SpeakerJe suis Sarah, coach de vie certifiée, mentor et podcasteuse. Pétard que j'adore cette introduction ! Et je suis surtout en mission pour accompagner les personnes qui ont la vilaine impression de ne pas être pleinement elle-même. Un peu comme si vous viviez une vie en étant un personnage en noir et blanc, alors qu'on sait tous que vous êtes un humain haut en couleur. J'ai imaginé ce podcast pour vous, en co-construction avec vous, et j'y aborde donc des problématiques qui m'ont touchée ou des thèmes que vous me soufflez au préalable. L'ambition du podcast est triple. 1. A défaut de tous vous coacher individuellement, je veux vous livrer des outils et des clés à dégainer dans votre quotidien. 2. En vous exposant mon point de vue, Je vous invite à vous questionner et à envisager une perspective différente, et j'espère enrichissante. Et 3. J'espère vous donner une envie irrépressible et urgente de retrouver toutes vos couleurs et votre joie de vivre. Je suis ravie de vous retrouver pour le dernier épisode de podcast avant mon départ en congé. Je dois dire que ça me fait un petit quelque chose, parce que finalement c'est passé si vite. presque huit mois se sont écoulés et ça y est, c'est le moment où je vais tout couper. Je ne sais pas du tout comment appréhender cette période, je ne sais pas du tout comment je vais avoir envie d'utiliser les réseaux ou de ne pas les utiliser, si je vais avoir le temps ou pas le temps. Je ne sais pas du tout ce qui m'attend, mais ce qui est sûr, c'est que je continuerai de venir ici avec le cœur quand j'aurai des choses pertinentes à vous dire et quand j'aurai de quoi vous transmettre quelque chose qui aura un impact positif sur vous, je l'espère. Pour ce dernier épisode, je ne sais même pas si on va pouvoir parler d'épisode, mais je voudrais vous confier une réflexion que j'ai eue ce week-end alors que je passais quatre jours avec mes deux petites têtes blondes préférées et que, très concrètement, j'ai perdu les pédales. Perdre les pédales, ça veut dire avoir un comportement que j'ai détesté avoir. Ça veut dire me laisser emporter par mes émotions, perdre mon sang-froid, perdre les pédales, perdre tout ce que vous voulez. Quoi qu'il en soit, la conclusion était « j'ai vraiment détesté mon comportement » . Et la réflexion que je me suis faite, c'est qu'à ce moment-là, il est ultra simple de tomber dans un piège qui s'appelle « ne plus s'aimer » . J'ai envie de vous parler de ce moment-là, non pas pour m'étaler sur ma vie privée ou encore me trouver des circonstances atténuantes, parce que des circonstances atténuantes, j'en ai, c'est pas la question, mais plutôt pour vous emmener dans la réflexion que j'ai eue à ce moment-là. pour vous sensibiliser à une chose que je crois que l'on fait beaucoup, à savoir croire que parce qu'on se comporte de telle ou telle manière, on peut entacher sa propre valeur personnelle. Je crois que ce n'est pas vrai, et le meilleur moyen de s'en rendre compte, c'est simplement de regarder autour de vous. Je vous emmène donc lundi, quand c'était le moment de prendre mon train et que les enfants devaient monter dans la voiture. J'étais dehors, ma maman les a peut-être un peu pressées parce qu'elle avait très peur que je rate mon train. Et quand ils sont sortis de la maison, il y a d'abord eu ma petite poupette qui est sortie en disant que « Mais mamie, elle ne fait que de nous crier dessus ! » Donc j'ai pris le temps, je l'ai attachée dans la voiture et je lui ai expliqué que mamie, elle avait peut-être haussé un peu le ton, mais ça n'avait rien à voir avec elle. C'était simplement qu'elle avait envie qu'on se dépêche pour pas que je rate mon train parce que derrière, j'avais encore 5 heures de train. Et que mamie, c'était ma maman et que sa fille est enceinte de 8 mois. Bref, je lui expliquais un peu le contexte. Et puis ma deuxième petite tête blonde est arrivée et là il était beaucoup plus