Speaker #0Il y a des saisons pour semer, et puis il y a celles pour ralentir. Le 4 août, je partirai en congé maternité pour accueillir notre petite fille. D'ici là, mon calendrier pour les séances one-one reste ouvert. Si vous ressentiez l'envie d'être accompagné, c'est probablement le meilleur moment pour vous offrir ce coup de boost. Celui qui permet de partir en vacances l'esprit plus léger, avec plus de clarté et plus d'élan. Et évidemment de revenir. Revenir en septembre, prête à construire la suite, plutôt qu'à simplement reprendre le rythme. Parce que les plus beaux départs ne se préparent pas toujours à la rentrée, parfois ils commencent justement pendant l'été. Pour semer ses premières graines ensemble, rendez-vous dans ma bio sur Instagram at doublehop ou sur mon site internet doublehop.com slash session au singulier. Je suis ravie de vous retrouver pour un tout nouvel épisode de podcast que je suis. Hyper enthousiaste de faire, parce que c'est un épisode qui change un peu. Dans cet épisode, j'ai vraiment envie de vous emmener dans une réflexion qui était la mienne cette semaine, et de vous montrer un peu façon ma cliente Estelle qui se reconnaîtra, un bienvenu dans ma tête. Parfois je trouve que c'est très riche de ne pas chercher à vous transmettre des clés, mais peut-être simplement de vous emmener dans une perspective, dans une réflexion très personnelle. pour que vous puissiez peut-être à votre tour y réfléchir et faire quelque chose de cette réflexion. Ou pas. Évidemment, dans cet épisode, je vais essayer d'intégrer des clés que vous pourrez activer dans votre quotidien puisque c'est quand même le but de cet échange. Mais voilà, ça m'enthousiasme vraiment. Et on est plutôt dans le thème parce que finalement, je ne fais rien de différent de d'habitude. Je suis en train de vous enregistrer un épisode de podcast. Mais la manière dont je l'aborde, l'intention que j'y mets derrière, elle est différente et peut... déjà changé complètement l'expérience que je vais en faire. J'espère que ça va nous plaire, et à moi, et à vous, et je vous souhaite une bonne écoute. Si je vous emmène dans ma réflexion, donc, c'était un peu plus tôt cette semaine, et je repensais à quand j'habitais Bali, en tout cas quand j'ai posé le pied à Bali, et puis de manière générale à quand je voyage, quand je suis seule. Le point commun à mes voyages quand je suis seule, c'est cette soif de découvrir, cette envie de m'émerveiller et surtout ce passage à l'action qui est quotidien. En fait, quand je suis en voyage, je me rends compte que je vis énormément de choses, que je découvre beaucoup d'endroits, que je goûte plein de saveurs différentes, que je rencontre plein de gens et c'est quelque chose que j'aime. Et c'est même une version de moi que j'aime beaucoup. Et donc, je me suis questionnée en me disant, c'est intéressant, à quel moment est-ce qu'on arrête ? de rencontrer cette version de soi, d'incarner cette version de soi sous prétexte qu'on est dans notre quotidien. Pourquoi est-ce qu'il faudrait que je sois à 12 000 km de chez moi pour incarner et être capable d'être cette femme-là ? Alors je me suis posé cette question, je me suis dit mais finalement on peut blâmer plein de choses parce que quand je suis en séance avec vous, souvent vous me dites que vous aimeriez plus de temps. Vous me dites que votre quotidien vous attrape, que finalement tout file à mille à l'heure. Et donc je me demande si le problème n'était pas notre manque de temps. Est-ce que le problème, ce serait pas qu'on vit un quotidien depuis une position totalement différente que celle qu'on adopte quand on est en voyage ? En fait, je trouve intéressant parce que les personnes que j'accompagne, souvent, elles sont dans un quotidien dans lequel elles se sentent à l'étroit, c'est un