- Speaker #0
La meilleure chose en qualité d'enseignante, c'est de voir ces jeunes réussir. Il n'y a pas de parcours type.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans Please, Don't End the Term, le podcast qui vous ouvre les portes des palaces, maisons et hôtels emblématiques à travers les récits professionnels de l'hôtelier. Je suis Nia Mermier, et dans chaque épisode, je vous invite à partager les histoires inspirantes, les parcours exceptionnels et les réflexions profondes de ceux qui font briller ces endroits prestigieux. Que vous soyez un passionné de voyage, un professionnel du secteur, ou simplement curieux de découvrir les secrets bien gardés de ceux qui font rayonner ces établissements, ce podcast est fait pour vous.
- Speaker #0
Bonjour Caroline, merci d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
Je peux vous présenter en quelques mots ?
- Speaker #0
Bonjour Nina, également. Ravie en tout cas de m'avoir aussi invitée à partager ce moment d'échange. Donc je me présente, je suis Caroline Ravenet, j'ai 45 ans, je ne sais pas si l'âge est important. 12 rentrées à mon actif à Médéric, l'école hôtelière de Paris, où je suis manager pédagogique.
- Speaker #1
Pour ceux qui ne connaissent pas bien, pouvez-vous nous expliquer ce qu'est Médéric, l'école hôtelière de Paris et à qui ça s'adresse-t-il ?
- Speaker #0
Bien sûr ! Médéric, l'école hôtelière de Paris, est une des plus vieilles écoles hôtelières de France. Elle a été fondée en 1936. Nous accueillons actuellement 750 apprentis. Nous dispensons des formations entièrement gratuites à des jeunes qui vont partager leur temps entre l'école et l'entreprise. Nous avons un certain nombre d'entreprises qui sont partenaires de l'école et qui accueillent nos jeunes en contrat d'apprentissage. Et ces apprentis ont la possibilité de se former sur 21 formations. qui vont du CAP à la licence, de la cuisine au métier de service, au métier du management, de l'événementiel, de la pâtisserie, de la sommellerie, du bar. Donc un jeune qui rentre à l'école Médéric a la possibilité de faire un parcours assez long au sein de notre école avec des possibilités de poursuite ou de passerelle, en tout cas entre les différentes formations. Une école qui est en devenir, puisque nous allons entamer une grosse phase de travaux d'ici deux ans. Et donc, l'école hôtelière de Paris va pouvoir accueillir 1200 apprentis d'ici 2028. Donc, un projet qui est assez conséquent, puisque l'école accueillera trois restaurants, dont un restaurant au dernier étage, en rooftop, à visée gastronomique, Un deuxième restaurant. et un restaurant d'application. Et nous aurons également un hôtel d'application. Donc la première école hôtelière sur Paris a proposé justement un hôtel d'application d'une vingtaine de chambres en catégorie 4 étoiles. Donc un beau projet en devenir pour nos jeunes talents de demain.
- Speaker #1
Formidable. Et donc vous, quel a été votre parcours avant d'arriver dans la formation ?
- Speaker #0
Alors avant d'arriver dans la formation, j'ai fait une école hôtelière à l'âge de 15 ans. À vrai dire, à 15 ans, j'ai choisi cette orientation. À cette époque-là, je pense que ce n'était pas une orientation choisie par passion, mais plutôt pour rentrer dans un métier que j'avais pu découvrir à travers diverses expériences et qui m'offrait à ce moment-là l'opportunité de pouvoir être indépendante et gagner ma vie assez rapidement. Il est vrai que quand j'en ai parlé à mes parents, mes parents issus d'un milieu ouvrier où le chômage pouvait taper à la porte à n'importe quel moment, quand je leur ai dit que je souhaitais entamer une formation en hôtellerie-restauration, ils étaient relativement surpris de mon choix et à la fois pas du tout contre, parce que pour eux, l'hôtellerie-restauration, la France étant la première destination touristique mondiale, en tout cas, c'était la garantie. d'avoir un emploi tout au long de ma vie, que ce soit en France, mais aussi à l'international. Donc c'est vrai qu'au tout début, je pense que ce choix d'orientation s'est fait un peu parce que, comme je vous disais, je cherchais cette quête d'indépendance et j'ai appris à aimer ce milieu, cet univers. Et je pense que mes parents, comme moi-même, n'avions pas mesuré tout ce que ce milieu peut apporter à un jeune. Comme je vous disais, la possibilité d'avoir un... un savoir-faire reconnu et international, la possibilité de voyager assez aisément, la possibilité de faire une carrière endurante, parce que vous pouvez effectivement commencer en bas de l'échelle et puis assez rapidement avoir des postes à responsabilité, c'est ce qui s'est un petit peu passé pour moi. Et puis également cet ascenseur social, c'est-à-dire que d'un seul coup vous travaillez dans des univers où vous pouvez rencontrer diverses populations, diverses