en colère. Et il était en boucle en répétant que de toute façon, tout le monde le gronde tout le temps et que c'est toujours lui le fautif et que c'est toujours lui qu'on accuse. Et puis il s'est mis à crier de plus en plus fort et malgré moi, j'ai fait ce que je pouvais. qu'on m'a montré quand j'étais petite, à savoir quand quelqu'un vous crie dessus, eh bien, criez plus fort et il finira par s'arrêter. C'est un comportement que j'avais payé depuis six ans et que j'ai vraiment détesté. Ça me fait sourire maintenant avec le recul. Pas parce que la situation est risible, mais parce que j'ai beaucoup de compassion, en fait, pour tout ce qui s'est passé, à la fois pour ma petite tête blonde, à la fois pour moi, à la fois pour ma maman. Et en fait, c'est ça que je voudrais transmettre aussi, c'est qu'on peut... Détester un comportement, on peut s'en vouloir, mais ça ne nous définit pas. J'ai crié très fort. Et puis après, j'ai soufflé un grand coup. Et puis, je me suis rendu compte que c'était un enfant de 9 ans et que rien, jamais, ne pouvait justifier que je me mette dans un état pareil. Et je dis bien que je me mette dans un état pareil. Ce n'est pas lui qui m'a mis dans un état pareil. C'est moi qui ai décidé, consciemment ou pas, d'élever le ton, de péter un câble et de lui crier dessus. Et donc, assez rapidement, j'ai été le trouver. Je lui ai demandé pardon et je lui ai expliqué que rien... ne justifiait que Tata se mette dans un état pareil. Et que j'étais sincèrement désolée parce que je n'avais pas à lui crier dessus comme je l'ai fait. Petit bout d'amour qu'il est, évidemment, il s'est aussi excusé lui. Il m'a dit pardon Tata parce qu'il a bien vu que lui aussi avait fait quelque chose qui n'était peut-être pas OK et qu'il n'aurait peut-être pas dû faire. On s'est fait un gros câlin et puis c'était passé. Enfin, c'était passé. Je l'ai ruminé pendant quelques heures et c'est de ça dont je veux vous parler. Mais il m'a fait un énorme câlin, on s'est dit pardon, il a couru après le train, je les ai eus plus tard au téléphone. Et c'est de ça dont je voudrais vous parler aujourd'hui. J'espère assez brièvement parce qu'encore une fois, le but, ce n'est pas de vous partager ma vie privée, mais c'est plutôt de vous partager comment on fait quand on a un comportement qu'on déteste et surtout comment on fait pour ne pas croire que c'est une raison de ne pas être aimé. Parce qu'en fait, cette réflexion que j'ai eue dans le train derrière, alors évidemment, j'étais en larmes, on ne se retient jamais de rire, donc on ne se retient jamais de pleurer chez moi. C'est hyper important de ne pas avoir de l'énergie qui se bloque dans le corps. Donc je pleure, je suis contente de pleurer, ça me fait du bien. Je profite de ce moment où je pleure. Et puis après, pas sur le moment, mais a posteriori, quand je me sens prête, quand j'ai retrouvé mon calme, je me demande pourquoi j'en suis venue à lui crier dessus aussi fort. Et quand je me suis posée, donc moi je le fais à l'écrit parce que c'est quelque chose qui fonctionne pour moi, mais vous pouvez le faire à l'oral, vous pouvez le faire dans votre tête. Mais quand même, je pense que quand on matérialise ses pensées, quand on sort de sa tête en écrivant ou en parlant, en faisant des vocaux, pas forcément à quelqu'un, on peut le faire pour soi, ça nous aide à prendre du recul parce qu'on se rend compte des mots qu'on utilise, on se rend compte de la tonalité qu'on utilise, et ça nous renseigne sur... Est-ce que c'est de l'ego ou est-ce qu'on arrive à être dans le factuel et à prendre sa responsabilité en assumant vraiment ce qu'on a mal fait ? Et moi, j'ai besoin d'écrire pour ça. Parce que rapidement, mon ego a envie de m'emmener dans toutes les circonstances atténuantes. Ça faisait trois jours que tu n'as pas dormi, tu t'es occupé de pendant quatre heures, tu t'es occupé de deux enfants pendant quatre jours, tu