quotidien qui ne leur ressemble plus. C'est un quotidien qui ne matérialise plus finalement leurs envies, leurs aspirations. Mais c'est pourtant les mêmes personnes qui se retrouvent en vacances, qui arrivent à prendre des respirations, qui arrivent à retrouver de la joie, qui arrivent à se sentir plus posées, plus alignées en vacances. Et donc, ça reste les mêmes personnes. Si c'est votre cas, et d'ailleurs le timing est plutôt bon puisqu'on est au début du mois de juillet, je voudrais vraiment que vous puissiez vous demander qu'est-ce qui change et pourquoi vous n'avez pas cette même ? possibilités chez vous, dans votre quotidien. Si on prend mon exemple, quand je voyageais, je n'étais pas plus courageuse ou plus sociable ou plus aventurière. En revanche, j'étais guidée par autre chose. Quand on part en vacances, quand on part à l'aventure, quand on part quelque part, je crois qu'on est fondamentalement guidé par l'envie. L'envie de découvrir, donc la curiosité, l'envie de s'émerveiller, l'envie de rencontrer. Il y a aussi une autre donnée qui change, qui est qu'on a peut-être l'impression aussi qu'on est tenu par le temps. Et là, le critère et le caractère précieux du temps prend tout son sens, parce qu'on sait qu'on ne va pas rester toute sa vie en vacances. Et donc là, ça m'intéresse parce que je me dis, si on est la même personne, est-ce que vraiment on a besoin d'un nouvel endroit ou est-ce qu'on n'a pas plutôt besoin d'un nouveau regard ? Est-ce qu'on n'a pas besoin d'un autre rapport au temps ? Est-ce qu'on n'a pas besoin de se souvenir ce qui compte vraiment pour nous ? Dans le quotidien, je crois qu'il est facile de ne plus se poser ces questions. Pourquoi ? Parce qu'un quotidien, ce qu'on a longtemps appelé... construire, c'est un rythme, c'est des impératifs, c'est des habitudes, ce sont des automatismes. Et petit à petit, ce sont des libertés de choix qu'on perd. En fait, on se contente d'exécuter, on ne se pose même plus la question. Et finalement, c'est ça qui m'intéresse moi, c'est que petit à petit, on va perdre de la présence à son quotidien. C'est ce que généralement j'appelle pour mes clientes. habiter sa vie. Petit à petit, on arrête d'habiter sa vie parce que tout devient automatisme, habitude. Et c'est assez rigolo, très vite, quand on part en voyage, quand on s'installe à un endroit et qu'on ne bouge pas, on voit que ces habitudes, elles se mettent en place très très vite. Il y a un exemple qui m'a toujours beaucoup marqué, alors ça va peut-être vous faire rire parce qu'il n'est pas très glamour, mais quand je vais dans un nouvel hôtel et que j'y reste, mettons peut-être trois nuits d'affilée, quand je vais aux toilettes la nuit... La première nuit, je tâtonne pour trouver le papier toilette. Je ne sais pas où il est en fait. Mon cerveau n'a pas encore enregistré où il se trouve. Mais au bout de deux nuits, trois nuits, je sais. Je sais et je ne me pose plus la question. C'est devenu automatique. Et c'est précisément ce genre de fonctionnement du cerveau que je veux mettre en lumière ici. C'est qu'en voyage, tout est tellement nouveau tout le temps qu'on l'aborde depuis un espace et... avec un cerveau qui ne s'est pas encore habitué. Donc, on est disposé à noter la différence, à s'émerveiller, là où, quand on est dans son quotidien, on l'est beaucoup moins. Alors, attention, c'est un constat, mais ça n'est pas une raison qui va faire que, ben ok, on jette l'éponge et puis de toute façon, tout est habitude et on ne peut rien y faire. Pas du tout, c'est bien tout le contraire. Et puis, il y a autre chose que je voudrais souligner dans ce rapport qu'on a au... au quotidien, au côté construire, puisqu'on construit nos vies avec des choses qui sont bien solides, bien ancrées dans le sol et qui ne bougent plus, parce que