Speaker #0Hello ! Comment ça va ? Je suis trop contente de te retrouver pour ce nouvel épisode de podcast. J'espère que tu vas bien et j'espère que tu es en forme. Je suis trop contente de te retrouver tous les matins pour l'occasion de ce calendrier, c'est vraiment trop chouette. J'espère que tu es d'attaque pour démarrer cette journée. Et aujourd'hui, on se retrouve pour aborder un thème qui, je pense, va te parler, du moins si ça ne fait pas écho à ta situation personnelle. Peut-être que ça va te faire penser à quelqu'un de ton entourage. Et c'est quelque chose que j'ai fait beaucoup, beaucoup durant l'année 2025 et que j'aimerais arrêter de faire clairement en 2026. C'est la tendance à miser sur le potentiel d'une situation, d'une relation, de certaines caractéristiques peut-être dans tes relations professionnelles, dans tes projets professionnels ou même vis-à-vis de toi-même. Et à quel point ça peut nous empêcher clairement de voir la réalité telle qu'elle est. Et je trouve que c'était un épisode hyper important et qui rentrait trop bien dans le thème. parce que ça fait partie des choses un petit peu que j'ai envie d'arrêter de faire et la fin d'année est clairement un temps pour moi où je fais le point, où je me rends compte de ce que j'ai envie de revoir un petit peu durant mon année 2026, les choses que j'ai envie de remettre en place et les choses que je ne veux plus voir du tout. Enfin bref, j'espère que tu es bien installé, que tu es prêt et prête pour ce nouvel épisode de podcast et je te souhaite une très belle écoute. J'ai passé clairement une bonne partie de mon année 2025 à m'accrocher à des potentiels, que ce soit sur des relations ou sur des situations professionnelles ou autres. En réalité, ça a teinté un petit peu tous les domaines de ma vie. Et l'année 2025 a été plus que challengeante. Je crois que ça sera le résumé de ce calendrier de l'Avent. Genre l'année 2025, elle nous a roulé dessus. J'ai rencontré encore personne. D'ailleurs, je fais juste une aparté, mais... J'ai encore rencontré personne qui m'a dit que l'année 2025 avait été incroyable. Donc si t'es dans ce cas-là, vraiment, j'apprécierais trop avoir ton retour sur l'année 2025. Parce que jusqu'ici, toutes les conversations que j'ai eues, elles ont résumé une année 2025 qui était vraiment ultra hard. Et pour le coup, on a été tous hyper chamboulés, on s'est tous fait rouler dessus. Enfin bon bref, c'était hyper challengeant, parenthèse fermée. Mais tout ça pour dire qu'en réalité, durant cette année, je me suis accrochée à l'espoir dans pas mal de situations. Et ça m'a mis des œillères parce que j'ai fini par déconnecter un petit peu de ce qui se passait réellement et concrètement dans mon quotidien. Et le potentiel, sans qu'on s'en aperçoive, ça a fini par venir mettre un petit peu un filtre sur la situation, sur la réalité. Et on a tellement envie d'y croire parce qu'en général, on s'est engagé dans quelque chose, on y a mis de l'énergie. On a passé du temps à construire ce truc-là et c'est hyper rassurant aussi de se dire qu'on n'a pas fait tous ces efforts pour rien, qu'on ne s'est pas projeté pour rien, qu'on n'a pas travaillé autant sur nous pour rien. Mais en réalité, ça donne aussi une histoire à laquelle on s'accroche, qui rassure et on finit par déconnecter un petit peu de ce qui se passe concrètement dans la réalité. Et c'est aussi sur ça qu'il faut s'appuyer parce que s'accrocher à un potentiel, c'est bien, mais je pense qu'il y a certaines limites. et qu'à un moment donné, il faut arrêter de s'accrocher à un potentiel et uniquement se baser sur ce qui se passe dans la réalité, les faits, les gestes et ce qui se passe concrètement. Je dis ça comme si c'était ultra simple, mais ça l'est pas du tout. La preuve, c'est que j'ai passé mon année à vivre un petit peu comme ça dans beaucoup de domaines, malheureusement. Et malheureusement et heureusement, entre guillemets, parce que ça m'a permis aussi d'avancer un petit peu autrement, même si ça a été loin d'être confortable. et encore une