étais fatigué, tu es enceinte de huit mois, etc. Mais je n'avais pas envie de prendre ce chemin-là. Non pas parce que ces circonstances atténuantes ne sont pas vraies, elles le sont, mais parce que si je me laisse embarquer dans ce coin-là, alors je passe à côté de la responsabilité que j'ai à prendre. Et la responsabilité que j'ai à prendre à ce moment-là, c'est ton comportement, il était inapproprié, tu n'avais pas à crier aussi fort. Et ça, c'est important pour moi de prendre ma responsabilité en n'exagérant pas et en ne minimisant pas, mais vraiment en me tenant au fait. et d'aller comprendre qu'est-ce qui a pu déclencher un haussement de voix pareil, une perte de contrôle pareil. Parce que ce n'est pas anodin, ça faisait six ans que je ne m'étais pas mise dans cet état-là, et il n'y a qu'une seule personne sur cette planète jusque-là qui arrivait à me mettre dans cet état-là, c'était ma maman. Et même avec ma maman maintenant, on a trouvé comment ne pas aller dans ces niveaux-là. Alors je me suis questionnée. Et si à un moment donné, ça vous arrive d'avoir un comportement que vous détestez, tenez-en vous aux faits et questionnez-vous. Qu'est-ce qui s'est passé ? Contextuellement, rappelez le contexte. Qu'est-ce que l'autre a dit ? Sans inventer, vraiment en vous en tenant aux faits. Qu'est-ce que l'autre a fait ? Quel comportement il a eu ? Factuel, Et derrière, je vous demande d'avoir au moins 5 pourquoi. Il a fait ça, il a dit ça, pourquoi est-ce que ça t'a fait réagir comme ça ? Qu'est-ce qui a eu besoin de se manifester à ce moment-là ? Qu'est-ce qui fait que tu t'es comporté ainsi ? Et moi, j'en suis arrivée à une phrase et j'ai un peu honte de vous le dire, mais vous savez maintenant, puisque vous avez écouté l'épisode précédent du podcast, la honte souligne l'écart entre qui vous auriez aimé être, donc quel comportement j'aurais voulu avoir, et le comportement que j'ai effectivement eu. Donc là, on souligne l'écart entre ce que je vais vous raconter, qui est clairement pas le comportement que j'aurais voulu avoir, et le comportement que j'aurais voulu avoir. Donc j'ai honte de vous le confier, mais je vous le dis quand même. Pourquoi je me suis mis dans cet état-là et pourquoi j'ai crié si fort ? Parce que je voulais que cette petite tête blonde que j'aime d'amour se taise. J'ai honte de vous le dire parce qu'on ne crie pas sur quelqu'un pour qu'il se taise. Ce n'est pas une manière de faire. En tout cas, dans mon monde, ce n'est pas comme ça que j'ai envie de procéder. Et surtout, derrière, je vais me questionner. Pourquoi est-ce que j'avais envie qu'il se taise ? Qu'est-ce que ça signifie pour moi qu'il se taise ? Et là, vous pouvez détricoter. S'il se tait, alors ça veut dire qu'il a saisi l'importance de mon propos. S'il se tait, alors ça veut dire qu'il a reconnu mon autorité. S'il se tait, alors à vous de remplir la suite. Et quand je me suis entendue répondre ça, là j'ai reconnu. Là j'ai reconnu le mécanisme qui était hérité de mon enfance, où effectivement, quand quelqu'un hausse le ton, Quand quelqu'un... criait plus fort, eh bien, je me taisais. Et là, j'ai pu aller dans le deep, j'ai pu aller à la source, parce qu'en fait, je ne me taisais pas parce que j'avais compris que l'autre me faisait passer un message, j'avais compris que l'autre avait raison, j'avais compris que l'autre... Non. Je me taisais parce que l'autre me faisait peur, et puis je me taisais parce que je ne voyais pas d'issue. Et ce n'est tellement pas ce que je voulais transmettre à mon neveu. C'est tellement pas... comme ça que je voulais qu'il se sente et jamais de ma vie, je veux qu'il ait peur de moi. » Et donc là, à ce moment précis, quand on arrive à ces conclusions-là, c'est hyper hyper facile de glisser dans « je suis une mauvaise personne, en plus moi je suis coach donc je devrais être maître de mes émotions, et puis moi je vais avoir un enfant donc quoi, je