c'est aussi ça, se donner un cadre dans lequel évoluer. Je crois que c'est important de souligner le fait que cette espèce de rigidité, cette espèce de cadre, cette espèce de sécurité presque, c'est ça qu'on a appelé être adulte. Et je crois que ça, c'est un des plus gros pièges que cette société et que ce système a fait. C'est qu'on nous fait croire qu'avoir un travail, investir dans la pierre, se mettre en couple, c'est ça être adulte. Sauf que si on se contente de regarder que ce qui est construit en dur, et qu'on oublie les raisons de ce pourquoi on construit ce cadre en dur, et bien je crois qu'il est très très très facile Merci. de tomber dans le piège d'attendre les vacances pour vivre. Petit à petit, ce cadre qui est censé justement être une partie automatisée à laquelle on n'a plus besoin de penser et dans laquelle on peut s'épanouir, s'émerveiller, justement se vaquer à mettre son énergie ailleurs que dans ce cadre, eh bien je crois que c'est le plus gros piège. Parce qu'être adulte ne devrait pas rimer avec perdre de sa joie. perdre de son enthousiasme et perdre l'intention dont je vous parlais au début de ce podcast, à savoir perdre sa curiosité, perdre son émerveillement, perdre l'envie de découvrir, perdre le sentiment que non seulement le temps est précieux, mais que tout ce qu'on a l'impression de construire en dur n'est finalement qu'un leurre, parce que rien dans la vie n'est fait pour durer. Tout est changement constant. Et alors, on a érigé cette espèce de cadre au rang de construction et de sérieux, mais justement pour nous permettre de penser au reste et d'être présent à sa vie. Et je crois que ce constat-là, il était hyper important pour moi parce que je vois trop de gens qui mettent tout leur énergie à construire en oubliant que... Si initialement ils avaient envie de construire, c'était justement pour pouvoir s'émerveiller, s'épanouir au sein de cette construction. Ce qui m'amène à vous poser ces questions-là. Pourquoi est-ce qu'en vacances, il est normal de découvrir des choses ? Pourquoi est-ce qu'on considère normal de ralentir en vacances ? Pourquoi est-ce qu'on considère normal d'aller à la rencontre de nouvelles personnes en vacances ? Pourquoi est-ce qu'il est normal de prendre du temps à contempler ? Toutes ces questions-là, elles m'amènent à une autre réflexion qui est, j'ai l'impression que dans cette réflexion de construire, on est en train en fait de se donner l'illusion que si on construit bien la plupart de l'année, alors on méritera de partir en vacances. Et quelle tristesse ! Quelle tristesse parce que finalement, on passe la plupart de son temps ailleurs qu'en vacances et donc ça consisterait à s'autoriser à contempler, découvrir, ralentir, rencontrer des gens. Si et seulement si on avait bien travaillé avant. Mais on a oublié le sens de travailler. Travailler, c'est se donner les moyens de créer de la valeur pour obtenir de l'argent en retour, pour à nouveau pouvoir explorer ailleurs. Mais personne n'a dit que construire, travailler, ces mots qui semblent très lourds, très sérieux, très figés, devaient être coupés de votre émerveillement. et c'est assez rigolo parce que Je vois les gens qui ont vraiment décorrélé les deux, décorrélé le travail d'un côté et le plaisir de l'autre, le quotidien et les vacances, le je suis une version de moi en vacances et je suis une version de moi au travail. Et c'est hyper important pour moi que vous vous posiez la question de, est-ce que vous êtes vraiment deux personnes différentes ? Est-ce qu'il y a des choses que vous vous autorisez quand vous êtes en vacances, que vous vous autorisez pas quand vous êtes dans votre quotidien ? Qu'est-ce qui vous semble normal en vacances, qui ne vous semble pas normal au travail ? Parce que ça, ça va vous renseigner sur beaucoup