- Speaker #0
Bel bonjour tout moun ! C'est du créole, ça veut dire bonjour tout le monde ! J'espère que vous allez bien. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Philosophie sur ma barre. Et oui, cette fois ce n'est pas Eugénie aka Lion Queen que vous entendez, mais c'est Corentine ! Vous m'avez vue à l'épisode 1, j'espère que vous vous en souvenez. Aujourd'hui je vous propose un nouveau sujet, la conscience de soi. Pourquoi c'est Eugénie qui est interrogée ? Je vous raconte un peu l'histoire, on n'a pas de secret entre nous. Pour mon anniversaire, elle m'a offert, devinez, un shooting vidéo la meuf. Shooting vidéo, bien sûr, en binôme. Naturellement, l'idée d'en faire un challenge est arrivée. L'objectif ici est de faire ressortir notre essence féminine et notre sensualité. Et c'est comme ça que ce sujet lui est venu. Parce qu'évidemment, Eugénie ne fait rien sans réfléchir. Donc avec juste cette idée de shooting, elle s'est dit, allez hop, on va en faire un petit sujet de podcast. Ainsi, la question du jour est, la conscience de soi, c'est plutôt se voir comme on est ou comme on pourrait être. Et pour répondre à la question, aujourd'hui, on inverse les rôles. Et je vous invite à découvrir plus en profondeur notre créatrice de philosophie sur ma barre, Eugénie. Bonjour Eugénie, comment ça va ?
- Speaker #1
Bonjour Corentine, ça va très bien et toi, comment tu te sens d'être celle qui me questionne aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je me sens très très bien, je me sens un juge au tribunal, ça va être incroyable. Donc revenons à la conscience de soi. Par rapport à la pole dance, comment elle se manifeste chez toi ?
- Speaker #1
Se ressentir et ressentir l'effet de l'environnement sur nous. Dans le sens exemple, il fait froid, j'ai froid. Ça pour moi c'est de la conscience de soi. En pole dance, la conscience de moi, elle se manifeste dans le fait que je ressente mes muscles, que je ressente la douleur. Et c'est d'ailleurs la conscience de moi qui m'a permis de progresser dans les figures. Lorsque le professeur ou la professeure explique une figure, en vrai je comprends rien.
- Speaker #0
C'est vrai ça, je m'en souviens. Souvent on se regarde dans le blanc des yeux, on bug, on se dit qu'est-ce qu'on fait ?
- Speaker #1
C'est ça et puis elle va parler en termes techniques. Les termes techniques en soi je les connais mais je les consentisse pas. Donc elle va te parler un outside, ok, puis bras extérieur, puis etc. On se tracte. Et quand elle fait, vraiment, mon cerveau il est en bug. Et en fait, quand moi je me mets à faire la figure en étant guidée pour la première fois, je me rends compte que, ah oui d'accord, ok, donc il faut sentir que tu es accrochée à ce niveau-là. Ok, très bien. Ah oui, et là, si je me tiens correctement, je vais pouvoir me tracter ou me pousser de manière à enchaîner sur une autre figure. Ok, très bien. Ah oui, là j'ai mal quand même. Mais là pour moi, ça c'est la conscience de soi.
- Speaker #0
C'est lorsque ton corps répond finalement aux actions que tu fais. parce qu'il y a des gens qui, mentalement, ils arrivent à déchiffrer un petit peu. Ils visualisent avant de faire. Ils ressentent parce qu'ils ont visualisé avant. Tu vois ce que je veux te dire ? C'est mental, par exemple. Si je prends mon cas à moi, par exemple, je vais avoir conscience dans cette visualisation. Quand je danse, je sais un peu à l'avance ce que je vais faire. Je lâche prise. Et c'est comme ça que je me sens connectée à moi-même, que je me sens ancrée. Toi, au contraire, il te faut d'abord ressentir physiquement la douleur, les mouvements. avant de te sentir ancré à toi.
- Speaker #1
Est-ce que dans ce cas-là, lâcher prise et la conscience de soi, ce n'est pas un petit peu antagoniste ?