fois se projeter. C'est pas quelque chose de dangereux, voir le potentiel dans quelque chose, c'est pas dangereux. Ce qui est dangereux, c'est de ne plus voir ce qui se passe réellement et de se projeter uniquement avec cette projection de ce qu'on aimerait que ce soit, ce qu'on a envie que la situation devienne, et pas, et plus, ce qui est réellement à l'heure actuelle, ce qu'on nous montre, ce qu'on nous prouve et ce qui se passe dans les actes concrètement. J'ai fini par me rendre compte que finalement j'ignorais des signaux qui étaient là et qui étaient pourtant très très clairs, notamment les actes qui étaient mis en place, la disponibilité, le respect, les valeurs, l'énergie de la relation tout simplement. et on finit par mettre ça au second plan comme si c'était moins important que la potentialité de la relation ou de ce qui est en train de se passer, la potentialité de la situation. Mais en réalité, il n'y a rien de plus important que ce qui se passe là à l'heure actuelle. Parce qu'on peut traverser tous des phases où c'est compliqué, où on est challengé, où on ne peut pas faire les choses comme on en a envie. Mais quand c'est constant et que c'est quelque chose qui se répète régulièrement dans le temps, c'est peut-être qu'il y a un problème et que la potentialité et l'espoir qu'on se fait de cette situation. La situation n'est peut-être pas autant en adéquation avec ce qui se passe et peut-être qu'en fait ça n'arrivera jamais puisqu'à l'heure actuelle et les actes et les choses qui sont mises en place perdurent d'une certaine façon et donc au bout d'un moment ça devient un petit peu compliqué de se projeter parce qu'on est constamment dans quelque chose qui va à l'opposé, dans une énergie carrément différente de ce qu'on aimerait voir et de ce qu'on aimerait vivre. On s'attache à la potentielle histoire qu'on est en train de se raconter, à l'histoire qu'on aimerait que ce soit, à l'histoire qu'on a envie aussi de voir se réaliser. Mais en réalité, ce n'est pas la situation et c'est hyper difficile de s'en rendre compte. J'en parle comme si c'était assez simple et que c'était évident à faire. Mais loin de là, ce n'est pas du tout ce que je pense et ça va clairement me challenger, je pense. Sur mon année 2026, parce que quand c'est une façon de fonctionner, c'est très difficile de repérer aussi les moments dans lesquels on est en train de tomber aussi là-dedans. Quand t'es habitué à fonctionner avec ça parce que c'est ta façon de fonctionner pour n'importe quelle raison, en réalité, c'est hyper difficile de mettre la ola assez rapidement et de se dire « Ok, là en fait, ça fait plusieurs mois que la situation est comme ça, ça ne correspond pas à ce que j'attends. » Ça ne correspond pas à mon énergie, ça ne correspond pas à ce que j'estime mériter et ce que j'ai envie aussi de vivre au quotidien. Il y a des moments où on peut tous prendre sur soi et patienter. Je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire, ce n'est pas ça. Simplement, il faut arriver à doser et c'est hyper difficile de doser dans ce genre de situation parce qu'on finit par justifier des choses qui ne vont pas, des choses qui ne nous correspondent pas par des oui. mais en réalité il y a du potentiel, oui mais si j'attends ça va être incroyable, oui mais si je patiente, si je prends le temps, si les choses elles finissent par s'éclaircir, la situation elle va être trop bien, je vais être heureuse, je serai trop bien, les choses vont se passer comme ça, comme ça, comme ça, oui mais en réalité ça c'est juste un film que t'es en train de te faire sur la situation et c'est pas réellement ce qui se passe et c'est pas les signaux qui sont envoyés dans la situation pour pouvoir te rattacher à ce film là. Je ne me suis pas du tout réveillée un matin... en posant le pied à terre, en me réveillant et en me disant qu'en effet j'étais en train de m'accrocher à quelque chose qui n'existait pas trop et que j'étais vraiment dans le potentiel de ce truc là, je m'en suis simplement rendu compte parce que sur