de libertés que vous avez perdues sous prétexte d'un environnement. Mais l'environnement, quand bien même il changerait, vous restez la même personne et vous avez accès aux mêmes ressources en permanence. Alors évidemment, on ne peut pas se pointer en maillot de bain au travail. Fine, encore qu'il y a des gens qui le font. Ce n'est pas ça que je voudrais mettre en lumière, c'est plutôt avec quelle intention vous abordez votre quotidien. Parce que je crois que ça, ça change tout. Si je vous emmène dans la réflexion que j'avais au moment précis où je faisais ce constat de la différence entre l'un et l'autre, je me rendais compte que que ce soit dans notre vie quotidienne ou que ce soit dans notre vie vacances, en fait c'est la même vie, personne ne viendra toquer à votre porte pour vous dire « Attention, là, tu es en train de ne pas en profiter. Attention, là, tu ne fais pas ce que tu as envie de faire. » Sauf que l'environnement vacances va beaucoup plus naturellement nous pousser à sortir, rencontrer des gens, etc. parce que c'est ce qu'on a associé à l'idée d'être en vacances. Et donc, c'est ce que j'aimerais vous souffler ici, c'est est-ce qu'on ne pourrait pas décider que notre quotidien peut lui aussi être un environnement auquel on associe toutes ces choses qui nous font du bien en vacances. Et là, c'est à vous de faire pause, de prendre un crayon, un papier et de le noter. Mais qu'est-ce que vous aimez quand vous êtes en vacances ? Qu'est-ce que vous aimez dans la version de vous qui est en vacances ? Est-ce qu'elle est plus calme ? Est-ce qu'elle est plus concentrée ? Est-ce qu'elle est plus présente ? Est-ce qu'elle ralentit plus facilement ? Est-ce qu'elle est plus dynamique ? Est-ce qu'elle est plus curieuse ? Toutes ces choses-là vous renseignent sur les ajustements que vous pouvez apporter dans votre quotidien pour retrouver cette version de vous que vous aimez. Du coup, j'ai réfléchi à cinq clés qui sont activables tout de suite et qui, à mon avis, peuvent déjà vous mettre sur la piste de changements pas dramatiques ni drastiques, mais qui pourraient vous rapprocher de cet émerveillement que vous pourriez retrouver partout. Le tout premier, c'est un peu bizarre. mais pourtant c'est le premier qui m'est venu, c'est que je me souviens que quand j'arrive quelque part, je suis vraiment driveée par découvrir les environs. Donc le premier truc souvent que je fais en voyage, c'est me prendre un moyen de locomotion qui va me permettre de découvrir la ville. Par exemple, j'adore prendre les transports en commun quand je vais dans un endroit, parce que j'ai l'impression d'être un peu comme une locale. Ça va me permettre de regarder la carte, ça va me permettre de mieux comprendre comment elle est organisée. Et donc, je vous propose cette action-là de... Et si vous étiez comme un local dans votre propre ville ? Parce que dans sa propre ville, étant donné qu'on connaît tout, on sait quel chemin va le plus vite d'un point A à un point B. Mais sauf que si on aborde son quotidien avec cette intention de découvrir et de ramener de l'émerveillement et de la surprise et vraiment cet état d'esprit qu'on a en vacances, est-ce que la rapidité, c'est vraiment ce à quoi vous allez aspirer ? Non. Donc, le bus peut être... un super moyen. Ou peut-être le vélo, parce que quand on va en vélo, on n'est plus disponible pour regarder le chemin, pour regarder ce qu'il y a autour de nous, et éventuellement tomber sur un café qu'on n'a jamais fait. Ça aussi, c'est une chose que vous pourriez tout de suite activer, c'est « Tiens, je vais aller tester cet endroit, je ne l'ai jamais vu. » Il y a peut-être « Ah tiens, ce truc-là, je l'ai déjà vu, mais je n'ai jamais osé rentrer. » Une librairie. Moi, je suis passionnée des bouquins, donc c'est vrai que je vais