cultures. Donc ça, c'est un milieu relativement riche. J'arrive à 15 ans au lycée Simone Veil à Dijon, où je fais un BEP restaurant. Et puis après mon BEP, j'avais pour projet de faire un bac pro. Et en fin de compte, au fil des rencontres, notamment avec mes enseignants, je m'aperçois que d'un seul coup l'école devient pour moi quelque chose de facile. Alors qu'au préalable, j'étais plutôt dans un schéma scolaire. C'est pas que je n'aimais pas l'école, mais le système scolaire était difficile pour moi. C'est-à-dire que je devais beaucoup travailler pour aller décrocher mon 10. Quelquefois, ça pouvait créer des frustrations, surtout quand on est jeune. Alors que là, d'un seul coup, je ne sais pas, tout devenait facile. Les enseignements avaient du sens. Les mathématiques devenaient faciles. La gestion aussi. Alors qu'avant, c'était une douleur. Et donc, sur le conseil de mes enseignants, je décide de poursuivre vers un bac technologique. Maintenant, qui s'appelle bac STHR, si je devais le ramener en 2025. Et je décide de quitter Dijon. pour intégrer le lycée hôtelier de Poligny, qui était relativement bien réputé. Et là, je fais deux ans. Et puis, j'obtiens mon baccalauréat avec mention. Donc, double revanche sur mon passif scolaire un petit peu plus difficile. Et puis, j'enchaîne avec un BTS. Un BTS, à l'époque, qui s'appelle Option A. Parce que c'est vrai qu'au départ, j'ai commencé par le BEP restaurant. Moi, ce qui me plaisait, c'était la partie restauration. Ce côté convivialité. J'avais une mamie qui aimait bien recevoir. Donc, quand on recevait, il y avait ce côté où on mettait la table, on sortait le bolin, on faisait la cuisine. C'est tard de recevoir, voilà. Et je pense que c'est ça aussi qui m'avait conduit à ce choix d'orientation, en me disant, bon, la partie restauration, ça peut être aussi quelque chose qui peut me plaire, parce qu'il y a tous ces petits détails. Et puis, quand j'arrive à Poligny, avec ce bac techno, je découvre l'univers de l'hôtellerie. Et là, je me dis, waouh ! En fait, ça ne s'arrête pas seulement à... une cuisine et un restaurant mais il y a aussi toute la vie d'un hôtel qui peut m'offrir des opportunités et puis donc voilà BTS et j'ai eu la chance aussi et j'aimerais profiter aussi peut-être de ce temps là aussi pour faire un petit clin d'oeil aux enseignants que j'ai pu rencontrer sur mon parcours parce que souvent c'est les personnes qui oeuvrent dans l'ombre mais c'est vrai que sur Paulini j'avais deux personnes emblématiques telles que José Duzo et Corinne Ackman sur la partie restaurant L'élégance, la rigueur, la technicité au quotidien. Sur la partie hôtelière, il y avait aussi M. Thauneau et M. Mathieu aussi. Toutes ces technicités, toutes ces basiques du savoir-faire, de l'hospitalité, de la restauration, qui font que maintenant, j'ai plaisir aussi à les transmettre depuis que je suis formatrice. Et Pauligny aussi a été pour moi une grosse opportunité, parce qu'on avait à cette époque-là, je ne sais pas si c'est toujours le cas, On avait un parrain de promotion. Donc les jeunes choisissaient, c'est-à-dire que les jeunes de BTS deuxième année choisissaient un parrain de promo, avaient pour mission de le contacter, de lui demander directement qu'il soit parrain de promotion. Et au préalable, on avait pu voir les autres parrains avec mes camarades. Et très très souvent, c'est les cuisiniers. On se disait, ben non, en fait, nous on fait un BTS option hébergement, restaurant. gestion et en fait on aimerait bien quelqu'un qui incarne toutes, tous les corps de métier. Et à ce moment là on a décidé de contacter Franck Stétinger qui était à la tête du groupe Louvre Hotel notamment du Martinez à Cannes et qui incarnait aussi la partie sommellerie avec l'univers Stétinger, l'univers du champagne et donc on décide de le contacter très rapidement il nous répond favorable à notre demande et donc je suis à ce moment là élue par mes camarades, avec un autre de mes camarades, à être les représentants de la promotion envers ce parrain. Donc un immense honneur, je crois que je n'en avais pas dormi pendant deux jours avant. Donc j'ai l'honneur de rencontrer Francis Tintger à cette époque-là et au préalable, j'avais eu des expériences professionnelles, mais plutôt en hôtellerie haut de gamme et en restaurant gastronomique et lui m'ouvre à ce moment-là, cette rencontre m'ouvre sur le groupe hôtelier. en France, mais aussi en Europe. Alors, une hôtellerie un peu plus économique. Il y avait aussi Martinez à Cannes. Mais s'ouvre à moi tout le groupe Louvre-Hôtel, qui est un groupe que je connaissais partiellement. Et Franz Tetinger, à ce moment-là, au cours de cette journée, me dit, si tu as besoin de quoi que ce soit au cours de ton parcours, par un jour, par un toujours. Donc, il me donne sa carte et