- Speaker #0
Alors, avant de dire antagoniste, je vois les choses plutôt sous une perspective d'évolution. Parce qu'en effet, pour pouvoir lâcher prise, c'est que tu as déjà la maîtrise. Moi, je pense que le lâcher prise, c'est l'une des dernières étapes. Ou d'abord, lorsque tu apprends quelque chose, une figure ou peu importe, il te faut d'abord apprendre. Lorsqu'on apprend, on ne peut pas lâcher prise. Lorsque je te montre une figure pour la première fois, il te faut l'acquérir. Comme tu dis, il te faut réfléchir. Tu es très cérébral, tu te poses beaucoup de questions. Donc, il faut d'abord que tu mettes en action ton corps pour l'intégrer. Donc, je pense qu'au contraire, la conscience de soi, qui comme tu dis, est d'abord physique, est nécessaire. C'est l'étape une, c'est l'étape fondamentale. Puis avec le temps, la pratique et la maîtrise, on va arriver à un stade où on ne va plus réfléchir. On se laisse rapporter parce qu'on connaît déjà, parce qu'on maîtrise justement. Donc revenons à toi, revenons à cette question. La conscience de soi aujourd'hui, qu'est-ce qu'elle t'apporte en pole dance et dans la vie de tous les jours ?
- Speaker #1
En fait, j'ai l'impression que, tu vois, on parle beaucoup de développement personnel, etc. Ça m'a permis, au lieu de me mettre à lire 10 000 livres sur le développement personnel, en faisant de la pole dance et en commençant à conscientiser mon corps, En fait, j'ai l'impression d'avoir... Franchi dix mille étapes.
- Speaker #0
Alors, du coup, pourquoi tu lisais beaucoup de livres avant ? C'est parce que tu avais beaucoup de questions auxquelles tu n'avais pas encore des réponses ?
- Speaker #1
Non, justement, en fait, j'ai pas... Alors, j'ai déjà lu des livres de développement personnel, mais j'ai commencé à travailler sur moi. Par exemple, il y a certaines choses... Alors, tout bête, échec amoureux. Ça m'a fait me rendre compte que je m'aimais pas. Certaines de mes actions m'ont fait prendre conscience. qu'avant de donner mon amour à quelqu'un, il fallait que je m'aime à moi. Et on dirait qu'il n'y a aucun rapport, mais en fait, l'amour de soi, ça commence pour moi par la conscience de soi. Et en plus, ça m'a permis aussi de me projeter dans une discipline, en fait de me dire, bon, ok, j'ai commencé cette discipline-là. Mais maintenant, où est-ce que je veux aller avec la pole dance ? Donc déjà, comme on a parlé dans l'épisode 2, il y a tellement de styles. Déjà, il fallait que je trouve mon style. Donc, pour trouver son style, il faut se connaître. Donc, il faut avoir conscience de soi.
- Speaker #0
Et pour se connaître, il faut également tester des choses. Donc, il a fallu que tu passes par différentes étapes au travers de ta discipline pour apprendre à te connaître. Une fois que tu as trouvé ton style, quel était l'objectif suivant ?
- Speaker #1
Une fois que j'ai trouvé mon style, qui est D'ailleurs, pas tout à fait définie. Je sais qu'en pole, j'aime les figures de force. Mais j'aime aussi développer ma souplesse. J'aime aussi développer ma sensualité. Et justement, être consciente de ma sensualité et d'en jouer.
- Speaker #0
Tu as commencé cette nouvelle discipline avec pour objectif d'apprendre à mieux te connaître. Aujourd'hui, c'est le cas.
- Speaker #1
Oui, c'est le cas. Et en plus, ce qui me plaît particulièrement, c'est que... Je ne sais pas si tu es d'accord, mais sur une barre, on ne peut pas tricher.
- Speaker #0
C'est très vrai ce que tu dis. J'aime beaucoup ce que tu dis. On ne peut pas tricher. Si tu n'es pas vrai, tu vas tomber.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. Tu vas tomber. Tu ne peux pas mentir sur ton niveau. Tu ne peux pas tricher. Et c'est ça que je trouve fabuleux. Parce que j'ai l'impression que je suis quelqu'un d'entier. Et j'ai l'impression que certaines personnes trichent, ont des masques. Et moi, je n'en ai pas, en fait. Et en fait, sur la barre, c'est encore plus flagrant.
- Speaker #0
Je suis quelqu'un de très déterminée. Ça se voit quand on est en cours. Donc, c'est vrai. J'apprends à mieux te connaître au travers de cette discipline que dans la vie, finalement. Et je dirais même que c'est grâce à ce sport que j'ai eu conscience que j'aimais passer des moments avec toi, finalement. S'il n'y avait pas eu ça, est-ce qu'on aurait été proches aussi vite ?
