectif final.
- Speaker #0
Pardon mais je fais un complément de question. Comment tu fais pour ne pas perdre confiance ?
- Speaker #1
Alors, pour ne pas perdre confiance, c'est célébrer toutes les petites victoires. Je pense que c'est ça. Célébrer toutes les petites victoires et rester vraiment focus dessus. Garder ton énergie que sur les victoires. Parce que sinon, si on fait une montagne de tout ce qui ne va pas, on ne s'en sort pas. Donc voilà, je célèbre toutes les petites victoires. Et on y va en avance.
- Speaker #0
Merci beaucoup Taline d'avoir participé au podcast.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Je vous remercie pour votre écoute. Et je vous dis à bientôt dans Philosophie sur ma barre.