avoir tendance à aller visiter les librairies dans les villes que je découvre. Essayez de vous demander, vous, comment vous procédez en voyage et comment vous pourriez ramener de cet état d'esprit dans votre quotidien. Bon, ça, c'est la deuxième clé. Et d'ailleurs, ça aurait dû être la première. Mais l'intention que vous mettez derrière chaque nouvelle journée, dans notre journée, dans notre quotidien, la question qu'on se pose, c'est « Ok, qu'est-ce que je dois faire aujourd'hui ? » Jamais on se dit ça en vacances. En vacances, on se dit plutôt Qu'est-ce que j'ai envie de découvrir aujourd'hui ? Est-ce que c'est une personne ? Est-ce que c'est un lieu ? Est-ce que c'est une idée ? Est-ce que c'est une compétence ? Est-ce que c'est une manière de converser ? Et rien que ça, rien que cette intention-là peut radicalement changer votre rapport à la journée que vous allez passer. Il y a une autre clé que je trouve intéressante et que je dois à mon conjoint et à notre discussion d'hier soir, c'est qu'il me partageait à quel point il a l'impression que Chaque journée de sa semaine correspond à un certain type de journée. Par exemple, le lundi, c'est une journée un peu en demi-teinte parce que c'est le temps de se mettre dans le bain. Le mardi, c'est une journée hyper efficace où il est hyper content de revoir tous ses collègues. Donc, c'est une journée qu'il apprécie plutôt. Et puis le mercredi, là, c'est une journée qui est un peu plus difficile parce qu'il est vraiment à fond la caisse, il est dans son tunnel et c'est là où souvent il y aura des frictions. Le jeudi, à l'inverse, il sait qu'il voyage, donc qu'il est limité dans le temps. Et donc, il va vraiment booster, booster, booster le matin. Et puis, l'après-midi, il sera un peu plus détente. Et puis, le vendredi, c'est une journée un peu plus tranquille où il s'accorde de traîner un peu plus parce qu'il est tellement fatigué de sa semaine que, OK, il relâche tout. et je trouve que c'est hyper intéressant ce rapport qui est presque anticipé, anticipable, parce qu'on a tellement... l'habitude d'être dans ce tunnel, dans ce rythme et dans ces journées qui s'accumulent, qu'on n'habite plus vraiment en fait. C'est vraiment elle qui nous drive, que je trouve hyper intéressant d'avoir comme troisième clé de essayer de bousculer le rythme qu'on a dans sa semaine. Alors je sais bien, si vous êtes salarié, etc., ça peut vous sembler un peu plus compliqué. Mais tout tient dans l'intention, dans votre état d'esprit. évidemment vous n'allez pas révolutionner votre semaine. Mais peut-être que, en sachant par exemple que lundi, c'est une journée où vous êtes un peu dans le brouillard, où ça ne commence pas très bien, vous pourriez décider d'y ajouter quelques petites choses qui changeraient la dynamique de votre semaine. Par exemple, au lieu de boire un café et de ne pas prendre de petit-déj, bon ça vous savez que c'est une hérésie et que c'est absolument intolérable, mais je ne suis pas là pour vous faire une leçon donc, soit. Peut-être que vous pourriez justement décider de prendre un bon petit déjeuner bien protéiné. Ou peut-être que vous pourriez décider de prendre 20 minutes, 20 minutes c'est rien sur une journée, 20 minutes pour aller marcher. On l'a expérimenté ce week-end avec les filles pendant le séjour. Commencer sa journée avec du mouvement change radicalement votre énergie pour toute la journée. L'énergie que vous aurez à disposition sera totalement différente. et donc si votre énergie est différente votre implication sera différente, les résultats seront différents et tout sera différent. Donc, essayez là d'ailleurs, prenez encore crayon papier, de regarder vos semaines et d'essayer de voir s'il y a une espèce de danse, de chorégraphie, de répétition que vous pourriez presque anticiper et