- Speaker #1
C'est ça, peut-être pas. Déjà, on ne se serait pas connus. On n'est pas de la même... entre guillemets génération tu es plus jeune que moi donc nos chemins ne seraient pas forcément croisés je vais être un petit peu philosophe quand je vais dire ça mais pour moi la pole aussi c'est dis-moi comment tu poles et je te dirai qui tu es c'est que les personnalités des gens se reflètent dans leur manière de poler c'est vrai ce que tu dis et je trouve que c'est très révélateur en te concernant Merci.
- Speaker #0
Parce que comme j'ai toujours dit, je te trouve très douce. Mais au contraire, quand tu poles, j'ai la lion queen qui sommeille en toi, qui se réveille. Au contraire, te concernant, j'ai presque deux visages. La Eugénie de tous les jours, en tout cas à mes côtés, je précise. S'il y en a avec qui elle est sauvage, ce n'est pas mon dos. Mais avec moi, c'est un amour. Et quand tu poles, je me dis, ah, c'est donc ça, c'est cette femme-là. Même dans la vie de tous les jours, du coup, tu m'anaches des gens, j'ai toujours au garde à vous. Et c'est là où je me dis que c'est ton vrai toi, c'est ton toi profond qui est comme ça, dans cette prise de position, dans ce leadership. C'est grâce à la Paul que j'ai su que tu avais cette part-là en toi. Car en soi, quand on est toutes les deux, c'est dans la bienveillance, dans l'amour. Je n'aurais pas su ça sans la Paul. Donc je suis d'accord avec toi, mais dans le sens où je dirais que ce n'est pas ce que j'imaginais. L'habit ne fait pas le moine, si je peux me permettre. mais du coup on retombe bien sur nos pattes dis moi comment tu poches je te dirais qui tu es car au premier abord je te vois comme quelqu'un de très douce mais quand on apprend à te connaître on se rend compte que le feu est boule tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
voilà oui je vois tout à fait après on peut dis toi que je suis une petite boule à facettes dans le sens où on n'a pas que je parlais de masque tout à l'heure mais la douceur n'est pas... On ne peut pas dire si elle est douce, ce n'est pas une acharnée. Tu vois ce que je veux dire ? Si elle est douce, elle n'est pas disciplinée. Une fois que j'ai un objectif en tête... Je garde ma douceur dans la vie, mais je vais tout faire pour mettre en place ce que je dois faire pour atteindre mes objectifs. Je sais que c'est mon tribunal, mais est-ce que je peux te poser une question ?
- Speaker #0
C'est pas ce qu'on a dit au début du podcast, hein ? Mais oui, d'accord, si tu veux.
- Speaker #1
Alors, tu me disais justement tout à l'heure comment tu te vois, comment tu te projettes. Est-ce que je peux, vu que tu as... Tu as déjà atteint un certain niveau. Est-ce que je peux te retourner la question ? Comment tu te visualises ?
- Speaker #0
Alors, comment je me visualise ? À la fois, c'est une question très simple, mais aussi très complexe, parce que c'est comme si je ne me sentais plus. Je ne sais pas, je ne veux pas être en mode « I'm feeling myself » , en mode « je ne me sens plus pété » , tout ça. Non, ce n'est pas ça. C'est qu'arrivent un moment, ou là, justement, au moment où j'essaie d'arriver dans ta question, j'essaie de visualiser justement cet arbre de paix que j'ai. Je ne pense plus à rien, j'ai des frissons qui viennent ça me prend au triple limite et je vis la musique, je suis la musique. C'est pour ça que je fais très attention aux musiques que j'utilise aussi, parce que j'essaye de rentrer dans le son et d'être le personnage principal de cette mélodie, de cette performance, et je ne pense à rien d'autre. Donc il y a des figures qui vont venir, souvent les mêmes, les figures favorites, les mouvements que je maîtrise le mieux, mais pendant que je le fais, il y a comme un soulagement. C'est très... Je ne saurais pas vraiment l'expliquer. C'est comme quand on fait des loopings ou tu as... Tu vois, quand tu fais une balançoire, c'est comme une grande inspiration qui vient, mais tu es tellement satisfait de ce que tu fais. Ce que tu fais avec tout ton cœur et tu le fais parce que tu kiffes ça et que tu le vis pleinement. Je ne sais même pas si je réponds à ta question, mais...