cette deuxième partie de l'année j'ai commencé un petit peu à lâcher prise et vraiment je dis un petit peu c'est genre un chouïa, genre ça s'est pas vu beaucoup simplement plus la fin de l'année a approché et plus j'ai lâché Les choses que je ne pouvais pas trop contrôler. Et je me suis rendu compte à quel point toute cette potentialité m'avait mis dans la frustration. Parce que je me suis rendu compte que je passais mon temps à attendre des choses qui n'arrivaient pas. Et qui n'arriveraient pas parce que ce n'était pas le bon moment. Et parce qu'il y a des choses qui ne sont toujours pas là et pour lesquelles je suis frustrée. Mais c'est comme ça en réalité, c'est la vie. Simplement, la frustration que ça m'a procuré. C'est ultra intense pour moi comme émotion, je déteste être frustrée, enfin après il n'y a pas grand monde qui aime être frustrée mais il y a des gens qui le gèrent mieux que d'autres. Simplement moi c'est certaines émotions qui vont venir me plonger dans quelque chose d'assez négatif en réalité et je me suis rendu compte que du coup j'avais été beaucoup dans quelque chose de négatif et qui venait teinter ensuite les autres domaines de ma vie. Puisque une fois frustrée de cette situation, c'est venu d'éteindre sur le reste et des choses qui étaient peut-être positives et qui allaient plus ou moins bien, mais en fait, je n'étais pas forcément capable de le voir parce que cette émotion de frustration, elle était clairement trop puissante pour moi et ça a été super désagréable. En plus d'être constamment dans de la frustration parce que la situation, elle n'est pas comme t'aimerais que ce soit. Ça finit par t'amener sur de la déception et c'est quelque chose que j'ai aussi beaucoup vécu cette année, la déception. Et en fait, tu passes ton temps à attendre quelque chose qui n'arrive pas et au bout d'un moment, quand tu lâches prise, en fait, tu es juste ultra déçu d'avoir passé autant de temps là-dedans. Et c'est quelque chose, moi, qui est beaucoup revenu avec la déception à la fin quand je décide d'arrêter de m'investir dans quelque chose. De me dire mais en fait il y avait tellement de signaux, il y avait tellement de choses que j'aurais pu voir, que j'aurais pu noter, qui auraient dû me sauter en réalité à la tête et ça m'a pas sauté à la tête. J'ai préféré me dire mais non, on verra, ça va être incroyable si ça se produit, ça va être comme ça, si ça marche, ça va être super si ça, ça fonctionne. Et en fait quand t'arrives à la fin et que tu décides de réellement lâcher prise sur la situation, tu te rends compte que t'es ultra déçu d'avoir mis autant d'énergie, autant d'investissement pour... quelque chose qui n'arrivera potentiellement jamais, parce que tu t'es toi-même juste construit une idée sur ce que ça aurait pu être, et Tu t'es accrochée en fait uniquement à ça, sans te rendre compte de ce qui se passait réellement dans les actes et dans le quotidien. Clairement, je me suis oubliée avec tout ça et je me suis rendue compte vraiment de tout ça assez récemment en réalité. Et à la fois, j'ai un côté un peu où je suis dégoûtée d'avoir passé mon temps là-dedans parce que j'ai la sensation d'avoir perdu mon temps à m'investir et à essayer de croire en... quelque chose qui finalement n'est jamais arrivé et quelque chose qui ne s'est jamais produit. Mais du coup, ça me sert aussi de leçon parce que c'est quelque chose que je n'ai pas du tout envie de reproduire. Je n'ai pas envie de ressentir de nouveau ces émotions de frustration, de colère, de déception parce que dans les relations et quelles qu'elles soient, quand tu as des grandes attentes et ça peut être vraiment amical, amoureux ou professionnel, quand tu places des attentes parce qu'il y a un potentiel, parce qu'on t'a aussi donné un petit peu de la lumière pour y croire. En général, tu t'en balles pas tout seul. Mais le fait d'être autant déçu et d'être autant frustré, t'as l'impression d'avoir perdu ton temps et ça a un truc hyper négatif. C'est hyper difficile, je trouve, à digérer. Pour moi, personnellement, ça