voyez quels micro-paramètres vous pourriez changer. Ça peut être un déjeuner à l'extérieur, ça peut être une... pause en nature, ça peut être une matinée où finalement vous ne prenez aucune réunion et vous les caler l'après-midi. C'est à vous de savoir mais ce que je note c'est que En voyage, on est sans cesse dans de la nouveauté. On a sans cesse l'impression, en fait, on a l'impression de vivre plus, mais c'est simplement parce qu'on fait de la place à la nouveauté. Et j'aime à croire, et je suis même convaincue, qu'on a cette même capacité de ramener de la nouveauté dans son quotidien, à condition de faire l'effort de. Justement, de sortir de ses habitudes, de sortir de ce qui est connu. pour y ramener une petite dose de nouveauté. Et faites-moi confiance, votre cerveau adore la nouveauté. Puisque d'un point de vue neuroscientifique, ça veut dire pour lui que de nouveaux systèmes neuronaux, de nouveaux circuits neuronaux peuvent être activés. Et ça, il adore parce que votre cerveau, il est fait pour ça. Votre cerveau, il n'est pas fait pour sans cesse utiliser les mêmes circuits neuronaux. La quatrième clé, c'est que ce que nous apprend le voyage, c'est que le temps est précieux. On sait très bien que... Les vacances ont une date de fin. Et donc ça, ça nous donne comme une urgence de vivre. Ce que j'adore, c'est que, en réalité, c'est qu'on devrait tous et toutes, toutes et tous, avoir ce rapport au temps. Parce que, je l'ai partagé une fois, mais chaque journée que vous passez, c'est une journée en moins. C'est une journée qui ne reviendra jamais. C'est une journée qui vous rapproche de l'échéance qu'on a tous, qu'on a toutes et tous, la mort. C'est pas grave. N'en faisons pas une raison pour être totalement figé. Au contraire, ça peut être un appel du coude à vraiment vivre, à vraiment se presser, de faire ce qu'on a envie d'essayer. Et donc, je voudrais, si vous le pouvez, que chaque jour, au même titre que vous vous posez cette question de qu'est-ce que j'ai envie de découvrir aujourd'hui, vous puissiez vous dire, j'ai conscience d'à quel point mon temps est précieux, qu'est-ce que je peux remplacer que je crois très important et très urgent, qui ne l'est jamais vraiment parce que souvent là-dessous c'est de l'ego. Qu'est-ce qui aujourd'hui est important pour moi et que j'ai vraiment, vraiment envie de faire ? Il y a une question d'ailleurs que j'aimais bien me poser et je m'en suis rendue compte en fait quand j'ai déménagé de Lyon. C'est que, sachant que c'était effectif qu'on avait vendu l'appartement et qu'on allait déménager, j'ai commencé à vouloir apprécier encore plus toutes les choses que j'aimais ici, toutes les choses que j'aimais à Lyon. Donc je me suis rendue dans mes petits cafés que j'adorais. Je suis retournée dans des quartiers adorés. J'ai été voir des choses que je n'avais pas encore vues. Comme si mon temps avait une valeur différente. Oui, parce que bon, je vous partage des clés, mais ça ne veut pas dire que moi, tous les jours, je suis une touriste dans ma ville. Il ne faut pas. Mais j'ai envie justement de m'améliorer sur ce point-là. Et j'ai envie, moi aussi, de mettre plus de conscience et d'émerveillement et de joie dans ma vie quotidienne. que C'est une manière, à mon sens, d'honorer le temps qui nous est donné. Rien n'est censé durer, je le redis. Donc, n'hésitez pas à vous demander, tiens, si je déménageais dans trois mois, qu'est-ce que je regretterais de jamais avoir fait ici ? Qu'est-ce que, avant de partir, j'adorerais avoir essayé ? Qu'est-ce qui me ferait vraiment plaisir de faire, même si là, maintenant, tout de suite, ça m'effraie un petit peu. J'en parlais avec une cliente la semaine dernière ou il y a deux semaines, et elle me disait, bah... Il y a ce resto que j'adore, que je n'arrête pas de voir