vais me comporter comme ça avec elle, etc. » Mais tout ça, ce sont des choses que votre égo vous dit pour vous protéger. En fait, ce sont des sortes de garde-fous parce qu'effectivement, je suis coach et j'ai envie de pouvoir mieux comprendre mes émotions, de pouvoir mieux communiquer, de pouvoir mieux. J'ai une fille qui arrive dans très peu de temps et j'ai peur de lui parler comme ça parce que j'ai envie de faire autrement. Donc, soyez vraiment dans la bienveillance et la compassion parce que... Sans ça, vous passez à côté du cadeau qui est très très très mal emballé, on est bien d'accord. Mais vous passez à côté de la leçon qui est en tirée. Et puis, quand je ne glisse pas par là, je peux arriver à ce qui est fondamental, à savoir me demander ce qu'il aurait fallu pour que je n'ai pas à perdre le contrôle comme ça. Qu'est-ce qui m'a manqué à ce moment précis pour pouvoir faire autrement ? Et là... Là, je vais pouvoir mettre en évidence certaines choses pour que la prochaine fois, je puisse faire différemment. La première chose qui m'a manqué, évidemment, c'est tout ce que je vous disais en circonstances assainuantes. La première étant du sommeil, de l'énergie. J'étais crevée et donc plus rapidement, je me fais emporter. C'est humain. Coach, pas coach, on est humain. Et quand je dis ça, je ne me dédouane pas mes parcours. Par contre, je peux m'apporter un peu plus de compassion. La deuxième chose qui m'a manqué, c'est de la clarté sur comment je me comporte quand la personne en face de moi ne s'arrête pas, est en boucle, crie et n'entend pas ce que je lui dis. Et là, en fait, je me suis rendu compte que ça ne m'était jamais arrivé avec un enfant. Ça m'arrive parfois avec des adultes, mais les adultes, on se... cette faculté de comprendre ce que l'autre lui dit. Et s'il ne le comprend pas, moi, j'ai la faculté de me dire « Ok, donc là, en fait, le truc, c'est une issue, c'est une impasse absolue. La personne en face n'a pas envie de comprendre. Et moi, je ne mets pas mon énergie à cet endroit parce qu'en fait, c'est complètement vain et c'est l'escalade de la violence. Donc, je n'y vais pas. » Mais par contre, c'était la première fois que ça m'arrivait avec un enfant qui n'est pas un tout petit enfant et qui est plutôt un enfant de 9 ans, donc qui... peut comprendre, mais qui reste un enfant, qui a une maturité émotionnelle qui est ce qu'elle est, qui est en pleine crise et qui ne sait pas gérer ses émotions non plus. Et ça, en fait, ça ne m'est jamais arrivé et donc je n'avais pas accès à comment on fait quand ça se passe. Et en me rendant compte de ça, j'ai pu avoir de la compassion pour moi parce que, effectivement, j'ai reproduit ce que mes parents faisaient avec moi quand j'étais plus petite, mais j'ai surtout pu ouvrir la voie à Merci. Ok, mais la prochaine fois que ça se passe, comment est-ce que tu aimerais réagir ? Comment est-ce que tu aimerais d'ailleurs non pas réagir, parce que réagir c'est malgré soi, mais comment est-ce que tu aimerais répondre ? Et là, j'ai pu me poser et me dire, d'abord, j'aimerais respirer. J'aimerais respirer parce que ça me permettra déjà de revenir à l'intérieur et de retrouver du calme. Et c'est ça aussi qui m'a fait perdre mon calme, c'est que quand quelqu'un hausse le ton en face de moi, moi, je n'écoute plus en fait. Et je me tais et j'attends que ça passe pour qu'ensuite on puisse discuter. Mais je ne l'avais jamais eu avec un enfant et c'est ça que j'aimerais faire. La prochaine fois, j'aimerais respirer un grand coup. Et puis, laisser passer la vague. Parce que peut-être qu'il avait besoin de crier. Peut-être qu'il ne voyait pas qu'il pouvait faire autrement. Et quand je vois une toute petite ouverture où il va pouvoir entendre ce que je vais lui dire, lui dire, on ne s'entend plus parler. On parle beaucoup trop fort. Donc, je vais arrêter de répondre. Et ensuite, on parlera. Mais là, on ne se parle