l'est de me dire que j'ai passé mon temps à essayer de faire en sorte et de mettre de l'énergie dans quelque chose qui n'a finalement pas fonctionné. Il y a encore des choses à travailler, bien évidemment, tout n'est pas résolu, mais c'est déjà une bonne chose de s'en rendre compte, parce qu'on a tendance à s'oublier dans ce genre de situation. On se met de côté, on fait passer le reste avant soi, on fait passer toutes ces choses et tous ces petits efforts, parce qu'on se dit, ben ok, là en vrai je suis fatiguée, j'ai pas du tout envie, mais je vais quand même faire l'effort parce que... Je veux montrer que parce que c'est important que je continue en gros l'investissement que je suis en train d'y mettre, que je continue d'investir mon énergie dans ce truc là si je veux que ça marche, parce que si ça marche ça va être incroyable et au final un bon matin tu te réveilles et t'as la sensation que juste tu sais plus où t'habites, que tu sais plus exactement où tu es, ce qui compte, ce qui a du sens et pourquoi t'as fait tout ça ? Parce que t'as la tête dans le guidon sur ce truc au bout du tunnel que t'as l'impression de voir mais qui en réalité n'est qu'une illusion finalement. Après avoir évoqué tout ça, tu t'es peut-être projeté dans une situation, dans quelque chose ou plusieurs situations que tu as vécu cette année et tu es peut-être en train de te demander comment tu vas faire pour ne pas forcément retomber là-dedans. et c'est un peu la question que je me suis posée et en réalité la première chose que j'aimerais dire parce que c'est quelque chose que je vais essayer d'appliquer et on verra bien si ça marche, on fera un bilan l'année prochaine sur le podcast mais de me dire qu'il faut absolument se concentrer sur les choses concrètes et les choses très terre à terre sur la réalité. L'objectif c'est pas de faire en sorte que le quotidien il devienne fade et super chiant à vivre et d'arrêter de rêver parce que c'est hyper important de rêver et de croire au potentiel des situations parce que encore une fois le potentiel c'est aussi ce qui te fait avancer et c'est ce qui te permet de tenir mais il faut aussi se raccrocher à des choses concrètes de la réalité, à des actes, à des choses qui sont mises en place et pas simplement à des intentions. J'entends par intention, quand la situation sera comme ça, on pourra vivre ça, quand tous les paramètres seront ouverts, on pourra vous donner cette opportunité, quand en gros les choses iront mieux de ce côté-là, potentiellement on pourra arriver à faire ça ou à faire ça. En fait tout ça c'est du potentiel et c'est loin d'être un plan pour quoi que ce soit et il ne faut pas s'enfermer là-dedans. Je fais un rappel dans ce podcast, mais je le fais aussi pour moi en réalité, mais parce que... Tout ça, c'est du bullshit. Les trucs concrets, c'est hyper important. Il peut y avoir de la projection. Il peut y avoir des... En effet, quand cette situation, elle sera comme ça, on pourra peut-être mettre ça en place. OK, mais là, dans la réalité, qu'est-ce qu'on fait de concret pour actionner et aller vers ce truc ? Et si ce truc, finalement, n'est pas commun, ben, en réalité, peut-être qu'il faut laisser tomber parce que t'es en train de mettre ton énergie tout seul dans une situation. qui n'arrivera peut-être pas et à un moment donné, il faut arriver à se baser sur des choses concrètes. Si tu es dans une relation et que tu as l'impression de t'accrocher à du potentiel, tu peux te demander clairement qu'est-ce que la personne là, à l'heure actuelle, elle est en train de faire pour construire quelque chose avec toi. Ok, il y a peut-être des choses qui ne sont pas possibles, mais concrètement, qu'est-ce qui se passe dans le quotidien ? Est-ce qu'il y a des choses et des actions qui sont mises en place ? Si oui, peut-être qu'en effet, la potentialité de la relation, elle vaut le coup de s'accrocher. Maintenant si la personne elle ne lève pas un petit doigt et que tout est toujours très compliqué et qu'il n'y a rien qui est mis en place, en