passer. J'ai vraiment envie de le faire, mais y aller toute seule, ça me fait quand même un peu peur. La peur n'est jamais une raison de ne pas faire. La peur traduit votre envie. Donc, écoutez-la. Elle a toujours de très bonnes idées. Et faites-vous confiance parce que là où vous avez peur, se trouve votre confiance en vous. Si vous osez faire quelque chose que vous avez peur de faire, vous allez pouvoir prendre confiance en vous puisque ça vous donnera la preuve que vous avez... toutes les ressources intérieures pour faire face à votre peur. Donc, souvenez-vous bien de ça. Même si je le répète 100 fois par jour, je crois, quand vous avez peur, c'est que vous avez envie et derrière votre peur se trouve votre confiance en vous. La dernière clé que je voudrais vous déposer ici, c'est que pensez à vous mettre dans la liste des choses que vous avez à faire. Je sais que j'en ai déjà parlé, l'agenda à l'envers, mais je le redis parce que je crois que vous êtes... très nombreuses à passer votre semaine en pensant à tout le monde, en pensant à tout ce que vous devez faire pour les autres, à vous engager justement pour rendre service, pour... Mais je crois qu'il est fondamental dans votre vie à vous de vous souvenir que vous avez la première place. Souvent, quand je dis ça, on me dit « Ah mais oui, mais c'est vachement égoïste de penser comme ça. » Et c'est... Je crois que c'est la plus grosse croyance limitantes qui existent sur cette planète. Ce dont vous ne vous rendez pas compte, c'est que si vous ne prenez pas soin de vous, indirectement, inconsciemment, vous le faites payer aux autres. Pourquoi ? Parce que quelqu'un qui est fatigué, quelqu'un qui n'a pas pensé à elle, quelqu'un qui n'a pas bien mangé, quelqu'un qui sans cesse est en train de sacrifier son temps, son énergie, son emploi, son temps, son énergie, ses envies, c'est quelqu'un qui va finir frustré et qui, quand bien même elle aime beaucoup, beaucoup, beaucoup les gens, elle va l'en vouloir. Et le meilleur exemple qui soit, ce sont les mamans. Les mamans, vous aimez vos enfants à la folie et vous en faites une raison pour penser à eux en premier. Mais en faisant ça, petit à petit, vous accumulez une dette de sommeil, une dette d'envie, une dette d'énergie. Et évidemment que vous allez le faire payer parce que vous serez moins patiente, parce que vous n'aurez pas envie de jouer pareil, parce que vous n'aurez plus envie de cuisiner, parce que vous serez moins disponible. pendant que votre enfant va vous raconter un truc, parce que quand il va vous répéter dix fois la même blague, vous n'aurez pas le même calme. Et tout ça, c'est valable pour un enfant, mais c'est aussi valable pour votre conjoint. Vous n'aurez plus la même distance quand il va vous raconter un truc, vous allez beaucoup plus prendre personnellement quelque chose d'anodin qu'il va vous dire, vous allez beaucoup plus vite lui tomber dessus quand il va oublier quelque chose, alors que c'est normal d'oublier. Et ça, du coup... Je ne crois pas que ce soit de l'égoïsme, je crois que c'est de la responsabilité. Et c'est important pour moi de le dire ici parce que quand on est en vacances, on s'offre beaucoup plus facilement ces moments de respiration pour soi. On s'autorise à flâner, on s'autorise à traîner dans un marché, on s'autorise à manger un peu plus goulûment, on s'autorise à dormir un peu plus longtemps, comme si l'extérieur le permettait. Alors c'est vrai. Mais là, j'ai vraiment besoin que dans cette clé-là, vous compreniez que ça n'est pas que l'extérieur. C'est aussi systémique parce qu'on nous a appris que dans la vie, être productif, c'était ça construire, c'était ça être adulte. Mais encore une fois, c'est un énorme leurre parce qu'on ne construit rien avec des gens qui ne tiennent pas la route et qui ne sont