pas, on se crie dessus. Et si d'ailleurs, je vois qu'en fait, je ne peux pas en placer une, je vais juste me taire. Parce que l'un et l'autre... On a continué à monter en l'air, on a continué à hausser le ton, parce qu'il n'y en a aucun des deux qui baissait le ton. Mais quand quelqu'un crie et que l'autre parle doucement, il est obligé de se taire pour entendre ce que l'autre dit. Donc vous voyez, quand j'ai pu questionner, revenir à moi, prendre mes responsabilités, et ensuite me demander comment je voulais me comporter, et bien là j'ai saisi le pourquoi ce truc-là s'est passé, et à quoi ça me sert. Quelle est la leçon ? quel est le cadeau mal emballé. Mais le plus gros cadeau qui était très très mal emballé là-dedans, c'est que ça m'a fait me rappeler de quelque chose. C'est que dans beaucoup beaucoup de relations, qu'elles soient professionnelles, amoureuses, familiales, dans beaucoup de relations interpersonnelles, on va croire à tort que parce qu'on n'est pas d'accord, parce qu'on s'est disputé, parce qu'on a amené un point de vue qui diverge, parce qu'on a osé dire ce qu'on pense, alors on prend le risque de ne pas être aimé. Et je l'ai vu parce que quand, je vous le disais, après j'ai pleuré dans le train, déjà pour réguler mon système nerveux, mais aussi parce que j'étais triste, parce que j'avais l'impression de perdre un lien hyper particulier avec mon neveu que j'aime d'amour, je me suis entendue me dire « mais si ça se trouve, il ne va plus t'aimer » . Et ça, c'est tellement faux ! C'est tellement faux parce qu'en miroir, moi, il a pété un câble aussi. Et jamais de la vie, j'en ai fait une raison de ne plus l'aimer. C'est deux choses distinctes, la valeur personnelle, l'amour qu'on porte à une personne et le comportement qu'on a ou qu'il a. D'ailleurs, on le voit, il y a beaucoup de gens avec qui on n'est pas d'accord. Il y a nos parents avec qui on est souvent en conflit. Ce ne sont pas des raisons suffisantes pour ne plus s'aimer. On a le droit de ne pas être d'accord. On a le droit d'exprimer un avis différent. On a le droit et on a le droit de s'aimer quand même. En fait, plus j'avance dans la vie, et attention, je n'ai que 34 ans, donc on va se détendre, Bouddha, mais plus j'avance dans la vie, et plus je me rends compte que l'amour, c'est une décision avant tout. L'amour, c'est un choix. au plus on va s'autoriser à partager ce qu'on pense vraiment, ce qu'on ressent vraiment, ce qu'on traverse émotionnellement à l'autre, au plus on va renforcer cet amour. Pourquoi ? Parce que quand on va se partager ce qu'on pense l'un et l'autre vraiment, quand on va oser être vrai, et bien à chaque fois, on va devoir reprendre la décision d'aimer l'autre, quand bien même. on n'est pas d'accord. Quand bien même, on a des avis qui divergent. Quand bien même, on n'est pas sur la même longueur d'onde. En fait, quand on va s'autoriser à partager ça, c'est là qu'il va se passer un truc assez magique, c'est qu'on va pouvoir co-construire la voie du milieu. La voie du milieu, c'est si toi tu pars à gauche et que moi j'ai envie de partir à droite, l'amour va nous amener à faire prendre la décision de Comment est-ce qu'on se rejoint à un moment donné ? Peut-être pas immédiatement, peut-être pas de la même manière, parce que nos perspectives divergent, mais on va quand même se rejoindre à un moment donné. Et ça, je l'avais partagé, je crois, dans l'épisode qui s'appelle « Mais pourquoi tu fais ça ? » à propos de ma relation amicale avec mon amie Mathilde que j'ai depuis qu'on a deux ans et demi. Il y a plein de moments où on a eu des perspectives différentes, des avis qui divergeaient. Et pour autant, on a toujours réussi à se retrouver au même endroit. Pourquoi ? Parce que 1. On s'aime. et 2. On refaisait le choix à chaque fois qu'on voyait qu'on prenait des chemins différents de se retrouver à un endroit. Je crois que j'avais vraiment envie de vous laisser avant