fait la potentialité elle a bon dos mais à un moment donné il faut arrêter. Et c'est la même chose dans le milieu professionnel si on passe ton temps à te promettre des choses et à te projeter dans des situations et qu'en réalité il n'y a aucune action qui est menée au quotidien et qu'il n'y a pas de choses et de petites missions peut-être qui sont mises en place pour tendre vers cet objectif. En réalité, c'est du bullshit, cette potentialité. Et à un moment donné, c'est bien de s'accrocher à un peut-être et à quelque chose qui te fait rêver. Mais là, à l'heure actuelle, qu'est-ce que toi, tu es en train de mettre de côté pour patienter dans l'éventualité que cette situation idéale se présente ? Et moi, je me suis rendu compte que j'avais mis trop de choses de côté et que j'étais grave déconnectée de ma créativité, de ce que j'avais envie de mettre en place, de mon énergie de façon générale. Et c'est quelque chose que j'ai pas du tout envie de reproduire, parce que c'est quelque chose que je retrouve petit à petit. Et là, à l'heure actuelle, j'ai envie de me marteler la tête avec le fait que ça, c'est bien plus important que la potentialité que quelqu'un peut te donner. Peu importe le domaine, en réalité, le plus important, c'est toi, comment tu te sens là, à l'heure actuelle, et peu importe l'énergie que t'as mis dans l'idéal de cette chose-là, en réalité, il y a des moments où il vaut mieux lâcher l'affaire que continuer à s'investir et se réveiller 5 ans plus tard en se disant que t'es passé peut-être à côté de plein de choses que t'aurais pu vivre ou que t'aurais aimé vivre, et du coup, d'avoir la sensation d'avoir encore plus perdu ton temps. Dans ce genre de situation, c'est très difficile de se déconnecter et de lâcher la potentialité de la situation parce qu'en général, on y a mis tout plein d'énergie, qu'on y a passé du temps et que ça fait aussi peut-être un petit peu des mois, voire des années que ça dure. et glacher un truc dans lequel tu t'es investi pendant des mois et des années, c'est super difficile parce que tu te dis mais en fait tout ce travail-là, je ne l'ai pas fait pour rien. Tout ce que j'ai mis en place, je ne l'ai pas fait pour rien et c'est hyper frustrant de lâcher ce truc-là en... n'ayant l'impression que tu abandonnes quelque chose. Mais il y a une question que je suis arrivée à me poser. Ce n'est pas encore automatique et ce n'est vraiment pas ancré encore dans mon quotidien, mais je la trouve assez parlante. Quand la situation est frustrante, quand ça ne correspond pas à tes attentes, quand tu es en colère, quand tu es challengé, est-ce que là, tu aimes vraiment ce qui est en train de se passer, au-delà de la situation en elle-même ? Est-ce qu'en fait, les paramètres autour... te permettre de te dire que c'est la situation qui est challengeante et pas la généralité et la situation depuis des mois ou des années ? Ou est-ce que tu es en train d'être frustré, en colère, challengé, parce qu'on ne te donne pas ce que tu attends, ce que tu penses mériter, ce que tu espères pouvoir vivre, et que du coup tu es dans le « j'espère ce qui va se passer plus tard » . Le fait de switcher dans ce genre de situation, c'est extrêmement difficile parce que ça demande de prendre de la distance avec ses émotions. Et quand on n'en a pas l'habitude, c'est quelque chose qui est hyper challengeant parce que c'est carrément automatique, on n'y fait même plus attention. En réalité, il y a l'événement, la réaction qui suit direct et on n'a pas le temps de conscientiser ce qui se passe. On bascule direct dans l'émotion hyper intense et on n'a pas le temps de prendre le recul, de se dire ok, là, la situation, elle est en train de me faire cet effet-là. Et là, je suis en train de glisser dangereusement vers cette émotion qui me dérange fortement. Et du coup, dans quelques minutes ou dans quelques heures, je ne vais plus maîtriser ce qui est en train de se passer. Et c'est vraiment hyper délicat et c'est un travail qui est vraiment long et lent. Et c'est quelque chose qui est