puis j'avais cette envie de monter sur Paris. Et donc je lui envoie un petit message en lui disant, enfin à l'époque c'était un courrier parce qu'on n'avait pas de... les téléphones portables étaient moins développés, donc je crois que je lui ai écrit un courrier avec mon CV en lui disant que j'aimerais pouvoir vivre une expérience Louvre-Hôtel et donc à ce moment-là il m'offre la possibilité. d'intégrer une de ces équipes à Surenne, sur un complexe hôtelier de 300 chambres, qui ouvrait. Donc moi je sortais d'école, je vais vous dire, je crois que c'était le 15 juin, et le 18 juin, j'arrive avec ma valise à Paris, et je participe à l'ouverture de cet hôtel. Je suis à ce moment-là réceptionniste, et puis au bout d'un an, on s'aperçoit que la partie attractivité commerciale, n'est pas suffisamment menée. Donc on ouvre un poste, je me positionne et à ce moment-là, je me retrouve à démarcher toutes les entreprises du secteur pour créer un fichier client, négocier des contrats. On n'est pas très loin de Roland-Garros, donc on part à la conquête de la Fédération française de tennis et on signe un partenariat avec Roland-Garros. Et puis, c'est également l'époque où le yield management explose. Sur la partie hôtelière, avec l'équipe de direction, on décide de mettre en place cette politique de yield. Là où je suis en plein cœur de la stratégie commerciale d'un établissement. Et tout ce que j'avais pu apprendre au préalable prend également sens et forme avec cette expérience-là. Et puis, deux ans après, la direction me propose un poste d'adjointe de direction. Là, j'encadre une trentaine de personnes, hôtelières, restaurateurs. Et puis, je passe cinq ans sur Suren. Ça, c'est une des expériences les plus marquantes que j'ai pu avoir. Et puis après, j'enchaîne d'autres expériences hôtelières. Et dans le management, il y a un élément qui est très important, c'est la formation du personnel. On s'aperçoit que quand on est manager, on a des personnes qu'on embarque dans notre équipe qu'il faut accompagner, qu'il faut faire monter en compétences. Et le fait de les former est un véritable outil de fidélisation, clairement. Et donc, je me retrouve face à des équipes à ce moment-là aussi qui n'étaient pas forcément formées. Donc, il y a cette formation qui prend de plus en plus de place dans mon quotidien. Et je me dis, tiens, ça, ça pourrait être peut-être un élément. En tout cas, c'est un élément que j'aimerais développer. Donc, je regarde un petit peu ce qui est possible de faire. Je tape aux portes des écoles hôtelières. On me dit, il y a la possibilité de rentrer dans les écoles de profs et puis de passer le concours à l'éducation nationale. Et je me dis, oui, mais je ne sais pas si je suis prête à retourner dans l'univers de l'école, en tout cas de l'éducation nationale. Donc, je continue un petit peu mon parcours. Et puis un jour, je découvre un dispositif qui s'appelle le CPF, l'équivalent du CPF. Donc là, je décide d'en profiter. Et je tombe sur une école qui est l'AFPA et qui propose une formation de formateur pour adultes. Formation de neuf mois. Donc je décide à ce moment-là de poser mon temps et je retourne neuf mois à l'école. Donc une formation où je suis avec un public d'adultes. Je suis mélangée avec des gens qui ont 25 ans, 50 ans, qui sont en pleine reconversion professionnelle. Notre objectif commun est de devenir formateur. Je suis titulaire d'une expertise. Et puis en fin de compte, on nous demande de tout redécoudre. Parce qu'on peut être le meilleur expert, mais pas forcément le meilleur formateur. Et puis je me forme à la pédagogie. Et pendant ces neuf mois, on nous demande de faire deux stages. Le premier stage, je décide d'aller le faire à l'époque chez Sogeres, donc groupe de restauration collective, parce que mon idée était de former des adultes. Je me suis dit, je veux former des adultes. Et puis mon deuxième stage, je cherchais un deuxième organisme, et ma formatrice à l'époque me dit, tu devrais peut-être aller dans un centre de formation pour apprentis. Je dis, non, je ne veux pas travailler avec des jeunes. Je ne me sens pas du tout crédible auprès des jeunes. Je me dis, écoute, c'est un stage, tu devrais y aller. Au moins, si ça ne te plaît pas, tu sais que ça ne te plaît pas. Donc, je dirais que c'est important d'écouter quelques fois les conseils des anciens. Et puis après, pour se faire sa propre vision et sa propre idée. Et donc là, j'arrive en stage dans une école hôtelière sur Paris qui est le PMT. Je me retrouve le premier jour à gérer une douzaine de jeunes. et À partir de ce moment-là, je me suis dit, OK, c'est ce public-là avec lequel je veux évoluer. Parce que challenging, parce que besoin d'accompagnement, parce que besoin d'un cadre, parce que c'est l'avenir, en fait.
- Speaker #1
C'était un coup de cœur.