mon congé avec cette réflexion-là que vous prenez ou vous laissez, parce que je vois trop de couples que j'accompagne individuellement en coaching, qui pour rester en couple, pour avoir l'impression de continuer à être aimé, mettre sous un mouchoir ce qu'ils pensent vraiment, mettre sous un tapis ce qu'ils ressentent vraiment et ne le partagent pas à leur partenaire. Mais quand vous faites ça, rendez-vous bien compte que déjà vous êtes en train de vous manquer de respect à vous-même, mais en plus, vous êtes en train de le considérer pour quelqu'un d'autre que ce qu'il est peut-être. Je m'explique, quand on partage sincèrement à l'autre, ça veut dire qu'on le prend pour... une personne capable d'accueillir ce qu'on a à lui dire. Ça veut dire qu'on lui fait suffisamment confiance pour entendre un avis divergent et faire sa part du chemin pour nous rejoindre à un endroit. Ou alors pour nous partager lui aussi ce que lui pense, ce qui signifiera qu'il vous fait aussi confiance pour le rejoindre à mi-chemin. Et c'est ça en fait aimer l'autre personne. C'est pas essayer de le tordre en 150. ou de vous tordre en 150 pour le faire matcher à ce que vous pensez qui est vrai, c'est partager ce que vous pensez vraiment, vous autoriser à être vu pour qui vous êtes vraiment et surtout lui faire confiance pour vous aimer comme vous êtes à l'instant T. Ça c'est de l'amour. En tout cas c'est ce que je crois. Ce que je crois c'est que l'amour c'est pas... Toujours aller dans la même direction, c'est pas toujours être d'accord, c'est ne pas être d'accord, oser se le dire et trouver des raisons de quand même se rejoindre. Je vous partage cet exemple parce qu'il est marrant. Dans notre couple avec mon conjoint, avec l'amoureux comme j'adore l'appeler, on s'est dit qu'on pourrait toujours se dire ce qu'on pensait. Surtout quand c'était pas facile, parce qu'en fait tout le monde le sait que la communication c'est la clé. Mais moi quand je parle de communication, c'est dire les trucs qu'on a. honte de penser. C'est révéler à l'autre la petite phrase qui commence par « Franchement, c'est horrible de penser ça, mais... » « Je m'en veux de penser ça, mais... » Ça, c'est communiquer. Et donc, dans notre couple, on a deux trucs qui nous aident. C'est « t'as le droit » . C'est une petite phrase qui paraît anodine, mais elle a un impact énorme sur sa vie. Mais elle a un impact énorme sur notre vie. Donc, c'est une phrase importante. C'est-à-dire que quand je lui confie quelque chose avec lequel il n'est peut-être pas d'accord... le premier réflexe, c'est de me dire « t'as le droit » . Et je vous assure, déjà quand l'autre répond ça, il vient valider votre sentiment, il vient crédibiliser votre ressenti. Donc tout de suite, la pression redescend, parce qu'en fait, on est en train de créer le climat propice à se confier l'un et l'autre. Ça paraît simple, mais souvent, en fait, c'est une question à vous poser. Quand l'autre ne vous confie pas ce qu'il a sur le cœur, ou quand vous, vous ne vous confiez pas ce que vous avez sur le cœur, Peut-être que vous pouvez commencer par apaiser le cadre où vous déposez ce que vous avez sur le cœur. C'est-à-dire, quand l'autre dépose quelque chose, et bien ne pas monter au créneau comme une zinzin parce que ça ne correspond pas à ce que vous vouliez. Ça veut dire ne pas prendre personnellement, parce qu'au lieu d'entendre ce qu'il vous dit, vous avez le réflexe de tout de suite le prendre pour vous et de croire que c'est un argument pour plus vous aimer. Donc le tal droit, il apaise tout. Et puis la deuxième chose, c'est... Si tu me poses une question, ça veut dire que tu dois être à même d'entendre la réponse. Ça, ce sont nos deux clés qui nous aident beaucoup. Et ce qui est très marrant, c'est que, je vous le confie, je suis coach, mais je ne suis pas Bouddha. Il y a quelques semaines de ça, j'ai posé une question à Pierre parce que j'avais