- Speaker #1
Oui, non, dans le sens où ça, c'est ton instant présent. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Mais comment tu vois...
- Speaker #0
ton évolution en Paul avec la conscience de soi je commence à comprendre ce que tu me poses comme question et comment je me vois plus tard en Paul je me vois beaucoup dans la théâtralisation dans un racontage d'histoire je dirais j'ai envie de partager des choses je me rappelle que tu disais que tu avais envie d'écrire un livre et n'ayant pas le temps d'écrire un livre tu fais un podcast aujourd'hui n'ayant pas le temps de faire un film Je préfère faire des petits spectacles avec des histoires à raconter. Donc si je prends le cas du dernier spectacle de fin d'année que nous avons fait, pendant le Martinique Dance Festival, j'avais repris le blues du marron de David Obadja. Cette musique m'avait énormément pris au trip, parce que ça parlait du fait d'être Antillais, et de toutes les difficultés qu'on rencontre. Et je trouve vraiment qu'on est tous confrontés, et d'ailleurs je te mets dedans aussi parce que tu vis avec nous ! Tu fais partie de ma famille d'Antillais, d'accord ? Même si tu es d'origine catalane, n'est-ce pas ? Et qu'on est à l'opposé l'une et l'autre. Mais je sais que tu comprends très bien ce que le peuple antillais vit. C'est pour ça que je t'inclus dedans. Mais quand on a quelque chose à raconter, ça nous prend aux tripes. Et donc, je me vois comment plus tard, je me vois raconter des histoires. On me parle souvent de « est-ce que je vais faire des compétitions et tout ? » Bon, je t'avouerai que ça ne m'intéresse pas. Mais raconter des histoires et transmettre des émotions, ça... Là, tu me vois au rendez-vous. Et c'est ça mon objectif. Et que je veux également que toutes les femmes et tous les hommes que j'aurai autour de moi plus tard puissent apprendre à transmettre quelque chose. C'est beau la performance. C'est beau de savoir faire des figures difficiles. Mais comment toi, tu te sens quand tu le fais ? Et d'ailleurs, Eugénie, par rapport au challenge qu'on se fixe, par rapport au shooting, qu'est-ce qui fait que tu es OK avec ça ? Parce que ce n'est pas du tout dans notre DA de base, d'être dans la sensualité, d'être dans cette essence féminine, cette exagération. qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui t'es ok de te challenger avec moi sur ça ?
- Speaker #1
Est-ce que je peux dire que je n'ai pas eu le choix ou pas ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Bon, alors pour reprendre le contexte, donc tu as effectivement, il y a le shooting et c'est toi qui as choisi la direction artistique. Tu as choisi de faire un petit peu sur les sons, un son de marginal, fol. Je vous invite à l'écouter parce que je ne peux pas le mettre sur le podcast pour cause de droit d'auteur. Mais ce son, déjà, comment tu m'avais dit déjà ? Qu'est-ce qui t'évoquait ?
- Speaker #0
Le son de Marginal, qu'est-ce qui m'évoquait ? Beaucoup de sensualité, justement. Je trouvais qu'il y a quelque chose d'érotique même derrière. Mais le côté où j'ai dit justement « t'es ma folle, à moi bébé » , je trouve que c'était un bon moyen d'exprimer justement ce qu'on ne s'autorise pas à exprimer en termes généraux. Donc ça m'évoquait beaucoup de sensualité, beaucoup de... Tu vois un peu les cabarets, tout ça, j'étais un peu dans cet univers-là. Voilà.
- Speaker #1
Ok, je vois. Et en fait, effectivement, ce n'est pas du tout dans ma manière de danser en pole. Je ne vais jamais vers ces côtés-là, sensualité, etc. Parce que je ne suis pas à l'aise dedans. Et en fait, pour moi, c'est un vrai challenge, cette chorégraphie. Parce que je pense que j'ai besoin aussi de savoir exprimer en danse certaines émotions que je ne ressens pas à l'instant T. Et d'ailleurs, tout à l'heure, je parlais de personnes qui ont des masques. Et j'ai oublié de préciser que finalement, les gens qui mettent des masques dans la vie de tous les jours, c'est aussi OK. Parce que c'est leur protection, c'est leur manière de faire, c'est leur manière d'évoluer dans la vie et dans leur environnement. Et en fait, dans mes objectifs, je pense que j'ai rajouté savoir exprimer une émotion que je ne suis pas en train de ressentir. Et donc, ça passe. par la musique et ça passe aussi dans ce cas-là par on va bosser sur un son où il y a beaucoup de sensualité et beaucoup d'exagération et en plus je dirais même que le titre Folle en fait ça m'a tellement parlé parce que ça évoque en moi pas un trauma mais presque Presque, parce que ce mot « folle » , il a du sens et j'ai envie de transcender le problème que j'ai avec ce mot. Je ne sais pas si...