- Speaker #0
Et c'est un coup de cœur. Donc, j'ai fait ce stage à l'EPMT. Le PMT, à la suite de ça, m'a proposé un CDI. Donc, j'ai intégré le PMT six mois après, parce que j'étais encore... Voilà, le temps d'avoir mon titre de formateur pour adultes. Et puis, je commence mon parcours d'enseignante sur les métiers du service. Alors, c'est très drôle parce que j'ai commencé par le métier du service. J'ai dévié vers l'hôtellerie et le management pour revenir sur les métiers du service. Et c'est marrant parce que sur les métiers du service, Merci. J'avais eu des expériences, notamment en restauration Une Étoile, une expérience marquante avec un chef qui s'appelle Joël Césari, qui était à l'époque chef restaurateur d'un restaurant Une Étoile à Dôle, en Franche-Comté. Et c'est pareil, quand j'étais à l'école hôtelière, on m'avait dit, il y a un cuisinier et il y a un maître d'hôtel. Mais non, il peut y avoir un cuisinier maître d'hôtel. c'est-à-dire que quand vous êtes... Quand vous êtes votre propre patron, même si votre expertise est la cuisine, vous devez avoir un œil en salle quand même. Et lui m'a vraiment fait comprendre que l'expérience client, ce n'était pas qu'une assiette ou qu'un bon service. C'est la complémentarité des deux. C'est effectivement une bonne assiette, c'est un bon service, mais ça va être les facteurs d'ambiance, ça va être la qualité du nappage, ça va être la qualité de l'art de la table, ça va être la qualité de la bande-son. qu'on va passer. Et puis, ça va être aussi l'accueil qu'on va réserver au client dès le moment où il appelle pour sa réservation jusqu'au moment où on va le raccompagner à la suite de son repas. C'est tout ça, en fait, qui fait que l'expérience... Voilà, c'est cette expérience client-là. Si un client revient, c'est parce que l'intégralité de cette expérience a été de qualité. Et donc, toutes ces notions, en tout cas du restaurant, je me retrouve en qualité d'enseignante. à revenir à mes premiers amours des métiers du service. Et je retombe à nouveau amoureuse des métiers du service. C'est-à-dire que je les avais un petit peu abandonnés pour aller sur la partie hospitality et la partie management. Et là, je retombe à nouveau amoureuse des techniques, parce qu'il faut former les jeunes aux techniques de base, d'art de la table, mais de découpe, de service du vin, de réalisation de cocktails. Et donc, je fais mes armes à l'EPMT pendant deux ans. Et au cours de cette expérience à l'UPMT, on me propose un voyage pédagogique qui visait à accompagner une douzaine de jeunes sur le Canada. Donc me voilà partie au Québec pendant une dizaine de jours. Et à ce moment-là, on partageait le voyage avec plusieurs écoles, dont Médéric. Et à ce moment-là, je suis avec un représentant de l'école Médéric, Jean-François Tostivin, avec qui une complicité s'instaure pendant le... pendant le voyage, et puis on se retrouve quelques mois après, parce que je me dois d'aller jurifier chez lui, et à ce moment-là, il me dit, écoute, pour information, je cherche un formateur de salle, est-ce que ça t'intéresse de rejoindre l'équipe Médéric ? Et donc, voilà comment je suis arrivée à Médéric. Eh bien, 12 rentrées, donc 12e année, j'ai oeuvré 9 ans en qualité d'enseignante, donc toujours sur le métier du service, et un petit peu d'hospitality, et depuis 3 ans, la direction a changé. Et la nouvelle direction m'a donné l'opportunité d'évoluer en interne. Donc Bruno Demonte, l'actuel directeur général, me propose de rejoindre l'équipe de direction en qualité de manager pédagogique.
- Speaker #1
Félicitations. Et alors, en quoi consistent concrètement vos missions en qualité de manager pédagogique ?
- Speaker #0
Alors, effectivement, parce que manager pédagogique, ce qu'on y met, eh bien, j'accompagne au quotidien. Alors, je dis « je » , mais... Nous sommes une équipe en fait. J'ai mon directeur Emmanuel Perrier, directeur de l'apprentissage. Nous sommes garants, on va dire, du pilotage des différents dispositifs de formation. Donc ça veut dire quoi derrière ? Eh bien ça veut dire qu'on va se garantir que nos jeunes ont bien toutes les conditions réunies pour que leur programme de formation soit dispensé dans de bonnes conditions. Bien évidemment, on manage nos formateurs. On planifie, on recrute, on évalue, on accompagne, on forme. On contribue à manager une équipe pédagogique qui compte 35 formateurs. On va s'assurer bien évidemment que nos jeunes ont bien tous les moyens logistiques pour réaliser leur formation, parce qu'on est quand même dans les métiers de service et de cuisine, pâtisserie, donc matière d'œuvre, locaux, matériel. Si on est inculqué. coupure de gaz un peu plus cuvinée. Donc c'est s'assurer aussi que tous les locaux répondent aussi. aux normes de sécurité, d'hygiène d'un laboratoire technique. Et puis moi, ce que j'aime le plus dans mon métier, c'est de proposer des petits plus à nos jeunes. On est face à une génération Z. Maintenant, il y a quelques temps, on va avoir les alphas qui vont arriver. Nos jeunes ont besoin de sens. Alors, je le disais quand j'étais moi-même apprenante, quand on ne comprend pas pourquoi on apprend telle ou telle chose, ça peut être compliqué. Donc, à l'heure actuelle, ce que j'aime le plus, c'est toute la gestion des événements qu'on va avoir en plus de notre quotidien. C'est-à-dire qu'on va avoir, par exemple, la possibilité d'organiser des masterclass auprès de nos jeunes, dédiés à nos jeunes. Ça va être aussi d'organiser des travaux pratiques déplacés. Donc là, par exemple, en début d'année, on a eu l'occasion d'être sollicité par l'association Antoine Alénaud. Et donc nos jeunes ont pu participer au dîner de gala de 550 convives qui avait lieu à la Garde républicaine, où là nos jeunes en cuisine peuvent travailler aux côtés de grands chefs comme Yannick Alénaud, chef Bottura, en salle, de partir d'un lieu qui est un manège où s'entraînent les chevaux de la Garde républicaine, qui d'un seul coup devient un lieu de réception. Et puis, l'organisation d'un événement de 550 convives. Donc, voilà, c'est de créer, de pouvoir apporter