même pas disposés à profiter de ce qu'ils ont construit. C'est bien d'avoir un super travail, mais c'est encore mieux de pouvoir l'apprécier. C'est bien d'avoir un super salaire, mais c'est encore mieux de pouvoir s'offrir des choses qui nous font plaisir. Et pas que deux semaines de vacances dans l'année ou cinq semaines de vacances dans l'année. C'est aussi chouette de pouvoir parfois s'offrir un massage. C'est aussi chouette de pouvoir parfois s'emmener déjeuner soi-même dans sa semaine. Il y a plein de choses que vous ne vous autorisez pas sous prétexte que... vous êtes adulte et responsable et que vous êtes dans votre journée. Et ça, je crois que c'était vraiment important pour moi de le dire, parce que je ne crois pas que ce soit les vacances qui nous manquent, je crois que ce sont les versions de nous qu'on s'autorise à incarner quand on est en vacances. Celle qui dit plus souvent oui, celle qui regarde davantage autour d'elle, celle qui ose sourire à quelqu'un qui est en face d'elle, celle qui ose engager une conversation, celle qui avait du temps pour vivre. Si vous avez cette impression-là aujourd'hui, ce n'est pas grave, c'est simplement un signal. C'est un signal qui vous invite à vous questionner comment est-ce que je peux faire un tout petit peu plus de place à cette version-là de moi dans mon quotidien actuel. J'ai même envie de vous lancer un petit défi, un petit défi disons de la baroudeuse, on va l'appeler comme ça, pour les sept prochains jours. Je voudrais que vous puissiez vous demander, tiens, si j'étais en voyage ou si j'étais en vacances dans ma propre vie aujourd'hui, qu'est-ce que j'aimerais faire différemment ? Et ensuite, toujours, ne cherchez pas à me révolutionner votre quotidien. Ce n'est pas du tout ça l'idée. Mais c'est plutôt, essayez de m'identifier une chose, une toute petite chose, que vous auriez peut-être fait spontanément en vacances, mais que vous ne vous autorisez pas à faire dans votre quotidien. Est-ce que c'est prendre un autre chemin ? Est-ce que c'est dormir un tout petit peu plus longtemps ? Est-ce que c'est prendre un vrai bon petit-déj ? On leur reconnaît que moi, ma passion en vacances, c'est les petits-déj. Est-ce que c'est engager une conversation ? Est-ce que c'est vous emmener dans un endroit que vous n'avez jamais vu ? Est-ce que c'est que sais-je ? Est-ce que c'est tiens, c'est un truc que j'adore faire moi en vacances ? Est-ce que c'est peut-être partir un tout petit peu plus tôt pour être sûr d'attraper le coucher de soleil ? Quand on est en vacances, en tout cas, c'est vraiment une philosophie quand on habite à Bali. On est disponible à voir chaque sunset. C'est vraiment un point de rendez-vous. Et c'était quand, vous, la dernière fois que vous avez vu un coucher de soleil dans votre quotidien ? C'était quand, la dernière fois, que vous vous êtes dit « hop, hop, hop, hop, hop, là, il faut que je parte parce que j'ai envie d'aller voir sunset » . J'espère que ce petit challenge vous plaît. Dites-moi, venez me dire sur Instagram. Et j'adore parce que vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à le faire. Donc merci pour ça, puisque ça crée des échanges. Et vous le savez, les échanges, c'est le vent dans mes voiles. N'hésitez pas à venir me dire si ce challenge vous a plu. N'hésitez pas à me partager les petits changements, ajustements que vous avez faits pour vous sentir un peu plus en vacances dans votre quotidien et finalement un peu plus vivante dans votre vie de tous les jours. Et n'hésitez pas à envoyer ce podcast, le partager, le commenter, le faire vivre, parce que finalement, plus on serait nombreux, plus on est nombreux à être vivants. bien dans nos baskets, mieux cette planète se portera. Je vous embrasse et je vous dis à dans deux semaines, vendredi, midi 30.