loin d'être maîtrisé chez moi. Et je ne fais pas cet épisode pour dire que c'est facile ou parce que j'ai la science infuse. Genre vraiment pas, mais je partage simplement mon chemin et la façon dont je vois les choses. parce que c'est quelque chose sur lequel je commence aussi à voir un petit peu le bout du tunnel, et on est vraiment encore dedans, enfin pour le coup il y a vraiment des choses encore à travailler, mais c'est cool de voir aussi qu'au fur et à mesure qu'on met de l'effort là-dedans, et le fait d'investir aussi sur soi dans ce genre de situation, ça permet de générer aussi moins de frustration quant aux situations extérieures, parce que ça permet... dans une certaine mesure quelque part de poser aussi ses limites et de se rendre compte que là, les émotions, elles sont peut-être trop importantes. Et à ce moment-là, on décide peut-être de couper avec la personne en question ou de faire une pause, peu importe la façon dont c'est fait ou de changer peut-être carrément de milieu professionnel quand c'est trop intense et qu'on en a la possibilité. Il n'y a pas une solution miracle. Il n'y a pas une solution qui fonctionne mieux qu'une autre. En réalité, ça va vraiment dépendre de toi. de ta façon de fonctionner et ça demande et ça nécessite aussi d'apprendre un petit peu à se connaître. Mais ce genre de situation, en réalité, elles sont vraiment dégueux à vivre. Mais je trouve que ça apporte aussi plein de clés et de connaissances sur la façon de fonctionner et c'est hyper chouette aussi pour avancer. Même si je me revisualise là dans une situation qui est hyper désagréable par rapport à tout ce que je raconte, en vrai, je n'ai pas du tout envie de le revivre. Mais ça me permet de connaître... Aussi mon fonctionnement est d'essayer de ne pas répéter les choses et c'est en essayant, en essayant encore et encore qu'on finit par arriver et à toucher du doigt ces petites choses pour essayer d'avancer et d'être un peu plus en phase avec soi-même. Le potentiel c'est vraiment trop bien, c'est hyper important de rêver et en cette période vraiment je t'encourage à rêver encore plus fort que d'habitude. Et c'est hyper important de s'accrocher à des choses qui nous font avancer, à des choses qui nous font progresser. Mais encore une fois, il faut arriver à trouver la demi-mesure parce que le potentiel ne peut en aucun cas être la base d'une relation, d'un choix de vie, d'un projet. C'est cool, la potentialité, ça fait rêver, mais pour construire concrètement... Dans la réalité, il y a besoin de prendre en compte ce qu'on ressent, comment on se sent, est-ce que les choses se dirigent dans une direction qui est en phase avec ce que tu attends. Mais ne pas oublier de regarder aussi la réalité, même si elle fait clairement mal et que parfois elle peut mettre des grosses claques, parce que c'est là que les choses commencent. et si dans la réalité déjà, les choses déraillent. La potentialité, elle s'accroche peut-être à quelque chose qui, toi, te fait du bien et qui répond peut-être à un besoin et à quelque chose au fait de te rassurer, au fait peut-être de cacher certaines choses qui ne sont pas forcément réglées et avec lesquelles tu n'es pas forcément en phase. Bref, j'espère que cet épisode aura été clair parce que j'ai l'impression que c'est parti un petit peu dans tous les sens. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode. J'espère qu'il t'a plu. Si tu as des questions ou que tu as envie d'échanger sur le sujet, surtout n'hésite pas, je serais ravie de pouvoir échanger avec toi là-dessus. Tu peux m'envoyer un petit message sur Instagram. N'hésite pas non plus à partager le podcast autour de toi, à laisser une note, que ce soit sur Spotify ou Apple Podcast, puisqu'à l'heure actuelle, c'est le seul moyen de me dire à quel point tu as apprécié les épisodes et le podcast de façon générale. Je te remercie si tu prends ces quelques minutes à la fin de ton écoute. Je te souhaite une très belle journée et on se dit à demain. pour un nouvel épisode du Calendrier de l'Avent.