justement tous ces petits plus qui vont donner du sens à l'apprentissage et qui vont venir enrichir l'expérience de nos jeunes. L'année dernière, nos jeunes ont pu participer à la gestion du restaurant éphémère, du salon professionnel et du hotel. Ce n'est pas juste des bras et des jambes qu'on va fournir à un organisateur. Non, en amont, on va travailler avec les organisateurs en disant très bien, on va sélectionner plutôt tel profil de jeune. T'es... Cette expérience va venir servir telle partie d'un programme de formation. Donc là, l'année dernière, on avait pris nos jeunes en deuxième année BTS qui étaient sur la partie management, qui devaient manager les autres jeunes, bien évidemment encadrés de leurs formateurs et des organisateurs. Mais voilà, c'est tous ces petits plus, les masterclass, sur l'école aussi, on a une dynamique de dîner signature. On a des chefs qui vont venir justement partager le temps d'un TP. leurs recettes signatures avec nos jeunes et puis on va ouvrir le restaurant d'application et on a une clientèle extérieure qui va pouvoir venir vivre l'expérience. C'est aussi des projets pédagogiques que mes formateurs vont mener et donc moi je vais chercher à les accompagner au mieux, à mettre en place toutes les conditions pour qu'ils puissent réaliser des projets. Donc là cette année par exemple, j'ai un enseignant en arts appliqués qui pour la deuxième, pour la quatrième ou cinquième année mène un projet avec l'école des beaux-arts. où on prend, on associe le contenu avec le contenant. Donc là, cette année, par exemple, la classe de dessert de restaurant est partie voir l'exposition Nikit-Sinfal et vont travailler sur un dessert et avec les élèves de l'école des Beaux-Arts, eux vont travailler le contenant. Et l'objectif, c'est d'amener le projet sur le fait que le contenant sublime le contenu, le contenu sublime le contenant. Voilà, donc c'est toute cette Ausha qu'on va chercher à... à amener à nos jeunes, à travers des projets ou à travers des actions. C'est vrai que l'école Médéric est vraiment sensible à toutes ces valeurs. C'est vrai qu'on a plusieurs valeurs. Il y a l'exigence, bien évidemment. L'ouverture. L'ouverture à la culture. L'ouverture à l'autre. Ça, c'est des éléments très importants. L'égalité pour tous, aussi. Et toutes les valeurs aussi qui vont être... sociétal, environnemental. On va très souvent aussi mener avec eux des projets qui vont avoir une visée caritative. Donc on a pu faire, comme les années préalables, avec la Croix-Rouge, avec les Restos du Coeur. On essaye aussi d'apporter ça au cœur de notre pédagogie parce qu'on a, et je pense que c'est ça aussi la transmission, et je pense que chaque enseignant, chaque personne qui travaille dans l'enseignement a cette volonté-là. de se dire qu'on est en train de former l'individu de demain. Donc, on a ce devoir de transmission qui vient en complément de tout le savoir-faire, bien évidemment, technique, etc. Mais toutes ces valeurs-là sont aussi un devoir de l'enseignant et des écoles à l'heure actuelle.
- Speaker #1
Et pour tous ces projets, c'est les personnes qui vous contactent ou c'est vous qui allez les démarcher ? Les deux.
- Speaker #0
Les deux, voilà. Je pense qu'on est dans un milieu de réseau que On a pu, par nos carrières professionnelles, rencontrer des grands chefs, rencontrer des grands professionnels, des directeurs d'hôtels, des directeurs d'associations. Et puis, quelquefois, la fusion de tout ça. fait que la fusion de tout ça vient servir la pédagogie. Mais la plupart du temps, on va dire que c'est les professionnels qui vont venir nous solliciter. Nous, École Hôtelière, on est très souvent sollicité par des associations. À l'École Médéric, on va toujours chercher à sélectionner. Justement, toutes ces actions viennent servir la pédagogie. On ne va pas envoyer 25 jeunes pour faire un extra. Non, ce n'est pas ça, en fait. Nous, on va chercher à avoir le partenaire qui va nous solliciter, va devoir nous démontrer qu'il a un intérêt pédagogique en nous contactant. Là, je reprends l'exemple de l'association Antoine Alénaud. Au préalable, on a pris des temps de briefing avec les jeunes. Les jeunes ont rencontré en amont les personnes de l'association. le traiteur qui encadrait l'événement pour un briefing. Savoir qui était cette association, quelles étaient ses actions et quel était l'objectif de la soirée et qu'est-ce qu'ils allaient y faire. Quelles allaient être les compétences qu'ils allaient pouvoir acquérir au cours de cet événement-là. Donc, soit on est dans le milieu professionnel avec des événements prestigieux, très souvent, soit ça va être des événements caritatifs. Si je dois résumer, c'est ça. Mais très souvent, c'est les professionnels ou les associations qui vont nous contacter ou quelquefois la fusion de rencontres ou de personnes qu'on connaissait auprès d'elle.
- Speaker #1
Et c'est à vous qu'on doit s'adresser pour le cas où si des auditeurs ont un projet ?
- Speaker #0
Alors, ça peut être directement moi, mais ça peut être aussi Emmanuel Perrier à la direction de l'apprentissage. Mais oui, effectivement, c'est vers nous qu'il faut se tourner.
- Speaker #1
Ça peut être une bonne opportunité.
- Speaker #0
Exactement. Là, par exemple, on mène un projet avec des jeunes de l'ESSEC. donc un projet qui s'appelle les TOC engagés on organise ensemble un déjeuner qui va permettre de lever des fonds pour financer des actions en faveur d'un public en situation de handicap parce que quand je disais l'école Médéric l'égalité pour tous nous avons également depuis de nombreuses années une classe passerelle en cuisine et en service donc c'est des classes de 4 à 5 jeunes Merci. en situation de handicap, qui viennent suivre des cours dans nos laboratoires avec d'autres classes, donc en totale inclusion. Et ces jeunes sont en apprentissage dans des beaux établissements, des belles institutions, et viennent faire une année chez nous. Donc là, cette action-là va venir justement servir des actions futures qui vont permettre de pouvoir accueillir et de continuer à accueillir ce public.