- Speaker #0
Je comprends totalement ce que tu veux dire, dans le sens où, comme tu es prête à dépasser ce trauma, tu veux limite l'imprégner. Cette folle dont parle cette musique, tu vas l'interpréter. Quitte à être folle, soyons fous jusqu'au bout. et surpassons justement cette idée que certains ont pu avoir de toi. Parce que si tu le dis, c'est qu'on a dû te traiter de folle. Alors soyons folles à deux, ma chérie. Soyons folles à deux et surpassons, transcendons cette identité que nous n'avons pas choisie mais que nous acceptons. Et moi, c'est ce que je dis. C'est-à-dire que cette musique, ce challenge, il va nous aider déjà à nous connecter plus que nous ne le sommes déjà. Donc moi, j'en suis très contente. Mais je pense que ça va nous aider à dépasser peut-être même des choses dont on n'a pas idée. L'image des autres. Donc que tu redoutes tant, que tu es toujours en train de combattre, avec ce challenge, je pense que tu n'auras d'autre choix que de te moquer de l'image des autres. Parce qu'on a le droit de s'assumer, on a le droit de se challenger et de découvrir. Pourquoi les autres ont le droit de le faire ? Tu likes, tu aimes, tu applaudis et tu n'oses pas. Qu'est-ce qui fait qu'elles, elles y arrivent et pas toi ? Avec ce challenge, moi je te dis après ça, on va ressortir plus forte. Plus forte, plus femme et plus sûre de nous. Et on ne peut pas le faire si on n'est pas... conscience de qui on est. Et d'ailleurs, comme dans tous tes podcasts, je crois que là aussi, on se dirige vers une conclusion. Alors, Eugénie, la conscience de soi, c'est plutôt savoir comment on est ou comment on pourrait être.
- Speaker #1
En fait, je pense que la conscience de soi, ce n'est pas choisir entre ce que je suis et ce que je pourrais être, mais plutôt habiter l'espace entre ce que je suis Merci. et ce que je pourrais être. En fait, ce n'est pas un concept figé, mais plutôt un mouvement, comme pour la pole. C'est un mouvement. Et on peut même dire, si je veux aller plus loin et si je veux conclure, une ouverture vers le champ des possibles.
- Speaker #0
Et je voulais également souligner que le choix du verbe en lui-même est très intéressant, parce que là, tu soulignes vraiment qu'est-ce que tu pourrais être et pas ce que tu veux être. Tu vois, pour moi, il y a une différence entre... pouvoir et vouloir, parce que si tu peux, c'est que tu as conscience déjà des ressources que tu as en toi. Alors que vouloir, on peut vouloir plein de choses. Moi, je veux être riche. C'est pas pour autant que je sais exactement le chemin que je vais prendre pour être riche. Mais si je peux être riche, c'est que je sais qu'en ce moment, j'ai déjà des ressources, des choses autour de moi qui me permettent d'atteindre cet objectif. Cet objectif-là, pardon. Donc voilà, je voulais simplement souligner l'intelligence de cette problématique. C'est tout pour moi.
- Speaker #1
Merci Corentine, finalement j'ai l'impression que c'est toi qui conclue.
- Speaker #0
Non mais jusqu'au... Ben non, ben non madame, non c'est moi ! Merci beaucoup Eugénie d'avoir répondu à cette question, merci pour cette dissertation de qualité. Merci d'avoir pris le temps de nous parler un peu plus de toi et des épreuves que tu as dû surmonter pour arriver à la version que tu es aujourd'hui. Et puis j'invite les auditeurs à te follow sur ta page Instagram. Merci beaucoup pour votre écoute, merci beaucoup pour votre précieux temps. Et je vous dis à très bientôt sur Philosophie sur ma barre.