l'impression que quelque chose n'allait pas, que j'avais envie d'en avoir le cœur net. Évidemment, j'ai peur en posant cette question parce que j'appréhende la réponse. Est-ce que ça va être quelque chose qu'on va surmonter ? Est-ce que ça va être des films que je me suis fait ? Est-ce que ça va être un vrai gros truc bloqueur ? Et Pierre m'a répondu avec beaucoup de sincérité, quelque chose qui m'a piqué. Je suis tombée dans le piège que je vous partageais juste avant, à savoir, il a dit quelque chose qui n'allait pas dans mon sens. Donc le réflexe premier, qui est un réflexe humain, normal, de l'ego, qui vous protège et qui veut vous maintenir en sécurité, donc il le prend personnellement, donc il croit que vous n'allez plus être aimé. Et donc, il croit que vous allez mourir parce que vous êtes en dehors de la meute. En accéléré, ça donne ça. Donc, Pierre-Alexandre me confie ce qu'il a sur le cœur et il voit que ça me pique. Et tout de suite, il me rattrape au vol et il me dit « Chérie, tu m'as posé la question, c'est que tu es à même de recevoir ma réponse. » Et là, je suis redescendue immédiatement. Parce que ce n'est pas sa réponse le problème, c'est ma manière de le prendre. C'est ma manière d'utiliser sa réponse pour venir confirmer une peur que j'ai, pour venir dire quelque chose à propos de moi. Et c'est l'écueil dans lequel vous ne pouvez pas tomber si vous venez à vous souvenir qu'il y a... un comportement d'un côté et il y a la valeur personnelle de l'autre. J'espère que c'est clair pour vous. J'avais à cœur de vous le transmettre parce que pour qu'on soit bien tous ensemble, qu'on soit en harmonie, je crois que ça commence par être sincère avec soi et à oser dire ce qu'on a sur le cœur et surtout à crédibiliser ce que l'on ressent. Sans chercher à se gommer, sans chercher à se tordre en 150, surtout pas quand ça part de l'espace de la peur parce que c'est « je vais faire ça pour obtenir une réaction de l'autre et avoir la certitude qu'il m'aime » . Non, vous méritez d'expérimenter l'amour pour qui vous êtes. Vous méritez d'être vu pour la sublime personne que vous êtes. Et attention, quand je dis ça, ça ne veut pas dire que vous n'avez rien à changer, que vous n'avez rien à travailler, que vous êtes parfaite. Mais, en tout cas, c'est ce que je crois. Dans mes accompagnements, on ne cherche jamais à se changer depuis l'espace de la peur. On ne cherche jamais à se changer parce qu'on ne s'aime pas. On cherche à se changer en s'aimant très fort, en se tenant par la main, en étant sa meilleure alliée et en s'encourageant pour se proposer autre chose. Exactement comme on le fait avec des enfants. Les enfants, on les aime très fort et on les éduque, on leur transmet. en leur tenant la main, en étant patiente et en les encourageant vers quelque chose. Bon, sauf quand on s'appelle Saint-Hop et qu'on pète un câble, parce que beaucoup trop de choses se mélangent. J'en plaisante parce que c'est important pour moi de vous montrer que, oui, oui, j'ai perdu les pédales à ce moment précis, mais non, je ne me déteste pas pour autant. Non, notre relation très précieuse n'est pas brisée. Et oui... en m'aimant très fort, quand bien même j'ai eu ce comportement nul, je vais pouvoir évoluer et faire évoluer ce comportement pour que la prochaine fois, ça ne se passe pas de la même manière. Je vous souhaite tellement, tellement, tellement de bonnes choses, à commencer par un superbe été, ensuite une superbe rentrée, et moi, je vais me réjouir d'avance de vous retrouver en décembre. Même lieu, même heure, vendredi midi 30, donc je crois que ça donne le 4 décembre, et j'espère que d'ici là, j'aurai plein de choses à vous raconter. Et si ce n'est pas le cas, j'ai le droit. Mais par contre, je ne manquerai pas de vous le dire. Je vous embrasse très très très fort. Merci de toujours être de plus en plus nombreux à écouter ce podcast. Prenez soin de vous et à très bientôt.