- Speaker #1
Je me demandais comment vous... faites pour rester proche de la réalité du terrain ?
- Speaker #0
Alors, la veille professionnelle, ça c'est incontournable. Quand je disais tout à l'heure, on fait venir des chefs, on organise des masterclass, je pense que c'est aussi valable pour notre équipe pédagogique. Donc nous, là sur l'école, par exemple, on a deux semaines par an qui sont réservées à la formation de nos formateurs. en cuisine il y a quelques temps. Ce n'était pas cette année, l'année d'avant. Ils ont eu une masterclass sur la réalisation d'un pâté en croûte, par exemple, avec un meilleur ouvrier de France qui est venu animer une séance de formation pendant trois jours chez nous. Cette année, par exemple, sur la pédagogie, je vais parler purement pédagogique, nos formateurs ont été formés sur l'intelligence artificielle parce qu'elle arrive en force. Maintenant, sur la partie purement technique, Et effectivement, même si je suis sur la partie enseignement, on a un contact quasiment régulier avec les professionnels. Parce que les professionnels vont venir à notre rencontre où nous, on va aussi organiser des sorties, des visites pédagogiques dans leur établissement. Mais Déric a une petite renommée, on accueille aussi de nombreux concours. Donc les professionnels ont l'occasion aussi de venir chez nous. À cette occasion-là, on fait venir aussi nos professionnels dans le cadre des jurys professionnels. Nos formateurs vont aussi visiter les jeunes en entreprise. Donc voilà, il y a une veille professionnelle qui se fait perpétuellement, qui est indispensable. Encore plus en formation, en apprentissage, parce que comme nos jeunes sont 50% du temps en entreprise et 50% du temps à l'école, On ne peut pas se laisser dépasser. Voilà. Les formateurs doivent être en veille régulière. C'est incontournable, parce que sinon, on est tout de suite dépassé. Moi, j'ai été formatrice pendant un peu plus de dix ans. Le cours que vous construisez en première année, même si, on va dire que 80% du contenu reste le même, vous êtes obligé de faire évoluer votre cours. Pourquoi ? Parce que le milieu évolue, mais parce que... les besoins des consommateurs évoluent. Donc, je pense qu'en fait, c'est ça aussi qui fait que ce milieu est riche, c'est qu'on est dans un milieu professionnel qui est en perpétuelle évolution. Et si on veut être à la page, on n'a pas le choix que d'être en veille professionnelle constamment.
- Speaker #1
Et justement, vous, quel est votre point de vue sur l'intelligence artificielle ou toutes les nouvelles technologies ?
- Speaker #0
Je pense qu'on ne peut plus faire sans quand je dis plus faire sans, c'est-à-dire qu'on... On ne peut pas nier qu'elles sont présentes. Il y a une grosse remise en question, nous, dans nos programmes de formation, parce que l'intelligence artificielle, pour le moment, les jeunes ne sont pas privés de l'utiliser. Les programmes de formation ne le prévoient pas, notamment dans les programmes de BTS. Néanmoins, il y a une vraie remise en question à avoir justement sur l'utilisation de ces outils. Parce qu'au niveau de l'intelligence artificielle, On se doit de savoir l'utiliser, mais à bon escient. Et je pense qu'il nous faut accompagner nos jeunes à savoir l'utiliser à bon escient. À l'heure actuelle, moi je suis la première à utiliser certains outils, parce que ça va me faire gagner du temps. Néanmoins, au niveau de la relecture, j'ai besoin de ce sens d'analyse pour me dire, ok, est-ce que ce qu'il m'a écrit ou est-ce que le travail qu'il me propose, le résultat qu'il me propose, correspond ? réellement à ce que je voulais dire, à ce que je voulais écrire, à ce que je voulais montrer. Et quand on parle de prompté, je pense que pour faire un bon prompt, il faut avoir une bonne analyse du contexte, une bonne analyse de ce qu'on attend aussi du résultat. Donc, je pense que l'analyse, l'intelligence artificielle, on ne peut pas faire comme si elle n'existait pas. Là, c'est fini. Je pense que même déjà, je pense qu'on est déjà en retard par rapport à la vitesse à laquelle elle avance. Mais on se doit d'accompagner nos jeunes à savoir à l'utiliser à bon escient. Parce qu'effectivement, je pense que dans certaines missions, dans certaines tâches, elle peut nous faciliter et nous rendre peut-être plus performants ou nous permettra de gagner du temps à faire certains éléments. Maintenant, sur les métiers du service, j'ose imaginer, métier de la gastronomie, qu'elle ne remplacera pas à 100% l'homme. Parce qu'il y a cette intelligence émotionnelle qui fait partie de notre métier. Et ça, je pense que l'intelligence artificielle ne pourra pas la remplacer. Quand vous accueillez quelqu'un au restaurant, quand vous accompagnez votre client tout au long de son séjour, à l'hôtel ou au restaurant, il y a toute la partie émotion, toute la partie ressenti. observation. Vous voyez, moi, j'avais un maître d'hôtel un jour. Je travaillais dans un restaurant étoilé, toujours en Franche-Comté, mais j'étais du côté de Germigny. C'était à Port-Léné, le château de Germigny. Et en fait, on avait une clientèle à faire, très régulière, qui venait manger chez nous. Et malgré qu'on était restaurant, gastronomie, on avait un rythme de service. Voilà. C'est-à-dire que la clientèle à faire ne passait pas trois heures à table, même si on était étoilé. Et arrive la Saint-Valentin. Et donc, moi, ce soir-là, j'arrive en service classique et je mets le même rythme. Et à un moment donné, j'ai le maître d'hôtel qui m'arrête, qui me dit, Caroline, observe, qui sont tes clients ce soir ? Alors, mes clients, effectivement, n'étaient plus des hommes d'affaires, mais étaient des amoureux qui venaient passer un bon moment. Et là, il me dit, ralentis. En fait, il peut y avoir des process, mais à certains moments, la personne qui va venir dicter ton service, c'est le client. Donc, apprends à observer. apprend à regarder ton client, à ressentir ton client pour pouvoir personnaliser ton service. Et ça, par exemple, toutes ces notions-là, je pense que l'intelligence artificielle n'est pas capable à l'heure actuelle de pouvoir y répondre. Donc, je dirais l'intelligence artificielle à doser, faire sans, ce n'est plus possible, mais garder le contrôle sur l'intelligence artificielle et les nouvelles technologies. Après, si on parle des nouvelles technologies et les réseaux, tout ce qui est TikTok. On va parler des TikToks, puisque c'est vraiment l'outil des jeunes qui arrivent sur nos formations. Je pense qu'il va y avoir un accompagnement à faire auprès de nos jeunes sur leur communication et sur comment je rentre en interaction avec autrui. Pourquoi ? Parce qu'on s'aperçoit qu'on a des jeunes qui passent de plus en plus de temps derrière des écrans, qui vont se construire une image à travers des stories, à travers des vidéos. Sauf que ça, ce n'est pas la vraie vie. Et je pense que les jeunes qui vont arriver sur le marché, vont devoir être accompagnées sur plein de soft skills comme l'empathie, comme la bienveillance, comme la tolérance. Je pense que le fait d'être enfermées derrière ces écrans ne leur permettront plus peut-être d'être suffisamment ouvertes au monde. On s'aperçoit que derrière nos écrans, on peut voir ce qui se passe à l'autre bout du monde. Mais je pense qu'il ne faut pas oublier que la vraie vie, elle se fait en dehors des écrans. Et là, je pense qu'il y aura un accompagnement à faire auprès des jeunes pour ne pas leur faire perdre. ce sens d'humanité.
- Speaker #1
Parce que vous, dans vos cours, vous intégrez l'intelligence artificielle, mais également, en l'occurrence pour Tic Tac, vous avez déjà des formations ?
- Speaker #0
Non, on ne fait pas de formation. Pour l'intelligence artificielle, je sais que mes formateurs sont... Les formateurs et puis même moi. Quand j'ai un jeune qui va m'écrire, quelquefois, je me dis, oula ! C'est pas lui ça, ça doit être Chadjipiti. Voilà. Donc, on ne peut pas interdire à un jeune de ne pas utiliser l'intelligence artificielle. Donc, il n'y a pas de formation proprement dite ou de matière proprement dite donnée sur la partie intelligence artificielle. Pas à ce jour. Maintenant, effectivement, on se doit de faire évoluer nos jeunes sur... En tout cas, les sensibiliser aux évolutions digitales, numériques, sociétales, etc. Les cours de numérique existent, effectivement, c'est abordé, mais un cours proprement dit d'intelligence artificielle, il n'y en a pas. Après, peut-être que par la suite, on apportera ces éléments-là pour faire évoluer nos programmes de formation. C'est possible aussi.
- Speaker #1
Vous êtes également ambassadrice de l'association Au service des talents de demain. Que représente cet engagement pour vous ?
- Speaker #0
Alors, l'association au service des talents de demain, association qui a été... qui a été fondée maintenant il y a plusieurs années entre différents directeurs de restaurants enseignants. Pour moi, cette association, elle est très importante parce que déjà, elle a décloisonné le monde professionnel du monde de l'enseignement. Quand j'ai commencé le métier de l'enseignement il y a 13 ans, clairement, si vous étiez enseignant, c'est que vous étiez un mauvais professionnel. Et puis l'enseignant n'osait pas forcément aller frapper à la porte du professionnel parce qu'on avait peur de déranger. Donc cette association-là a permis justement de décloisonner les deux milieux et de ne faire qu'un pour être au service de nos jeunes. Et surtout pour mener plusieurs actions pour valoriser les métiers du service. Et je dois dire que de plus en plus, on peut voir que les professionnels vont à la rencontre des jeunes dans les écoles. reçoivent les jeunes dans leur entreprise, mènent des projets avec des écoles. Il y a des dîners où le maître d'hôtel va venir aussi partager un temps avec les jeunes, va venir animer une masterclass. Et ça, il y a une quinzaine d'années, il y avait peut-être, mais pas aussi intensément. Alors que là, c'est devenu quelque chose de très facile. Voilà, sans problème, on va aller frapper à la porte. de la Tour d'Argent pour rencontrer Stéphane Trappier ou de Claire Saunet au Louis XV et qui se feront un plaisir de venir partager un temps avec nos jeunes. Donc ça, c'est bien. Et puis pour nos jeunes, c'est aussi la possibilité de rentrer aussi en contact avec des professionnels pour venir faire un stage, un apprentissage, échanger aussi un moment. Là, après notre podcast, moi, par exemple, j'ai un petit jeune qui vient de gagner un... le concours du meilleur apprenti de France, qui souhaite faire une poursuite d'études en apprentissage sur Paris, je vais prendre un temps avec lui pour échanger sur ses interrogations, sur comment il doit s'y prendre. Voilà, c'est ça en fait. Je passe un peu de temps avec cette génération de demain parce que c'est eux qui vont poursuivre le chemin et on met tout en avant pour leur transmettre notre passion et notre savoir-faire.
- Speaker #1
Et justement, est-ce que vous auriez des... conseils à donner pour ces futurs aspirants qui souhaitent poursuivre une carrière dans le secteur de l'hôtel de l'Estaing ?
- Speaker #0
Alors, moi je dirais que tous les jeunes qui doivent rentrer dans ce secteur, soyez curieux. Ça, c'est la première chose, soyez curieux, curieux de l'autre, curieux de la culture, curieux de la gastronomie, enfin, voilà, soyez curieux de votre environnement. intéressez-vous aux gens, aimez les gens, je pense que c'est important. Et puis la compétence première sur laquelle ils doivent impérativement travailler, c'est l'anglais. Voilà, l'anglais, l'anglais, on a la chance d'avoir un métier qui est reconnu à l'international, on a la chance d'être un métier où on a pas mal de gens, de touristes étrangers qui rêvent de découvrir la France. et donc c'est Le meilleur moyen de rentrer en connexion avec ces gens, c'est la langue. Et donc l'anglais, incontournable. Voilà, incontournable. Et de ne négliger aucune rencontre. La rencontre avec un client, la rencontre avec un professionnel, la rencontre avec un enseignant, la rencontre de ses camarades à l'école. Ne négligez aucune rencontre parce qu'elles peuvent être la source d'opportunités professionnelles. Et voilà.
- Speaker #1
C'est tout ce que je voulais dire. Est-ce que vous auriez une anecdote ou une expérience mémorable liée à votre carrière ?
- Speaker #0
Alors moi, je dirais que la meilleure chose en qualité d'enseignante, c'est de voir ces jeunes réussir. Il n'y a pas de parcours type, parce qu'en fin de compte, vous pouvez être... Enfin, je pense que c'est la réussite de mes jeunes. Clairement, je pense que si je dois retenir, c'est la réussite de mes jeunes. que ça soit un concours mais par exemple la meilleure réussite sur ces derniers mois c'est prix Michelin prix du service Valentin Cavallat directeur du Jules Verne qui à ce moment là décroche ce prix là je me dis chouette l'équipe pédagogique a peut-être oeuvré à sa manière à la réussite de ce jeune parce que pareil pas forcément très assidu à l'école, en quête de plein de choses. Et puis là, le voir réussir, c'est la meilleure satisfaction qu'on peut avoir. Et c'est la meilleure récompense que peut avoir une école, c'est de voir réussir ses jeunes. Alors là, ça peut être le prix du service, mais ça peut être aussi simplement comme hier. J'arrive dans un restaurant et là, je tombe sur un de mes anciens, qui est directeur de son restaurant. Il a repris l'affaire familiale. Et pourtant, il y a eu beaucoup de remises en question. Il a abandonné à un moment donné sa formation. Il est revenu. Voilà. Donc, à partir du moment où on les voit réussir, je pense que c'est la meilleure chose qu'on peut leur souhaiter.
- Speaker #1
Et est-ce que vous auriez un dernier message à faire passer ?
- Speaker #0
Oui. Alors, je vais faire passer un message aux parents. Parce que souvent, on parle des jeunes, on parle des professionnels. Mais je voudrais faire passer un message aux parents parce que quelquefois, on peut... Avoir des parents qui vont être inquiets du choix professionnel que font leurs enfants, parce qu'il y a beaucoup de parents qui veulent que leur enfant soit médecin, astronaute, avocat. Et c'est vrai que quand ils arrivent à la maison et qu'ils leur disent « je veux être maître d'hôtel » ou « je veux être cuisinier, mais on va rester sur le métier de maître d'hôtel » , il peut y avoir une certaine inquiétude. Mais non, soyez rassurés, c'est un très beau métier. c'est un métier qui est où on va leur inculquer de bonnes valeurs, où votre jeune peut faire carrière longue en France, à l'international. C'est un métier où vous pouvez rentrer par la cuisine, passer par l'hébergement, passer par la salle, revenir peut-être aller vers un poste un peu plus back-office, comme on les appelle. On peut être en milieu gastronomique, on peut aller travailler sur des bateaux de croisière. pour une institution comme Matignon ou l'Elysée. C'est vraiment un univers riche et votre enfant peut réellement s'épanouir tout au long de sa vie dans ce métier.
- Speaker #1
Très bien. Un grand merci, Caroline Ravine. Merci, Nina. Merci beaucoup. Avec plaisir. Et voilà, nous arrivons à la fin de cet épisode. Je remercie à vous d'être restés jusqu'au bout de cet épisode. Si vous avez apprécié cette discussion, n'hésitez pas à laisser un avis sur Apple Podcast ou Spotify. Nous, on se retrouve un mardi sur deux à 17h30 pour d'autres récits inspirants de... de professionnels de l'hôtellerie. Si vous avez des suggestions, des recommandations ou des retours à me partager, n'hésitez pas à me contacter sur Instagram à arrobase podcast underscore do not disturb ou par mail à podcast.please dnd arrobase email.com A très vite !